Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israël: rencontre décisive Netanyahu-Livni

JERUSALEM  — Le leader de la droite en Israël, Benjamin Netanyahu, devait avoir vendredi une rencontre qui s'annonce comme décisive avec la chef du parti Kadima Tzipi Livni pour tenter de la convaincre de rejoindre un gouvernement sous sa direction.

Le chef du parti Likoud (27 sièges) a été officiellement chargé par le président Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril, pour obtenir l'investiture au Parlement.

M. Netanyahu plaide pour un gouvernement élargi, arguant des "graves défis" auxquels Israël est confronté aussi bien sur le plan international, en mettant en avant la "menace iranienne", que sur le plan intérieur compte tenu des retombées de la crise économique mondiale.

Mme Livni s'est jusqu'à présent opposée à participer à un gouvernement Netanyahu, estimant qu'il bloquerait toute chance de relance du processus de paix par son refus de soutenir la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël.

"Netanyahu ne croit pas au processus de paix et est prisonnier des visions traditionnelles de la droite" hostile à un retrait en Cisjordanie occupée, a déclaré Mme Livni dans une interview vendredi au quotidien Maariv.

"Dans ces conditions, la meilleure option est de servir le peuple dans l'opposition", a ajouté la ministre des Affaires étrangères du gouvernement sortant, dont le parti a obtenu 28 sièges aux élections du 10 février, devenant la principale formation de la Knesset.

Les deux dirigeants devaient se rencontrer en fin de matinée dans un grand hôtel de Tel-Aviv.

En cas d'échec de leurs tractations, le chef du Likoud devrait former un gouvernement "faucon", basé sur une alliance avec l'extrême droite et les partis religieux s'appuyant sur une majorité de 65 députés sur 120.

Israël: vers un gouvernement restreint fortement ancré à droite

KENES.jpgLe Premier ministre pressenti Benjamin Netanyahu procédait mercredi à des consultations en Israël en vue de la formation d'un gouvernement "faucon" restreint sur fond d'impasse dans les négociations pour une coalition élargie.

Ce gouvernement s'appuierait sur une majorité de 65 députés sur 120, élus de la droite, de l'extrême droite et de partis religieux, bien qu'une majorité d'Israéliens (52%) soit favorable à une coalition gouvernementale élargie, selon un sondage réalisé par l'université de Tel-Aviv.

La délégation du Likoud de M. Netanyahu a rencontré les représentants du parti d'extrême droite laïc, Israël Beiteinou, qui avec 15 sièges sur 120 est la troisième formation du Parlement.

"Des progrès ont été enregistrés sur les questions de la lutte contre le terrorisme et de l'aide aux nouveaux immigrants mais pas sur le contrat d'alliance", a déclaré le député Stas Meseznikov, d'Israël Beiteinou.

Cette formation exige la création d'un "contrat d'alliance", ersatz de mariage civil qui n'existe pas en Israël. Sont concernés par cette question 350.000 Israéliens, pour la plupart originaires des républiques de l'ex-URSS. Non reconnus comme juifs par les autorités rabbiniques, ils sont contraints de se marier à l'étranger.

La délégation du Likoud s'est entretenue ensuite avec les représentants de deux partis ultra-orthodoxes, le Shass (sépharade), qui a obtenu 11 sièges, et la Liste Unifiée de la Torah (ashkénaze), qui en a obtenu 5.

Le chef d'Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman, a d'ores et déjà postulé pour l'un de deux ministères clés: Affaires Etrangères ou Trésor.

"J'ai rencontré de nombreux ministres des Affaires étrangères. Il est vrai qu'ils ne sont pas coutumiers de mon style, mais en fin de compte tout pays sera content de ma désignation aux Affaires étrangères", a-t-il déclaré au quotidien Yediot Aharonot.

Lieberman, originaire d'ex-URSS, qui s'est taillé une réputation d'"homme fort" prêt à expulser les Arabes qui ne prêteraient pas allégeance à Israël, a pourtant préconisé par le passé qu'Israël bombarde les installations nucléaires en Iran et, en cas de conflit avec l'Egypte, le barrage d'Assouan, sur le Nil.

Récemment, il a affirmé qu'Israël confrontée au Hamas islamiste qui contrôle la bande de Gaza devait s'inspirer de l'exemple de la Russie en Tchétchénie ou des Etats-Unis contre le Japon durant la Seconde guerre mondiale.

