Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Quatre soldats israéliens blessés à la frontière avec le Liban

carte-israel.gifQuatre soldats israéliens qui se trouvaient en opération de nuit à la frontière avec le Liban ont été blessés à la suite d'une explosion, a annoncé mercredi un porte-parole de l'armée.

Ces soldats étaient engagés dans des activités nocturnes dans le secteur de la frontière libanaise lorsqu'une explosion s'est produite, a indiqué le porte-parole.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole n'a pas été en mesure de préciser l'origine de cette explosion ni si elle s'était produite en territoire israélien.

Les soldats ont été transportés dans un hôpital, selon lui.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a pour sa part évoqué cet incident lors d'une visite dans le sud d'Israël en s'abstenant de donner des détails.

Nos soldats nous défendent et défendent nos frontières, c'est ce qui s'est passé cette nuit et nous continuerons à agir avec responsabilité pour défendre les frontières d'Israël, a affirmé M. Netanyahu.

Nous continuerons à travailler afin d'assurer la protection de notre pays, a ajouté M. Netanyahu dont les propos ont été diffusés par la radio militaire.

Le sud du Liban est contrôlé par le Hezbollah, un mouvement chiite libanais allié de l'Iran qui est considéré comme l'ennemi numéro un d'Israël au Liban. L'Etat hébreu avait mené une guerre contre ce puissant mouvement durant l'été 2006.

Le Professeur Leo Leiderman, Gouverneur de la Banque d'Israël.

Leo_leiderman.jpgArticle paru dans "Israel-Valley"

Surprise en Israël dans les milieux d’affaires : Benjamin Netanyahu a décidé de nommer l’économiste Leo Leiderman au poste de gouverneur de la banque d’Israël en remplacement de Stanley Fischer, ont annoncé mercredi ses services dans un communiqué.

AFP (Jérusalem) : ""Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances Yaïr Lapid ont décidé de nommer le professeur Leo Leiderman au poste de gouverneur de la banque d’Israël", indique le texte qui précise que cette nomination doit recevoir l’aval, en principe acquis, du gouvernement israélien.

Le mois dernier, le gouvernement avait voté pour la nomination de Yaakov Frenkel, qui a finalement refusé ce poste lundi à la suite de soupçons de vol contre lui.
“J’ai décidé de renoncer au poste de gouverneur de la Banque d’Israël”, avait affirmé lundi M. Frenkel aux médias israéliens.

La commission chargée des nominations de hauts fonctionnaires avait demandé à M. Frenkel il y a deux semaines d’expliquer pourquoi il n’avait pas mentionné un incident datant de 2006 dans une boutique duty-free à l’aéroport international de Hong Kong.

Le nouveau gouverneur de la banque d’Israël, Leo Leiderman a travaillé pendant dix ans au sein de cette institution et enseigne la macro-économie à l’Université de Tel-Aviv, tout en étant conseiller dans le plus grand établissement bancaire israélien, la Banque Hapoalim.

Son prédécesseur, Stanley Fischer, un ancien du Fonds monétaire international (FMI), s’était bâti une réputation de sérieux et d’efficacité pendant ses huit années à la tête de la banque d’Israël. C’est notamment sous son impulsion qu’Israël a été accepté à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) en 2010".

Netanyahu: Les propos sur Israël "montrent le vrai visage de Rohani"

net.jpgArticle paru dans "La Libre"

International Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire de la région, et les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réagi vendredi aux déclarations du nouveau président iranien en estimant que Hassan Rohani montrait "son vrai visage plus tôt que prévu", selon un communiqué de ses services.

"Le vrai visage de Rohani a été dévoilé plus tôt que prévu. Même si les Iraniens s'empressaient maintenant de nier ses propos, c'est ce qu'il pense et c'est le plan d'action du régime iranien", a déclaré M. Netanyahu après les déclarations du président iranien comparant Israël à une "blessure" qu'il faut faire disparaître.

"Ces déclarations du président iranien devraient sortir une partie du monde de l'illusion dans laquelle il est plongé depuis l'élection en Iran", poursuit M. Netanyahu.

