Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

7 octobre : scènes de massacre, corps brûlés et silence imposé – le journal censuré d’Ayelet Dayan

7 octobre : scènes de massacre, corps brûlés et silence imposé – le journal censuré d’Ayelet Dayan

“Nous avons identifié les restes d’une femme brûlée et fondue dans l’asphalte. J’ai reconnu un collier et des cheveux. Je n’ai pas cru mes yeux”

Archéologue habituée aux strates de destruction antiques, Ayelet Dayan s’est retrouvée face à une réalité sans équivalent le 7 octobre. Maisons encore fumantes, véhicules calcinés, restes humains mêlés aux gravats, objets personnels fondus ou arrachés aux corps.
Dans son journal, elle a consigné ce qu’elle a vu, tout en sachant que tout ne pourrait pas être publié. Entre ce qui a été documenté et ce qui a dû être tu, son témoignage dévoile la violence brute des scènes découvertes sur les lieux du massacre.

Témoignage du docteur Ayelet Dayan archéologue en chef du projet d’identification des disparus du 7 octobre, Ynet.

La mission la plus lourde de l’histoire de l’État

La docteure Ayelet Dayan, archéologue spécialisée dans les couches de destruction vieilles de deux mille ans, s’est vue confier l’une des tâches les plus pénibles jamais demandées à l’autorité des antiquités : retrouver et identifier les restes des Israéliens disparus lors de l’attaque du 7 octobre 2023. Ce qu’elle a trouvé dépasse de loin les pires scénarios de terrain auxquels elle avait été confrontée auparavant.

Son équipe est descendue en force dans les zones dévastées autour de Gaza, scrutant les ruines de kibboutzim, des voies, des routes et des maisons, à la recherche de signes de vie parmi les décombres encore chauds. Là où d’ordinaire l’archéologie traite des vestiges asséchés de civilisations anciennes, l’équipe de Dayan s’est retrouvée face à une réalité crue, immédiate, marquée par l’odeur du sang, des tissus et de la chair humaine.

Journal intime au cœur du désastre

Dayan a tenu un journal pendant toute l’opération. Elle dit qu’écrire lui permettait d’organiser ses pensées et de les mettre à distance, afin d’être en mesure de répondre précisément à toute question future. Par mesure de confidentialité, les noms et numéros des maisons ont été retirés du livre final, pour que seules les familles ayant demandé directement à l’armée d’être contactées puissent savoir si leurs proches ont été retrouvés.

Décrivant l’extrême violence des scènes auxquelles elle a assisté, elle raconte dans ce journal : « נוֹחַזִים זֶהוּת שֶׁל נַרְצַחַת שֶׁנִּשְׁרְפָה וְנִמְסָה לְתוֹךְ הָאֲסְפַּלְט. זָהִיתִי שַׁרְשׁוֹרֶת וְשֵׂיעָר. הָיָה קָשֶׁה לְהַאֲמִין », ce qui se traduit par : « Nous avons identifié les restes d’une femme brûlée et fondue dans l’asphalte. J’ai reconnu un collier et des cheveux. Il était difficile de croire ce que nous voyions. »

Des officiers supérieurs sont venus observer ces découvertes, témoignant de l’impact de ces trouvailles. Elle a soigneusement séparé les bijoux et les tissus dans des boîtes, et l’équipe a depuis évité cette portion de route, par respect pour les traces encore visibles.

Dans la zone de l’asphalte et plus loin

En novembre 2023, Dayan relate qu’ils ont été appelés à la section 232, près d’un virage exposé au tir ennemi. Après une progression à pied depuis une zone plus sûre, elle a accepté de visionner, pour la première fois, une vidéo montrant des véhicules en flammes, afin de mieux orienter leurs recherches. Sur place, ils ont retrouvé le sceau et le téléphone portable d’un des disparus.

Un parallèle avec Pompéi : tragique et contemporain

Pour expliquer l’ampleur des destructions et la nature du terrain, Dayan évoque Pompéi, la cité romaine ensevelie sous les cendres. À la différence que là où Pompéi est figée depuis des millénaires, les sites qu’elle inspecte sont encore récents, encore empreints d’odeurs et de textures que rien ne prépare un archéologue à affronter.

À mesure que l’opération progressait, Dayan a structuré sa documentation : notes, tableaux Excel, courriels, photos et descriptions. Son objectif déclaré est de préserver ces informations comme preuve incontestable des événements, même devant des tribunaux, hors de toute remise en cause par des technologies ou des récits altérés.

L’intensité quotidienne d’une mission absurde

Elle confie : « בקושי הייתי בבית. יצאנו מוקדם בבוקר, 04:30 או 05:00, חזרתי ב-23:00 בלילה… כאן זה מוות » soit : « Je n’étais presque jamais à la maison. Nous partions tôt le matin, 4 h 30 ou 5 h, et je revenais à 23 h. Je me déshabillais, prenais une douche. Les chaussures restaient dehors, le matériel aussi. Impossible de les amener à l’intérieur. En archéologie classique on ne traite pas d’âcre poussière et de restes humains. Ici, c’est la mort. »

Ce qu’elle a vu et ce qui ne pouvait pas être écrit.

Ce que Dayan et son équipe ont trouvé ne se limite pas à l’unique femme dont les restes ont fondu dans l’asphalte. Ils ont été déployés dans plusieurs zones frappées lors de l’attaque du 7 octobre, notamment les kibboutzim, le site du festival Nova et des portions de la route 232, où ils ont cherché à repérer les dépouilles et objets personnels des disparus.

Sur ces terrains, ils ont observé des véhicules carbonisés, des restes humains encore incrustés dans des cendres ou des débris, des ossements fragmentés, des tissus carbonisés, des bijoux séparés des corps, ainsi que des effets personnels tels que téléphones retrouvés sur les lieux pour aider à l’identification.

Dayan a décrit « des lieux qui étaient jusqu’à récemment des paradis et qui sont maintenant détruits », marqués par la présence persistante de sang, de tissus humains et de l’odeur âcre de la mort, éléments totalement étrangers aux fouilles archéologiques classiques.

Elle a expliqué que son équipe a dû transformer des communications dispersées (messages WhatsApp, notes, photos) en une documentation systématique – tableurs, courriels, descriptions détaillées – afin de garantir que les données soient conservées même si elles étaient difficiles à relater ou à publier en raison des règles de confidentialité et de censure qui exigent d’effacer les identifiants personnels (noms, numéros de maison) pour protéger les familles, sauf si celles-ci ont demandé à être contactées.

Dayan rapporte également que la gestion de ces découvertes se heurtait à des contraintes imposées par des autorités, qui l’ont avertie que certaines descriptions explicites seraient difficiles à publier telles quelles, compte tenu de la sensibilité des scènes et de la nécessité de retirer toute donnée pouvant révéler l’identité ou heurter des lecteurs, ce qui a conduit à la suppression de détails précis dans les versions rendues publiques de son journal.

Mémoire, reconstruction et lutte contre l’effacement

Le journal et la documentation de Dayan accompagnent aujourd’hui les opérations de reconstruction dans les zones affectées. Elle décrit des débats au sein des kibboutzim sur ce qu’il faut préserver et ce qu’il faut détruire, certains estimant qu’il faut effacer les traces tandis que d’autres souhaitent commémorer. Dayan penche pour la mémoire, tout en reconnaissant la nécessité d’un équilibre défini par les communautés elles-mêmes.

Alors que la guerre touche à sa fin, elle affirme que certains acteurs cherchent à effacer toute trace du 7 octobre. Pour elle, archéologues et scientifiques doivent s’en tenir à l’enregistrement rigoureux des faits. « אין פה מקום לפוליטיקה », dit-elle, soit : « Il n’y a pas de place pour la politique ici. Pour présenter la vérité historique, nous devons montrer les découvertes telles qu’elles sont. » L’un de ses objectifs est de publier le journal également en anglais pour contrer la négation et les accusations internationales.

Elle rapporte des incidents lors de conférences à l’étranger où des participants ont brandi des slogans accusant Israël de génocide, soulignant l’enjeu qu’elle voit dans la reconnaissance des faits documentés par son équipe.

