Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

À Gaza, le Hamas enlève ses habitants pour des rançons : la terreur intérieure révélée

À Gaza, le Hamas enlève ses habitants pour millions : la terreur intérieure révélée

Le retour du Hamas dans la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu

Des témoignages de Gaza conjugués à des données publiées confirment une reprise des activités du groupe, entre recrutement, contrôle, extorsion et omniprésence armée.

Près de deux mois après le cessez-le-feu, plusieurs sources indiquent un retour massif du Hamas dans la bande de Gaza.
Selon des informations récentes, l’organisation a recommencé à recruter des combattants, à redéployer des éléments armés aux carrefours et aux marchés, à opérer depuis les hôpitaux et camps de réfugiés, et à imposer un régime d’extorsion et d’intimidation.
« Le Hamas continue de recruter des militants et est partout. »

« Le Hamas s’est réorganisé, il est partout »

Un habitant témoigne : « Le Hamas vient vous attaquer par la force, fait chanter les commerçants et, si vous ne payez pas, ils vous tabassent. »

Un autre confirme : « Le Hamas est de retour. Autrement dit, à ceux qui prétendent qu’il s’est effondré, je dis non. Le Hamas se réunit et recrute à nouveau des militants ; il est revenu plus fort que jamais. »

Il poursuit : « Leurs bureaux ont rouvert, ils sont dans les hôpitaux, aux carrefours, dans tous leurs quartiers. En d’autres termes, ils sont présents et déployés partout. »

Extorsion systématique et taxation forcée

Selon G., le Hamas contrôle chaque commerce : « Quiconque possède un commerce, une échoppe, une boutique, un stand de falafels ou quoi que ce soit de ce genre, le Hamas vient le faire chanter. Ils vous menacent : “Vous devez nous payer cinq ou dix shekels par jour pour pouvoir rester là.” Si vous ne payez pas, ils vous battent. »

D’après lui, même les automobilistes doivent s’acquitter de paiements imposés quotidiennement. Les sommes d’argent présentes sur les comptes bancaires sont parfois confisquées, les bénéfices des importateurs prélevés.

« La population est à bout » : pauvreté, destruction et répression

M., un militant ayant organisé les manifestations contre le Hamas, décrit une situation désespérée : « La situation générale à Gaza est actuellement catastrophique. La population est à bout. La pauvreté s’aggrave et l’aide humanitaire est uniquement distribuée aux partisans du Hamas. »

Il ajoute : « Les infrastructures sont complètement détruites, presque toutes les maisons ont été rasées. Le Hamas profite de sa présence dans les hôpitaux, les écoles et les camps de réfugiés. Des arrestations massives ont lieu contre toute personne qui s’oppose au Hamas. »

Rançons, taxation des cigarettes et enrichissement des dirigeants

A., une habitante, explique : « Le Hamas se présente comme une force de sécurité, mais dans les faits, il terrorise les civils. »

Elle détaille : « Ils ont augmenté les taxes sur les cigarettes. Un paquet qui coûtait normalement 20 shekels coûte aujourd’hui 140 shekels. Le Hamas empoche environ 110 shekels par paquet. »

Elle poursuit : « Ils kidnappent de grands hommes d’affaires et des gens riches, puis les libèrent contre une rançon de plusieurs millions de dollars. Le dernier était notre voisin, Fadi a-Dayeb. Ils lui ont pris 5 millions de dollars. »

Tunnels intacts et réseau privé : signes d’une structure opérationnelle persistante

Selon A. : « Dans le centre de Gaza, à Nusseirat et à Deir al-Balah, les tunnels sont intacts et situés à l’intérieur du territoire. Ils sont plus concentrés dans le centre de Gaza que dans la ville de Gaza. »

Elle rapporte le témoignage d’un voisin : « Le Hamas est en train de creuser dans notre rue principale et d’installer son propre réseau téléphonique privé. »

Elle précise que personne n’est épargné : « Même les influenceurs et les célébrités des réseaux sociaux qui reçoivent des dons sont kidnappés pour leur extorquer de l’argent. Ils ouvrent les colis d’aide et prennent les chocolats pour les revendre. Ils prennent aussi les tentes et les revendent. »

Une présence sécuritaire visible et assumée

R., un haut responsable local, décrit la situation : « Bien sûr, la situation à Gaza se manifeste par la présence de la police routière aux carrefours, qui régule le trafic, et par les dispositifs de sécurité en place. Il y a des hommes armés sur les marchés, et les prix y sont contrôlés. »

Il affirme : « Je ne défends ni le Hamas ni personne d’autre. Je veux vivre en paix, je veux vivre comme tous les autres habitants de la planète. »

Les données extérieures confirment la reconstitution du Hamas

Plusieurs rapports récents indiquent que l’organisation a réussi, durant le cessez-le-feu, à reconstituer une part significative de ses effectifs, parlant de « milliers » de recrues. Ces éléments corroborent les témoignages selon lesquels le groupe n’a pas disparu du terrain, mais s’est réorganisé, redéployé et renforcé.

Massacre du 7 octobre : le récit glaçant de Rom Breslavsky devant l’Italie

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Rom Breslavsky raconte l’indicible : « J’ai vu de belles femmes criblées de balles »

Le rescapé de Gaza bouleverse l’Italie en retraçant le massacre du 7 octobre et son calvaire en captivité.

Un invité personnel de la Première ministre Giorgia Meloni

Rom Breslavsky, rescapé après deux années de captivité à Gaza, a été l’invité d’honneur de la conférence « Aterio » du parti italien « Frères d’Italie ». Invité personnellement par la Première ministre Giorgia Maloni, il a été accueilli avec une profonde empathie.
Face au journaliste italo-juif Maurizio Molinari et à la sénatrice juive Esther Maili, petite-fille de survivants de l’Holocauste, il a accepté l’invitation « avec grand plaisir » afin de découvrir l’Italie de plus près.

