Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

L'Iran présente 30 missiles balistiques d'une portée de 2.000 km

Le président iranien Hassan Rohani a réaffirmé dimanche le droit de son pays à enrichir de l'uranium sur son sol, à la veille de son départ pour l'Assemblée génerale de l'ONU où cette question sera au centre des discussions internationales.

"Le peuple iranien veut se développer et ne cherche pas à fabriquer l'arme atomique", a-t-il martelé, alors que les grandes puissances occidentales soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil.

Mais, a-t-il dit lors d'un discours à l'occasion du défilé annuel des forces armées, l?Occident doit accepter "tous les droits de la nation iranienne, notamment les droits nucléaires et à l'enrichissement d'uranium en territoire iranien dans le cadre des règles internationales".

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait indiqué fin août que l'Iran continuait à augmenter sa capacité d'enrichissement. Les Occidentaux craignent que l'Iran puisse ainsi plus facilement produire de l'uranium enrichi à un niveau de pureté nécessaire pour fabriquer l'arme nucléaire (90%).

"S'ils (les Occidentaux) acceptent ces droits, le peuple iranien (...) est prêt à coopérer et nous pouvons tous ensemble régler les problèmes de la région et même du monde", a ajouté M. Rohani, considéré comme un modéré.

Le nouveau président iranien avait été chef des négociateurs sur le dossier nucléaire au début des années 2000. A l'époque, il avait accepté la suspension de l'enrichissement d'uranium, un programme relancé en 2005 par Mahmoud Ahmadinejad.

M. Rohani doit s'envoler lundi pour New York où il prononcera le lendemain un discours très attendu à l'Assemblée générale des Nations unies. Ce sera la première grande sortie internationale du nouveau président, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a voté six résolutions, dont quatre assorties de sanctions, pour contraindre Téhéran à suspendre certaines activités nucléaires.

Il doit aussi rencontrer le président français François Hollande, et n'a pas exclu de s'entretenir avec le président américain Barack Obama, même si Washington a précisé qu'aucune rencontre n'était prévue à l'heure actuelle. Une telle rencontre à ce niveau serait une première depuis la Révolution islamique de 1979.

"Pas de précondition"

Son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, est déjà à New York. Il doit s'entretenir avec ses homologues français et britannique et la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, pour relancer les discussions avec les grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), interrompues depuis début avril.

L'Iran "est prêt au dialogue avec l'Occident à condition qu'il n'y ait pas de précondition", a répété Hassan Rohani, qui a souhaité depuis son élection le 14 juin une reprise rapide des négociations nucléaires avec le groupe 5+1.

Les Etats-Unis et leurs alliés ont pris bonne note du souhait iranien de renouer le dialogue, mais restent sceptiques. Washington a jugé que les déclarations de M. Rohani n'étaient "pas suffisantes" et demandé "des actes" à l'Iran. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé de son côté le monde à ne pas "se laisser duper" par les déclarations apaisantes du président iranien.

Hassan Rohani a également dénoncé les menaces proférées par Barack Obama sur une possible action militaire si la diplomatie et les sanctions ne résolvaient pas la crise nucléaire.

"Vous ne pouvez pas utiliser le langage de la force et des sanctions" avec l'Iran, a-t-il lancé à l'adresse du président américain. "On ne peut pas utiliser la logique de la guerre et de la diplomatie en même temps", a-t-il dit, soulignant que l'Iran était prêt à résister "avec détermination" à toute agression.

Pour souligner son propos, les forces armées ont présenté 30 missiles balistiques d'une portée annoncée de 2.000 km lors du défilé militaire, organisé au sud de Téhéran. Ces missiles "Sejil" (cailloux envoyés par Dieu) et "Ghadr" (Puissances) sont théoriquement capables d'atteindre Israël, principal ennemi régional de Téhéran, et les bases américaines dans la région.

Les déclarations de M. Rohani interviennent à la veille de la prise de contrôle par Téhéran de la centrale civile de Bouchehr, construite par les Russes dans le sud de l'Iran et qui se trouve sous le contrôle de l'AIEA. Selon les autorités iraniennes, les négociations avec les Russes sur la construction d'une seconde centrale sur le site ont "bien avancé".

