Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israël va construire une barrière le long de la frontière avec la Jordanie

Article paru dans "La Libre"

Israël va construire une clôture à la frontière avec la Jordanie, a rapporté la presse dimanche, mettant en rage les Palestiniens avant des discussions avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Israël a dit depuis longtemps qu'il entendait maintenir une présence militaire le long de la vallée du Jourdain, ce à quoi s'opposent les Palestiniens, qui refusent tout maintien d'une présence militaire israélienne le long des frontières d'un futur Etat palestinien après la conclusion d'un accord de paix, et ce notamment dans la vallée du Jourdain (est de la Cisjordanie occupée).

Dimanche matin, le quotidien israélien Maariv, a affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait décidé "de construire une barrière de sécurité dans la vallée du Jourdain".

Selon le journal, cette décision intervient sur fond de "divergences d'opinion" et "d'impasse dans les négociations israélo-palestiniennes à cause du contrôle militaire de la vallée du Jourdain".

Selon l'article de Maariv, M. Netanyahu doit donner son feu vert à la construction "juste après la fin de la construction de la barrière à la frontière avec l'Egypte".

John Kerry se dit "optimiste" au sujet des négociations israélo-palestiniennes

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est dit "optimiste" quant au processus de paix israélo-palestinien, affirmant espérer des "progrès dans les prochains mois", au début d'une tournée régionale entamée dimanche au Caire. "Je reste optimiste et nous, aux Etats-Unis, ferons tous les efforts nécessaires pour faire avancer le processus de façon équitable, d'une manière équilibrée qui reflète la complexité de ces questions", a-t-il dit au Caire, première étape d'une tournée régionale qui le mènera notamment dans les Territoires palestiniens et en Israël.

Artisan de la reprise fin juillet du dialogue direct entre Israël et les Palestiniens, après trois années d'interruption, John Kerry a reconnu de récentes tensions, notamment après la décision d'Israël d'accélérer la colonisation à Jérusalem-Est en construisant 1.500 logements.

Appelant "à ménager l'espace nécessaire à ces négociations", il a estimé que les constructions israéliennes avaient "perturbé la perception de quelques uns quant à savoir si certains étaient sérieux et se dirigeaient dans la bonne direction".

Toutefois, a-t-il ajouté, "je garde espoir que nous ferons des progrès dans les prochains mois et je demande partout et à chacun de garder l'esprit ouvert, de parler un langage de paix, pas de haine ou de guerre (...) mais plutôt des possibilités que la paix pourrait apporter à tous".

« Assassin's Creed 4 est pensé comme le best-of de la saga »

assa4.jpgArticle paru dans "Le Figaro"

INTERVIEW - Jean Guesdon, directeur créatif de Assassin's Creed 4 : Black Flag, revient sur le développement de ce jeu basé sur l'univers de la piraterie, et sur l'impact des consoles de nouvelle génération sur la célèbre série d'Ubisoft.

Originaire de Saint-Nazaire, Jean Guesdon vit depuis plus de 15 ans au Québec où il travaille depuis plusieurs années sur la licence phare d'Ubisoft, Assassin's Creed. Après avoir été game designer sur Assassin's Creed 2 puis avoir veillé durant près de trois ans sur la cohérence de l'ensemble de la saga et de ses produits dérivés (BD, comics, courts métrages…), le Français s'est retrouvé à la tête du développement de Assassin's Creed 4: Black Flag, qui sort ce mardi en France. Après la Révolution américaine dans le 3e volet, le joueur est désormais transporté soixante ans en arrière, à l'époque de l'âge d'or de la piraterie…

Vous êtes directeur créatif d'Assassin's Creed 4. Quelle était votre vision pour ce jeu?

Jean Guesdon - Il y a plusieurs choses. Numéro 1: ce jeu est important pour l'évolution de la marque «Assassin's Creed», et pour la préparer au futur, et ce aussi bien au niveau narratif que technologique. Par exemple, le fait que le héros du présent, dans Assassin's Creed 4, soit le joueur et non Desmond Miles [le héros habituel de la saga], est très important pour la suite. Côté technologique, il fallait que le jeu soit le plus fluide possible, et qu'il n'y ait pas de coupure entre les phases terrestres et les phases en mer. Enfin, étant le 6e volet de la marque Assassin, il fallait qu'on fasse une sorte de «best-of» de la saga, en reprenant le meilleur de chaque épisode pour faire le meilleur jeu possible.