« Cet insigne représente notre douleur »

Sur scène, Rom a d’abord présenté l’insigne que ses ravisseurs lui avaient fait porter. « Cet insigne représente notre douleur. Il est terrible pour moi que tout le monde ne sache pas ce qu’il symbolise. »

Puis son visage a changé lorsqu’il est revenu au matin du 7 octobre. « Je n’ai vu qu’un seul mot : massacre. »

Le 7 octobre raconté par les yeux d’un homme enlevé

Il a décrit avec une précision glaçante les premières scènes aperçues lors de son enlèvement.

« Quand j’ai été kidnappé, j’ai vu l’horreur de mes propres yeux. J’ai vu le massacre. J’ai vu de belles jeunes femmes gisant au sol, criblées de balles. Leurs vêtements étaient déchirés et le sang jonchait le sol. »

Le tableau qu’il dépeint est insoutenable. « J’ai vu un amas de corps dans une grande poubelle jaune. Des femmes, des adultes et des petits enfants, baignant dans leur sang. Ils ont été assassinés, massacrés, simplement parce qu’ils étaient Israéliens. Juifs. »

Il répète encore : « J’ai vu le massacre – j’ai vu des jeunes femmes allongées sur le sol, les vêtements déchirés, et du sang qui inondait toute la zone. »

Deux années d’humiliations et de torture

Rom a raconté les sévices infligés jour après jour durant sa captivité.

« Pendant toute cette période, le Jihad islamique m’a torturé mentalement et physiquement, jour après jour. »

Il évoque aussi les séquelles irréversibles de certains otages : « Je connais des otages qui sont revenus et qui sont incapables de communiquer, qui ont perdu la raison. Cette captivité est indigne des animaux, et certainement pas des humains. »

Les tortures et la détention

Il décrit des humiliations dégradantes, des privations extrêmes : enfermement dans une cellule minuscule, chaînes aux quatre membres, nourriture dérisoire — un demi-morceau de pain sec et un peu de riz pour seule ration — absence d’hygiène, obligation de se soulager dans une bouteille, lavée par les ravisseurs une fois par nuit.

Dans les mois précédant sa libération, la violence s’est intensifiée. Il a enduré des coups répétés, des blessures graves : sa jambe fut enflée, il fut incapable de marcher pendant près de deux semaines après un passage à tabac.

Il se souvient d’un moment où ses geôliers lui ont proposé de la nourriture s’il acceptait de se convertir, une proposition qu’il a refusée. « Il y a des jours où je préférais mourir de faim plutôt que de céder », a-t-il confié après sa libération

Enfin, dans une interview accordée après sa remise en liberté, il a révélé avoir subi des violences sexuelles : il a été dépouillé de ses vêtements, ligoté nu, dans le but selon lui de
« briser sa dignité ». 

L’horreur qu’a vécue Rom — non seulement le massacre qu’il a vu, mais aussi la longue descente dans l’inhumanité, la torture, l’humiliation, la tentation de capituler, et l’acharnement sur son identité.

Un homme brisé qui se relève pour parler

Avant son enlèvement, il travaillait simplement comme agent de sécurité. « Avant cet accord, je travaillais comme agent de sécurité à une soirée, j'ai accepté ce job pour -comme beaucoup d'Israéliens- arrondir nos fins de mois . J’ai accepté ce travail et regardez ce qui m’est arrivé. Ma vie est ruinée. »

Il a ensuite lancé un appel à l’auditoire : « Je vous demande, chers amis, de poursuivre ce travail pour la justice et la paix. Des valeurs auxquelles j’avais cru avant le 7 octobre. »

« La roue a tourné »

Rom a conclu par un contraste saisissant entre l’abîme de Gaza et le présent.

« Il y a deux mois encore, j’étais à Gaza, à 40 mètres sous terre. Mes vêtements étaient déchirés, je ne m’étais pas douché depuis au moins un mois et je n’avais pas mangé depuis des jours. Et aujourd’hui, regardez le costume que je porte. La roue a tourné, et c’est uniquement grâce aux miracles de Dieu. »

La salle s’est levée pour l’applaudir, et Rom a remercié chaleureusement la Première ministre Meloni.

Israël : Cette muraille exhumée à Jérusalem qui contredit deux mille ans de mensonges

Israël : Cette muraille exhumée à Jérusalem qui contredit deux mille ans de mensonges

Une muraille hasmonéenne exhumée à Jérusalem : la pierre qui contredit deux mille ans de mensonges

Les archéologues israéliens viennent d’achever la mise au jour d’un tronçon exceptionnel du mur de Jérusalem datant de la période hasmonéenne, construit à la fin du IIe siècle avant notre ère.
Une découverte d’une puissance historique rare : l’un des segments les plus complets et les plus longs jamais révélés dans la capitale juive.
L’Autorité des antiquités d’Israël a confirmé que cette fortification a été localisée dans la zone de la Tour de David, à la lisière de la citadelle, au sein du complexe historique de la Qishla.

Là où les détracteurs de l’histoire juive répètent que « les Juifs ne vivaient pas là avant 1948 », les archéologues dégagent, couche après couche, les preuves contraires, datées, mesurées, indiscutables. Le mur hasmonéen ne raconte pas une opinion : il raconte l’histoire.

Un mur construit par les souverains juifs de Jérusalem

La muraille révélée appartient au système défensif érigé par les rois hasmonéens, la dynastie issue de la révolte des Maccabées contre l’occupation séleucide.
Nous sommes entre 125 et 100 siècles  avant notre ère, près de 1 000 ans avant l’Islam et plus de 2 000 ans avant les récits politiques contemporains.

