Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Tourisme en hausse en Israëldepuis l'apaisement des relations avec la Turquie

turis.jpgLe nombre de touristes entrant en Israël a flambé de 29 % entre avril et juin dans le contexte d'apaisement entre Israël et la Turquie, selon les informations publiées mardi par le Bureau central des statistiques (BCS).

Le chef du Département de l'étranger du ministère du Tourisme, Pini Shani, a déclaré à Xinhua que cette augmentation était principalement attribuée aux touristes ayant passé des vacances en Turquie et décidé de prolonger leur séjour avec Israël.

« L'année dernière, les tensions entre les deux pays ont entraîné la suspension pratiquement complète des vols entre la Turquie et Israël », selon M. Shani.

Cependant, le dégel des relations a rapidement relancé le tourisme. Selon les nouveaux chiffres, en juin seulement, près de 295000 touristes ont visité Israël, soit 3 % de plus que les chiffres de juin 2012, avant le dégel.

Les relations entre la Turquie et Israël ont été suspendues en mai 2010, après une attaque mortelle par la marine israélienne contre la flotte Mavi Marmara à destination de Gaza qui a entraîné la mort d'activistes pro-palestiniens, dont neuf Turcs.

Mais les relations ont connu un dégel en mars 2013, quand le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté ses excuses à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et a accepté d' indemniser les victimes de l'attaque contre la flotille.

Israël: un pistolet en plastique introduit clandestinement au parlement

jourvideo.pngArticle paru dans "Huffingtonpost"

Des journalistes de la chaine de télévision "10" en Israël en guise de test, ont réussi à passer les contrôles de sécurité pour entrer au Parlement avec un pistolet fabriqué par une imprimante 3D. Puis ils se sont placés à quelques mètres du premier ministre Benjamin Netanyahu.

Sur cette vidéo diffusée par le quotidien Haaretz, on voit un journaliste assis à la Knesset avec un objet en plastique rouge et bleu entre les mains. Ce n'est pas une agrafeuse comme on pourrait d'abord le penser, mais un exemplaire du pistolet "Liberator", dont les plans, bien qu'interdits de diffusion sur le site Defcad par le gouvernement américain, circulent toujours librement ailleurs sur Internet.

Signalons que le fichier original comprenait une plaque en métal pour être justement conforme aux normes légales et être décelable par les détecteurs de métaux et que le pistolet ici ne semble pas avoir inclus cette pièce. Peut-être pour cette raison et pour des considérations de calibrages lors des essais de tir avec ce même pistolet, le canon s'est séparé violemment du reste du pistolet, comme l'atteste la vidéo.

En mai dernier, des journalistes britanniques du Daily Mail ont tenté une expérience similaire. Ils ont voyagé de Londres à Paris en Eurostar sans être détecté avec un même pistolet "Liberator".

Il est clair que les normes de sécurité devront être révisées. Pourquoi pas des détecteurs de métaux et de plastiques?

Ou encore mieux, empêcher l'impression d'une arme à feu par toute imprimante 3D. C'est ce que propose la société danoise Create it Real. Elle a developpé un logiciel qui permettrait de détecter les caractéristiques d'un pistolet dans un fichier de modélisation 3D, pour bloquer son impression.

Mais en ce qui concerne les infiltrations de pistolets en plastique dans des lieux publics par des journalistes, cela me parait plutôt de l'ordre du sensationnalisme, dont l'objectif principal serait de faire vendre des journaux.

Israël: les ultra-orthodoxes ne seront plus exemptés du service militaire

armeehas.jpgArticle paru dans "La Presse.ca"

Les leaders religieux ultra-orthodoxes ont condamné la décision du cabinet, soutenant que celle-ci porterait atteinte à leur mode de vie. Photo Francois Lenoir, Reuters Ma Presse

Le gouvernement israélien a approuvé dimanche un projet de loi visant à mettre un terme à un système ayant permis à des dizaines de milliers d'ultra-orthodoxes d'être exemptés du service militaire.

Le projet de loi validé par le gouvernement puis par le comité ministériel législatif stipule que les hommes ultras-orthodoxes devront effectuer un service militaire ou un service civil.