"Le président a changé en Iran mais pas le but du régime de fabriquer l'arme nucléaire afin de menacer Israël, le Proche-Orient et la paix et la sécurité du monde entier. Il ne faut pas laisser un pays qui menace Israël de destruction se doter d'une arme de destruction massive", ajoute-t-il.

"Le régime sioniste est une blessure infligée depuis des années au corps du monde musulman qui doit être nettoyée", a affirmé M. Rohani à l'occasion des manifestations annuelles pour la Journée de Jérusalem organisées à travers l'Iran, selon des propos relayés par les médias locaux.

Le 14 juillet, M. Netanyahu avait averti sur une télévision américaine qu'Israël pourrait intervenir militairement avant les Etats-Unis contre le programme nucléaire iranien, qualifiant M. Rohani de "loup déguisé en mouton" sur ce dossier.

Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire de la région, et les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

Ron Dermer, "l'alter ego de Netanyahou" nommé ambassadeur à Washington

ron-dermer.jpgArticle paru dans "France24"

L’État hébreu a confirmé dimanche la nomination de Ron Dermer, le plus proche conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahou, "réputé plus à droite que lui", comme ambassadeur d'Israël à Washington. Portrait.

Le gouvernement israélien a validé à l’unanimité, le 28 juillet, la nomination de Ron Dermer, le plus proche et plus influent conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahou, en tant qu'ambassadeur d'Israël à Washington. Soit le poste diplomatique le plus important et le plus stratégique après celui du ministre des Affaires étrangères, tant la relation historique entre les deux pays est capitale pour l’État hébreu.

"Ron est l'une des personnes les plus talentueuses et dévouées que je connaisse, il n'y a personne de plus méritant", a indiqué le Premier ministre israélien dans un communiqué du gouvernement. Cet éloge venu du sommet de l’État illustre la relation très particulière qui unit les deux hommes, basée sur une confiance et une estime mutuelles.

"Plus à droite" que Netanyahou sur le dossier palestinien

Né il y a 42 ans à Miami, aux États-Unis, diplômé de l’Université de Pennsylvanie et d’Oxford, Ron Dermer émigre en Israël en 1997 où "ce compétiteur féroce", selon ses proches, exerce le poste de consultant politique. Benjamin Netanyahou, "impressionné par le potentiel du jeune homme" rencontré au début des années 2000, le nomme représentant du ministère des Finances israélien à Washington en 2005. Il conservera ce poste, qui le force à renoncer à la citoyenneté américaine, jusqu’en 2008, avant de rentrer au pays pour conseiller le chef de file de la droite israélienne.

"Dermer est l’alter ego de Netanyahou (…) et son homme à tout faire", écrit Tablet Magazine, une des plus importantes revues américaines consacrée à l'actualité de la communauté juive, qui prête au futur ambassadeur une influence considérable sur la politique étrangère menée par son Premier ministre.

Selon un officiel cité par le Jerusalem Post, "nul n’est plus proche du chef du gouvernement israélien que lui (…), et nul ne peut comparer sa relation avec Netanyahou à celle que ce dernier entretient avec Dermer".

La nomination officielle de Ron Dermer, qui n’entrera en fonction qu’au cours de l’automne, est intervenue à la veille d'une rencontre israélo-palestinienne prévue lundi et mardi à Washington, et sur laquelle mise beaucoup la diplomatie américaine. Or le futur ambassadeur est décrit par la presse israélienne et par certains experts comme "étant plus à droite" que Benjamin Netanyahou sur le dossier palestinien.

Par exemple, il est opposé à une solution à deux États, pourtant acceptée par le gouvernement de son pays, car elle serait une "solution enfantine à un problème complexe", selon des propos tenus en 2009 et rapportés par le site d’informations israélien Ynet. Des câbles diplomatiques publiés par WikiLeaks ont aussi révélé qu'il ne voyait pas le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas comme un partenaire pour la paix. Au début des années 2000, dans ses tribunes hebdomadaires publiées dans le Jerusalem Post, il dépeignait les dirigeants palestiniens, que ce soit Yasser Arafat ou Marwan Barghouti – un chef du Fatah détenu en Israël depuis 2002 – tantôt comme des terroristes et tantôt comme des tyrans.