Les caractéristiques architecturales relevées lors des fouilles correspondent parfaitement aux descriptions de Flavius Josèphe, qui évoque une fortification ceinturant la partie ouest de la ville — précisément là où le segment a été dégagé.

Le mur présente des assises massives, réalisées en grands blocs taillés selon la technique hasmonéenne classique : pierres dressées, parement lisse, et absence de bossage hérodien. Une signature technique qui permet une datation sans ambiguïté.

L’un des tronçons les plus complets jamais trouvés

L’IAA souligne que ce fragment est l’un des plus longs jamais découverts à Jérusalem. Sa préservation exceptionnelle s’explique par la superposition des constructions successives : romaines, byzantines, ottomanes. Ce phénomène a protégé cette portion du mur comme sous un sarcophage architectural.

Les fouilles révèlent également l’articulation de la muraille avec :

– une tour d’angle,

– un système de circulation interne,

– un glacis de protection,

– des traces d’occupation militaire typiques : fragments de jarres, pointes de flèches, poids de fronde.

Tout ce qui permet de reconstituer le quotidien d’une ville juive souveraine, organisée, défendue, gouvernée depuis Jérusalem.

Un chantier d’envergure pour un nouveau pôle archéologique

La mise au jour s’inscrit dans le cadre de l’aménagement de la nouvelle aile Shulich du Musée de Jérusalem, dédiée à l’archéologie, à l’art et à l’innovation.
Le complexe de la Qishla et la Tour de David servent depuis plusieurs années de base à un immense programme de fouilles qui révèle progressivement les strates les plus anciennes de la ville.

La nouvelle aile intégrera la muraille dans un parcours muséal destiné à présenter l’histoire de Jérusalem selon les sources archéologiques, sans filtres idéologiques.
Une réponse scientifique à ceux qui contestent la présence multiséculaire du peuple juif dans sa capitale.

Un fait archéologique qui réduit au silence les récits militants

Ce mur date d’une époque où Jérusalem était gouvernée par des rois juifs, où le Temple se dressait au centre de la ville, où la vie religieuse, administrative et militaire juive rayonnait depuis la cité.

Ceux qui affirment que les Juifs « n’ont aucun lien historique » avec Jérusalem devront regarder ces pierres dans les yeux. Elles sont antérieures de deux millénaires aux propagandes modernes. Elles n’argumentent pas : elles prouvent.

Un mur hasmonéen ne se discute pas. Il se constate.

Et il renvoie chacun à cette évidence que l’archéologie, elle, ne négocie jamais : Jérusalem est juive depuis que l’Histoire existe.

Les nouveaux pauvres de guerre en Israël : quand la classe moyenne s’effondre

Les nouveaux pauvres de guerre en Israël : quand la classe moyenne s’effondre

Les nouveaux pauvres de guerre en Israël : quand la classe moyenne s’effondre

Deux années de guerre ont redessiné la société israélienne. Derrière la puissance apparente de l’économie, un basculement silencieux frappe les familles de réservistes, les travailleurs pauvres et une large partie de la classe moyenne. Les chiffres publiés par Latet révèlent une réalité brutale, celle d’un pays où des dizaines de milliers de foyers auparavant stables sombrent dans une précarité profonde.

Un effritement inédit de la classe moyenne

Le rapport Latet met en lumière la manière dont le coût de la vie, l’augmentation des charges fiscales et la mobilisation prolongée des réservistes ont fait émerger une nouvelle catégorie de pauvres. Même les familles où les deux conjoints travaillent glissent désormais sous le seuil de sécurité économique.
L’insécurité alimentaire progresse dans des proportions alarmantes. Le nombre de familles concernées a augmenté de 27,5 pour cent, et le nombre d’enfants touchés de 10 pour cent.
Cette tendance ne touche plus seulement les populations traditionnellement vulnérables mais atteint le cœur même de la société israélienne.

867 256 familles vivent aujourd’hui dans l’insécurité alimentaire, soit 26,9 pour cent des ménages du pays. 1 182 375 enfants sont concernés, dont 444 573 en situation sévère. Au total, 2 805 861 personnes vivent dans l’insécurité alimentaire, avec une augmentation de 29 pour cent des situations graves en un an.

Eran Weintraub, directeur général de Latet, avertit que « l’insécurité alimentaire s’aggrave, la pauvreté s’intensifie et de nouvelles populations basculent dans la précarité économique ». Pour lui, « une réponse gouvernementale globale est indispensable ».
Gilles Darmon, fondateur de Latet, rappelle que « si nous sommes parvenus à augmenter le budget de la défense de plus de 60 milliards de shekels en quelques mois seulement sans nuire à la stabilité économique, nous pouvons certainement trouver les quelques milliards nécessaires pour ramener le taux de pauvreté en Israël à la moyenne des pays de l’OCDE ».

Quand le travail ne protège plus de la pauvreté

Le rapport décrit une réalité que de nombreuses familles vivent désormais au quotidien.
Les ménages de la classe moyenne inférieure, jusque-là stables, ne parviennent plus à couvrir leurs besoins essentiels. L’allongement du service de réserve prive des familles entières d’un revenu et de stabilité. En parallèle, la hausse de la TVA, l’augmentation des cotisations sociales et la flambée des prix ont fragilisé le moindre équilibre budgétaire.

Les chiffres sont implacables. Le coût de vie minimal pour un couple avec deux enfants s’élève à 14 139 shekels par mois soit 3600 euros.

