Israël, une légitimité forgée par l’Histoire, consacrée par le droit international et actée par l’ONU

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Israël, une légitimité forgée par l’Histoire, consacrée par le droit international et actée par l’ONU

Israël : la légitimité ne se mesure pas à l’antériorité, mais à l’histoire, au droit et à la souveraineté

La question d’Israël n’est pas celle, paresseuse et obsessionnelle, de savoir qui était là le premier. Elle est celle du parcours historique d’un peuple, de sa continuité, des lois votées pour reconnaître son droit à l’existence sur sa terre, et de la rupture radicale qu’a constituée la souveraineté juive dans un monde qui s’en accommodait très bien sans elle.

Trois paramètres s’imposent. Aucun n’est accessoire.

Le paramètre biblique : une terre nommée, transmise et assumée

Sur le plan biblique, le débat est clos depuis plus de trois millénaires. La terre de Canaan est donnée aux Hébreux pour devenir la terre d’Israël, du nom d’Israël, celui de Jacob. Le peuple juif naît sur cette terre. Il n’y est pas importé, il n’y est pas greffé, il n’y est pas toléré : il y prend forme.

Qu’on adhère ou non au texte biblique n’y change rien : ce récit fondateur structure l’identité juive, sa géographie, son rapport à l’histoire et au retour. Aucun autre peuple ne peut revendiquer une telle continuité narrative, rituelle et mémorielle avec ce territoire précis.

Le paramètre historique : persécutions, exils et retour contraint

L’histoire juive n’est pas une suite d’errances volontaires mais une succession de violences imposées : destructions, exils, pogroms, conversions forcées, expulsions, ghettos, jusqu’à l’aboutissement industriel de la haine : la Shoah.

C’est précisément cette accumulation, et non une soudaine illumination morale du monde, qui conduit à la reconnaissance internationale de la nécessité d’un État juif. Sur l’impulsion de Theodor Herzl, l’idée s’impose qu’un peuple sans État, même intégré, même loyal, même prospère, reste un peuple exposé.

La Shoah n’a pas créé Israël. Elle a convaincu le monde, souvent complice ou silencieux, qu’il n’était plus possible de refuser aux Juifs ce que tous les autres peuples revendiquaient : un refuge souverain.

Le paramètre juridique : une terre sans État, sous mandats

Lorsque la communauté internationale reconnaît le droit des Juifs à un État, elle ne dépossède aucun pays souverain. La région n’est ni un État arabe, ni un pays palestinien.

Elle a été province de l’Empire ottoman, puis placée sous Mandat britannique sur la Palestine. Elle est habitée par des clans, des tribus, des communautés arabes locales, sans structure étatique unifiée, sans souveraineté nationale constituée.

Par cette reconnaissance internationale, un fait est implicitement acté : cette terre n’était pas un État. Elle était un espace administré, fragmenté, sans continuité politique propre.

Cet ordre hétéroclite arrangeait parfaitement les États arabes environnants, soucieux de préserver leur homogénéité linguistique, religieuse et politique. Mais ce n’était pas un pays. Encore moins un État.

Le choc de la souveraineté juive : une rupture insupportable

Et puis survient l’impensable : les Juifs, que l’Europe n’a pas réussi à exterminer totalement, reviennent. Non pas comme minorité protégée, non pas comme dhimmis, mais comme peuple souverain.

Les rescapés arrivent, souvent sans rien, parfois avec leur savoir, leur culture, leur discipline. Cette arrivée est perçue comme une menace existentielle par les notables arabes locaux, au premier rang desquels le mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, allié notoire de l’Allemagne nazie.

Il ne s’agit pas ici d’un fantasme : le mufti interviendra activement pour freiner l’immigration juive, y compris celle permise par l’accord Haavara, qui permettait à des Juifs allemands de quitter le Reich en transférant une partie de leurs biens.

Oui, l’ironie historique est brutale : même Hitler, dans une logique cynique d’expulsion avant extermination, reconnaît implicitement la Palestine comme destination juive. Ce programme sera rapidement saboté, notamment sous la pression arabe, précisément parce qu’il faisait craindre l’installation durable de Juifs instruits, organisés, capables de transformer un territoire.

Beaucoup n’auront plus le choix : rester et mourir, ou trouver d’autres ports — les États-Unis, via le Portugal notamment.

Le refus arabe : non pas la terre, mais l’égalité

La vérité est là, nue et dérangeante : le refus n’est pas celui d’un partage territorial. C’est le refus d’un changement de statut.

Pendant des siècles, le Juif a été toléré, parfois protégé, souvent utile. Minorité prospère, loyale, respectueuse des lois, priant pour les souverains qui la gouvernaient. Une communauté rentable, discrète, non souveraine.

Mais un Juif souverain ? Un Juif qui ne paie plus de taxe religieuse ? Un Juif qui ne se soumet plus ? Un Juif qui ne demande plus protection mais exerce le pouvoir ?

C’est cela qui est inacceptable.

Dans cette perspective, la création artificielle d’un peuple palestinien, d’un récit national rétrospectif, devient une arme. Non pour réparer une injustice historique, mais pour annuler une souveraineté jugée humiliante.

Quand le droit international consacre la souveraineté juive

À ceux qui prétendent que la légitimité d’Israël serait uniquement morale ou mémorielle, le droit international répond froidement, textes à l’appui.

La reconnaissance du droit du peuple juif à disposer d’un État sur sa terre ne naît pas en 1948 dans un élan de culpabilité post-Shoah. Elle s’inscrit dans une construction juridique progressive, commencée bien avant, sous l’égide des institutions internationales de l’époque.

Dès 1922, la Société des Nations adopte le texte fondateur du Mandat pour la Palestine, confié à la Grande-Bretagne. Ce mandat n’est pas neutre. Il reconnaît explicitement « l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif », en s’appuyant sur la Déclaration Balfour de 1917.
Ce texte a une valeur juridique internationale. Il n’évoque ni État arabe palestinien, ni souveraineté arabe préalable.

Le mandat reconnaît également le lien historique du peuple juif avec la Palestine, notion centrale et juridiquement déterminante. Ce lien n’est pas symbolique : il fonde un droit au rétablissement national. La SDN, ancêtre direct de l’ONU, acte ainsi que les Juifs ne sont pas des colons mais un peuple revenant sur sa terre.

Après la Seconde Guerre mondiale, la dissolution de la SDN ne fait pas disparaître ces droits. Au contraire : l’Organisation des Nations unies en hérite juridiquement. Les engagements pris sous la SDN demeurent valides en droit international.

En 1947, l’ONU adopte la Résolution 181, dite plan de partage. Ce texte propose deux États, l’un juif, l’autre arabe. Les Juifs acceptent. Les pays arabes refusent. Ce refus est un fait juridique majeur : un droit proposé et rejeté ne peut être invoqué a posteriori comme spoliation.

Le 14 mai 1948, lorsque David Ben Gourion proclame l’indépendance de l’État d’Israël, il ne viole aucun texte international. Il exerce un droit reconnu. Dès le lendemain, cinq armées arabes attaquent Israël. La première guerre israélo-arabe n’est pas une guerre de libération palestinienne : c’est une guerre de destruction d’un État reconnu par le droit international naissant.

En 1949, Israël est admis comme membre à part entière de l’ONU par la Résolution 273.
Cette admission n’est pas symbolique. Elle consacre la reconnaissance internationale de sa souveraineté, de son existence légale et de son droit à se défendre.

Aucune résolution ultérieure de l’ONU n’a jamais remis en cause l’existence légale d’Israël. Aucune. Pas même les plus hostiles. Les débats portent sur des frontières, sur des territoires disputés après des guerres défensives, jamais sur le droit d’Israël à exister.

Même la souvent instrumentalisée Résolution 242, adoptée après la guerre des Six Jours, ne parle ni de retour aux lignes de 1967, ni d’illégalité de la souveraineté israélienne. Elle exige des frontières sûres et reconnues — formulation volontairement non contraignante — et reconnaît implicitement qu’Israël agit dans un cadre défensif.

Le droit international est donc clair, même lorsqu’il dérange :

Israël n’est pas une création arbitraire.

Il est le produit d’un processus juridique continu, validé par les plus hautes instances internationales.

Ce qui est contesté aujourd’hui n’est pas le droit.

C’est le fait que le droit ait produit un État juif souverain.

Et c’est précisément pour cela que, malgré les résolutions, malgré les reconnaissances, malgré les traités, la guerre idéologique continue : non contre une occupation, mais contre une existence.

Une légitimité évidente, un refus persistant

Oui, les Juifs sont légitimes sur leur terre.

Bibliquement.

Historiquement.

Spirituellement.

Juridiquement.

Et oui, cette légitimité est refusée avec acharnement par une partie du monde arabe et ses relais idéologiques. Non par amour du droit, mais par refus viscéral de voir le Juif sortir du statut qui lui était assigné.

Israël n’est pas une anomalie coloniale.

Il est une révolution anthropologique : celle d’un peuple que l’on préférait éternellement minoritaire, enfin devenu souverain.

C’est cela, et seulement cela, qui continue d’être combattu.

 

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