Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Décès du cinéaste Gérard Oury, le père de La Grande Vadrouille

        Décès du cinéaste Gérard Oury, le père de La Grande Vadrouille

oury.jpg Le cinéaste Gérard Oury, rendu célèbre par des comédies comme Le Corniaud, La Grande Vadrouille, La Folie des grandeurs et Les Aventures de Rabbi Jacob, est mort jeudi matin dans sa maison de Saint-Tropez (Var) à l'âge de 87 ans.

"Mon père est parti en douceur, dans sa maison du Capon, avec autour de lui l'ensemble de sa famille, dont sa femme", l'actrice Michèle Morgan, a déclaré à Reuters Danièle Thompson, la fille du disparu.

Elle a précisé que la santé de son père s'était considérablement dégradée ces derniers mois, qu'il était aveugle et diabétique.

Gérard Oury sera inhumé lundi au cimetière du Montparnasse à Paris, cérémonie qui devrait attirer de nombreux admirateurs du cinéaste. "Il laisse un patrimoine considérable, il est tout à fait normal que ceux qui l'ont aimé puissent venir lui rendre un dernier hommage", a précisé sa fille.

Le président Jacques Chirac a fait part de sa "grande émotion" et salué la mémoire d'un "réalisateur et scénariste immensément populaire, acclamé par le public, maître du rire et de la bonne humeur", d'un "formidable créateur de mythes".

Pour lui, les films de Gérard Oury "font partie intégrante de notre culture et de notre imaginaire. Ils nous rappelleront toujours le souvenir d'un cinéaste extraordinairement doué, qui était aussi un homme de coeur et un véritable humaniste".

Le Premier ministre Dominique de Villepin, en visite dans le Finistère, a fait part de sa "peine" et de sa "tristesse".

"Je perds un ami et la France perd un de ses grands cinéastes, une grande figure du cinéma français. La Grande Vadrouille, Le Corniaud et Rabbi Jacob sont dans toutes les mémoires, cela fait partie du patrimoine des familles françaises, de ses films qu'on voit et revoit avec un bonheur identique", a dit le Premier ministre.

"Gérard Oury est aussi un merveilleux représentant de l'esprit français, de l'humour, de la générosité, de la tendresse, avec des scènes mémorables qui appartiennent presque à nos vies", a-t-il poursuivi.

LE MAITRE DU DUO COMIQUE

Sorti en décembre 1966, La Grande Vadrouille, avec en vedette Louis de Funès et Bourvil, irrésistible duo comique déjà réunis dans Le Corniaud, avait attiré plus de 17 millions de spectateurs - le plus gros succès en France jusqu'à la sortie de Titanic en 1998.

Gérard Oury naît le 29 avril 1919 à Paris, fils d'un violoniste, Serge Tenenbaum.

A 17 ans, il suit les cours de René Simon et entre au Conservatoire aux côtés de Bernard Blier et François Périer. Pensionnaire de la Comédie française en 1939 et 1940, il monte sur scène dans Britannicus mais doit bientôt fuir les lois antijuives du régime de Vichy et partir pour la Suisse.

Revenu en France après la guerre, il joue au théâtre tout en abordant quelques seconds rôles au cinéma, et passe à la réalisation en 1959 en tournant La Main chaude.

En 1961, Le Crime ne paie pas, avec Louis De Funès, est son premier succès comme réalisateur.

Trois ans plus tard, les pérégrinations en Italie et dans le sud de la France de son "corniaud", Antoine Maréchal (Bourvil), manipulé par l'ignoble trafiquant Léopold Saroyan (De Funès), sont un succès phénoménal, avec 12 millions de spectateurs.

Succès confirmé et dépassé par La Grande Vadrouille près de trois ans plus tard, une comédie sur fond d'occupation allemande, avec un aussi époustouflant qu'irritant Louis de Funès en chef d'orchestre irascible, Stanislas Lefort, et un Bourvil aussi tendre que benêt, le peintre en bâtiment Augustin Bouvet.

Ce sont ensuite Le Cerveau (1968), La Folie des grandeurs qui réunit en 1971 Louis de Funès et Yves Montand, Les Aventures de Rabbi Jacob (1973), L' As des As (1982) avec Jean-Paul Belmondo, toujours de grands succès populaires.

Gérard Oury réalise deux films avec le blond feu follet Pierre Richard, La Carapate (1978) et Le Coup du parapluie (1980). Ce sont ensuite des comédies comme La Vengeance du serpent à plumes, Vanille fraise, La Soif de l'or, qui rencontrent moins de succès.

Les films s'espacent peu à peu. En 1993, Gérard Oury reçoit un César d'Honneur. En 1996, il signe Fantôme avec chauffeur, avec comme vedettes Philippe Noiret et Gérard Jugnot, puis en 1999 Le Schpountz.

En 2001, le Festival de Cannes lui rend hommage en lui remettant un "Trophée du Festival".

Nucléaire: Shimon Peres réaffirme la "politique d'ambiguïté" d'Israël

    Nucléaire: Shimon Peres réaffirme la "politique d'ambiguïté" d'Israël

JERUSALEM  Israël a réaffirmé jeudi sa "politique d'ambiguïté" nucléaire après que le nouveau secrétaire à la Défense américain Robert Gates a brisé un tabou en incluant publiquement l'Etat hébreu parmi les pays disposant d'un arsenal nucléaire.

"Israël n'a pas à dire ou ne pas dire si nous disposons de l'arme nucléaire, il suffit que l'on craigne que nous la détenons et cette crainte constitue elle-même un élément de dissuasion", a déclaré à la radio publique le vice-Premier ministre Shimon Peres. "Israël est le seul pays qui est menacé de destruction, Israël ne menace aucun autre Etat.

