Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Identité juive méconnue : Ari’el Stachel dynamite les frontières de l’appartenance -vidéo-

Identité juive méconnue : Ari’el Stachel dynamite les frontières de l’appartenance

Qui décide de notre identité
Comment « Other *» d’Ari’el Stachel bouleverse la notion d’appartenance juive

Ari’el Stachel, enfant d’une mère ashkénaze et d’un père israélien yéménite, a grandi comme un puzzle vivant que chacun voulait recomposer à sa manière.
Dans « Other », l’acteur expose sans détour la fragmentation d’une identité juive métisse que les regards extérieurs n’ont cessé de déformer.
Il y raconte comment on peut être juif sans être reconnu comme tel, arabe sans l’être vraiment, trop sombre pour les uns, trop juif pour les autres, et comment chaque étiquette imposée finit par fissurer l’âme. Sur scène, il transforme ces blessures en une œuvre fulgurante sur l’appartenance, la honte, la performance et le droit d’exister enfin entier.

Ari’el Stachel a grandi dans une tension permanente entre les récits, les cultures et les attentes que chacun projetait sur lui. « Other » plonge au cœur de cette mosaïque intime où l’identité ne se construit pas seulement par choix, mais aussi par les regards qui vous assignent un rôle. L’œuvre met à nu les fractures d’une identité juive métisse qui tente de se frayer un chemin entre héritages multiples et injonctions extérieures.

La naissance d’une identité éclatée

Avant même de raconter son enfance, Stachel présente une compagne omniprésente, celle qui a modelé son rapport au monde : son anxiété. Il l’avait surnommée Meredith, comme la belle-mère cruelle du film « À nous quatre ». Meredith n’est pas une simple image. Elle accompagne chaque tentative d’intégration, chaque réinvention forcée. Elle est le symptôme d’une identité morcelée et, parfois, le moteur de nouvelles fuites.

L’acteur issu de « The Band’s Visit » a grandi dans un espace où deux histoires juives cohabitaient sans vraiment dialoguer. Sa mère ashkénaze américaine et son père israélien yéménite portent chacun leur langue, leur mémoire, leurs codes. Enfant, il vivait ces héritages en simultané, mais les milieux qu’il fréquentait ne savaient pas comment accueillir cette double appartenance. Beaucoup n’y voyaient qu’une contradiction.

L’école juive, premier laboratoire de l’appartenance performative

À l’école juive, il était le seul élève à la peau foncée. Un phénomène étrange pour ses camarades, et un défi pour lui. Son père lui conseilla d’accentuer son identité israélienne. Alors il joua le jeu. Pendant une année entière, au milieu des rires, il adopta un faux accent israélien. Il apprit vite à performer son identité pour calmer les projections des autres.

Cette mise en scène devint une seconde nature. Arrivé dans un nouvel environnement, il choisissait l’identité à jouer. Il pouvait se rendre « plus blanc », ou au contraire « plus noir », selon le groupe où il espérait trouver un refuge. Quand le rôle lui devenait insupportable, il changeait d’école. Meredith, fidèle, observait chaque métamorphose.

Après le 11 septembre, un malentendu permanent

Le 11 septembre bouleversa aussi son rapport à son corps. Pour la première fois, il vit à la télévision des visages bruns semblables au sien, mais associés au danger. Dans le regard des autres, la confusion s’installa. Il était juif, profondément, mais son apparence le rangeait d’office dans la catégorie des « Arabes ». Un malentendu qui le suivra longtemps.

À l’université, il vécut une autre étape de ses réinventions. Il se décrivait alors dans sa période « d’être Noir ». Il fréquentait une église baptiste de Harlem, participait à des groupes militants et au slam. Plus tard, lorsqu’il s’ouvrit davantage à ses racines moyen-orientales, il se rendait chaque matin à une synagogue yéménite de l’Upper West Side.
Il s’en réjouissait, pensant enfin trouver un espace où son identité se verrait entièrement reconnue. Pourtant, même là, il se heurta à une projection étrangère : le rabbin, convaincu que ses origines suffisaient à garantir sa maîtrise de la Torah, le mit en difficulté devant toute l’assemblée. La honte scella son départ. Une fois encore, on l’accueillait, mais sans le reconnaître vraiment.

Une identité fragmentée jusque dans son métier d’acteur

Sur scène, ces transformations deviennent matière brute. Stachel passe d’un accent à l’autre, d’une gestuelle à l’autre, comme pour rejouer la multiplicité qu’on lui a imposée. « Autre » oscille entre confession et humour, utilisant le rire pour alléger un parcours d’adaptation constante.

Dans les salles d’audition, les directeurs de casting ne voyaient en lui qu’une silhouette stéréotypée : il devint « le terroriste numéro 2 ». Même « The Band’s Visit », pourtant fondée sur une rencontre entre l’hébreu et l’arabe, nourrit une nouvelle tension.
Ses amis de couleur, longtemps frustrés par le manque de rôles pour des acteurs comme lui, remirent en question son choix d’interpréter un Arabe, alors qu’il était d’origine israélienne yéménite. Une nouvelle fois, une partie de lui était célébrée, tandis qu’une autre était rejetée.

Les repères explosent après le 7 octobre

Après le 7 octobre, toute la grille d’interprétation de son identité se renversa. Les traits qui le faisaient paraître « trop arabe » devinrent soudain « trop juifs ». Bien que la pièce n’aborde pas directement ces événements, ils imprègnent profondément la perception de Stachel dans le monde d’aujourd’hui. Dans certains milieux qui l’avaient autrefois mal identifié, il subit désormais des réactions antisémites. On attendait de lui qu’il « utilise » son identité pour justifier une cause, qu’il devienne une preuve vivante.

Les étiquettes changeaient, mais la mécanique restait la même : les autres décidaient de quelle version de lui devait émerger.

L’une des phrases les plus fortes du spectacle résonne avec une simplicité déroutante : « Je ne peux pas résoudre la guerre, mais je peux être un pont. » Il n’y a pas là un programme politique, mais une vérité intime. Sa vie entière a été un pont entre des mondes qui n’arrivaient pas à l’accueillir pleinement.

