Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

La vie d’une juive errante

viejuive.jpgLe centre culturel français Romain Gary de Jérusalem vous convie à la conférence de Judith Hemmedinger, autour de son ouvrage « La vie d’une juive errante, de Bad-Homburg vor der Höhe à Jérusalem », présentée par le professeur Benjamin Gross. Judith Hemmedinger y livre ses pérégrinations. D’abord l’Allemagne, où elle est née, puis la France, et enfin la Suisse où elle s’est réfugiée à la fin de la guerre. De retour en France, elle a dirigé une maison de l’O.S.E. de jeunes rescapés de Buchenwald… La conférence sera suivie d’un cocktail.

CCF Romain Gary, 9 Kikar Safra - Jérusalem – Tel : 02.624.31.56

Israël: nouveaux tirs de roquettes et obus palestiniens

Neuf roquettes et obus de mortier palestiniens ont été tirés jeudi à l'aube vers le sud d'Israël à la veille de la fin de la trêve des violences, a indiqué l'armée israélienne.
Ces tirs n'ont fait ni victime ni dégât, a précisé une porte-parole militaire.

La veille, 20 roquettes tirées par des activistes palestiniens depuis la bande de Gaza se sont abattues dans le sud d'Israël. L'une d'entre elles a explosé aux abords d'un supermarché de la ville de Sdérot, limitrophe de la bande de Gaza, faisant deux blessés et endommageant des véhicules.

Des raids ont visé des ateliers métallurgiques dans les localités de Jabaliya et Khan Younés, respectivement au nord et au sud de la ville de Gaza, selon l'armée israélienne.

Cette escalade s'est produite alors qu'une trêve de six mois des violences conclue entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, arrive à expiration vendredi.

Le Hamas et l'autre mouvement radical palestinien Jihad islamique se sont prononcés contre la poursuite de la trêve alors que les responsables israéliens se sont dits favorables à sa prolongation tout en agitant la menace d'une offensive militaire contre Gaza si les tirs de roquettes continuaient.

"Nous n'avons pas peur de lancer une opération militaire de grande envergure dans Gaza, mais il est inutile de se précipiter", a réaffirmé mercredi le ministre de la Défense Ehud Barak et chef du parti travailliste. "Lorsque la situation l'exigera nous agirons".

La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, dirigeante du Kadima, le parti centriste au pouvoir, a le même jour dénoncé la "passivité" de M. Barak, accusé de ne pas frapper avec suffisamment de vigueur pour empêcher les tirs de roquettes et déstabiliser le pouvoir du Hamas.

Le dirigeant de l'opposition de droite Benjamin Netanyahu, donné favori par les sondages pour les élections législatives anticipées du 10 février, a lui aussi estimé qu'il fallait passer "d'une politique de passivité à une politique de dissuasion active" en attaquant le Hamas.

La trêve avait été mise à mal le 5 novembre par une opération de l'armée israélienne à la frontière de Gaza contre,le creusement d'un tunnel destiné à des attaques anti-israéliennes.

En représailles, les groupes armés palestiniens ont repris leurs tirs de roquettes et d'obus contre Israël qui a riposté en renforçant le blocus du territoire.

Tzipi Livni sort renforcée des primaires du Kadima

Lors des primaires du parti au pouvoir en Israël, Tzipi Livni a écarté les partisans de son principal rival, Shaul Mofaz, qu'elle avait battu de justesse pour prendre la direction du parti.

La ministre israélienne des Affaires étrangères et dirigeante du parti au pouvoir Kadima, Tzipi Livni, est sortie renforcée des primaires en vue des législatives anticipées du 10 février, ont indiqué jeudi 18 décembre les médias israéliens.
Après le vote de ses membres, mercredi, le Kadima a désigné jeudi ses candidats aux élections générales du 10 février prochain. Il ressort de cette liste que le parti centriste est parfaitement divisé entre les tenants de la ligne dure et les modérés.

