Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israël: mille jours de l'enlèvement de Gilad Shalit et toujours pas d'issue

Cela fait mille jours que Noam Shalit n'a pas revu son fils Gilad enlevé par un commando palestinien: il ne masque pas son amertume alors que l'espoir s'amenuise de le voir bientôt libre.
A l'extérieur de la résidence du Premier ministre à Jérusalem, Noam Shalit s'apprête à démanteler la tente de protestation qu'il a installée il y a deux semaines pour presser Ehud Olmert d'obtenir avant samedi, le 1.000e jour de sa détention, la libération de son fils en échange de prisonniers palestiniens.

"Olmert a échoué et ne s'est jamais vraiment occupé de cette affaire", déclare le père du soldat israélien devant les amis et sympathisants venus lui apporter leur soutien.

"Je n'ai jamais été très optimiste et je n'ai jamais cru qu'il parviendrait ces deux dernières semaines à réussir là où il a échoué durant mille jours", ajoute-t-il.

Les perspectives ne sont guère plus encourageantes avec la prochaine arrivée d'un cabinet de droite dirigé par Benjamin Netanyahu, alors que plusieurs dirigeants de sa future coalition se sont dits opposés à un échange qui entraînerait la libération de centaines de Palestiniens détenus pour participation à des attentats anti-israéliens.

Des milliers d'Israéliens, de tous bords, sont venus exprimer leur solidarité avec la famille Shalit, la campagne pour sa libération devenant une "cause célèbre" dans un pays hautement sensibilisé au sort de ses soldats capturés par l'ennemi, pour lesquels Israël a toujours été prêt à payer le prix fort.

"En tant que mère et en tant que juive, je pense qu'Israël doit tout faire pour sauver une âme juive", confie Etti Greeman, 64 ans, brandissant un drapeau portant la photo de Gilad Shalit.

"J'ai rejoint la campagne car je tiens à ce que Gilad soit libre", renchérit Tal Fisch, 17 ans, l'un des milliers de jeunes à s'être joints au mouvement avant d'effectuer son service militaire.

"Je veux aller à l'armée et suis même prêt à mourir pour mon pays, mais ce sera plus dur sachant que mes camarades risquent de ne pas revenir s'ils tombent entre les mains de l'ennemi", ajoute-t-il.

Le caporal Shalit, 22 ans, de double nationalité israélienne et française a été enlevé le 25 juin 2006 lors d'une opération menée à l'aube par un commando palestinien, dans le sud d'Israël, à la lisière de la bande de Gaza.

Les membres du commando avaient pénétré en territoire israélien par un tunnel parvenant à surprendre l'équipage assoupi d'un char en faction dont faisait partie Shalit. L'attaque a été revendiquée par trois groupes armés, dont les brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas.

Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, se sont rejeté la responsabilité de l'échec des négociations sur un échange de Gilad Shalit contre des prisonniers palestiniens.

M. Olmert a affirmé qu'il y avait "des lignes rouges que nous ne franchirons pas", et le Hamas l'a accusé de s'être "moqué du peuple israélien et de la famille Shalit".

Après sa capture, le Hamas a permis à Gilad Shalit, qui devient une précieuse monnaie d'échange, d'envoyer trois lettres et un message audio à sa famille.

Le président français Nicolas Sarkozy s'est pour sa part engagé à poursuivre ses efforts en vue de la libération de Gilad Shalit, dans une lettre remise à ses parents par l'ambassadeur de France en Israël Jean-Michel Casa.

Israël rejette les conditions du Hamas sur un échange de prisonniers

Israël a rejeté mardi les conditions posées par le mouvement palestinien Hamas pour la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat israélien Gilad Shalit et exclu tout allègement du blocus imposé à la bande de Gaza.

"Nous n'accepterons en aucune manière les conditions du Hamas. Nous avons été généreux dans nos propositions et nous ne libèrerons pas d'autres prisonniers que ceux que nous avons accepté de relâcher", a déclaré le Premier ministre Ehud Olmert dans un discours retransmis à la télévision.

"Au nom de l'Etat d'Israël et de son gouvernement, je déclare qu'il y a des lignes rouges que nous ne franchirons pas (...) Nous ne cèderons pas aux exigences d'une organisation terroriste", a-t-il ajouté.