Un dirigeant du Likoud qui a requis l'annymat a jugé auprès de l'AFP "peu vraisemblable" sa nomination à un poste aussi sensible.

En revanche, il n'a pas exclu sa désignation au Trésor bien qu'Avigdor Lieberman soit l'objet d'une enquête policière pour corruption et blanchiment d'argent.

Ces consultations se déroulent après le refus du parti Kadima (centre-droit, 28 sièges) dirigé par la ministre des Affaires étrangères sortante Tzipi Livni de participer à un gouvernement d'union nationale.

Netanyahu souhaite un cabinet élargi mais n'est pas parvenu à trouver un compromis avec Mme Livni sur la question d'un règlement de paix, le Likoud rejetant foncièrement la création d'un Etat palestinien alors que Mme Livni y est favorable.

Mme Livni a cependant accepté de le rencontrer à nouveau vendredi.

Le chef du Likoud (27 sièges) a été officiellement chargé par le président Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril, pour obtenir l'investiture au Parlement.

Le négociateur israélien pour la libération de Gilad Shalit au Caire

shalitgg.jpgLe négociateur israélien Ofer Dekel est arrivé jeudi au Caire pour discuter de la libération du soldat Gilad Shalit en échange de prisonniers palestiniens, a-t-on appris auprès d'une source israélienne.

M. Dekel devait rencontrer le patron des services de renseignements égyptiens, Omar Souleimane, a précisé cette source qui a requis l'anonymat.

Changeant de position, Israël avait conditionné il y une semaine la conclusion d'un accord d'une trêve durable dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas à la libération de Shalit, capturé en 2006 par un commando palestinien en bordure de l'enclave palestinienne.

La visite de M. Dekel intervient alors que le Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas ont entamé au Caire un dialogue en vue de leur réconciliation.

M. Dekel, 56 ans, un ancien chef adjoint du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, est depuis 2006 le négociateur clef d'Israël pour toutes les opérations d'échanges de prisonniers.

C'est le général Souleimane, 70 ans, qui intervient comme le médiateur incontournable entre Israël et le Hamas -qui officiellement ne se parlent pas- pour les dossiers sensibles de la trêve de Gaza à la libération de Shalit.

Le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert a pressé mercredi le Hamas de conclure un arrangement sur la libération du soldat avant l'arrivée au pouvoir du chef de file de la droite, Benjamin Netanyahu. Il s'est dit prêt à libérer des centaines de Palestiniens en échange de Shalit détenu depuis 2006 à Gaza par les islamistes du Hamas.

La presse a évoqué une liste d'environ 450 détenus palestiniens, parmi lesquels des auteurs de sanglants attentats.

L'Egypte avait vertement critiqué le changement in extremis de position d'Israël liant la libération de Shalit à une trêve durable succédant au cessez-le-feu ayant mis un terme à la guerre de Gaza (27 décembre-18 janvier).

Le haut représentant de la diplomatie de l'Union européenne (UE), Javier Solana, a indiqué jeudi à l'AFP au Caire que le changement de la position d'Israël, en posant cette condition préalable à la trêve, avait "un peu changé les paramètres".

"Mais j'espère que l'intelligence des interlocuteurs égyptiens qui sont à la table des négociations feront bouger les choses" a ajouté M. Solana, qui venait de rencontrer le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmad Aboul Gheit, au lendemain de ses entretiens avec M. Souleimane.

Netanyahu échoue à rallier Livni pour un gouvernement élargi

net.jpgLe chef du Likoud (droite), Benjamin Netanyahu, chargé de former le gouvernement en Israël, n'est pas parvenu à rallier dimanche le Kadima (centre) de Tzipi Livni pour participer à un cabinet d'union en raison de divergences sur les négociations avec les Palestiniens.
"Nous ne sommes parvenus à aucun progrès sur des sujets essentiels. Il y a des divergences de fond notamment sur la manière d'arriver à un accord basé sur le principe de deux Etats pour deux peuples ainsi que sur un accord final avec les Palestiniens", a affirmé Mme Livni aux journalistes après un entretien avec M. Netanyahu à Jérusalem.

La ministre des Affaires étrangères sortante a toutefois accepté de rencontrer une nouvelle fois M. Netanyahu dans les prochains jours.

Moins négatif, M. Netanyahu a affirmé qu'il allait poursuivre ses efforts dans les prochains jours "pour constituer un gouvernement d'union".