"Le centre" pour Livni

A l'issue des primaires de ce mercredi qui ont permis d'établir la liste des candidats à la députation, Tzipi Livni a écarté la plupart des partisans de son principal rival, le ministre des Transports Shaul Mofaz, qu'elle avait battu de justesse lors d'élections pour la direction du parti en septembre, ont souligné les radios publique et militaire.
De ce vote devrait sortir la tendance vers laquelle s'orientera le parti centriste avant les élections générales.
Lors du scrutin, marqué par une faible participation (44,1%), Dalia Itzik, la chef du Parlement, Tzahi Hanegbi, président de la commission de Défense et des Affaires étrangères du Parlement, et Roni Bar-On, ministre des Finances, sont arrivés en tête.
Les primaires ne concernaient ni Tzipi Livni ni le "numéro deux", Shaul Mofaz.
"Il s'agit d'une équipe gagnante qui symbolise à elle seule le centre", s'est félicitée Tzipi Livni.
Dalia Itzik est donc troisième tête de liste derrière Tzipi Livni et Shaul Mofaz.

Le Kadima devancé par le Likoud

Le Kadima a été fondé en novembre 2005 par l'ancien Premier ministre Ariel Sharon qui avait quitté le Likoud, le grand parti de la droite, aujourd'hui dans l'opposition.
Les dix premiers candidats de la liste que va présenter le Kadima sont d'anciens responsables du Likoud à l'exception de Dalia Itzik (ex-travailliste).
Tzipi Livni a succédé au Premier ministre sortant Ehud Olmert qui a dû annoncer en septembre sa démission du gouvernement et de la direction du parti en raison de son implication présumée dans des affaires de corruption.
Selon les derniers sondages, le Likoud, dirigé par Benjamin Netanyahu devance largement le Kadima et pour tenter de remonter la pente, Tzipi Livni s'est positionnée plus à droite ces dernières semaines.
Les membres du Likoud et du parti travailliste ont déjà établi leur liste de candidats pour les prochaines législatives qui s'effectueront à la proportionnelle intégrale.

Israël: un Likoud radical à l'assaut de la Knesset

Le parti du Likoud de Benjamin Netanyahu se présente aux législatives de février en Israëll avec une liste de candidats phagocytée par l'extrême-droite, au lendemain de ses primaires de lundi.

M. Netanyahu, élu chef de la principale formation d'opposition en 2006, conduira une liste incluant de nombreuses personnalités idéologiquement proches de l'extrême-droite aux élections anticipées du 10 février, où il est donné favori par les sondages.

Le Likoud dispose actuellement de 12 députés, et les plus récents sondages le créditent de 34 mandats sur 120 à la Chambre.

Le numéro deux de la liste issue des primaires est Gidéon Saar, un avocat de 42 ans, considéré comme libéral, qui a obtenu le soutien de 74% des quelque 95.000 membres du parti.

Mais, troisième sur la liste des candidats à la députation, Gilad Erdan, soutient la colonisation à outrance des territoires palestiniens occupés. Et il est suivi de l'ancien président du Parlement, Reuven Rivlin, de Benny Begin, fils du fondateur historique de la droite Menahem Begin, ou encore de Moshé Yaalon, un ancien chef d'état-major.

Tous sont hostiles ou réticents au processus de paix au Proche-Orient et ont condamné le retrait israélien unilatéral de la bande de Gaza en 2006.

Partisans d'une politique de "poigne de fer" face au Hamas islamique et au Hezbollah chiite libanais, ils se présentent comme des "faucons" fidèles à l'idéologie d'Eretz Israël, qui préconise l'extension du territoire de l'Etat hébreu à ses frontières bibliques.

D'autres "durs", comme Youval Steinitz et Limor Livnat, figurent aussi en bonne place parmi les dix premiers candidats du Likoud à la députation.

Encore plus significatif: le chef de file de l'extrême droite du parti, Moshé Feiglin, un colon farouchement hostile à tout compromis territorial avec les Palestiniens, a réussi à arracher la 20ème place de la liste, et deux de ses fidèles lieutenants, Saguiv Assouline et Boaz Haetzni, figurent en 35ème et 36ème positions.

