Julien Pellet

Je suis né en 1982 à Lausanne (Suisse) dans une famille juive traditionaliste et peu pratiquante. A l'âge de 16-17 ans, les discussions autour de l'actualité proche-orientale avec mes amis non-juifs me poussent à m'intéresser d'avantage à mes racines juives et à me rapprocher de la communauté.
Ce rapprochement s'accentue pendant mes études de droit, au cours desquelles je suis actif, entre autres, au sein de l'association locale des étudiants juifs.
Mon Bachelor en poche, je délaisse le droit pour me consacrer à la lutte contre l'antisémitisme avec l'association CICAD, basée à Genève. Puis, en 2010, les montagnes suisses cèdent la place aux collines de Jérusalem, où j'étudie à la yéshiva Machon Meir.
Une expérience qui durera 2 ans et au terme de laquelle je rentre en Suisse pour partager mon temps entre la CICAD et l'école juive de Lausanne, où je découvre les joies (et parfois les peines !) de l'enseignement.
Mais Jérusalem me réclame à nouveau et c'est grâce à celle qui finira par devenir ma femme que j'y fais mon grand retour à l'été 2014, accueilli comme il se doit par les roquettes du Hamas.

Les articles de Julien Pellet

Ben-Gourion : 820 848 passagers de vols internationaux le mois dernier!

Malgré la baisse du nombres de touristes se rendant en Israël, le nombre de passagers fréquentant l'Aéroport international Ben Gurion a augmenté de 2,4 % en février, par rapport à la même période l'année dernière. Un total de 820 848 passagers de vols internationaux (arrivées et départs confondus) sont passés par l’aéroport de Tel Aviv le mois dernier.

Le chiffre le plus intéressant concerne les passagers provenant de Russie. En dépit de la crise économique frappant leur pays, les compagnies russes Aeroflot et Rossiya Airlines ont enregistré une augmentation significative (56 % et 38 %, respectivement) du nombre de passagers transportés d'Israël en direction de la Russie.

La compagnie israélienne El Al a enregistré le plus haut nombre de passagers en février: près de 290 000, une augmentation de 10 %.
Environ 35 % des utilisateurs de l'aéroport Ben Gurion pour des vols internationaux en février étaient des passagers de El Al.

Easyjet, qui est la deuxième compagnie étrangère la plus active en Israël après Turkish Airlines, a enregistré une hausse de 24 % du nombre de ses passagers le mois dernier, due principalement aux nouvelles destinations proposées.

D'autres compagnies ont également enregistré une augmentation significative, dont Germanwings (85%), Norwegian (77%), Air Canada (44%), Brussels Airlines (43%), Ethiopian (35%), Air Berlin (16%), Iberia (16%) et Lufthansa (14%).

Niki, une filiale de Air Berlin, a enregistré une baisse de 66 % du nombre de ses passagers (départs et arrivées confondus).

D'autres compagnies ont enregistré une baisse, dont Turkish Airlines (16%), Delta Air Lines (21%), Austrian (23%) et Royal Jordanian (37%). La compagnie israélienne Arkia a enregistré une baisse de 24% sur ses vols internationaux.

Les Etats-Unis étaient, le mois dernier, la destination la plus populaire en termes de vol direct à destination et en direction d'Israël, avec 11,7 % de l'ensemble des passagers de l'aéroport Ben Gurion. Viennent ensuite l'Allemagne (9 %), la Turquie (8 %), la Russie et l'Angleterre (7,5 % chacune).

 

Source: Ynet News, 30 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 


Jérusalem: construction de 2200 logements dans un quartier arabe

Le Comité pour l'urbanisme et la construction du Ministère de l'intérieur a approuvé un plan prévoyant la construction de 2200 nouveaux bâtiments dans le quartier arabe de Jabel Mukaber, à Jérusalem Est. Le plan prévoit, entre autres, l'approbation rétroactive de plusieurs centaines de bâtiments construits illégalement.