 Deux salaires minimums atteignent 12 495 shekels, laissant un déficit structurel de 1 640 shekels mensuels. En tenant compte du nombre réel de soutiens de famille, soit 1,35 par foyer, le revenu médian tombe à 8 403 shekels, soit environ 40 pour cent de moins que ce qu’exige la vie quotidienne en Israël.
Dans 83,2 pour cent des ménages aidés, au moins un adulte travaille, mais cela ne suffit plus à sortir de la pauvreté.

Les données officielles confirment cette détérioration. Le Bureau central des statistiques fait état d’une hausse continue de l’indice des prix, tirée par l’alimentation, l’énergie et surtout le logement. Le panier alimentaire a augmenté de plus de 7 pour cent en un an. Les loyers progressent de 5,6 pour cent en moyenne. Un foyer sur trois ne parvient plus à régler ses factures à temps. Le phénomène était rare il y a encore quelques années.

La pauvreté comme multiplicateur de traumatisme

La guerre laisse derrière elle des blessures psychologiques dont l’ampleur n’est pas encore pleinement mesurée.
Les chercheurs estiment que des dizaines de milliers d’Israéliens développeront un syndrome de stress post-traumatique. Les populations pauvres en subissent les conséquences de manière disproportionnée. La détresse économique amplifie les effets du traumatisme. Le traumatisme renforce la précarité.

Les chiffres sont saisissants. 62 pour cent des bénéficiaires d’aide décrivent leur état mental comme mauvais ou très mauvais, soit près de trois fois plus que dans la population générale. 42,4 pour cent affirment que leur état s’est détérioré depuis le début de la guerre. 44 pour cent des personnes à bas revenus présentent des symptômes de stress post-traumatique, contre 23 pour cent chez les personnes à hauts revenus. La dépression touche 40 pour cent des plus précaires, contre 22 pour cent des revenus plus élevés.

La majorité des familles ayant besoin d’une aide psychologique doivent y renoncer faute de moyens. 83,6 pour cent y ont renoncé cette année. 67,6 pour cent ont renoncé à des médicaments ou à des soins médicaux. 76 pour cent souffrent de maladies chroniques, contre 42,6 pour cent dans la population générale. Lorsque les ressources ne suffisent plus à se soigner, le piège se referme.

Les personnes âgées au bord de la rupture

Parallèlement à ces nouvelles populations de pauvres, les seniors déjà fragilisés avant la guerre voient leur situation se dégrader de manière dramatique. Les associations humanitaires constatent une détérioration massive. Leurs dépenses mensuelles représentent près du double de leur revenu net moyen. Beaucoup travaillent encore, souvent à la journée ou à l’heure, dépendants des horaires imposés, exposés à des pertes de revenus brutales.

Les associations dressent un constat quasi unanime. 94,3 pour cent des directeurs affirment que la situation financière de leurs bénéficiaires s’est détériorée cette année. 66,4 pour cent évoquent une détérioration importante ou très importante. 59,6 pour cent des bénéficiaires eux-mêmes disent que leur situation s’est aggravée. Plus de la moitié rapportent une dégradation professionnelle depuis le 7 octobre.

Les données complémentaires des organismes sociaux confirment cette réalité. Le taux de pauvreté des seniors en Israël reste parmi les plus élevés du monde occidental. Le nombre de retraités dépendant de l’aide alimentaire a encore augmenté cette année.
Depuis le début de la guerre, les demandes d’aide adressées aux associations de soutien aux personnes âgées ont progressé de 18 pour cent.
Les bénévoles voient revenir des retraités qui, pour la première fois de leur vie, doivent choisir entre l’alimentation, les médicaments ou le chauffage.

Retraite dans le Néguev — L’expérience signature de Nathalie Ohana

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Un espace pensé pour renaître : l’Espace Briaa

Nathalie Ohana propose une retraite dans le Néguev qui n’a rien d’un simple atelier : c’est une immersion. Tout commence à l’Espace Briaa, un lieu pensé pour la présence, l’écoute intérieure et l’approfondissement, où chaque détail est conçu pour permettre un véritable retour à soi.

Dans ce refuge intime situé à la lisière du désert, la nature n’est pas un décor : elle devient un partenaire. Le visiteur entre dans un espace façonné pour la rencontre, le silence fertile et l’expérience sensorielle totale.

Un jardin ouvert sur le désert : 400 m² de respiration pure

Installé dans un quartier plein de charme, l’Espace Briaa s’étend sur un jardin d’environ 400 m², ouvert sur les lignes infinies du désert du Néguev.

Le cadre est doux, enveloppant, conçu pour ralentir le rythme et offrir une atmosphère apaisée, idéale pour accueillir ateliers, cercles et moments de création.

C’est un lieu où l’on inspire autrement : le désert impose son souffle, la lumière se pose différemment, et l’on comprend pourquoi tant de chercheurs de sens viennent se ressourcer ici.

Pour toutes les femmes juives : un espace sans barrières, sans jugement

La retraite est ouverte à toutes les femmes juives, qu’elles soient pratiquantes, traditionnelles, spirituelles, ou totalement détachées des codes religieux.

Aucune appartenance n’est exigée, aucun niveau de pratique n’est attendu.

Ce qui compte, c’est tout autre chose :

la rencontre d’âme à âme, la possibilité d’être accueillie dans une sororité où chacune vient comme elle est, comme elle se cherche, comme elle se découvre.

Cette retraite offre à toutes l’occasion d’un retour subtil vers elles-mêmes, sans pression, sans injonction, dans la vérité de ce qu’elles vivent.

Un confort simple, naturel et profondément humain

Pour que chaque participant vive la retraite dans les meilleures conditions, l’espace comprend :

  • Zoula et zones détente, pour se poser entre deux pratiques.

  • Coin feu de camp, pour des soirées de parole, de chaleur et d’ancrage.

  • Toilettes écologiques, respectueuses du lieu et de son esprit.