"Mon succès est celui du Likoud, qui apparaît comme +le camp national+ unifié face à la gauche (...) Le Kadima (centriste, au pouvoir) veut effrayer l'opinion en présentant le Likoud comme un parti d'extrémistes", a déclaré à la radio M. Feiglin.

"Si +Bibi+ (surnom de M. Netanyahu), Benny Begin, Moshé Feiglin et Moshé Yaalon sont les candidats les plus en vue du Likoud aux législatives, alors ce parti est une formation extrémiste qui risque d'acculer Israël à l'isolement", a déclaré le Premier ministre Ehud Olmert, ancien dirigeant du Likoud passé au Kadima (centre).

"Le Likoud était jadis un parti de paix sous la direction de Menahem Begin, et j'étais fier d'être l'un de ses membres", a-t-il ajouté en allusion au traité de paix signé en 1979 entre Israël et l'Egypte alors que Begin était Premier ministre.

M. Netanyahu a tenté de faire bonne figure à l'annonce des résultats en affirmant, en dépit d'un taux de participation de moins de 50%, que son parti avait choisi "la meilleure équipe possible".

Mais ses espoirs de donner une coloration modérée à sa formation ont fondu comme neige au soleil. Dan Meridor, un ancien ministre de la Justice, n'a ainsi décroché que la 17ème place, et le général de réserve Uzi Dayan est hors jeu.

Pour Tzahi Hanegbi, un ténor du Kadima, "la preuve est faite que Feiglin n'a eu aucun mal à prendre le contrôle du Likoud, ce qui écarte pour ce parti toute possibilité de dialogue de paix ".

Les commentateurs en Israël étaient unanimes mardi à estimer que M. Netanyau aura du mal à gérer les affaires s'il arrive au pouvoir en étant flanqué d'une aile aussi radicale au sein même de sa formation.

"Les primaires du Likoud sont un échec pour Bibi, qui ternit son image de marque et risque fort de le condamner à l'immobilisme", a estimé Shalom Yeroushalmi, du quotidien Maariv.

Pensée continentale

PENSEE.jpgDans le cadre des activités de l’Institut français, un atelier de Philosophie continentale française est ouvert au public intéressé à se familiariser avec cette pensée prolifique. Ce séminaire s’inscrit dans les activités d’un groupe de chercheurs et chercheuses qui tentent de construire une communauté de dialogue autour des relations entre la philosophie continentale française et allemande et le contexte israélien. La dimension critique de la philosophie française contemporaine, sa dimension éthique et son engagement autour de questions sociopolitiques la rendent particulièrement apte à interroger le temps présent et le lieu que nous habitons.

16 rencontres, les vendredis de 10h00 à 12h00. Renseignements et inscriptions : 03-796 80 00
Calendrier des rencontres :
12/12: Prof. Adi Ofir – Réflexion sur les temps présents
19/12: Dr Itzik Benyamini - La promesse, l’extermination, le rire, comment lire le livre de la Genèse sans Kierkegaard.
26/12 : Ohad Zahavi – La promesse incarnée dans le désastre de l’image (Discussion avec Deleuze)
02/01 : Dr Rina Doudai – Les rapports entre l’oubli et la mémoire dans la construction de l’expérience de la catastrophe
09/01 : Dr Aim Deuelle Luski – Le triomphe de la catastrophe
16/01 : Rencontre public sur un sujet choisi
23/01 : Dr Eran Dorfman – Le quotidien moderne et post-moderne, Benjamin, Freud et la possibilité de l’expérience
30/01 : Adam Tannenbaum – Nietzsche : Clinique du Maître
06/02 : Dr Anat Rimon-Or – Amour de soi et les cercles de la destruction dans la philosophie de Nietzsche.
13/02 : Dr Liat Frydman – Psychanalyse matérialiste
20/02 : Dr Ini Efergan – Hegel et la pensée de la réconciliation
27/02 : Dr Ronit Peleg – « L’après Auschwitz » responsabilité et la fin de la spéculation
06/03 : Dr Raphael Zagury-Orly – Réparation du monde? Hegel, Blanchot, Levinas
13/3 : Dr Michal Ben-Naftali – Déploiements fragmentaires, premières interrogation dans Maurice Blanchot
20/03 : Dr Ariella Azoulay – Représentations d’une révolution. Olympe de Gouge et Arendt
27/03 : Rencontre public sur un sujet choisi

