Julien Pellet

Je suis né en 1982 à Lausanne (Suisse) dans une famille juive traditionaliste et peu pratiquante. A l'âge de 16-17 ans, les discussions autour de l'actualité proche-orientale avec mes amis non-juifs me poussent à m'intéresser d'avantage à mes racines juives et à me rapprocher de la communauté.
Ce rapprochement s'accentue pendant mes études de droit, au cours desquelles je suis actif, entre autres, au sein de l'association locale des étudiants juifs.
Mon Bachelor en poche, je délaisse le droit pour me consacrer à la lutte contre l'antisémitisme avec l'association CICAD, basée à Genève. Puis, en 2010, les montagnes suisses cèdent la place aux collines de Jérusalem, où j'étudie à la yéshiva Machon Meir.
Une expérience qui durera 2 ans et au terme de laquelle je rentre en Suisse pour partager mon temps entre la CICAD et l'école juive de Lausanne, où je découvre les joies (et parfois les peines !) de l'enseignement.
Mais Jérusalem me réclame à nouveau et c'est grâce à celle qui finira par devenir ma femme que j'y fais mon grand retour à l'été 2014, accueilli comme il se doit par les roquettes du Hamas.

Les articles de Julien Pellet

Combien gagne un député à la Knesset ?

Le salaire des députés à la Knesset [Parlement israélien, NdT] équivaut au triple du salaire moyen pour un travail à plein temps en Israël. C'est ce qui ressort d'une étude menée par le Centre d'information et de recherche de la Knesset. L'étude compare également l'écart existant entre le salaire des députés et le salaire moyen dans plusieurs autres pays dont les Etats-Unis, l'Allemagne, le Canada et l'Australie; d'après l'étude, l'écart moyen est de 2,2.

D'après cette étude, le salaire de base d'un député à la Knesset en 2014 (sans compter les avantages tels que journaux, téléphone, etc.) était de 10 800 $ (environ 42 000 NIS) par mois. La moyenne des 12 pays étudiés était de 10 100 $ par mois.

Israël se place ainsi à la 6ème place, derrière l'Australie (15 700 $ par mois), les Etats-Unis (14 000 $), le Canada (13 300 $), la Norvège (12 300 $) et l'Allemagne (11 000 $). Viennent ensuite la Belgique (9500 $), la France (7300 $), la Suisse (6300 $) et l'Espagne (3700 $).

A noter tout de même que les députés israéliens n'ont pas le droit de travailler ailleurs pendant leur mandat, ce qui n'est pas le cas dans les autres pays étudiés. [...]

 

Source: Kol Hazman, 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 


Israël : Alerte aux missionnaires chrétiens !

Un nombre important d'activités missionnaires et tentatives de conversion ont été signalés récemment en Israël. Ces activités sont le fait de groupes chrétiens ou affiliés, tels que les Témoins de Jé'hova et les "Juifs messianiques" ou "Juifs pour Jésus".

D'après l'organisation Yad Lea'him, qui lutte contre ce genre d'activités, ces groupes ont notamment mis à profit les récentes élections israéliennes pour distribuer du matériel de propagande déguisé en brochures de campagne électorale.

Plus tôt, au début de l'année, des centaines de soldats israéliens ont assisté à un événement organisé par l'Ambassade Chrétienne Internationale et qui rendait hommage aux soldats tombés à Gaza lors de l'opération Bordure Protectrice. Au cours de cette soirée, les soldats ont notamment entendu un discours à portée missionnaire prononcé le pasteur américain Robert Stearns. Doron Schneider, dirigeant des "Juifs messianiques" à Ma'aleh Adumim, était également présent.

L'armée, dont le règlement interdit formellement toute forme d'activité missionnaire, a déclaré qu'une enquête avait été ouverte "afin de s'assurer qu'un tel événement ne puisse plus se produire à l'avenir".