Le moment où toutes les identités cessent de s’excuser

Le point de bascule émotionnel survient lorsqu’il avoue à son père combien il avait dissimulé de lui-même durant son enfance. Il confesse aussi que Meredith a traversé toute sa vie d’adulte. Pas de scène dramatique, pas de cris. Juste une lucidité douce-amère : jouer pour survivre finit par éroder celui que l’on est.

« Autre » s’élève peu à peu vers un moment final qui tranche avec toute sa trajectoire : la présentation complète, sans filtres, sans accent, sans fiction.

« Je m’appelle Ari’el et je suis fier d’être yéménite, israélien, ashkénaze, juif et américain, originaire de Berkeley, en Californie. J’ai passé la majeure partie de ma vie à me faire passer pour d’autres personnes, ce qui m’a amené à devenir acteur. Je vis actuellement à New York avec mon trouble anxieux, Meredith, que je détestais autrefois mais que j’apprends à aimer, même si elle me rend encore fou parfois. Cela signifie que je risque de transpirer, mais sachez que si c’est le cas, c’est que Mereredith et moi sommes particulièrement ravis de vous rencontrer. »

C’est entier, chaleureux, ironique, et pour la première fois, tout est là en même temps.

« Other » dévoile la facilité avec laquelle une identité juive peut être réduite à des catégories simplistes, et tout ce que l’on perd lorsque l’on exige des histoires conformes et lisses. Elle laisse affleurer une vérité rare : la complexité n’est pas un obstacle, mais une existence à part entière.

« Other » est un spectacle scénique, joué en live, devant un public, dans un théâtre new-yorkais. Ari’el Stachel y est seul sur scène dans un format proche du solo show, mêlant récit autobiographique, humour, transformations vocales, et moments très intimes. Il s’agit d’un one-man show dramatique, pas d’un long-métrage et pas d’une série.

Pourquoi l’Iran a choisi Bat Yam : la faille stratégique de sa population

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Une arme qui ne tombe pas d’un missile balistique

Ce que l’Iran obtient de ses nouveaux espions en Israël

L’alerte lancée cette semaine par le maire Zvika Brut, affirmant que « les Iraniens sont arrivés à Bat Yam » pour recruter des habitants à des fins d’espionnage, a frappé les esprits.

Elle s’inscrit dans une série d’affaires dévoilées ces deux dernières années, signe d’un investissement massif de Téhéran dans la confrontation indirecte contre Israël.
Un ancien haut responsable de l’appareil de défense, Sagiv Assulin, aujourd’hui chercheur au Centre de Jérusalem pour les affaires étrangères et de sécurité, détaille les objectifs, les méthodes et les profils recherchés par les services iraniens.

Un huitième front silencieux

« Leur objectif est de mettre en place un réseau d’agents qui exécuteront diverses actions pour leur compte : semer le chaos, saboter, commettre des actes de violence, recueillir des renseignements et prendre des photos », explique Assulin.
Ce front invisible, dit-il, s’appuie sur des actions parfois dérisoires en apparence, mais qui, accumulées, créent un effet déstabilisateur.

La demande faite à certains recrues de peindre des graffitis peut sembler anodine. Assulin insiste pourtant : « Si l’on considère chaque action individuellement, on se dit : “D’accord, quelqu’un a fait un graffiti, quelqu’un a publié quelque chose qu’on lui a dit sur les réseaux sociaux”, mais l’effet cumulatif est considérable et contribue à créer la division et le chaos. »

Selon lui, Téhéran vise à « définir un agenda public », celui « d’approfondir la division ». Les Iraniens « nous apprennent à analyser la société israélienne », dit-il, en précision glaciale.

Un exemple récent illustre cette stratégie : la famille de Liri Elbag, en captivité, avait reçu une couronne mortuaire portant une inscription provocatrice. L’affaire avait bouleversé le pays. Ce n’est que plus tard que le Shin Bet en a attribué l’origine à l’Iran.
« C’est clairement un huitième front. Pour eux, c’est une arme qui ne tombe jamais, un missile balistique, voire pire », souligne Assulin.

Qui tentent-ils de recruter ?

« Le profil recherché est inadapté à la cible », note-t-il. Pour obtenir de véritables renseignements, Téhéran cherche des individus ayant accès à des informations sensibles. Mais pour semer le désordre, « presque n’importe quel citoyen peut faire l’affaire ».

L’affaire de Bat Yam reflète ce modèle : des personnes ordinaires, souvent des activistes, non nécessairement influentes. « Ils filmeront probablement des scènes, feront des graffitis, indiqueront les lieux de chutes, dans le but de semer le chaos et de recueillir des renseignements. »

Le processus patient du recrutement

Assulin détaille un mécanisme long, méthodique et psychologique. « Le processus de recrutement est très long. Il ne s’agit pas d’une simple offre d’emploi. Leur objectif est de pouvoir gérer une personne en Israël depuis l’Iran. »

Tout commence par une phase d’approche parfaitement innocente : « Ils répondent à toutes vos publications sur les réseaux sociaux, approuvent vos propos, vous complimentent, des choses qui n’ont rien à voir avec ce qu’ils attendent de vous par la suite. »

Puis vient l’établissement d’un lien personnel. « Ils établissent progressivement un lien social avec vous afin de répondre psychologiquement à toutes sortes de besoins personnels. L’opérateur crée une relation dans laquelle la personne manipulée s’habitue à accepter les persuasions de l’autre. »

Il illustre : « Imaginez que vous soyez photographe amateur. L’opérateur répond à vos photos pendant des mois, puis commence à vous contacter en privé. Tout est encore parfaitement innocent, la confiance s’installe. Au bout d’un certain temps, il vous dit : “J’ai entendu parler d’un oiseau rare qu’on ne trouve qu’en Israël et je serais ravi que vous le photographiiez pour l’exposition.” En échange, il vous offre quelque chose : de l’attention, une oreille attentive, de l’argent, ce qu’il juge approprié. »

La mécanique s’enclenche : « Voilà comment ça se passe : ils créent un schéma, vous effectuez une mission, vous recevez une récompense. Petit à petit, ils complexifient les missions jusqu’à ce qu’elles deviennent des missions contre l’État, et là, soudain, vous réalisez : “Je me suis mis dans un pétrin. J’ai espionné pour les Iraniens, je n’ai pas le choix, je dois continuer.” »

« Dans la plupart des cas, au début, les gens sont en quelque sorte induits en erreur. Il faut comprendre la complexité de la situation ; ce n’est pas quelque chose qui se produit en un ou deux jours. »

Assulin ajoute : « Pour chaque personne capturée dont on entend parler, il y en a beaucoup d’autres qui ont été neutralisées et beaucoup d’autres qui ont réussi à percer leurs défenses. Les effectifs sont considérables. L’objectif de l’ennemi est de mobiliser et d’exploiter constamment ce chaos. »

Que faire en cas de soupçon ?