Ces déclarations (de Gates) ne changent rien de fondamental", a ajouté M. Peres, considéré comme le père du programme nucléaire israélien. Interrogé sur la menace nucléaire iranienne, Robert Gates, désigné pour succéder à Donald Rumsfeld à la tête du Pentagone, a fait figurer Israël parmi les puissances nucléaires de la région. L'Iran est "entouré de puissances nucléaires, avec le Pakistan à l'est, la Russie au nord, Israël à l'ouest", a déclaré M. Gates mardi, lors d'une audition devant la commission des forces armées du Sénat. Benjamin Ben Eliezer, ministre travailliste des Infrastructures, membre du cabinet de sécurité, a lui aussi réaffirmé la nécessité pour Israël de poursuivre sa "politique d'ambiguïté". "Je n'ai aucune idée de la raison pour laquelle Gates a fait ces déclarations, il faut continuer à appliquer cette politique de l'ambiguïté qui n'a que des avantages car elle fait partie de notre force de dissuasion", a-t-il déclaré à la radio publique. La plupart des experts étrangers estiment qu'Israël possède jusqu'à 200 ogives nucléaires pouvant équiper des missiles à longue portée, ce que Israël a toujours refusé de confirmer ou de démentir.

Shimon Peres avait pourtant lui même révélé en 2001 dans un documentaire diffusé par la télévision israélienne intitulé "la bombe cachée" comment la France avait accepté en 1956 de doter Israël d'une "capacité nucléaire" dans le cadre des négociations secrètes entre les deux pays sur les préparatifs de l'opération de Suez contre l'Egypte. M. Peres était à l'époque directeur général du ministère de la Défense, chargé du programme nucléaire et entretenait des liens au plus haut niveau, avec les responsables politiques et militaires français.

C'est grâce à l'appui de la France, qu'Israël avait pu ensuite ériger la centrale nucléaire de Dimona dans le désert du Neguev (sud d'Israël). Le réacteur est entré en service en 1964, mais ses activités sont restées secrètes. Les Etats-Unis n'en avaient pas été informés avant la fin des années soixante. A cette époque, Israël et Washington ont signé un accord, par lequel les Américains s'engageaient à ne pas faire pression sur le dossier nucléaire tant qu'Israël ne déclarait pas publiquement qu'il détenait la bombe atomique.

L'ancien technicien nucléaire israélien Mordechaï Vanunu avait levé le secret en 1986 en révélant dans un quotidien britannique les activités nucléaires militaires à Dimona avant d'être condamné à 18 ans de prison. Les cinq puissances nucléaires établies (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) sont des membres fondateurs du TNP, entré en vigueur en 1970. Mais Israël ainsi que l'Inde et le Pakistan, n'en sont pas signataires.

Colloque international : Les Dix Tribus perdues, le 28/01/07

                              Colloque international: Les Dix Tribus perdues

Dimanche 28 janvier 2007 de 9h30 à 18h30
Etablissement G. Leven de l'Alliance israélite
30 bd Carnot, 75012 Paris
Métro Porte de Vincennes
renseignements: 01 53 32 88 55, PAF: 15 euros , étudiants 8 euros
Collège des études juives de l'Alliance israélite universelle

Il y a plus de 2700 ans, le royaume d'Israël fut détruit par l'empire assyrien; les dix tribus qui le composaient furent déportées vers l'Orient, au-delà d'Un mystérieux fleuve Sambatyon, selon le Talmud, et dispersées parmi les populations de l'Empire. Cet événement capital, qui mit fin au modèle des douze tribus, laissa le royaume de Judée assumer seul l'avenir du peuple juif. C'est de lui et des tribus de Juda et de Benjamin que les Juifs aujourd'hui connus comme tels descendent.

 
Ce cataclysme historico-politique fut compris à la façon d'une crise spirituelle majeure. Désormais se posait la question de l'unité mystique d'Israël, dont la restauration devînt l'une des finalités du messianisme juif à travers l'hIstoire.

Le thème des Tribus perdues a ainsi nourri un imaginaire collectif extrêmement puissant,à l'origine de toutes sortes d'équipées messianiques, de périples, de mythes. On crut les reconnaître en Asie centrale, en Extrême-Orient, en Afrique, aux Amériques, en Europe même; dès lors, c'est dans toutes les parties de l'humanité que l'on pensa pouvoir identifier les Tribus perdues. Tribus qu'il fallait ramener à Sion pour mettre en œuvre l'unité d'Israël, condition de la révélation.

Cette aspiration est toujours vivace. Si l'attente de la manifestation des Dix Tribus relève pour certains du rêve et de la foi, elle représente cependant dans l'histoire juive un fait social des plus réels. t'est ce fait. autant que cette espérance et cette quête messianique, que notre colloque a l'ambition d'analyser .

Dimanche 28 janvier 2007 accueil à partir de 9h30
Etablissement G. Leven de l'Alliance israélite universelle

L'énigme
10h00 Gérard Nahon:
Les Dix Tribus: histoire et mystère

 
10h45-11h15 Elyahou Avihail
La tradition juive face au destin des Dix Tribus
   
11h15-12h00 Shmuel Trigano
L'imaginaire social d'un peuple en exil
   
PAUSE

La portée historique
14h15-15h00 Tudor Parfitt
   

Le mythe des Dix Tribus et le colonialisme occidental.
15h00-15h45 Edith Bruder
Tribus perdues d'Afrique au XXIe siècle

PAUSE

La quête des Dix Tribus

16h00-16h45 Paul Fenton
 
Les voyageurs juifs à la recherche des Juifs de Khaybar
16h45-17h30 Elyahou Avihail
   
La quête des Dix Tribus aujourd'hui et leur alyah
17h30-18h30 Avigdor Shachan
Au delà du fleuve Sambatyon:
voyage sur les traces des Dix Tribus

Les  intervenants :
   

Élyahou Avihaïl, rabbin, dirigeant du mouvement Amishav et d'une association en charge d'identifier les descendants des Dix Tribus, il a participé notamment à la conversion et à l'alyah de 800 B'nei Ménashé venus du nord~est de l'Inde en 1989. Auteur.de Les Trilbus d'lsraë/, perdues ou lointaines, traduction française éditée par l'Association Amishav pour les Dispersés d'Israël, Jérusalem.
   
Édith Bruder, chercheuse associée au département du Proche et du Moyen-Orient de la School of Oriental and Atrican Studies de l'université de Londres. Ses recherches sont centrées sur la construction d'identités juives en Afrique sub-saharienne et les mouvements judaïsants marginaux.
 