La nouvelle loi, qui sera appliquée dans un délai de quatre ans si elle est adoptée, doit encore passer une série de votes au Parlement avant d'entrer en vigueur.

Le service militaire est obligatoire en Israël et dure trois ans pour les hommes et deux pour les femmes. Mais des dizaines de milliers d'hommes d'ultra-orthodoxes étudiants dans des yeshivas (école talmudique) en sont actuellement exemptés.

Le premier ministre, Benjamin Netanyahu, a salué l'adoption du projet de loi, expliquant qu'au-delà du service militaire ou civil, cette réforme permettrait d'intégrer les hommes ultra-orthodoxes «à la population active».

Son ministre de la Défense, Moshe Yaalon, a déclaré que cette loi était «le seul moyen de changer une réalité injuste qui s'est consolidée en 65 ans» en référence à la création d'Israël en 1948.

Toutes les tentatives pour étendre le service militaire ont été violemment rejetées par les partis ultra-orthodoxes, mais ceux qui représentent actuellement les ultra-orthodoxes - la formation Judaïsme Unifié de la Torah et le parti Shass - ne font pas partie de la coalition formée par M. Netanyahu en début d'année.

Quatre ministres et membres du parti nationaliste d'Avidgor Lieberman Israel Beiteinou se sont abstenus de voter le projet de loi, expliquant que le texte n'inclut pas les Arabes israéliens, exemptés de facto du service militaire.

Les ultra-orthodoxes représentent environ 10% des 8 millions d'Israéliens.

Les Karaïtes : à l'origine l'étude de la Torah se transmettait oralement... Les Karaïtes sont ils juifs ?

Karaites-Alliance.jpgÀ l'origine, l'étude de la Torah se transmettait oralement.

La consignation de la loi orale faisant l'objet d'un interdit indiqué dans la Thora :« Tout ce que je vous prescris, observez-le exactement, sans y rien ajouter, sans en retrancher rien.  » Deutéronome 13.1

A la destruction du second Temple en l'an 70 un changement drastique s'opéra au sein des communautés juives devant fuir la Judée, dépossédées de lieu de culte, de leur terre,  les communautés s'organisèrent afin de ne pas perdre également les enseignements de la Thora écrite, ainsi sous l'égide de Juda Hanassis  la compilation des enseignements donna naissance à la MISCHNA.

Cette crainte de perdre les enseignements face aux nombreux bouleversements de la Judée  là ont finalement enfreint l'ordre divin à savoir celui de ne pas consigner la loi orale.

La MISCHNA est la complitation des explications de la Thora écrite réservé à l'élite de la communauté  ( les tainaiim) viendra plus tard le Talmud pour les amorims qui est la compilation des explications  de la Mischna.

On peut en déduire, à tort ou à raison, que par l'écrit, la parole de la transmission  de la Thora fût figée.

On notera également que la tradition juive donne de la valeur à la parole. Ainsi il est dit : tant que les choses ne sont pas dites elles ne peuvent se révéler. Le verbe est créateur. 

Cependant une partie de ces communautés résista à cette crainte de voir ces enseignements se perdre par l'exil face à une plus grande crainte  celle d'enfreindre l'ordre divin.

Une de ces communautés reconnue par le beth-din d'Israël est constituée des Karaïtes.

Alliance a voulu en savoir plus, sur cette communauté de plus de 150 000 âmes en Israël  et reconnue par le Beth-Din d'Israël, nous avons  rencontré Benjamin Siahou lui-même Karaïte vivant en France afin de mieux comprendre leur fonctionnement et leurs différences avec le judaisme traditionnel.

Régulièrement nous compléterons ce dossier par de nouvelles questions , comme leur pratique du judaïsme, leurs rites au quotidien, la rencontre avec les Karaïtes en Israël, des temoignages.Ce dossier a pour finalité de mieux connaitre les Karaïtes, leurs rites,  combattre les idées reçues, ce n'est pas une secte, comprendre que ceux sont des juifs à part entière.

Claudine Douillet

Beaucoup ne nous connaissent pas ou très mal. Les rabbins orthodoxes considèrent les karaites comme des juifs qui ont fauté et qui sont en contradiction avec le judaïsme traditionnel et originel. Certains pensent même que le judaisme karaite est une secte en voie d'extinction alors que c'est complètement faux!