M. Olmert a néanmoins ajouté qu'il poursuivra ses efforts "pour ramener Shalit chez lui. Nous n'épargnerons aucun effort, partout dans le monde".

Un responsable israélien a de son côté exclu tout allègement du blocus, imposé à la bande de Gaza depuis sa prise de contrôle par les islamistes du Hamas en juin 2007, sans la libération du soldat capturé en 2006 à la lisière du territoire palestinien par un commando palestinien.

"Il n'y aura pas davantage d'ouverture des passages vers Gaza jusqu'à ce qu'ils libèrent Shalit", a-t-il affirmé sous couvert de l'anonymat.

La négociation a achoppé en particulier sur les prisonniers membres du Hamas, dont des auteurs de sanglants attentats. Les responsables israéliens refusent que des dizaines de détenus éventuellement libérables s'installent en Cisjordanie, de crainte qu'ils ne commettent de nouveaux attentats.

Certains des détenus réclamés par le Hamas ont été condamnés à 67, 22 et 18 peines de prison à vie pour des attentats meurtriers, et d'autres continuent encore de préparer des attaques à partir de leur cellule, selon un responsable israélien qui a requis l'anonymat.

"Olmert est responsable de l'échec des tractations sur un échange de prisonniers (...) Il a eu peur, et s'est moqué du peuple israélien et de la famille Shalit", a réagi Ismaïl Radwane, un dirigeant du Hamas à Gaza.

M. Olmert a réuni dans la journée son cabinet pour l'informer que les discussions étaient dans l'impasse après un dernier round de négociations intensives au Caire menées ces derniers jours par l'intermédiaire de l'Egypte.

"Ehud Olmert a échoué dans sa mission de ramener mon fils, c'est un échec personnel pour lui", a déclaré à l'AFP Noam Shalit, le père du soldat détenu dans la bande de Gaza.

Avant la réunion du cabinet, il a envoyé une lettre à M. Olmert lui demandant "malgré le prix élevé à payer de ramener Gilad avant la fin de (son) mandat". "Essayez de sauver mon fils!" l'a-t-il imploré.

Dès lundi soir, M. Olmert avait dressé un constat d'échec des négociations, accusant le Hamas d'avoir "durci" ses positions et présenté des "exigences extrémistes", ce que le mouvement palestinien a démenti, imputant le blocage à l'intransigeance de l'Etat hébreu.

Israël "croit que le Hamas va accepter moins que le minimum sous la pression de la prochaine entrée en fonctions du gouvernement de Benjamin Netanyahu, qui risque de ne pas être disposé à procéder à un échange" de prisonniers, a dit le représentant du groupe au Liban, Oussama Hamdane.

M. Netanyahu, le chef de la droite, poursuit les tractations en vue de former un nouveau gouvernement issu des législatives du 10 février, qu'il doit présenter au Parlement au plus tard le 3 avril.

Israël: Netanyahu poursuit ses contacts avec le Kadima et les travaillistes

neliv.jpgLe Premier ministre israélien pressenti Benjamin Netanyahu (Likoud), tente toujours de rallier le Kadima centriste et les travaillistes à sa coalition tout en marquant sa volonté de présenter lundi un cabinet restreint de droite, a-t-on appris mercredi auprès de son parti.

"M. Netanyahu veut présenter son gouvernement lundi à l'investiture de la Knesset, sans demander au président Shimon Peres une prolongation du délai fixé à cet effet", a affirmé un haut responsable du Likoud, sous condition d'anonymat.

Le député Likoud Gilad Erdan, chargé des tractations avec les partis, a fait état à la radio publique de "divergences entre le Kadima et le Likoud, mais nous voulons former une coalition gouvernementale aussi large que possible et les contacts en ce sens continuent".

"Netanyahu a déjà rencontré à trois reprises Tzipi Livni (chef du Kadima et ministre des Affaires étrangères sortante), et tente aussi de rallier le parti travailliste (d'Ehud Barak, ministre de la Défense sortant), mais cela ne l'empêche pas de vouloir former aussi vite que possible un cabinet, quitte à revoir ensuite les accords de coalition conclus" avec les partis religieux et d'extrême droite, a-t-il ajouté. "Netanyahu veut présenter ce cabinet à l'investiture du Parlement dès lundi pour commencer à lutter contre le chômage et s'occuper des problèmes de sécurité", a encore indiqué M. Erdan.