Paul Fenton, professeur de langue et littératures hébraïques médiévales, directeur de la section hébraïque au département d'études juives et hébraïques de l'université Paris IV~Sorbonne. Au nombre de ses œuvres, Philosophie et exégèse dans le Jardin de la métaphore de Moïse Ibn Ezra, philosophe et poète andalou du XII' siècle, éd. Brill (Leyde et New York) ; et une nouvelle traduction du Livre de la Création, aux éd. Payot.
   
Gérard Nahon directeur de recherches émérite à l'École pratique des hautes études, historien, spécialiste du monde séfarade. Auteur de Juifs et judaïsme à Bordeaux, éd. Mollat; La Terre Sainte au temps des kabbalistes, 7492-7592, éd. Albin-Michel; Métropoles et périphéries sépharades d'Occident; Kairouan, Amsterdam, Bayonne, Bordeaux, Jérusalem, éd. du Cerf.
 
Tudor Parfitt, professeur des études juives modernes à la SOAS, université de Londres. Auteur d'une quinzaine de livres sur les Juifs et le monde arabe, les Juifs éthiopiens, les mouvements judaïsants, le mythe des Dix Tribus ... dont, en particulier, The Lost Tribes of Israel: The History of a Myth, M. Phoenix (Royaume Uni et Canada).
 
Avigdor Shachan, universitaire, docteur en philosophie, historien de la Shoah et de la Résistance, éducateur. Auteur de très nombreux livres sur l'histoire de l'armée israélienne, la littérature, et notamment un best setier en Israël, E/~Èver ha~Sambatyon: Masà be-Èqvoth Àsereth ha-Shvatim (Au-delà du Sambatyon, sur les traces des Dix Tribus), éd. ha-Kibboutz ha-Méhourad (Israël).
 
Shmuel Trigano, professeur de sociologie à l'université Paris X-Nanterre, directeur du Collège des études juives de l'Alliance israélite universelle. Dernière parution Le Monde sépharade, histoire et civilisation (ouvrage collectif) 2 1., éd. du Seuil; à paraître en février 2007, L'Intention d'amour. désir et sexualité dans le judaïsme, éd. de L'Éclat.


Arrivée à Jérusalem de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice

   Arrivée à Jérusalem de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice

SHANNON,le 19/09/07- La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a entamé mercredi une nouvelle visite en Israël et dans les territoires palestiniens, sa sixième depuis le début de l'année.

Mme Rice est arrivée à l'aéroport de Tel-Aviv avant de se rendre à Jérusalem pour s'entretenir avec le numéro deux du gouvernement israélien Haïm Ramon et la chef de la diplomatie Tzipi Livni.

Elle doit avoir mercredi soir une première rencontre avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert, qu'elle revoit jeudi après une visite à Ramallah, en Cisojordanie, pour des entretiens avec le président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad.

Les discussions devraient être axées sur l'ordre du jour d'une réunion internationale que Washington prévoit d'organiser à l'automne pour donner un nouvel élan aux négociations de paix israélo-palestiniennes, au point mort depuis plus de sept ans.

Dans l'avion la conduisant au Proche-Orient, Condoleezza Rice avait déclaré souhaiter organiser cet automne une conférence internationale "sérieuse et substantielle" pour "faire avancer la cause de la paix israélo-palestinienne".

"Cette réunion doit, de façon substantielle, soutenir les activités et les efforts des deux parties destinés à poser les fondations de la négociation d'un Etat palestinien le plus vite possible", a dit Mme Rice.

"Je pense que tout le monde souhaite qu'elle soit sérieuse et substantielle. Je pense que tout le monde souhaite qu'elle traite de questions fondamentales et nous n'espérons rien d'autre", a ajouté le chef de la diplomatie américaine avant une escale à Shannon (Irlande).

Les Etats-Unis n'ont pas annoncé de date pour cette conférence, mais ils ont évoqué le mois de novembre. Ils sont restés jusqu'ici très discrets sur les pays qu'ils comptaient inviter.

"Ce qui est important, c'est que tous ceux qui s'intéressent à ces questions - et j'inclurais les parties, les Etats de la région et un certain nombre d'acteurs internationaux comme le Quartette - nous souhaitions tous une réunion qui fasse avancer la cause de la paix israélo-palestinienne", a poursuivi Mme Rice, excluant implicitement une participation de la Syrie à cette réunion.

"Personne ne veut une réunion où les gens ne font que venir et parler, parler. Nous voulons faire avancer la cause", a dit la secrétaire d'Etat, dont c'est la sixième tournée dans la région depuis le début de l'année.

"Nous ne pouvons pas continuer à dire que nous voulons une solution à deux Etats", Israël et la Palestine, a-t-elle ajouté. "Nous devons commencer à bouger dans cette direction".

"Et je pense que c'est à cela que sont destinées la voie bilatérale que les Palestiniens et les Israéliens ont créée eux-mêmes et les équipes (de négociateurs) qu'ils s'apprêtent à mettre sur pied", a-t-elle noté. "Et c'est aussi à cela qu'est destinée la réunion internationale".

Mme Rice veut à l'occasion de cette nouvelle tournée consulter les Israéliens et les Palestiniens sur l'état d'avancement de leurs travaux et "bâtir sur l'élan qu'ils ont créé sur leur voie bilatérale".

A Jérusalem, outre le Premier ministre israélien Ehud Olmert, elle a prévu des entretiens avec le numéro deux du gouvernement, Haïm Ramon, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, le ministre de la Défense Ehud Barak et le chef de l'opposition de droite Benjamin Netanyahu.

A Ramallah, elle devrait rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad.

Elle doit regagner les Etats-Unis vendredi pour participer dès le lendemain à une série de réunions multilatérales en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU) est notamment prévue dimanche avec la participation du nouvel émissaire de ce groupe international, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Mme Rice a indiqué qu'elle rencontrerait séparément M. Blair avant la réunion du Quartette, au cours de laquelle les préparatifs de la réunion internationale sur le Proche-Orient seront discutés.

Netanyahou évoque l'incident aérien entre la Syrie et Israël

           Netanyahou évoque l'incident aérien entre la Syrie et Israël

JERUSALEM, le 20/09/07 - Benjamin Netanyahou, le dirigeant du principal parti d'opposition israélien, a rompu le silence entourant les accusations de la Syrie, selon laquelle l'aviation israélienne a mené un raid dans le nord-est de la Syrie.