Considéré avec suspicion par l’administration Obama
Le Premier ministre israélien et le président américain.© AFP
En outre, Ron Dermer est catalogué outre-Atlantique comme proche des néo-conservateurs américains, notamment de Richard Perle, l’ancien président du conseil de défense du Pentagone et conseiller de l’administration Bush. Pis, "à Washington, Dermer est considéré avec suspicion par l’administration Obama, il est vu comme un partisan du Parti républicain, écrivait récemment Haaretz. Sa famille à Miami Beach a des liens très étroits avec les Bush, particulièrement avec l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush [le frère de l’ancien président George W. Bush, NDLR]".
 
Enfin, au sein de la sphère démocrate, d’aucuns lui reprochent d’avoir convaincu Benjamin Netayahou de soutenir ouvertement le candidat républicain Mitt Romney lors de la dernière présidentielle américaine. Et ce au détriment de Barack Obama, qui remportera finalement le scrutin, et avec lequel le Premier ministre israélien entretenait alors des relations exécrables. À ce titre, Ron Dermer aurait personnellement orchestré la visite très médiatisée en Israël du champion républicain pendant la campagne électorale.
 
Des précédents et une méfiance qui peuvent compliquer la tâche de celui qui est envoyé aux États-Unis pour assainir les relations israélo-américaines, alors qu’il est lui-même perçu comme l’un de ceux qui les ont brouillées. Notamment en encourageant l’inflexibilité du Premier ministre israélien à l’égard des Américains qui tentaient de relancer le processus de paix et en misant sur le rival de l’actuel président des États-Unis.
 
Pour Haaretz, la nomination Ron Dermer est à double tranchant, car elle pourrait signifier "soit un accès direct au Premier ministre israélien [de par la proximité qui lie les deux hommes, NDLR], soit un obstacle pour le processus de paix".

Israël: Netanyahu se dit prêt à libérer 104 détenus palestiniens

NETAY.jpgArticle paru dans "L'Express"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est engagé samedi à libérer 104 Palestiniens une fois que les négociations avec la Palestine auront démarré. Les premiers pourparlers doivent avoir lieu mardi à Washington.

Les négociations de paix directes entre la Palestine et Israël doivent débuter mardi à Washington, en présence des Etats-Unis.

Un gage de paix. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué samedi être prêt à libérer 104 Palestiniens dans le cadre d'une reprise des négociations de paix directes, à l'arrêt depuis près de trois ans.

"J'ai donné mon accord à la libération de 104 Palestiniens, par étape, une fois les négociations démarrées, puis en fonction de leur évolution", a-t-il écrit sur sa page Facebook.

En revanche, Benjamin Netanyahu n'a donné aucun détail sur l'identité des détenus susceptibles d'être libérés. "A l'heure actuelle, il me semble de la plus haute importance que l'Etat d'Israël entre" en négociations, a t-il encore écrit. "C'est important à la fois pour maximiser les possibilités de mettre fin au conflit avec les Palestiniens, et pour renforcer la position d'Israël" sur le plan international.
Négociations prévues mardi

Les négociations entre Israéliens et Palestiniens doivent reprendre mardi à Washington. Des responsables américains seront présents à ces pourparlers qui seront dirigés côté palestinien par le négociateur en chef Saëb Erakat et côté israélien par la ministre de la Justice Tzipi Livni.

"Selon de hauts responsables à Jérusalem, la rencontre à Washington doit se pencher en premier lieu sur l'ordre du jour des discussions, incluant les sujets qui seront abordés et le calendrier", rapporte le quotidien Haaretz.

Les négociations avec Israël débuteront mardi

Les négociations entre Israéliens et Palestiniens doivent reprendre mardi à Washington après près de trois ans de suspension, a annoncé samedi un responsable palestinien.