Comment est venue l'idée de faire un jeu sur les pirates?

On était début 2011. Assassin's Creed: Revelations était en cours d'achèvement, et Assassin's Creed 3 sortait de sa phrase de préproduction. Et là, on découvre les phases de batailles navales qu'Ubisoft Singapour sont en train de développer pour ce dernier jeu: ça déboite! C'était très prometteur et on voyait qu'on pouvait en faire quelque chose. Ça a vite circulé en interne. L'idée des pirates est venue naturellement. Ça remplissait tous les critères: marketing, intérêt du grand public, mais aussi le fait qu'on pouvait traiter cette période de l'histoire de manière sérieuse, comme tous les autres Assassin. On avait tout entre les mains: on sait faire des villes, on sait faire la nature, on sait faire les bateaux. On ne s'est donc pas gêné!

Assassin's Creed a la réputation de chercher à coller au plus près à la réalité historique. Dans le cas des pirates, comment faire pour ne pas tomber dans le piège du folklore et de la caricature?

Ça a été un des gros points du départ du projet, même en interne. J'ai eu pas mal d'explications avec les équipes pour leur dire que non, on ne faisait pas Pirates des Caraïbes. Non, il n'y aurait pas de gros kraken. Et oui, il allait falloir apporter une touche historique réaliste. Donc on a fait nos devoirs, comme avec les autres Assassin ! On s'est documenté, on a rencontré des spécialistes, on a fait des voyages de reconnaissance dans les Caraïbes. Je me suis également rendu compte que les gens considéraient le monde des pirates comme un univers sombre. Oui, c'est violent, il y a de la misère, mais les flibustiers évoluent quand même sous le soleil. Il a fallu dire aux équipes marketing: «Ne nous mettez pas de gros nuages noirs ou des types patibulaires sur les affiches promotionnelles». Au final tout s'est bien passé.

Beaucoup ont été étonné lorsque Black Flag a été annoncé. D'habitude, dans les Assassin, la coutume veut que l'on avance dans le temps [les Croisades dans le 1, la Renaissance dans le 2, la guerre d'indépendance américaine dans le 3, ndlr]. Ici, on recule d'un demi-siècle. Pourquoi avoir décidé de prendre pour personnage principal le grand-père du héros d'Assassin's Creed 3?

Notre slogan, c'est «L'histoire est notre terrain de jeu». On peut se balader où on veut, quand on veut, et on n'est pas tenu absolument de se rapprocher du temps présent, même si on donnait cette impression jusque là. Lorsqu'on a fait nos recherches sur la piraterie, on a constaté que la bonne période bien riche en termes d'événements et de personnages, c'était vers 1715, soit 60 ans avant Assassin's Creed 3. À partir de là, il a fallu trouver comment on intégrait cette donnée à la trame générale des Assassin. C'était pendant l'été 2011. Et on s'est dit: «On a Haytham Kenway [le père de Connor, héros d'AC3, que l'on joue au début de ce jeu], on sait qu'il est né dans les années 1720-1730. C'est parfait, on fait son père!» Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est l'histoire qui a dicté notre choix. Si on avait trouvé une période intéressante de la piraterie qui se passait après les événements de AC3, on l'aurait choisie.

    « Nous avons longtemps hésité à numéroter cet épisode. Finalement, nous avons trouvé que ça avait du sens »
    Jean Guesdon

À première vue, on aurait pu croire que Black Flag était un simple «spin off» de Assassin's Creed 3, sur le modèle des épisodes Brotherhood et Revelations pour Assassin's Creed 2. On reste dans la même famille, dans la même période historique, sur le même continent… Pourquoi l'avoir appelé «Assassin's Creed 4»?

Ce n'est pas du tout un spin off. Ce n'est pas la même thématique, ce ne sont pas les mêmes lieux, ce n'est pas le même personnage principal, même s'il y a un lien fort avec Assassin's Creed 3 : c'est le début des Amériques, qui était le Far West de l'époque. C'est pour ça qu'on a gardé le «4» dans le nom, parce que ça le mérite. Nous avons longtemps hésité à numéroter cet épisode. Finalement, nous avons trouvé que ça avait du sens.