C'est la première fois qu'un homme politique israélien évoque publiquement cette affaire.

Interrogé mercredi par une chaîne de télévision israélienne, Netanyahou a déclaré: "J'ai été mis au courant de cette opération et j'y ai accordé mon soutien. Mais il est trop tôt pour discuter de cela", a-t-il déclaré.

Cette déclaration du chef du Likoud va à contre-courant de l'attitude observée par le Premier ministre Ehud Olmert et par ses alliés qui refusaient d'évoquer le sujet, sans jamais infirmer ni confirmer l'existence de ce raid mené en Syrie.

Selon Damas, les défenses anti-aériennes syriennes ont contraint l'aviation israélienne à larguer ses bombes dans le désert sans qu'elles fassent de dégâts.

En affirmant qu'il avait été averti de l'imminence de l'opération, Netanyahou reconnaît implicitement l'importance de cette opération.

Par le passé, les dirigeants de l'opposition avaient en effet toujours été avertis de l'imminence d'une action militaire, quand celle-ci revêtait un caractère extraordinaire.

Ce fut le cas en 1981 lorsque Tsahal a attaqué le réacteur nucléaire irakien d'Osirak ou en 1976 lors du raid sur Entebbe, pour sauver des otages israéliens retenus par des pirates de l'air en Ouganda.

 

Israël aurait prélevé du matériel nucléaire d'origine nord-coréenne en Syrie

  Israël aurait prélevé du matériel nucléaire d'origine nord-coréenne en Syrie

Article paru dans "Le Monde", le 24/09/07    

Israël a détruit, le 6 septembre, lors d'un raid aérien entouré de mystère, une usine secrète d'armement dans la région de Deir-Ezzor, en Syrie. Pour obtenir l'accord de Washington avant cette mission, les Israéliens avaient auparavant envoyé des commandos s'emparer de "matériel" d'origine nord-coréenne "lié au nucléaire"., affirme le Sunday Times, dans son édition du 23 septembre.

Selon le journal britannique, le matériel, saisi dans un complexe syrien, a été examiné en Israël et proviendrait bien de Corée du Nord. Israël surveillait le site syrien depuis des mois, selon des sources israéliennes citées par le journal, qui ne donne toutefois pas d'indications sur la date de la mission effectuée par le commando Sayeret Matkal, ni le type de matériel saisi.

Un responsable américain, cité sous le couvert de l'anonymat par le Sunday Times, ajoute que le gouvernement américain a cherché des preuves d'activités liées au nucléaire avant d'autoriser l'attaque aérienne des avions F-15 de l'armée israélienne. Le raid du commando israélien a été dirigé directement par Ehoud Barak, ancien commandant de cette unité d'élite, qui avait le site syrien en ligne de mire depuis sa prise de fonction au poste de ministre de la défense le 18 juin, précise le journal.

Les premières informations sur les liens entre Damas et Pyongyang avaient été publiées par le New York Times et le Washington Post, qui citaient des sources des services de renseignement américains et israéliens. Cette thèse a été rejetée par la Corée du Nord, qui négocie actuellement avec la communauté internationale le démantèlement de ses installations atomiques.

FERMETÉ AMÉRICAINE VIS-À-VIS DE PYONGYANG

La seule - et timide - confirmation israélienne du raid aérien du 6 septembre est venue du chef de l'opposition Benjamin Netanyahu, qui a dit à la télévision qu'il avait été consulté avant l'opération et avait ensuite adressé ses félicitations au premier ministre Ehoud Olmert. De source autorisée à Washington, on a également confirmé que les Etats-Unis avaient été consultés avant l'attaque, ce qui démontre qu'il s'agissait d'une mission d'importance et non d'un simple vol de reconnaissance, comme cela a été parfois avancé. Il y a trois jours, le président George W. Bush a refusé de répondre à des questions répétées à propos de ce raid, mais la Maison Blanche a réaffirmé avoir une "vue réaliste" de la Corée du Nord.


La Corée du Nord doit être totalement transparente sur son programme d'armement nucléaire, a déclaré dimanche à New York la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, alors que des informations se multiplient sur une possible collaboration avec la Syrie dans ce domaine."Il y a beaucoup de questions auxquelles il faudra répondre et nous voulons pouvoir donner des réponses sur tous les aspects du programme nucléaire nord-coréen", a déclaré la chef de la diplomatie américaine au début d'un entretien à New York avec son homologue chinois Yang Jiechi.

Menus sans viande dans les cantines scolaires à Lyon

                    Menus sans viande dans les cantines scolaires à Lyon

LYON , le 02/10/07 - Pour la première fois en France, des repas sans viande seront proposés dans les restaurants scolaires de la ville de Lyon à partir de la rentrée 2008 afin de satisfaire les parents d'enfants des différentes confessions religieuses.

Chaque jour, les 16.400 enfants qui fréquentent les cantines scolaires de Lyon auront le choix entre un repas standard et un repas où la viande sera remplacée par des oeufs ou du poisson, qui apporteront des protéines et permettront un apport nutritionnel équilibré.

Cette décision a été mise en place à la suite d'une longue concertation entre les représentants des différentes religions ou courants philosophiques (protestants, catholiques, musulmans, juifs, bouddhistes et catholiques arméniens), ainsi que les associations citoyennes laïques.

Tous sont finalement tombés d'accord pour considérer que cette solution était celle qui respectait le mieux la diversité.

"Attention, ce ne sont pas des menus confessionnels, précise Yves Fournel, adjoint au maire de Lyon chargé de la petite enfance, "mais une offre de menus sans viandes respectant à la fois les confessions et les directives de l'Éducation nationale. C'est une recherche de consensus respectant au mieux la diversité".

Les cantines lyonnaises servent déjà des menus sans porc à 30% des enfants, mais cette formule ne satisfaisait pas les familles musulmanes ni juives. "Ceci peut être source de conflit et de plus en plus de parents nous demandent de ne pas servir de viandes dans les assiettes", explique Yves Fournel pour retracer l'origine de la démarche.

Patrick Kahn, chargé de mission à la Licra, a suivi de très près ces discussions. Il se montre très satisfait de la solution trouvée : "Face à ce problème, on ne pouvait pas laisser la question sans réponse et en même temps, on ne peut pas demander à la collectivité d'assumer la charge de la Kacherout".