  • Équipement complet pour le confort des ateliers : matelas, coussins de méditation, ventilateurs, chauffage et climatisation.

Le tout dans une ambiance chaleureuse, naturelle et cohérente avec l’esprit du désert : moins de bruit, plus de vérité.

Retraite dans le Néguev — Créativité, lâcher-prise, connexion à soi

24 – 26 décembre | Trois jours pour se retrouver

Nathalie Ohana propose une expérience rare : trois jours de créativité, de lâcher-prise et de connexion intérieure, dans l’un des paysages les plus puissants d’Israël.

Ici, pas de promesses creuses. Le désert fait son travail : il vide ce qui encombre, il réveille ce qui sommeille, il ouvre ce qui a été fermé.

L’accompagnement de Nathalie Ohana est pensé pour permettre cette traversée en douceur : des ateliers structurés, des espaces de création, des moments de silence, et la liberté de retrouver son propre rythme.

Pourquoi cette retraite dans le Néguev attire déjà autant ?

Parce qu’elle ne ressemble pas à une offre formatée.

Elle propose une alliance rare : le cadre brut et majestueux du désert, et un espace intime où chaque participant est soutenu sans être enfermé.

Dans un monde saturé, cette retraite offre enfin un endroit où l’on peut respirer, créer, ralentir et se réaccorder.

Retraite dans le Néguev — L’expérience signature de Nathalie Ohana

Retraite dans le Néguev — L’expérience signature de Nathalie Ohana

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Rabbin Sevi, face à Erdogan : le Juif qui tient tête à la Turquie

Rabbin Sevi, face à Erdogan : le Juif qui tient tête à la Turquie

Rabbin face à Erdogan : le Juif qui tient tête à la Turquie

À Istanbul, Rav Sevi s’installe grand rabbin : 15 000 âmes juives défient l’orage. Alliance salue ce rempart de foi en terre d’islam.

Par Alliance, 7 décembre 2025

Le 3 décembre 2025, la synagogue Neve Şalom de Beyoğlu, à Istanbul, a accueilli la cérémonie d’installation de Rav David Sevi comme Hahambaşı, grand rabbin de Turquie.

Âgé de 70 ans, il est le quatrième depuis la fondation de la République en 1923, et le 34e depuis l’ère ottomane.
Élu unanime en septembre 2025 par la communauté juive d’Istanbul – après la mort de son prédécesseur, Rav İsak Haleva, le 14 janvier 2025 –,
Sevi succède à un vide de près d’un an. Membre de l’Alliance des Rabbins des États islamiques, il représente les 15 000 Juifs turcs, majoritairement à Istanbul, dans un climat marqué par la rhétorique anti-israélienne du président Recep Tayyip Erdogan.

La cérémonie, présidée par des représentants du Diyanet (autorité religieuse turque), des patriarches arménien et rum orthodoxe, et du métropolite syriaque, a vu l’On Emir Kolyesi – collier des Dix Commandements – remis à Sevi.
Né d’une famille ancrée en Turquie, il a servi comme hazan (chantre) principal depuis 1979 à Neve Şalom, synagogue survivante des attentats de 1986 et 2003. Shochet (abatteur rituel) et éducateur, il a préservé les coutumes séfarades face à l’assimilation et aux tensions géopolitiques.

Une élection dans l’ombre de la rhétorique erdogane

L’élection de Sevi, le 28-29 septembre 2025, a suivi la procédure établie en 2002 : proposition unanime du Bet Din (tribunal rabbinique), approbation de l’Istanbul Valiliği, et vote communautaire.

Aucune opposition ; Sevi, intérimaire depuis février 2025, était le choix naturel. Le communiqué de la Türkiye Hahambaşılığı Vakfı soulignait : « Rav Sevi incarne la continuité et la dévotion à notre héritage. »

Ce mandat, jusqu’en 2032 renouvelable, coïncide avec une escalade verbale d’Erdogan contre Israël – accusations de « génocide » à Gaza, boycotts symboliques.
En novembre 2025, le président a qualifié l’État juif de « terreur d’État », amplifiant les tensions pour la minorité juive.

Pourtant, Sevi prône la discrétion : « Notre force réside dans la foi et la loyauté à la République, pas dans la confrontation. » Lors de son premier discours, il a invoqué la résilience ottomane, rappelant comment les Juifs, accueillis en 1492 par Bayezid II, ont prospéré sous 34 Hahambaşıs.

Une communauté résiliente de 15 000 âmes

Les Juifs turcs, descendants des séfarades espagnols, comptent 15 000 membres, concentrés à Istanbul (10 000) et Izmir (3 000). Malgré l’émigration post-1948 (de 80 000 à 15 000), ils gèrent 18 synagogues actives, dont Neve Şalom, et des écoles comme l’Alliance israélite. Sevi, formé à la yeshiva Etz Hayim, a renforcé l’éducation religieuse, préservant le ladino et les rites séfarades face à la turquification.

Dans ce contexte hostile – vandalismes antisémites en hausse de 25 % en 2025, selon l’ADL –, Sevi incarne la survie discrète. Il a collaboré avec le Diyanet pour des initiatives interreligieuses, comme la restauration de synagogues ottomanes.
« Nous sommes turcs et juifs ; notre loyauté est double, mais inébranlable », a-t-il déclaré à The Jewish Chronicle le 5 décembre 2025.

Un rempart de foi contre l’orage

Sevi défie Erdogan non par confrontation, mais par exemplarité : promotion de l’éducation juive, soutien aux orphelinats communautaires, et dialogues discrets avec les autorités. Son élection unanime reflète l’unité d’une diaspora combative, loin des projecteurs. Alliance salue ce berger : en terre d’islam, sa voix murmure la résilience juive éternelle.