Israël: Le Likoud élit lundi ses candidats aux législatives

Le Likoud, principal parti d'opposition de droite en Israël, doit élire lundi ses candidats aux élections législatives de février, dans un climat d'euphorie nourri par les sondages qui prévoient sa victoire.
Les 96.000 membres du parti dirigé par l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu sont appelés à désigner par ordre de préférence près de 150 candidats à la députation.

Le vote ne concerne pas M. Netanyahu, élu en 2006, qui sera tête de liste et continuera à diriger le parti.

Plusieurs personnalités ayant rejoint le parti ces dernières semaines présentent leurs candidatures, parmi lesquelles des "faucons" comme l'ancien chef d'état-major Moshe Yaalon ou Benny Begin, le fils de l'ancien Premier ministre Menachem Begin.

Des figures considérées comme plus modérées, le général de réserve Uzi Dayan et l'ancien ministre de la Justice Dan Meridor, sont également en lice.

M. Netanyahu avait demandé à ces personnalités de rejoindre le parti pour lui donner la base la plus large possible, alors qu'il tente d'empêcher la candidature du chef de file de l'extrême-droite du parti, Moshe Feiglin.

Les plus récents sondages accordent au Likoud plus de 30 députés sur 120 à la prochaine Knesset (Parlement), ce qui devrait lui permettre de former une coalition avec les partis religieux et au moins une partie des députés du Kadima, le parti du Premier ministre démissionnaire Ehud Olmert, qui partagent ses positions nationalistes.

Le scrutin qui doit se dérouler dans 91 bureaux de vote doivent débuter à 08H00 GMT et s'achever à 20H00 GMT. Les résultats seront connus mardi matin.

Les élections législatives anticipées en Israël, prévues le 10 février, s'effectuent à la proportionnelle intégrale, le pays ne constituant qu'une seule circonscription, chaque parti présentant ses listes.

Israël enterre les six Juifs tués à Bombay

enterre.jpgIsraël a rendu hommage mardi aux six victimes de la tuerie du centre juif Chabad de Bombay, qui ont été enterrées lors d'obsèques émouvantes après le rapatriement de leurs corps dans un avion de l'armée de l'air.

Des dizaines de milliers de personnes, en majorité des ultra-orthodoxes, vêtues du noir traditionnel, accompagnaient à leur dernière demeure les six victimes juives, dont quatre Israéliens, toutes résidant en Israël. Ils ont été tués après avoir été pris en otages par des extrémistes islamistes lors des attentats de Bombay (Inde).

Les corps étaient arrivés lundi soir en Israël, où l'Etat avait organisé une cérémonie officielle en présence d'un ministre et de personnalités rabbiniques pour les accueillir.

Les Israéliens ont été particulièrement bouleversés par la mort du couple qui dirigeait le centre Chabad de Bombay, le rabbin Gabriel Holtzberg et son épouse Rivka, laissant leur fils Moshé (2 ans) orphelin.

Les télévisions ont passé en boucle les images du bébé appelant en vain "maman" à son départ de Bombay, en compagnie de ses grands parents emportant avec eux des rouleaux de la Torah qui se trouvaient dans le centre abîmé lors de la prise d'otages. Ces rouleaux revêtent un caractère sacré pour le judaïsme.

La gouvernante indienne Sandra Samuel, 44 ans, qui avait sauvé l'enfant en s'enfuyant avec lui, accompagnait le petit Moshé qui lui est très attaché, à la demande de la famille.