La décision d'approuver ce plan a été prise en dépit d'une forte objection provenant de la droite. Aryeh King, membre du Conseil de ville de Jérusalem, a adressé dimanche une lettre urgente au Ministère de l'intérieur Gilad Erdan, afin de le mettre en garde contre le risque que le nombre de bâtiments construits soit bien plus grand que prévu par le plan. [...]

Le Comité avait également prévu de se réunir afin de discuter de la construction de 1500 bâtiments dans le quartier juif de Har Homa, mais le la réunion a été annulée la semaine dernière sans explication.

Des officiels de l'urbanisme et de la construction ont déclaré que le plan de construction à Har Homa était gelé pour des raisons politiques, notant que l'ordre d'annuler la réunion venait "d'en haut". Pour le Ministre de la construction, il n'existait aucune raison professionnelle d'annuler cette réunion; au Bureau du Premier Ministre, on soutient que les plans de construction n'ont jamais été présentés. [...]

Source: Ynet News, 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


La maladie de Gaucher une maladie juive ?

L'initiative pour les Marqueurs de Progression du Parkinson, une étude a large échelle portant sur les biomarqueurs et sponsorisée par Fondation Michael J. Fox, est actuellement à la recherche d'individus porteurs d'une mutation du gène BGA (bêta glucosidase acide).

L'étude inclura des participants atteints, ou ayant de fortes chances d'être atteints, par la maladie de Parkinson.

Les mutations du gène BGA peuvent être à l'origine de la maladie de Gaucher, un malfonctionnement causant l'accumulation de substances graisseuses dans les cellules du corps. En 2008, un lien a également été découvert entre ces mutations et la maladie de Parkinson. [...]

La maladie de Gaucher est une maladie héréditaire due à forme particulière de lipoïdose (pénétration des cellules d'un organe ou d'un tissu par certaines variétés de lipides) (1). Il existe 3 variétés de cette maladie, dont les symptômes incluent: anémie, retard de croissance chez l'enfant, fatigue plus ou moins importante, douleurs et fractures osseuses (pour le type 1); hémiplégie ou paraplégie, paralysie des muscles oculaires (pour le type 2); troubles cognitifs, fractures spontanées, infections pulmonaires (pour le type 3). (Voir ici la liste complète des symptômes.)

Bien que la maladie de Gaucher puisse toucher l'ensemble de la population, les Juifs ashkénazes en sont plus souvent atteints.
En effet, si le taux de prévalence de la maladie est de 1/60 000 dans la population générale, celui-ci peut atteindre 1/1000 chez les Juifs ashkénazes (2). Il s'agit ainsi de la maladie génétique la plus fréquemment héritée au sein de la population juive (3).

Les chercheurs espèrent qu'une meilleure compréhension des caractéristiques biologiques et cliniques des participants pourra conduire à l'élaboration de thérapies pouvant bénéficier à tous les patients atteints de Parkinson; leur but est également de de mettre au point des stratégies permettant de prévenir les premières manifestations de la maladie. [...]

 

Source: Fondation Michael J. Fox pour la recherche sur le Parkinson, 24 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

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(1) Voir l'encyclopédie du site Vulgaris médical

(2) Voir le Protocole national de diagnostic et de soins pour la maladie de Gaucher, publié en janvier 2007 par la Haute autorité française de santé (pages 7 et 11).

(3) Voir le site de la National Gaucher Foundation


Découvrez le tout nouveau sous-marin de Tsahal !

Le tout nouveau sous-marin de l'armée israélienne, le INS Tanin, fabriqué en Allemagne, devrait entrer en mission prochainement.

Le personnel de la Marine israélienne exécute actuellement les dernières séries de tests sur les systèmes d'armement, de communications et de renseignements qui ont été ajoutés au sous-marin après son arrivée d'Allemagne en septembre.