Les groupes missionnaires sont également actifs sur Facebook où il tentent d'attirer des Juifs à des conférences ou à d'autres événements. Pour Yad Lea'him, de nombreux jeunes Juifs qui ont une mauvaise connaissance de leur religion sont ainsi attirés à des conférences qui ont pour but de les pousser à la conversion.

La loi israélienne n'interdit les activités missionnaires que dans le cas où elles s'adressent à des mineurs ou si une contrepartie financière est offerte en cas de conversion.

L'organisation Yad Lea'him fait campagne pour un durcissement de cette loi et une interdiction plus large de ces activités.

 

Sources: Israel National News - 18 février & 24 mars 2015, Israel Today - 25 mars 2015, Yad Lea'him - 18 février & 30 mars 2015, The Jewish Press - 26 janvier & 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 


Israël leader mondial en matière de brevets technologiques

Israël reste un leader mondial en termes de brevets enregistrés aux Etats-Unis. Selon BDICoface, le plus grand groupe israélien d'informations sur le monde des affaires, les compagnies israéliennes ont enregistré pas moins de 3555 brevets américains en 2014 - une augmentation de près de 21 % par rapport à l'année précédente.

Les chiffres de 2014 signifient qu'Israël reste numéro 3 dans le monde en nombre de brevets enregistrés aux Etats-Unis, devant la Suède, l'Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Chine et la Corée du Sud. Seuls le Japon et Taiwan font mieux qu'Israël.

Les chiffres de BDICoface montrent que les compagnies israéliennes dominantes dans le domaine sont en réalité des branches locales de firmes technologiques américaines: Intel, IBM, Marvell, SanDisk et HP.

Viennent ensuite l'Institut de recherche de l'Université de Tel Aviv et l'Institut Weizmann.

"Le gouvernement doit continuer à favoriser l'investissement et la formation dans le domaine de la technologie, l'amélioration des infrastructures et l'ouverture par de grandes compagnies de centres de recherche en Israël", a déclaré Tehila Yanai, directrice associée à BDICoface.

 

Source: Ynet News, 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Partez à la découverte d'Israël en camping-car

De nombreux touristes traversent l'Amérique du Nord, l'Europe et la Nouvelle Zélande en camping-car ou caravane, un moyen pratique de voyager en combinant véhicule et "motel".

Depuis quelques années, cette option existe également en Israël. Les touristes ont en effet, de plus en plus, la possibilité de louer une caravane et de s'arrêter dans l'un des nombreux sites de camping aménagés, ou en cours d'aménagement, dans le pays.

Pour les familles nombreuses, ce style de tourisme peut être avantageux. Mais c'est également une manière différente d'explorer  le pays, en étant plus proche de la nature et plus libre dans le choix des endroits où s'arrêter.

"Pourquoi cette magnifique option n'existait-elle pas auparavant en Israël ?", demande Eran Nitzan. "A cause des règlementations", explique celui qui était Directeur de l'infrastructure et de l'investissement au Ministère du tourisme en 2012. [...]

"Vendre ou louer des caravanes était impossible, d'un point de vue commercial", détaille-t-il. "Nous avons alors travaillé avec le Ministère du transport et celui des finances afin de réduire les taxes et les coûts liés à l'obtention d'une licence." [...]

Pour Asaf Efraim, PDG du centre de camping et caravanes LaOfek à Peta'h Tikva, visiter Israël en caravane "est une solution géniale pour les touristes qui veulent explorer le pays d'une manière différente".

Le centre LaOfek est le premier commerce de ce genre en Israël. On y trouve tout ce qu'il faut pour un voyage en camping-car: caravanes, tentes, équipement spécialisé, tables, chaises et ustensiles de cuisine. [...]

Pour une liste détaillée des emplacements de camping, visitez le site de l'Autorité de la nature et des parcs.

 

Source: Israel 21C, 1er avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Guet: libération d'une femme "enchaînée" pendant 28 ans !