La réponse d’Assulin est sans ambiguïté : vigilance absolue. « Même des choses qui paraissent anodines au premier abord peuvent mener à des situations très dangereuses. C’est pourquoi, lorsqu’on reçoit soudainement des demandes de renseignements de personnes inconnues, sans aucun lien avec elles, même si elles semblent professionnelles ou amicales, il faut toujours rester vigilant. Soyez méfiant, posez des questions à votre interlocuteur. Il ne s’agit pas d’être paranoïaque, mais soyez attentif. »

Certains signes doivent alerter : impossibilité soudaine de parler au téléphone, demandes d’éviter Zoom. « C’est suspect. En cas de doute, appelez la police, qui transmet ces affaires au Shin Bet, un service de contre-espionnage spécialisé dans ce domaine. »

Assulin adresse enfin un message crucial à ceux qui hésitent à signaler : « Même si l’on réalise a posteriori être tombé entre les mains des Iraniens, il ne faut pas se dire : “Je vais avoir des ennuis, que vont-ils me faire ?” Cela ne fera qu’empirer les choses. Dès qu’on a le moindre soupçon, il vaut mieux avouer et se sortir de cette situation. Si quelqu’un a été naïf, les autorités le reconnaîtront. Il y a une grande différence. »

Pourquoi Bat Yam est devenue une cible privilégiée

Selon plusieurs responsables de la sécurité, le choix de Bat Yam n’a rien d’anodin.
La ville, située aux portes de Tel Aviv, offre un terrain particulièrement favorable aux approches discrètes.

Sa population dense, mêlant jeunes très actifs sur les réseaux sociaux, classes moyennes, modestes et personnes isolées, constitue un vivier idéal pour des recruteurs cherchant des profils ordinaires, accessibles et faciles à influencer.

L’anonymat urbain, combiné à des groupes locaux très engagés en ligne, permet de repérer rapidement des individus impulsifs, revendicatifs ou vulnérables.
Pour les services iraniens, cette configuration représente une opportunité stratégique : à quelques minutes du centre névralgique du pays, un simple citoyen manipulé peut transmettre des images, signaler un mouvement ou ajouter sa part au chaos recherché.

Bat Yam, déjà touchée par plusieurs tentatives révélées ces dernières années, apparaît ainsi comme un point de pression où les failles sociales et géographiques se rencontrent.

Bat Yam est un terrain social idéal pour repérer des profils fragiles ou influençables.

La ville concentre une population mixte, avec des classes moyennes et modestes, des personnes âgées isolées, des jeunes très actifs sur les réseaux sociaux. Ce sont précisément les profils que les Iraniens recrutent le plus facilement :

des citoyens ordinaires, pas des experts, des gens qu’on peut approcher discrètement en leur offrant un rôle, de l’attention ou un petit paiement.

 Sa proximité immédiate avec Tel Aviv en fait une plateforme stratégique.

Bat Yam est littéralement à la porte de Tel Aviv et de ses axes sensibles : centres gouvernementaux, bâtiments de sécurité, infrastructures, artères principales.

Un « agent » basé à Bat Yam peut photographier, filmer, signaler des mouvements, ou simplement noter des détails logistiques sans attirer l’attention.

C’est une ville dense, urbaine, où l’anonymat favorise le repérage.

Dans les villes très denses, un contact sur Telegram, Instagram ou Facebook peut facilement se fondre dans la masse de messages qu’un habitant reçoit.

Les services iraniens exploitent cet anonymat : une approche paraît moins suspecte dans un environnement urbain que dans une petite localité.

Bat Yam possède un tissu d’activistes très présent en ligne.

C’est un point central dans les recherches du Shin Bet. Beaucoup d’habitants de Bat Yam participent à des groupes locaux très actifs :

sécurité civile, protestations, entraide, alertes du front sud, réseaux politiques.

Les Iraniens repèrent dans ces groupes des personnes engagées, bavardes, connectées, parfois impulsives. C’est exactement ce qu’ils cherchent : des gens qui peuvent amplifier le chaos sans comprendre qu’ils servent une stratégie hostile.

Parce que Bat Yam a déjà montré une vulnérabilité exploitable.

Plusieurs affaires d’approches suspectes ont déjà été détectées dans la ville. Dans le renseignement, lorsqu’un lieu s’avère « fertile », on y retourne.

Ce n’est pas un hasard si l’alerte y est revenue cette semaine : d’après les spécialistes, les Iraniens réinvestissent les zones où leurs précédentes tentatives ont, même partiellement, fonctionné.

 C’est une ville où la population est accessible : pas trop riche, pas trop fermée.

Les services iraniens évitent généralement les milieux très aisés ou très structurés, difficiles à infiltrer. Bat Yam représente le contraire : proche de Tel Aviv, mais socialement plus abordable, plus ouverte, plus poreuse aux interactions.

 Bat Yam n’est pas une cible pour ce qu’elle représente, mais pour ce qu’elle offre :

un bassin de population large, accessible, connectée, facile à approcher, située au cœur du pays, à moins de dix minutes du centre stratégique de Tel Aviv.