Des responsables américains seront présents à ces pourparlers qui seront dirigés côté palestinien par le négociateur en chef Saëb Erakat et côté israélien par la ministre de la Justice Tzipi Livni, a déclaré à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Les négociateurs doivent se rencontrer lundi soir pour un dîner informel, a-t-il précisé.

Jeudi, le ministre israélien du Développement régional, Sylvan Shalom, a affirmé que les négociations reprendraient probablement mardi.

Selon les médias israéliens, Mme Livni serait accompagnée par Yitzhak Molcho, l'émissaire personnel du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Selon de hauts responsables à Jérusalem, la rencontre à Washington doit se pencher en premier lieu sur l'ordre du jour des discussions, incluant les sujets qui seront abordés et le calendrier, selon le quotidien Haaretz.

A l'issue de son sixième voyage dans la région, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé la semaine dernière un accord pour une reprise prochaine des pourparlers de paix gelés depuis septembre 2010.

Ces pourparlers avaient rapidement tourné court en raison de différends sur la question de Jérusalem-Est et la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée. Palestiniens et Israéliens ne se sont pas rencontrés officiellement pour négocier d'un règlement de leur conflit depuis septembre 2010.

Samedi, Haaretz et la radio publique ont annoncé que plus de 100 prisonniers palestiniens et arabes israéliens seraient libérés par Israël en plusieurs étapes durant les négociations qui doivent durer six à neuf mois. Auparavant, un responsable israélien avait parlé de près de 80 prisonniers.

Le gouvernement israélien, qui doit voter dimanche pour approuver ou non ces libérations, n'a pas mentionné le nombre de prisonniers concernés.

Selon le site internet Ynet, M. Netanyahu dirigera le comité chargé de choisir les détenus et d'établir le calendrier des libérations.

Le gouvernement doit également ratifier un projet de loi qui prévoit de soumettre à référendum, après approbation du gouvernement et du Parlement, tout accord de paix avec les Palestiniens.

Il est urgent et important d'adopter ce texte, perçu comme un geste en direction des ministres de droite peu enclins à faire des concessions durant les négociations, selon une note du secrétariat du gouvernement.

Armement : Israël double la France à l'export

En 2012, les exportations d'armement françaises ont nettement reculé à 4,8 milliards d'euros. Conséquence, la France perd sa 4e place mondiale.

Depuis le pic historique de 2009 et ses 8,16 milliards d'euros de commandes, les exportations d'armement françaises évoluent en dent de scie. En 2012, elles ont atteint 4,8 milliards d'euros, en fort recul par rapport aux 6,5 milliards de 2011 (et aux 5,1 milliards de 2010), selon l'édition 2012 du rapport au parlement sur les exportations d'armement rendu public lundi 22 juillet.

Malgré cela, note le rapport, la France a réussi à se maintenir au sein du club des 5 premiers exportateurs mondiaux avec les États-Unis, loin devant la Russie et la Grande-Bretagne. Mais la France a perdu sa 4e place que lui a ravie Israël. Selon le ministère de la Défense israélien cité par le quotidien Haaretz en début d'année, le pays a vendu pour 7 milliards de dollars soit 5,32 milliards d'euros (+20% sur 2011) de matériels de défense en 2012.

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, doit présenter et commenter le rapport en septembre prochain devant les commissions défense de l'Assemblée nationale et du Sénat. Nul doute qu'il sera interrogé sur les raisons de ce recul français. Le rapport en avance déjà plusieurs. D'abord, «le faible nombre de contrats de plus de 200 millions d'euros». Ces contrats «cœur de gamme» ne peuvent pas prendre le relais en cas d'absence de grandes commandes supérieures à 500-600 millions d'euros - vente de sous-marins au Brésil en 2009 ou encore de bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie en 2011... Cela, même si, à l'autre extrémité, le socle des petits contrats de moins de 50 millions d'euros est solide. Tous les ans, il s'en signe entre 2000 et 5000.
Les grands contrats sont plus sophistiqués

Deuxième explication, la concurrence des pays émergents. Désormais, les industriels français sont mis en compétition avec les matériels militaires de la Turquie, de la Corée du Sud, du Brésil et de la Chine. Ces pays ont investi tous les segments du marché.

