Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israël ne tolèrera jamais un Iran nucléaire, prévient Olmert

Israël ne laissera pas l'Iran développer l'arme atomique, quel que soit le visage du prochain gouvernement, a déclaré dimanche le Premier ministre israélien démissionnaire, Ehud Olmert, à deux jours des élections législatives.

Favori du scrutin qui désignera le successeur du centriste Olmert, le chef du Likoud Benjamin Netanyahu a prévenu qu'Israël pourrait attaquer les structures militaires de l'Iran s'il était en mesure de se doter d'un arsenal nucléaire.

Le Likoud devra probablement former une coalition avec les centristes de Kadima ou avec les travaillistes s'il remporte les élections, mais ces considérations politiques n'affectent pas la position israélienne sur l'Iran, a dit Olmert à une délégation française en visite en Israël.

"Le Premier ministre a souligné qu'Israël ne tolèrera pas un Iran nucléaire, que sur ce sujet, Israël n'avait pas de gouvernement et d'opposition et qu'aucun futur gouvernement ne modifiera la position d'Israël", pouvait-on lire dans un communiqué diffusé par les services d'Olmert.

Les gouvernements israéliens ont pour habitude de demander l'approbation des chefs de l'opposition avant de lancer une opération militaire stratégique, comme le bombardement d'un réacteur nucléaire iranien en 1981.

Olmert lui-même s'était entretenu avec Netanyahu avant le raid qui a détruit, selon le renseignement américain, un site nucléaire secret en Syrie - ce que Damas a nié.

L'Iran assure que son programme nucléaire a pour finalité la production d'électricité, mais les puissances occidentales et Israël le soupçonnent de chercher à se doter de l'arme atomique.

Les Etats-Unis, qui n'ont pas exclu de recourir à la force, conduisent les efforts internationaux en vue d'obtenir la suspension des activités iraniennes sensibles.

Bien que les installations nucléaires de la République islamique soient éloignées, nombreuses et fortifiées, certains experts croient Israël capable de les frapper.

Tzipi Livni, une femme dans les pas de Golda Meir

livni-.jpgLa ministre des Affaires étrangères et leader du parti Kadima, Tzipi Livni, avant un meeting, le 3 février 2009 à Jérusalem

Louée pour son intégrité mais accusée de ne pas avoir la "carrure" d'un chef, Tzipi Livni, à la tête du Kadima, cultive l'image d'une femme à poigne pour rallier un électorat qui penche à droite.

La ministre israélienne des Affaires étrangères, révélée par l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, figure, malgré les attaques incessantes de ses détracteurs, en tête des personnalités les plus populaires d'Israël.

Beaucoup de commentateurs veulent voir en cette mère de deux enfants, née le 8 juillet 1958, une future Golda Meïr si elle parvient à devenir la deuxième femme Premier ministre d'Israël.

Issue d'une famille dont les parents Eitan et Sarah étaient des membres importants de l'Irgoun, une organisation sioniste clandestine de droite en lutte contre les Arabes et les Britanniques, elle a du évoluer avec les réalités du terrain.

Pour cette avocate et ancienne agente du Mossad, un temps basée à Paris, l'objectif prioritaire est de préserver le caractère juif de l'Etat d'Israël face à une démographie palestinienne galopante dans les territoires.

"Je suis ici en raison de l'objectif suprême, qui est un Etat juif et démocratique", aime-t-elle à répéter.

"C'est pourquoi je soutiens la création d'un Etat palestinien, à la condition qu'il soit la solution nationale pour tous les Palestiniens, tout comme Israël est la solution nationale pour tous les juifs".

Une façon de rejeter le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948, dispersés au Liban, en Syrie et en Jordanie.

Ce constat l'a poussée à soutenir le retrait de Gaza, effectué par son mentor Ariel Sharon. Elle a aussi mené le dossier des discussions de paix avec les Palestiniens et l'administration de George W. Bush.