Meurtre d’un deuxième soldat, Netanyahu veut "renforcer la présence juive"...

soldatsisra.jpgArticle paru dans "JSS"

Suite à l’assassinat d’ un soldat de Tsahal par un tireur palestinien à Hévron dimanche soir, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné la réinstallation immédiate du Beit HaMachpela , un bâtiment près du tombeau des patriarches, qui avait été évacué par le Ministère de la Défense.

Gabriel Kobi , 20 ans, du village de Tirat Hacarmels a été la victime d’un tir, dans le cou, alors qu’il contrôlait un accès vers le Tombeau des Patriarches.

 » Ceux qui tentent de nous déraciner de Hévron, la ville de nos ancêtres, n’auront que le contraire», a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué. « Nous allons continuer à lutter contre le terrorisme avec une main, et à renforcer les implantations avec l’autre .  »

Une source israélienne à Hévron avait dit plus tôt que la communauté juive de la ville faisait pression sur les politiciens pour approuver la réinstallation du Beit HaMachpela. Le bâtiment a défrayé la chronique à la fin mars 2012, quand des juifs étaient retournés s’installer secrètement dans le bâtiment.

Ce bâtiment, qui a été acheté en toute légalité à des palestiniens (qui furent condamné à mort par les palestiniens et condamnés à l’exil), est l’objet d’une partie des luttes menées par les organisations antisémites européennes. Elles réclament l’expulsion ipso facto des Juifs qui vivent dedans, peu importe la légalité de l’acte notarié.

L’incident de dimanche est le deuxième meurtre d’un soldat de Tsahal par les Palestiniens au cours des derniers jours. Vendredi, le Sgt Tomer Hazan, 20 ans, a été attiré dans un village près de Qalqilya en Judée-Samarie, par Nidal Amar, qui l’a enlevé et tué, dans l’espoir de négocier sur le cadavre contrela libération de son frère par le service des prisons.

Israël déploie son bouclier antimissile sur l’ensemble de son territoire,le tout relié au réseau d’alerte américain

Article paru dans "Identité Juive"

Israël a finalement terminé le déploiement de son bouclier antimissile en installant la dernière batterie près de Jérusalem. Cette batterie antimissile est en place à l’ouest de la capitale.

Un porte-parole militaire s’est refusé à commenter cette installation,  indiquant seulement que « les systèmes de défense sont déployés en fonction de  l’évaluation de la situation ». 

A la fin du mois d’août, des batteries similaires avaient été déployées à Tel-Aviv, en direction de la Syrie au nord.  Selon les médias israéliens, six à sept batteries seraient actuellement en  place à travers le pays.

Le système anti-balistique Arrow 2 et 3« parapluie antimissile » a été déjà été testés sur le terrain avec de très hauts niveaux d’efficacité.

Israël a lancé la semaine dernière, conjointement avec les États-Unis, un test de missile -cible utilisé dans le cadre de son système de défense antimissile.

Israël est désormais branché au système d’alerte antimissile américain. Des radars ultra performants sont déployés sur le sol israélien. Le cœur de ce système de détection est le (X-band Radar) qui permettra à l’État Juif d’être informé en temps réel d’un tir de missile ennemi et lui fera gagner de précieuses minutes pour actionner des batteries de missiles antimissiles Arrow 3.
Les radars connus sous le nom de X-Band, sont liés à un réseau d’alerte américain par satellite. Ce système puissant de radar antimissile se trouve dans le désert de Néguev ; dans le sud du pays.

Celui-ci permettra de repérer un missile balistiques dès sa mise à feu et ce à 2 000 km de distance. La nouvelle station radio aura l’avantage de faciliter la mise en alerte des batteries de missiles antimissiles israéliennes.

Jérusalem craint d’éventuelles répercussions en cas d’intervention américaine  en Syrie, le président syrien Bachar el-Assad ou son allié le Hezbollah  libanais pouvant décider de se venger en ciblant l’État hébreu, allié historique de Washington dans la région.  Fin août, le général Hassan Firouzabadi, chef d’état-major des forces  armées iraniennes, avait affirmé qu’une action militaire contre la Syrie  mènerait Israël « au bord des flammes ».