Selon des rapports étrangers, ce nouveau sous-marin permettrait à l'armée israélienne de riposter efficacement contre ses agresseurs dans le pire des cas qui puissent arriver: celui d'une attaque nucléaire. [...]

La différence la plus évidente entre le INS Tanin et ses trois prédécesseurs est sa longueur: 68 mètres, alors que les anciens sous-marins en mesuraient 57,3.

Un gain de place qui permet de stocker des piles à combustible - rendant ainsi possible une propulsion électrique prolongée - et d'aménager une salle de briefing, une salle de repos et un poste d'ordinateur.

"Ces ajouts nous permettent de recevoir des missions plus longues et de nous déployer plus loin qu'avec les sous-marins existant jusqu'à présent", explique un officier. [...]

La Marine israélienne a noté, au cours des deux dernières années, une augmentation significative des opérations nécessitant l'utilisation de sous-marins. [...]

La menace vient, entre autres, du nombre croissant d'armes technologiquement avancées transférées de Russie en Syrie. [...]

Autre menace: l'infiltration de terroristes du Hezbollah ou du Hamas depuis la mer. La Marine travaille actuellement sur un système de couverture des frontières maritimes qui améliorera la possibilité de réagir à de telles tentatives d'infiltration.

 

Source: Ynet News, 31 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

Pessa’h : affranchissement ou combat de libération ?

La liberté est le thème essentiel de la fête de Pessa’h, comme nous le disons dans le Kidoush: «zman ‘heroutenou», le temps de notre liberté. Mais quel rôle les bnei Israel asservis par Pharaon ont-ils joué dans leur libération ? Et quel rôle doit être le nôtre lorsque la Hagada nous ordonne de nous considérer ce soir «comme si l’on était soi-même sorti d’Egypte» ? Contemplation passive de l’intervention divine ou action déterminante pour accéder au statut d’homme libre ? Voyons ce que nous dévoile la Hagada

Le «programme» du Seder commence par ce que la Hagada appelle Kadesh et qui n'est rien d'autre que la récitation du Kidoush. Une question vient immédiatement à l'esprit: pourquoi appeler cette étape Kadesh et non Kidoush ? Le mot Kidoush est généralement traduit par «sanctification» (1). Mais lorsque nous récitons le Kidoush le Shabbat et les jours de fête, nous ne sanctifions rien; nous ne faisons en réalité que reconnaître le fait que ce jour a été sanctifié par D-ieu, ce qui se fait par la phrase de conclusion: «Barouch Ata HaShem, mekadesh haShabbat» ou «mekadesh Israel vehazmanim». A Pessa'h, cependant, nous faisons plus que simplement constater ceci: nous prenons une part active dans cette sanctification. Toutes les mitsvot que nous allons accomplir ce soir, y compris le repas (qui fait partie intégrante du programme du Seder !) sont pour nous une manière de nous associer à D-ieu dans la sanctification de ce jour, raison pour laquelle la Hagada utilise la forme active, Kadesh, et nous la forme usuelle, Kidoush (2).

Cette idée de participation active se retrouve ailleurs dans la Hagada, dans un passage a priori obscur: «Je passais près de toi, je te vis baignant dans tes sangs et je te dis "Vis dans tes sangs", "vis dans tes sangs"». Pour comprendre ce texte, emprunté au prophète Ye'hezkiel (16,6), il faut d'abord rétablir la traduction exacte; le texte hébreu dit en effet «bedamaïch 'haï», ce qui peut effectivement signifier «Vis dans tes sangs», mais que nombre de commentateurs comprennent comme voulant dire «Par tes sangs, tu vivras». De quoi s’agit-il ? D'après les mêmes commentateurs, il s'agit d'une référence aux deux mitsvot qui ont été données aux bneï Israel avant la sortie d'Egypte, et qui comportent toutes deux un élément «sanguin» : la brit mila (circoncision) et le korban Pessa'h (le sacrifice de l'agneau, dont le sang devait être apposé aux linteaux des maisons juives lors de la plaie des premiers-nés). C'est en effet par le mérite de ces deux mitsvot, accomplies par les bneï Israel alors qu'ils se trouvaient encore en Egypte, que ceux-ci ont mérité d'être libérés; et ces deux mitsvot, plus qu'aucune autre, sont à la base de l'identité juive. Raisons pour lesquelles, le texte nous dit qu'Israël vivra «par [le mérite des] sangs» de ces deux mitsvot (3).