Cette expérience, qui sera effective à la rentrée 2008, est une première en France. Elle se fera sans surcoût pour la mairie de Lyon, ni pour les familles.

A l’aise dans la civilisation

                                           A l’aise dans la civilisation

Article paru dans "Libération", le 20/10/07

Serge Hefez. Ultramédiatique, il est un des rares psys à offrir une vision déculpabilisante du couple et de la famille.

D’un psychanalyste, on n’en attendait pas moins de lucidité. «C’est vrai, je suis toujours fourré dans les médias.» Difficile de louper Serge Hefez, figure tutélaire de la sphère psy-médiatique. Début septembre, il pose dans son cabinet d’analyste pour un article dans Elle sur divan et déco. Le 26, il démonte les rouages de l’homophobie pour Les tabous de, nouveau rendez-vous sociétal de France 2. Le 29, il parle sexualité féminine chez Yves Calvi pour C’est dans l’air, plateau qu’il fréquente assidûment avec ceux de LCI ou I-télé. Le 1er octobre, il réagit sur son blog de Libération à la campagne d’Oliviero Toscani contre l’anorexie. Le 5, il lance, en tant qu’animateur, une émission hebdomadaire sur Parenthèse, nouvelle radio FM consacrée à la famille. Le 15, il évoque son enfance et ses filles dans le magazine Famili. Ce qui ressemble à une tournée promotionnelle est un régime de croisière pour Serge Hefez. Son attachée de presse s’en mord les doigts. «On ne l’arrête plus», dit-elle, alors qu’il n’a, à ce moment-là, aucun livre à vendre. Consacré au désarroi masculin, son nouvel ouvrage, Dans le cœur des hommes, vient de sortir en librairie. Pourquoi cette surexposition ?
    
Psychiatre, psychanalyste, spécialiste des thérapies familiales et de couples, Serge Hefez est un client idéal pour les journalistes. Expert des recompositions sexuelles, il ne colloque ni ne pérore tel un vieux professeur à nœud pap’. Affable, souriant, le teint hâlé, le costume porté décontracté, il exprime sa pensée en langage télévisuel: une idée par phrase, un exemple concret pour la comprendre, aucun lexique jargonnant. L’autre avantage d’Hefez est qu’il est toujours disponible, malgré une vie professionnelle surchargée -outre sa clientèle privée, il consulte à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, dirige une association d’aide psychologique aux malades du sida qu’il a créée voilà quinze ans. «Parler dans les médias n’est pas qu’une question de narcissisme, se défend-il. Ce que j’aime, c’est intervenir dans les débats qui interrogent la société. Le défi est de montrer la complexité du psychisme avec des mots simples. Il ne s’agit pas de donner des leçons ou de plaquer des diagnostics sauvages sur des cas concrets. J’ai refusé, à l’époque, de participer au Loft.» Malgré cette vigilance, son entourage trouve qu’il se fourvoie parfois, comme dans Affaires de famille, émission de M6 en prime time où il joue les psys de service durant un an, en 2003. D’autres estiment, dans son milieu professionnel, qu’il franchit la ligne jaune thérapeutique quand il évoque sa vie privée. Serge Hefez en ferait-il trop ?

C’est dans les années 90 qu’il éclôt quand la parole psy envahit la société. S’il est particulièrement sollicité – il dit refuser moultes propositions– , c’est qu’il est un des rares de sa profession à afficher un propos relativement déculpabilisant. Quand nombre de ses confrères versent dans des discours catastrophistes, et le plus souvent normatifs, sur la famille ou les rapports hommes-femmes, lui ne fustige ni la surpuissance des mères ni l’influence des homosexuels. Il ne pleure pas la fin des hommes virils et ne s’alarme pas d’une supposée confusion des sexes. «Hommes et femmes ont tout à gagner psychiquement à l’évolution de la société vers plus d’égalité», dit-il. Réfutant les discours déclinistes sur la disparition de l’autorité masculine, il estime, dans son dernier livre, que le désarroi actuel des hommes s’explique, au contraire, par une rémanence de la toute puissance paternelle. «Le papa avec un petit p, ce père réel et charnel d’aujourd’hui, se heurte au spectre du pater familias. Pour cette génération de transition entre les Pères et les papas, chacun cherche sa place autour de l’enfant.» Avec plus ou moins de bonheur, de troubles et de confusion.

Cette vision raisonnablement optimiste du couple et de la vie en famille, il la tire de sa propre expérience. «C’est bizarre de dire cela pour un psy, mais je suis très content de mes parents et de l’enfance que j’ai eue.» Les débuts sont pourtant chaotiques. Né à Alexandrie de parents juifs, il est expulsé en 1957 avec toute sa famille après la crise de Suez. Il a 2 ans, ne garde aucun souvenir de la vie en Egypte, se souvient juste du camp de la Croix-Rouge à l’arrivée en France. Puis de l’installation dans un minuscule trois-pièces à Colombes, en région parisienne, avec les matelas dépliés le soir et les grands-mères lisant des histoires. «Mes parents ne m’ont jamais transmis une vision tragique de l’exil. Mon père avait tout perdu mais sa phrase fétiche restait: “Cela pourrait être pire”. Il était profondément joyeux et optimiste.» Cet homme, aujourd’hui âgé de 86 ans, autodidacte qui récitait les tragédies de Racine du premier au dernier vers, est un modèle. «Il nous adorait, mon frère et moi, mais il nous aimait à la bonne distance, sans développer chez nous un sentiment de culpabilité, respectant notre individualité. J’ai tenté d’être le même père pour mes filles. J’espère ne pas avoir trop pesé sur elles.»

Dans la famille psychanalytique, aux côtés des patriarches crispés sur les tables de la loi symbolique (Jean-Pierre Winter ou Michel Schneider), Serge Hefez incarnerait plutôt la figure du fils prodigue. «Un des problèmes de la psychanalyse en France est d’avoir gravé Freud dans le marbre et de s’être transformée en religion . Or, la vie psychique n’est pas immuable, elle est traversée par la société.» Il se prononce en faveur du Pacs et soutient les familles homoparentales quand la plupart de ses pairs prédisent l’apocalypse. Il n’appartient à aucune école de psychanalyse. «Quand la pensée devient dogmatique, j’ai un sentiment d’enfermement.»