Faut-il prendre Assassin's Creed 3 et 4 comme un diptyque?

Oui, il y a eu la trilogie Ezio (Assassin's Creed 2, Brotherhood, Révélations), et là il y a le diptyque de la famille Kenway. Ceux qui arriveront au bout de Black Flag comprendront!

Assassin's Creed 3 a ses détracteurs. Que diriez-vous aux déçus de la saga?

AC3 a apporté énormément de choses à la franchise, comme les bateaux et la nature. Nous, nous avons développé un monde grand et varié, où le joueur va pouvoir s'exprimer comme il le souhaite. On a veillé à ce que les objectifs soient les plus simples possibles: «Va là-bas, tue cette personne», mais après, débrouille-toi. Choisis ton chemin, utilise les outils que tu veux. AC4 est un grand jeu épique, avec une histoire que je pense bonne et un héros attachant, mais le monde est vraiment fait pour le joueur. On a beaucoup discuté avec nos collègues et amis qui ont développé Far Cry 3 un étage au dessus de nous, au siège d'Ubisoft Montréal. C'est une des forces d'Ubisoft, l'expérience de chaque équipe bénéficie à tous. Il suffit de monter les escaliers pour demander «comment tu as fait ça?».

Que vont apporter les consoles nouvelle génération à la série des Assassin's Creed, hormis de plus beaux graphismes?

Pour Assassin's Creed 4, le mot d'ordre était «la même expérience pour tout le monde». Les joueurs sur Xbox 360 et PS3 ne doivent pas être lésés. Par contre, pour les versions Xbox One et PlayStation 4, on s'est fait plaisir en poussant les performances de ces nouvelles machines. Mais maintenant que l'on a les consoles, qu'on connait précisément leur architecture -ce qui n'était pas encore le cas il y a deux ans, quand on a commencé le développement-, on voit qu'elles vont changer beaucoup de choses. On commence par exemple à avoir des exemples concrets de ce que vont être les «applications compagnonnes» sur smartphones et tablettes, même si on en est au tout début. Les notions de partage en ligne vont également être intéressantes dans le futur.

J'imagine que vous travaillez déjà sur tout ça pour les prochains Assassin ? Lors de l'E3, Yves Guillemot, PDG de Ubisoft, avait annoncé que les deux prochains opus sont en développement.

Disons que nous avons plusieurs équipes en parallèle qui travaillent sur la saga Assassin en continu depuis l'épisode Brotherhood. Le futur est en route. Mais je ne peux rien dire de plus!

Il y a eu cette année beaucoup de débats dans la presse américaine spécialisée sur la place de la femme dans le jeu vidéo. L'an passé, le jeu Assassin's Creed Liberation, sorti sur Vita, mettait en scène une héroïne, Aveline, mais il s'agissait d'un «spin off» de la saga. Peut-on espérer voir un jour une femme héroïne d'un Assassin numéroté?

Je pense que rien ne nous l'interdit. En interne, nous avons toujours fait attention à mettre en scène des femmes fortes, et pas des femmes objets. Les pirates que vous allez rencontrer dans le jeu, comme Anne Bonnie, vont vous le prouver. Mais après, c'est une question complexe: il faut que le service marketing soit d'accord, il faut que ça ait du sens dans l'histoire que l'on veut raconter. Moi je ne vois pas d'interdit, au contraire.

Watch Dogs, de Ubisoft, et DriveClub, de Sony, ne feront finalement pas partie des jeux disponibles au lancement de la PlayStation 4. Pouvez-vous nous assurer que Assassin's Creed 4 sera bien sur les linéaires le 29 novembre pour la sortie de cette console?

[Rires] Oui, ne vous inquiétez pas, on est passé «gold» il y a peu! [Terme qui signifie que le jeu est terminé, approuvé par le constructeur, et prêt à être dupliqué et distribué en magasin].

Hollande en Israël. Coup d'Eclat du Président de la Knesset.

Article paru dans "Israel Valley"

Le nouvel Ambassadeur de France en Israël Patrick Maisonnave a dû faire face ce jour à une crise de forte intensité qui va certainement s’apaiser dans les prochaines heures. Israéliens et Français savent, l’expérience récente l’a montré, neutraliser des emportements et crises passagères.