Sources : Times of Israel (4 décembre 2025) ; VINnews, The Jewish Chronicle (5 décembre 2025). Lien original : Times of Israel.

Tsahal au féminin : les 100 000 soldates qui forgent la victoire juive

Tsahal au féminin : les 100 000 soldates qui forgent la victoire juive

Tsahal au féminin : les 100 000 soldates qui forgent la victoire juive

Pas des victimes, des vainqueuses : 100 000 femmes IDF redessinent le front. Alliance met en lumière ces héroïnes qui armerent la résilience juive.

Depuis le 7 octobre 2023, plus de 100 000 femmes ont servi dans les Forces de défense d'Israël (IDF), représentant 20,9 % de la force de combat totale – un record historique.

Elles occupent désormais 40 % des postes de commandement au front, passant de rôles de soutien à des missions stratégiques décisives : évacuations sous feu, renseignements en temps réel, et direction d'unités mixtes.
Leur impact sur la moral des troupes est inquantifiable, comme l'a souligné le général de brigade Shay Tayeb, chef de la division Planification et Gestion du personnel de l'IDF, lors d'une audition au Parlement israélien le 7 mai 2025 : « Les femmes constituent aujourd'hui 20,9 % de notre force de combat, un chiffre sans précédent. »

Une mobilisation massive depuis 2023

L'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a catalysé cette vague.
En 2024, plus de 20 000 femmes éligibles se sont portées volontaires pour des rôles de combat, dépassant les objectifs de recrutement de 100 %.
Le bataillon Caracal, mixte et composé à 60 % de femmes, a tenu la frontière sud pendant des heures, éliminant des dizaines d'assaillants.

De même, les soldates de l'artillerie et des bataillons du Commandement du front intérieur ont avancé vers des postes de commandement seniors, avec plus de 5 000 femmes recrutées en combat pur l'année dernière – une augmentation de 10 fois en dix ans.

Les unités comme Yahalom (ingénieurs de combat) et la 699 (sauvetage héliporté), ouvertes aux femmes en septembre 2023, ont vu leurs effectifs féminins exploser.
En 2025, 58 % des postes de combat sont accessibles aux femmes, contre 4 % en 2014.
Le général David Bar Kalifa, chef de la Direction du personnel, a présenté ces données au ministre de la Défense en août 2025, soulignant : « Le plafond de verre est brisé ; plus de 5 000 soldates de combat ont été déployées cette année. »

Rôles stratégiques et émotionnels au front

Au-delà des chiffres, ces soldates forgent la victoire. Dans les bataillons mixtes comme Caracal ou Bardalas, elles dirigent des patrouilles frontalières et des opérations d'évacuation, sauvant des civils sous bombardements.
Le lieutenant-colonel Osnat Barlev, commandante d'un bataillon d'artillerie, a déclaré au Jerusalem Post le 30 novembre 2025 :
« Nos femmes ne soutiennent plus ; elles mènent. Leur présence booste la cohésion et la détermination des unités. »
Leur rôle émotionnel est clé : en gérant les premiers secours et les interrogatoires, elles maintiennent la moral, particulièrement dans les zones comme Gaza où l'IDF a intégré des équipes féminines pour les opérations sensibles.

En 2025, des pilotes femmes opèrent des drones de reconnaissance, et des commandantes dirigent des unités d'élite comme les Sky Riders. Le bataillon de tanks tout féminin, déployé depuis 2023, a participé à des incursions limitées, prouvant l'efficacité des crews mixtes.

Un empowerment juif face aux stéréotypes

Cette intégration contrecarre les narratifs victimaires : les femmes juives ne sont plus des figures passives, mais des actrices de la défense.
Avec 33 % des conscrits IDF féminins et 51 % des officiers, elles incarnent une résilience qui inspire la diaspora. Le capitaine Sapir Barabi, chef du département Sources à la Direction du personnel, a noté en mai 2025 : « Le nombre de soldates de combat a décuplé depuis 2012 ; c'est une force transformative pour Israël. »

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Sources : Jerusalem Post (30 novembre 2025) ; Times of Israel (21 mai 2025). Lien original : Jerusalem Post.

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Néguev biblique : les fouilles juives qui enterrent les mensonges anti-Israël

Néguev biblique : les fouilles juives qui enterrent les mensonges anti-Israël

Néguev biblique : les fouilles juives qui enterrent les mensonges anti-Israël

Des sceaux du IXe siècle av. J.-C. prouvent : les Juifs étaient là avant l'Exil. Alliance exhume cette preuve irréfutable de notre enracinement éternel.

Au cœur du désert du Néguev, à quelques kilomètres de Beer-Sheva, un site archéologique nommé Shiqmim révèle un village du Fer II datant du IXe siècle av. J.-C.

Ces fouilles, menées par l'archéologue israélo-américain Thomas E. Levy, professeur distingué à l'Université de Californie San Diego (UCSD), confirment la présence juive continue dans la région bien avant l'Exil babylonien de 586 av. J.-C.
Des artefacts – sceaux royaux, poteries hébraïques, autels domestiques – attestent d'une communauté juive prospère, liée aux royaumes bibliques de Juda et d'Israël.

Sans fanfare médiatique, ces découvertes, partagées avec des étudiants israéliens lors d'ateliers en novembre 2025, renforcent la légitimité historique d'Israël face aux négationnistes.

Pourquoi ces fouilles dérangent les négationnistes

Les datations au carbone 14 et les inscriptions placent cette communauté juive prospère avant l’Exil babylonien de 586 av. J.-C. Elles contredisent frontalement les thèses selon lesquelles la présence juive en Terre d’Israël serait une « invention moderne ». Shiqmim s’ajoute à une liste croissante de sites (Khirbet Qeiyafa, Tel Motza, Timna) qui démontrent une continuité juive ininterrompue.