"Tzipi est une femme de conviction, intelligente et de paix. Je la respecte profondément (...) Je sais que longtemps après notre départ de la scène mondiale, nous serons toujours amies", dit d'elle Condoleezza Rice, l'ancienne secrétaire d'Etat américaine.

Oscillant entre la colombe et le faucon, elle a adopté une position des plus fermes lors de la récente offensive israélienne dans la bande de Gaza contre le mouvement islamiste Hamas, qui a pris le contrôle du territoire en juin 2007.

"Qui peut mieux défendre le pays du Hamas qu'un gouvernement Livni-Barak?" a-t-elle déclaré au journal Maariv. "Nous avons détruit la moitié de Gaza et tué des centaines de terroristes. Qui osera nous chercher des noises maintenant?".

Pourtant, beaucoup en Israël la décrivent comme la grande perdante de la guerre de Gaza face au Likoud de Benjamin Netanyahu.

Pour ses détracteurs, nombreux au sein même de son propre parti, Mme Livni manque d'expérience et surtout de "leadership". "Elle n'a pas la carrure", a martelé un spot publicitaire du Likoud, favori des sondages.

"Je crains pour l'avenir de l'Etat d'Israël si Livni arrive au pouvoir. Elle est incapable de prendre des décisions. Elle est influençable et n'a pas confiance en elle-même", a récemment dit Ehud Olmert, le Premier ministre israélien, la qualifiant au passage de "traîtresse" et de "menteuse".

Une animosité qui a éclaté au grand jour en 2007, lorsqu'elle s'était déjà positionnée en faveur d'une démission du Premier ministre après la publication d'un rapport sur les ratés de la guerre de 2006 au Liban.

Beaucoup de commentateurs veulent voir en cette mère de deux enfants, née le 8 juillet 1958, une future Golda Meïr si elle parvient à devenir la deuxième femme Premier ministre d'Israël.

Netanyahu: Israël doit faire tomber le Hamas, allié de l'Iran à Gaza

Israël doit "faire tomber le régime du Hamas allié de l'Iran" à Gaza, a affirmé mercredi le chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu, favori des élections législatives du 10 février.

"Il n'y aura pas d'autre choix que de faire tomber le régime du Hamas qui est un allié de l'Iran dans la bande de Gaza", a déclaré M. Netanyahu lors d'une intervention à la Conférence sur la sécurité d'Herzliya (centre).

"En fin de compte, il n'y aura pas d'autre choix que d'éradiquer la menace iranienne à Gaza", a-t-il insisté.

Israël : l'extrême droite au plus haut

Le parti israélien d'extrême-droite Israël Beitenou, dirigé par le député d'opposition Avigdor Lieberman, est crédité d'un score record par un sondage rendu public aujourd'hui, à huit jours des élections législatives.

Israël Beitenou obtiendrait 18 députés sur 120 contre 11 dans le parlement sortant et deviendrait ainsi le troisième parti du pays, selon ce sondage de la télévision publique. Lors d'un précédent sondage rendu public la semaine dernière par la télévision publique, le parti d'Avigdor Lieberman était crédité de 16 mandats.

Le Likoud, le grand parti de l'opposition de droite mené par Benjamin Netanyahu, qui a déjà été Premier ministre entre 1996 et 1999, se maintient à 28 mandats contre 12.
Le parti de centre droit au pouvoir Kadima, dirigé par la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, obtiendrait 23 sièges contre 29 actuellement.

Les travaillistes, conduits par le ministre de la Défense Ehud Barak, devraient se contenter de 17 députés contre 19 actuellement.

Le pourcentage des indécis atteint pour sa part les 20%.

Le sondage a été réalisé par l'institut Midgam auprès de 500 personnes représentatives de la population israélienne avec une marge d'erreur de 4,5%.