Le chef du  gouvernement israélien Benjamin Netanyahu n’a eu de cesse ces dernières semaines de répéter qu’Israël  n’était pas impliqué dans la guerre en Syrie mais « répondrait avec force » si le  pays était attaqué.

Israël est un « havre de tranquillité, calme et sûr » au milieu « de la  tempête faisant rage autour de nous », a déclaré dimanche ,9 septembre 2013, Netanyahu lors du Conseil des ministres hebdomadaire.

Malgré les tensions dans la région, « Israël est calme et sûr de lui », a déclaré le Premier ministre israélien, le 1 septembre 2013, à la réunion hebdomadaire du Cabinet.

« Les citoyens israéliens savent très bien que nous sommes prêts à n’importe quel scénario possible. Les citoyens israéliens doivent également savoir que nos ennemis ont de très bonnes raisons de ne pas tester notre force – ils savent pourquoi », a-t-il dit.

De son côté, le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Benny Gantz, s’est exprimé au sujet des récents événements en Syrie, et a réaffirmé le niveau de préparation de Tsahal à toute éventualité. “Nous sommes à l’aube de temps difficiles”, a-t-il averti, “mais nous espérons ne pas avoir à agir”.

“Nous n’avons aucun lien avec les événements qui se déroulent à notre frontière, mais si des attaques sont lancées contre Israël, il est évident pour tous les dirigeants de la région et du monde que le prix à payer sera lourd et les pertes pour nos ennemis importantes”, a poursuivi le Lieutenant-Général Benny Gantz.

Gantz a tenu à souligner, au cours de son message de vœux de Rosh Hashana qu’on peut compter sur les forces armées d’Israël pour préserver la nation contre tout danger.

Jérusalem a fait savoir clairement, à travers les déclarations du premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la défense Moshé Ya’alon et du chef d’état-major de l’armée le général Benny Gantz, qu’ Israël ne sera pas un pion dans les guerres déclenchées par d’autres pays ( en référence aux États-Unis.)

«Nous avons procédé i à une évaluation de l’état de la sécurité» et avons conclu qu’Israël n’allait pas élever son niveau d’alerte face à la situation en Syrie, a déclaré pour sa part le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, lors d’une conférence sur la lutte contre le terrorisme.

«Nous ne sommes pas impliqués dans la guerre civile en Syrie, tant que nos intérêts ne sont pas compromis», a-t-il répété, tout en ajoutant: «Nos voisins, en particulier le régime syrien, comprennent que qui nous défiera fera face au pouvoir de l’armée israélienne».

Israël: Kerry s'entretient avec Netanyahu de la Syrie et des Palestiniens

kerrynet.jpgLe secrétaire d?État américain John Kerry et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont entamé dimanche des discussions qui devraient porter sur la Syrie et les négociations israélo-palestiniennes, selon une journaliste de l'AFP accompagnant M. Kerry.

Selon les médias locaux, les entretiens devraient se poursuivre jusque 16H00 (13H00 GMT) environ.

M. Kerry ne s'est pas rendu dans la région depuis fin juillet. Ses navettes avaient alors permis la reprise des négociations israélo-palestiniennes.

Sa rencontre avec M. Netanyahu, prévue avant l'accord de samedi entre Moscou et Washington sur l'arsenal chimique syrien, devait initialement porter sur les négociations israélo-palestiniennes.

Mais, selon les médias, elle devrait aussi être consacrée aux conséquences pour Israël de l'accord conclu à Genève, qui donne une semaine aux autorités syriennes pour présenter la liste des armes chimiques détenues par Damas et fixe comme objectif leur élimination d'ici à la mi-2014.

"Nous espérons que l'accord russo-américain sur les armes chimiques de la Syrie portera ses fruits mais le vrai test sera sa mise en ?uvre: le démantèlement total de tout l'arsenal d'armes chimiques du régime syrien", a déclaré dimanche M. Netanyahu lors de la cérémonie officielle commémorant le quarantième anniversaire de la guerre israélo-arabe du Kippour.