Les cas de très longue 'aginut - "enchaînement" d'une femme dans un mariage duquel elle ne peut sortit en raison de certaines stipulations de la loi juive - sont peu communs mais malheureusement pas inconnus en Israël. Mais le cas de Raya Dinenberg, qui a connu cette semaine un heureux dénouement, est véritablement exceptionnel.

Pendant une période incroyablement longue de 28 ans, Raya Dinenberg se trouvait dans l'impossibilité de mettre fin à son mariage suite à la disparition de son mari. Le 31 mars 2015, elle a enfin obtenu le divorce après que son époux eut été retrouvé à Tel Aviv, bien vivant malgré son état de vagabond.

Il y a près de 30 ans, en 1987, le mari de Raya quitte la maison un beau matin pour ne jamais revenir, laissant sa femme et ses deux filles âgées de 4 et 9 ans.

A l'époque, le couple était en instance de divorce et le mari disparait juste après avoir reçu sa part du revenu de la vente de leur appartement.

Pour cette raison, Raya n'imagine pas qu'il ait pu lui arriver quelque chose de grave; elle se tourne vers ses proches, ses amis et toute personne pouvant l'aider à le retrouver, sans succès.

Son mari a disparu sans laisser de trace et toutes les tentatives de le retrouver s'avèrent vaines.

Après deux mois, se rendant à l'évidence que son mari ne reviendra pas, Raya ouvre une procédure de divorce devant un tribunal rabbinique local.

Cependant, pour pouvoir mettre fin à un mariage et permettre à la femme de se remarier, la loi juive requiert que le mari lui donne un guet, un acte de divorce. Si une femme donne naissance à des enfants d'une autre relation sans avoir obtenu le guet de son mari, ces enfants sont considérés comme mamzerim, un statut extrêmement problématique au regard de la loi juive.

Dans les cas où le mari a disparu et ne peut être retrouvé, la loi juive ne prévoit pas de solution permettant de mettre fin au mariage.

Raya est ainsi définie comme une femme 'aguna - "enchaînée" - par le tribunal rabbinique; un statut qui lui interdit de se remarier.

Dans les cas de ce genre, les tribunaux rabbiniques ont recours à des enquêteurs afin de retrouver les maris tentant de fuir une procédure de divorce; dans le cas de Raya, malheureusement, les enquêtes ne débouchent sur rien.

Raya doit donc élever seule ses deux filles et subvenir à leurs besoins.

L'année dernière, Raya se tourne vers Yad L'isha, une association de défense du droit des femmes.

Dvora Brisk, avocate auprès des tribunaux rabbiniques qui travaille pour Yad L'isha, décide alors de reprendre l'enquête et fait appel à un détective privé. […]

Peu à peu, le détective commence à accumuler des indices tendant à prouver que le mari de Raya, bien vivant, se trouve à Tel Aviv. Suivant sa piste sérieusement, le détective réussit à obtenir de plus en plus de renseignements et l'étau se resserre sur notre homme. […]

La semaine dernière, enfin, le détective réussit à localiser le mari de Raya dans une épicerie et avertit la police, qui l'arrête alors quelques rues plus loin.

C'est ainsi que notre homme se retrouve devant le tribunal rabbinique de Tel Aviv où il apparaît débraillé, sale, échevelé et presque méconnaissable. Devant la cour, il prétend s'être enfui il y a 28 ans afin d'échapper à ses problèmes financiers et aux nombreuses dettes qu'il avait accumulées.

Il explique ainsi qu'au cours de ces 28 ans, il n'a jamais eu de logement fixe et a vécu comme un vagabond, dormant dans des parcs, sur des bancs, dans des garages ou des abris.

Il a survécu en demandant la charité et en exécutant des petits boulots, errant de ville en ville à la recherche de la prochaine opportunité.