En fait, Le karaisme est en réalité le fondement du judaïsme originel puisqu'il se base uniquement sur la Torah. C'est écrit explicitement dans la Torah :"Tu n'y ajouteras rien et tu n'en retrancheras rien ". On applique la Torah en l'interprétant littéralement et à la lettre. La pratique religieuse doit se baser sur les paroles de Dieu uniquement sous peine de s'éloigner dangereusement de ses commandements.

Tout juif karaite doit avoir une connaissance pointue de la Torah. 

Les karaites refusent le Talmud en tant que loi orale et caractère divin puisqu'il écrit par des hommes donc faillible et l'estiment en contradiction avec la Torah. De la bien-sûr découle des pratiques rituelles juives qui diffèrent du judaïsme rabbinique.

Le judaïsme rabbinique majoritaire aujourd'hui est issu du judaïsme pharisien. Il est important de souligner qu'il n'est en réalité qu'un courant du judaïsme qui a prit le dessus sur les autres courants. Il y avait à l'époque du second temple divers courants du judaïsme dont les sadducéens, les esséniens, les samaritains. Et la loi orale, était loin de faire l'unanimité auprès des juifs. 

 

 

Alliance - Beaucoup prétendent que les Karaïtes sont une secte et donne pour preuve qu'ils n'ont pas été assassinés par les Nazis car non reconnus comme juifs et de race sémites ?

Les personnes qui prétendent que les Karaïtes appartiennent à une secte en justifiant qu'ils n'ont pas été assassinés par les Nazis car non reconnus comme juifs et de race sémite font une énorme confusion à propos du terme « karaïte »

Je pense qu’il est primordial de souligner qu’il y a deux groupes distincts et séparés qui utilisent tous deux le nom de «karaïtes» . En effet à partir du XIXème siècle, deux groupes totalement distincts existaient. L'unest un mouvement religieux juif tandis que l'autre se prétend être un groupe ethnique tartare-turque avec son propre patrimoine religieux unique et sa propre langue et qui s’est totalement détaché du judaïsme.

Karaïtes et Karaïmes ?

Le premier groupe sont les juifs karaïtes. Ce sont les juifs qui vivent selon les écritures hébraïques sans addition ou soustraction et par conséquent ne reconnaissant pas le Talmud. Du XIXème siècle jusqu’au XXème siècle, les juifs karaïtes étaient localisés dans les pays arabes ( Égypte principalement).

La plupart sont nés juifs karaïtes mais certains sont nés dans des familles juives rabbanites et ont rejoint le courant karaïte par la suite. Aujourd’hui les juifs karaïtes disposent de leur propre Beth Din en Israël et aux Etats Unis et peuvent faire leur Alyah comme tout juif.

Le deuxième groupe sont les karaïtes d’Europe de l’Est ou karaïmes.

 A l'origine, les karaïmes étaient juifs et descendaient  vraisemblablement des juifs karaïtes mais ils ont décidé quitté le judaïsme  à la fin du 19eme siècle. Quand ils se sont éloignés du judaïsme karaïte , ils ont quand même conservé le nom  «karaïte» pour se définir.

Ils font la distinction entre la notion de peuple et religion alors que les juifs karaïtes ne la font pas tout comme les juifs rabbanites. Cependant quelques petites communautés juives karaïtes pouvaient certainement habiter dans les pays de l’Est.

Aujourd’hui les karaïmes n‘ont plus de rapport avec les karaïtes. Ils ne sont pas éligibles pour l’alyah. Par exemple, lors de l’émigration des juifs d’Égypte en terre d’Israël dans les années 50.

Le gouvernement d'Israël a d’ailleurs surveillé qu’aucun karaïme ne pouvait immigrer en Israël parmi les juifs karaïtes. Aujourd'hui, Ils ne sont bien évidemment pas reconnus par notre Beth Din.