Ce même scepticisme dominait les réactions des analystes et politiques interviewés par les médias israéliens.

"Le vrai test de l'accord entre Washington et Moscou sera sa mise en ?uvre car il y a eu dans le passé de nombreux accords similaires qui n'ont servi qu'à gagner du temps", a déclaré le ministre de l'Eau et du développement régional Silvan Shalom (Likoud), interrogé à la radio publique.

"En raison de l'instabilité en Syrie, la mise en application de cet accord peut prendre beaucoup du temps (...) Il est probable qu'ils essayent de cacher les armes chimiques", a renchéri le ministre des Affaires stratégiques Youval Steinitz, sur la radio militaire.

Les analystes s?interrogeaient aussi sur la probabilité que Washington demande à Israël de ratifier la Convention sur les armes chimiques.

"Kerry dira peut-être à Netanyahu que les Etats-Unis travaillent à éliminer l'une des menaces les plus importantes à la sécurité d'Israël en combinant une menace militaire crédible à une diplomatie créative", écrit le correspondant diplomatique du quotidien Haaretz.

Et d'ajouter: "Maintenant, pourrait dire Kerry, les Etats-Unis ont besoin qu'Israël les aide en ratifiant le traité interdisant l'utilisation des armes chimiques".

Une option exclue d'emblée par l'ex-ministre des Affaires étrangères et président de la puissante commission des Affaires étrangères et de la Défense Avigdor Lieberman: "Nous ne pourrons signer un tel traité que lorsque le Moyen-Orient sera complètement transformé en un nouveau Moyen-Orient", a-t-il déclaré à la radio militaire.

Israël a signé la Convention sur les armes chimiques en 1993 mais ne l'a jamais ratifiée, malgré les demandes de Moscou et de Washington.

L'Iran aurait tort de se croire à l'abri, affirme Barack Obama

obm3.jpgWASHINGTON - Si les avancées diplomatiques sur la crise des armes chimiques en Syrie ont prévenu, du moins pour l'instant, une attaque américaine contre le régime de Damas, les Iraniens auraient tort de se croire à l'abri s'ils persistent dans leur volonté de se doter de l'arme nucléaire, a déclaré Barack Obama.

Le président américain, dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne ABC, a souligné que les ambitions nucléaires de l'Iran inquiétaient bien plus les Etats-Unis que les armes chimiques syriennes.

"Puisque nous n'avons pas frappé (en Syrie), ils (les Iraniens) ne devraient pas en tirer la conclusion que nous ne frapperons pas l'Iran", a-t-il dit. "D'autre part, s'il y a une leçon à tirer, c'est qu'il y a moyen de résoudre ces questions par la diplomatie."

Téhéran dément vouloir acquérir la bombe atomique, comme le pensent les Occidentaux et les Israéliens.

Barack Obama a ajouté dans son interview qu'il avait échangé des courriers avec le nouveau président iranien, Hassan Rohani, considéré comme un modéré, mais n'a pas donné de précisions.

Les négociations sur le nucléaire entre la République islamique et le groupe P5+1 (Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne) pourraient reprendre dans les prochaines semaines.

"Mon opinion, c'est qu'en combinant des menaces crédibles de recours à la force et des efforts diplomatiques rigoureux, on peut parvenir à un accord", a dit Barack Obama.

"PAS DE MOTS CREUX"

En Israël, où la gestion du dossier syrien par le président américain a suscité des interrogations sur sa détermination à utiliser la force, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a tenu dimanche à rassurer ses alliés.

"Pas question de se contenter de mots creux dans la conduite des affaires internationales, parce que cela aurait des répercussions sur d'autres dossiers, en Iran, en Corée du Nord ou ailleurs", a-t-il dit après avoir rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"La détermination dont fait preuve la communauté internationale envers la Syrie aura des conséquences directes sur l'Iran, protecteur du régime syrien", a estimé pour sa part le chef du gouvernement israélien.

"L'Iran, dans sa marche vers l'arme nucléaire, doit comprendre les conséquences de son attitude de défiance continuelle envers la communauté internationale."