Ne jamais cesser d’interroger la norme, décloisonner les rôles et les identités, Serge Hefez est resté fidèle aux idéaux de 68. «J’avais 16 ans et j’ai vécu cette période comme une déflagration. La vie intime, qui jusque-là était forclose, a jailli d’un coup dans la société.» Ne boudant pas son plaisir, le jeune Serge en profite. «Je préférais passer mes soirées chez Félix Guattari avec des travelos, des toxicos, des extrémistes en tout genre, plutôt qu’avec les carabins de l’école de médecine.» Méprisant le couple et ses fidélités, il vit en communauté. Et fréquente les milieux féministes. «Je me sentais libéré par cette promesse d’égalité entre les hommes et les femmes.» Etudiant en médecine, il pratique des avortements clandestins et milite pour le droit à l’IVG.

L’esprit de mai envolé, Serge Hefez range sa vie mais ne vire pas père la pudeur. Marié depuis vingt-deux ans à une psychologue devenue céramiste, il continue de croire que le féminisme et l’affirmation homosexuelle sont des «mouvements libérateurs». Pionnier de la thérapie familiale dans les années 80, il envisage toujours la famille comme lieu de «ressources et de compétences», non comme source de violence ou de dérèglements. «Je considère le lien comme un enrichissement, non comme une aliénation.» Parisien aisé, entre un appartement dans le IIIe arrondissement et des voyages en Inde avec ses enfants, il devient assez logiquement un pur bobo. «Au test du Nouvel Observateur, j’ai toutes les réponses positives, de la marque de café au lieu de vacances, mes filles en rigolent.» L’une d’elles est partie étudier aux Etats-Unis – lui avait quitté le domicile familial à 17 ans. Malgré l’éloignement, elle veille sur son père et sa boulimie télévisuelle. Aux amis proches, elle glisse : «Mais dites-lui, vous, de ne pas aller dans n’importe quelle émission.»

I had a nightmare

                                               I had a nightmare


Article paru "Nina Ruben Primo-Europe", 30 octobre 2007

Paraphraser le grand Martin Luther King en ces temps de doutes, de violence et de compromissions n'est pas chose aisée.

J'ai grandi dans un milieu ouvrier de gauche et les idéaux de mon père me furent martelés autant que les traditions juives. Ce qui était drôle parfois... Il arrivait que son amour du socialisme, (libérateur des Juifs entre autre) se confonde avec sa lecture de la Haggadah lors du Seder de Pâques... Mon père se laissait aller alors et trouvait même dans la
sémantique de la Sortie d'Egypte une raison de nous rappeler à l'ordre :
"Moïse s'adressa au Peuple" !
Le Peuple... Le citoyen n'était donc pas très loin, n'est ce pas ?

Ma jeunesse fut donc ponctuée par ces sorties et ces fièvres électorales... Il fallait gagner à tout prix afin que tous nous partagions les richesses et donnions un coup fatal au Capital qui asservissait les peuples...

Je demandai alors à mon père pourquoi nous n'étions pas comme nos amis du second étage "Communistes" ?
"Non ma fille... Staline n'aime pas les juifs et la liberté est un vain mot dans cette URSS..."

Qu'à cela ne tienne, je ferai comme mon père : "je serai socialiste" !

Il fallait cependant me faire violence car nous "roulions" pour Mitterrand... Je n'aimais pas Mitterrand... Je le trouvais fourbe, sournois, huguenot et l’allure un tantinet royaliste"... Mais je ne pouvais pas faire de peine à mon père ; alors, par ici les tracts et par là les collages d'affiches !

Sans m'investir au-delà dans ce militantisme qui soudait la famille accompagné d'un judaïsme traditionnel, je votais à gauche car... non... jamais à droite, j'aurais tué mon père et Jaurès bien sûr !

Je n'aimais pas du tout Mitterrand mais je m'en fichais puisque j'habitais aux Etats Unis et qu'au fond, je pouvais invoquer la distance et les tracasseries administratives pour ne pas aller voter pour cet homme... Je ne participais donc pas aux liesses populaires qui firent les beaux jours des caméras toutes aussi populaires voire populistes de Serge Moati...

Quel ne fut pas alors mon soulagement... Ces mises en scènes avaient un parfum de "déjà vu"... Quelque chose de Riefenstahl, des films de propagande stalinienne... Si ce Président était capable de mettre en scène avec Moati, le moindre détail de son accession au trône français, alors il pourrait être capable de compromissions ignobles dont nous n'aurons sans doute jamais les détails avant une bonne cinquantaine d'années...

Les amis de Mitterrand, cette gauche si semblable à la droite mais en plus méprisante, pourrait toujours alléguer qu'ils ne savaient pas... qu'ils ne se doutaient pas... qu'ils étaient quant à eux, sincères dans leur démarche et heureux de voir leur champion accéder à la magistrature suprême.... Rahhhh... que c'est drôle... que c'est intelligent... que c'est prévisible...!

Cette gauche si silencieuse alors durant la vague antisémite des années 2000 jusqu'en 2006 me fit l'effet d'une bombe... Où sont-ils les costards impeccables pour s'unir et dire que la France ne pouvait devenir un autre terrain d'intifada ?

Les écoles étaient devenues des cimetières d'inculture où les communautés arabo-africano-musulmanes, fortes de leurs statuts d'opprimés du colonialisme, pouvaient enfin se lâcher et jouer dans la cour de récré à "Mohamed Al Dura"...

Si un juif comme Enderlin avait pu dénoncer les crimes sionistes alors c'est que c'était vrai... Que toute cette fichue horreur qui s'étalait à longueur de JT était bien la preuve que les Juifs étaient des saigneurs d'enfants... Le crime rituel n'avait jamais cessé d'encombrer les esprits.

La gauche continuait à se taire... Des enfants étaient tabassés, des foules se tenaient derrière des leaders de gauche et d'extrême gauche et scandaient des slogans d'un autre âge, d'un âge qu'on croyait à jamais révolu... J'en fus le témoin douloureux... Me tenant derrière Besancenot, j'entendais des "Mort aux juifs ! Les juifs au four ! Hitler n'a pas fini le travail !"... La gauche n'a pas protesté... Les leaders, heureux d'avoir une horde d'opprimés derrière eux se sentaient ivres de joie :
la révolution qu'ils appelaient de leurs vœux depuis si longtemps semblait à nouveau poindre son nez...