Près de dix mille personnes s'étaient rassemblées mardi après-midi à Kfar Chabad, bastion du mouvement ultra-orthodoxe Chabad (dit de Loubavitch), proche de Tel-Aviv, pour une cérémonie funéraire qui précédait l'enterrement des époux Holtzberg au cimetière du Mont des Oliviers, à Jérusalem.

Le président de l'Etat, Shimon Peres, le ministre de la Défense, Ehud Barak, le chef de l'opposition Benjamin Netanyahu, les deux grands rabbins d'Israël étaient présents à la cérémonie.

"Les émissaires du mouvement Chabad sont une grande famille, nous avons perdu un frère", confie à l'AFP Yossi Swerdlov, un responsable du mouvement.

Un autre dirigeant, le rabbin Naftali Liebsker, a affirmé "vouloir venger le couple Holtzberg en continuant de diffuser la lumière de la Torah".

Plusieurs orateurs se sont succédé, notamment M. Peres qui a appelé la communauté internationale à "lutter sans répit contre le terrorisme".

Avant le départ du cortège vers Jérusalem, le rabbin Shimon Rosenberg, père de Rivka Holzberg a demandé à la foule de répéter après lui plusieurs fois: "Jusqu'a quand ?", implorant "la pitié de Dieu" pour son petit fils, seul survivant de la famille.

Les responsables de Chabad ont annoncé que l'attaque meurtrière contre leur centre à Bombay, ne les dissuaderait pas de continuer leur action en Inde et dans le monde entier.

"Nous vous aimons, nous continuerons votre mission", a déclaré face aux corps, le rabbin Rosenberg, sa voix brisée par les larmes.

Plusieurs orateurs se sont également exprimés en anglais pour remercier la nourrice indienne du bébé, qui a réussi à le sortir vivant du centre Chabad.

"En sauvant le petit Moshé d'une mort certaine, vous êtes entrée dans l'histoire du peuple juif, nous resterons éternellement reconnaissants pour votre geste", a notamment déclaré le grand rabbin de Tel-Aviv, Israël Meïr Lau.

Au moins 188 personnes, dont une trentaine d'étrangers, ont péri dans une série d'attaques coordonnées à Bombay sur des sites importants, en particulier touristiques, entre le 26 et le 29 novembre.

Des portraits de Sarkozy dans Paris détournent la campagne d'Obama

YES.jpgDe mystérieuses affiches représentant Nicolas Sarkozy à partir d'un visuel de campagne, détourné, de Barack Obama et son slogan "yes we can" sont apparues ces derniers jours dans les rues de Paris, sans que l'on connaisse l'identité de leurs créateurs.
L'image en bleu, blanc et rouge détourne un dessin qui avait été réalisé pendant la campagne américaine par le graphiste américain Shepard Fairey.

Sous le visage du président français, les affiches déclinent des propositions d'inspiration progressiste: "Faire payer les entreprises qui polluent?", "Faire économiser 1.000 euros par an à chaque ménage?", "Produire une énergie propre et durable en Europe?", au-dessus du slogan "yes we can" (oui nous le pouvons).

L'UMP a démenti être à l'origine de cette campagne, dont plusieurs médias se sont fait l'écho ces derniers jours.

Même chose du côté des jeunes du mouvement. "On aurait aimé que ce soit nous parce que le message nous plaît", rapporte Benjamin Lancar, président des jeunes militants de l'UMP. "Vu le nombre d'affiches qu'il y a dans Paris il faut de gros moyens", observe-t-il, évoquant la possiblité qu'une "entreprise" soit à l'origine de cette action.

Du côté de l'Elysée on affirme tout ignorer de cette campagne.

Pendant la présidentielle américaine, nombre d'élus de la droite française avaient affiché leur préférence pour Barack Obama, et certains après sa victoire avaient fait un parallèle avec celle de Nicolas Sarkozy en mai 2007, évoquant l'élection du candidat de la "rupture" et du "changement".