"En tout cas, l'Etat d'Israël doit être prêt à se défendre contre toute menace et jamais il n'a été aussi prêt et aussi puissant", a ajouté Netanyahu.

A Téhéran, le président du Majlis (Parlement), Ali Larijani, a estimé que l'accord russo-américain de Genève témoignait du sens de la "raison" des dirigeants américains.

"Nous avons bon espoir que les dirigeants politiques américains sauront faire preuve de raison pour éviter tout comportement extrémiste", a-t-il dit.

Geste antisémite de deux militaires: Jean-Yves Le Drian réclame des «sanctions»

SOCIETE - Le ministre de la Défense a condamné mardi soir «avec la plus grande fermeté» le geste de deux militaires qui, en mission Vigipirate à Paris, ont été photographiés devant une synagogue faisant un geste réputé antisémite et popularisé par l'humoriste Dieudonné...

«Jean-Yves Le Drian condamne avec la plus grande fermeté ces actes et ces mises en scène et a demandé au chef d'état-major de l'Armée de Terre de prononcer les sanctions disciplinaires qui s'imposent en pareil cas», a-t-on déclaré mardi soir à l'AFP dans l'entourage du ministre.

Geste dit de «la quenelle»

La photo qui a déclenché la polémique a été postée «récemment sur les réseaux sociaux» mais pourrait avoir été prise «il y a quelques semaines ou quelques mois», avait expliqué auparavant à l'AFP le colonel Bruno Louisfert, responsable de la communication de l'armée de Terre, en précisant qu'une enquête interne avait été ordonnée.

Deux chasseurs alpins avaient été photographiés faisant le geste dit de «la quenelle», inventé par Dieudonné et considéré soit comme une variante de bras d'honneur soit de salut nazi déguisé, devant l'entrée de la synagogue Beth David, rue de Montevideo dans le XVIe arrondissement.

Les «deux jeunes soldats», du 13e bataillon de chasseurs alpins, «ont été entendus par leur hiérarchie, une fois revenus dans leur bataillon», basé à Barby (Savoie), car «ils ont été identifiés alors qu'ils avaient déjà quitté la capitale», avait précisé le colonel Louisfert.

La connotation antisémite «pas complètement avérée»

Le chef d'Etat major de l'armée de Terre, le général Bertrand Ract Madoux, «au vu des comptes rendus, va se prononcer sur une sanction, car, clairement, il y aura sanction», avait affirmé également le colonel Louisfert.

«En l'état, la connotation antisémite n'est pas complètement avérée, mais néanmoins, le fait de s'exhiber devant une synagogue, volontairement ou non, n'est pas admissible», avait-il insisté. Le fait de savoir s'ils «se sont rendu compte qu'ils étaient devant une synagogue compte tenu de la discrétion de l'entrée du lieu de culte» est une des questions auxquelles l'enquête devra répondre.

«On ne peut pas tolérer des comportements inappropriés, certains comportements ne sont pas admissibles quand on porte l'uniforme. Ca engage l'institution», avait poursuivi le colonel Louisfert.

Le général Ract Madoux «a décidé de sensibiliser très fermement toute la chaîne de commandement sur ce geste et ce qu'il peut impliquer», avait-il ajouté.

Le Conseil représentatif des juifs de France (Crif) avait fait part de sa «consternation», sur son site internet, devant «le +geste+ choquant» des militaires.

EXCLUSIF. Une "quenelle" qui reste sur l'estomac de l'armée...

queque.JPGArticle paru dans "Le Point"

Des photos de militaires exécutant un ersatz du salut nazi inventé par Dieudonné fleurissent sur Internet. D'abord embarrassée, l'armée condamne fermement.

Connaissez-vous la quenelle ? Pas le plat lyonnais, l'une des fiertés de la gastronomie française, mais le signe de ralliement des fans, supporteurs et admirateurs de Dieudonné. "Glisser une quenelle", l'expression émane de son inventeur lui-même, consiste à placer sa main ouverte sur son bras opposé, à allonger ce dernier pour faire un signe dont la signification est explicite. La référence au salut hitlérien est évidemment volontaire. Plus la quenelle est longue, plus, bien entendu, le bras d'honneur est profond et procure satisfaction à son auteur. Dans ses affiches, dans ses sketchs ou ses apparitions publiques, l'humoriste ne se prive pas de ce geste, désormais non équivoque.