Le prix de ce mouvement ? Les Juifs bien sûr ! Peu importe si la haine antisémite était le fondement de leur lutte, ils tenaient ces chers hommes et femmes de gauche, un potentiel de révolutionnaires et seul cela importait.

Au collège, les profs "comprenaient" ces élèves si opprimés depuis toujours... Ils comprenaient leur haine contre les Juifs... même si c'étaient des collégiens juifs... Ils comprenaient tant et si bien qu'il leur semblait nécessaire de ne pas intervenir lors de "molestages musclés"... Après tout... ces pauvres enfants devaient exprimer leur colère et leur frustration... Les tanks contre des pierres, n'était-ce-pas une bonne raison de laisser Mohamed et Abdel frapper tous les jours Benjamin et Ruben ?
Les profs se dédouanaient... Les repentants du colonialisme pouvaient bien faire des petites faveurs aux indigènes de la République ; si en plus ils cognaient sur des sionistes... ça faisait l'affaire !

Où est ma gauche ? Où sont ces hommes et femmes épris de justice sociale dont mon père nous faisait l'éloge ?

Les croix gammées refaisaient surface, bien en place, près du drapeau israélien... C'était normal et personne n'osait piper mot... La presse laissait libre cours à son pro-palestinisme en tronquant délibérément les infos, en adoptant une sémantique victimaire à l'égard des Palestiniens au détriment de la vérité journalistique... On suppute désormais... Une presse libre est d'abord une presse militante...
On vit le déchainement des Juifs de gauche... Ceux à qui l'on tend les micros, ceux à qui on offre des plateaux télé, ceux à qui on offre des colonnes de presse écrite : ils furent nombreux à laisser exprimer leur haine d'Israël, leur haine de leur ascendance, leur haine du judaïsme...

C'est dans une solitude extrême que nous vivions, nous Juifs de France.
Où trouver les mots pour se battre contre la haine ? Où trouver les moyens de défendre notre honneur et celui du pays de notre âme ? Nous sommes français et fiers de l'être... Nous sommes juifs et fiers de notre histoire et des valeurs humanistes que le judaïsme nous a transmis au long des millénaires... Que faire ?
Nous avons pleuré... Nous avons hurlé de douleur et de rage à chaque attentat-suicide en Israël... Nous avons vociféré lors de quelques manifestations contre la désinformation, la manipulation, l'antisémitisme...

Rien n'y a fait ! Le crime rituel est encore dans les esprits de nos concitoyens mais pas seulement... Il s'est à nouveau imposé dans toute l'Europe, dans les campus universitaires américains, dans une grande partie d'Amérique Latine et dans tous les pays musulmans.

Aujourd'hui, un pays comme l'Iran peut annoncer son intention de rayer Israël de la carte... Les nations font comme jadis, durant la seconde guerre mondiale : elles répondent par un silence de mort... "On verra bien..." "On va prendre des sanctions"... Et pendant que les Nations réfléchissent, le programme nucléaire iranien va bon train...

La Shoah n'est plus un tabou... Alors si même demain un négationniste comme David Irving est invité dans la prestigieuse Université d'Oxford, je dois en conclure que les millions de juifs morts dans les camps de concentration ainsi que ceux que l'on oublie de mentionner comme si c'était trop : les morts par balle" en Ukraine, en Pologne, en Roumanie, en Hongrie, n'auront jamais de repos.

Le cauchemar ne s'arrêtera jamais... Hier ce furent les nazis, les communistes et aujourd'hui les islamistes... Ce ne sont pas les réseaux dormants seulement dont il faut craindre le réveil mais bel et bien cette arme nouvelle et visible par tous : LES PARABOLES !
Les imams salafistes n'ont plus à venir en France et prêcher le Jihad, il leur suffit comme Karadawi de donner le change sur Al Djezira... Al Manar pour le Hezbollah !

Je connais le goût pour les fictions des peuples arabo-musulmans... Ne sont-ils pas persuadés que les "mille et une nuits" sont des contes musulmans ? Ne sont-ils pas persuadés que l'islam a d'abord pour mission d'instaurer ce dogme sur toute la planète ? C'est écrit dans le Coran...

Si avant, les musulmans ignoraient, pour la très grande majorité d'entre eux, les commandements inhumains du Coran, aujourd'hui, les imams se chargent de leur inculquer même de loin ce que le prophète Mahomet leur martelait : "L'Heure [de la Résurrection] n'adviendra pas avant que les Musulmans ne combattent les Juifs et ne les tuent. Et les Juifs se cacheront derrière le rocher et l'arbre dira : Ô Musulman, Ô Serviteur d'Allah, il y a un Juif derrière moi, viens le tuer !"
(Hadith 64 al Bukhari)

Le Hamas ne cesse de le répéter ainsi que tous les pays musulmans... C'est maintenant au tour de toutes les communautés musulmanes de France et d'Europe d'apprendre consciencieusement...

La gauche ne s'est pas rendue compte de sa complicité : soucieuse de repentance, d'auto-flagellation, de poids électoral, elle a ouvert toutes grandes les portes de la haine, du retour au moyen-âge... Elle a été, sans conteste, bien plus méprisante à l'égard de ces populations immigrées en les laissant croire qu'elles pouvaient importer le pire dans nos frontières sous prétexte que nos ancêtres avaient colonisé leurs pays... Ces hommes de gauche sont fiers de parler d'intégration alors que le modèle républicain n'a servi les intérêts que de minorités malades de leurs propres cultures. Les femmes revoilées, les femmes forcées au mariage, les femmes excisées, les enfants modelés dans l'islam... Aujourd'hui, il n'est pas rare d'entendre ces enfants parler "d'impurs" concernant leurs camarades de classe non-musulmans...IMPURS dites-vous ? Cela me rappelle quelque chose...