Nous comprenons donc que Pessa'h, la fête où nous célébrons notre libération de l'esclavage, nécessite de notre part une participation active, bien plus que n'importe quelle autre fête de notre calendrier, à l'instar de nos ancêtres. En effet, les esclaves hébreux n'ont pas été affranchis par le bon vouloir de leurs maîtres égyptiens, mais ont pris part activement à ce que nous appellerions aujourd’hui un «mouvement de libération nationale». Bien évidemment, cette «lutte pour le droit à l'auto-détermination» n'aurait pu aboutir sans l'impulsion et l'aide divines, comme le dit la Hagada: «Et si le Saint, béni soit-Il, n'avait pas fait sortir nos ancêtres d'Egypte, nous serions, nous, nos enfants et nos petits-enfants, asservis à Pharaon en Egypte». Mais, pour que l'intervention divine ait un sens, il était nécessaire que les bneï Israel décident de prendre leur destin en main et d'agir eux aussi en vue de leur libération. C'est cette prise de conscience qui est à l'origine du souffle de liberté qui traverse le monde depuis notre sortie d'Egypte et qui pousse chaque peuple et chaque individu à vouloir être libre. De Spartacus au Printemps arabe, en passant par Gandhi et Malcolm X, tous ceux qui luttent pour leur liberté puisent en effet à la source de notre sortie d'Egypte, ce qui fait dire au rav Avraham Yits'hak haCohen Kook (premier Grand rabbin d'Israël) que Pessa'h est «le printemps du monde» (4).

A nous, donc, d’agir en ce soir de Pessa’h en vue de nous libérer de tout le ‘hametz – que nos Sages assimilent au yetser har’a («mauvais penchant») et à l’orgueil – et de tout ce qui nous enferme et nous empêche de nous réaliser et de développer notre véritable personnalité. Le mot Mitsraïm (Egypte) est en effet formé des mêmes lettres que le mot metsarim (les «étroitesses») et le devoir de se considérer «comme si l’on était soi-même sorti d’Egypte» est compris par nos Sages comme un devoir de se libérer de ces «étroitesses» et de ce dont nous nous rendons nous-mêmes esclaves. Et la Hagada témoigne que si nous commençons à agir pour cette libération, l’aide viendra assurément d’en haut…

Pessa’h kasher vesamea’h !

Julien Pellet

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(1) Les mots kidoush et kadesh viennent tous deux du mot kadosh, dont la traduction habituelle («saint») n'est pas véritablement satisfaisante. La notion de kedousha (sainteté) comprend une idée de séparation ou différentiation, comme dans la phrase que le 'hatan (fiancé) dit à sa kala sous la 'houpa: «at mekoudeshet li». Le mot mekoudeshet vient en effet de la même racine que kadosh et signifie que la kala se trouve à présent, aux yeux du 'hatan, séparée de toutes les autres femmes: elle a une valeur que les autres femmes n'ont pas. C'est la même idée pour Shabbat et les jours de fête: ces jours ont une valeur que les autres jours n'ont pas, raison pour laquelle ils sont appelés kedoshim, séparés.