Il semble que cette quenelle soit devenue un plat de résistance chez les militaires au point de provoquer une indigestion chez leurs supérieurs ! Deux militaires - sans doute des chasseurs alpins - ont été photographiés en train de faire ce "salut" très particulier devant la synagogue de la rue de Montevidéo à Paris dans le 16e arrondissement. Les premiers éléments de l'enquête désigneraient deux soldats du plan Vigipirate. Selon les informations du Point.fr, ils ont été identifiés et convoqués lundi matin par leur commandement. Chez Jean-Yves le Drian, on fait valoir que "le ministre de la Défense condamne très fermement ce dérapage et a demandé au chef d'état-major de l'armée de terre de prendre des sanctions contre les deux militaires identifiés."
Pas tous conscience de leur geste ?

La première photo de ce genre a été diffusée sur le site antisémite Joe le Corbeau. En fouillant plus loin, on trouve sur ce même site d'autres images montrant des militaires exécutant un geste analogue. Ces jeunes gens pourraient être affecté au 126e régiment d'infanterie. Un régiment particulièrement cher au coeur de François Hollande, chef des armées car il réside en garnison à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. "Il n'est pas certain que tous aient conscience de la nature de leur geste", tient à préciser une source interne à la grande muette. Toujours est-il que l'affaire est prise très au sérieux par l'état-major et qu'une communication officielle devrait avoir lieu mardi ou mercredi sur ce sujet.

Savez-vous où finissent les invendus de Hermès, Vuitton, Chanel etgrandes marques de luxe ?

chanelvh.jpgArticle paru dans "Challenges"


Officiellement Vuitton ou Hermès ne soldent jamais... dans leurs magasins. Mais certains privilégiés profitent de très discrètes opérations de déstockage.


Cette opération est réalisée dans le plus grand secret. Seulement une dizaine de salariés de la maison Hermès, tirés au sort parmi les 10.000 collaborateurs, en seront témoins. Au petit matin, ils se sont retrouvés devant l’incinérateur de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Un rendez-vous bien inhabituel pour ces artisans du cuir plus habitués à se retrouver dans leurs ateliers de Pantin que devant les grandes cheminées de cette usine traitant des déchets, où vont finir en cendres quelques-uns des plus beaux produits du groupe de luxe. Un représentant d’un cabinet d’huissier les rejoint. "Les produits Hermès sont arrivés par camions entiers, encore dans leurs boîtes orange pour certains, raconte un salarié témoin de la scène. Notre rôle consiste à vérifier que tout est effectivement détruit et que personne ne se sert au passage."

C'est une question d'image de marque

Jetés dans une gigantesque fosse, les vêtements ou chaussures du sellier, vite recouverts d’immondices venus d’ailleurs, sont brûlés. Aucune photo n’atteste de cette scène : les collaborateurs d’Hermès sont tenus au secret. Le sujet est un tabou de l’industrie du luxe. Qui comprendrait qu’à l’heure du développement durable, et alors que la France traverse une crise économique, la maison procède ainsi pour se débarrasser de ses stocks ? Pourtant, elle n’a pas le choix. "C’est la solution ultime quand toutes les autres ont été épuisées, confirme un ancien dirigeant. Hermès a conscience qu’en termes d’image, c’est délicat, mais c’est la seule façon de conserver l’exclusivité de la marque."

Hermès n’est d’ailleurs pas le seul grand nom du luxe à détruire ses stocks. Chanel, Vuitton, Dior ou encore Prada font de même. Car "aussi attractive que soit une marque de luxe, elle ne peut pas tout vendre", rappelle Serge Carreira, expert du luxe à Sciences-Po. Mais jamais un sac Kelly ou Vuitton ne sera brûlé. "C’est le prêt-à-porter, du fait de sa saisonnalité et des effets de mode, qui donne lieu à des stocks importants et à des destructions éventuelles", nuance-t-il.