Comme vous l’avez mentionné dans votre question, ce sont donc les karaïmes qui ont pu en grand nombre éviter l’extermination. Pendant la période nazi, la question raciale se posait inévitablement au sujet des karaimes pour les nazis puisque leurs pratiques religieuses étaient très proches du judaïsme mais en même temps ils ne se définissaient pas comme juifs. 

Il est vrai que de nombreux karaimes ont pu être sauvés grâce à la coopération des autorités rabbiniques qui ont accepté de témoigner devant les autorités nazis que les karaïmes n’étaient pas juifs. 

Dans l’autre sens, les karaïmes ont aussi fourni de faux certificats afin de sauver des rabbanites de la déportation. Mais il ne faut pas oublier que dans certaines régions d’Europe de l’Est, il n’y avait pas de différences entre rabbanites et karaimes et l’extermination était inévitable. Les massacres en Ukraine en attestent.

En résumé, tandis que les karaïtes du monde arabe sont reconnus fondamentalement comme juifs, les karaïmes d’Europe de l’Est sont devenus indépendants du judaïsme...

Les karaïmes ont bien sur gardé des liens communs avec le judaïsme karaïte et des relations s’entretenaient autrefois avec les autorités juives karaïtes de l’époque mais la scission identitaire fut définitive. 

La plus ancienne synagogue de Jérusalem est karaïte.

Il est donc très facile de reconsidérer la judéité des karaïtes à partir du moment où on a conscience qu’il y a deux groupes distincts. Malheureusement comme je vous l’ai dit, beaucoup connaissent peu ou très mal les juifs karaïtes et la confusion est souvent faite avec les karaïmes. 

Les karaïtes venant du monde arabe n’ont jamais cessé de se définir comme juifs et sont même les premiers sionistes de l’histoire du judaïsme .D'ailleurs la plus ancienne synagogue de Jérusalem est karaïte.

Les juifs karaites ont  beaucoup souffert de persécutions dans les pays arabes au même titre que les juifs séfarades lors de la création de l’Etat d’Israël. D’ailleurs il y a trois jours, le 20 juin 2013, c’était 65ème anniversaire du drame qui heurta profondément la communauté karaïte du Caire, une bombe explosa en plein du cœur du quartier karaïte le 20 juin 1948 soit quelques mois après la création de l’état d’Israël. Elle tua 22 juifs et en blessa 41 autres. 

Ce drame marqua le début d’une importante série d'attaques à l'encontre de la communauté juive du pays et précipita l’émigration des juifs d’Égypte. Le journal Haaretz a d’ailleurs écrit un article sur le drame il y a trois jours.

Selon moi, Le judaïsme karaïte ne peut certainement pas être qualifié de secte bien au contraire, puisque l’un des principes fondamentaux du karaïsme est de privilégier l’étude personnelle de la Torah et de ne placer que très peu d’intermédiaire entre le fidèle et Dieu comme c’est écrit dans la Torah. Il n’y a pas de chef spirituel.

N.B :Szyszman et Firkowitch sont tout deux des auteurs karaïmes et non pas karaïtes.

Prochaine partie de ce dossier :

La pratique du judaïsme chez les Karaïtes

 

 

Silence prudent d'Israël après la chute du président égyptien

JERUSALEM - Le gouvernement israélien restait largement silencieux jeudi après la mise à l'écart par l'armée égyptienne du président islamiste Mohamed Morsi.

Selon les médias, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné pour consigne aux membres du gouvernement de ne pas faire le moindre commentaire officiel pour le moment sur la crise en Egypte, premier pays arabe à signer un traité de paix avec Israël, en 1979.

Nous ne nous occupons pas pour le moment de ce qui se passe là-bas. C'est un problème intérieur égyptien, a déclaré le ministre des Transports Israël Katz, dans la première réaction d'un ministre israélien à la situation en Egypte.

Nous devons veiller à nos frontières et à nos intérêts. Je suis sûr que c'est ce que nous faisons et ce que nous ferons, a ajouté M. Katz, membre du Likoud, le parti de M. Netanyahu, interviewé par la radio militaire.

Le gouvernement suit de très près la situation en Egypte mais ne fait pas de prévisions car les choses sont en train d'être décidées, a déclaré à l'AFP un responsable israélien sous couvert de l'anonymat.