Nouveaux accrocs à la trêve à quelques jours des élections israéliennes

Des militants palestiniens ont tiré au moins dix roquettes et obus de mortier sur le sud d'Israël dimanche, faisant trois blessés et laissant craindre une reprise des affrontements à quelques jours des législatives israéliennes: le Premier ministre Ehoud Olmert a averti que l'Etat hébreu riposterait de manière "dure et disproportionnée", mais au moment qu'il choisirait.

Cette riposte est venue dans la soirée. Après avoir survolé la ville de Rafah, l'aviation israélienne a bombardé la zone frontalière entre la Bande de Gaza et l'Egypte, où le Hamas a creusé de nombreux tunnels, a-t-on appris de source palestinienne.

Tsahal a confirmé ce raid, indiquant que ses appareils avaient frappé six de ces tunnels utilisés à des fins de contrebande ainsi qu'une position non précisée du Hamas sur la pointe nord de la Bande de Gaza.

Les tirs du Hamas, nouvelle violation de la trêve décrétée le 18 janvier après trois semaines d'une offensive israélienne meurtrière et dévastatrice sur la Bande de Gaza, sont intervenus un peu plus d'une semaine avant les élections législatives israéliennes, le 10 février, qui mettent face à face l'actuelle cheffe de la diplomatie Tzipi Livni et le dirigeant "faucon" du Likoud Benjamin Nétanyahou, donné favori.

Une reprise des combats, soulevant des questions sur l'efficacité de la récente offensive qui a fait près de 1.300 morts, dont plus de la moitié de civils, pourrait influer sérieusement sur le résultat du scrutin. Le pari est donc risqué pour Mme Livni, qui a remplacé Olmert, qui ne se représente pas, à la tête du parti centriste Kadima.

Depuis l'entrée en vigueur de cette trêve non-écrite, ses violations ont été croissant. Des militants palestiniens ont tiré des roquettes sur Israël et tué un soldat à la frontière, tandis que l'Etat hébreu a pilonné les tunnels de contrebande sous la frontière égyptienne et tué trois Palestiniens, apparemment des fermiers, dans des accrochages à la frontière.

Dimanche après-midi, trois personnes, deux soldats et un civil, ont été blessées dans des tirs d'obus de mortier sur le village de Nahal Oz, en lisière de la Bande de la Gaza, selon la police. Un peu plus tôt, une roquette était tombée près d'un jardin d'enfants d'une communauté proche du territoire palestinien, déclenchant des sirènes et la fuite de la population vers les abris.

Au cours du Conseil des ministres, Ehoud Olmert a estimé que les tirs de roquettes avaient "atteint un niveau" exigeant une réponse d'Israël: "nous ne dirons pas par avance aux terroristes comment nous allons répondre, où nous allons répondre et quand nous allons répondre, mais nous allons répondre", a-t-il averti. "Si on tire sur des habitants du Sud (...) et sur nos forces, il y aura une réponse israélienne qui sera dure et disproportionnée par sa nature".

Au cours de cette même réunion, Mme Livni a jugé que la riposte devait être "dure et immédiate". Parlant à la presse, M. Nétanyahou a quant à lui estimé que l'Etat hébreu devait travailler à "l'élimination du régime Hamas à Gaza, et à l'élimination de la menace des roquettes sur la banlieue de Tel Aviv".

Au ministère israélien de la Défense, on précisait qu'une nouvelle incursion de chars et d'unités d'infanterie était peu probable. On disait ne pas avoir encore préparé cette riposte, mais qu'il devrait plutôt s'agir de frappes aériennes, y compris peut-être pour tenter d'abattre des chefs du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis juin 2007.

En Egypte, des ingénieurs étrangers sont arrivés sur la frontière avec Gaza, au terminal de Rafah, continuant l'installation de matériels de détection de tunnels de contrebande, caméras de surveillance et radars. Israël exige que l'Egypte prenne des mesures en vue de mettre un terme à la contrebande d'armes destinées au Hamas à Gaza, via son sol.