Youli Edelstein, Président de la Knesset, a demandé au Président François Hollande, de manière très peu diplomatique et au travers d’un article publié dans le Yedioth, de choisir son hémicycle pour prononcer un discours lors de la visite d’Etat qui se déroulera à la mi-novembre.

Ses propos, qui figurent à la page 10 du journal, ont été publiés en hébreu ce matin. Selon le Yedioth, “l’ambassade de France en Israël a informé le chef de la Knesset que le dirigeant n’avait pas prévu d’allocution dans l’enceinte du Parlement au cours de sa visite en Israël”.

Selon le protocole israélien, la visite officielle d’un Chef d’Etat étranger ne nécessite pas qu’il parle devant le parlement. Youli Edelstein fait semblant d’ignorer cet élément important et a fait des déclarations tonitruantes contraires aux traditions parlementaires.

Des mots utilisés qui ont certainement embarassés Benjamin Netanyahou (Edelstein fait partie du Likoud, le parti du Premier Ministre). L’Ambassadeur d’Israël à Paris, Yossi Gal, doit probablement être ennuyé au plus haut point par la déclaration de Edelstein qui n’arrange personne. Yossi Gal sait très bien que faire venir en Israël un Président Français n’est pas du tout aisé.

Selon Le Figaro : “À en croire une source diplomatique israélienne, ce coup d’éclat du Président de la Knesset intervient après de longues et minutieuses discussions sur l’organisation d’une éventuelle allocution de François Hollande devant la Knesset. «Les Français nous avaient donné leur accord et un horaire avait été défini, si bien que ces tergiversations sont perçues comme une incompréhensible marche-arrière», résume cette source”.

Selon l’AFP et le Jerusalem Post: “L’Ambassade de France en Israël s’est étonnée de la réaction du Président de la Knesset, alors que le programme de la visite du président français n’est pas encore finalisé. Le président de la République saura marquer son attachement à la démocratie israélienne et à ses représetants. Des discussions intenses se poursuivent avec la Knesset depuis plusieurs semaines pour mettre au point la visite de François Hollande au Parlement israélien”.

A Galei Tsahal (Radio) : “Interviewé à la radio militaire israélienne, le président du Parlement s’est défendu de vouloir « boycotter » le chef de l’Etat français mais il a confirmé son refus de rencontrer M. Hollande s’il ne se rend pas à la Knesset lors de son séjour”.

A Noter : Site officiel de la Chambre de Commerce France Israël, Israelvalley a un devoir de réserve sur la visite de François Hollande en Israël.

Processus de paix: Israël va libérer 26 prisonniers palestiniens

Israël va libérer dans la nuit de mardi à mercredi un nouveau groupe de 26 détenus palestiniens dans le cadre des négociations de paix en cours sous l'égide des Etats-Unis.

Les prisonniers, emprisonnés avant les accords d'Oslo en 1993, condamnés dans leur presque totalité à des peines de prison à vie pour le meurtre d'Israéliens, seront reconduits, pour 21 d'entre eux en Cisjordanie, et pour 5 autres dans la bande de Gaza.

"La décision de libérer les prisonniers est une des décisions les plus difficiles que j'ai eu à prendre. Elle est injuste car ces terroristes sont relâchés avant d'avoir purgé leur peine. Mon c?ur est avec les familles en deuil", a affirmé lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une réunion de son parti Likoud (droite nationaliste).

Deux jours avant la reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens le 30 juillet, M. Netanyahu avait accepté la libération de 104 prisonniers palestiniens, en plusieurs fois, en fonction des progrès des négociations. Quelque 5.000 Palestiniens sont incarcérés en Israël.

La première vague de libérations, qui concernait déjà 26 détenus, avait eu lieu le 13 août.

M. Netanyahu a expliqué au Likoud qu'il fallait "tenir compte du poids de la réalité", en faisant allusion à la promesse faite à Washington de relâcher des prisonniers afin de permettre la reprise du dialogue avec les Palestiniens.

"Nous sommes obligés de man?uvrer sur un front international complexe qui nous contraint de prendre en compte divers éléments pour le bien d'Israël", a-t-il plaidé en appelant tous les membres de son gouvernement à "agir de façon responsable et raisonnable en ayant une vision à long terme".