 

Israël : L’enfant que je n’ai pas ramené chez moi - confession d’une mère

Israël : L’enfant que je n’ai pas ramené chez moi - confession d’une mère

L’enfant laissé à l’hôpital et la femme qui a refusé de couper le fil

La naissance, la peur et l’abandon qui n’en fut jamais vraiment un

Quand son bébé est né avec une maladie rare provoquant des déformations du visage,
Efrat Cohen a senti qu’elle n’aurait pas la force d’y faire face.
Elle a quitté l’hôpital en laissant son fils derrière elle, persuadée de ne pas pouvoir lui offrir ce dont il avait besoin. L’enfant fut confié à Bat Sheva, une sage-femme, mère de huit enfants, devenue sa famille d’accueil.
Cette femme veilla pendant des années à préserver le lien entre l’enfant et sa mère biologique, malgré la distance, malgré la douleur. Aujourd’hui, Efrat raconte dans un entretien à un magazine féminin ce long chemin, cette blessure ouverte et pourtant habitée d’amour.

La mère biologique face à l’enfant devenu lumière

« ont me demandent comment, toutes ces années, je n’ai pas choisi de reprendre Malakhi, puisque j’en avais toujours la possibilité. Ma réponse tient à la différence entre celle que je suis aujourd’hui et la jeune fille de vingt-cinq ans qui l’a mis au monde. L’Efrat d’aujourd’hui n’aurait jamais fait cela. Elle l’aurait pris et aurait affronté les conséquences. L’âge et les expériences donnent un autre regard sur soi. Si je n’ai jamais choisi de le ramener à la maison, c’est grâce au foyer extraordinaire que Bat Sheva et Shlomo lui ont offert. »

Elle se souvient de ces visites où elle retrouvait un enfant heureux, malgré les opérations, malgré la douleur.

« Quand je venais et que je voyais un enfant si épanoui, même après des chirurgies terriblement éprouvantes, j’ai compris que je n’avais pas le droit de le priver de ce bonheur. J’ai vu l’entourage aimant qui l’accompagnait, et je me suis dit que moi, mon propre enfer, je l’avais déjà traversé. Pourquoi devrais-je lui infliger une souffrance alors qu’il est dans un lieu si bon, seulement pour apaiser ma conscience ? Je remercie chaque jour, car il a reçu l’endroit le plus juste qu’il pouvait recevoir. »

La mère d’accueil, celle qui a compris qu’un enfant ne se construit pas dans l’effacement

Bat Sheva raconte à son tour ces années d’attention, de vigilance, et d’amour donné sans calcul.

« C’était évident pour moi que derrière cet enfant, il y avait une mère brisée qui souffrait de l’absence. On ne met pas au monde un bébé pour partir ensuite, c’est contre la nature. Je savais aussi qu’elle serait soulagée de savoir qu’il était entouré et heureux.
Dans notre manière de penser, la mienne et celle de mon mari Shlomo, nous savions que pour que son âme soit entière, il devait connaître ses parents. Et nous savions que si nous les aimions, lui aussi les aimerait. »

Dans cette maison où l’on a décidé de ne jamais effacer la mère biologique, l’enfant a grandi entre deux femmes qui ont compris, chacune à leur manière, qu’aimer un enfant demande parfois de renoncer à une part de soi.

WhatsApp, faille béante de la sécurité israélienne un régal pour le Hamas

WhatsApp, faille béante de la sécurité israélienne un régal pour le Hamas

WhatsApp, faille béante de la sécurité israélienne

Quand une application grand public devient un outil militaire incontrôlé

Plannings opérationnels, mouvements de troupes, rapports de terrain, réunions confidentielles, dates de conscription et d’échange de forces : l’armée israélienne s’est rendue dépendante de WhatsApp, et c’est précisément le type d’exposition dont le Hamas se nourrit.

Alors que Tsahal recrute de nouveaux officiers spécialisés dans la sécurité des véhicules et restreint l’usage des appareils Android, l’application est devenue l’axe principal de transmission d’informations sensibles, échappant à tout protocole et à tout contrôle.
Des experts en cyberdéfense et en renseignement insistent sur un point : « les grands secrets n’intéressent pas l’ennemi autant que les informations tactiques en temps réel ».
Rien ne semble avoir été appris malgré les avertissements répétés.

En Israël en 2025, l’usage de WhatsApp est quasi universel. Selon les données de l’Association israélienne d’Internet, seul 1 pour cent de la population n’utilise pas l’application. Le basculement s’est produit lorsque Tsahal l’a intégrée à son organisation interne, normalisant un outil civil dans un environnement militaire à risque. Le résultat est radical : plus besoin de systèmes de renseignement avancés, il suffit d’appartenir au bon groupe WhatsApp.

L’application, devenue un outil national central, s’est infiltrée profondément dans l’armée.
Deux ans après le début de la guerre, la situation ne fait qu’empirer.
Des groupes immenses, contenant parfois des membres qui ont quitté l’armée depuis longtemps, voient circuler des plannings de service, des itinéraires sensibles et des documents photographiques du terrain. La menace est immédiate : des informations tactiques en temps réel, accessibles d’un simple clic, constituant exactement ce que recherchent les ennemis d’Israël.

Des groupes tentaculaires, des informations infinies et aucun contrôle

Dès le début de la guerre, Globes décrivait déjà la manière dont les opérations militaires migraient massivement vers WhatsApp. Des soldats et des officiers racontaient comment l’essentiel des activités des unités passait désormais par l’application : recrutement, organisation du personnel, diffusion des horaires, transmissions d’itinéraires, partages d’images et de rapports depuis le terrain.

Un chaos total, certes compréhensible au commencement d’une guerre brutale et soudaine. Mais deux années ont passé, et rien n’a changé.

De nouveaux éléments transmis à Globes montrent que ces groupes continuent aujourd’hui de diffuser des informations permettant d’établir une image d’ensemble complète du renseignement militaire : dates d’opérations des équipes et des unités, plannings détaillés, mouvements de forces, dates de recrutement, de libération et d’échange, déploiements précis. En parallèle, les modalités de travail, les ordres et les localisations des bases circulent via le système « WASE ».