Ristournes accordées en toute discrétion

Avant d’en arriver à cette étape spectaculaire, les marques de l’ultraluxe ont d’autres options, moins extrêmes, pour évacuer leurs marchandises. Ainsi, au fin fond de Malakoff dans les Hauts-de-Seine, entre deux barres HLM, c’est dans une distillerie désaffectée, l’Espace Clacquesin, que Vuitton a organisé ses ventes très privées le 21 juin. Le personnel est passé la veille, raflant déjà une partie des produits. Les prix sont attractifs : les réductions sont de l’ordre de 50%, comme ce maillot de bain au prix public de 550 euros proposé à 275 euros. Un client tente de prendre une photo, avant d’en être empêché par un vigile. Personne ne doit savoir que Vuitton accorde à quelques privilégiés la possibilité d’avoir accès à des produits à prix cassés. Car pour le commun des mortels, il n’y a qu’une règle que répétait en boucle Yves Carcelle, l’ancien patron de la marque : "Vuitton ne fait jamais de soldes."

Deux ans de purgatoire pour les invendus de Chanel

Les ventes privées restent pour les grandes marques le meilleur moyen de déstocker massivement. Même si "notre nouveau système informatique nous permet de connaître chaque semaine nos niveaux d’invendus en boutiques et de limiter les stocks", indique la marque. Car, à l’exception de Prada qui dispose de son magasin de déstockage dans la banlieue de Florence, aucun grand nom du luxe ne confie ses produits à des tiers ni ne pratique de soldes en magasins. Le sacro-saint principe d’exclusivité ne s’en remettrait pas ! Ainsi Chanel enferme durant deux ans ses collections de prêt-à-porter et d’accessoires dans un entrepôt, tenu secret, près de Chantilly, dans l’Oise. Les articles sont donc vieux de plusieurs saisons quand ils sont proposés à l’Espace Champerret, en novembre, à une liste de VIP prêtes à faire des heures de queue pour un sac à quelques centaines d’euros. "Les produits sont vendus à seulement 10 à 20% de leur prix public", révèle une salariée de Chanel. A ce tarif, la clientèle d’un jour accepte tout, y compris de se changer en public faute de cabines d’essayage !

Hermès, lui, ne réserve pas ses soldes à une liste de privilégiés. Chaque année, le sellier donne rendez-vous à ses fans au Palais des Congrès, à Paris. Sans le crier sur les toits. Juste un minuscule encart dans Le Figaro. "Le bouche-à-oreille fonctionne à merveille", relève une vendeuse. Des portants sont alignés dans une salle éclairée par des néons blafards. On est loin de l’ambiance du magasin du Faubourg. Prêt-à-porter, cravates, chaussures, linge de maison sont présentés avec des réductions oscillant entre 40 et 60%. "Les trois jours de soldes permettent de déstocker en moyenne, selon les années, les trois quarts de la marchandise", souligne un cadre qui ne veut surtout pas être cité.

"Momo le nettoyeur"

Enfin, les marques de luxe ont une ultime solution, plutôt que la destruction pure et simple des stocks: se faire racheter sa marchandise. L’opération est top secret. Une poignée d’acteurs tient ce marché. -Essentiellement des entreprises américaines, comme Chiron, dirigée par Maurice Goldberger, dit "Momo le nettoyeur", qui chaque année achète pour 2 à 3 millions de dollars de marchandises auprès de grandes marques, d’horlogerie suisse notamment. "Il revend ses produits aux Etats-Unis et au Canada, des pays où la culture du déstockage en magasins d’usine premium est très forte, et où la cohabitation avec un réseau de boutiques traditionnelles est possible, confirme Michaël Benabou, associé du site Vente privée et spécialiste des marchés du luxe. Il en écoule aussi dans des zones où les marques sont peu implantées, comme en Amérique du Sud ou en Afrique."

Autre racheteur, l’entreprise Simah, père et fils, en France, travaille depuis plus de vingt ans avec une trentaine de marques de luxe. Très discrète, cette PME familiale – plus de 10 millions de chiffre d’affaires – écoule de belles pièces, "dans des pays où les marques sont peu implantées", précise Kevin Simah, le fils, qui ouvre à Paris sa première boutique de revente de produits de luxe. Son défi ? Convaincre les plus grandes marques de ne pas envoyer leurs stocks à l’incinérateur.