M. Netanyahu s'est entretenu lundi au téléphone avec le président des Etats-Unis Barack Obama "des développements récents liés à l'Iran, des négociations israélo-palestiniennes et d'autres dossiers régionaux", selon un communiqué de la Maison Blanche qui n'a pas donné d'autres détails.

"On libère des assassins"

Quelque 2.000 Israéliens, dont un ministre, ont manifesté lundi soir devant la prison d'Ofer, où sont regroupés les prisonniers, pour dénoncer les libérations, selon un photographe de l'AFP.

Les manifestants, parmi lesquels se trouvait le ministre du Logement Uri Ariel, membre du Foyer juif, un parti national-religieux proche du lobby des colons, ont crié "A mort les terroristes" et brandi des pancartes proclamant: "Sommes-nous devenus fous? On libère des assassins".

Certaines familles d'Israéliens tués dans des attentats ont décidé de faire appel des libérations imminentes devant la Cour suprême, selon un de leurs représentants, Meir Indor.

La liste des prisonniers élargis avait été publiée dans la nuit de dimanche à lundi. Dix-neuf appartiennent au parti nationaliste Fatah du président Abbas, quatre au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche) et trois au Hamas.

A l'exception d'un détenu, tous les prisonniers libérés ont été condamnés à au moins une peine de prison à vie et ont purgé des peines de 19 à 29 ans de prison, selon la liste publiée par le service des prisons israélien.

Les prisonniers ont été acheminés à la prison militaire d'Ofer, près de Jérusalem, lundi, où ils ont passé la nuit avant leur libération, a déclaré la porte-parole du service des prisons à l'AFP.

Elle a précisé que les prisonniers originaires de Cisjordanie seraient conduits en bus de la prison d'Ofer au barrage militaire de Beitunia. De là ils doivent gagner Ramallah (Cisjordanie), où ils seront reçus par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Les cinq prisonniers originaires de Gaza seront quant à eux conduits au point de passage d'Erez entre Israël et la bande de Gaza.

A la veille de la libération des Palestiniens, deux roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza contre la ville d'Ashkelon, dans le sud d'Israël, sans faire de dégâts.

Au pouvoir à Gaza, le mouvement islamiste Hamas a dénoncé les négociations "futiles et dangereuses" entre Israël et la direction palestinienne basée à Ramallah.

Un haut responsable israélien a assuré, sous couvert de l'anonymat, que les derniers tirs de Gaza n'entraveraient pas la remise en liberté des 26 prisonniers. Mais M. Netanyahu a prévenu que les prisonniers qui se livreraient "à des activités hostiles contre Israël" devraient purger la fin de leur peine.

Israel : Baisse des prix en Israël Hallélouyah.

Le clin d'oeil d'Yves Benjamin d'Israël

Baisse des prix en Israël, Hallélouyah. 

L'immobilier a augmenté de 70% depuis ces cinq dernières années et qu'il faut pour acquérir un appartement compter en valeur salariale environ 135 mois de salaire moyen par rapport à 76 mois pour La France d'après l'OCDE. 

Les légumes eux aussi ces dernières semaines sont proposés sur les marches à des prix au-delà de la moyenne habituelle: le kilogramme de tomates à 9 shekels soit 2 euros, le kilogramme de concombre à 6,50 shekels soit environ 1,40 euros. 

globus.jpgNous pourrons nous consoler en savourant un café crème à 5 shekels (soit un euro), véritable révolution dans le domaine du café proposé par Cofix, nouvelle chaine de buffets  à Tel Aviv  dont le propriétaire Avi Katz a promis que d'ici à la fin 2014 environ 50 établissements fonctionneront à travers le pays et le prix du gobelet de café n'augmentera pas.  

Autre bonne nouvelle , la voiture mini est plus  abordable qu'auparavant, la Chevrolet spark ainsi que la Suzuki Alto clef en main à  un peu moins de 55,000 shekels soit  11,000 euros.

 Il a été annoncé aujourd'hui (28.10) à la radio que le prix de l'essence baissera d'environ 10 agouroth qui se rajouteront au 25 de ce mois, ce n'est plus de l'ordinaire c'est du superbe.  

Ces baisses des  prix sont  paradoxalement  accompagnées dans la presse locale par des articles sur le coût de la vie et la migration des jeunes israéliens vers L'Allemagne en quête du nouvelle terre promise. Il reste encore beaucoup à faire au ministre de l' économie.