L'auteur présumé de l'attentat de la rue Copernic arrêté 28 ans après au Canada

coper.jpgL'auteur présumé de l'attentat qui avait fait quatre morts près de la synagogue de la rue Copernic à Paris (XVIe) en 1980, un Libano-Canadien d'origine palestinienne, a été arrêté jeudi au Canada 28 ans après les faits sur mandat d'arrêt international de juges français.

Selon L'Express qui a révélé l'affaire sur son site internet, cet homme de 54 ans, Hassan Diab, a été interpellé à Gatineau, au Québec, par la gendarmerie royale canadienne.

Son arrestation a été confirmée par la police fédérale canadienne.

"Mon client est innocent, il n'a rien à faire là-dedans", a déclaré son avocat Me René Duval. Il a ajouté qu'il demanderait sa remise en liberté lors d'une comparution prévue vendredi après-midi au Palais de justice d'Ottawa.

M. Diab a été arrêté à 11H45 locales, a confirmé une source judiciaire à Paris qui a précisé que les deux juges antiterroristes parisiens chargés de l'affaire, Marc Trévidic et Yves Jannier, devaient très prochainement se rendre au Canada afin notamment de s'enquérir de son extradition vers la France.

L'homme est soupçonné par la justice française d'avoir confectionné l'engin explosif posé dans la sacoche d'une moto à quelques mètres de la synagogue de l'Union libérale israélite et qui avait explosé le 3 octobre 1980, vers 18h40, tuant trois Français et une Israélienne.

Des perquisitions étaient en cours jeudi, a ajouté cette source judiciaire. Selon L'Express, elles viseraient le domicile et le bureau de M. Diab, qui enseigne la sociologie à l'université d'Ottawa.

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a félicité les policiers "qui ont une nouvelle fois démontré la détermination de la France à combattre sans relâche le terrorisme".

Françoise Rudetski, la fondatrice de l'association SOS Attentats, aujourd'hui dissoute, a pour sa part salué le "travail de fourmi et l'obstination des enquêteurs" tout en espérant la prochaine extradition vers la France de M. Diab.

Les juges antiterroristes français se sont intéressés à Hassan Diab après que l'Allemagne leur a communiqué un fichier, "acheté" dans dans conditions non précisées, d'activistes du Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS) dans lequel figurent notamment les noms des membres du commando de la rue Copernic.

L'attentat de la rue Copernic n'avait pas été revendiqué mais les enquêteurs soupçonnent le FPLP-OS, un groupe palestinien opposé à Yasser Arafat.

En octobre 2007, les juges français avaient lancé une commission rogatoire internationale au Canada visant M. Diab, relançant l'enquête. Il s'était déclaré "victime d'une homonymie".

"Je n'ai jamais appartenu à aucune organisation palestinienne, ni milité politiquement", avait-il assuré.

René Duval avait indiqué que son client, M. Diab était étudiant à Beyrouth à l'époque de l'attentat de la rue Copernic et s'était ensuite installé aux Etats-Unis pour des études de doctorat.

Ils ont notamment mis la main sur une fiche d'hôtel parisien remplie par le suspect lors de son séjour au moment de l'attentat de la rue Copernic et effectué des comparaisons graphologiques probantes avec des documents officiels remplis par Hassan Diab lors d'un séjour aux Etats-Unis, ajoute le site de l'hebdomadaire.

De même, une photo du suspect datant de 1981 présenterait une ressemblance troublante avec le portrait-robot dressé par des témoins.

Le choix de Rahm Emanuel par Obama douche l'enthousiasme arabe

gobama.jpgSi l'élection de Barack Obama a soulevé des attentes incontestables au Moyen-Orient, où les huit ans de présidence de George Bush ont déçu, braqué ou révolté Arabes et Iraniens, le choix de son secrétaire général de la Maison blanche inquiète.

La région avait mis ses espoirs dans une politique plus équilibrée de la part de Barack "Hussein" Obama, mais le président élu a semé le doute en choisissant comme chef de son cabinet Rahm "Israël" Emanuel, représentant juif de l'Illinois, ayant de fortes racines familiales dans l'Etat juif.

"Pour des millions d'Arabes qui avaient donné libre cours à leur allégresse lors de la monumentale victoire d'Obama, cette nomination a fait l'effet d'une douche froide après une fête éphémère", écrit mercredi l'éditorialiste Oussama al Charfi dans le quotidien saoudien Arab News.

Aux yeux du journal arabophone marocain Al Massa, ce choix à un poste clé de la Maison blanche dénote qu'"Israël a le bras long au sein de l'administration d'Obama", tandis que le journal radical iranien Kayhan qualifie Emanuel de "sioniste disposant de liens familiaux bien établis avec Israël".

Ces préventions sembleraient confirmées par le journal israélien Maariv, qui a présenté Rahm Emanuel la semaine dernière comme "notre homme à la Maison blanche" et publié une interview de son père Benjamin prédisant qu'il convertira Obama à la cause israélienne.

"Ce n'est pas un Arabe, il ne va pas cirer les parquets de la Maison blanche", a-t-il ajouté, soulevant par ses propos désobligeants une vive indignation.

"Je suis un Arabe américain. Je ne veux par être jugé selon des critères ethniques, mais sur ce que je fais et que je dis", lui a rétorqué le professeur de science politique Shibley Telhami, en invitant à juger Emanuel "en fonction de ses actes et non pas de son père, de son histoire".

DES PRÉVENTIONS EXAGÉRÉES?

Rahm Emanuel, qui a travaillé dans l'équipe de Bill Clinton, a certes pris dans le passé des positions pro-israéliennes, mais il a soutenu le processus de paix parrainé par les Etats-Unis qui a mené aux accords israélo-palestiniens d'Oslo sur la pelouse de la Maison blanche en 1993.

Pour l'analyste David Levy, le poste d'Emanuel ne lui conférera pas une influence prédominante sur la politique proche-orientale de Barack Obama. Sa loyauté envers Obama primera et rien dans son passé ne traduit une hostilité au processus de paix.

L'ancien ministre des Affaires étrangères égyptien Ahmed Mahed estime que c'est Obama qui prendra les décisions et pas ses conseillers. Rahm Emanuel l'a confirmé mercredi à Reuters en affirmant que le président élu n'avait nullement besoin de son influence pour se déterminer face à Israël, dont il soutient la sécurité de façon "ferme et inébranlable".

Les préventions arabes contre l'homme charnière de la Maison blanche ne sont peut-être donc pas justifiées. Le politologue israélien Shmuel Sandlet, de l'université de Bar Ilan, va même jusqu'à se méfier de lui. "Il est très proche de la gauche et il me fait plus peur qu'Obama."

Quoi qu'il en soit, plus qu'Emanuel, ce sont le choix du président élu à la tête du secrétariat d'Etat et au sein du Conseil de sécurité nationale qui seront éventuellement probants pour ce qui concerne ses projet dans la région.

En attendant, l'Iran comme son protégé libanais le Hezbollah semblent ne pas vouloir insulter l'avenir.

Même si Barack Obama s'est prononcé pour des sanctions renforcées contre l'Iran sur le dossier nucléaire et n'a pas exclu en dernier ressort un recours à la force, il s'est aussi dit prêt au dialogue avec les dirigeants iraniens.

Pour le journal Kayhan International, "le défi pour Obama est de montrer au monde qu'il est véritablement prêt à offrir à Téhéran une négociation globale plutôt qu'un big bang".

Quant au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, il s'est voulu prudent sur les chances d'un changement tout en relevant que l'ascendance d'Obama, dont le père était musulman, et la couleur de sa peau suscitaient de l'empathie dans le monde arabe et africain.

"Je ne veux pas anticiper les événements, mais la logique veut que nous ne misions pas sur une réduction de l'injustice ou sur une éventuelle attitude plus clémente ou moins inique que celle de ses prédécesseurs", a toutefois ajouté Nasrallah.