(2) Voir la Hagada «Vehigadta levincha», du rav Eli Adler, p. 26

(3) Voir le livre Naissance d'Israël - Le printemps du monde, du rav Yossef Attoun, p. 300-306

(4) Dans l'ouvrage Meged Yera'him; la notion même du printemps comme synonyme de renouveau et de révolution est liée au mois de Nissan, que la Torah, précisément dans le contexte de la sortie d'Egypte, appelle «‘hodesh haaviv», le mois du printemps (Shemot 13,4)


Centres d'accueil: des conditions invivables pour les réfugiés

Le décès tragique d'un bébé de 4 mois, survenu dimanche 29 mars dans un centre d'accueil pour réfugiés de Tel Aviv, est le dernier cas d'une inquiétante série. Cinq enfants sont en effet décédés ces dernières semaines dans des circonstances similaires.

Des experts avertissent depuis plusieurs années du danger que représentent les conditions de vie dans les centre d'accueil pour réfugiés: 2200 enfants, répartis dans 80 centres, et ce uniquement pour la région de Tel Aviv. Selon ces experts, les centres sont surpeuplés et sous-équipés et l'Etat ne gère pas correctement la situation.

Le contrôleur de l'Etat a adressé des rapports aux ministères de l'économie et des services sociaux en mai 2013, ainsi que l'année suivante, avertissant du fait que, au vu de ces conditions, des vies étaient en danger. En septembre 2014, Meir Cohen, alors Ministre en charge des services sociaux, a ordonné l'allocation de 2 millions NIS pour procéder à une inspection des centres. Mais huit mois après, et malgré les décès d'enfants, la somme n'est toujours pas disponible. [...]

Le contrôleur de l'Etat est furieux que ses recommandations n'aient pas été suivies. "En huit mois, les ministères de l'économie et des services sociaux n'ont que très peu progressé sur cette question", déplore-t-il.

Le Ministère de l'économie a publié un communiqué dans lequel il dit avoir essayé, au cours des 10 dernières années, de faire passer une loi concernant l'inspection des centres d'accueil, mais que cette loi n'a jamais pu passer "en raison de plusieurs objections". Le Ministère explique que, en l'absence d'une telle loi, seuls les centres qui en font la demande peuvent reçoivent la visite d'inspecteurs; le Ministère n'a en effet pas d'autorité pour inspecter les autres centres sans être accompagné d'un assistant social. [...]

Merav Michaeli, membre de la Knesset (travailliste) ne décolère pas: "Ces bébés sont complétement invisibles. La négligence dont ils sont victimes est criminelle. Vous pouvez détourner les yeux, mais vous ne pourrez pas échapper à votre responsabilité !"

 

Source: Ynet News, 30 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

 

 


Chaim Topol reçoit le Prix Israël pour l'ensemble de son œuvre

L'acteur légendaire Chaim Topol recevra le Prix Israël pour l'ensemble de son œuvre, selon un communiqué du Ministère israélien de l'éducation.

Topol, né à Tel Aviv en 1935, a débuté sa carrière dans l'unité musicale de l'armée israélienne, avant de fonder sa propre troupe de théâtre à Tel Aviv. Il a également cofondé le Théâtre municipal de Haïfa en 1961.

En 1964, son rôle dans la comédie Sallah Shabbati, réalisée par Ephraim Kishon, le propulse sur la scène internationale. [...]

En 1971, Topol endosse son rôle le plus célèbre: Tevye le laitier, dans la comédie musicale Un violon sur le toit, adaptée du roman de Shalom Aleichem. Il joue d'abord sur scène, dans le West End londonien, puis dans une adaptation cinématographique réalisée par Norman Jewison.

Le rôle de Tevye vaut à Topol un Golden Globe, ainsi qu'une nomination pour l'Oscar du meilleur acteur.

Réagissant avec un humour cynique à la nouvelle de son élection pour le Prix Israël, Topol a déclaré que c'était "mieux qu'une gifle dans la figure, comme le disent les Anglais". L'acteur a cependant indiqué que "depuis cinq ans, j'entends parler de gens qui méritent réellement ce prix et qui ne l'ont pas reçu."

Le prochain projet de Topol est un film intitulé La dernière mission, dont le tournage débutera en septembre au Royaume-Uni: "Le film racontera l'histoire d'un agent du Mossad qui se rend en Angleterre pour sa dernière mission".

 

Source: Israel National News, 30 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


SAHI: aider les jeunes "à problèmes"

Stav avait l'habitude de traîner avec les mauvaises personnes et de s'attirer des ennuis. Jusqu'à ce qu'il rejoigne un club de quartier, le Sayeret 'Hessed Ye'hudit (SAHI) - "Commando spécial de charité" en français - dont le but est de responsabiliser les jeunes marginaux israéliens en en faisant des ambassadeurs anonymes des bonnes actions.

Par le biais de SAHI et de ses fondateurs, Avraham Hayon and Oded Weiss, Stav est devenu sensible aux personnes dans le besoin et a appris à les aider en toute discrétion. [...]

"Ma mère estime que j'ai mûri depuis que j'ai commencé à fréquenter SAHI. Je sais à présent ce que signifie le fait de donner; j'ai repris le contrôle de ma vie", déclare Stav dans une vidéo sur le travail de cette organisation qui a débuté avec sept adolescents de Kiryat Gat et travaille aujourd'hui avec 400 jeunes, actifs dans 15 clubs à travers le pays.

En 2009, alors que Hayon est âgé de 31 ans, son père est atteint d'un cancer. Profitant d'une pause de deux mois dans les traitements de son père, Hayon quitte son travail et se rend en Inde, "afin de pratiquer un peu de yoga et respirer".

"Juste avant de revenir en Israël, j'ai écrit toutes les choses que je voulais commencer à changer; je me suis alors rendu compte que les seules choses qui restent vraiment avec nous sont les choses que nous donnons. Je voulais donner une partie de mon temps à la communauté, mais je ne savais pas exactement comment faire", explique-t-il.

Ce même jour, un ami de Hayon lui envoie un e-mail à propos de Oded Weiss, conseiller pour jeunes, fondateur en 2007 de l'association Netina K’derech 'Haim ("Le don comme mode de vie"), et qui était à la recherche d'aide pour un projet de responsabilisation des jeunes à Kiryat Gat, dans le sud d'Israël.

"J'ai senti que ça venait du karma, ou de D-ieu; c'était très mystique", se souvient Hayon. [...]

En juillet 2009, Weiss et Hayon s'installent au milieu d'un parking dans un quartier mal famé de Kiryat Gat; ils disposent une théière et quelques oreillers et, à la nuit tombée, ils font un feu de camp et attendent. Lentement, les jeunes commencent à arriver.

"Alors que nous étions assis autour du feu, nous avons lancé l'idée de distribuer de la nourriture aux personnes dans le besoin. Ces jeunes savaient mieux que quiconque qui étaient les familles dans le besoin dans leurs quartiers; ils étaient très excités à l'idée de s'investir dans ce projet", raconte Hayon. "Nous avons débuté en donnant de la nourriture à une famille par semaine; nous en distribuons à présent à des centaines de familles dans tout le pays !" [...]

Rien n'arrête les distributions hebdomadaires - ni la neige à Jérusalem, ni les missiles de Gaza.

Mais ce n'est pas la seule chose pour laquelle les jeunes de SAHI s'investissent. Ils aident des personnes âgées, des handicapés et des rescapés de la Shoah à faire leurs achats ou dans leurs tâches ménagères, ils rendent visite à des malades à l'hôpital, et bien d'autres choses encore.

"Nous leur apprenons à ouvrir les yeux et à voir les personnes qui ont besoin d'aide", explique Hayon. "Quand vous faites partie de SAHI, vous êtes sans cesse en mission. Si vous voyez un autre jeune se tenir seul et à l'écart quand vous êtes à l'école, allez vers lui et demandez-lui si tout va bien, invitez-le à rejoindre votre groupe d'amis".

Une approche simple et qui semble faire des miracles ! [...]