En visite au Caire, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a pour sa part exclu tout "dialogue" avec le Hamas tant que le Mouvement de la résistance islamique tant qu'il n'aura pas reconnu l'OLP et les engagement que cette dernière a pris -soit la reconnaissance d'Israël, des accords passés, et la solution de deux Etats côte-à-côte.

Mahmoud Abbas était ensuite attendu lundi en France notamment, où il doit rencontrer le président Nicolas Sarkozy avant de poursuivre sa tournée par la Grande-Bretagne, l'Italie, la Pologne et la Turquie.

De son côté, le chef du Hamas en exil, Khaled Méchal, arrivait à Téhéran, où il a rencontré le président Mahmoud Ahmadinejad et doit avoir des entretiens consacrés à l'offensive israélienne sur Gaza.

Israël ne s'attend pas à un changement de politique américaine

Israël ne s'attend pas à un changement de la politique américaine au Proche-Orient sous l'administration du nouveau président Barack Obama, a déclaré mercredi le vice-Premier ministre Haïm Ramon.

"La politique des Etats-Unis ne va certainement pas changer sur le fond", a estimé M. Ramon, dans une interview à la radio publique.

"Cette politique se fonde sur deux principes: la lutte contre le terrorisme et la nécessité de parvenir à une paix sur la base de deux Etats", israélien et palestinien, a-t-il souligné.

De son côté, le député du Likoud Yuval Steinitz, un dirigeant du principal parti de l'opposition de droite, a rappelé les déclarations de soutien à Israël de Barack Obama durant sa campagne.

¨Je suis convaincu qu'après les élections de février, Barack Obama aura d'excellents rapports avec Benjamin Netanyahu à la tête de l'Etat, avec lequel il avait eu des entretiens fructueux", a ajouté M. Steinitz.

L'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, leader du Likoud, est le grand favori selon les sondages pour former le prochain gouvernement après les législatives anticipées du 10 février en Israël.

M. Netanyahu avait lui-même estimé mardi que M. Obama comprenait la "détresse" des Israéliens et la "cruauté des ennemis que nous combattons" en allusion aux islamistes palestiniens du Hamas contre lesquels l'armée israélienne a mené une opération (27 décembre- 17 janvier) dans la bande de Gaza qui a fait plus de 1.300 morts.

M. Obama avait déclaré dimanche qu'il mettait en place une équipe qui puisse s'engager immédiatement dans le processus de paix au Proche-Orient, dès son investiture le 20 janvier.

Selon le Washington Post, il prévoit de nommer le sénateur à la retraite George Mitchell, artisan de la paix en Irlande du Nord, comme envoyé spécial pour le Proche-Orient, chargé en particulier du conflit israélo-palestinien.

Dans un rapport qu'il avait préparé en 2001 sur les causes de la seconde Intifada palestinienne, M. Mitchell avait recommandé des mesures de confiance, un retour aux négociations de paix et un gel total de la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés. Cette dernière exigence est complètement rejetée par le Likoud.

Au cours des dernières semaines, M. Obama a résisté aux pressions pour qu'il s'exprime sur l'offensive israélienne, expliquant qu'il n'y avait "qu'un président à la fois" aux Etats-Unis. Il n'en a pas fait mention dans son discours d'investiture.

Son prédécesseur George W. Bush avait toujours apporté un appui inconditionnel à Israël. Le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert lui a rendu un vibrant hommage en novembre affirmant que "son nom restera gravé en lettres d'or pour de longues années dans le coeur d'Israël".

"Trois amis": à la vie, à l'humour

3amis.jpg"Qu'est-ce
qu'un ami? Est-ce que j'en ai un? Est-ce que j'en suis un?" Quatre ans
après avoir abordé les relations familiales dans "Père et fils", Michel
Boujenah s'attaque, dans son deuxième fils "Trois amis" (ce mercredi
sur les écrans français), à une question qui ne sort certes pas des
sentiers battus: "C'est quoi cette relation étrange qu'on appelle
l'amitié?"