Enfin, argumente le rapport, «les résultats d'une année isolée ne suffisent pas à tirer des enseignements sur le marché de l'armement (...) car ce dernier fonctionne par cycle et le poids des contrats majeurs est prépondérant». Plus sophistiqués, les grands contrats s'inscrivent dans des échéances de temps plus longues et sont sujets à des délais. Ils induisent des négociations complexes car le client ne se contente plus de signer un chèque, il veut bénéficier de transfert de technologie et/ou de savoir faire. C'est le cas du contrat de fourniture de deux satellites d'optique militaires gagné par Astrium et Thales Alenia Space face à l'américain Lockheed Martin. Un contrat de plus de 700 millions d'euros qui est passé par de nombreuses phases de négociations depuis 2008.

L'offre française reste de tout premier niveau, de très haute technologie et compétitive, assure en substance le rapport. Mais la France est loin de son objectif de 10 milliards d'euros à l'export soit l'équivalent de la commande nationale. Or, l'export est crucial pour l'industrie de défense qui doit trouver des relais de croissance face à la baisse des budgets de défense européens. L'enjeu? C'est l'avenir d'une industrie de haute technologie qui emploie 150.000 personnes en France et qui est «un élément clef du développement économique et de la sécurité du pays».

Prendre en charge les varices sans chirurgie invasive

varicesjm.jpgArticle paru dans "Le Figaro"

Les Britanniques estiment que le traitement par radiofréquence doit être choisi en priorité. La France est en retrait.

Chaque année, en France, plus de 110.000 interventions chirurgicales pour traitement des varices sont effectuées. La technique le plus souvent utilisée est le stripping, qui consiste à retirer la veine dilatée. Or, cette semaine, le Nice, l'équivalent britannique de la Haute Autorité de santé, vient de recommander pour la prise en charge des varices, dans un premier temps, les traitements par radiofréquence ou laser. La chirurgie ne doit être proposée désormais que comme dernière solution. En France, bien que la Haute Autorité de Santé ait émis en 2008 un avis favorable pour la radiofréquence, celle-ci est toujours peu utilisée, faute d'un remboursement par l'Assurance-maladie.

Les varices sont le résultat d'une altération fonctionnelle de certaines veines, notamment les veines dites saphènes internes et externes des membres inférieurs. Outre les conséquences esthétiques au niveau des jambes, elles peuvent entraîner des douleurs, des lourdeurs et au pire des ulcères, voire des phlébites. Dans la majorité des cas, des médicaments ou encore des bas de contention peuvent suffire. Mais en cas de complication, il faut parfois une intervention chirurgicale. La technique la plus ancienne, le stripping, consiste à retirer la veine, à partir d'une incision au niveau de l'aine. «Dans 70 % des cas, cette intervention est réalisée en ambulatoire, mais elle nécessite en moyenne trois semaines d'arrêt de travail, explique le Pr Yves Alimi (chef du service de chirurgie vasculaire, Centre hospitalier universitaire Nord de Marseille). En France, le traitement des varices représente pour la collectivité une charge de 264 millions d'euros, dont 36 millions au titre des arrêts de travail, selon le rapport de la CNAMTS de juillet 2013. Cette chirurgie des varices s'appuie quasi exclusivement (99,4 %) sur le stripping, contrairement à la plupart des pays européens, où d'autres techniques plus récentes comme la radiofréquence ont été développées.
Un coût plus élevé

Depuis une dizaine d'années sont ainsi apparues des techniques dites endovasculaires: la veine est détruite - et non plus retirée - par différents procédés: radiofréquence ou produits sclérosants. Alors que le stripping nécessite une anesthésie générale ou péridurale, l'application d'une sonde de radiofréquence à l'intérieur de la veine saphène par le biais d'un cathéter s'effectue sous anesthésie locale et dans 100 % des cas en ambulatoire. Ce traitement est réalisé sans incision et sans risque d'hématome ou d'œdème. «La reprise du travail peut être très rapide, ajoute le Pr Alimi. Il faut cependant mettre en place pendant une semaine un traitement anticoagulant. Mais les suites sont bien plus confortables qu'après la chirurgie par stripping.» Enfin, la sclérothérapie consiste à injecter dans la veine malade une mousse sclérosante qui détruit la veine.