Le rabbin Shlomo Tan, juge au tribunal rabbinique de Tel Aviv, lui a donné le choix entre subir une peine privative de liberté ou donner à sa femme le guet tant attendu. C'est cette dernière option qu'il a choisie, sans hésiter.

Brisk a loué la détermination du rabbin Tan à retrouver le mari de Raya, soulignant qu'il avait fait absolument tout ce qui était en son pouvoir pour mettre la main dessus et ainsi mettre fin à la souffrance de Raya.

Elle a également félicité le détective employé par Yad L’Isha, un homme "exceptionnellement doué", qui a fait "un travail extraordinaire".

L'affaire de Raya est le cas de 'aginut le plus long sur lequel Yad L’Isha ait eu à travailler.

"Juste avant Pessa'h, j'ai enfin obtenu ma liberté", a déclaré Raya, à présent âgée de plus de 60 ans.

"A présent, après toutes ces années, je peux enfin célébrer Pessa'h avec mes filles et ma famille, en tant que femme libre", a-t-elle ajouté.

Bien que n'étant pas pratiquante, Raya s'est toujours interdite d'établir une relation avec un autre homme, par respect pour la loi juive.

Le rabbin Shlomo Riskin, qui dirige le réseau Ohr Torah d'institutions éducatives et de justice sociale, a souligné la profonde symbolique du dénouement de cette affaire, à quelques jours de Pessa'h - la fête juive de la liberté. […]

Le douloureux problème de la 'aginut touche malheureusement de nombreuses femmes, en Israël et de par le monde. Il y a deux semaines, l'organisation rabbinique Tsohar a lancé un nouveau type de contrat prénuptial destiné à limiter au maximum les cas de femmes 'agunot (voir notre article du 16 mars 2015).

 

Source: Jerusalem Post, 1er avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Adhésion palestinienne à la Cour Pénale Internationale, les effets

Mercredi 1er avril, "l'Etat" palestinien a officiellement adhéré au Statut de Rome du 17 juillet 1998, ce qui lui ouvre désormais l'accès à la Cour Pénale Internationale (CPI). La question qui se pose à présent est: quels sont les effets de cette adhésion ?

L'adhésion palestinienne au Statut de Rome, qui date en réalité de janvier 2015, n'a formellement pris effet que ce mercredi; les adhésions et ratifications de traités par les Etats comportent en effet souvent une période d'attente.

"L'Etat" palestinien peut à présent prendre part à l'Assemblée des Etats parties, qui représente le corps législatif de la CPI.

Les Palestiniens peuvent également déposer des plaintes contre Israël, et ce sans avoir besoin de déclarations ad hoc; ces plaintes peuvent être en lien avec les implantations israéliennes ou avec les guerres s'étant déroulées après le 29 novembre 2012, jour où, d'après le Procureur général de la CPI Fatou Bensouda, "la Palestine" serait devenue un Etat.

En contrepartie, des plaintes peuvent également être déposées contre le Fatah et le Hamas en raison d'actes commis contre des Israéliens ou contre toute autre personne. [Voir à ce sujet notre article du 1er avril 2015.]

Dans tous les cas, c'est le Procureur général qui décidera s'il y a lieu d'ouvrir une enquête criminelle, de prononcer une mise en examen ou tout autre procédure; Il lui appartiendra également de déterminer quelles sont les questions juridictionnelles qui se posent pour chaque cas. Ces vérifications peuvent prendre des mois, voire des années.

La liste des questions litigieuses pouvant empêcher un cas de progresser devant la CPI est longue et impressionnante; les craintes existant du côté israélien relèvent donc du pire scénario possible.

En fin de compte, "la Palestine" a effectué, le 1er avril 2015, un pas supplémentaire dans un long voyage qui pourrait bien ne jamais aboutir.