La journée international  du cinéma

Une veritable réussite  jeudi  dernier (24.10)  plus de 150,000 spectateurs  ont pris d'assaut les salles de cinéma à travers le pays  soit quatre fois plus qu'un jeudi  ordinaire,  à 10 shekels le ticket (soit 2 euros), je vous promais qu'il y a eu foule. 

D'habitude le ticket est quatre fois plus cher, l'Association de l'industrie du cinema a promis de renouveler chaque année cette jounée pour le Bonheur des petits et de grands. Moi pour ma part l'année prochaine si D.ieu veut de la séance de 11heures jusqu' à celle de minuit je serai au cinema.

 

tom-jones.jpgTOM JONES Quel  Bonheur

Samedi soir (26.10) le célèbre chanteur anglais Tom Jones, âgé de 73 ans a explosé la salle du stade Nokia à Tel Aviv de par son  énergie, environ 10,000 personnes sont venues l'applaudir. 

Avec Hanna ma femme nous étions nous aussi de la fête.  Sa voix est restée égale à elle-même. 

Il a salué le public et a déclare combien il est heureux d' être là à Tel Aviv. Il a interprêté ses plus grands succés : She 's a lady, Sexbomb, Dalilah,  Pussycat.

 Beaucoup d'humour, beaucoup de plaisanteries et surtout une énergie incroyable durant une heure et quarante minutes. Il a aussi a interprêté   ma Yiddische Mama une larme à l'oeil http://www.youtube.com/watch?v=0seklD4x9EI . A great evening, thanks.





Les élections municipales

191 municipalités, 42 femmes se sont présentées aux élections qui ont eu lieu le 22 Octobre, seulement deux femmes ont réussi, et sont maintenant à la tête de municipalités. Myriam Fireberg à Netanya et Lisy Delaryche à Gané Tikva. Comment expliquait ce résultat assez médiocre sachant que 51% de la population sont des femmes? Comment expliquait ce manque de solidarité  des femmes envers le genre féminin? J'ai lu un article sur facebook écrit par Tali Heruti-Sover, journaliste au journal quotidien Haaretz, et  je partage son opinion sur le sujet: "Il faut être plus qu'une femme pour plaire aux femmes, elle doit prouver son potentiel de réussite". Mesdames les politiciennes au travail, prouver à vos soeurs de quoi vous êtes capables. Et pour finir Hanna Lévy Attali n'a pas conquis le poste de maire de Kfar Tavor mais a réussi à devenir membre du conseil municipal, bravo, ce sera pour la prochaine fois dans cinq ans. 

 

En direct d'Israël par Yves Benjamin 

 

Israël libère 26 prisonniers palestiniens

Le gouvernement israélien a donné son feu vert dimanche 27 octobre à la libération de 26 Palestiniens, détenus de longue date, dans le cadre du processus de négociations en cours sous l’égide des États-Unis.

Une première vague de libération de 26 prisonniers avait déjà eu lieu le 13 août. Lundi 28 octobre, les autorités pénitentiaires israéliennes devaient publier la liste de 26 nouveaux prisonniers palestiniens, 21 originaires de Cisjordanie et cinq de la bande de Gaza.

« Tous les prisonniers libérés ont commis des délits avant les accords d’Oslo et ont purgé des peines de 19 à 28 ans de prison », détaille le bureau du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. La libération devrait commencer « au moins 48 heures après la publication de la liste », précise le communiqué.

Selon les médias israéliens, la plupart des Palestiniens et Arabes israéliens concernés ont été impliqués dans des attaques ayant provoqué la mort d’Israéliens. Certaines familles des victimes pourraient faire appel de ces libérations.
5 000 Palestiniens emprisonnés en Israël

L’annonce de la libération de prisonniers avait été prononcée deux jours avant la reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens, le 30 juillet dernier. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’était engagé à libérer 104 prisonniers palestiniens, en plusieurs fois, après le début des négociations, et en fonction des progrès de ces dernières. Quelque 5 000 Palestiniens sont aujourd’hui détenus en Israël.

Benjamin Netanyahou a averti que les prisonniers qui se « livreront à des activités hostiles contre Israël » retourneront en prison pour purger la fin de leur peine, une annonce qui a suscité la polémique ce week-end entre le gouvernement israélien et la direction palestinienne.