Il est important que le peuple égyptien puisse accéder à un niveau de liberté et d'autogestion (...) mais la situation actuelle envoie des ondes de choc dans tout le monde arabe, d'où une certaine inquiétude en Israël, a-t-il ajouté.

Israël fait attention d'éviter même l'apparence d'une interférence dans les événements en Egypte, soulignait le spécialiste militaire du quotidien Haaretz Amos Harel.

Israël et l'Egypte entretenaient des liens réguliers sous la présidence de Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par une révolte populaire en février 2011, notamment dans le domaine sécuritaire.

Alors que certains prédisaient une remise en question du traité de paix avec la chute de Moubarak, des sources militaires, citées par les médias israéliens, ont affirmé que le bon fonctionnement de la coopération sécuritaire avait continué sous la présidence Morsi.

Selon ces sources, la proximité du mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, avec les Frères musulmans, avait permis à M. Morsi de lutter plus efficacement que son prédécesseur contre les islamistes radicaux dans la péninsule égyptienne du Sinaï et contre les tunnels de contrebande entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Les commentateurs relevaient que les principales inquiétudes israéliennes portent sur les risques d'instabilité accrue dans le Sinaï, frontalier d'Israël et de la bande de Gaza.

L'incertitude sur l'avenir de l'Egypte est très importante et il est plus difficile pour l'Egypte, occupée par des problèmes intérieurs, de régler des problèmes sécuritaires, et notamment des groupes terroristes dans le Sinaï, a déclaré un responsable israélien non identifié, cité par la radio militaire.

Le Sinaï connaît depuis 2011 une recrudescence d'activités des mouvements islamistes radicaux, jihadistes et salafistes, avec une multiplication d'enlèvements et d'attaques visant les forces de sécurité égyptiennes.

Regardez tout de suite la nouvelle émission de MAZAL TV!

mazaltv.jpgMazal tv, la seule émission télé de la communauté juive de France, a repris du service depuis ce dimanche sur la chaine LA LOCALE TV, diffusée sur Freebox, SFR box, Bouygues box, Alice et internet en live (www.lalocale.com). Les émissions sont aussi à voir en replay sur www.mazaltv.fr (web et internet mobile sur tablettes et smart phones).

Au programme, des chroniqueurs (cuisine, agenda sorties, célibataires, talents, vive en Israël avec Claudine Douillet de Alliancefr.com...), des rubriques (questions de droit, Rav Lemel, les bonnes adresses, l'interview communautaire) et des clips israéliens!

Le tout toujours présenté et produit par Yves Tolédano. Au total, 52mn de plaisir cathodique 100% communautaire.

Annonceurs, n'hésitez pas à vous faire connaître sur MAZAL TV et ainsi aider l'émission à perdurer et se développer.

Première diffusion le 30 Juin 2013 à 20h30 sur la Locale tv et rediffusion tous les jours à midi et 20h30. Tous les dimanches une nouvelle émission.

Infos sur www.mazaltv.fr
http://vimeo.com/m/69406933

Etats-Unis. La mimolette normande interdite à cause des mites

mimol.jpgArticle paru dans "France-Ouest"

La mimolette, notamment fabriquée en Normandie par Isigny Sainte-Mère, ne peut plus être exportée vers les Etats-Unis. Photo : Jean-Yves Desfoux/Archives Ouest-France.

Les importations de mimolette française vers les Etats-Unis sont désormais interdites. Selon les autorités sanitaires américaines, le fromage orange, fabriqué notamment en Normandie, est trop « dégoûtant ».

Les inspecteurs de la FDA (agence fédérale chargée de la sécurité alimentaire) ne veulent plus de mimolette sur le sol américain. Pour eux, ce fromage « semble être, en totalité ou en partie, composée d’une substance dégoûtante, putride, ou décomposée, ou autrement inadaptée comme nourriture ».

« Absurde »

La coopérative normande d’Isigny Sainte-Mère, qui a vendu 60 tonnes de mimolette l’an dernier aux Etats-Unis, est la première victime de cette interdiction. Depuis le mois de mars, une cargaison d’1,5 tonne était bloquée par les douanes. Elle sera prochainement détruite.