Cet entretien et ces témoignages s’inscrivent dans l’exposition “Tequma min ha-efer” (Renaissance des cendres), qui met en lumière le rôle des archéologues dans cette mission unique et tragique.

Humour juif : Le prix Nobel du rire ou quand la science ose faire sourire

Humour juif : Le prix Nobel du rire ou quand la science ose faire sourire

Le prix Nobel du rire : quand la science ose faire sourire

Un Nobel qui commence par un fou rire

Depuis 1991, les prix Ig Nobel distinguent des recherches scientifiques qui, selon leur devise,
« font d’abord rire, puis font réfléchir ». Inspirée du prestigieux prix Nobel, cette récompense parallèle assume pleinement son ton décalé. Chaque année, dix travaux sont sélectionnés pour leur capacité à surprendre, intriguer et provoquer un sourire avant d’éveiller la curiosité intellectuelle.

Faire rire avant de faire penser, une méthode assumée

Marc Abrahams, fondateur des Ig Nobel et rédacteur en chef de la revue Annals of Improbable Research, ne s’en cache pas. « L’objectif est de faire rire les gens, puis de les amener à réfléchir », explique t il. Pour lui, l’humour est un outil scientifique à part entière, capable de capter l’attention là où les discours sérieux échouent parfois.

Une cérémonie scientifique où volent les avions en papier

La remise des prix se déroule volontairement à contre courant des usages académiques. Cette année, la cérémonie s’est tenue à Paris, ponctuée par une tradition devenue culte : des avions en papier lancés au dessus de la salle. Une mise en scène potache, mais parfaitement assumée, qui rappelle que la science peut aussi s’autoriser la légèreté.

Un prix d’une valeur officiellement absurde

Les lauréats ne repartent pas avec un chèque à six chiffres.
Le prix Ig Nobel est doté d’un billet de mille milliards de dollars zimbabwéens, une monnaie devenue sans valeur après l’effondrement économique du pays. Un trophée volontairement dérisoire, parfaitement en accord avec l’esprit de la récompense.

Quand la recherche ose poser les mauvaises questions

Les Ig Nobel récompensent des chercheurs qui n’ont pas eu peur d’explorer des sujets improbables. Des travaux qui, au premier abord, semblent absurdes, mais qui reposent pourtant sur de véritables démarches scientifiques rigoureuses.

Les chats sont ils solides ou liquides

Parmi les lauréats figure le physicien français Marc Antoine Fradin, récompensé pour une étude s’interrogeant sur le comportement des chats. Peuvent ils être considérés comme des solides ou comme des liquides selon la forme du récipient qu’ils occupent ? Une question qui amuse, mais qui s’inscrit dans une réflexion plus large sur la physique des matériaux mous.

Les mystères très sérieux des pâtes cacio e pepe

Un chercheur italien s’est penché sur un autre phénomène du quotidien : la formation de grumeaux dans le célèbre plat cacio e pepe. Derrière cette spécialité culinaire se cachent des mécanismes physiques complexes liés à l’émulsion et à la température, étudiés avec le plus grand sérieux.

Trois secondes d’attention pour réveiller la curiosité

Marc Abrahams le reconnaît sans détour : « Si je peux capter l’attention de quelqu’un pendant trois secondes, c’est déjà une victoire ». L’idée est simple. Même une information apparemment absurde peut devenir passionnante une fois racontée à d’autres, déclenchant un intérêt inattendu pour la science.

Un prix longtemps moqué devenu respectable

Autrefois considéré comme une plaisanterie marginale, le prix Ig Nobel a gagné en crédibilité au fil des années. Aujourd’hui, il attire l’attention du grand public et du monde académique, malgré les critiques persistantes de ceux qui y voient une trivialisation de la recherche.

Quand de vrais prix Nobel jouent le jeu

Des lauréats du véritable prix Nobel participent régulièrement à la cérémonie des Ig Nobel. Certains montent sur scène coiffés de chapeaux extravagants, assumant pleinement l’esprit ludique de l’événement et contribuant à sa reconnaissance internationale.

De la grenouille en lévitation au graphène

Le physicien André Geim incarne parfaitement ce pont entre humour et excellence scientifique. Il a d’abord reçu un Ig Nobel pour avoir fait léviter une grenouille grâce à un champ magnétique, avant de décrocher le prix Nobel de physique pour ses travaux révolutionnaires sur le graphène.

Des milliers de candidatures pour dix élus improbables

Chaque année, l’équipe des Ig Nobel examine des milliers de propositions envoyées par des chercheurs ou par leurs pairs. « Ceux qui postulent n’ont presque aucune chance de gagner », sourit Marc Abrahams. Souvent, l’annonce du prix est le premier moment où les lauréats réalisent que leur travail peut être perçu comme drôle.

Découvrir que son travail est drôle malgré soi

Pour certains chercheurs, recevoir un Ig Nobel est une révélation. Leur sujet, traité avec sérieux pendant des années, devient soudain source d’amusement pour le grand public, sans perdre sa valeur scientifique.

La science bizarre existe vraiment

Le biologiste néerlandais Kees Moeliker en est un exemple frappant. Il a été récompensé pour avoir documenté le premier cas connu de nécrophilie homosexuelle chez des canards colverts. Une étude qui a marqué les esprits et trouvé sa place dans la littérature scientifique.

Des canards, de la nécrophilie et une publication scientifique

Loin d’être anecdotique, cette recherche a valu à Moeliker une reconnaissance durable. Il a même présenté ses travaux lors d’une conférence TED, assumant pleinement ce mélange de sérieux scientifique et de sujet déroutant.

Quand la recherche se prolonge sur les poux pubiens

Le même biologiste travaille aujourd’hui sur les poux pubiens, ces parasites habituellement présents dans les poils pubiens mais parfois observés ailleurs. Il invite le public à participer à la collecte d’échantillons pour ses recherches au musée d’histoire naturelle de Rotterdam. « J’ai entendu dire que les poils pubiens revenaient à la mode », confie t il avec humour.

L’absurde comme moteur scientifique

À travers ces travaux improbables, les Ig Nobel rappellent qu’une question étrange n’est pas nécessairement une mauvaise question, et que le rire peut parfois ouvrir la voie à une compréhension plus fine du monde.

Boycott public, contrats secrets : pourquoi la sécurité israélienne reste incontournable

Israël, au cœur de la sécurité mondiale

Israël, au cœur de la sécurité mondiale

Quand les opposants publics signent en coulisses

Les pays qui se sont prononcés contre Israël ont continué à conclure des accords de sécurité.
Des États qui ont attaqué Israël ouvertement tout en poursuivant, parfois discrètement, des coopérations sécuritaires, l’explosion des commandes au plus fort de la guerre et les enseignements tirés des conflits à Gaza et en Ukraine.
Dans une interview exclusive, Rani Krill, cadre dirigeant d’Elbit Systems, lève le voile sur les coulisses de l’industrie de la défense et affirme : « Le monde a vu des capacités qu’aucun autre pays ne possède. »

Une industrie en croissance continue

Ces dernières années, le volume des exportations de défense israéliennes a connu une croissance marquée. Elbit, entreprise fondée en 1996, figure parmi les moteurs de cette dynamique.
Elle emploie environ 21 000 personnes dans le monde, dont 15 000 en Israël. Aux côtés d’Israel Aerospace Industries et de Rafael Advanced Defense Systems, Elbit contribue à positionner Israël comme un acteur central de l’industrie mondiale de la défense.

« Nous nous classons parmi les meilleurs pays », déclare Rani Krill, vice-président senior du marketing et du développement commercial d’Elbit. « Nos exportations couvrent un vaste territoire, sur tous les continents. » Selon lui, la croissance devrait se poursuivre en 2026,, après une année déjà record. « Notre carnet de commandes a dépassé les 25 milliards de dollars, dont une grande partie provient de l’étranger. »

Le rôle spécifique d’Elbit dans l’écosystème israélien

Interrogé sur la place d’Elbit au sein de l’industrie de défense israélienne et sur sa complémentarité avec les autres groupes, Krill détaille les domaines dans lesquels l’entreprise se distingue. Il cite notamment le système de missiles « Pulse », vendu en Europe à la suite des enseignements tirés du conflit ukrainien, ainsi que les capacités avancées en guerre électronique.