Selon le journal Maariv, M. Netanyahu a proposé aux travaillistes cinq ministères, dont celui de la Défense, et deux postes de vice-ministres. Jusqu'à présent, seul un accord de coalition gouvernementale a été paraphé par le Likoud et le parti de droite nationaliste Israël Beiteinou d'Avigdor Lieberman.

Dans des propos rapportés par la radio publique, ce dernier -- pressenti pour obtenir le portefeuille des Affaires étrangères -- a appelé les formations de droite à "être flexibles et responsables" afin qu'un cabinet voit le jour au plus vite. Selon la radio publique israélienne, le Likoud se heurte à des difficultés pour conclure des accords similaires avec le Shass (orthodoxe sépharade), le Judaïsme Unifié de la Torah (orthodoxe ashkénaze), et deux partis d'extrême droite, l'Union nationale et le Foyer juif.

Selon le délai imparti par la loi, M. Netanyahu doit former son gouvernement et le présenter à l'investiture du Parlement d'ici la fin de la semaine, faute de quoi il devra demander au président Shimon Peres un délai supplémentaire de 14 jours.

Israël: Netanyahu relance l'option d'un gouvernement élargi avec Livni

Le Premier ministre israélien pressenti, Benjamin Netanyahu, chef du parti de droite Likoud, a ravivé l'espoir d'un gouvernement élargi en menant des discussions secrètes avec sa rivale Tzipi Livni, leader du parti centriste Kadima, ont rapporté dimanche les médias israéliens.

Tous deux ont récemment multiplié leurs contacts par téléphone et se sont même rencontrés pendant plus de quatre heures avec leurs conjoints respectifs mercredi soir au domicile de Mme Livni à Tel-Aviv, selon les radios et journaux locaux.

Ils auraient notamment évoqué la possibilité d'une rotation au pouvoir prévoyant que M. Netanyahu dirige le gouvernement pendant au moins trois ans et que Mme Livni le remplace pour le restant de la législature qui doit avoir une durée totale de quatre ans et huit mois.

Selon la radio publique, M. Netanyahu et Mme Livni devaient en principe se retrouver dimanche pour discuter des bases et modalités de fonctionnement d'un cabinet élargi d'union nationale.

Des équipes de négociateurs dirigées par les députés Tzahi Hanegbi côté Kadima et Guidéon Saar côté Likoud doivent en outre garder le contact.

"Mais le chemin à parcourir est encore très long (...) Les deux parties pensent que les chances de succès sont ténues", écrit Yédiot Aharonot, principal quotidien du pays.

Selon les médias, les discussions achoppent pour l'heure surtout sur la façon d'aborder le règlement du conflit israélo-palestinien.

Mme Livni, chef de la diplomatie, entend poursuivre ses négociations avec l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, lancées dans la foulée de la conférence internationale d'Annapolis (Etats-Unis) en novembre 2007.

Elle préconise d'évacuer des dizaines de milliers de colons juifs de Cisjordanie pour les regrouper dans des blocs d'implantations, et exige en conséquence que le prochain programme gouvernemental stipule la nécessité de créer un Etat palestinien aux côtés d'Israël.

Pour M. Netanyahu, il faut lier les négociations avec les Palestiniens au renforcement préalable de leur économie et de leur sécurité.

A l'issue des législatives anticipées du 10 février, le Kadima a obtenu 28 mandats de députés, contre 27 au Likoud, mais M. Netanyahu peut compter sur une majorité d'au moins 61 députés sur 120 au Parlement grâce au soutien des formations religieuses et d'extrême droite.

Le ministre travailliste des Affaires sociales Yitzhak Herzog a estimé dimanche devant des journalistes qu'"un cabinet élargi était préférable", sans pour autant vouloir y participer.

M. Netanyahu s'est dit favorable à un large gouvernement d'union nationale capable de faire face à la crise économique et aux menaces que font planer l'Iran, les mouvements palestinien Hamas et libanais Hezbollah.