 

Source: Jerusalem Post, 2 avril 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Plainte déposée contre le Hamas pour crimes de guerre

Le Centre de loi israélien Shurat Hadin a porté plainte pour crimes de guerre contre un certain nombres d'officiers du Hamas; la plainte, déposée au Département américain de la justice, a pour objet les tirs de roquettes contre l'Aéroport international Ben Gurion qui ont eu lieu l'été dernier.

La plainte déposée par Shurat Hadin est signée par 26 Américains dont les vols ont été redirigés ou annulés à la suite des tirs de roquettes, ou qui étaient présents à l'aéroport au moment où celui-ci était visé. La plainte a été déposée lundi 30 mars, deux jours avant que l'adhésion de l'Autorité Palestinienne à la Cour Pénale Internationale (CPI) ne prenne effet.

Les membres du Hamas visés par la plainte du Shurat Hadin sont, notamment, Khaled Meshaal (chef de l'organisation terroriste), Hamdan Awad Sami Abu Zuhri, Hudheifa Samir Abdullah Allachlot, Ahmad Ghandour, Raed Saad, Marwan Abd al-Karim Issa et Salah Amar Dalul. [...]

La plainte détaille qu'au cours de la dernière guerre entre Israël et le Hamas, en été 2014, plus de 4800 roquettes et 1700 obus de mortiers ont été tirés depuis la Bande de Gaza sur Israël.

225 de ces roquettes ont touché des zones d'habitation et six civils israéliens ont été tués lors de ces attaques. [...]

Nitsana Darshan-Leitner, Présidente de Shurat Hadin, a déclaré que "le Hamas a intentionnellement visé l'Aéroport Ben Gurion cet été, dans le but de tuer des passagers. [...] Nous allons continuer à déposer des plaintes contre les dirigeants palestiniens, que ce soit devant la CPI ou devant d'autres juridictions, afin qu'ils paient pour les crimes qu'ils ont commis contre des civils."

 

Source: Jerusalem Post, 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 


113 orphelins célèbrent ensemble leur bar-mitsva au Kotel

L'organisation de charité Kolel 'Habad a organisé, lundi 30 mars, une cérémonie collective de bar-mitsva [majorité religieuse juive, NdT] pour 113 garçons ayant perdu un de leurs parents; la cérémonie a eu lieu au Mur occidental à Jérusalem.

Chaque garçon a reçu un nouveau set de tallit et tefillin [châle de prière et phylactères, NdT], ainsi qu'une cravate et une kippah; chacun d'eux a également récité, pour la première fois, la bénédiction traditionnelle sur la lecture de la Torah. Un grand nombre de ces garçons proviennent de familles désavantagées qui ne pouvaient pas faire face aux dépenses d'une célébration de bar-mitsva. [...]

Le programme de bar-mitsva de Kolel 'Habad, qui fonctionne depuis sept ans, est l'initiative du rabbin brésilien Yitzchak Mishan, père de 13 enfants et dont la femme est décédée des suites d'une maladie. Un programme similaire est également disponible pour les filles.

"Pendant ces moments de joie, je sais que les familles sentent que quelque chose manque dans leur vie", explique le rabbin Mishan. "Notre but est donc de faire en sorte que ces enfants sachent qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils peuvent être pleinement heureux et que leur vie va continuer malgré la perte et la douleur qu'ils ressentent à présent."

Source: The Algemeiner, 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 


Le Hezbollah pourrait tirer 1500 missiles par jour

Le groupe terroriste libanais Hezbollah pourrait tirer entre 1000 et 1500 roquettes par jour dans le cas d'un nouveau conflit généralisé contre Israël, d'après les dernières estimations du Commandement intérieur israélien. [...]

"Il ne s'agit pas d'une prédiction qui se réalisera forcément; il s'agit d'une estimation nous permettant de nous préparer au mieux. Nous pensons être en mesure de faire face à cette menace", a déclaré une un source du Commandement intérieur.