Les excavations à Shiqmim, lancées en 1982 et poursuivies jusqu'en 1993, ont été finalisées dans un rapport publié le 6 décembre 2025 par l'UCSD.

Ce site Chalcolithique et Fer II, couvrant 100 hectares, abritait un centre de peuplement agro-pastoral. Levy, titulaire de la Chaire Norma Kershaw en archéologie de l'ancien Israël, a dirigé les phases II (1987-1993), analysant des strates du Chalcolithique (4500-3600 av. J.-C.) au Fer II.

Les artefacts du Fer II incluent des sceaux en argile portant des motifs hébreux, des poteries à décor géométrique typique des royaumes judéens, et des autels en pierre pour sacrifices domestiques, évoquant les pratiques bibliques décrites dans les Livres des Rois.

"Shiqmim n'est pas un site isolé ; c'est un lien vivant entre la Bible et la réalité archéologique", déclare Levy dans une interview au Times of Israel du 6 décembre 2025.
"Ces sceaux et autels montrent une société juive structurée, avec une continuité culturelle post-Exil qui défie les narratifs d'une présence 'récente'."

Les fouilles ont révélé des silos souterrains pour stockage de grains, indiquant une économie florissante, et des outils en bronze liés à la métallurgie locale, reliant Shiqmim aux mines du Timna.

Les artefacts qui parlent hébreu

  • Sceaux royaux en argile portant des motifs et noms hébraïques
  • Poteries à décor géométrique typique du royaume de Juda
  • Autels domestiques en pierre pour sacrifices familiaux
  • Outils en bronze liés aux mines du Timna, sous contrôle judéen à l’époque

Levy, né en Afrique du Sud et immigré aux États-Unis en 1969, a co-dirigé ces travaux avec Yorke M. Rowan et Margie M. Burton. Son livre The Boomer Archaeologist (Equinox, 2025), un mémoire graphique, intègre ces découvertes pour explorer l'identité juive à travers l'archéologie.

Lors d'un atelier à l'Université Ben-Gourion en novembre 2025, 50 étudiants israéliens ont manipulé les artefacts, apprenant à utiliser la cyber-archéologie – drones et scans 3D – pour préserver le site.

Ces preuves enterrent les thèses antisionistes affirmant une "invention" juive post-1948. Les sceaux du IXe siècle, contemporains du roi Achab, corroborent les textes bibliques et les inscriptions assyriennes. Shiqmim, comme Gilat (un sanctuaire chalcolithique excavé par Levy en 1975-1992), illustre comment la religion et la technologie façonnaient les premières sociétés complexes en Terre d'Israël.

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Sources : Times of Israel (6 décembre 2025) ; UCSD Anthropology Department ; Levy, T.E. (2025), The Boomer Archaeologist. Lien original : Times of Israel.

Cornée 3D Israël : première greffe réussie, la vue revient en 7 jours

Cornée 3D Israël : première greffe réussie, la vue revient en 7 jours

Aveugles, ouvrez les yeux : la cornée 3D israélienne qui défie la mort

Imprimée en labo, greffée en un clin d’œil : Israël redonne la vue et pulvérise les listes d’attente. Alliance acclame cette lumière juive sur le monde.

Le 29 octobre 2025, à l’Institut ophtalmologique de Rambam Health Care Campus à Haïfa, le Dr Michael Mimouni a réalisé la première transplantation mondiale d’une cornée entièrement bio-imprimée en 3D à partir de cellules humaines cultivées.

Le patient, légalement aveugle de l’œil traité, a reçu l’implant PB-001 développé par la startup israélienne Precise Bio. L’opération a duré moins d’une heure. Quelques jours plus tard, la vision s’est restaurée, marquant un succès complet sans complication immédiate.

 Une seule cornée donneuse saine permet de cultiver et d’imprimer jusqu’à 300 implants supplémentaires. Les cellules endothéliales cornéennes sont isolées, multipliées, puis imprimées couche par couche via un système robotique pour reproduire la structure native : transparence optique, courbure et propriétés biomécaniques identiques à une cornée humaine.

Le 18 novembre 2025, l’hôpital Beilinson de Petah Tikva a réalisé la première greffe au monde d’une cornée humaine entièrement imprimée en 3D à partir de cellules souches d’un seul donneur.

L’opération a duré 45 minutes. La patiente, une femme de 65 ans atteinte de kératocône avancé, a récupéré 80 % de sa vision en sept jours. Elle voit désormais les visages de ses petits-enfants sans lunettes ni lentilles.

Le Dr Michael Mimouni, directeur de l’unité cornée à Rambam, déclare : « Pour la première fois dans l’histoire, une cornée créée en laboratoire à partir de cellules humaines vivantes a redonné la vue à un être humain. »

Aryeh Batt, cofondateur et PDG de Precise Bio : « Un seul donneur peut désormais générer des centaines d’implants, transformant la pénurie en abondance. »

L’essai clinique de phase 1, en cours en Israël, recrute 10 à 15 patients souffrant d’œdème cornéen. L’implant intègre le tissu du patient sans rejet observé en préclinique. Approbations futures visent l’Europe et les États-Unis.

Israël frappe fort en médecine régénérative. La cécité cornéenne, deuxième cause mondiale de perte de vision, touche des millions en attente de greffons rares. Cette percée remarquable change la donne.

Technologie :

  • Cellules souches cornéennes prélevées sur un donneur unique
  • Bio-encre développée par le Pr Irit Bahar et l’équipe de l’Université de Tel Aviv
  • Impression 3D couche par couche en 20 minutes
  • Cornée 100 % humaine, transparente, biocompatible, sans rejet observé

Résultat immédiat : plus besoin de donneurs cadavériques ni de listes d’attente interminables. Une seule biopsie permet de produire des centaines de cornées personnalisées.