En fait, il voudrait surtout se donner les coudées franches pour ne pas être l'otage de l'extrême droite et amadouer l'administration de Barack Obama qui veut relancer le processus de paix au Proche-Orient.

En relançant ses négociations avec le Kadima, M. Netanyahu risque de remettre en question les ententes verbales déjà conclues avec ses alliés naturels des partis religieux et d'extrême droite.

Mais il pourrait aussi chercher à revoir à la baisse leurs exigences avant de finaliser avec eux des accords écrits sur le programme gouvernemental et la répartition des portefeuilles ministériels.

"Que cela se termine par un mariage ou par une rupture avec ses partenaires de droite, Netanyahu en sortira gagnant", estime le quotidien Haaretz.

Israël: Netanyahu semble se résigner à un gouvernement restreint de droite

Le Premier ministre pressenti Benjamin Netanyahu (Likoud) semblait se résigner lundi à un gouvernement restreint de droite après un accord avec le parti ultra nationaliste Israël Beiteinou, tout en maintenant l'option d'une équipe élargie.

"Nous sommes d'accord sur tous les principes et questions ainsi que sur la répartition des ministères et sur l'option d'un cabinet d'union", a affirmé à la presse le député du Likoud (droite, 27 élus) Guidéon Saar, après avoir paraphé dans la nuit de dimanche à lundi un accord de coalition avec Israël Beiteinou (15 députés sur 120).

"Nous ne fermons pas la porte à un gouvernement élargi et, s'il voit le jour, cela provoquera des changements" dans l'accord du Likoud et d'Israël Beiteinou, a ajouté M. Saar, qui supervise les tractations sur la formation du cabinet.

Aux termes de ce premier accord de coalition, Israël Beiteinou obtiendra le ministère des Affaires étrangères, attribué à son chef Avigdor Lieberman, ainsi que la Sécurité intérieure, les Infrastructures, le Tourisme et l'Intégration (des immigrants).

Réagissant à cette désignation attendue, le député arabe israélien Ahmad Tibi a appelé "les chefs de diplomatie européens à ne pas rencontrer ce fasciste qui prône l'expulsion des Arabes".

"J'appelle aussi la diplomatie arabe à boycotter Lieberman et à ne pas le rencontrer, ni publiquement, ni secrètement", a ajouté M. Tibi à l'AFP.

Le Likoud devait poursuivre des tractations avec ses alliés naturels des partis religieux et d'extrême droite, notamment le Shass ultra-orthodoxe sépharade (11), la Liste Unifiée de la Torah ultra-orthodoxe ashkénaze (5), l'Union Nationale (4) et le Foyer Juif (3).

Selon le délai imparti par la loi, M. Netanyahu doit former son gouvernement et le présenter à l'investiture du Parlement d'ici jeudi, faute de quoi il devrait demander au président Shimon Peres un délai supplémentaire de deux semaines.

"Dans ce dernier cas de figure, il pourrait être soumis à des pressions accrues qu'il préfère s'épargner, et cela alors que l'option d'un cabinet élargi n'est pas très forte", a indiqué à l'AFP sous condition d'anonymat un haut responsable du Likoud.

M. Netanyahu a relancé l'espoir d'un cabinet d'union en rencontrant secrètement et longuement la semaine dernière sa rivale Tzipi Livni, leader du parti centriste Kadima (28 députés).

Selon le journal Jerusalem Post, cette dernière s'est par ailleurs récemment longuement concertée avec le ministre de la Défense Ehud Barak, chef du parti travailliste (13 élus), afin de coordonner leur éventuel ralliement.

Mais elle a fait monter les enchères en réaffirmant dimanche soir que le Kadima ne se joindra à un gouvernement que si son programme stipule la nécessité de "deux Etats pour deux peuples" (Israël et les Palestiniens) et celle de "poursuivre le processus de paix engagé à la conférence internationale d'Annapolis", aux Etats-Unis, en novembre 2007.

"Pour nous, il s'agit d'exigences fondamentales, et +Bibi+ (Netanyahu) doit les admettre ou s'orienter à droite", a déclaré aux journalistes Mme Livni qui a conduit, en tant que chef de la diplomatie, des négociations avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en vue de la création d'un Etat palestinien.