« Le monde a constaté la capacité d’Israël à survoler le Moyen-Orient sans perdre un seul avion dans un environnement hostile. Ce n’est pas un hasard, mais le fruit d’une plateforme de défense de pointe. »

Il évoque également la transformation numérique du champ de bataille :
« Il s’agit de la première guerre numérique où le réseau de reconnaissance a connecté l’armée de bout en bout, du soldat au drone, jusqu’à l’avion de chasse. Ce sont des capacités de pointe que le monde entier observe et apprécie. »

Travailler aujourd’hui, servir demain

La guerre et le massacre du 7 octobre ont profondément affecté l’industrie de la défense.
« L’industrie de la défense israélienne, et Elbit parmi ses acteurs, a été pleinement mobilisée pour soutenir l’armée israélienne et les forces de sécurité », explique Krill.
Contrairement à certaines idées reçues, les employés ne sont pas exemptés du service de réserve. « Vingt pour cent des effectifs d’Elbit ont été mobilisés.
Le modèle israélien, dans lequel nos employés sont aussi soldats et officiers de réserve, présente d’énormes avantages pour intégrer rapidement les enseignements du champ de bataille dans le développement des produits. »

Krill reconnaît le caractère paradoxal de cette réalité. « Nous vivons dans un pays paradoxal : nous devons assurer la continuité de la production et du système de combat, tout en sachant qu’un jour nous travaillons et le lendemain nous sommes réservistes. »

Boycotts annoncés, commandes maintenues

La crainte d’un effondrement économique après le 7 octobre a-t-elle traversé l’entreprise.
« Nous ne pensions pas qu’il y aurait un effondrement, mais nous savions que nous entrions dans une période difficile. » Face à l’érosion du sentiment israélien dans certaines régions, Elbit a adapté sa stratégie commerciale et ses efforts de marketing, en tenant compte des contraintes politiques et diplomatiques propres à chaque pays.

« Nous avons trouvé la bonne formule. Là où la demande a faibli dans certains pays, d’autres régions ont connu une croissance. Le volume des commandes a augmenté de manière significative. »

Ce qui se dit publiquement et ce qui se décide réellement

À la question de savoir si des pays ayant adopté une position intransigeante contre Israël ont continué, en parallèle, à acheter des équipements israéliens, Krill est catégorique.
« Il y a un décalage entre ce que le public et la presse perçoivent et la réalité. »
Selon lui, certains gouvernements doivent répondre à leur opinion publique par des déclarations visibles, tandis que des accords classifiés, réservés à un cercle restreint de décideurs, se poursuivent.

Il précise toutefois que ces cas sont restés limités. « Heureusement, il ne s’agissait pas de pays où l’activité sécuritaire israélienne était particulièrement importante. »

« L’écart entre ce que le public et la presse voient et la réalité est important. »

Krill ajoute que « l’État et la politique sont des choses complexes. Certains accords sont signés, d’autres retardés, et certains ne peuvent être annulés sans conséquences financières lourdes. » Il confirme que des pays se sont exprimés « de manière très flagrante » contre Israël « tout en continuant d’acheter des produits israéliens ».

Production nationale ou interdépendance stratégique

Faut-il, selon lui, qu’Israël s’appuie uniquement sur sa production nationale en matière de sécurité. « C’est une question qui devrait être posée au ministère de la Défense », répond-il.

Il rappelle toutefois la diversité et l’ampleur des besoins sécuritaires du pays, rendant irréaliste une relocalisation totale. « L’État et le ministère de la Défense cherchent à optimiser la situation afin qu’au moment décisif, Israël soit le moins dépendant possible de facteurs extérieurs. »

Il insiste sur le fait qu’Israël dispose des capacités pour tout produire, mais que des considérations économiques entrent nécessairement en jeu. « L’État d’Israël est un pays intelligent et avancé, capable de tout faire, mais il faut prendre en compte les équilibres économiques à long terme. »

Selon lui, certaines technologies ont été exportées par le passé non par manque de besoin interne, mais pour des raisons économiques. « Le ministère de la Défense détermine quelles capacités doivent impérativement rester en Israël et lesquelles peuvent être exportées. »

Classements mondiaux et concurrence accrue

L’indice mondial du SIPRI classe Elbit au 25e rang mondial, devant ses homologues israéliens. Krill se garde de tout pronostic, rappelant qu’Elbit est une société cotée en bourse, mais glisse avec humour : « À l’Eurovision, notre objectif est la première place. » Il souligne surtout que le marché mondial de la défense est en expansion, avec des besoins croissants et l’arrivée de nouveaux acteurs.

Il cite notamment les entreprises turques et coréennes, autrefois marginales à l’export, aujourd’hui en forte progression, ainsi que l’émergence d’acteurs chinois et d’autres pays jusque-là absents du marché international.

Vers une nouvelle génération de conflits

Les conflits récents ont mis en lumière l’efficacité d’armes dites de faible technologie, comme les drones utilisés par le Hamas, le Hezbollah ou en Ukraine. Interrogé sur leur rôle futur, Rani Krill répond qu’ils constituent à la fois une évolution durable des combats et des outils tactiques qui ne supplantent pas les systèmes militaires classiques.

Il reconnaît que l’autonomie et le vol stationnaire prennent une place croissante sur le champ de bataille, tout en estimant que ces outils restent tactiques et non décisifs à l’échelle stratégique.

« Chaque évolution finit par trouver une solution. Des moyens de plus en plus efficaces pour neutraliser ces menaces seront développés. » Il évoque une course technologique permanente, dans laquelle Israël investit depuis des années.

Lasers et supériorité technologique

Krill rappelle qu’Israël développe depuis longtemps des systèmes laser conçus comme un ensemble d’outils complémentaires. Elbit est considéré comme le principal fournisseur de lasers du pays, notamment pour le système Or Eitan, et travaille déjà sur la prochaine génération de lasers aéroportés.

« Le développement de ces systèmes n’a pas commencé après le 7 octobre. Il a débuté il y a plusieurs années. » Face à l’accélération des menaces, il souligne la nécessité de solutions beaucoup plus agiles et rapides à déployer.

L’opération « Am Kalavi », symbole de la supériorité israélienne

Interrogé sur l’événement qui incarne le mieux, selon lui, la force d’Israël ces dernières années, Rani Krill cite sans hésiter l’opération « Am Kalavi ». Cette opération a ciblé une large partie des capacités de renseignement, de longue portée et d’autonomie, dans l’espace aérien iranien, notamment les lanceurs, en établissant un lien direct et opérationnel entre le renseignement et la capacité de neutralisation d’une menace en temps réel.

Krill décrit une action ayant permis de garantir la protection totale des appareils israéliens opérant au-dessus de l’Iran, tout en démontrant une coordination exceptionnelle entre capacités visibles et invisibles.
Selon lui, cette opération a également servi de cadre d’entraînement avancé pour les pilotes, leur permettant d’atteindre le niveau de maîtrise requis pour évoluer dans un environnement extrêmement hostile. Il a comparé ces vols à un survol des Champs-Élysées, afin d’illustrer le degré de confiance, de précision et de supériorité technologique atteint par Israël.

« Peu de pays, voire aucun, sont capables de mener une telle opération, mobilisant une telle concentration de capacités, sur une période aussi courte que douze jours », affirme-t-il.

À travers ses propos, Rani Krill décrit une réalité brute : dans un environnement où l’immobilisme est impossible, Israël a démontré, sous le feu des critiques et des pressions, une supériorité technologique et opérationnelle qui continue d’attirer le monde entier.

Tester votre intelligence avec Tsahal : défi cybernétique lancé 8 jours pour accomplir ce miracle

Tester votre intelligence avec Tsahal : défi cybernétique lancé 8 jours pour accomplir ce miracle

Tester votre intelligence avec Tsahal : le défi cybernétique est lancé

Vous pensez être intelligent ? Tsahal vous met au défi.
Un nouveau défi de réflexion BSMAH est désormais ouvert à tous, avec une énigme centrale conçue pour simuler les défis quotidiens auxquels est confronté le personnel cybernétique de l’armée israélienne.
L’objectif est double : stimuler la créativité et initier les jeunes aux univers de la technologie et de la défense numérique. La question est simple : serez-vous capable de le résoudre ?