Autre sujet de polémique, l’annonce probable de Benjamin Netanyahou le jour de la libération des prisonniers, d’une autorisation de construction de centaines de logements dans les colonies pour amadouer les durs de sa majorité.
relance de la construction dans les colonies

« Créer un lien entre la libération d’un nouveau groupe de prisonniers et l’annonce de milliers de logements dans les colonies va à l’encontre de tous les engagements pris avant les négociations », a déclaré le négociateur Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du Comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), qui a rappelé que les États-Unis avaient « promis de réduire les activités de colonisation israéliennes au plus bas niveau et ceci n’est pas appliqué ».

Le secrétaire d’État américain John Kerry, qui a imposé un black-out médiatique sur les pourparlers de paix auxquels il a ramené les deux parties, a affirmé le 21 octobre à Paris que ces négociations s’intensifiaient, faisant état de 13 rencontres, dont trois ces quatre derniers jours.

Benjamin Siahou présente le photograhe Hugo Jaeger, photographe d'Hitler

 

poland_main_1604393a.jpgHugo Jaeger était l’un des photographes personnels d’Hitler dans les années 30 et un grand passionné des nouveaux films couleurs. Il a eu l’occasion d’utiliser cette nouvelle technologie de l’époque en prenant une série de photographies dans le ghetto de Kutno quelques mois après l’invasion de la Pologne par les nazis,  une petite ville à quelques kilomètres du ghetto de Lodz, le deuxième plus grand de Pologne.Le ghetto de Kutno comptait 8000 juifs et sera vidé dans sa totalité en 1942. Les juifs furent transportés au camp de Chełmno pour y être exterminés. Il resta à Kutno, les vieillards et les malades qui furent exécutés sur place.

 

Pourquoi les photographies de Hugo Jaeger sont uniques ? Parce que la plupart des photographies prises des juifs par le régime nazi dans les ghettos et connues jusqu’ici avait toujours pour but de montrer les juifs comme une race inférieure et infréquentable alors que celles présentées par Hugo Jaeger montrent des portraits bouleversants d’hommes, de femmes et d’enfants juifs qui pour la plupart sont en train de sourire. Les photographies très belles mais aussi très tristes nous paraissent insoutenables quand on prend conscience que ces personnes vivaient leurs derniers moments d’humanité. Intention de propagande nazi, perversité du photographe, résilience humaine des juifs du ghetto ? Tant de questions qui restent sans réponse. Ces photographies sont pour le moins poignantes.

 

Benjamin Siahou

Le site de Benjamin Siahou

 

Etats-Unis et Israël divergent sur le nucléaire iranien

kerrynet.JPGROME - Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ont exposé mercredi à Rome leurs divergences sur le nucléaire iranien, le second réclamant un démantèlement véritable des structures développées par Téhéran.

Réunis dans la capitale italienne pendant sept heures, les deux hommes ont aussi discuté du processus de paix israélo-palestinien.

"L'Iran ne doit pas avoir la capacité de mettre au point des armes nucléaires, ce qui signifie que les Iraniens ne devraient pas avoir de centrifugeuses d'enrichissement (de l'uranium), qu'ils ne devraient pas avoir de réacteur à l'eau lourde produisant du plutonium, qui ne sert qu'à des armes nucléaires", a dit Benjamin Netanyahu à la presse.

Le Premier ministre israélien a souligné que l'Iran devait se débarrasser de l'intégralité de ces stocks de matériaux fissibles ainsi que de ses installations nucléaires souterraines qui, a-t-il dit, "ne sont souterraines que pour une seule raison : des usages militaires".

John Kerry a estimé pour sa part que l'Iran pourrait démontrer le caractère pacifique de son programme nucléaire en adhérant par exemple aux normes internationales suivies par d'autres nations.

"Nous poursuivrons une initiative diplomatique tout en gardant les yeux grand ouverts, conscients qu'il sera vital pour l'Iran d'être à la hauteur des normes que suivent d'autres nations ayant des programmes nucléaires afin de prouver que ces programmes sont véritablement pacifiques", a-t-il dit.

Le chef de la diplomatie américaine a dit attendre des autorités iraniennes des actes qui démontreront "de façon claire comme le jour, indéniable et infaillible" que ses activités nucléaires visent bien, comme l'affirme Téhéran, les usages civils de l'atome.