M. Netanyahu rejette l'idée d'un tel Etat et évoque une "paix économique" prévoyant l'amélioration des conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie aux plans économique et de la sécurité.

Autre difficulté: Mme Livni souhaite conclure un accord de "rotation" au pouvoir prévoyant que M. Netanyahu dirige le gouvernement pendant la moitié de la législature et lui laisse ensuite sa place, une idée rejetée par ce dernier.

Le soutien des Israéliens à la famille du soldat Schalit

C'est le nouveau lieu de pèlerinage non-officiel d'Israël. La tente devant la résidence du Premier ministre où s'est installée la famille du soldat Gilad Schalit, prisonnier à Gaza, attire depuis une semaine à Jérusalem ministres, survivants de l'Holocauste et enfant des écoles, venus apporter leur soutien.

Cela fera bientôt 1.000 jours que le jeune sergent est en captivité. Israël a mis sa libération dans la balance d'un cessez-le-feu de longue durée avec le Hamas dans la Bande de Gaza.

Affiches et autocollants décorent la tente, ainsi qu'un nombre toujours croissant de lettres de soutien. Le flux incessant des centaines de visiteurs redonne courage à Noam Schalit, le père du jeune homme. "Nous nous attendions à ce qu'on vienne nous soutenir, mais pas à ce point", dit-il.

Sa personnalité tranquille et ses efforts incessants ont aidé à construire une célébrité dont il n'aurait voulu pour rien au monde. "Je n'ai pas le choix", dit-il.

Gilad Schalit, 22 ans, a été capturé par des militants proches du Hamas en juin 2006 lors d'une attaque qui a coûté la vie à deux autres soldats. Il n'a plus été vu depuis, la Croix-rouge n'a pu lui rendre visite, même si le Hamas a permis des échanges de lettres avec sa familles et diffusé deux enregistrements.

Dans un pays où rares sont ceux qui ne font pas de service militaire, les Israéliens se sont identifiés avec les Schalit. Les journaux télévisés s'achèvent sur le nombre de jours passés en captivité par le soldat: vendredi était le 992ème.

Alors que le Premier ministre désigné Benjamin Nétanyahou pourrait entrer en fonctions dès la semaine prochaine, la famille Schalit fait monter la pression sur le sortant, Ehoud Olmert, pour un accord in extremis: le soldat a été capturé quelques semaines avant qu'Olmert ne prenne la tête du gouvernement, et son échec à obtenir sa libération aura marqué tout son mandat.

Pour Olmert, Schalit doit être libéré dans le cadre du cessez-le-feu en cours de négociations après l'offensive militaire israélienne sur Gaza qui s'est achevée à la mi-janvier. Le Mouvement de la résistance islamique se place lui dans le cadre d'un échange de prisonniers.

Et la famille Schalit craint qu'avec le "dur" Nétanyahou aux commandes, elle ne doive recommencer tous ces efforts à zéro.

"Je suis assise dans la tente, en face de chez le Premier ministre, entourée par le peuple d'Israël, une mer d'amour et de soutien m'entoure", écrivait jeudi la mère du jeune homme, Aviva, dans le quotidien "Maariv".

Ehoud Olmert, qui ne s'est pas montré dans la tente des Schalit, a récemment critiqué les manifestations pro-Schalit, jugeant qu'elles avaient placé le gouvernement israélien en position de faiblesse pour les négociations.

Mais en revanche, le ministre sortant de la Défense Ehoud Barak, dont les services sont en première ligne dans les pourparlers, est venu rendre visite aux Schalit. Le président et prix Nobel de la paix Shimon Perès aussi, ainsi que l'épouse d'Olmert, Aliza.

Parmi les autres visiteurs, on a aussi vu Yuval Arad, fille de Ron Arad, ce pilote israélien abattu au-dessus du Liban et capturé en 1986, et qui a ensuite disparu. Et les parents de Nahshon Waxman, capturé en 1994 par des militants palestiniens et tué lors d'une tentative de le libérer par les armes.

Noam Schalit, lui, a peur. Peur de ne plus connaître l'homme qui est son fils: "nous avons été séparés de lui il y a mille jours. Nous ne le connaissons plus. C'était un jeune homme qui venait de terminer le lycée. Nous ne savons pas ce qui lui arrive, ce à quoi il ressemble, comment il réagit, comme il vit tout cela".