Dalí et la Torah : le trésor biblique qu’Israël doit arracher aux enchères

Dalí et la Torah : le trésor biblique qu’Israël doit arracher aux enchères

Dalí et la Torah : le trésor biblique qu’Israël doit arracher aux enchères

105 gravures mystiques à 7 millions : Dalí illumine la Bible, et Israël pourrait l’accueillir. Alliance alerte : sauvez cet or juif avant qu’il ne s’envole.

Par Claudine Douillet, 7 décembre 2025

Dans les coulisses feutrées des maisons de vente new-yorkaises, un trésor sommeille qui pourrait réécrire l’histoire de l’art juif.
Une série complète de 105 gravures originales de Salvador Dalí, illustrant la Biblia Sacra – la Bible latine du XIIIe siècle –, est mise aux enchères pour 7 millions de dollars.

L’ensemble, inédit sur le marché depuis des décennies, capture l’essence surréaliste de Dalí appliquée aux récits de la Genèse, des Prophètes et des Évangiles. Le vendeur, un marchand d’art discret de Manhattan, rêve d’un acquéreur israélien .

Cest une expo itinérante du centre de  Pompidou de Paris au Musée d'Art de Tel Aviv,

À l’heure où l’antisémitisme culturel guette, cette acquisition serait un acte de rédemption – un pont entre le génie catalan et l’âme de la Torah.

Dalí, le mystique : quand le surréalisme épouse la Bible

Salvador Dalí (1904-1989), le maître du melting-pot onirique, n’était pas un agnostique farfelu. Catholique fervent depuis son “retour à la foi” en 1942 – inspiré par la physique nucléaire comme “preuve de Dieu” –, il s’immergea dans les Écritures au début des années 1960. Commandé en 1963 par l’éditeur Rizzoli, le projet Biblia Sacra naquit d’une passion pour la Vulgate latine : Dalí peignit 105 aquarelles originales entre 1963 et 1964, transformées en gravures à l’eau-forte et aquatinte par les maîtres graveurs de Paris. Chacune mesure environ 30 x 40 cm, signée et numérotée, avec des tirages limités à 145 exemplaires.

Ces œuvres ne sont pas de simples illustrations pieuses. Dalí y infuse son surréalisme mystique : la Création surgit d’un œuf cosmique fracturé, Abraham sur le mont Moriah flotte dans un désert de montres molles, Moïse au Sinaï brandit des tablettes qui fondent comme du fromage. “Asperges me hyssopo et mundabo” (Psaume 51) devient une vision aquatique où l’aspersion purificatrice dissout les péchés en bulles éthérées.

Pour les scènes du Nouveau Testament, Dalí mêle Renaissance et apocalypse : la Cène est un banquet atomique, la Crucifixion un corps suspendu dans un hypercube. Ces gravures, publiées en cinq volumes somptueux en 1967, capturent l’essence juive de la Bible – la Genèse, l’Exode, les Prophètes – avant de s’aventurer dans le christianisme, rendant l’ensemble un hymne à l’héritage abrahamique.

Le vendeur, anonyme mais passionné, confie à JNS.org : “Ces pièces sont plus qu’un investissement ; elles sont un témoignage vivant de la Bible juive vue par un génie universel. Israël, berceau de ces récits, mérite de les rapatrier.” À 7 millions, l’ensemble est une aubaine : des gravures individuelles s’arrachent déjà 50 000 dollars pièce chez Sotheby’s ou Christie’s, et des ensembles incomplets flirtent avec les 2 millions.

Un trésor sous-estimé : rareté et valeur cachée

Pourquoi ce joyau reste-t-il sous le radar ? Dalí produisit des milliers d’œuvres illustrées – Don Quichotte, La Divine Comédie de Dante (100 gravures en 1963), Les Mille et Une Nuits (100 aquarelles abandonnées en 1966) –, mais la Biblia Sacra est son magnum opus spirituel, limité à 145 suites complètes.
Seulement une vingtaine d’exemplaires complets ont émergé aux enchères ces 20 dernières années, souvent dispersés en lots partiels. Un volume unique de la Genèse se vendit 1,2 million de dollars chez Heritage Auctions en 2023 ; un ensemble de 50 gravures atteignit 3,5 millions chez Bonhams en 2024.

Cette série, conservée intacte depuis les années 1970 dans une collection privée européenne, inclut les 105 planches originales plus les cinq tomes de la Bible en velin, reliés en cuir avec tranchefilet or.

L’état est impeccable : pas de décoloration, signatures holographes, certificats d’authenticité de la Fondation Gala-Salvador Dalí. Estimée à 7 millions par des experts de Park West Gallery, elle pourrait doubler en cas de duel entre collectionneurs qataris et philanthropes juifs. Mais le timing presse : l’enchère, prévue pour mars 2026 chez Doyle à New York, attire déjà les spéculateurs asiatiques.

Israël, le sauveur légitime : un appel à l’identité juive

Pour Israël, c’est plus qu’une acquisition : c’est une affirmation. Le Musée d’Israël, gardien des Rouleaux de la Mer Mort, abriterait ces gravures dans sa section “Art et Judaïsme”, aux côtés des icônes byzantines et des manuscrits enluminés.

Dalí interpréte l’Alliance avec Dieu. “Ces œuvres transcendent le christianisme ; elles célèbrent la Torah comme fondement mystique de l’humanité”, argue le professeur Yigal Zalmona, ancien conservateur du musée. Un fonds de la diaspora – via le Jewish Agency ou des mécènes comme Roman Abramovich – pourrait boucler le deal, boostant l’identité juive face aux tentatives d’effacement culturel.