Selon ce scénario, les villes du nord d'Israël telles que Kiryat Bialik pourraient déplorer des centaines de blessés, un certain nombre de morts et d'importants dommages matériels. [...]

"Le Hezbollah améliore rapidement ses capacités d'attaque", selon la source du Commandement intérieur. "Nous nous adaptons également et nous améliorons notre capacité de répondre efficacement en cas de guerre", a-t-elle ajouté.

D'autre part, le Colonel Aviram Hasson a déclaré mardi lors d'une conférence que l'Iran était actuellement en train de transformer ses roquettes Zilzal non guidées en projectiles M-600 guidés, avant de les transférer au Hezbollah.

 

Source: JNS, 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 


Plongez dans le monde des chocolatiers israéliens

Barry Callebaut, le plus grand producteur de cacao au monde, a récemment averti qu'une pénurie de chocolat était à prévoir d'ici à l'année 2020. Il en faut pourtant plus pour inquiéter les chocolatiers israéliens.

Pour Limor Drucker, de Sarina Chocolate, "il y aura toujours du chocolat ! Tant que la demande existe, on continuera d'en produire."

Même estimation pour Jo Zander, cofondateur de Holy Cacao: "[...] A mon avis, cette information sur une future pénurie est un outil publicitaire destiné à faire en sorte que les gens paient plus cher pour avoir du chocolat."

Sweet N'Karem à Jérusalem, Sarina dans la région du Sharon, la ferme Galita près du lac Kinneret, l'usine De Karina dans le Golan, la production de chocolat végétalien de Hagit Lidor en Galilée,... depuis quelques années, les centres de visiteurs et ateliers de fabrication de chocolat ouverts au public se sont multipliés en Israël.

Israël compte même un Musée du chocolat en Galilée et un Festival annuel du chocolat (voir la vidéo ci-dessous). [...]

Des cacaoyers en Israël ?

Limor Drucker et son mari Gil sont responsables de l'atelier Sarina Chocolate... le seul endroit en Israël ou vous pourrez voir des cacaoyers !

En 1999, le travail d'agronome de Gil l'envoie en Allemagne, où les Drucker vont vivre pendant 6 ans. Limor, professeur d'anglais, en profite pour se réorienter et suivre des cours à l'Académie Barry Callebaut du chocolat.

S'ensuivent de nombreux stages et visites chez des chocolatiers en Europe et en Amérique du Nord, afin de perfectionner ce qui est devenu son art et sa passion.

De retour en Israël en 2005, Limor et Gil décident de fonder un centre de fabrication de chocolat à Ein Vered, un petit village près de Netanya. Après cinq ans de démarches bureaucratiques, Sarina Chocolate ouvre ses portes à l'occasion de Rosh Hashana 2010. [...]

Lors d'une visite dans une pépinière non loin de chez eux, les Drucker font la connaissance d'un vendeur qui avait importé des graines de cacao du Brésil "parce qu'il voulait pouvoir dire que sa pépinière contenait tous les types d'arbre". Ses tentatives de faire pousser des cacaoyers en Israël n'ayant pas eu le succès escompté, il vend toutes les graines qu'il lui reste aux Drucker.

Bien que le temps en Israël ne convienne pas à ces arbres tropicaux, les Drucker ont réussi à créer une serre spéciale, équipée d'air conditionné et de systèmes d'irrigation adéquats.

Ils sont actuellement les heureux propriétaire de six cacaoyers.

"Nous ne fabriquons pas notre propre chocolat. Six arbres ne suffisent pas pour cela", explique Limor. "Mais nous utilisons les arbres pour montrer au public le processus de fabrication. Nous laissons les fruits sur les arbres le plus longtemps possible afin que le public puisse les voir. [...]

Cacao beans grow on six trees at Sarina Chocolate.

Pour en savoir plus, visitez le site de Sarina Chocolate.
Pour les visites, réservez à l'avance au 972-77-525-5370

 

Source: Israel 21C,  31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet