Dalí et la Torah : le trésor biblique qu’Israël doit arracher aux enchères

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Dalí et la Torah : le trésor biblique qu’Israël doit arracher aux enchères

Dalí et la Torah : le trésor biblique qu’Israël doit arracher aux enchères

105 gravures mystiques à 7 millions : Dalí illumine la Bible, et Israël pourrait l’accueillir. Alliance alerte : sauvez cet or juif avant qu’il ne s’envole.

Par Claudine Douillet, 7 décembre 2025

Dans les coulisses feutrées des maisons de vente new-yorkaises, un trésor sommeille qui pourrait réécrire l’histoire de l’art juif.
Une série complète de 105 gravures originales de Salvador Dalí, illustrant la Biblia Sacra – la Bible latine du XIIIe siècle –, est mise aux enchères pour 7 millions de dollars.

L’ensemble, inédit sur le marché depuis des décennies, capture l’essence surréaliste de Dalí appliquée aux récits de la Genèse, des Prophètes et des Évangiles. Le vendeur, un marchand d’art discret de Manhattan, rêve d’un acquéreur israélien .

Cest une expo itinérante du centre de  Pompidou de Paris au Musée d'Art de Tel Aviv,

À l’heure où l’antisémitisme culturel guette, cette acquisition serait un acte de rédemption – un pont entre le génie catalan et l’âme de la Torah.

Dalí, le mystique : quand le surréalisme épouse la Bible

Salvador Dalí (1904-1989), le maître du melting-pot onirique, n’était pas un agnostique farfelu. Catholique fervent depuis son “retour à la foi” en 1942 – inspiré par la physique nucléaire comme “preuve de Dieu” –, il s’immergea dans les Écritures au début des années 1960. Commandé en 1963 par l’éditeur Rizzoli, le projet Biblia Sacra naquit d’une passion pour la Vulgate latine : Dalí peignit 105 aquarelles originales entre 1963 et 1964, transformées en gravures à l’eau-forte et aquatinte par les maîtres graveurs de Paris. Chacune mesure environ 30 x 40 cm, signée et numérotée, avec des tirages limités à 145 exemplaires.

Ces œuvres ne sont pas de simples illustrations pieuses. Dalí y infuse son surréalisme mystique : la Création surgit d’un œuf cosmique fracturé, Abraham sur le mont Moriah flotte dans un désert de montres molles, Moïse au Sinaï brandit des tablettes qui fondent comme du fromage. “Asperges me hyssopo et mundabo” (Psaume 51) devient une vision aquatique où l’aspersion purificatrice dissout les péchés en bulles éthérées.

Pour les scènes du Nouveau Testament, Dalí mêle Renaissance et apocalypse : la Cène est un banquet atomique, la Crucifixion un corps suspendu dans un hypercube. Ces gravures, publiées en cinq volumes somptueux en 1967, capturent l’essence juive de la Bible – la Genèse, l’Exode, les Prophètes – avant de s’aventurer dans le christianisme, rendant l’ensemble un hymne à l’héritage abrahamique.

Le vendeur, anonyme mais passionné, confie à JNS.org : “Ces pièces sont plus qu’un investissement ; elles sont un témoignage vivant de la Bible juive vue par un génie universel. Israël, berceau de ces récits, mérite de les rapatrier.” À 7 millions, l’ensemble est une aubaine : des gravures individuelles s’arrachent déjà 50 000 dollars pièce chez Sotheby’s ou Christie’s, et des ensembles incomplets flirtent avec les 2 millions.

Un trésor sous-estimé : rareté et valeur cachée

Pourquoi ce joyau reste-t-il sous le radar ? Dalí produisit des milliers d’œuvres illustrées – Don Quichotte, La Divine Comédie de Dante (100 gravures en 1963), Les Mille et Une Nuits (100 aquarelles abandonnées en 1966) –, mais la Biblia Sacra est son magnum opus spirituel, limité à 145 suites complètes.
Seulement une vingtaine d’exemplaires complets ont émergé aux enchères ces 20 dernières années, souvent dispersés en lots partiels. Un volume unique de la Genèse se vendit 1,2 million de dollars chez Heritage Auctions en 2023 ; un ensemble de 50 gravures atteignit 3,5 millions chez Bonhams en 2024.

Cette série, conservée intacte depuis les années 1970 dans une collection privée européenne, inclut les 105 planches originales plus les cinq tomes de la Bible en velin, reliés en cuir avec tranchefilet or.

L’état est impeccable : pas de décoloration, signatures holographes, certificats d’authenticité de la Fondation Gala-Salvador Dalí. Estimée à 7 millions par des experts de Park West Gallery, elle pourrait doubler en cas de duel entre collectionneurs qataris et philanthropes juifs. Mais le timing presse : l’enchère, prévue pour mars 2026 chez Doyle à New York, attire déjà les spéculateurs asiatiques.

Israël, le sauveur légitime : un appel à l’identité juive

Pour Israël, c’est plus qu’une acquisition : c’est une affirmation. Le Musée d’Israël, gardien des Rouleaux de la Mer Mort, abriterait ces gravures dans sa section “Art et Judaïsme”, aux côtés des icônes byzantines et des manuscrits enluminés.

Dalí interpréte l’Alliance avec Dieu. “Ces œuvres transcendent le christianisme ; elles célèbrent la Torah comme fondement mystique de l’humanité”, argue le professeur Yigal Zalmona, ancien conservateur du musée. Un fonds de la diaspora – via le Jewish Agency ou des mécènes comme Roman Abramovich – pourrait boucler le deal, boostant l’identité juive face aux tentatives d’effacement culturel.

 

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