Un aperçu rare du cyberespace de Tsahal

L’École d’informatique et de cyberdéfense de Tsahal lance une initiative inédite destinée au grand public et aux jeunes passionnés de technologie. Baptisée « Cyberpuzzle de Tsahal », elle ne se contente pas d’informer : elle propose de penser comme les spécialistes de la cyberdéfense militaire, à travers un véritable exercice de réflexion.

Au cœur du centre de formation en cybersécurité

Le Centre de cybersécurité de Tsahal reste largement méconnu du grand public, alors qu’il constitue l’un des piliers les plus stratégiques de l’appareil de défense.
Il s’agit du principal centre de formation de l’armée pour les domaines de l’informatique, du développement logiciel et de la cyberdéfense.
C’est là que sont formés, depuis des années, les responsables des systèmes critiques, des développements technologiques sensibles et des opérations numériques les plus confidentielles.
Parallèlement, ce centre mène un effort assumé en faveur de l’intégration de la diversité au sein des activités technologiques et sécuritaires d’Israël.

Ce nouveau défi est né d’une volonté claire : ouvrir une fenêtre sur ce monde fermé.
Plutôt qu’une présentation institutionnelle ou une vidéo promotionnelle, Tsahal a choisi de proposer une énigme centrale fondée sur la mise en relation de domaines différents, l’analyse de problèmes complexes et la pensée créative.
C’est précisément le type de défis rencontrés quotidiennement par les unités cybernétiques, transposé ici dans une version civile et accessible.

Pour tenter de résoudre cette énigme, aucune expérience militaire ni connaissance préalable en cybersécurité n’est requise. Il faut avant tout savoir s’arrêter, réfléchir autrement et relier des éléments qui, à première vue, ne semblent pas connectés.
L’intention est explicite : utiliser ce puzzle comme outil de sensibilisation, attirer les jeunes intéressés par la technologie, l’innovation et la cybersécurité, et leur offrir un aperçu concret des coulisses de la défense numérique israélienne.

Huit jours pour accomplir un miracle numérique

« Pensez-vous pouvoir déjouer une cyberattaque ennemie ? Venez le prouver. »
La division de défense informatique et cybernétique travaille jour et nuit pour concevoir des défenses capables de contrer des attaques visant des réseaux ennemis susceptibles de paralyser des infrastructures critiques. Afin d’illustrer ce travail en période de guerre, Tsahal a créé un casse-tête spécial à l’occasion de Hanoucca. Le défi est lancé : en huit jours de fête, saurez-vous accomplir un miracle et empêcher une cyberattaque majeure ?

Il n’est un secret pour personne que le monde moderne repose sur des systèmes numériques omniprésents, qu’il s’agisse d’allumer la lumière avec son téléphone ou de retirer de l’argent en ligne.
Cette facilité d’usage s’accompagne pourtant de risques considérables. De la même manière qu’une simple lésion du système nerveux peut provoquer une paralysie, une seule cyberattaque peut entraîner des pannes de réseau affectant des organisations entières, des villes, voire des pays.

Une rumeur inquiétante est récemment parvenue aux services de renseignement : l’ennemi contrôlerait un système redoutable capable, par une simple pression sur un bouton, de causer des dommages graves aux infrastructures critiques et de provoquer des dégâts massifs.

Votre mission est claire : infiltrer ce système, le pirater et recueillir des informations sur ses failles de sécurité afin de pouvoir le détruire et neutraliser la menace.

Cela vous semble impossible ? Pas si vite. Les services ont réussi à intercepter une fréquence ennemie secrète et à capter un message : une chaîne de caractères cryptée. Ces lignes seraient la clé permettant d’atteindre le cœur du système. À partir de là, tout repose sur vous. Bonne chance.

L’énigme à résoudre cliquez sur le lien pour l'avoir en hébreu

« Je réside à New York, la Grosse Pomme.

Dans l’empire romain, je suis fier.

Attention aux bâtiments situés le long du carrefour,

Ils pourront peut-être vous aider à décrypter le code.

Rendez-vous d’abord au point de rencontre des 8e et 29e rues.

Ensuite, rendez-vous à l’angle de la 5e et de la 14e rue.

Ensuite, dirigez-vous vers le carrefour entre la 7e et la 12e rue et faites deux pas à droite.

Enfin, trouvez celui qui se trouve entre le 7e et le 13e et allez trois pas à gauche.

FCvkQ#c(U]h7p.+W2?1^Wc4RR »

Le défi est lancé. À vous de penser comme les experts de la cyberdéfense.

Attentat déjoué à Los Angeles : un projet d’attaques à la bombe pour le réveillon du Nouvel An

Attentat déjoué à Los Angeles : un projet d’attaques à la bombe pour le réveillon du Nouvel An

Attentat déjoué à Los Angeles : un projet d’attaques à la bombe pour le réveillon du Nouvel An

Quatre suspects pro-palestiniens arrêtés par le FBI

Le FBI a annoncé lundi soir avoir déjoué un attentat terroriste majeur prévu à Los Angeles pour le réveillon du Nouvel An. Quatre individus, présentés comme des sympathisants pro-palestiniens affiliés à une organisation extrémiste, ont été arrêtés et inculpés après la découverte d’un projet coordonné d’attentats à la bombe visant plusieurs sites de la région.

Selon les autorités fédérales, les suspects projetaient de placer des engins explosifs sur cinq sites distincts de la région de Los Angeles et de les faire exploser à minuit, dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, afin de cibler des entreprises américaines.

Un plan détaillé saisi par les enquêteurs

D’après le communiqué du FBI, les arrestations ont eu lieu ce week-end à la suite de renseignements précis et de la découverte d’un document en possession des suspects.
Ce document détaillait les différentes étapes du plan, les cibles envisagées et le mode opératoire des attaques. Les noms des entreprises visées n’ont pas été rendus publics à ce stade de l’enquête.

Les quatre individus ont été inculpés de complot et de possession d’engin explosif. Les autorités précisent que l’opération policière est intervenue avant toute mise à exécution du projet.

Une affiliation à une organisation radicale identifiée

Selon Fox News, une source du FBI a indiqué que les suspects seraient affiliés à une branche radicale du Front de libération de l’Île de la Tortue. Cette organisation défend une idéologie antigouvernementale et des positions pro-palestiniennes. L’expression « Île de la Tortue » est utilisée par certains militants pour désigner l’Amérique du Nord, notamment dans le cadre de revendications liées aux droits des peuples autochtones.

Toujours selon les informations relayées, l’organisation aurait son siège à Los Angeles. Sur les réseaux sociaux, elle affirme lutter contre ce qu’elle qualifie d’« impérialisme américain » et appelle à la libération de la Palestine, d’Hawaï et de Porto Rico. Les autorités américaines considèrent la branche à laquelle appartenaient les suspects comme particulièrement radicale.

Des explosifs en phase de test dans le désert californien

Les quatre suspects ont été interpellés dans la région de Lucerne Valley, en Californie. Selon les enquêteurs, ils s’apprêtaient à y tester des engins explosifs dans le cadre des préparatifs de l’attentat projeté. C’est à ce stade que les forces fédérales sont intervenues pour procéder aux arrestations.

Un cinquième suspect arrêté à La Nouvelle-Orléans

Par ailleurs, Fox News a rapporté qu’une cinquième personne, soupçonnée d’appartenir au même groupe extrémiste, a été arrêtée à La Nouvelle-Orléans. Cette personne est suspectée d’avoir planifié un autre attentat distinct. Les autorités précisent que l’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur exacte du réseau, les liens entre les différents suspects et d’éventuelles autres cibles envisagées.

À la Knesset, Dudi Amsalem prêche la Torah face à la barbarie

À la Knesset, Dudi Amsalem prêche la Torah face à la barbarie

À la Knesset, Dudi Amsalem prêche la Torah face à la barbarie

À la tribune de la Knesset, Dudi Amsalem a délaissé le discours politique pour livrer un message de Torah d’une rare clarté : dans un monde où le mal agit sans limites et où le juste s’impose des règles morales, la victoire du bien n’est jamais acquise. Si les justes triomphent malgré leur désavantage apparent, ce n’est pas par la force brute, mais par un miracle porté par la foi et la providence qui accompagne le peuple d’Israël depuis toujours.

Un sermon de Hanoukka au cœur de la réalité sécuritaire israélienne

Dans une démarche inhabituelle, le ministre Dudi Amsalem a choisi d’utiliser son temps de parole à la tribune plénière de la Knesset non pour un discours politique, mais pour délivrer un message de foi, directement inspiré de la Torah et de l’esprit de Hanoukka, en résonance avec la réalité sécuritaire d’Israël.
« Les justes finiront par triompher, grâce à la providence qui accompagne le peuple d’Israël depuis des temps immémoriaux », a-t-il déclaré devant les députés.

Prenant la parole ce dimanche matin en séance plénière, le ministre a centré son intervention sur la prière « Sur les miracles ».
Il a posé une question qui traverse les générations : pourquoi remercions-nous Dieu à la fois pour avoir livré « des héros entre les mains des faibles » et permis « à un petit nombre d’accomplir de grandes choses », des miracles qui défient les lois de la nature, mais aussi pour la victoire des « méchants entre les mains des justes » ?
Là où le rapport de force physique est évident dans les premiers exemples, la seconde formule semble relever uniquement d’un affrontement moral.
Quel est donc le miracle dans la victoire des justes sur les méchants ?

La morale comme faiblesse apparente et la victoire comme miracle

La réponse apportée par Dudi Amsalem s’ancre profondément dans l’histoire juive et la réalité israélienne contemporaine. Dans l’ordre naturel des choses, a-t-il expliqué, l’homme juste se trouve en situation de désavantage face à l’homme mauvais.
Le juste est lié par la morale, les valeurs et les lois de la Halakha, y compris en temps de guerre. À l’inverse, l’homme mauvais agit sans aucune retenue : tout lui est permis, tuer, massacrer, assassiner, sans la moindre limite.

Dans ces conditions, la victoire du bien sur le mal barbare, de celui qui s’impose des règles sur celui qui se déchaîne sans frein, ne va pas de soi. Elle n’est ni logique ni automatique. Elle relève du miracle. Seule l’intervention divine, selon le ministre, permet au bien de triompher du mal contre toute attente.

Un message adressé aux ennemis d’Israël

Dudi Amsalem a conclu son sermon par un message clair adressé aux ennemis d’Israël et aux terroristes. L’histoire démontre que, malgré une prétendue « infériorité » morale, ce sont les justes qui finissent par l’emporter. Grâce à la foi et à la force que le Créateur a accordées au peuple éternel, la lumière triomphe toujours des ténèbres, comme elle l’a toujours fait.

Netanyahu : en Israël, les Juifs peuvent se défendre contre les « barbares »

Netanyahu : en Israël, les Juifs peuvent se défendre contre les « barbares »

Netanyahu : en Israël, les Juifs peuvent se défendre contre les « barbares »

« Nous savons qu’il y aura d’autres attaques »

« Nous savons qu’il y aura d’autres attaques », a déclaré dimanche soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au lendemain du massacre de Hanoukka à Sydney, affirmant que l’endroit le plus sûr pour les Juifs est celui où « nous pouvons nous défendre » : en Israël.

S’exprimant lors d’une cérémonie d’allumage des bougies de Hanoukka à l’Académie de police de Beit Shemesh, le chef du gouvernement a insisté sur le fait que la sécurité du peuple juif repose désormais sur sa capacité à se défendre par lui-même.
« Nous nous défendons avec les Forces de défense israéliennes, les forces de sécurité et les héroïques policiers et policières de la police israélienne », a-t-il déclaré.

La cérémonie s’est tenue en présence du ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, du commissaire de la police israélienne, l’inspecteur général Danny Levy, ainsi que de la famille du sergent-chef Ran Gvili, dernier otage tombé au combat et toujours détenu à Gaza.

« Comme au temps des Maccabées »

Dans un discours fortement symbolique, Netanyahu a établi un parallèle historique explicite.
« Comme au temps des Maccabées, bien que peu nombreux face à une multitude, nous sommes un État d’environ 10 millions d’habitants face à une multitude, face à des ennemis qui nous ont combattus il y a encore peu de temps, au nombre de quelque 200 millions », a-t-il déclaré.

Il a rappelé le retour du peuple juif sur sa terre après l’exil.
« Nous sommes rentrés sur notre terre après l’exil qui nous a été imposé. Et la première chose que nous avons dû reconstruire, c’est notre capacité d’autodéfense. C’est ce que nous avons fait ces deux dernières années avec une intensité et un succès accrus. »

Le Premier ministre a poursuivi en situant Israël dans un affrontement civilisationnel.
« Nous représentons en réalité le monde libre, la civilisation moderne, contre les barbares qui veulent nous ramener au Moyen Âge. C’est ce qu’ils souhaitent. »

La promesse faite à la famille Gvili

S’adressant directement à la famille de Ran Gvili, Netanyahu a renouvelé l’engagement de l’État. Il a promis qu’Israël « ramènera Rani, tout comme nous avons ramené 254 de nos 255 otages ». Il a ajouté : « Nous sommes un peuple qui a appris à se débrouiller seul, car nous savions qu’en temps de détresse, rien ne garantit que quiconque nous viendra en aide. Ce fut, dans une large mesure, notre destin dans la diaspora, avec des vagues d’antisémitisme qui se succédaient sans cesse. »

Selon lui, la création de l’État d’Israël a marqué une rupture historique décisive. La seule chose qui a changé, a-t-il affirmé, est que les Juifs peuvent désormais se défendre contre leurs assassins, dont les actes « ont toujours été précédés d’accusations, de mensonges et d’innombrables calomnies ».

L’Australie mise en cause

Netanyahu a également évoqué une lettre adressée en août au Premier ministre australien Anthony Albanese, dans laquelle il l’avertissait que sa politique encourageait le terrorisme.
« Vous appelez à la création d’un État palestinien et, de fait, vous récompensez le Hamas pour l’horrible massacre perpétré le 7 octobre », a déclaré Netanyahu en reprenant les termes de cette lettre.

Selon le dirigeant israélien, Albanese « n’a rien fait », soulignant son inaction face aux avertissements israéliens. Il a rappelé que les ennemis d’Israël avaient causé au pays « une catastrophe insupportable » le 7 octobre 2023.

« Le 8 octobre, la situation a déjà basculé »

Le Premier ministre a décrit la réponse militaire israélienne immédiate.
« Mais le 8 octobre, la situation a déjà basculé. Nous sommes passés à l’offensive et nous les avons frappés méthodiquement : d’abord à Gaza, puis au Liban, puis en Syrie, également en Irak et surtout en Iran. »

Dans son intervention, Itamar Ben-Gvir a rendu hommage aux forces de police israéliennes, les comparant aux « Maccabées du passé… qui allument une flamme même entourés de ténèbres ».

Hommage à Ran Gvili

Le commissaire de police Danny Levy a dédié la première bougie de Hanoukka à l’otage décédé Ran Gvili. Il a rappelé son comportement lors de l’invasion terroriste massive depuis Gaza. « Ran n’a pas hésité. Blessé, il a quitté son domicile, a combattu avec courage et a sauvé de nombreuses vies civiles. Nous prions pour son retour, souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés et adressons nos condoléances aux familles endeuillées qui ont perdu ce qu’elles avaient de plus précieux. »

Lors d’une cérémonie distincte organisée à la résidence présidentielle à Jérusalem, le président israélien Isaac Herzog a également reçu la famille de Gvili.
Il a commémoré l’héroïsme du « dernier otage encore détenu par des terroristes meurtriers à Gaza » et renouvelé son appel.
« Nous renouvelons notre appel à la libération immédiate de Ran et à son retour auprès de sa famille pour des funérailles dignes ! »

Fusillade lors d’un cours lié aux études juives à l’université Brown, deux morts et neuf blessés

Fusillade lors d’un cours lié aux études juives à l’université Brown, deux morts et neuf blessés

Fusillade lors d’un cours lié aux études juives à l’université Brown, deux morts et neuf blessés

Providence, Rhode Island – 14 décembre 2025

Un homme armé a ouvert le feu samedi après-midi à Providence, dans le Rhode Island, lors d’une séance de révision pour l’examen final d’économie d’un professeur de l’université Brown, qui enseigne également dans le champ des études juives. Selon les forces de l’ordre, les autorités et les médias, deux personnes ont été tuées et neuf autres blessées.

Lundi matin, les forces de l’ordre ont annoncé qu’une personne d’intérêt avait été placée en garde à vue.

Une séance de révision ciblée sur un cours lié aux études juives

La fusillade s’est produite lors d’une séance de révision du cours de principes d’économie dispensé par Rachel Friedberg, professeure d’économie et membre associée du programme d’études juives ainsi que du centre de formation et d’études démographiques de l’université Brown. Selon les informations disponibles, la professeure n’était apparemment pas présente dans la salle au moment de l’attaque.

Le profil académique de Rachel Friedberg

La biographie officielle de Rachel Friedberg indique qu’elle a enseigné l’économie pendant quatre ans à l’Université hébraïque de Jérusalem et que ses recherches portent sur
« l’économie de l’immigration, et plus particulièrement sur l’analyse économétrique des résultats et des impacts des immigrants aux États-Unis et en Israël ».

Il est également précisé qu’elle a « témoigné devant le Congrès et participé aux délibérations des commissions de la Knesset » et qu’elle « explore l’intersection entre l’économie et les études juives ».

Selon cette même biographie, « le cours de principes économiques de Friedberg est le plus populaire à Brown ; il est suivi par la moitié des étudiants de premier cycle ». Ses domaines de recherche incluent « Israël, les sciences sociales juives, l’économie du travail et les États-Unis ».

Une enquête fédérale en cours, une personne d’intérêt interpellée

Les motivations de l’agresseur n’étaient pas claires au regard des déclarations publiques. JNS a sollicité des commentaires auprès de plusieurs groupes juifs présents sur le campus.

Le bureau du FBI à Boston a indiqué à JNS : « L’enquête est en cours et, afin d’en préserver l’intégrité, nous ne ferons aucun commentaire. »

Kash Patel, directeur du FBI, a déclaré dimanche avant midi que le bureau, le service des US Marshals et la police locale avaient « interpellé une personne d’intérêt dans une chambre d’hôtel à Coventry, dans le Rhode Island, suite à une information fournie par le département de police de Providence, dans le Rhode Island ».

« Veuillez continuer à prier pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour toutes les personnes de l’université Brown », a déclaré le directeur du FBI.

Réaction de la Maison Blanche et du président américain

La Maison Blanche a indiqué que le président américain Donald Trump avait exprimé ses « plus profondes condoléances et son respect » après « la fusillade à l’université Brown, l’attaque antisémite en Australie et l’attaque contre les forces américaines en Syrie ».

Déclaration d’Ivanka Trump à l’occasion de Hanoukka

Ivanka Trump, la fille du président, qui est juive, a déclaré que « alors que les Juifs du monde entier se rassemblent autour de leurs menorahs en cette première nuit de Hanoukka, nous nous rappelons combien le monde a désespérément besoin de plus de lumière et de plus de kiddouch Hashem », de sanctification du nom de Dieu.

« Les tragédies bouleversantes de Bondi Beach, en Australie, et de l’université Brown nous affectent profondément », a-t-elle déclaré. « Il est inimaginable de comprendre la douleur que ressentent ces familles, et nous sommes de tout cœur avec les proches touchés. »

Elle a ajouté que Hanoukka « nous enseigne que même dans les moments les plus sombres, une simple flamme a le pouvoir de repousser les ténèbres écrasantes » et que « ce soir, puissions-nous faire briller nos lumières en l’honneur de ceux que nous avons perdus, en solidarité avec leurs familles et comme un engagement à apporter plus de compassion, d’intégrité et de sainteté dans le monde ».

Un campus bouclé et une mobilisation massive des forces de l’ordre

Samedi, les forces de l’ordre ont indiqué que plus de 400 personnes issues des agences locales, étatiques et fédérales s’étaient rassemblées aux abords du campus de l’université de l’Ivy League afin de rechercher le suspect, tandis que l’établissement ordonnait aux étudiants de rester confinés sur place pendant plusieurs heures après la fusillade.

Une courte vidéo du suspect, diffusée initialement, laissait entrevoir une personne vêtue de sombre. Le tireur avait d’abord été décrit comme un homme d’une trentaine d’années, mais la personne recherchée s’est révélée par la suite être âgée d’une vingtaine d’années.

Doutes et hypothèses évoqués par une spécialiste des tueries de masse

Amy Swearer, juriste principale à la Heritage Foundation, a expliqué qu’il restait théoriquement possible que les faits soient sans lien direct avec l’identité du professeur et que, lorsque les autorités ont indiqué que le tireur avait « crié des choses » pendant la fusillade, il s’agisse simplement de propos confus ou incohérents. « Il aurait très bien pu hurler qu’il détestait ce cours d’économie parce qu’il est trop difficile. C’est possible. Mais de moins en moins probable », a-t-elle souligné.

Elle a précisé qu’il pouvait tout aussi bien avoir crié « L’impôt, c’est du vol ! », « Je déteste ce cours, c’est trop dur ! » ou encore « On se reverra tous en enfer ! ». « Il est également possible qu’il ait complètement perdu pied et qu’il ait proféré des paroles délirantes », a-t-elle ajouté.

« Mais en tant que spécialiste des tueries de masse, il y a certaines choses sur lesquelles je préfère ne pas me prononcer pour le moment. »

Elle a déclaré que « celui qui crie au vol serait bien plus susceptible de s’en prendre à des fonctionnaires fédéraux ou d’État plutôt qu’à une salle de classe universitaire lambda, et un suspect d’une trentaine d’années a peu de chances d’être un simple étudiant en colère d’une prestigieuse université qui ciblerait uniquement son cours d’introduction à l’économie ».

« De plus, à ce stade, il est fort probable que quelqu’un de la classe l’ait reconnu. »

Elle a ajouté que « les tireurs nihilistes ou suicidaires ne tentent généralement pas de s’échapper ». Au contraire, « ils ont généralement un plan pour se suicider ou se faire abattre par la police ».

Après l’arrestation de la personne suspecte, elle a déclaré que le fait que cette personne soit âgée d’une vingtaine d’années suggérait que « si l’on part du principe qu’il s’agit bien du tireur, son jeune âge semblerait pencher vers la possibilité qu’il ne soit qu’un étudiant lésé, tandis que l’élément de l’hôtel s’en éloigne ».

Le fait que la personne d’intérêt ait été retrouvée dans une chambre d’hôtel à Coventry, et non sur le campus ou dans un logement étudiant, constitue un élément notable.
Selon Amy Swearer, ce détail ne correspond pas au profil d’un simple étudiant ayant agi sous le coup de la colère après un cours ou un examen jugé trop difficile.

Elle souligne qu’un étudiant frustré regagne habituellement son domicile ou reste sur le campus. Le choix de se rendre dans un hôtel, ou de s’y réfugier, s’en éloigne et tend à affaiblir l’hypothèse d’un geste purement impulsif lié à un contexte académique, au profit d’un comportement plus structuré et plus conscient de ses actes.

Amy Swearer explique que, dans les tueries de masse récentes, les auteurs utilisent de plus en plus souvent des armes de poing, c’est-à-dire des pistolets, plutôt que des armes longues comme les fusils d’assaut.

Autrement dit, on observe un retour à l’arme la plus simple, la plus discrète et la plus facile à transporter, notamment pour agir dans des lieux fermés comme une salle de classe, une synagogue, un centre commercial ou un campus universitaire.

Massacre à Bondi : quand le cauchemar du 7 octobre rattrape les Juifs en exil -vidéo-

Massacre à Bondi : quand le cauchemar du 7 octobre rattrape les Juifs en exil

Les faits de la fusillade à Sydney

Le 14 décembre 2025, vers midi (heure locale), une fusillade d'une rare violence a éclaté sur la plage de Bondi, à Sydney, en Australie, lors d'une célébration publique de Hanouka organisée par la communauté juive Chabad de Bondi.

Plus de 1 000 personnes étaient rassemblées pour allumer la menorah et commémorer la fête des Lumières, dans un événement familial et ouvert à tous.

(Cette vidéo a été prise quelques instants avant le massacre)

Deux hommes armés, vêtus de noir, ont ouvert le feu de manière indiscriminée sur la foule, tirant des dizaines de coups. Selon les autorités australiennes, il s'agit d'un acte terroriste ciblant explicitement la communauté juive.

Parmi les victimes un garçons de 10  ans et le rabbin Habbad Eli Shklanger (photo)

Massacre à Bondi : quand le cauchemar du 7 octobre rattrape les Juifs en exil

Massacre à Bondi : quand le cauchemar du 7 octobre rattrape les Juifs en exil

 

L'Iran serait derrière cet attentat selon un responsable de la sécurité israëlien

Le bilan est lourd : au moins 12 morts confirmés, dont plusieurs enfants et un survivant de l'attaque du 7 octobre 2023 en Israël qui s'était installé en Australie deux semaines plus tôt pour fuir l'antisémitisme.

Plus de 30 blessés ont été évacués vers des hôpitaux de Sydney, dont 11 dans un état critique. Un des tireurs a été abattu par la police, l'autre est dans un état critique et en garde à vue.

Un passant a désarmé l'un des assaillants, évitant potentiellement un bilan plus lourd. Les forces de l'ordre enquêtent aussi sur la présence possible d'un engin explosif improvisé (IED) sur place.

L'un des suspects a été identifié comme Naveed Akram, 24 ans, d'origine pakistanaise présumée, connu des services de renseignement australiens (ASIO) pour des liens potentiels avec des extrémistes.

C'est l'attaque la plus meurtrière en Australie depuis le massacre de Port Arthur en 1996 (35 morts), qui avait conduit à des réformes strictes sur les armes à feu.

Un survivant du 7 octobre, récemment installé en Australie (interviewé par 9News et plusieurs médias, visage bandé et ensanglanté) :
« Je suis venu ici avec ma famille pour la célébration de Hanouka. Je n'aurais jamais pensé revivre ça en Australie, surtout pas sur la plage de Bondi.
C'était un bain de sang absolu, un massacre total. J'ai vu des enfants tomber au sol, des personnes âgées, des handicapés.
Du sang qui giclait partout. Je n'ai pensé qu'à faire sortir ma femme et mes enfants en sécurité. Nous avons déjà vécu pire [le 7 octobre], nous passerons à travers ça. Et nous attraperons ces salauds responsables. » Cet homme, blessé à la tête, avait fui l'antisémitisme en Israël il y a seulement deux semaines.

Timothy Brant-Coles, touriste britannique (à l'AFP) : « Il y a eu une fusillade, deux tireurs vêtus de noir et armés de fusils semi-automatiques. J'ai vu plusieurs personnes blessées par balles. »

Harry Wilson, habitant du quartier (à ABC) : « Il y avait du sang partout. Les scènes sont choquantes et bouleversantes. »

Sean Tarek Goodwin (témoignage recueilli par ABC) : Il a décrit une scène « chaotique et horrible », avec des personnes blessées gisant au sol. Il a protégé sa famille pendant les tirs qui ont duré environ 10 minutes.

Josh Pulford, témoin vivant près de la plage (à des médias locaux) : « J'ai vu deux hommes en noir commencer à tirer depuis le pont, à seulement 15 mètres de moi. Après cinq ou six coups, j'ai couru avec la foule qui hurlait vers le club de surf. Il y avait des corps partout dans le parc, une carnage. »

Marcos Carvalho, résident de Bondi Junction (à Reuters) : « J'étais en train de ranger mon sac pour rentrer quand j'ai entendu les coups de feu. Bang bang bang, sans arrêt. »

Bianca, enseignante à Sydney, 26 ans : « J'ai entendu des dizaines de coups de feu, comme des feux d'artifice. Les gens traînaient leurs enfants, choqués, traumatisés, confus. »

Ces voix humaines rappellent cruellement que derrière les chiffres se cachent des familles brisées, des enfants terrifiés et une communauté juive visée lors d'une fête joyeuse.

Comme pour le 7 octobre, ces témoignages soulignent la brutalité indiscriminée .

Le Premier ministre Anthony Albanese a qualifié l'événement de "terrifiante attaque antisémite", promettant une réponse ferme contre l'extrémisme.

Emmanuel Macron a échangé avec lui pour exprimer la solidarité de la France, et le président israélien Isaac Herzog a dénoncé une "attaque cruelle contre des Juifs". La police de Nouvelle-Galles du Sud a bouclé la zone, et une opération antiterroriste est en cours.

Les parallèles avec le 7 octobre 2023

Dès les premières heures, de nombreux observateurs et témoins sur les réseaux sociaux, ainsi que dans les médias, ont tracé un parallèle saisissant entre cette fusillade et l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël.

Ce jour-là, des milliers de terroristes ont envahi des kibboutzim et un festival de musique, tuant 1 200 personnes (dont des civils, des enfants et des festivaliers) et en enlevant 250 autres comme otages.

Les images de Bondi – foule paniquée fuyant sous les balles, sang sur le sable, cris de terreur – rappellent les vidéos du festival Nova en Israël, où 364 personnes ont été massacrées.

Des posts sur X (anciennement Twitter) qualifient l'événement de "répétition du 7 octobre" ou de "scène sortie d'un cauchemar israélien". Un survivant israélien blessé à Sydney a déclaré : "Je n'aurais jamais pensé revivre ça en Australie... C'était un bain de sang absolu."

Ces comparaisons soulignent un mode opératoire similaire : attaques surprises contre des civils juifs lors d'événements festifs, motivées par un antisémitisme virulent.

L'un des suspects de Sydney aurait crié des slogans anti-israéliens, évoquant explicitement le conflit au Moyen-Orient. Cela alimente le débat : l'Australie, pays pacifique avec un contrôle strict des armes, n'était-elle pas à l'abri ?
Les autorités locales notent une hausse des tensions communautaires depuis 2023, liée au conflit israélo-palestinien.

Réflexion : le 7 octobre, déclencheur d'une barbarie mondiale ?

Et si le 7 octobre 2023 n'avait pas seulement ravagé Israël, mais ouvert une "voie à la barbarie" à l'échelle globale ?

Les faits de l'actualité, deux ans plus tard, tendent à valider cette crainte.
L'attaque du Hamas – qualifiée par l'ONU et des experts comme un acte de terrorisme génocidaire, avec des viols systématiques et des mutilations – n'a pas été un événement isolé.
Elle a agi comme un catalyseur, encourageant  les extrémistes et amplifiant l'antisémitisme latent dans le monde entier.

Examinons cela pas à pas, en nous appuyant sur des données objectives.

D'abord, l'explosion de l'antisémitisme mondial.
Selon l'Anti-Defamation League (ADL), les incidents antisémites aux États-Unis ont bondi de 140 % en 2023 par rapport à 2022, avec 8 873 cas recensés – un record absolu, incluant des agressions physiques, du vandalisme et des menaces en ligne.

Le rapport global du Combat Antisemitism Movement (CAM) de 2025 confirme une "prolifération de la haine anti-juive à des niveaux de crise", avec une hausse de 60 % des incidents dans le monde entier depuis octobre 2023.

En Europe, l'Institut pour l'étude des médias et de l'antisémitisme a noté une augmentation de 400 % des attaques en France et en Allemagne dans les semaines suivant le 7 octobre.
En Australie même, les Juifs se disent "très peu en sécurité", avec une vague d'incidents : graffitis, agressions et manifestations hostiles, culminant à Sydney ce 14 décembre.

Ces chiffres ne sont pas abstraits : des synagogues vandalisées à Berlin, des étudiants juifs harcelés sur les campus américains, des familles juives quittant des quartiers entiers au Royaume-Uni.

Ensuite, les attaques terroristes inspirées par le 7 octobre.

Les rapports du FBI et d'Europol soulignent que les tensions post-7 octobre ont été exploitées par des groupes comme l'État islamique (EI) et des loups solitaires pour justifier des violences.

Aux États-Unis, cinq attaques terroristes de haut profil en 2025 ont été liées au conflit israélo-hamas, incluant des fusillades et des tentatives d'attentats contre des synagogues.

En Europe, des complots déjoués visaient des rallies pro-Israël au Canada et en France, inspirés par la rhétorique du Hamas.

Globalement, le Global Terrorism Index note une diffusion du terrorisme : 45 pays ont vu une détérioration en 2025, avec une hausse de 8 % des attaques hors Myanmar, souvent motivées par un "jihad global" post-7 octobre.

Le 7 octobre a servi de "modèle" : des vidéos de l'attaque partagées massivement sur les réseaux ont radicalisé des individus, de l'Irak à l'Inde, en passant par l'Australie. Comme l'écrit un analyste du CTC (West Point) : "Les patterns de violence terroriste au Moyen-Orient se propagent, avec le 7 octobre comme pivot."

| Indicateur | Avant 7 octobre (2022) | Après 7 octobre (2023-2025) | Source |
|------------|-------------------------|-----------------------------|--------|
| Incidents antisémites US | ~3 700 | ~8 873 (hausse 140 %) | ADL |
| Attaques globales anti-juives | +60 % dans 7 pays | +400 % en Europe | DW News |
| Terrorisme inspiré (US) | Bas niveau | 5 attaques majeures en 2025 | ABC News |
| Détérioration pays touchés | 20 pays | 45 pays | Vision of Humanity |

Cette table illustre l'ampleur : ce n'est pas une coïncidence, mais une conséquence directe.

Le 7 octobre a révélé – et amplifié – une idéologie qui transcende les frontières : un antisémitisme "moderne" masqué en anti-sionisme, qui justifie la violence contre des civils juifs partout.
Comme le note l'American Jewish Committee, les Juifs américains se sentent "moins en sécurité qu'avant", avec 63 % craignant des attaques.

Le 7 octobre a effectivement "ouvert une voie" : non pas à une fatalité inévitable, mais à une urgence collective.

 

Le Hamas avait planifié l'enlévement d'Itmar Ben Gvir avant le 7 octobre

Le Hamas avait planifié l'enlévement d'Itmar Ben Gvir avant le 7 octobre

Nukhba avait planifié l’enlèvement d’Itamar Ben Gvir avant le 7 octobre, les images révélées par la chaîne 13

La chaîne 13 de la télévision israélienne a révélé une information d’une extrême gravité : avant le massacre du 7 octobre, des terroristes de la force Nukhba du Hamas s’étaient entraînés à enlever le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir à Hébron afin de le transférer vivant dans la bande de Gaza.
Les images proviennent de caméras corporelles portées par les membres de l’unité Nukhba et saisies par Tsahal lors des combats à Gaza. Elles montrent des scènes d’entraînement explicites, répétées, structurées, sans ambiguïté sur l’objectif visé.

Ce que montrent les images récupérées par Tsahal

Selon les révélations diffusées, les terroristes de Nukhba simulent un enlèvement ciblé dans un environnement urbain ressemblant à Hébron.
Les séquences filmées à hauteur d’homme laissent apparaître des consignes claires, une répartition des rôles et un scénario précis de capture, d’exfiltration et de transfert vers Gaza. Ces images confirment que les opérations du 7 octobre n’étaient ni improvisées ni opportunistes, mais qu’elles s’inscrivaient dans une planification longue, méthodique, incluant des cibles politiques israéliennes de tout premier plan.

La force Nukhba constitue l’unité d’élite du Hamas, rattachée à sa branche armée.
Elle a été au cœur des infiltrations massives du 7 octobre, des massacres de civils et de l’enlèvement de plus de deux cents Israéliens, civils et soldats, transférés vers Gaza.
Les caméras corporelles utilisées par ces terroristes avaient pour fonction de documenter leurs actions, à la fois pour la propagande interne et pour les chaînes de diffusion du Hamas.

Hébron, une cible symbolique et stratégique

Le choix d’Hébron n’est pas anodin. Ville au cœur des tensions entre Israéliens et Palestiniens, elle concentre une charge symbolique, religieuse et sécuritaire majeure. Itamar Ben Gvir y réside depuis des années et y a longtemps été la cible de menaces, d’émeutes et de tentatives d’attaques. Le projet d’enlèvement à Hébron visait autant l’homme que ce qu’il incarne politiquement, dans un lieu où chaque geste résonne bien au-delà de ses rues.

La réaction d’Itamar Ben Gvir

À la suite de ces révélations, le ministre de la Sécurité nationale a réagi publiquement. Ses mots sont directs, sans détour :

« Cette révélation incroyable des plans de Nukhba avant le 7 octobre s’ajoute à six autres tentatives où ces maudits ont essayé de me nuire, moi et ma famille. Je ne reculerai pas. »

Il poursuit en liant explicitement cette menace personnelle à son action politique :

« Je continuerai à faire le changement dans les prisons, à poursuivre la réforme de la distribution des armes et des classes de garde. Je continuerai à démolir les maisons illégales dans le Néguev, je continuerai à agir pour la souveraineté sur le Mont du Temple. »

 Une exigence adressée au Premier ministre

Dans sa déclaration, Itamar Ben Gvir va plus loin et interpelle directement le chef du gouvernement :

« J’exige du Premier ministre qu’il est temps d’adopter une loi sur la peine de mort pour les terroristes. C’est notre force pour frapper et briser leur motivation. Je n’ai pas peur. »

Cette prise de position intervient alors que le débat sur la dissuasion, le traitement des terroristes incarcérés et la législation antiterroriste est relancé avec force depuis le 7 octobre.

Une cible politique assumée du Hamas

La révélation de ce plan d’enlèvement confirme que le Hamas ne s’est pas contenté de viser des civils anonymes ou des bases militaires, mais qu’il avait identifié des responsables politiques israéliens comme cibles stratégiques. L’enlèvement d’un ministre en exercice aurait constitué un choc politique, psychologique et symbolique d’une ampleur considérable, tant pour Israël que pour la scène internationale.

Les images diffusées par la chaîne 13 s’inscrivent ainsi dans une série de documents saisis à Gaza qui mettent en lumière l’ampleur de la préparation du Hamas, la nature idéologique de ses objectifs et la centralité de la prise d’otages dans sa stratégie de guerre contre Israël et ses dirigeants.

Le plan n’a pas échoué, il a été abandonné.

C’est un point clé. Rien n’indique que les terroristes aient tenté l’enlèvement et aient été repoussés. Tout indique au contraire que le projet existait, qu’il avait été préparé, mais qu’il a été mis de côté au profit d’une opération jugée plus rentable militairement et médiatiquement.

C’est précisément ce qui rend cette révélation glaçante : ce n’était pas un fantasme, mais une option parmi d’autres. Une option que le Hamas n’a pas utilisée le 7 octobre, mais qu’il avait clairement envisagée.

Le Hamas a revu ses priorités stratégiques avant le déclenchement du 7 octobre.

Dans les semaines précédant l’attaque, le commandement du Hamas a recentré son plan sur un objectif unique : une attaque massive depuis Gaza, synchronisée, courte, impossible à contenir, avec un maximum de morts et d’otages civils.

Un enlèvement à Hébron aurait nécessité une opération distincte, longue, risquée, et surtout décorrélée du front de Gaza.

Le Hamas a privilégié ce qui était garanti plutôt que ce qui était spectaculaire.

Les images révélées montrent des entraînements. Elles ne prouvent pas que l’ordre opérationnel final a été donné. Le Hamas a choisi des cibles “accessibles”, faiblement protégées, nombreuses, pour maximiser le nombre de victimes et d’otages. En termes cyniques, enlever un ministre très protégé était un pari risqué, alors que des dizaines de civils non protégés étaient immédiatement capturables.