Israël déploie son bouclier antimissile près de Jérusalem

jerusalem8.jpgIsraël a déployé son bouclier antimissile près de Jérusalem dimanche, a constaté un correspondant de l'AFP, alors que se poursuit l'offensive diplomatique américaine visant à convaincre de la nécessité de frapper militairement la Syrie voisine.

Selon le correspondant, la batterie antimissile était en place à l'ouest de Jérusalem.
Un porte-parole militaire s'est refusé à commenter ce déploiement, indiquant seulement que "les systèmes de défense sont déployés en fonction de l'évaluation de la situation".

A la fin du mois d'août, des batteries du bouclier antimissile Iron Dome avaient été déployées à Tel-Aviv, en direction de la Syrie au nord.  Selon les médias israéliens, six à sept batteries seraient actuellement en place à travers le pays.

Israël est un "havre de tranquillité, calme et sûr" au milieu "de la tempête faisant rage autour de nous", a déclaré dimanche le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu lors du Conseil des ministres hebdomadaire.
M. Netanyahu n'a eu de cesse ces dernières semaines de répéter qu'Israël n'était pas impliqué dans la guerre en Syrie mais "répondrait avec force" si le pays était attaqué.

Israël craint d'éventuelles répercussions en cas d'intervention américaine en Syrie, le président syrien Bachar el-Assad ou son allié le Hezbollah libanais pouvant décider de se venger en ciblant l'Etat hébreu, allié historique de Washington dans la région.
Fin août, le général Hassan Firouzabadi, chef d'état-major des forces armées iraniennes, avait affirmé qu'une action militaire contre la Syrie mènerait Israël "au bord des flammes".

L'administration Obama recherche aux Etats-Unis et à l'étranger depuis plusieurs jours des soutiens pour mener une frappe militaire visant le régime syrien qu'elle accuse d'avoir utilisé des armes chimiques lors d'une attaque le 21 août près de Damas. Le Congrès américain doit débattre la semaine prochaine de cette intervention éventuelle.

Nucléaire: Nétanyahou ne croit pas à l'apaisement promis par Téhéran

netaisrael.jpgArticle paru dans "La Presse.ca"

Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a qualifié samedi d'écran de fumée les dernières déclarations iraniennes conciliantes, accusant Téhéran de chercher à faire diversion de son programme nucléaire.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a adressé vendredi ses voeux à l'occasion du Nouvel An juif et a condamné leur «massacre par les nazis». Mais dans un communiqué, M. Nétanyahou a balayé ces déclarations et appelé la communauté internationale à accentuer la pression sur Téhéran.

«Je ne suis pas impressionné par des voeux venant d'un régime qui la semaine dernière encore a menacé de détruire Israël», a-t-il déclaré.

«Le régime iranien ne sera jugé que sur ses actes, pas sur ses voeux, dont le seul but est de détourner l'attention du fait que, même après les élections, il continue à enrichir de l'uranium et à construire un réacteur à plutonium dans le but d'obtenir une arme atomique, qui menacera Israël et le monde entier», a-t-il ajouté.

Le nouveau président iranien Hassan Rohani, un modéré, cherche à améliorer l'image de l'Iran après des années de mauvaise presse sur les intentions nucléaires du pays et les déclarations à l'emporte-pièce de l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad.

«Notre but premier est de dissiper les craintes internationales, car l'arme atomique ne fait pas partie de la politique iranienne» a déclaré vendredi M. Zarif, qui venait d'être également chargé des négociations internationales sur le nucléaire.

M. Zarif, un modéré et ancien ambassadeur auprès des Nations-Unies, a affirmé sur sa page Facebook que Téhéran condamnait le massacre des juifs par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale, tranchant totalement avec les déclarations de M. Ahmadinejad mettant en doute l'Holocauste.

Il a également confirmé avoir souhaité un joyeux Nouvel An juif sur son compte Twitter.