À Gaza, le Hamas enlève ses habitants pour des rançons : la terreur intérieure révélée

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À Gaza, le Hamas enlève ses habitants pour millions : la terreur intérieure révélée

Le retour du Hamas dans la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu

Des témoignages de Gaza conjugués à des données publiées confirment une reprise des activités du groupe, entre recrutement, contrôle, extorsion et omniprésence armée.

Près de deux mois après le cessez-le-feu, plusieurs sources indiquent un retour massif du Hamas dans la bande de Gaza.
Selon des informations récentes, l’organisation a recommencé à recruter des combattants, à redéployer des éléments armés aux carrefours et aux marchés, à opérer depuis les hôpitaux et camps de réfugiés, et à imposer un régime d’extorsion et d’intimidation.
« Le Hamas continue de recruter des militants et est partout. »

« Le Hamas s’est réorganisé, il est partout »

Un habitant témoigne : « Le Hamas vient vous attaquer par la force, fait chanter les commerçants et, si vous ne payez pas, ils vous tabassent. »

Un autre confirme : « Le Hamas est de retour. Autrement dit, à ceux qui prétendent qu’il s’est effondré, je dis non. Le Hamas se réunit et recrute à nouveau des militants ; il est revenu plus fort que jamais. »

Il poursuit : « Leurs bureaux ont rouvert, ils sont dans les hôpitaux, aux carrefours, dans tous leurs quartiers. En d’autres termes, ils sont présents et déployés partout. »

Extorsion systématique et taxation forcée

Selon G., le Hamas contrôle chaque commerce : « Quiconque possède un commerce, une échoppe, une boutique, un stand de falafels ou quoi que ce soit de ce genre, le Hamas vient le faire chanter. Ils vous menacent : “Vous devez nous payer cinq ou dix shekels par jour pour pouvoir rester là.” Si vous ne payez pas, ils vous battent. »

D’après lui, même les automobilistes doivent s’acquitter de paiements imposés quotidiennement. Les sommes d’argent présentes sur les comptes bancaires sont parfois confisquées, les bénéfices des importateurs prélevés.

« La population est à bout » : pauvreté, destruction et répression

M., un militant ayant organisé les manifestations contre le Hamas, décrit une situation désespérée : « La situation générale à Gaza est actuellement catastrophique. La population est à bout. La pauvreté s’aggrave et l’aide humanitaire est uniquement distribuée aux partisans du Hamas. »

Il ajoute : « Les infrastructures sont complètement détruites, presque toutes les maisons ont été rasées. Le Hamas profite de sa présence dans les hôpitaux, les écoles et les camps de réfugiés. Des arrestations massives ont lieu contre toute personne qui s’oppose au Hamas. »

Rançons, taxation des cigarettes et enrichissement des dirigeants

A., une habitante, explique : « Le Hamas se présente comme une force de sécurité, mais dans les faits, il terrorise les civils. »

Elle détaille : « Ils ont augmenté les taxes sur les cigarettes. Un paquet qui coûtait normalement 20 shekels coûte aujourd’hui 140 shekels. Le Hamas empoche environ 110 shekels par paquet. »

Elle poursuit : « Ils kidnappent de grands hommes d’affaires et des gens riches, puis les libèrent contre une rançon de plusieurs millions de dollars. Le dernier était notre voisin, Fadi a-Dayeb. Ils lui ont pris 5 millions de dollars. »

Tunnels intacts et réseau privé : signes d’une structure opérationnelle persistante

Selon A. : « Dans le centre de Gaza, à Nusseirat et à Deir al-Balah, les tunnels sont intacts et situés à l’intérieur du territoire. Ils sont plus concentrés dans le centre de Gaza que dans la ville de Gaza. »

Elle rapporte le témoignage d’un voisin : « Le Hamas est en train de creuser dans notre rue principale et d’installer son propre réseau téléphonique privé. »

Elle précise que personne n’est épargné : « Même les influenceurs et les célébrités des réseaux sociaux qui reçoivent des dons sont kidnappés pour leur extorquer de l’argent. Ils ouvrent les colis d’aide et prennent les chocolats pour les revendre. Ils prennent aussi les tentes et les revendent. »

Une présence sécuritaire visible et assumée

R., un haut responsable local, décrit la situation : « Bien sûr, la situation à Gaza se manifeste par la présence de la police routière aux carrefours, qui régule le trafic, et par les dispositifs de sécurité en place. Il y a des hommes armés sur les marchés, et les prix y sont contrôlés. »

Il affirme : « Je ne défends ni le Hamas ni personne d’autre. Je veux vivre en paix, je veux vivre comme tous les autres habitants de la planète. »

Les données extérieures confirment la reconstitution du Hamas

Plusieurs rapports récents indiquent que l’organisation a réussi, durant le cessez-le-feu, à reconstituer une part significative de ses effectifs, parlant de « milliers » de recrues. Ces éléments corroborent les témoignages selon lesquels le groupe n’a pas disparu du terrain, mais s’est réorganisé, redéployé et renforcé.

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