Les Etats-Unis n'excluent pas la possibilité d'agir militairement contre l'Iran, mais avant d'en arriver à cette extrémité, susceptible de déstabiliser le Proche-Orient, ils disent vouloir tester toutes les voies possibles pour résoudre le problème.

DÉTERMINATION

"Le secrétaire Kerry a réaffirmé la détermination du président Obama d'empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire, alors même que nous sommes sur la voie diplomatique", a déclaré un responsable du département d'Etat après la fin de la réunion.

L'élection de Hassan Rohani à la présidence iranienne, en juin, a ouvert un nouveau chapitre dans les relations entre la république islamique et le "P5+1", qui rassemble les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) et l'Allemagne.

La semaine dernière à Genève, l'Iran et le P5+1 ont négocié pour la première fois depuis l'accession au pouvoir de Rohani. Un nouveau cycle de discussions est programmé pour les 7 et 8 novembre toujours à Genève.

Selon le briefing du haut responsable américain, Kerry et Netanyahu ont eu une discussion "en profondeur" sur les négociations de paix israélo-palestiniennes, qui ont repris le 29 juillet. Les Etats-Unis se sont fixés neuf mois pour parvenir à un accord de paix dont près de trois sont déjà passés.

Le responsable du département d'Etat n'a pas voulu dire quelle proportion de la réunion avait été consacrée au dossier palestinien alors que l'Iran a représenté l'essentiel de leurs commentaires publics.

L'Iran revendique le droit de retraiter et enrichir de l'uranium à des fins civiles dans le cadre du Traité de non-prolifération (TNP) de 1970 censé éviter la prolifération des armes nucléaires.

Depuis 2006, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté à plusieurs reprises des résolutions exigeant de l'Iran l'arrêt du processus d'enrichissement de l'uranium de même que ses activités impliquant la technologie des réacteurs à l'eau lourde.

Mais des experts occidentaux reconnaissent, de même que certains diplomates en privé, qu'il n'est plus réaliste d'espérer que l'Iran mettra un terme à ses activités d'enrichissement.

Tout accord, disent-ils, devrait dès lors chercher à fixer des limites strictes et vérifiables au nombre de centrifugeuses opérationnelles en Iran et à la production d'uranium faiblement enrichi.

Sixième secousse sismique en Israël en une semaine

Article paru "7/7.be"

Une nouvelle secousse sismique, de faible magnitude sur l'échelle de Richter, a touché mardi après-midi le nord d'Israël, la sixième en une semaine, selon l'Institut de géophysique israélien.

"Une secousse de 2,2 sur l'échelle Richter a été détectée dans le nord d'Israël, ainsi que quatre répliques mineures mardi dans le lac de Tibériade, en Galilée", a indiquédéclaré un porte-parole de cet institut.

Mardi matin, un petit tremblement de terre, de magnitude 3,3, avait été déjà enregistré dans la même région du nord d'Israël.

Les secousses n'ont fait ni victime ni dégât.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé lundi des mesures pour préparer la population en cas de tremblement de terre.

Il a ainsi "ordonné l'organisation d'exercices supplémentaires dans les écoles et l'actualisation des instructions données à la population", selon un communiqué de son bureau publié à la suite d'une réunion présidée par M. Netanyahu à laquelle ont participé plusieurs ministres ainsi que des responsables de l'armée chargés de la défense passive et des experts.

La partie orientale d'Israël, notamment le long de la vallée du Jourdain, se trouve sur la faille syro-africaine, un secteur à haute intensité sismique.

Quelque 300 personnes avaient trouvé la mort en 1927 suite à un tremblement de terre ayant touché Jérusalem et la région de Jéricho. Un autre séisme avait fait plus de 4.000 morts en 1837 dans le nord d'Israël, détruisant la plus grande partie de la ville de Safed.

Israël: 5e secousse sismique en une semaine

Un séisme de magnitude 3,3 sur l’échelle de Richter a touché mardi le nord d’Israël, selon l’Institut géophysique israélien.

Ces cinq séismes enregistrés dans le nord d’Israël n’ont fait ni victime ni dégât. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé lundi des mesures pour préparer la population en cas de tremblement de terre.