Pour en savoir plus, visitez le site de SAHI

 

Source: Israel 21C, 30 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet

Augmentation du salaire minimum israélien à 5300 NIS ?

La Histadrut (syndicat national israélien) et l'Association des entrepreneurs israéliens sont arrivés lundi 30 mars à un accord concernant une augmentation planifiée du salaire minimal à 5300 NIS d'ici à la fin de l'année 2017.

En décembre, sur fond de menaces de grève générale, les deux parties avaient convenu d'augmenter le salaire minimal de 4300 NIS à 5000 NIS en trois étapes, réparties sur une période de deux ans.

La première de ces étapes, prévoyant une augmentation à 4650 NIS, doit entrer en vigueur ce mercredi (1er avril). L'étape suivante, prévue pour le 1er août 2015, verra le salaire minimal augmenter à 4825 NIS. Enfin, le 1er janvier 2017, la troisième étape entrera en vigueur, fixant le salaire à 5000 NIS.

L'accord conclu ce lundi ajoute à ce plan une quatrième et dernière étape, prévue pour le 1er décembre 2017, et qui fixerait le salaire minimal à 5300 NIS.

Bien que n'étant pas légalement contraignant, cet accord permet néanmoins d'espérer une mise en œuvre de cette augmentation au niveau légal, la Histadrut et l'Association des entrepreneurs étant les deux plus grands protagonistes sur ces questions. [...]

"D'ici à 2017, le salaire minimal aura augmenté d'un quart de sa valeur actuelle. Cette augmentation sans précédant est essentielle afin de réduire le fossé social, qui ne cesse de se creuser, et de rétablir l'égalité", a déclaré le président de la Histadrut, Avi Nissenkorn.

Les spécialistes sont en désaccord au sujet du rôle du salaire minimal dans l'économie: certains estiment qu'une telle institution permet de réduire les écarts sociaux, tandis que d'autres mettent en avant ses répercussions négatives, telles que la hausse du taux de chômage et celle des prix.

 

Source: Jerusalem Post, 30 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet


Anonymous menace Israël d'un "holocauste électronique"

Les "hacktivistes" regroupés au sein du collectif Anonymous ont publié une vidéo dans laquelle ils menacent Israël d'un "holocauste électronique" prévu pour le 7 avril, en réponse aux "crimes commis dans les territoires palestiniens".

Dans la vidéo, un individu portant un costume sombre et un masque blanc - la "marque de fabrique" des Anonymous - lit un communiqué et déclare: "Nous allons vous effacer du cyber-espace, comme chaque année. Le 7 avril 2015 sera un holocauste électronique". [...]

"Ceci est un message pour la stupide entité sioniste: nous sommes là à pour vous punir encore une fois pour vos crimes dans les territoires palestiniens... nous constatons une agression perpétuelle, des bombardements et une prise en otage du peuple palestinien, comme lors de la guerre contre Gaza en 2014"

Parlant en Anglais avec des sous-titres en arabe, l'individu masqué menace: "comme nous l'avons fait de nombreuses fois, nous allons couler vos serveurs, vos sites gouvernementaux, vos sites militaires et vos institutions." [...]

En effet, les Anonymous n'en sont pas à leur coup d'essai et ont déjà lancé plusieurs cyber-attaques contre Israël. Contrairement à ce qu'ils avancent, cependant, ils n'ont jamais réussi à "effacer Israël du cyber-espace", bien au contraire: leurs dernières attaques, menées en 2013 et 2014, se sont soldées par un monumental échec ! (1)

(1) Voir à ce sujet:
- Les Anonymous attaquent Israël: une grosse erreur stratégique (Le Nouvel Obs, 9 avril 2013)
- Israeli hackers strike back at Anonymous OpIsrael, expose participants with their own webcams (The Algemeiner, 10 avril 2014)

 

Source: Haaretz, 30 mars 2015

Traduction et adaptation: Julien Pellet