Les témoignages recueillis convergent : malgré la nature extrêmement sensible des données qui y circulent, personne ne contrôle réellement les participants de ces groupes. Certains comptent des centaines de membres dont une grande partie n’est plus active. Certains ont quitté la réserve depuis longtemps, ont repris un statut civil et continuent pourtant de recevoir chaque jour des informations classifiées directement sur WhatsApp.

Aucune vérification, aucun tri, aucun mécanisme de retrait automatique. Une faille ouverte, persistante et connue.

Israël : Sécurité en péril à Raanana et Shoham, la criminalité explose sans commissariat

Israël : Sécurité en péril à Raanana et Shoham des villes prestigieuses privées de commissariat

Sécurité en péril à Raanana et Shoham

« On attend une voiture de police d’une autre ville pendant que des criminels tirent dans les rues »

Raanana et Shoham, souvent perçues comme des villes calmes, privilégiées et parfaitement structurées, vivent aujourd’hui une réalité sécuritaire à rebours de cette réputation.
Alors que la criminalité explose et que des criminels circulent librement, les habitants sont réduits à attendre l’intervention de patrouilles provenant de villes voisines, parfois à plus d’un quart d’heure de route. Dans les rues de ces villes réputées paisibles, une grenade peut être lancée, une rafale tirée, sans qu’une voiture de police n’arrive à temps pour stopper l’assaillant. La police le reconnaît elle-même : « Nous opérons avec des ressources limitées. »

Des villes prestigieuses privées de commissariat

Raanana et Shoham, à elles deux, regroupent environ 115 000 habitants, dont 85 000 pour Raanana et 30 000 pour Shoham.
Aucune de ces deux villes ne possède son propre commissariat indépendant.
Résultat : chaque appel d’urgence implique l’envoi d’une patrouille venant de Rosh Haayin pour Shoham, située à environ 13,4 km, ou de Kfar Saba pour Raanana. Des distances qui, en pleine urgence, deviennent des goulets d’étranglement mortels.

La colère a éclaté après un événement d’une gravité extrême : Un individu circulant à moto a été filmé à Shoham en train de lancer une grenade sur une villa, de dégainer une arme à feu, de tirer sans relâche et de disparaître aussitôt. Aucun policier n’était sur place. Aucun n’est intervenu à temps. La police, de surcroît, n’a pas signalé immédiatement les faits.

Les habitants décrivent une situation ubuesque.
« Il est incompréhensible qu’en 2025, il n’y ait toujours pas de commissariat à Shoham, une ville qui a connu une forte croissance et un développement important », s’indignent-ils.
Pour eux, l’absence d’infrastructure policière locale explique la fuite du tireur :
« S’il y avait un commissariat en ville, nous aurions pu arrêter le suspect. Nous nous sentons abandonnés. Il est absurde de devoir attendre quinze minutes, voire plus, l’arrivée d’une voiture de police venant d’une autre ville, alors que des criminels tirent dans les rues. »

Interpellations sans réponse

Face à ce vide sécuritaire, la présidente du conseil municipal de Shoham, Dafna Rabinovich, a multiplié les démarches et contacté à plusieurs reprises, au cours des dix-huit derniers mois, des responsables gouvernementaux, dont le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir. Malgré cette pression répétée, aucune réponse satisfaisante n’a été fournie.

Un commissariat pour un quart de million d’habitants

La situation n’est guère meilleure à Raanana. La ville a récemment connu plusieurs incidents inhabituels, dont le jet d’une grenade assourdissante contre un immeuble résidentiel. Malgré sa taille, elle ne possède aucun commissariat opérationnel. Les habitants dépendent exclusivement de Kfar Saba.

Cette station de Kfar Saba porte désormais une charge écrasante. Elle doit répondre aux appels de ses propres 115 000 habitants, mais également à ceux de Raanana et de Hod Hasharon, qui regroupent ensemble environ 70 000 personnes. Une seule station pour plus de 250 000 habitants. Une équation impossible à résoudre.

Chez les habitants, l’exaspération grandit. « Il faut absolument un commissariat à Raanana ; celui-ci est une véritable farce », accuse l’un d’eux. « Ils ne tiennent aucun compte de notre sécurité. La criminalité est galopante et personne n’intervient rapidement. »

La position de la police israélienne

La police répond qu’elle s’appuie sur un modèle d’évaluation fondé sur des données pour décider de l’ouverture ou non de nouveaux commissariats. Elle précise que ce modèle intègre des critères démographiques, géographiques, statistiques et opérationnels. Elle insiste également sur ses contraintes globales : ressources organisationnelles limitées, budget compressé, multiplication des missions à l’échelle nationale.

Selon son communiqué, « la police israélienne utilise un modèle professionnel et fondé sur les données pour évaluer la nécessité d’ouvrir de nouveaux commissariats. Ce modèle prend en compte des paramètres démographiques et géographiques, le niveau d’activité et les statistiques de la criminalité.

Parallèlement, la police israélienne, confrontée à des ressources organisationnelles et budgétaires limitées, est tenue de hiérarchiser systématiquement un large éventail de tâches et de besoins opérationnels à l’échelle nationale.

Dans le même temps, elle continue d’étudier les moyens les plus efficaces de renforcer ses services par le déploiement d’effectifs, le renforcement de ses activités et l’amélioration de ses délais d’intervention. »

George Clooney révèle : « J’ai rencontré ma femme lorsqu’elle aidait les Frères musulmans »

George Clooney révèle : « J’ai rencontré ma femme lorsqu’elle aidait les Frères musulmans »

George Clooney révèle : « J’ai rencontré ma femme lorsqu’elle aidait les Frères musulmans »

Un récit spontané qui soulève une controverse

George Clooney était l’invité de Drew Barrymore et a raconté la manière dont il avait rencontré son épouse Amal, avocate et militante internationale des droits de l’homme. Un passage précis de son récit a immédiatement attiré l’attention et suscité un vif débat.