Israël: deux partis d'extrême droite font pression sur Netanyahu

bi2.jpgDeux partis d'extrême droite israéliens partisans de la colonisation des territoires palestiniens ont menacé jeudi le Premier ministre pressenti Benjamin Netanyahu de l'empêcher de constituer une majorité.

Le dirigeant de la liste de l'Union Nationale (4 députés sur 120) Yaakov Katz et le chef de file du Foyer Juif (3 députés) David Herchkowitz ont indiqué à la radio qu'ils coordonnaient leurs efforts pour obtenir des concessions politiques et des portefeuilles ministériels de M. Netanyahu.

Sans l'appui de ses deux formations, M. Netanyahu, chef du Likoud (droite), ne disposerait plus d'une majorité alors qu'il souhaitait présenter son gouvernement la semaine prochaine.

Pour le moment, outre le soutien de son parti (27 députés), il a celui d'Israël Beiteinou (extrême droite d'Avigdor Lieberman, 15), du Shass (ultra-orthodoxes, 11) et de la Liste Unifiée de la Torah (5). Mais aucun accord de coalition formel n'a encore été signé.

"Je ne suis pas sûr que Benjamin Netanyahu ait une majorité, car nous avons décidé de nous coordonner avec le Foyer juif", a dit M. Katz.

M. Herchkowitz a confirmé que les deux formations exigeaient notamment les ministères de l'Education et de l'Habitat qui a une importance vitale pour la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Mais ce dernier a été promis au Shass.

Par ailleurs, les équipes de négociations du Likoud et d'Israël Beiteinou devaient se rencontrer jeudi et selon des responsables du Likoud, le premier accord de coalition pourrait être signé entre eux jeudi. Mais le député David Rotem d'Israël Beiteinou a affirmé qu'il y avait encore des "points à négocier" et que l'accord "pourrait être signé dimanche ou lundi".

Selon la radio, M. Lieberman devrait être nommé ministre des Affaires étrangères. Son parti devrait aussi obtenir les ministères de la Justice, de la Sécurité intérieure et deux autres ministères "économiques".

Visite éclair au Caire du négociateur israélien pour l'affaire Shalit

LE CAIRE- Le négociateur israélien Ofer Dekel a effectué dimanche une visite éclair au Caire pour des négociations sur la libération du soldat Gilad Shalit, a-t-on appris de source égyptienne. Rien n'a filtré de cette visite, la seconde en moins de deux semaines, de M. Dekel, ex-numéro deux du Shin Beth, le service israélien de sécurité intérieure, qui est chargé de négocier les échanges de prisonniers.

Israël conditionne la conclusion d'un accord de trêve durable dans la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas à la libération de Shalit, capturé en juin 2006 par un commando palestinien en bordure de l'enclave palestinienne. Une délégation du Hamas doit reprendre lundi au Caire des négociations avec les autres factions palestiniennes, dont le Fatah du président Mahmoud Abbas, afin de former un gouvernement d'entente nationale d'ici la fin du mois.

Le premier ministre israélien sortant, Ehud Olmert s'était déclaré prêt à libérer des centaines de Palestiniens en échange du soldat franco-israélien. Selon le quotidien israélien Haaretz, M. Dekel avait présenté lors de sa précédente visite au Caire, le 26 février, un canevas d'accord portant sur la libération de 400 prisonniers, dont 220 "ayant du sang sur les mains".

Les parents de Gilad Shalit se sont installés dimanche dans une tente face à la résidence de M. Olmert à Jérusalem pour le presser d'agir pour la libération de leur fils. "Nous resterons tant que Gilad, qui est détenu depuis près de 1.000 jours, ne sera pas libéré", a expliqué le père, Noam Shalit, à la radio militaire. Selon la radio, les parents de Shalit redoutent que l'échange de prisonniers négocié par l'Egypte entre Israël et le Hamas deviennent beaucoup plus difficile avec le prochain gouvernement israélien, qui doit être dirigé par le chef de la droite Benjamin Netanyahu.