"Nous avons trouvé de nombreux points communs, mais tout cela nécessite d'autres rencontres. On peut trouver une voie commune", a ajouté M. Netanyahu.

"Nous allons fixer et rédiger les bases d'un gouvernement et d'autres formations pourront se joindre à nous", a ajouté M. Netanyahu en soulignant que "s'il y a une volonté nous trouverons une solution".

Il a également annoncé une rencontre lundi avec le chef du parti travailliste et ministre de la Défense sortant Ehud Barak.

Mme Livni avait tempéré avant l'entretien les espoirs d'accord en soulignant que son parti n'entrerait que dans un gouvernement acceptant la "vision de deux Etats pour deux peuples".

"Autrement, il s'agirait d'une tromperie vis-à-vis des électeurs", a-t-elle ajouté en soulignant qu'elle ne discuterait pas de la répartition de portefeuilles ministériels avec M. Netanyahu mais de "question essentielles".

Selon les commentateurs, Mme Livni entend obtenir l'assurance qu'elle pourra continuer à mener des négociations avec les Palestiniens.

Le Kadima a obtenu 28 sièges (sur 120) aux législatives du 10 février, contre 27 au Likoud qui peut en revanche s'appuyer sur un bloc de 65 députés de la mouvance de droite.

M. Netanyahu, 59 ans, opposé aux accords d'Oslo de 1993 et hostile à la création d'un Etat palestinien, propose une sorte d'autonomie élargie à travers un "plan de paix économique" pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Appuyé par les travaillistes (13 élus), le Kadima a endossé les dispositions de la conférence internationale d'Annapolis (novembre 2007) qui stipulent l'avènement d'un Etat palestinien coexistant pacifiquement aux côtés d'Israël.

Conscient de la fragilité d'un gouvernement composé avec l'extrême droite religieuse et laïque, à la durée limitée, et d'éventuelles pressions de la nouvelle administration américaine, M. Netanyahu devrait assouplir ses positions, selon les médias.

Selon un de ses proches, M. Netanyahu pourrait proposer au Kadima un nombre équivalent de portefeuilles ministériels en lui confiant les Finances, ainsi que la diplomatie ou la Défense.

Mme Livni a affirmé ces derniers jours vouloir gagner l'opposition "pour incarner l'alternative" plutôt que de cautionner l'équipe Netanyahu. Mais son entourage la presse d'écouter ses propositions avant toute décision.

Le mandat de M. Netanyahu pour former le cabinet expire le 20 mars, et pourra être prolongé jusqu'au 3 avril.

Ehud Barak exclut de rallier un cabinet Netanyahu

Le parti travailliste exclut d'entrer dans une coalition gouvernementale dirigée par le chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu, a indiqué lundi un de ses dirigeants.

"Je ne vois pas comment le parti travailliste pourrait rallier le gouvernement que Netanyahu va créer", a affirmé à la radio publique le ministre de l'Agriculture Shalom Simhon peu avant une rencontre entre le chef de sa formation Ehud Barak et M. Netanyahu.

"Le parti travailliste est très uni autour de Barak. Nous voulons nous renforcer dans l'opposition, et nous disposons de beaucoup de temps pour devenir une alternative", a-t-il ajouté.

Le parti travailliste a réalisé son pire score historique aux législatives du 10 février en n'obtenant que 13 sièges sur un total de 120 à la Knesset.

M. Netanyahu a été chargé vendredi par le président israélien Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril.

Il est appuyé par un bloc de partis de droite comptant 65 députés, mais préférerait diriger un gouvernement d'union notamment avec les travaillistes et le parti centriste Kadima de Tzipi Livni.

Lors d'une première rencontre à cette fin dimanche avec Mme Livni, il n'est pas parvenu à la convaincre de rallier un tel cabinet d'union en raison de divergences sur les négociations avec les Palestiniens.

Israël: un cabinet "faucon" se profile pour Netanyahu

La perspective d'un gouvernement israélien restreint de droite dirigé par Benjamin Netanyahu se précisait lundi avec le refus affiché du travailliste Ehud Barak de se joindre à une coalition élargie.

Officiellement chargé de former le gouvernement, le chef du parti Likoud a entamé dans la matinée des entretiens avec M. Barak, le ministre sortant de la Défense, pour le convaincre de rallier un cabinet d'union.

Selon son entourage, il devait lui proposer le portefeuille de la Défense et quatre autres ministères.

Mais, juste avant cette rencontre, le ministre de l'Agriculture sortant, Shalom Simhon, s'est déclaré franchement sceptique sur une telle éventualité. "Je ne vois pas comment le parti travailliste pourrait rallier le gouvernement que Netanyahu va créer", a-t-il affirmé à la radio.

"Le parti travailliste est très uni autour de Barak. Nous voulons nous renforcer dans l'opposition et nous disposons de beaucoup de temps pour devenir une alternative", a-t-il ajouté.

Le parti travailliste, fondateur du pays, a réalisé son pire score historique aux législatives du 10 février en n'obtenant que 13 sièges sur un total de 120 à la Knesset.

M. Netanyahu, 59 ans, opposé aux accords d'Oslo de 1993 et hostile à la création d'un Etat palestinien, a été chargé par le président Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril.

Il est en principe soutenu par un bloc de partis de droite comptant 65 députés. Mais il envisagerait à contre-coeur de s'appuyer sur cette majorité de "durs" qui susciterait inéluctablement des tensions avec la nouvelle administration américaine désireuse de relancer les efforts de paix.

Ce bloc pourrait même se transformer en peau de chagrin, car les quatre élus d'extrême droite de l'Union nationale exigent la colonisation à outrance en Cisjordanie occupée ainsi que la légalisation des implantations sauvages créées sans feu vert officiel israélien.

Aussi, M. Netanyahu se dit-il prêt à payer le prix fort pour former un gouvernement élargi, notamment avec les travaillistes et le parti centriste Kadima de Tzipi Livni, la chef de la diplomatie sortante.

Lors d'une rencontre dimanche, il n'est pas parvenu à convaincre Mme Livni de rallier un cabinet d'union en raison de divergences sur les négociations avec les Palestiniens.

Interrogée à la radio militaire, elle a maintenu qu'elle entendait gagner les bancs de l'opposition "à cause des divergences avec Netanyahu sur la voie que le prochain gouvernement doit emprunter".

Elle a souligné que le programme de ce cabinet devrait mentionner "la nécessité de deux Etats pour deux peuples", les Israéliens et les Palestiniens.

"Quand nous serons d'accord sur cette voie, nous pourrons charger des équipes de négociateurs de conclure des ententes", a-t-elle ajouté en indiquant que M. Netanyahu voulait lui soumettre prochainement "d'autres idées".

Le député Guidéon Saar, numéro deux du Likoud, a fait état devant des journalistes "de plusieurs points de convergence avec le Kadima, et il est possible de combler les écarts".

Selon lui, "il faut de la patience, de la bonne volonté et des idées constructives car les négociations avec les Palestiniens ne constituent pas un problème fondamental, et nous sommes prêts à les poursuivre".

Il a souligné la nécessité de faire face "ensemble à la crise économique, au régime du Hamas (au pouvoir à Gaza) et aux menaces du nucléaire iranien".

Michel Boujenah : le comédien intoxiqué au monoxyde de Carbone

boujenah.jpgInquiétudes pour Michel Boujenah. Le comédien quinquagénaire a été, selon nos confrères de la presse du Sud, "victime d'une sévère intoxication au monoxyde de carbone". Les faits se seraient déroulés hier matin dans sa villa de Saint-Paul de Vence.

Avec quatre autres personnes présentes dans son fief- dont deux enfants- Michel Boujenah a été conduit en fin de matinée aux urgence de l'hôpital Pasteur, à Nice. Là, les analyses de sang pratiquées sur les cinq victimes auraient, selon certaines sources, révélé un taux de monoxyde de carbone "sept fois supérieur à la norrmale". Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz toxique qui provient d'une combustion incomplète dans un système de chauffage, notamment. Il est difficilement décelable car c'est un gaz incolore, inodore et sans saveur. Avec très faible densité, il se diffuse rapidement dans l'atmosphère et forme avec l'air un mélange très toxique. Un poison invisible qui provoque des maux de tête, vertiges, nausées et malaises. Le gros risque: être surpris dans son sommeil par le CO qui peut plonger dans le coma, ou pire...

Heureusement, dans le cas du comédien, des mesures ont été prises à temps. Et, l'antidote étant l'air, Michel Boujenah et ses proches ont été placés en caisson hyperbare, c'est-à-dire exposés à une pression supérieure à la pression atmosphérique avec un appareil similaire à celui utilisé pour les accident de plongée.

Une vie et une région que Michel Boujenah, qui a été nommé directeur artistique du Festival De Ramatuelle, apprécie énormément, comme de nombreux autres artistes l'aiment et l'ont aimé avant lui, d'Yves Montand à Tony Curtis, en passant par Lino Ventura, Simone Signoret ou, Romy Schneider.

Gouvernement israélien: Lieberman apporte un soutien crucial à Netanyahu

Avigdor Lieberman, chef du parti d'extrême droite Israël Beiteinou a annoncé jeudi qu'il soutenait le chef du Likoud Benjamin Netanyahu pour former un gouvernement élargi qui comprendrait le Kadima centriste de Tzipi Livni.
"Nous avons deux propositions. La première: nous recommandons Bibi (Benjamin) Netanyahu, mais uniquement dans le cadre d'un gouvernement élargi", a déclaré à des journalistes M. Lieberman alors qu'il était reçu par le président Shimon Peres à Jérusalem.

"Face aux défis économiques et la menace iranienne, il faut un gouvernement incluant les trois plus grands partis: le Likoud, le Kadima et Israël Beiteinou. Ceux qui voudront s'y joindre pourront le faire par la suite", a ajouté M. Lieberman.

Israël Beiteinou a réussi une percée aux législatives du 10 février en faisant élire 15 députés sur 120, ce qui l'a placé en position d'arbitre.

"Netanyahu sera Premier ministre, mais ce sera un gouvernement Bibi-Livni; je dis au Likoud de renoncer à former un gouvernement restreint (ndlr: avec les formations d'extrême droite et religieuses) qui serait uniquement un gouvernement de survie, incapable de prendre la moindre initiative".

"Je dis à Tzipi Livni de renoncer à l'idée de rotation car une telle formule provoquerait l'instabilité", a ajouté M. Lieberman en faisant allusion à une possible permutation au poste de Premier ministre à mi-mandat entre Mme Livni et M. Netanyahu.

Selon le commentateur de la radio militaire, le président Peres n'a plus après l'annonce de M. Lieberman d'autre choix que de désigner M. Netanyahu pour tenter de former un gouvernement.

M. Peres, qui a entamé mercredi ses consultations et devait les achever jeudi soir, doit annoncer son choix dimanche ou lundi, selon sa porte-parole.

La candidature de M. Netanyahu est soutenue, outre le Likoud (27 sièges), par deux partis religieux ultra-nationalistes (7 députés), et les partis ultra-orthodoxes du Shass (11 députés) et de la Liste unifiée de la Torah (5 sièges), ainsi que par Israël Beiteinou, soit 65 députés.

Mme Livni ne peut compter que sur son parti (28 députés), les 11 députés des partis arabes et le Meretz (gauche laïque, 3 élus) refusant d'être associés à Israël Beiteinou.

Les travaillistes (13 députés) envisagent de se refaire une santé dans l'opposition après avoir enregistré le pire score de leur histoire. Leur chef Ehud Barak a annoncé qu'il ne soutiendrait aucun candidat.

En vertu de la loi, le président a huit jours pour consulter toutes les têtes de liste et désigner le député qui, selon lui, est le mieux placé pour mobiliser une majorité parlementaire. La loi ne lui impose pas de désigner automatiquement le chef du parti qui a obtenu le plus de sièges.

Le candidat désigné disposera d'un délai de 28 jours, qui pourra être prolongé de 14 jours, pour présenter son gouvernement à la Knesset.

Israël: Netanyahu s'approche du pouvoir grâce au soutien de Lieberman

net.jpgLe chef de la droite israélienne Benjamin Netanyahu a franchi jeudi un pas décisif vers le pouvoir grâce au soutien de l'ultranationaliste Avidgor Lieberman, en position de faiseur des rois après sa spectaculaire percée électorale.

M. Lieberman, qui avait maintenu le suspense sur ses intentions après les législatives du 10 février, a annoncé qu'il soutenait la candidature de M. Netanyahu au poste de Premier ministre lors de sa rencontre avec le président Shimon Peres qui doit charger un candidat de former le prochain gouvernement.

Chef du parti Israël Beiteinou qui compte 15 députés sur 120 à la Knesset, M. Lieberman a toutefois souligné qu'il souhaitait que M. Netanyahu parvienne à un accord avec sa principale rivale Tzipi Livni, du parti centriste Kadima, pour former un "gouvernement élargi".

