Le Hamas avait planifié l'enlévement d'Itmar Ben Gvir avant le 7 octobre

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Le Hamas avait planifié l'enlévement d'Itmar Ben Gvir avant le 7 octobre

Nukhba avait planifié l’enlèvement d’Itamar Ben Gvir avant le 7 octobre, les images révélées par la chaîne 13

La chaîne 13 de la télévision israélienne a révélé une information d’une extrême gravité : avant le massacre du 7 octobre, des terroristes de la force Nukhba du Hamas s’étaient entraînés à enlever le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir à Hébron afin de le transférer vivant dans la bande de Gaza.
Les images proviennent de caméras corporelles portées par les membres de l’unité Nukhba et saisies par Tsahal lors des combats à Gaza. Elles montrent des scènes d’entraînement explicites, répétées, structurées, sans ambiguïté sur l’objectif visé.

Ce que montrent les images récupérées par Tsahal

Selon les révélations diffusées, les terroristes de Nukhba simulent un enlèvement ciblé dans un environnement urbain ressemblant à Hébron.
Les séquences filmées à hauteur d’homme laissent apparaître des consignes claires, une répartition des rôles et un scénario précis de capture, d’exfiltration et de transfert vers Gaza. Ces images confirment que les opérations du 7 octobre n’étaient ni improvisées ni opportunistes, mais qu’elles s’inscrivaient dans une planification longue, méthodique, incluant des cibles politiques israéliennes de tout premier plan.

La force Nukhba constitue l’unité d’élite du Hamas, rattachée à sa branche armée.
Elle a été au cœur des infiltrations massives du 7 octobre, des massacres de civils et de l’enlèvement de plus de deux cents Israéliens, civils et soldats, transférés vers Gaza.
Les caméras corporelles utilisées par ces terroristes avaient pour fonction de documenter leurs actions, à la fois pour la propagande interne et pour les chaînes de diffusion du Hamas.

Hébron, une cible symbolique et stratégique

Le choix d’Hébron n’est pas anodin. Ville au cœur des tensions entre Israéliens et Palestiniens, elle concentre une charge symbolique, religieuse et sécuritaire majeure. Itamar Ben Gvir y réside depuis des années et y a longtemps été la cible de menaces, d’émeutes et de tentatives d’attaques. Le projet d’enlèvement à Hébron visait autant l’homme que ce qu’il incarne politiquement, dans un lieu où chaque geste résonne bien au-delà de ses rues.

La réaction d’Itamar Ben Gvir

À la suite de ces révélations, le ministre de la Sécurité nationale a réagi publiquement. Ses mots sont directs, sans détour :

« Cette révélation incroyable des plans de Nukhba avant le 7 octobre s’ajoute à six autres tentatives où ces maudits ont essayé de me nuire, moi et ma famille. Je ne reculerai pas. »

Il poursuit en liant explicitement cette menace personnelle à son action politique :

« Je continuerai à faire le changement dans les prisons, à poursuivre la réforme de la distribution des armes et des classes de garde. Je continuerai à démolir les maisons illégales dans le Néguev, je continuerai à agir pour la souveraineté sur le Mont du Temple. »

 Une exigence adressée au Premier ministre

Dans sa déclaration, Itamar Ben Gvir va plus loin et interpelle directement le chef du gouvernement :

« J’exige du Premier ministre qu’il est temps d’adopter une loi sur la peine de mort pour les terroristes. C’est notre force pour frapper et briser leur motivation. Je n’ai pas peur. »

Cette prise de position intervient alors que le débat sur la dissuasion, le traitement des terroristes incarcérés et la législation antiterroriste est relancé avec force depuis le 7 octobre.

Une cible politique assumée du Hamas

La révélation de ce plan d’enlèvement confirme que le Hamas ne s’est pas contenté de viser des civils anonymes ou des bases militaires, mais qu’il avait identifié des responsables politiques israéliens comme cibles stratégiques. L’enlèvement d’un ministre en exercice aurait constitué un choc politique, psychologique et symbolique d’une ampleur considérable, tant pour Israël que pour la scène internationale.

Les images diffusées par la chaîne 13 s’inscrivent ainsi dans une série de documents saisis à Gaza qui mettent en lumière l’ampleur de la préparation du Hamas, la nature idéologique de ses objectifs et la centralité de la prise d’otages dans sa stratégie de guerre contre Israël et ses dirigeants.

Le plan n’a pas échoué, il a été abandonné.

C’est un point clé. Rien n’indique que les terroristes aient tenté l’enlèvement et aient été repoussés. Tout indique au contraire que le projet existait, qu’il avait été préparé, mais qu’il a été mis de côté au profit d’une opération jugée plus rentable militairement et médiatiquement.

C’est précisément ce qui rend cette révélation glaçante : ce n’était pas un fantasme, mais une option parmi d’autres. Une option que le Hamas n’a pas utilisée le 7 octobre, mais qu’il avait clairement envisagée.

Le Hamas a revu ses priorités stratégiques avant le déclenchement du 7 octobre.

Dans les semaines précédant l’attaque, le commandement du Hamas a recentré son plan sur un objectif unique : une attaque massive depuis Gaza, synchronisée, courte, impossible à contenir, avec un maximum de morts et d’otages civils.

Un enlèvement à Hébron aurait nécessité une opération distincte, longue, risquée, et surtout décorrélée du front de Gaza.

Le Hamas a privilégié ce qui était garanti plutôt que ce qui était spectaculaire.

Les images révélées montrent des entraînements. Elles ne prouvent pas que l’ordre opérationnel final a été donné. Le Hamas a choisi des cibles “accessibles”, faiblement protégées, nombreuses, pour maximiser le nombre de victimes et d’otages. En termes cyniques, enlever un ministre très protégé était un pari risqué, alors que des dizaines de civils non protégés étaient immédiatement capturables.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi