Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Crise en Iran : fuite massive de capitaux des cercles dirigeants

Crise en Iran : fuite massive de capitaux des cercles dirigeants

Crise en Iran : fuite massive de capitaux des cercles dirigeants

Washington dénonce une sortie clandestine de fonds

Les autorités américaines observent une sortie accélérée de capitaux en provenance d’Iran, attribuée à des membres de l’élite politique et économique, signe d’une inquiétude croissante au sein des cercles au pouvoir face à l’instabilité interne et aux pressions extérieures. 

Le secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Bessent, a affirmé que Washington détecte des transferts de « millions, voire des dizaines de millions de dollars » quittant clandestinement le pays par des circuits non officiels, notamment via des institutions financières étrangères et des plateformes de crypto-actifs. Ces mouvements seraient motivés par la crainte d’un effondrement politique ou économique du régime iranien. 

Contexte : sanctions, crise économique et manifestations

L’Iran traverse une période de tensions aigües, marquée par une inflation élevée, une pression sociale intense et des manifestations d’ampleur dans de nombreuses villes, parfois réprimées durement par les forces de sécurité. Selon Scott Bessent, l’économie iranienne est « sur la corde raide », sous l’effet combiné des sanctions américaines et de dysfonctionnements internes, accentuant la précarité de la situation. 

Cette tourmente économique s’accompagne d’un effritement de la confiance dans la stabilité du régime, ce qui encourage non seulement les élites à sécuriser leurs avoirs à l’étranger mais aussi une fuite des capitaux plus large qui pèse sur les réserves du pays.

Données sur l’ampleur des sorties de capitaux

Des estimations récentes indépendantes suggèrent que la fuite de capitaux en Iran pourrait atteindre des niveaux historiques. L’ONG Iran Open Data a analysé les statistiques de la banque centrale et conclu qu’entre 2015 et le printemps 2025, près de 145 milliards de dollars ont quitté le pays, soit une somme équivalente à plus de 40 % des recettes pétrolières totales sur cette période. 

D’autres spécialistes, comme l’économiste Djavad Salehi-Isfahani, estiment que la seule année écoulée a vu entre 10 et 20 milliards de dollars sortir du pays, phénomène intensifié par la détérioration de la monnaie nationale et le recours accru aux devises étrangères ou aux crypto-actifs pour préserver la valeur des avoirs. 

Ces flux financiers incluent des transferts vers des comptes séquestrés à Dubaï, partiellement passés par des réseaux de cryptomonnaies, et impliqueraient même des proches du pouvoir, comme Mojtaba Khamenei, fils du Guide suprême iranien, selon des sources citées par des médias israéliens. 

Signification politique et stratégique

Selon les experts économiques, une fuite de capitaux d’une telle ampleur n’est pas uniquement motivée par des considérations financières : elle reflète une perte de confiance profonde dans l’avenir du régime islamique, accentuée par la pression internationale et les crises internes. Les élites cherchent à protéger leurs actifs face à l’éventualité d’un effondrement économique ou d’un changement brutal de régime.

La situation rappelle des épisodes antérieurs de fuite de capitaux en Iran, où l’incertitude politique et les sanctions ont déjà conduit à des sorties massives de richesses, aggravant encore la crise monétaire et réduisant les marges de manœuvre de l’État. 

Surveillance et réponse américaine

Le Trésor américain assure suivre ces mouvements financiers de près, notamment lorsque des crypto-actifs sont utilisés pour dissimuler les transferts. L’objectif affiché par Washington est de traquer ces fonds pour empêcher leur blanchiment et affaiblir les réseaux financiers du régime, tout en maintenant la pression sur Téhéran à travers des sanctions ciblées. 

Cette surveillance intervient dans un contexte de diplomatie dure des États-Unis, avec des menaces répétées de sanctions supplémentaires voire d’actions plus directes si les manifestations et les tensions internes se transforment en crise plus ouverte.

Un Israélien au lourd passé criminel caché dans le coffre de la voiture d'un avocat

Un Israélien au lourd passé criminel caché dans le coffre de la voiture d'un avocat

Il se présentait comme un fidèle en pèlerinage. Il est en réalité un multirécidiviste condamné pour violences, extorsion, séquestration et trafic de drogue.
Ancien membre de cercles hassidiques, du mouvement Gour, interdit de territoire américain depuis plusieurs années, cet Israélien a tenté d’entrer clandestinement aux États-Unis caché dans le coffre d’une voiture à la frontière canadienne.

Son arrestation près des chutes du Niagara révèle un lourd passé criminel, des réseaux d’aide présumés et une instrumentalisation assumée de l’apparence religieuse pour contourner les lois migratoires.

Cet Israélien a tenté d’entrer clandestinement aux États-Unis caché dans le coffre d’une voiture d'un avocat israélien à la frontière canadienne.
Son arrestation près des chutes du Niagara révèle un lourd passé criminel, des réseaux d’aide présumés et une instrumentalisation assumée de l’apparence religieuse pour contourner les lois migratoires.

Un Israélien arrêté aux États-Unis après une tentative d’entrée clandestine dans le coffre d’une voiture

Un homme originaire d’Israël, identifié comme un ancien criminel condamné, a été arrêté par les autorités américaines alors qu’il tentait de pénétrer illégalement aux États-Unis depuis le Canada en se cachant dans le coffre d’un véhicule, non loin des célèbres chutes du Niagara. Cette arrestation met en lumière l’intensification des contrôles migratoires à la frontière nord des États-Unis. 

Un plan minutieux, une tentative avortée

Dans la nuit, les agents des douanes et de la protection des frontières ont procédé à l’inspection d’un Ford Expedition immatriculé au Canada, sur le pont international « Rainbow Bridge », qui relie le Canada aux États-Unis près des chutes du Niagara.
Lors de l’ouverture du coffre, ils ont découvert un passager dissimulé sous des bagages, étendu parmi les valises et les effets personnels. 

L’homme, qui a immédiatement affirmé n’avoir voulu que « se rendre sur la tombe de son rabbin », était en réalité interdit d’entrée aux États-Unis en raison de son casier judiciaire lourd et d’une condamnation précédente pour des faits criminels graves. 

Le passager : un profil criminel reconnu

Le passager identifié comme Eléazar Vigdorovitch (33 ans) est connu des autorités israéliennes et internationales. Ses antécédents incluent des condamnations pour violences, extorsion, falsification, séquestration et trafic de stupéfiants, notamment en Ukraine, ce qui a entraîné l’annulation de son visa américain en 2017 et le refus d’une nouvelle demande en 2023. 

Dans une affaire antérieure très médiatisée, Vigdorovitch avait été désigné par des médias comme un acteur clé dans des opérations d’intimidation au sein de la communauté hassidique de Gur, liées à des tentatives de faire accuser un couple juif en dissimulant des drogues dans leurs bagages en Ukraine. Il avait été condamné à quatre années de prison et à verser une lourde amende. 

Le conducteur et les zones d’ombre de l’affaire

Le conducteur du véhicule, un avocat israélien âgé de 46 ans résidant à Bnei Brak, a aussi été arrêté. Aux autorités, il s’est présenté comme « citoyen américain résidant en Israël » et a nié toute connaissance de la présence de Vigdorovitch dans son coffre. 

Selon l’acte d’accusation, les deux hommes ont voyagé ensemble jusqu’à Toronto, puis se seraient rendus au poste frontalier dans la même voiture louée pour l’avocat par un tiers. La version du conducteur, qui prétend ne pas être au courant du passager clandestin, a été jugée peu crédible par les enquêteurs, qui estiment « improbable qu’un adulte puisse rester caché dans un véhicule sans être remarqué ». 

Complot présumé et implications communautaires

Le passé de Vigdorovitch a longtemps circulé dans la communauté hassidique de Gur à New York, où il était précédemment considéré comme un opérateur clé dans des affaires internes controversées. Certains membres de la communauté avaient exprimé leur scepticisme quant au fait qu’il puisse circuler librement malgré ses antécédents, évoquant des réseaux d’influence et un soutien juridique fourni, selon eux, par des sources institutionnelles. 

Accusations parallèles contre le chauffeur

Parallèlement, l’avocat conduct­­eur fait face à des accusations en Israël liées à des infractions fiscales graves, notamment la distribution présumée de centaines de fausses factures représentant plusieurs millions de shekels, en lien avec la commercialisation de compléments alimentaires et de produits alternatifs. Selon l’accusation, ces activités auraient permis d’éluder des paiements de TVA et de droits de douane. 

Les enquêteurs américains ont prolongé la détention de l’avocat jusqu’à la fin du mois de mars, estimant qu’il présente un risque de fuite. De son côté, Vigdorovitch a demandé une procédure accélérée, laissant supposer une possible négociation de plaider coupable ou une expulsion sans procès complet lors de l’audience fixée au 21 janvier. 

Contexte politique : durcissement des contrôles migratoires aux États-Unis

Cette arrestation s’inscrit dans un climat de politique migratoire américaine particulièrement stricte sous l’administration du président Donald Trump, qui a réaffirmé sa volonté de renforcer la sécurité des frontières et de lutter contre l’immigration illégale.
Une initiative fédérale appelée Operation Take Back America, lancée en 2025, rassemble des ressources des forces de l’ordre pour stopper les entrées clandestines, combattre les cartels et lutter contre la traite d’êtres humains et de drogues.

Elle inclut des mesures d’enquête et de poursuite pénale accrues contre les violations des lois migratoires, y compris dans l’intérieur du pays. 

Cette politique s’inscrit dans une rhétorique plus large de l’administration visant à dissuader les traversées illégales, tant à la frontière sud avec le Mexique qu’aux points d’entrée depuis le Canada. 

Israël, une légitimité forgée par l’Histoire, consacrée par le droit international et actée par l’ONU

Israël, une légitimité forgée par l’Histoire, consacrée par le droit international et actée par l’ONU

Israël : la légitimité ne se mesure pas à l’antériorité, mais à l’histoire, au droit et à la souveraineté

La question d’Israël n’est pas celle, paresseuse et obsessionnelle, de savoir qui était là le premier. Elle est celle du parcours historique d’un peuple, de sa continuité, des lois votées pour reconnaître son droit à l’existence sur sa terre, et de la rupture radicale qu’a constituée la souveraineté juive dans un monde qui s’en accommodait très bien sans elle.

Trois paramètres s’imposent. Aucun n’est accessoire.

Le paramètre biblique : une terre nommée, transmise et assumée

Sur le plan biblique, le débat est clos depuis plus de trois millénaires. La terre de Canaan est donnée aux Hébreux pour devenir la terre d’Israël, du nom d’Israël, celui de Jacob. Le peuple juif naît sur cette terre. Il n’y est pas importé, il n’y est pas greffé, il n’y est pas toléré : il y prend forme.

Qu’on adhère ou non au texte biblique n’y change rien : ce récit fondateur structure l’identité juive, sa géographie, son rapport à l’histoire et au retour. Aucun autre peuple ne peut revendiquer une telle continuité narrative, rituelle et mémorielle avec ce territoire précis.

Le paramètre historique : persécutions, exils et retour contraint

L’histoire juive n’est pas une suite d’errances volontaires mais une succession de violences imposées : destructions, exils, pogroms, conversions forcées, expulsions, ghettos, jusqu’à l’aboutissement industriel de la haine : la Shoah.

C’est précisément cette accumulation, et non une soudaine illumination morale du monde, qui conduit à la reconnaissance internationale de la nécessité d’un État juif. Sur l’impulsion de Theodor Herzl, l’idée s’impose qu’un peuple sans État, même intégré, même loyal, même prospère, reste un peuple exposé.

La Shoah n’a pas créé Israël. Elle a convaincu le monde, souvent complice ou silencieux, qu’il n’était plus possible de refuser aux Juifs ce que tous les autres peuples revendiquaient : un refuge souverain.

Le paramètre juridique : une terre sans État, sous mandats

Lorsque la communauté internationale reconnaît le droit des Juifs à un État, elle ne dépossède aucun pays souverain. La région n’est ni un État arabe, ni un pays palestinien.

Elle a été province de l’Empire ottoman, puis placée sous Mandat britannique sur la Palestine. Elle est habitée par des clans, des tribus, des communautés arabes locales, sans structure étatique unifiée, sans souveraineté nationale constituée.

Par cette reconnaissance internationale, un fait est implicitement acté : cette terre n’était pas un État. Elle était un espace administré, fragmenté, sans continuité politique propre.

Cet ordre hétéroclite arrangeait parfaitement les États arabes environnants, soucieux de préserver leur homogénéité linguistique, religieuse et politique. Mais ce n’était pas un pays. Encore moins un État.

Le choc de la souveraineté juive : une rupture insupportable

Et puis survient l’impensable : les Juifs, que l’Europe n’a pas réussi à exterminer totalement, reviennent. Non pas comme minorité protégée, non pas comme dhimmis, mais comme peuple souverain.

Les rescapés arrivent, souvent sans rien, parfois avec leur savoir, leur culture, leur discipline. Cette arrivée est perçue comme une menace existentielle par les notables arabes locaux, au premier rang desquels le mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, allié notoire de l’Allemagne nazie.

Il ne s’agit pas ici d’un fantasme : le mufti interviendra activement pour freiner l’immigration juive, y compris celle permise par l’accord Haavara, qui permettait à des Juifs allemands de quitter le Reich en transférant une partie de leurs biens.

Oui, l’ironie historique est brutale : même Hitler, dans une logique cynique d’expulsion avant extermination, reconnaît implicitement la Palestine comme destination juive. Ce programme sera rapidement saboté, notamment sous la pression arabe, précisément parce qu’il faisait craindre l’installation durable de Juifs instruits, organisés, capables de transformer un territoire.

Beaucoup n’auront plus le choix : rester et mourir, ou trouver d’autres ports — les États-Unis, via le Portugal notamment.

Le refus arabe : non pas la terre, mais l’égalité

La vérité est là, nue et dérangeante : le refus n’est pas celui d’un partage territorial. C’est le refus d’un changement de statut.

Pendant des siècles, le Juif a été toléré, parfois protégé, souvent utile. Minorité prospère, loyale, respectueuse des lois, priant pour les souverains qui la gouvernaient. Une communauté rentable, discrète, non souveraine.

Mais un Juif souverain ? Un Juif qui ne paie plus de taxe religieuse ? Un Juif qui ne se soumet plus ? Un Juif qui ne demande plus protection mais exerce le pouvoir ?

C’est cela qui est inacceptable.

Dans cette perspective, la création artificielle d’un peuple palestinien, d’un récit national rétrospectif, devient une arme. Non pour réparer une injustice historique, mais pour annuler une souveraineté jugée humiliante.

Quand le droit international consacre la souveraineté juive

À ceux qui prétendent que la légitimité d’Israël serait uniquement morale ou mémorielle, le droit international répond froidement, textes à l’appui.

La reconnaissance du droit du peuple juif à disposer d’un État sur sa terre ne naît pas en 1948 dans un élan de culpabilité post-Shoah. Elle s’inscrit dans une construction juridique progressive, commencée bien avant, sous l’égide des institutions internationales de l’époque.

Dès 1922, la Société des Nations adopte le texte fondateur du Mandat pour la Palestine, confié à la Grande-Bretagne. Ce mandat n’est pas neutre. Il reconnaît explicitement « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif », en s’appuyant sur la Déclaration Balfour de 1917.
Ce texte a une valeur juridique internationale. Il n’évoque ni État arabe palestinien, ni souveraineté arabe préalable.

Le mandat reconnaît également le lien historique du peuple juif avec la Palestine, notion centrale et juridiquement déterminante. Ce lien n’est pas symbolique : il fonde un droit au rétablissement national. La SDN, ancêtre direct de l’ONU, acte ainsi que les Juifs ne sont pas des colons mais un peuple revenant sur sa terre.

Après la Seconde Guerre mondiale, la dissolution de la SDN ne fait pas disparaître ces droits. Au contraire : l’Organisation des Nations unies en hérite juridiquement. Les engagements pris sous la SDN demeurent valides en droit international.

En 1947, l’ONU adopte la Résolution 181, dite plan de partage. Ce texte propose deux États, l’un juif, l’autre arabe. Les Juifs acceptent. Les pays arabes refusent. Ce refus est un fait juridique majeur : un droit proposé et rejeté ne peut être invoqué a posteriori comme spoliation.

Le 14 mai 1948, lorsque David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël, il ne viole aucun texte international. Il exerce un droit reconnu. Dès le lendemain, cinq armées arabes attaquent Israël. La première guerre israélo-arabe n’est pas une guerre de libération palestinienne : c’est une guerre de destruction d’un État reconnu par le droit international naissant.

En 1949, Israël est admis comme membre à part entière de l’ONU par la Résolution 273.
Cette admission n’est pas symbolique. Elle consacre la reconnaissance internationale de sa souveraineté, de son existence légale et de son droit à se défendre.

Aucune résolution ultérieure de l’ONU n’a jamais remis en cause l’existence légale d’Israël. Aucune. Pas même les plus hostiles. Les débats portent sur des frontières, sur des territoires disputés après des guerres défensives, jamais sur le droit d’Israël à exister.

Même la souvent instrumentalisée Résolution 242, adoptée après la guerre des Six Jours, ne parle ni de retour aux lignes de 1967, ni d’illégalité de la souveraineté israélienne. Elle exige des frontières sûres et reconnues — formulation volontairement non contraignante — et reconnaît implicitement qu’Israël agit dans un cadre défensif.

Le droit international est donc clair, même lorsqu’il dérange :

Israël n’est pas une création arbitraire.

Il est le produit d’un processus juridique continu, validé par les plus hautes instances internationales.

Ce qui est contesté aujourd’hui n’est pas le droit.

C’est le fait que le droit ait produit un État juif souverain.

Et c’est précisément pour cela que, malgré les résolutions, malgré les reconnaissances, malgré les traités, la guerre idéologique continue : non contre une occupation, mais contre une existence.

Une légitimité évidente, un refus persistant

Oui, les Juifs sont légitimes sur leur terre.

Bibliquement.

Historiquement.

Spirituellement.

Juridiquement.

Et oui, cette légitimité est refusée avec acharnement par une partie du monde arabe et ses relais idéologiques. Non par amour du droit, mais par refus viscéral de voir le Juif sortir du statut qui lui était assigné.

Israël n’est pas une anomalie coloniale.

Il est une révolution anthropologique : celle d’un peuple que l’on préférait éternellement minoritaire, enfin devenu souverain.

C’est cela, et seulement cela, qui continue d’être combattu.

 

Iran : pourquoi Donald Trump a suspendu une frappe militaire pourtant prête

Iran : pourquoi Donald Trump a suspendu une frappe militaire pourtant prête

Iran : pourquoi Donald Trump a suspendu une frappe militaire pourtant prête

Lorsque Donald Trump suspend une frappe contre l’Iran après avoir laissé planer l’imminence d’une guerre, ce n’est ni par prudence soudaine ni par révélation stratégique tardive.

Les risques d’embrasement régional, les représailles contre Israël, l’activation des milices pro-iraniennes : tout cela est connu, cartographié, intégré depuis des années.
Ce « cinéma » n’a qu’un objectif : préparer l’opinion et déplacer la ligne rouge.
Car Trump n’attaquera pas l’Iran pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il ferait.

Une frappe américaine ne viendra que si un seuil précis est franchi : une attaque directe et attribuable contre des forces américaines, une action iranienne majeure contre Israël, ou une avancée nucléaire jugée irréversible.

Tant que ces déclencheurs ne sont pas réunis, la menace sert d’arme en soi. Le jour où ils le seront, les mêmes craintes existeront — mais elles pèseront moins lourd que le coût politique et stratégique de l’inaction.

Une frappe envisagée, puis stoppée au dernier moment

Selon les informations publiées par Channel 14, l’administration de Donald Trump a sérieusement envisagé une frappe militaire directe contre l’Iran, dans un contexte de répression violente des manifestations intérieures et de tensions croissantes au Moyen-Orient. Des options opérationnelles ont été étudiées, et la possibilité d’une attaque ciblée n’a pas été théorique.

Pourtant, malgré une rhétorique publique très dure, la décision finale a été de geler l’action militaire. Ce choix n’est ni improvisé ni dicté par la crainte d’un échec militaire, mais par une évaluation stratégique des conséquences immédiates et différées d’une telle attaque.

La crainte d’une escalade régionale incontrôlable

Le point central mis en avant par Channel 14 est le risque d’embrasement régional.
Une frappe américaine contre l’Iran aurait presque mécaniquement entraîné des représailles : contre des bases américaines dans la région, contre des alliés des États-Unis, et très probablement contre Israël.

L’Iran dispose d’un réseau d’acteurs armés — Hezbollah au Liban, milices chiites en Irak et en Syrie, Houthis au Yémen — capables d’ouvrir plusieurs fronts simultanément. Une attaque directe aurait pu déclencher une guerre asymétrique étendue, sans garantie de maîtrise du tempo ni de l’intensité.

Un signal politique adressé au régime iranien

L’absence de frappe ne signifie pas un relâchement de la pression. Channel 14 souligne que Trump a volontairement entretenu l’ambiguïté : menace explicite d’un côté, retenue militaire de l’autre. Cette stratégie vise à affaiblir psychologiquement le régime iranien, en maintenant une incertitude permanente sur la réaction américaine.

Le message est double :

– Les États-Unis surveillent étroitement la répression intérieure.

– L’option militaire reste ouverte, mais sera déclenchée uniquement si elle sert un objectif clair et maîtrisable.

Le facteur intérieur iranien : un régime fragilisé

La décision américaine s’inscrit dans un contexte de contestations internes massives en Iran, alimentées par l’effondrement économique, l’inflation, la chute du rial et la brutalité des forces de sécurité. Ces manifestations, étendues à de nombreuses villes, constituent l’un des défis les plus sérieux pour le régime depuis des années.

Dans ce cadre, une frappe extérieure risquait paradoxalement de resserrer les rangs autour du pouvoir, en offrant au régime un ennemi extérieur commode et un prétexte pour intensifier la répression sous couvert de « défense nationale ».

Une approche pragmatique plutôt qu’idéologique

Channel 14 insiste sur un point essentiel : la décision de Trump ne relève pas d’un pacifisme de principe mais d’un calcul froid. Une intervention militaire n’est jugée utile que si elle modifie réellement l’équilibre stratégique. En l’état, une frappe aurait comporté plus de risques que de bénéfices immédiats.

La ligne retenue privilégie donc :

– Pression diplomatique et économique

– Dissuasion militaire crédible mais non déclenchée

– Observation attentive de l’évolution intérieure iranienne

Une tension intacte, une guerre seulement différée

En conclusion, l’article de Channel 14 montre que la suspension de la frappe ne marque ni un apaisement ni une normalisation. La confrontation entre Washington et Téhéran reste structurelle. Elle est simplement différée, déplacée sur d’autres terrains — politique, économique, psychologique — en attendant un moment jugé plus décisif.

La situation demeure instable. Le régime iranien est affaibli mais toujours dangereux. Les États-Unis maintiennent leur capacité d’intervention. Et la région reste suspendue à une décision qui, si elle est prise un jour, ne le sera pas par impulsion, mais par nécessité stratégique.

Femmes de Tsahal : elles ne réclament pas l’égalité, elles exigent la victoire

Femmes de Tsahal : elles ne réclament pas l’égalité, elles exigent la victoire

Ne pas débattre de l’égalité. Gagner la guerre.

C’est le message brut, sans détour, porté par quatre combattantes de Tsahal.
Pilotes, artilleuses, opératrices de drones, combattantes cynophiles d’Oketz ou pionnières du programme Yahalom : depuis deux ans, elles sont sur tous les fronts. Leur parole tranche avec les discours convenus. Sur le champ de bataille, disent-elles, il n’y a ni symboles ni quotas. Il n’y a qu’un objectif : la victoire.

Yahalom : le pilote qui est devenu doctrine

À 21 ans, le sergent N., originaire de Modiin, incarne une rupture silencieuse mais décisive. Sélectionnée pour le cours de commandement, elle y renonce. On lui propose un autre chemin : Yahalom, unité d’élite du génie de combat. Elle ignore alors que des femmes y entrent à peine. « On m’a dit que c’était nouveau, lancé quelques mois plus tôt. J’ai voulu tenter. »

Après l’admission, le constat est vertigineux : seules sept femmes l’ont précédée, toutes encore en formation.

Ce programme pilote n’avait rien d’un privilège. Tout était expérimental, incertain, révisable. « Un pilote, c’est un test. S’il échoue, on arrête. J’ai été enrôlée sans objectif figé, mais avec un encadrement solide et une volonté de réussir. »

En décembre 2025, l’armée tranche : le pilote de deux ans et demi est officiellement validé. Les femmes sont intégrées de manière permanente à Yahalom. Les chiffres parlent : des centaines d’opérations menées à Gaza et sur le front nord, une efficacité démontrée dans des missions spécialisées, du déminage à la guerre souterraine.

En dépit des doutes initiaux, parfois exprimés par d’autres combattantes de son propre bataillon, le sergent N. termine le second cycle du pilote et participe à quarante opérations dans la bande de Gaza. Engagée directement dans la guerre dès janvier 2024, elle décrit une formation en perpétuelle adaptation. « On nous convoquait sans cesse, on ajustait, on testait. Au début, on nous cantonnait à l’arrière pour le déminage. Puis ils ont compris que notre potentiel allait bien au-delà. Aujourd’hui, nous opérons aussi dans la recherche en terrain souterrain. »

« Nous choisissons nos guerres »

Pour le capitaine A., 27 ans, de Nitzanim, commandant de compagnie au sein du 611ᵉ bataillon de la 282ᵉ brigade d’artillerie, la remise des insignes aux diplômées du second cycle Yahalom n’est pas un aboutissement idéologique. C’est une normalisation.

« Quand les choses se stabilisent, elles deviennent banales. Une affirmation absolue, rien à digérer. »

Au déclenchement de la guerre, elle installe le quartier général du bataillon, dirige les procédures de combat en coordination avec les divisions de manœuvre à Gaza et gère en temps réel les alertes de menaces aériennes pour des forces engagées en territoire ennemi. Elle relativise les résistances internes : « Même l’arrivée des femmes dans l’armée de l’air ou à Oketz a créé du chaos au début. C’était prévisible. Yahalom n’y échappe pas. »

Le sergent N. renchérit, sans emphase : « Nous choisissons nos guerres. Il faut franchir des lignes, manœuvrer. Les insignes, on s’en occupera plus tard. »

Le sergent A., enrôlée en août 2024, est projetée dans la bande de Gaza une semaine et demie après la fin de sa formation. « J’ai ressenti un “allez, donnez-le-nous”. C’est pour ça que j’ai travaillé un an. » Elle découvre Gaza en 2025, dévastée. « Un choc. J’ai compris ce que vivaient les réservistes, l’infanterie, ceux qui étaient là bien avant moi. »

Le combat à distance, la guerre au plus près

À 21 ans, le sergent A., originaire de Jérusalem, sert dans l’unité Sky Rider, opérant des drones tactiques pour le renseignement et l’observation à Gaza, en Judée-Samarie et jusqu’en Syrie.

Les convois restent gravés. « En Humvee, à chaque instant ils peuvent tirer. La peur est là, mais la vigilance doit l’emporter. »

La guerre, c’est aussi la perte. Le sergent S., 23 ans, de Shachar Ephraim, commandant d’équipe munitions à Oketz, a opéré en territoire syrien et dirigé une force lors d’une opération prolongée en Judée-Samarie. Elle raconte, la voix brisée, l’annonce de la mort de son meilleur ami, le sergent David Shoshan, tombé le 6 mars 2024 dans le sud de Gaza. « Nous avons grandi ensemble, étudié ensemble, rêvé ensemble de devenir combattants. Il était joyeux, aimé de tous. Je parle de lui avant chaque navigation. »

Les sources ouvertes n’ont pas permis de confirmer cette date précise. Des pertes comparables ont néanmoins été documentées, notamment la mort du sergent Amitai Even Shoshan le 6 avril 2024 dans le sud de Gaza, rappel brutal du coût humain payé par les unités spéciales engagées en première ligne.

Sauver des vies, sans jamais les voir

En novembre 2024, le capitaine A. vit un moment fondateur. « Nous avons identifié une menace imminente. J’ai déclenché une alerte “pluie pourpre” pour protection immédiate. »

Deux semaines plus tard, un ami lui raconte ce qu’ils ont entendu à la radio, l’ordre de se couvrir, puis les explosions au-dessus d’eux. « À cet instant, j’ai compris que nous avions sauvé la vie d’un bon ami. »

Briser les plafonds, sans les regarder

« Depuis 1948, les hommes dirigent l’armée. Un homme doit céder sa chaise pour que nous puissions nous asseoir. Nous le faisons lentement. À la fin, un homme et moi concourrons pour le même poste, et chacun devra prouver sa valeur », tranche le capitaine A.

Sur la question de la famille, les trajectoires divergent. Le sergent S. est lucide : « J’ai vu ma mère militaire quand j’étais enfant. On plaisantait en disant que papa était la meilleure maman. Je ne me vois pas rester en service comme mère. Mais je veux voir plus de femmes au sommet, pas un monde uniquement masculin. »

Le capitaine A. refuse l’angle genré : « Mes amis aussi veulent être pères présents, étudier, vivre autrement. Ce n’est pas une question de femmes. C’est dur pour tout le monde. Je marche sur les éclats de verre des plafonds qu’elles ont brisés avant moi. »

Pas de quotas sous le feu

Sur un point, elles sont unanimes. « Le champ de bataille n’est pas un lieu pour l’action positive », affirme le sergent N. « L’objectif de Tsahal est de vaincre, pas de cocher des cases. Aucune de nous n’est ici pour l’égalité symbolique. »

Elles reconnaissent des aptitudes indépendantes du genre, tout en assumant certains avantages opérationnels souvent associés aux femmes : jugement rapide, division de l’attention, motricité fine, vigilance accrue. « Avant une mission, choisissez le meilleur pour la mission. Ne parlons pas d’égalité. Parlons de victoire. »

Femmes et combat : une trajectoire israélienne assumée

Depuis la fondation de l’État, les femmes de Tsahal ont avancé par étapes. En 1995, intégration au cours Tus et à la police des frontières. Au début des années 2000, arrivée dans le génie de combat, la défense aérienne, l’artillerie et les unités d’infanterie frontalière. Puis Oketz, Lotar, les unités blindées de collecte, le sauvetage, la récupération, et la création du bataillon Karkal.

Ces deux dernières années marquent une accélération historique. Des combattantes régulières sont formées pour les unités 669, Yahalom et 504. Entre 2014 et 2024, le nombre de femmes en rôles de combat est passé de 500 à plus de 5 000. Aujourd’hui, elles représentent plus de 60 % des effectifs dans les bataillons mixtes aux frontières.

Un nouveau pilote doit débuter en novembre 2026, huit mois après la décision exceptionnelle du chef d’état-major de suspendre le pilote d’infanterie mobile féminine. Pour le sergent N., la conclusion est limpide : « Ouvrir des unités spéciales aux femmes, au pic de la guerre, et valider ces pilotes, prouve que cela fonctionne. Cela prouve surtout que quelque chose de juste est en train de se faire. »

Thérapies de conversion et ses charlatans : la Knesset protège les bourreaux d’enfants

Thérapies de conversion et ses charlatans : la Knesset protège les bourreaux d’enfants

La coalition rejette la proposition de loi interdisant les thérapies de conversion pour les mineurs

La proposition de loi visant à interdire les thérapies de conversion pour les mineurs a été soumise ce mercredi à la plénière de la Knesset et a été rejetée par 59 députés contre 36 favorables. Le président de la Knesset, Amir Ohana, a voté en faveur, aux côtés de l'opposition.

Détails de la proposition

Déposée par les députés Yorai Lahav-Herzanu (Yesh Atid) et Eitan Ginzburg (Bleu et Blanc), la proposition visait à qualifier l'exécution de thérapies de conversion sur un mineur ou son orientation vers de tels traitements comme un délit civil.

Elle permettait aux tribunaux d'accorder des dommages et intérêts sans preuve de préjudice, jusqu'à 120 000 shekels pour l'auteur du traitement et jusqu'à 60 000 shekels pour quiconque oriente ou incite un mineur à y recourir.

Bien que le ministère de la Santé ait interdit en 2022 ces pratiques aux professionnels de santé sous peine de sanctions, y compris la révocation de licence, la proposition cherchait à étendre la protection en instaurant une responsabilité civile plus large, couvrant les contextes non médicaux où ces thérapies persistent, selon des rapports de Haaretz.

Clarifications et limites

Limitée aux mineurs, la proposition prohibait toute tentative de modifier l'orientation sexuelle ou l'identité de genre, sans entraver les traitements psychologiques légitimes, les conseils ou le soutien. « Un individu peut choisir un traitement, mais il est interdit à un thérapeute, sous couvert de pratique professionnelle, d'essayer de changer de force l'identité de l'enfant », stipulait le texte.

Appel à la coalition

Avant le vote, le député Ginzburg s'est adressé directement aux membres de la coalition : « C'est un test de votre humanité. Êtes-vous capables de regarder ces enfants dans les yeux et de les abandonner ? Il y a des moments où la conscience doit primer sur la discipline de coalition. »

Les dangers soulignés

Ginzburg a insisté sur les dommages irréversibles : « Les thérapies de conversion ne sont pas des traitements, mais des abus, un meurtre de l'âme. Elles provoquent dépression, anxiété et des blessures psychiques incurables. Cette loi vise à stopper les charlatans opérant dans l'ombre sans conséquence. » L'Association médicale israélienne condamne ces pratiques depuis des années, les qualifiant de non éthiques et scientifiquement infondées, comme rapporté par Ynet.

Réaction virulente de Lahav-Herzanu

Le député Yorai Lahav-Herzanu a fustigé les opposants : « On ne peut combattre l'antisémitisme et voter pour l'homophobie. La haine est la haine, sans version morale. Zéros. Démissionnez. Pour vous, que des charlatans et des religieux obscurantistes continuent d'électrocuter, d'isoler et d'abuser mentalement et physiquement des enfants et jeunes simplement parce qu'ils sont nés LGBT. »

Parmi les opposants figuraient le président de la commission de l'éducation, Zvi Sukot, et celle des droits de l'enfant, Kati Shitrit, selon des publications sur les réseaux sociaux relayées par les médias israéliens.

Contexte de rejets répétés

Cette proposition s'ajoute à d'autres initiatives en faveur de la communauté LGBT rejetées par la coalition.
La semaine dernière, celle du député Lahav-Herzanu, président du caucus LGBT à la Knesset, prévoyant des indemnités et un soutien étatique pour les victimes de crimes de haine – similaires à ceux accordés aux victimes d'actions hostiles – a échoué avec 56 voix contre 40. Fin décembre, la coalition a rejeté la « loi d'interprétation », déposée par Lahav-Herzanu et Ginzburg, visant à imposer une interdiction générale de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre dans toutes les lois de l'État.

on ne peut pas modifier durablement l'orientation sexuelle d'une personne

Les thérapies de conversion (ou efforts de changement d'orientation sexuelle, SOCE) n'ont aucun taux de réussite scientifiquement crédible : le consensus mondial des organisations de santé mentale et médicale, y compris l'American Psychological Association (APA) en 2025, affirme qu'il n'existe aucune preuve solide d'une modification durable de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre.

Des revues exhaustives, comme celle de l'APA en 2009 actualisée en 2021 et confirmée en 2025, montrent que les rares revendications de « succès » (parfois autour de 3 % dans des études biaisées de 2015) reposent sur des méthodologies faibles : échantillons religieux auto-sélectionnés, auto-déclarations non vérifiées, ou confusion avec une bisexualité préexistante non reconnue initialement.

En réalité, ce qui change parfois est le comportement forcé (abstinence ou relations hétérosexuelles sans attraction authentique), pas l'attraction profonde elle-même.

Au contraire, ces pratiques sont associées à de graves préjudices : dépression accrue, stress post-traumatique, idées et tentatives de suicide (jusqu'à 2 fois plus élevées selon des méta-analyses récentes comme celle de Stanford en 2024 sur plus de 4 000 participants), isolement social et abus de substances.

L'orientation sexuelle est une variation normale de la condition humaine, influencée par des facteurs biologiques et précoces – non une pathologie modifiable.
Les approches affirmatives, qui soutiennent l'acceptation de soi, produisent de bien meilleurs résultats en santé mentale.

Iran en Feu : Les Kurdes S'emparent du QG IRGC à Kermanshah – Riyad Bloque les USA

Iran en Feu : Les Kurdes S'emparent du QG IRGC à Kermanshah – Riyad Bloque les USA

Tensions au Moyen-Orient : Revendications Kurdes et Neutralité Saoudienne Face à la Crise Iranienne

Au cœur d'une région déjà volatile, les événements en Iran continuent de captiver l'attention internationale. Alors que les protestations contre le régime de Téhéran s'intensifient, des développements impliquant des groupes armés kurdes et la diplomatie saoudienne soulignent les enjeux géopolitiques complexes.

Revendication Kurde sur une Installation Stratégique à Kermanshah

Dans la province de Kermanshah, à majorité kurde l'Armée nationale du Kurdistan (SMK), branche armée du Parti de la Liberté du Kurdistan (PAK), a revendiqué une opération audacieuse contre un quartier général des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC).

Selon un communiqué officiel du groupe diffusé autour du 10-13 janvier 2026, cette action aurait impliqué une infiltration coordonnée depuis plusieurs directions, menant à la prise temporaire de contrôle de l'installation, avec des pertes infligées aux forces iraniennes et une destruction partielle des infrastructures.

Cependant, aucune source internationale majeure, telle que Reuters, la BBC ou CNN, n'a pu vérifier indépendamment la prise effective et durable du quartier général.
Les médias d'État iraniens, comme Fars et Tasnim, nient toute perte significative et accusent les groupes kurdes basés en Irak d'incursions terroristes. Sans preuves visuelles géolocalisées ou témoignages corroborés, cette revendication reste classée comme non confirmée, bien qu'elle illustre la fragilité croissante du contrôle du régime dans les régions périphériques.

La Neutralité Prudente de l'Arabie Saoudite

Parallèlement, l'Arabie Saoudite adopte une posture de neutralité affirmée vis-à-vis de la crise iranienne, comme rapporté par le Wall Street Journal le 13 janvier 2026. Riyadh a explicitement communiqué à Téhéran qu'elle ne participerait à aucune attaque contre l'Iran et refuserait l'utilisation de son espace aérien par les États-Unis pour de telles opérations. Cette position, partagée avec Oman et le Qatar, vise à prévenir une escalade "catastrophique" pour la stabilité régionale, notamment les marchés pétroliers et le détroit d'Ormuz.

De plus, les autorités saoudiennes ont ordonné à leurs médias d'État de minimiser la couverture des protestations en Iran, évitant tout soutien apparent aux manifestants pour ne pas provoquer de représailles de Téhéran. Des analyses du Middle East Media Research Institute (MEMRI) confirment cette discrétion, contrastant avec la couverture internationale intense des événements.

Cette approche reflète les priorités saoudiennes : préserver les relations diplomatiques récentes avec l'Iran, tout en évitant d'être entraînés dans un conflit impliquant les États-Unis ou Israël. Les Émirats arabes unis, bien que silencieux sur ce point, partagent vraisemblablement ces préoccupations dans un Golfe déjà tendu.

Perspectives et Enjeux Régionaux

Ces développements soulignent la complexité de la crise iranienne, où les dynamiques internes – manifestations massives et répressions violentes – se mêlent à des influences externes. Si les revendications kurdes comme celle de Kermanshah venaient à être corroborées, elles pourraient signaler un affaiblissement structurel du régime. Quant à la neutralité saoudienne, elle renforce l'isolement potentiel de l'Iran tout en favorisant une désescalade régionale.

La situation évolue rapidement ; des observateurs internationaux appellent à une vigilance accrue, tandis que la communauté internationale surveille de près les risques d'embrasement. Pour l'heure, la prudence s'impose face à des allégations

Avions KC-135 : 8 Ravitailleurs US à Hawaï Avant Frappes Iran ? Mouvement comme en Juin 2025

Avions KC-135 : 8 Ravitailleurs US à Hawaï Avant Frappes Iran ? Mouvement comme en Juin 2025

Mouvements Aériens Inhabituels Actuels (Janvier 2026)

Des rapports récents issus de l'écosystème X (anciennement Twitter), basés sur des données de suivi de vols en temps réel (comme ADS-B), indiquent un mouvement similaire d'avions KC-135 Stratotanker.
Huit appareils ont atterri à Honolulu, Hawaï, ce qui rappelle le schéma observé avant les frappes de juin 2025.
Deux KC-135R ont ensuite décollé d'Hawaï en direction de l'ouest, potentiellement vers l'Asie ou le Moyen-Orient, alimentant des spéculations sur une préparation militaire liée à l'Iran.

Ces observations proviennent principalement d'analystes OSINT (Open Source Intelligence) et n'ont pas encore été confirmées par des médias américains traditionnels comme le New York Times, le Washington Post, CNN, Fox News ou Politico, qui n'ont pas publié d'articles spécifiques sur ces mouvements au moment de la recherche.

Cependant, des tensions régionales persistantes avec l'Iran, incluant des déploiements militaires américains récents (comme des renforts à Kadena au Japon ou des activités au Royaume-Uni), pourraient contextualiser ces événements.

Il est possible que ces mouvements soient routiniers ou liés à d'autres opérations, mais le parallèle avec juin 2025 est souligné par plusieurs sources.

Aucune information contradictoire n'a émergé des sources consultées, mais une surveillance continue est recommandée car ces événements évoluent rapidement.

Mossad et CIA Armement les Manifestants en Iran : Révélations sur les Centaines de Morts du Régime !

Mossad et CIA Armement les Manifestants en Iran : Révélations Explosives sur les Centaines de Morts du Régime !

Agents étrangers armant les manifestants en Iran : révélations d'Arutz 14

Dans son édition principale diffusée ce soir, la chaîne israélienne Arutz 14 a révélé que des agents étrangers fournissent des armes à feu aux manifestants en Iran, expliquant ainsi les centaines de morts recensés parmi les forces du régime.

Contexte des manifestations

Les protestations, qui ont éclaté fin décembre 2025 contre le régime théocratique se sont intensifiées, touchant des dizaines de villes et universités. Le bilan officiel dépasse les 500 morts, (officieux plus milliers de morts),  selon des organisations de droits humains basées aux États-Unis, avec des accusations réciproques entre Téhéran et ses adversaires. Les autorités iraniennes ont procédé à des arrestations ciblées plus de 10 000 , incluant un agent présumé du Mossad israélien capturé à Téhéran parmi les émeutiers.lexpress.frjpost.com

Allégations d'armement extérieur

Selon des sources israéliennes, ces armes proviennent d'opérations clandestines visant à soutenir les manifestants contre le régime. Gilad Erdan, ancien représentant d'Israël à l'ONU, a déclaré sur Channel 12 que le Mossad et la CIA disposent de plans pour les protestations en Iran et arment les rebelles, en recrutant des jeunes et en soutenant des cellules violentes.
Ces actions ont conduit à des attaques contre des sites militaires, des postes de police et des biens publics, avec au moins trois agents de sécurité et un civil tués.tehrantimes.com

Identité des agents étrangers

Les agents impliqués seraient principalement issus du Mossad israélien et de la CIA américaine, selon des déclarations officielles et des médias iraniens. Le Mossad a publiquement affirmé soutenir les manifestants "sur le terrain", via un message en farsi sur X, encourageant une intensification des actions. Mike Pompeo, ancien secrétaire d'État américain, a salué les manifestants et évoqué les agents du Mossad marchant à leurs côtés. Téhéran accuse ces services d'infiltrer les protestations pour semer le chaos, avec plus de 200 arrestations d'individus qualifiés d'agents américains et israéliens.lorientlejour.com

Réactions internationales

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a exprimé son soutien aux Iraniens luttant pour la liberté, tandis que l'Iran menace de représailles contre Israël et les bases américaines en cas d'intervention. Le président iranien Massoud Pezeshkian distingue manifestants légitimes et émeutiers, accusant Washington et Tel-Aviv d'envoyer des "terroristes" pour incendier des mosquées et attaquer des banques.lexpress.fr

Tamir Morag, Arutz 14

Cette famille israélienne assassinée le 7 octobre : le drame méconnu de la famille Kapshiter

Cette famille israélienne assassinée le 7 octobre : le drame méconnu de la famille Kapshiter

Une famille israélienne assassinée le 7 octobre : le drame méconnu de la famille Kapshiter

Un retour de vacances interrompu par la terreur

Le 7 octobre 2023, au matin, alors qu’Israël est frappé par l’attaque massive du Hamas, la famille Kapshiter reprend la route après un court séjour de repos à Ashkelon.
Dina, son mari, et leurs deux enfants rentrent chez eux. Eitan, cinq ans, vient tout juste de fêter son anniversaire. Ce trajet banal devient leur dernier.

Pris dans l’attaque du Hamas

Sur l’axe routier menant vers le sud, dans la région de Shaar HaNegev, leur véhicule se retrouve au cœur de l’assaut terroriste lancé simultanément contre plusieurs localités israéliennes. Des terroristes armés ouvrent le feu sur les routes, ciblant indistinctement civils et militaires. La famille Kapshiter est abattue alors qu’elle tente de rentrer chez elle.

Le dernier appel de Dina : des tirs, puis le silence

Lors de son ultime appel téléphonique, Dina explique qu’elle voit des soldats tirer. Elle comprend que quelque chose d’anormal est en train de se produire. Quelques secondes plus tard, la communication est brutalement coupée. Ce sera le dernier signe de vie.

Des jours de recherches avant la confirmation du pire

Pendant plusieurs jours, les proches espèrent encore. Comme pour de nombreuses familles après le 7 octobre, l’incertitude est totale. Les corps sont retrouvés progressivement, l’un après l’autre, confirmant que toute la famille a été assassinée lors de l’attaque. Aucun survivant.

Une famille entière effacée

Dina, son mari, Eitan, cinq ans, et Elin, sa sœur, ont été tués. Quatre civils, dont deux enfants, abattus sur une route israélienne dans ce qui s’inscrit pleinement dans le massacre du 7 octobre, et non dans un incident isolé.

Enterrements successifs, douleur générationnelle

Les funérailles ont lieu jour après jour. Les grands-parents accompagnent leurs enfants et petits-enfants vers la tombe. L’arrière-grand-mère est également présente, scène presque irréelle d’une lignée frappée de plein fouet. Une famille entière disparaît sous les yeux de ceux qui restent.

Dina, une mère jusqu’au bout

Dina était connue comme une mère entièrement dévouée à ses enfants. Ses proches la décrivent comme une lionne, attentive, présente, aimante. Rien ne la prédestinait à devenir un symbole : elle était simplement une femme, une mère, une civile, assassinée parce qu’elle se trouvait au mauvais endroit au moment d’une attaque terroriste sans précédent.

Une enquête intégrée au dossier global du 7 octobre

Il n’existe pas, à ce jour, d’enquête criminelle individualisée rendue publique sur l’assassinat de la famille Kapshiter. Leur mort est intégrée aux dossiers officiels des victimes civiles du 7 octobre, traité comme un acte de guerre et de terrorisme de masse mené par le Hamas.

Aucun suspect n’a été nommé individuellement dans ce cas précis. Les faits sont néanmoins établis : ils ont été tués par des terroristes lors de l’attaque du 7 octobre 2023.

Un drame resté dans l’angle mort médiatique

Malgré la violence du crime, l’histoire de la famille Kapshiter est restée largement ignorée, noyée dans l’ampleur du massacre. Pourtant, elle résume à elle seule la réalité du 7 octobre : des familles ordinaires, assassinées sur les routes, chez elles, dans leur quotidien le plus banal.

Se souvenir pour refuser l’effacement

Raconter leur histoire n’est pas un acte militant. C’est un acte de mémoire. Une famille entière a été effacée ce jour-là. Le silence serait une seconde disparition.

Que leur mémoire soit bénie.