La rencontre avec Amal et la phrase qui interroge

L’acteur a expliqué que, peu après avoir fait la connaissance d’Amal, ils avaient commencé à s’échanger des lettres. Puis il s’est rendu à Londres et lui a proposé de le rejoindre à Abi Road, célèbre passage piéton où furent photographiés les Beatles. Amal lui a alors répondu qu’elle ne pouvait pas, car elle se trouvait « à une réunion avec les Frères musulmans ». George Clooney a ajouté qu’elle les aidait à rédiger une constitution en Égypte, une activité qu’il situe durant la période où les Frères musulmans ont brièvement dirigé le pays, entre 2012 et 2013.

Le rôle des Frères musulmans tel que rappelé dans le récit

Le mouvement des Frères musulmans prône une domination de l’islam sunnite dans la constitution et la vie sociale, avec pour objectif de transformer l’Égypte et d’autres pays arabes en États islamiques. Il est présenté comme une organisation terroriste aux États-Unis.
Les frères musulmans sont une organisation terroriste

George Clooney a récemment contacté la Maison-Blanche pour défendre le travail de sa femme, après que l’administration américaine ait critiqué l’initiative de la Cour pénale internationale (CPI) d’émettre des mandats d’arrêt contre des responsables israéliens. 

Selon le rapport, l’acteur s’est inquiété que son épouse fasse l’objet de sanctions américaines  en raison de son rôle dans la préparation du dossier et conteste que la CPI soit présentée comme “outrageuse”. 

Amal Clooney, via la fondation qu’elle a cofondée, a publié un rapport d’experts juridiques estimant qu’il existe des “motifs raisonnables” pour croire que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis à la fois par des dirigeants d’Israël et des dirigeants du Hamas. 

En dépit de cette implication, George Clooney n’a pas rejoint les artistes hollywoodiens qui ont appelé au boycott culturel d’Israël après le 7 octobre 2023. 

Par ailleurs, après un début d’enquête médiatique, il a exprimé sa tristesse face à la situation dans la bande de Gaza — notamment après la mort de journalistes — évoquant la souffrance des civils et plaidant, dans une vidéo, pour une paix, sans illusion sur une issue proche. 

Ces éléments confirment que George Clooney et indirectement Amal  n’est pas neutre sur le sujet.

Hamas en panique : traqué, il renforce ses mesures de sécurité à l’extrême

Hamas en panique : traqué, il renforce ses mesures de sécurité à l’extrême

Révélations sur les nouvelles règles de clandestinité imposées aux dirigeants du Hamas

Des réunions sans téléphones, sans montres et sans appareils électroniques

Un document interne du Hamas, rendu public par le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat, décrit les nouvelles consignes de sécurité imposées aux hauts responsables de l’organisation à l’étranger.
Ces instructions exigent que les réunions se tiennent dans une quasi-clandestinité absolue.
Il est explicitement demandé d’organiser les rencontres sans téléphone ni montre, et d’écarter tout appareil électronique du lieu choisi. Les responsables doivent laisser leurs téléphones à au moins soixante-dix mètres du lieu de réunion, dans un espace non climatisé.

Selon une source du Hamas citée par le journal, ces directives découlent de la crainte d’assassinats ciblés. L’organisation estime qu’une tentative d’élimination est imminente dans un pays non arabe, sans que celui-ci ne soit précisé.

Une peur renforcée après l’assassinat d’Ali Tabatabaei

Des sources haut placées au sein du Hamas ont indiqué que la peur d’une nouvelle tentative d’assassinat contre la direction s’est accrue après l’élimination du chef d’état-major du Hezbollah, Ali Tabatabaei.
Elles affirment que, malgré les assurances fournies par les États-Unis aux intermédiaires en Turquie, au Qatar et en Égypte, selon lesquelles l’opération de septembre dernier ne se reproduirait pas, la direction du Hamas « ne fait pas confiance à Israël ».

Depuis la tentative d’assassinat survenue à Doha, l’organisation a renforcé ses mesures de protection, convaincue qu’« Israël continuera de surveiller ses dirigeants et de les localiser par divers moyens, notamment grâce aux technologies de pointe ».

Réunions itinérantes, horaires changeants et interdiction totale des dispositifs électroniques

Le document interne publié par le journal saoudien demande aux responsables du Hamas d’annuler toute réunion prévue dans un lieu fixe. Ils doivent se réunir dans différents endroits, à des heures irrégulières, afin d’empêcher toute possibilité de suivi continu.

Les directives imposent également d’éloigner des réunions non seulement les téléphones, mais aussi les appareils médicaux, les systèmes d’interphone, les routeurs internet, les téléviseurs et même les montres. Aucun climatiseur ne doit être présent dans les pièces où se tiennent les discussions.

Les dirigeants sont tenus d’inspecter minutieusement chaque lieu pour détecter la présence de caméras cachées susceptibles d’avoir été installées par des collaborateurs israéliens. Le document précise qu’« Israël s’appuie sur divers facteurs pour suivre et surveiller les personnes recherchées, notamment des agents humains tels que des employés de nettoyage ou d’autres personnes, voire même ceux qui travaillent à proximité de la personne recherchée ».

Une surveillance rendue possible par tout appareil connecté

Les auteurs du document avertissent que « éteindre les téléphones ne suffit pas à mettre fin à la surveillance, d’autant plus que tout appareil fonctionnant en Wi-Fi, y compris les montres connectées, peut être piraté. Tous ces appareils peuvent servir à déterminer le nombre de personnes présentes dans chaque pièce. Les missiles utilisés sont capables de pénétrer n’importe quel mur ou bâtiment et d’atteindre leur cible en un temps record ».

Ces consignes témoignent de la panique sécuritaire qui règne désormais au sommet du Hamas, dont les dirigeants se savent suivis, traqués et potentiellement ciblés en tout lieu.

Assassinat d’un allié local d’Israël à Gaza le chef des Forces populaires : Yasser Abu Shabab

Assassinat d’un allié local d’Israël à Gaza : un tournant stratégique inquiétant

Assassinat d’un allié local d’Israël à Gaza : un tournant stratégique inquiétant

Qui était Yasser Abu Shabab ? Originaire de l’est de la bande de Gaza, ce chef de milice dirigeait un groupe armé dénommé Forces populaires, actif notamment dans l’est de Rafah. Jusqu’à récemment, il coopérait de fait avec l’État israélien dans la lutte contre Hamas.

Des sources israéliennes confirment qu’il a été tué lors d’affrontements violents entre clans dans la bande de Gaza. Ses forces, les Forces populaires, étaient considérées comme un rempart contre le Hamas, et son élimination marque un bouleversement dans la dynamique sécuritaire dans l’enclave.

Son existence posait déjà question. Son groupe revendiquait publiquement une opposition armée au Hamas, affirmant que ses miliciens prendraient le relais à Gaza après la chute du mouvement. Mais ces milices étaient aussi décriées pour avoir récupéré des zones sous contrôle israélien, dans un contexte de guerre, et certains voyaient en Abu Shabab “un allié local” d’Israël.

Sa mort n’est pas seulement celle d’un chef de milice, c’est celle d’un des piliers de la stratégie israélienne de résilience sur des groupes armés internes à Gaza pour contrebalancer le Hamas.

La nouvelle de son assassinat suscite l’inquiétude : comment un homme soutenu  directement ou indirectement  par Israël a-t-il été éliminé ? Le passage de la simple coopération à l’élimination d’un allié local pourrait redéfinir les alliances, les équilibres de pouvoir et la sécurité dans la bande de Gaza.

Origines et motivations de Yasser Abu Shabab

Yasser Abu Shabab était issu de la grande tribu bédouine des Tarabin, présente dans le Sinaï, le sud d’Israël et la bande de Gaza. Longtemps marginalisés par Hamas, les clans bédouins de Gaza ont régulièrement dénoncé les extorsions, les arrestations arbitraires et la mainmise du mouvement islamiste sur leurs routes commerciales.

Abu Shabab, condamné en 2015 par Hamas pour trafic et emprisonné jusqu’à son évasion lors du chaos d’octobre 2023, nourrissait une hostilité profonde envers le régime du mouvement islamiste.

C’est dans ce contexte qu’il s’est positionné comme chef des Forces populaires, une milice locale armée se présentant comme une alternative à Hamas.
Ses hommes affirmaient vouloir sécuriser les axes d’aide humanitaire, restaurer l’autorité des clans et empêcher ce qu’ils appelaient « la tyrannie du Hamas ».
Surtout, Abu Shabab estimait que les Bédouins avaient été exclus de toutes les structures de pouvoir à Gaza et voyait dans la chute annoncée du Hamas une occasion de restaurer l’influence de son clan et de défendre sa communauté contre ce qu’il considérait comme des abus systématiques.

« Les Iraniens sont arrivés à Bat Yam » : l’avertissement qui secoue toute une ville

Titres explosifs 1. H1 Bat Yam sous alerte : le maire révèle des contacts entre habitants et renseignement iranien 2. H1 « Les Iraniens sont arrivés à Bat Yam » : l’avertissement qui secoue toute une ville 3. H1 Téléphones piégés, recrutements invisibles : Bat Yam confrontée à une menace directe 4. H1 Alerte rouge à Bat Yam : des habitants déjà approchés par l’Iran selon le maire 5. H1 Panique à Bat Yam : le Shin Bet réagit après l’avertissement du maire Mots clés Bat Yam, sécurité intérieure, renseignement iranien, Shin Bet, tentatives de recrutement, messages suspects, habitants approchés, alerte municipale, groupe WhatsApp, infiltration numérique, menace sécuritaire, services de sécurité, Tsvika Baroum

Le maire de Bat Yam alerte : un risque d’infiltration iranienne dans la vie quotidienne

Le message inhabituel adressé aux habitants

Le maire de Bat Yam, Tsvika Baroum, a diffusé un avertissement inhabituel qui a immédiatement provoqué agitation et inquiétude dans la ville. Il a expliqué avoir reçu une mise en garde explicite des services de sécurité intérieure : « Les Iraniens sont arrivés à Bat Yam et ce n’est pas une blague. » Il a précisé que cette alerte provenait d’autorités de sécurité, « principalement le service de sécurité générale », avec lesquelles la municipalité est en contact permanent.

Selon lui, des tentatives d’infiltration passent désormais par des messages envoyés directement sur les téléphones des résidents, cherchant à les entraîner dans des actions au profit du renseignement iranien.
Le maire a affirmé : « Récemment, nous sommes en contact avec des autorités de sécurité, principalement le service de sécurité générale, concernant la possibilité que nos habitants tombent dans le réseau du renseignement iranien et participent à leurs actions en réponse à toutes les messages qu’ils envoient vers nos téléphones. »

Il a ajouté un point encore plus alarmant : « À ce jour, nous savons qu’il existe également des habitants de Bat Yam qui entretiennent de tels contacts ces jours-ci. Si vous, vos proches ou vos amis avez déjà répondu à l’une de ces invitations ou avez même déjà accompli des tâches différentes, attendez vous à ce que quelqu’un frappe à votre porte. »

 Une cellule municipale dédiée aux signalements

Pour canaliser l’inquiétude grandissante et offrir un point de contact direct, la municipalité a ouvert un groupe WhatsApp destiné à recueillir les signalements relatifs à ces approches suspectes. L’objectif est de permettre aux habitants de transmettre rapidement toute information pouvant aider à identifier ou neutraliser les tentatives d’exploitation.

 La réaction du Shin Bet pour calmer la panique

L’annonce du maire a provoqué une vague de panique dans la ville, certains habitants interprétant son message comme une infiltration ciblée visant spécifiquement Bat Yam. Les responsables du Shin Bet ont alors tenu à rectifier publiquement : « Bat Yam ne présente aucune particularité par rapport aux autres villes du pays. » Les services soulignent ainsi que la menace est nationale, diffuse, et non focalisée sur une localité précise.

 Ce que cela implique concrètement pour les résidents de Bat Yam

Pour les habitants, cette mise en garde signifie une vigilance accrue dans les interactions numériques quotidiennes.
Les messages inconnus, les sollicitations inhabituelles, les propositions de tâches en échange d’argent ou d’informations ne doivent en aucun cas recevoir de réponse.

La ville, désormais intégrée dans l’effort de prévention, joue le rôle d’intermédiaire entre les services de sécurité et la population pour éviter que des résidents ne se retrouvent, parfois sans même le comprendre, impliqués dans des opérations pilotées depuis l’étranger.

Cette situation place Bat Yam dans une dynamique de prévention active où chaque habitant devient un maillon de la sécurité collective, non par suspicion, mais par lucidité face aux méthodes de recrutement à distance employées par des acteurs hostiles.

1. Des messages arrivent déjà sur les téléphones des habitants

Des SMS, WhatsApp, appels ou liens envoyés par des numéros inconnus peuvent en réalité être des tentatives de contact initiées par le renseignement iranien ou par des intermédiaires. Leur but : recruter, manipuler, obtenir des photos, des informations, ou pousser à accomplir de petites tâches apparemment anodines.

2. Certaines personnes de Bat Yam ont déjà répondu

Le maire ne parle pas d’un risque théorique. Il dit clairement :
« À ce jour, nous savons qu’il existe également des habitants de Bat Yam qui entretiennent de tels contacts ces jours-ci. »

Cela signifie que des résidents ont ouvert la porte sans le savoir : cliquer, répondre, envoyer une info, donner un code, accepter une “mission”.

3. Vous pouvez être impliquée sans comprendre que c’est illégal

Les Iraniens testent des méthodes simples :

• repérages de bâtiments,

• photos de rues,

• petites tâches payées,

• relais d’informations logistiques,

• demandes “innocentes”.

Pour la personne, ça ressemble à un jeu ou un service.

Pour les renseignements, c’est une infiltration.

4. Toute personne ayant répondu risque une visite du Shin Bet

Le maire le dit textuellement :

« Attendez vous à ce que quelqu’un frappe à votre porte. »

Cela veut dire : si vous avez déjà cliqué, répondu, envoyé quelque chose, même léger, les services de sécurité viendront vérifier.

5. Bat Yam n’est pas ciblée mais concernée comme les autres villes

Le Shin Bet précise que la ville n’est pas un “point chaud”.

La menace est nationale.

Mais des cas ont été détectés à Bat Yam, donc l’alerte est réelle.

6. Pour vous, au quotidien, cela implique trois choses

• Ne pas ouvrir messages ou liens suspects.

• Signaler immédiatement tout contact inhabituel via le canal WhatsApp ouvert par la mairie.

• Prévenir vos proches si eux ont répondu ou parlé à quelqu’un d’inconnu en ligne.

7. Cela signifie aussi quelque chose de très simple : les Iraniens visent les civils

Ils cherchent à recruter des personnes ordinaires pour faire des choses simples, via des messages anonymes.

Ce n’est plus une menace militaire abstraite.

C’est une tentative d’utilisation directe de la population.

Le 7 octobre financé par Binance ? Plainte explosive pour 1 milliard de dollars de terrorisme crypto

Le 7 octobre financé par Binance ? Plainte explosive pour 1 milliard de dollars de terrorisme crypto

Des victimes du 7 octobre poursuivent Binance et son fondateur pour financement du terrorisme

La plainte affirme que la plateforme de cryptomonnaies a permis au Hamas, au Hezbollah, au Jihad islamique ou encore aux Gardiens de la Révolution de transférer plus d’un milliard de dollars

Le Sang du 7 Octobre Coule Encore dans les Wallets de Binance

Alliance Magazine – 2 décembre 2025

Le 7 octobre 2023, le Hamas a massacré 1 200 personnes et pris 253 otages. Deux ans plus tard, les familles américaines des victimes ont retrouvé la trace du financement. Elle mène droit à Binance et à son fondateur Changpeng Zhao, gracié par Trump il y a à peine un mois.

Un Milliard de Dollars de Sang Crypto

Le 25 novembre 2025, plus de 300 plaignants américains déposent une plainte explosive de 272 pages au tribunal fédéral de North Dakota.
Accusation : Binance a sciemment transféré plus d’un milliard de dollars au Hamas, au Hezbollah, au Jihad islamique palestinien et aux Gardiens de la Révolution iraniens.
Des preuves on-chain, des e-mails internes, des wallets identifiés.
Exemple glaçant : une Vénézuélienne liée à Téhéran reçoit 177 millions $ sur Binance et retire 43 millions en cash pour armer les proxies du régime.
Des comptes « high-risk » restent ouverts à Gaza… jusqu’en novembre 2025.

 Les Visages Derrière les Wallets

Hersh Goldberg-Polin, 23 ans, arraché au festival Nova, torturé 398 jours, exécuté d’une balle dans la tête. Itay Chen, 19 ans, soldat américain-israélien, tué le 7 octobre. Judith et Natalie Raanan, otages libérées, témoignent :
« Binance a fermé les yeux et a financé ceux qui nous ont enlevées. »
Ce ne sont pas des plaignants anonymes. Ce sont les visages du 7 octobre qui exigent justice.

 Trump Gracie CZ, les Victimes du Hamas Ripostent

23 octobre 2025 : Donald Trump gracie Changpeng Zhao, condamné pour violation des sanctions iraniennes. Un mois plus tard, jour pour jour, les familles des victimes qu’il est accusé d’avoir financées portent plainte.
Le comble ? Binance a injecté 2 milliards de dollars dans World Liberty Financial, le projet crypto de la famille Trump.

Binance, Supermarché du Crime Déjà Condamné

2023 : 4,3 milliards de dollars d’amende, record absolu, pour avoir été « un supermarché du crime financier ». Les juges américains l’ont qualifiée de « Las Vegas du blanchiment ».
Rien n’a changé. Les mêmes pratiques ont continué, jusqu’à financer le pire massacre anti-juif depuis la Shoah.

Le 7 Octobre n’est Pas Terminé

Ce procès n’est pas qu’une affaire judiciaire. C’est le moment où la cryptosphère entière doit choisir : Rester le far-west où le terrorisme fait ses courses, ou devenir enfin adulte.

Les familles du 7 octobre ne demandent pas la pitié. Elles demandent que plus jamais un enfant ne soit brûlé vif parce qu’une plateforme a préféré le profit à l’humanité.