Selon l'avis du Nice, l'ablation thermique par radiofréquence doit être prescrite en première intention, la sclérothérapie par injection de mousse en deuxième intention, la chirurgie, enfin, ne devant être utilisée qu'en dernier recours. Aujourd'hui, le traitement par radiofréquence a été utilisé pour des centaines de milliers de patients dans le monde. Aux États-Unis, la moitié des personnes souffrant de varices sont désormais ainsi traitées. De même aux Pays-Bas depuis que les assurances remboursent un tel acte. En France, médecins et patients attendent encore une prise en charge. Certes, le coût des sondes de radiofréquence est plus élevé que celui du matériel nécessaire à la chirurgie classique, mais au final le coût sociétal est moindre puisque les techniques non invasives par ablation endothermique ne nécessitent pas d'arrêt de travail.

Menacé d'exclusion, Bourdouleix démissionne de l'UDI

Le député-maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, a démissionné mercredi de l'UDI, prenant les devants sur l'exclusion que la direction du parti s'apprêtait à prononcer à son encontre pour ses propos sur Hitler et les gens du voyage.

Sa lettre de démission est parvenue à l'UDI mercredi après-midi, quelques heures avant que la direction du parti centriste se réunisse à l'Assemblée nationale pour débattre de son exclusion qui aurait dû être entérinée dans la soirée.

Dans un communiqué laconique, l'UDI a "pris acte de sa démission à effet immédiat".

Alors que la veille encore, l'entourage de Jean-Louis Borloo expliquait que son éviction ne pouvait être prononcée immédiatement en raison d'une question de procédure (les statuts de l'UDI imposaient de passer avant par un examen contradictoire devant une commission de discipline, la CNAT, ndlr), le parti avait depuis trouvé le moyen juridique de prononcer la sanction sans délai.

Réuni mercredi matin, le comité opérationnel de la direction de l'UDI, baptisé G9, avait en effet ajouté une "clause d'urgence" au règlement intérieur complétant les statuts qui autorisait le Comité exécutif (Comex), instance suprême de l'UDI, à voter en toute légalité ce mercredi l'exclusion du député-maire de Cholet, ce qu'il s'apprêtait à faire, selon plusieurs participants.

"La démission évite à l'intéressé l'exclusion mais les propos incriminés restent, hélas, une tâche indélébile. L'honneur de la famille UDI est plus que jamais d'oeuvrer pour le "plus jamais ça", a réagi le député UDI Yves Jego.

Les déclarations de Gilles Bourdouleix rapportées lundi par le Courrier de l'Ouest, dans lesquelles il estimait, à propos des gens du voyage, qu'"Hitler n'en a(vait) peut-être pas tué assez", avaient provoqué une vague d'indignation dans le monde politique et notamment à l'UDI dont le député était co-fondateur en tant que président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP)

Le président du parti Jean-Louis Borloo avait personnellement condamné ses propos "de la manière la plus formelle" et saisi la direction du parti sur "les suites inévitables à donner".

"Préjudice pour le mouvement"

Plusieurs personnalités du parti, dont les députés Yves Jego, Jean-Christophe Lagarde ou la sénatrice Chantal Jouanno, ont publiquement exigé l'exclusion de l'intéressé de l'UDI.