 

Une chaîne de télévision libanaise diffuse une émission sur le Protocole des sages de Sion

Une chaîne de télévision libanaise diffuse une émission sur le Protocole des sages de Sion

Le 31/10/07, Une chaîne de télévision libanaise affiliée au président du parlement Nabih Beri dans une émission sur le Protocole des sages de Sion : Les Juifs contrôlent le monde par le trafic de drogue et asservissent les autres nations. Ci-dessous des extraits d’un rapport de la télévision libanaise sur le Protocole des sages de Sion. L’émission est passée sur NBN le 22 octobre 2007.

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais : http://www.memritv.org/clip/en/1588.htm

Voir d’autres extraits vidéo relatifs au Protocole des sages de Sion : http://www.memritv.org/subject/en/363.htm

"Les Juifs prétendent avoir leur propre Dieu au ciel, qui leur a ordonné d’exterminer les peuples de la terre par la drogue"

Maria Maalouf : "Sur terre et au ciel, l’usage que réserve le sionisme américain et israélien à l’arme de la drogue - afin de contrecarrer les Intifadas et les révolutions - ne peut se justifier par l’intensification de la lutte sur terre, comme le prétendent les Américains, tant que les Juifs prétendent avoir leur propre Dieu au ciel, qui leur a ordonné d’exterminer les nations et les peuples du monde, au moyen de la drogue et en provoquant l’anxiété, en engourdissant les capacités mentales, psychologiques et physiques des non Juifs, comme il est écrit dans le Talmud et le Protocole des sages de Sion.

Ces complots juifs pour corrompre les peuples n’ont-ils pas été décrits par des ’casseurs de complots’ américains tels que Benjamin Franklin et Henry Ford, et même par certains Juifs, tels qu’Alfred Lilienthal ou même Karl Marx qui, il y a plus de 150 ans, dénonçait, dans son livre La question juive, l’instinct propre à l’individu juif qui le pousse à prendre le contrôle du monde, par des moyens financiers illégaux ˆ ce qui est connu aujourd’hui sous le nom de ’blanchissage d’argent’ ? ( ?)"

"Depuis l’occupation de la Palestine, la politique sioniste a soutenu et répandu l’utilisation abusive de drogue sur les terres saintes" Narrateur : "Le Coran dit d’eux : ’Ils s’efforcent de semer la corruption sur toute la terre.’ Répandre la corruption sur toute la terre est l’objectif déclaré des malfaisantes mains sionistes qui infiltrent le monde. Les sionistes ont résumé leurs principes destructeurs dans ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de "Protocole des sages de Sion", lequel contient leur plan secret pour assujettir le monde entier en répandant le chaos et la confusion parmi les nations, en imposant à l’esprit humain des idéologies corrompues et dépravées et en détruisant les fondements de la religion, du nationalisme et de la moralité.

Depuis l’occupation de la Palestine, la politique sioniste a encouragé et propagé l’utilisation abusive de drogue sur les terres saintes et a fait ce qu’il fallait pour se débarrasser des mesures légales visant à l’empêcher, à empêcher la poursuite en justice des trafiquants de drogue. La direction des prisons en Israël ignore délibérément la contrebande et va jusqu’à faciliter l’utilisation abusive de drogues chez les détenus arabes et exercer des pressions sur les ONG palestiniennes qui essaient d’endiguer le phénomène."

"En plus de provoquer des dissensions internes et d’empoisonner les esprits, les Juifs ont recours à l’empoisonnement physique."

"En plus de provoquer des dissensions internes et d’empoisonner les esprits, les Juifs ont recours à l’empoisonnement physique. Ils sont connus pour avoir empoisonné des puits. Ils sont aussi connus pour ajouter des substances nocives dans les médicaments et les boissons alcoolisés, dans la farine et les produits à base de farine, et dans les autres produits exportés par les Juifs, directement ou indirectement, aux peuples qui leur sont hostiles, si ce n’est à tous les peuples."

"La drogue était le moyen utilisé par les Juifs pour affaiblir le peuple allemand, ce qui a conduit à l’extrémisme nazi."

"La drogue était le moyen utilisé par les Juifs pour affaiblir le peuple allemand, ce qui a conduit à l’extrémisme nazi, auquel les Juifs eux-mêmes ont participé. Ils ont aussi été coupables de trafic de drogue à grande échelle au temps de la Russie tsariste, à partir du 17ème siècle. Cela était conforme au Talmud juif, selon lequel les Juifs doivent consacrer tous leurs efforts à empêcher les autres nations de dominer le pays, afin que le pouvoir demeure entre les mains des seuls Juifs.

"Dans le Protocole des sages de Sion, la fin justifie les moyens, et quand les forces de la société sont dans le désarroi, les Juifs dominent."

"En outre, le neuvième protocole sioniste établit le plus naturellement du monde que tout soulèvement contre les Juifs doit être rendu [aussi vain qu’]un chien aboyant face à un éléphant. Le troisième protocole sioniste affirme que les autres nations doivent être rendues malades, pauvres, sans détermination ni force. Naturellement, la drogue est le moyen le plus efficace pour accomplir cet objectif. Le penseur américain Benjamin Franklin, dans son célèbre manifeste de 1789, l’industriel américain Henry Ford, auteur du Juif international, et d’autres comme eux, ont mis en garde contre le danger présenté par les Juifs, qui ruinent les bonnes m ?urs. Faisant allusion à la drogue, Franklin a dit [des Juifs] : ’Ils détruisent les bonnes m ?urs dans tous les pays où ils s’installent.’ Il les a qualifiés de chauves-souris et de sangsues, précisant que s’ils n’étaient pas tenus à l’écart des enfants aux Etats-Unis, ces enfants, selon Franklin, se retrouveraient à travailler dans les champs pour nourrir les Juifs." ( ?)

"Nous devons prendre nos responsabilités ˆ réfléchir aux moyens de surmonter ce fléau, qui tue notre société."

Maria Maalouf : "J’ai encore une question concernant ce qui est écrit dans le Protocole des sages de Sion : ’Les Juifs ont le droit de traiter les autres peuples comme des animaux, de les corrompre, de diviser leurs pays, de détruire les autres nationalités, de répandre la confusion et le chaos.’ Certains pensent que la drogue est l’un des moyens de contrôle des peuples non juifs."

Hussein Al-Kheishan : "Je pense que c’est vrai et que nous devons prendre nos responsabilités ˆ réfléchir aux moyens de surmonter ce fléau, qui tue notre société."