« Plus personne ne peut importer de mimolette à l’heure actuelle », explique Stéphane Plessis, responsable export pour les fromages chez Isigny. Pourtant, « aucune étude ne prouve que les mites de fromages sont allergènes. Elles sont présentes naturellement dans toutes les caves d’affinage. Et de toute façon, personne ou presque ne mange la croûte ».

Benoît de Vitton, responsable de la coopérative aux Etats-Unis, dénonce une « volonté précise, délibérée de l’administration américaine de bloquer les fromages avec des mites. C’est d’autant plus absurde que les Américains adorent la mimolette, ils n’ont pas peur des mites ».

Mobilisation des fans de fromage

L’affaire, qui a mobilisé les amateurs de fromage, dans la rue et sur internet, a récemment fait la Une du Washington Post tandis qu’un éditorial du Washington Times dénonçait les « nounous » de la FDA qui feraient mieux de « nous laisser tranquilles ».

Isigny Sainte-Mère, qui estime que les normes imposées par les autorités sanitaires américaines sont « inatteignables », réfléchit désormais à « décroûter le fromage à hauteur de 10 à 15 % du poids total, pour retirer la croûte naturelle, et ensuite le placer dans des bains de cire ».

La seule solution pour que les Américains aient de nouveau droit de goûter à la mimolette, perçue aux USA comme un produit de prestige et vendue, avant l’interdiction, jusqu’à 80 € le kilo.

Emigration en Israël : l'alyah éthiopienne prendra fin le 28 août

Article paru dans "Fait-Religieux"


L'émissaire de l'Agence juive en Éthiopie, Asher Seyum, a annoncé la fin de l'alyah (retour) des juifs éthiopiens, les Falashas, en Israël. Le 28 août prochain, 400 d'entre eux prendront les deux derniers vols collectifs organisés vers Israël. Au même moment, le camps des réfugiés falashas de Gondar dans le nord de l'Ethiopie, jusque là géré par l'Agence juive, sera remis au contrôle des autorités éthiopiennes.

L'Agence juive en Ethiopie

L'Agence juive pour Israël, AJPI, est une organisation étatique israélienne qui a pour vocation de promouvoir l'installation des juifs dans le pays. Elle étudie les candidatures, et prépare les postulants admis à immigrer à leur vie future. Par exemple, elle scolarise les enfants en suivant le programme officiel israélien. L'annonce de l'Agence juive marque clairement la fin du «rapatriement collectif» des Falashas vers l'Etat juif.

Falashas et Falash Mura

Toutefois, un porte-parole de l'AJPI a rappelé que les demandes d'alyah individuelles restent ouvertes à tous. Depuis les années 1990, la plupart des Éthiopiens qui font une demande d'alyah appartiennent à la communauté des Falash Mura. Les Falashas (Beta Israël), dont la judéité a été reconnue par les autorités israéliennes en 1975, ont déjà émigré depuis les années 80. Les Falash Mura sont les descendants de Falashas convertis au christianisme depuis une ou plusieurs générations. Leur droit à l'alyah ne date que de 2003, date à laquelle une loi leur a permis d'aller s'installer en Israël, à condition qu'ils puissent prouver qu'ils sont d'origine falasha par leur mère, et qu'ils se convertissent au judaïsme orthodoxe.

Une intégration difficile

Depuis 2008, plusieurs tentatives pour mettre fin à ce «retour» ont eu lieu. En 2010, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a annoncé le renforcement des examens de contrôle des candidatures des Falash Mura.

Asher Seyum, de l'Agence juive, reconnaît que la question est « sensible et complexe. » Les Falash Mura représentent la dernière arrivée en masse d'immigrants en Israël selon les autorités du pays. D'une part, l'Etat juif redoute une immigration économique africaine alors que la conjoncture n'est pas favorable, et d'autre part, l'intégration des Falashas dans leur ensemble reste difficile.

Processus de paix: Kerry fait la navette entre Abbas et Netanyahu

kerry.jpgJérusalem — Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est engagé dans des navettes intensives entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour tenter d'arracher une amorce de négociations de paix.