D'autres, plus gênés, se refusaient à voir l'UDI prononcer l'exclusion sans débat contradictoire, même si Gilles Bourdouleix avait annoncé qu'il ne viendrait pas s'expliquer devant la direction du parti, dont il était membre, jugeant que cette instance n'était pas compétente pour statuer sur son cas et que "le verdict" avait été déjà prononcé.

M. Bourdouleix a d'abord nié avoir prononcé les déclarations controversées avant d'affirmer qu'elles avaient été sorties de leur contexte et manipulées, après la diffusion sur internet de leur enregistrement.

Face aux réactions indignées à l'UDI et malgré la proposition de Jean-Louis Borloo de venir s'expliquer, il a décidé crânement d'enfoncer le clou, annonçant que son exclusion entraînerait le départ de son parti "avec armes et bagages" et de nombreux adhérents de l'UDI.

"Si l'UDI doit être l'amicale des groupuscules centristes, moi, je veux bien mais une addition de groupuscules, cela fait toujours un groupuscule", avait-il déclaré mardi à l'AFP avant d'ajouter: "Je ne pensais pas que l'UDI fonctionnait comme un parti stalinien".

Mercredi, trois responsables locaux du CNIP, Xavier Dugoin, Laurence Spichner-Bernier et Hugues Rondeau, ont appelé, dans un communiqué, M. Bourdouleix à "se mettre en retrait de la présidence de leur parti" et manifesté leur opposition à sa décision "unilatérale de quitter l'UDI".

"Gilles Bourdouleix aurait pu exprimer des regrets mais ça n'a pas été sa ligne de défense", a dit à l'AFP le sénateur Jean Arthuis, membre de la direction du parti, pour qui l'UDI se doit de réagir sans délai "lorsque qu'une expression publique entre, comme ici, en contradiction avec les valeurs du parti".

"Si on devait tergiverser, moralement, cela aurait été un préjudice pour le mouvement", a estimé l'ex ministre de l'Economie.

"On ne pouvait pas s'abriter derrière le juridisme ou alors, pourquoi ne pas attendre, au nom de la présomption d'innocence, que la justice statue sur cette affaire. Non, il faut savoir prendre ses responsabilités", a-t-il dit.

Une enquête préliminaire "pour apologie de crime contre l'humanité" a été ouverte mardi par le procureur de la République à Angers afin d'établir la matérialité des faits.

Chirurgie des yeux : qu’est-ce qu’on peut opérer ?

YEUX.gifArticle paru "Top Santé"

La chirurgie correctrice de l’œil, ou chirurgie réfractive, a connu un tel essor qu’elle est aujourd’hui  une solution fréquente pour corriger les problèmes de vue : 170 000 personnes se font opérer des yeux chaque année en France.  Le point sur les principales opérations au laser avec le Dr Yves Bokobza, chirurgien ophtalmologiste à Paris.


Chirurgie de la myopie : comment ça se passe ?

A quel âge ?

Il n’y a pas de limite d’âge supérieure mais en revanche on opère rarement avant 20-21 ans car la myopie doit être stabilisée avant d’être opérée. « On considère qu’une myopie est stable quand deux examens séparés d’un an sont identiques » explique le Dr Bokobza.

Y a-t-il des contre-indications ?

Les contre-indications sont exceptionnelles. Comme pour toute opération au laser on vérifie que l’épaisseur de la cornée est suffisante. Et on vérifie qu’il n’y a pas de risque de kératocône, une maladie génétique qui se traduit par une déformation de la cornée. Enfin, on élimine aussi les patients qui ont une autre maladie oculaire comme la cataracte ou un glaucome sévère.

On peut opérer sans souci les myopies de -1 à -9. Ainsi que les personnes qui sont à la fois myopes et presbytes.

Qu’est-ce qu’on fait ?

C’est une intervention rapide (elle dure moins de 10 minutes, quasiment « de routine »,  qui se déroule sous anesthésie purement locale avec des gouttes. Le laser Femtoseconde va découper une fine lamelle de cornée que le chirurgien va pouvoir soulever pour permettre au 2e laser (le laser Excimer) de diminuer l’épaisseur de cornée afin de rectifier la vision. C’est le Lasik 100% laser.