Le
sujet a été traité au cinéma des dizaines de fois depuis des dizaines
d'années. Pourtant, sans rechercher l'originalité, Boujenah a su faire
vivre trois personnages et raconter une histoire drôle, parfois
émouvante, sans prétention mais sans fausse note, avec un mélange de
gros gags et de pudeur. A l'image, vous verrez, de la toute dernière
scène...

Claire,
César et Baptiste se sont connus tout gamins, à l'orphelinat. Ils
avaient en commun de n'avoir pas connu leurs parents: Claire est née
sous X, César a été confié à un foyer et les parents de Baptiste sont
morts quand il était enfant.

Une
trentaine d'années plus tard, ces trois-là sont des amis à la vie, à la
mort. Du genre qui se comptent sur les doigts d'une seule main, pour
qui "les ennuis de mes amis sont mes ennuis".

Claire
(Mathilde Seigner) est une informaticienne au chômage, qui cherche
l'âme soeur et surtout tente de retrouver sa mère qui l'a abandonnée à
la naissance. Les démarches administratives pour cela constituent un
vrai parcours du combattant, mais elle ne baisse pas les bras.

César
(Pascal Elbé) est vendeur de matelas dans un grand magasin, pas très
doué, mais qui couche -en cachette- avec la fille du patron, amoureuse
et un rien nymphomane. Une vie un peu trop simple qui ne le rend pas
vraiment heureux.

Baptiste
(Kad Mérad), fils d'un petit boulanger de Montauban, a réussi dans les
affaires: il est patron d'une minoterie et a reçu la médaille du
Mérite. Mais sa vie sentimentale s'effondre quand sa femme le quitte
après trois ans de mariage.

C'est
à cause de ce mariage, aux Etats-Unis, sur un coup de tête, que
Baptiste s'est brouillé avec Claire et César. Et c'est à l'occasion du
départ de sa femme, trois ans après, que ses deux amis renouent avec
lui.

Claire
et César vont tout faire pour aider Baptiste à sortir de la déprime.
Mais pour eux aussi d'autres choses vont arriver: Claire va rencontrer
(peut-être) l'homme de sa vie, César va se faire virer par son patron
et rompre définitivement (peut-être) avec la fille de celui-ci. Bref,
les trois quadragénaires ont chacun beaucoup à recevoir et surtout à
donner aux deux autres. Car, comme le dit Boujenah: "Au fond, quel est
ce sentiment étrange qui m'habite quand un ami a besoin de moi? Un
bonheur ou un besoin?".

Dans
leurs petits malheurs, ces trois-là savent rire et le film baigne donc
dans l'humour, entre deux scènes plus retenues ou émouvantes. L'amitié,
protéiforme dans le film, est bien sûr le thème central abordé par le
réalisateur: "J'ai vu autour de moi des couples divorcés, des gens
angoissés par le travail et la maladie, d'autres qui n'avaient plus de
combats collectifs ou qui étaient déplacés géographiquement à cause du
marché du travail, et tous n'avaient qu'une seule chose qui les
ramenait à la réalité: leurs amis. L'amitié, c'est un peu comme un
radeau de la Méduse".

Michel
Boujenah -et d'autres l'ont fait avant lui, dans le cinéma américain
notamment- pourrait prononcer la même phrase en remplaçant "amis" par
"famille". Avec moins de pertinence peut-être, puisqu'on ne choisit pas
sa famille. Mais choisit-on vraiment ses amis?

Pour
son deuxième film, le réalisateur a en tout cas choisi un très agréable
trio d'acteurs, épaulés par quelques bons seconds rôles (Yves Rénier,
Daniel Duval) et notamment Philippe Noiret, dans sa toute dernière
apparition au cinéma, affaibli et malade, mais émouvant après avoir été
le pilier du premier film de Boujenah "Père et fils".

Le producteur de Dieudonné déprogramme trois spectacles

BESANÇON — La société de production chargée des spectacles de l'humoriste Dieudonné prévus en février et mars à Besançon, Belfort et en Haute-Saône a décidé de les déprogrammer, après que ce dernier eut invité sur la scène du Zénith de Paris le négationniste Robert Faurisson.