M. Kerry a rencontré vendredi M. Abbas à Amman pendant près de deux heures et demie. Ils "ont eu une discussion très constructive sur l'importance de faire avancer le processus de paix", a indiqué un responsable du département d'Etat.

Les deux hommes doivent se voir à nouveau samedi à Amman, selon un autre responsable.

Après sa rencontre vendredi avec M. Abbas, M. Kerry est retourné à Jérusalem pour voir de nouveau M. Netanyahu, avant d'être reçu à dîner par le président israélien Shimon Peres.

MM. Kerry et Netanyahu ont eu "une conversation détaillée et substantielle sur la manière d'avancer, à partir de leurs discussions approfondies de la nuit dernière", selon le responsable américain.

"Je sais que c'est difficile, il y a de nombreux problèmes", a déclaré M. Peres au début de la rencontre, assurant qu'il existait "parmi la population une majorité claire pour le processus de paix et une solution à deux Etats".

Après un "dîner de travail" à huis clos jeudi de près de quatre heures avec le Premier ministre israélien, le secrétaire d'Etat était reparti en voiture pour Amman.

M. Kerry a fait de la paix au Proche-Orient, où il effectue son cinquième voyage depuis sa prise de fonctions en février, une de ses priorités, près de trois ans après l'effondrement des dernières négociations israélo-palestiniennes.

Responsabilité d'un échec américain

Washington juge crucial de réaliser des progrès d'ici septembre, date de la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU, où la direction palestinienne pourrait relancer ses démarches, actuellement suspendues, pour adhérer à des organisations internationales, y compris les instances judiciaires susceptibles de poursuivre Israël.

"Piège des négociations"

La presse israélienne se faisait l'écho vendredi du pessimisme ambiant.

Le quotidien Maariv prévoyait ainsi, citant une source proche des discussions, que M. Kerry pourrait tout au plus obtenir une promesse de rencontre entre le Premier ministre israélien et le président palestinien, tous deux craignant en cas de refus d'être tenu par les Etats-Unis pour responsable d'un échec de leurs efforts.

Le Haaretz souligne que "la diplomatie de Kerry n'a pour le moment mené à rien, excepté de part et d'autre à une flexibilité limitée et destinée à sauver les apparences, à l'amadouer et à éviter d'être accusé de l'échec d'une reprise des négociations".

Dans une interview à Maariv, le ministre du Commerce Naftali Bennett, qui dirige le Foyer juif, un parti nationaliste religieux héraut de la colonisation, répète qu'il ne fera "pas partie d'un gouvernement qui instaure l'Etat palestinien".

Mais, en phase avec l'opinion israélienne, il souligne "ne pas voir cela arriver" lors d?éventuelles négociations et rejette tout geste envers les Palestiniens pour favoriser une reprise des pourparlers, estimant que "les Etats-Unis aussi se rendent compte que geler la construction (dans les colonies, NDLR) ne mènera nulle part".

Selon un sondage, 56,9% des Israéliens juifs soutiennent une reprise des pourparlers, mais seuls 30,9% considèrent qu'ils permettront de conclure un accord (contre 55,4% de l'avis opposé). En outre, près de 70% s'opposent à toute "mesure de rétablissement de confiance" avec les Palestiniens, comme la libération de prisonniers.

Le chef du gouvernement islamiste du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a appelé l'Autorité palestinienne dirigée par M. Abbas "à ne pas retomber dans le piège des négociations" et à privilégier l'unité palestinienne, accusant M. Kerry d'être "aligné sur les positions israéliennes".

M. Abbas exige pour reprendre les négociations un gel total de la colonisation et une référence aux lignes d'avant l'occupation israélienne des Territoires palestiniens en juin 1967 comme base de discussions.

M. Netanyahu appelle à des négociations sans "conditions préalables", en référence à ces revendications qu'il récuse, envisageant seulement des "gestes de bonne volonté", comme la libération de prisonniers ou un gel partiel de la colonisation, selon les médias israéliens.

Israël : des diplomates en tongs....

Article paru dans "Le Journal International"

L’ambassade israélienne a décidé de boycotter la visite de leur Premier ministre en Pologne. Selon plusieurs médias israéliens, la visite de Benyamin Netanyahu était à l’initiative de l'attaché militaire israélien à Varsovie et du Shin Bet (le service de sécurité intérieure).