Les techniques sont aujourd’hui éprouvées et sûres. L’opération est indolore, avec des suites extrêmement légères. Dès le lendemain, le myope peut se passer de ses lunettes et lui qui voyait très mal de loin, peut à nouveau lire précisément les panneaux indicateurs ou les enseignes des magasins.

Pour les très fortes myopies, il faut parfois faire une légère retouche 3 mois plus tard en cas de correction.

Combien ça coûte ?

Entre 3000 et 3500 euros pour les deux yeux.


Chirurgie de l’hypermétropie : comment ça se passe ?

A quel âge ?

Il existe de nombreux hypermétropes qui s’ignorent. La plupart des personnes hypermétropes commencent à penser à l'opération entre 40 et 50 ans, au moment où leurs capacités d'accommodation diminuent vraiment et où ils ne peuvent plus se passer de lunettes, surtout en vision de près mais aussi en vision de loin.

En revanche, les personnes ayant une hypermétropie assez forte (donc diagnostiquée assez tôt) peuvent être opérées dès 21-22 ans.

Y a-t-il des contre-indications ?

Comme pour l’opération de la myopie, on vérifie que l’épaisseur de la cornée est suffisante. Et on vérifie qu’il n’y a pas de risque de kératocône. Et on élimine aussi les patients qui ont une autre maladie oculaire comme la cataracte ou un glaucome sévère.

On peut opérer sans souci les hypermétropies comprises entre +1 et +4,5.  Au-delà, l’opération donne de moins bons résultats.

L’hypermétropie étant souvent associée à une presbytie, il est possible d’opérer les deux défauts en même temps. Dans ce cas, le chirurgien opte souvent pour la monovision : c’est-à-dire un œil dédié à la vision de près et l’autre dédié à la vision de loin. « Cela donne des résultats durables qui réduisent la dépendance aux lunettes ».

Qu’est-ce qu’on fait ?

C’est une intervention rapide qui se déroule également sous anesthésie purement locale avec des gouttes. Ici, contrairement à la myopie, le laser creuse un sillon circulaire périphérique dont le diamètre et la profondeur dépendent du degré d’hypermétropie à traiter.

Avec le Lasik 100% laser, la récupération visuelle est spectaculaire. Elle s'installe en quelques heures, d'abord en vision de près puis en vision de loin.

Combien ça coûte ?

Entre 3000 et 3500 euros pour les deux yeux


Chirurgie de l’astigmatisme : comment ça se passe ?

A quel âge ?

L’astigmatisme est un défaut  visuel extrêmement fréquent. Il est dû à une déformation ou à une irrégularité de courbure de la cornée : l’œil n’a pas la forme d’une sphère, façon ballon de football, mais est allongé comme un ballon de rugby.  La vision est, par conséquent, médiocre, quelle que soit la distance, de loin comme de près.

On l’opère lorsqu’il est important et qu’il provoque des troubles visuels et des maux de tête.                                          

Y a-t-il des contre-indications ?

Plus encore que pout toute autre opération, il est important que vérifier qu’il n’y a pas de kératokône car les deux maladies sont souvent associées.

Les astigmatismes peuvent être corrigés jusqu’à 5 dioptries. Au-delà, les résultats sont plus aléatoires.

Qu’est-ce qu’on fait ?

Pour l’astigmatisme, le LASIK 100%  LASER est la technique de choix car la plus précise et la plus sure.  En cas d'astigmatisme faible et moyen les résultats sont le plus souvent excellents : on obtient une correction totale dans plus de 90% des cas et une bonne stabilité dans le temps.

En cas de fort astigmatisme en revanche, le risque de sous correction existe dans 5 à 10% des cas. Si l'épaisseur de la cornée le permet, une retouche chirurgicale au laser peut être effectuée trois mois après la première opération, une fois la vision stabilisée.

Combien ça coûte ?

Entre 3000 et 3500 euros pour les deux yeux.

Plus d’infos : sur le site www.lasik.fr