"En voyant Faurisson se faire remettre un prix par une personne déguisée en déporté juif, je me suis dit: +ou tu cautionnes, ou tu as une conscience et tu annules les spectacles+, - ce que j'ai fait", a indiqué mardi à l'AFP Hamid Asseila, responsable de la société bisontine Nouvelle Génération Production, en charge de l'organisation des spectacles.

"J'ai eu mal au coeur pour le peuple juif qui a beaucoup souffert. On ne peut pas s'asseoir sur 2 millions de morts", a-t-il ajouté, précisant qu'il avait visionné de "longs extraits du spectacle au Zénith".

Pour Yves-Michel Dahoui, adjoint à la culture de Besançon, "les organisateurs ont pris leurs responsabilités. Ce n'était pas aux politiques de censurer, et c'est à chaque citoyen de se rendre compte des dérives nettement condamnables de Dieudonné".

L'humoriste "a une fâcheuse tendance à comparer le malheur des peuples et à faire des amalgames douteux, sous-entendant qu'il y en a toujours trop pour les juifs et pas assez pour les noirs", a dénoncé M. Dahoui.

Près de 500 places étaient déjà vendues pour le spectacle prévu le 4 février à Besançon, 300 pour celui programmé le 5 février à Belfort, et entre 150 et 200 pour le 28 mars à Port-sur-Saône, a indiqué Hamid Asseila qui estime ses pertes à près de 20.000 euros, dont 5.000 euros déjà déboursés en communication.

"J'avais signé trois contrats avec la boîte de production de Dieudonné qui peut désormais me demander des dommages et intérêts", redoute-t-il.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire "aux fins de vérifier dans quelles conditions Dieudonné Mbala Mbala a remis" le "prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" à Robert Faurisson.

Nicolas Sarkozy est arrivé à Damas

Nicolas Sarkozy, qui poursuit sa tournée de deux jours au Proche-Orient, est arrivé mardi matin à 10h45 à Damas, où il doit rencontrer le président syrien Bachar el-Assad.

Le président français, qui n'a pas fait de déclaration à son arrivée, est accompagné par le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) Javier Solana.

Un peu plus tôt, avant de quitter Jérusalem, Nicolas Sarkozy avait rencontré le chef du Likoud, Benjamin Netanyahou.

"Les violences doivent cesser", avait lancé lundi Nicolas Sarkozy aux Israéliens. Affirmant travailler sur "une initiative commune" avec l'Egypte, le président français a réclamé une "trêve humanitaire provisoire" dans la Bande de Gaza tout en dénonçant l'attitude "impardonnable" du Hamas.

Le chef de l'Etat s'est entretenu lundi à Ramallah (Cisjordanie) avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, avant de rencontrer à Jérusalem le Premier ministre israélien Ehoud Olmert. Auparavant, le président français avait déjeuné avec le président égyptien Hosni Moubarak à Charm el-Cheikh, station balnéaire égyptienne.

Tomer Sisley : un bébé et un carton au ciné... 2008 est l'année de tous les succès !

tomerwinch.jpgPour la star française Tomer Sisley, 34 ans, l'année 2008 aura été parfaite à tous les niveaux, autant d'un point de vue personnel que professionnel. Le jeune comédien aura en effet eu le bonheur de devenir père pour la première fois, et de décrocher son premier grand rôle au cinéma — et quel rôle ! —, pour un film qui cartonne littéralement dans les salles !

Ainsi, le 3 octobre, celui que l'on peut aujourd'hui appeler Largo Winch, est devenu papa pour la première fois, puisque sa compagne Julie a donné naissance à une petite fille prénommée Liv Shaya.