Même si l’information n’a pas officiellement été confirmée, la déclaration que devaient signer Israël et la Pologne a suscité la controverse avant l’arrivée même du Premier ministre israélien en Pologne. La confusion résulte du mouvement de grève au sein du ministère israélien des Affaires étrangères. Les diplomates affichent désormais une attitude et un style vestimentaire décontractés sur leur lieu de travail, bloquent les correspondances et ne délivrent pas de visas. Officiellement, il s’agit là d’une question de salaires et de financement. Les diplomates se plaignent des salaires trop bas et disent ne pas percevoir assez de fonds pour l’entretien de l’ambassade. Ils accusent également le gouvernement de démanteler la diplomatie.
 
D’après les organisateurs du mouvement de grève, le ministère israélien de la Diplomatie publique et des Affaires de la diaspora et le ministère des Affaires stratégiques effectuent des tâches normalement destinées aux diplomates. Dans le même temps, le Premier ministre n’a pas nommé de ministre des Affaires étrangères depuis les élections. Avigdor Lieberman, qui occupait ce poste depuis décembre, a été accusé d’abus de confiance et, selon un avis largement partagé au sein de la population israélienne, Benyamin Netanyahu attendrait que les juges disculpent A. Lieberman qui est également le chef d’un des partis formant la coalition au pouvoir.
 
Selon les diplomates polonais, cela constitue un cas unique. Pour eux, les grévistes confondent les notions de travail et de service de la nation car en diplomatie, on se doit de servir son pays, même à défaut de paiement. La cause du problème est peut-être plus profonde. Barak Ravid, correspondant diplomatique pour le quotidien Haaretz, décrit l’attitude de Netanyahu envers le ministère des Affaires étrangères comme « répulsive, méprisable et suspicieuse ». Netanyahu, qui est connu pour ses opinions de droite, ne cache pas sa réticence. Cela s’explique peut-être par le fait qu’un nombre important de diplomates de haut rang aient gravi rapidement les échelons sous l’ancien gouvernement socialiste. Si c’est la première fois que les manifestations prennent une telle ampleur, le conflit dure déjà depuis de nombreux mois. Déjà en 2011, une visite du président russe avait été annulée en raison des tensions entre le gouvernement et le ministère des Affaires étrangères.
 
Aux dernières nouvelles, 10 attachés militaires en fin de mission sont bloqués dans leurs pays de service dans l’attente de leurs remplaçants. Ceux-ci n’arriveront pas si le ministère des Affaires étrangères refuse de s’occuper des demandes d’accréditations. Les dirigeants du Shin Bet et du Mossad et le directeur général du ministère de la Défense ont averti le Premier ministre que ce conflit compromettait les intérêts diplomatiques et la sécurité d'Israël.
 
Mais l’effet le plus important du conflit est sans doute le refus du ministère de gérer les déplacements du Premier ministre. Au mois de mai, lorsque Benjamin Netanyahu s’était rendu à Pékin, les diplomates avaient fait une exception en raison de l’importance de l’événement, une raison qui n’a pas été retenue pour son déplacement à Washington.
 
Les Premiers ministres polonais et israéliens étaient censés signer une déclaration stipulant que « les deux gouvernements s’accordaient sur l’urgente nécessité d’une évolution vers une solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien ». Ceci aurait pu permettre au Premier ministre israélien de redorer son image suite à la controverse qu’avait provoquée l’un de ses ministres en déclarant que cette solution ne convenait plus à Israël. Mais juste avant son départ en Pologne, le bureau du Premier ministre israélien a annoncé que les documents avaient été rédigés par des fonctionnaires de bas niveau, chose que le Premier ministre ignorait. Ce nouvel élément a de nouveau ravivé la controverse, certains allant même jusqu’à affirmer que le Premier ministre approuvait la déclaration faite plus tôt par son ministre.
 
Ce ne sont là que quelques effets du conflit qui fait rage au sein du gouvernement israélien depuis 3 mois et qui ne semble pas prêt de s’essouffler.