Selon la radio militaire, M. Peres n'a plus d'autre choix que de désigner M. Netanyahu. Il doit annoncer sa décision dimanche ou lundi, a dit sa porte-parole.

Le responsable désigné disposera d'un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours, pour présenter son gouvernement à la Knesset.

La candidature de M. Netanyahu est soutenue, outre le Likoud (27 sièges), par deux partis religieux ultra-nationalistes (7), le Shass ultra-orthodoxe (11), Liste unifiée de la Torah (5), et Israël Beiteinou, soit 65 députés.

Mme Livni ne peut compter que les 28 députés de son parti, les 11 députés des partis arabes et le Meretz (gauche laïque, 3 élus) refusant d'être associés à Israël Beiteinou.

Les travaillistes (13 députés) ont décidé de se refaire une santé dans l'opposition après avoir enregistré le pire score de leur histoire.

"Nous recommandons Bibi Netanyahu, mais uniquement dans le cadre d'un gouvernement élargi", a déclaré M. Lieberman reçu par le président Peres.

"Face aux défis économiques et la menace iranienne, il faut un gouvernement incluant les trois plus grands partis: le Likoud, le Kadima et Israël Beiteinou. Ceux qui voudront s'y joindre pourront le faire par la suite", a-t-il ajouté.

"Netanyahu sera Premier ministre, mais ce sera un gouvernement Bibi-Livni, je dis au Likoud de renoncer à former un gouvernement restreint (ndlr: avec les partis d'extrême droite et religieux) qui serait uniquement un gouvernement de survie, incapable de prendre la moindre initiative", a dit M. Lieberman.

"Je dis à Tzipi Livni de renoncer à l'idée de rotation car une telle formule provoquerait l'instabilité", a-t-il poursuivi en allusion à une possible permutation au poste de Premier ministre à mi-mandat entre Mme Livni et M. Netanyahu.

Mme Livni a jusqu'à présent refusé d'entrer dans un gouvernement "élargi" dirigé par M. Netanyahu et évoqué la possibilité de rejoindre l'opposition.

"Le Kadima ne cautionnera pas un gouvernement de paralysie. Moi et le Kadima continuerons sur le chemin sur lequel nous nous sommes engagés pour faire avancer le processus de paix (avec les Palestiniens) et lutter contre le terrorisme", a-t-elle de nouveau déclaré jeudi.

"Nous ne serons pas la cinquième roue d'un carrosse qui n'ira nulle part", a ajouté un ténor du parti, le député Tzahi Hanegbi, affirmant que le Kadima allait "conduire l'opposition".

M. Netanyahu, selon les commentateurs, souhaite éviter un cabinet constitué de formations de droite, ultra-nationalistes et religieuses de crainte de tensions avec l'administration américaine de Barack Obama.

Peres entame ses consultations pour la formation du gouvernement

Le président israélien Shimon Peres entame mercredi ses consultations pour la formation du prochain gouvernement que Tzipi Livni (Kadima, centre) et Benjamin Netanyahu (Likoud, droite) veulent diriger.

"Je suis conscient des grandes difficultés existantes, je ferai tout pour permettre la constitution d'un gouvernement qui reflète au mieux la volonté des électeurs et serve le pays dans la stabilité et de façon responsable", a affirmé le président à la radio publique.

Le président Peres doit recevoir en fin de journée, à partir de 18H00 (16H00 GMT), les représentants de Kadima puis du Likoud avant de s'entretenir avec les chefs des autres partis jeudi, notamment le dirigeant du parti d'extrême-droite Israël Beitenou, Avigdor Lieberman.

Avec 15 députés sur 120, Avigdor Lieberman est en mesure de faire pencher la balance alors que le Kadima (28 députés) et le Likoud (27 députés) sont pratiquement à égalité.

Courtisé par les deux grands partis, M. Lieberman a entretenu le suspens en prenant quelques jours de vacances à l'étranger sans faire connaître sa préférence officiellement.

Selon les médias, bien que plus proche de Benjamin Netanyahu il pourrait refuser de choisir et préconiser une "rotation" (à mi-mandat), une formule déjà utilisée dans le passé qui permettrait à Mme Livni et M. Netanyahu de devenir chacun à leur tour Premier ministre.

M. Netanyahu s'est prononcé contre la "rotation" alors que Mme Livni ne s'y oppose pas.