Et le 17 décembre, sur tous les écrans français débarquait le très attendu Largo Winch (voir la bande-annonce). Entouré pour l'occasion de Kristin Scott Thomas (4 mariages et 1 enterrement, Le Patient Anglais), Mélanie Thierry (Babylon A.D.), Gilbert Melki (La vérité si je mens), Anne Consigny (Mesrine) et Benjamin Siksou (Nouvelle Star), Tomer explose totalement dans le rôle de ce jeune héritier, milliardaire et rebelle.

Pour rappel, ce long métrage adapté de la BD culte de Jean Van Hamme et Philippe Francq, produit par Philippe Godeau et Nathalie Gastaldo, et réalisé par Jérôme Salle, nous narre l'histoire suivante : L'homme d'affaires milliardaire Nerio Winch est retrouvé noyé. Il s'agit d'une mort forcément suspecte lorsque l'on sait qu'il est le fondateur et principal actionnaire de l'un des plus grands groupes industriels du monde, le fameux Groupe W. Qui va hériter des milliards de dollars et de la puissance de cet empire ? Officiellement, le milliardaire n'avait aucune décendance, mais Nerio gardait un secret : un fils, Largo, adopté trente ans plus tôt dans un orphelinat bosniaque. Aujourd'hui, le jeune et flambant héritier, qui aime l'action et les femmes, croupit dans une prison au fin fond de l'Amazonie, accusé à tort de trafic de drogue. Nerio assassiné. Largo emprisonné. Et si ces deux affaires ne faisaient partie que d'un seul et même complot destiné à mettre la main sur l'immense empire W ?

Après une semaine d'exploitation, Largo Winch avait déjà engrangé 556 147 entrées, se classant deuxième au box-office hebdomadaire, juste derrière l'indétrônable Madagascar 2. Un succès confirmé par sa deuxième semaine, puisque qu'après 15 jours d'exploitation, les aventures de LW totalise plus d'un million de spectateurs.

Dans Le Parisien, Tomer confie : "C'est une vraie récompense, après un travail acharné pendant plus d'un an. J'ai eu beaucoup de plaisir à interpréter ce rôle, mais ce n'était pas gagné d'avance, car on portait pour la première fois ce personnage sur le grand écran".

Pour sa part, le producteur Philippe Godeau déclare : "Notre ambition était de retrouver ce qui faisait le charme et le succès des grands films d'aventures et de qualité avec Belmondo que tournèrent Philippe de Broca et Henri Verneuil. Il y avait un créneau totalement oublié par le cinéma français. Et puis, nous voulions faire de 'Largo Winch' un vrai rendez-vous familial pour les fêtes. C'est pourquoi nous n'avons pas hésité à mettre beaucoup d'argent dans ce film à grand spectacle comme les Américains savent le faire. Et franchement cela se voit à l'écran. 'Largo Winch' a une dimension internationale. Et il ajoute :D'ailleurs 'LW2', le scénario de la suite, est pratiquement écrit. On tournera en août 2009 en Suisse et en Thaîlande. Bien sûr, avec Jérôme Salle et Tomer Sisley". On ne change pas une équipe qui gagne !

Et concernant son acteur principal, le producteur poursuit : "Depuis le début du projet, c'est Tomer Sisley et lui seul que nous avons choisi pour jouer le rôle. Certes, Tomer ne ressemble pas physiquement au héros de la BD, mais il est différent, beau, charismatique. Pour son premier grand rôle au cinéma, il est extrêmement convaincant".

De son côté, Philippe Francq, le dessinateur de la BD, très heureux du résultat cinématographique, a déclaré quant au choix de Tomer : "Au début, j'étais un peu sceptique, mais quand j'ai vu le film, ça ne m'a pas du tout gêné qu'il ne soit pas ressemblant. Il a la stature de Largo, sa nonchalance, son regard et même son sourire un peu narquois. Il nous embarque dans la fiction".

Largo Winch, un succès que vous pouvez toujours voir en salles, puisqu'il est encore projeté dans pas moins de 490 écrans à travers la France ! Alors courez-y !