 

Le Bain : Tous les secrets pour réussir ce moment sacré

bainmou.jpgAssocié à des huiles essentielles aux vertus spécifiques, pris à la juste température, le bain rééquilibre le corps et l’esprit. Alors, pour un réconfort immédiat, plongez !

Les règles à observer

Avant tout, il faut prendre son temps. Pour être efficace, un bain doit durer dix minutes s’il est frais, quinze à température normale pour ne pas en sortir fripée, vingt s’il est thérapeutique, le temps que les principes actifs agissent. Poser sur le radiateur chaud un peignoir (le kiboki de La Bulle Kenzo, au toucher céleste), choisir une musique (Néocéa Sound Machine de Daniel Jouvance aux variations d’inspiration bouddhiste, par exemple). Cer­taines allumeront une bougie-huile de massage, à utiliser une fois fondue en lait pour le corps (Yon-Ka). Régler la ­température de l’eau selon ses désirs : 30 °C pour la fraîcheur, 33 °C pour la détente, 36 °C pour le sommeil. Au-delà, attention aux malaises…

Deux options : le bain à la japonaise dans lequel on se glisse après s’être savonnée et rincée, unsel-de.jpg bain avec des poudres qui transforment l’eau en lait, des sels revitalisants, des galets glissés dans le creux des reins dont les bulles effervescentes remontent le long de la colonne ou des bains moussants pour rêver en écoutant les bulles éclater. Ou encore, plus thérapeutique, concocter des préparations d’huiles essentielles relaxantes ou redynamisantes, en respectant bien les proportions.

Le bain de Morphée
Si vous avez un sommeil agité, quatre jours avant, préparez ce mélange : une cuillerée à soupe d’huile de pépins de raisin, 6 gouttes d’huile essentielle de lavande, 6 de sauge sclarée, 4 de camomille. Versez 2 cuillerées à café dans votre bain.

Le bain guimauve
Une journée stressante, une randonnée un peu musclée…
Pour soulager les tensions musculaires, ajoutez 2 gouttes d’huile essentielle de marjolaine décontractante, de lavande calmante et de mélisse relaxante dans une eau à 32-33 °C. Flottez vingt minutes, le temps que le mélange imprégne la peau et les muscles. Ajustez la température à mi-parcours. Si elle est réglable, mettez votre pomme de douche sur “fort” et terminez par un “hydro-massage” des zones encore sous tension.

relax.jpgLe bain frisson
Un coup de chaud, une angoisse… Dans une eau fraîche, mais pas froide (30-31 C°) pour abaisser votre température intérieure, ajoutez 2 gouttes d’huile essentielle de sauge afin de réguler la circulation lymphatique, 2 gouttes de romarin et de cyprès pour décongestionner. Faites quelques flexions talons-pointes afin d’étirer le mollet et de relancer la circulation veineuse. Sortez après une dizaine de minutes.

Ce qu'il faut pour un bon bain :

Reminéralisant

- Tablettes revitalisantes, Shiseido, les 10, 34 €.
- Galets Arôme Tonique, Decléor, les 4, 14, 90 €.
-  Rituel Spa Apaisant, sels de la mer Morte, Natural Sea Beauty, CCB, 310 g, 17,70 €.galetsdecleor.jpg

Des bulles et encore des bulles

- Crème de douche Private Collection, Tuberose Gardenia, Estée Lauder, 200 ml, 30 €.
- Gelée de douche parfumée L, Lolita Lempicka, 200 ml, 34 €.

Huiles majeures

- Bain aux plantes Tonic et Huile Relax, Clarins, 200 ml, 18,30€ l’un.
- Ligne Pleasure of Japanese Bath, Shu Uemura, 200 ml, 37,70 €.
- Huile bain Rose Sauvage, Kneipp, 11,50 €.
- Huile de bain délassante Fleurs d’Oranger, Yves Rocher, 150 ml, 11,20 €.
- Huile de bain Pin & Eucalyptus, Jo Malone, 200 ml, 75 €.

bainto.jpgIn et à faire pendant ce temps :

- Un masque visage détoxifiant. Le contact avec l’eau et la vapeur optimise son efficacité.
- Un soin capillaire restructurant. Plus perméable, la chevelure en absorbe beaucoup mieux les bienfaits.
- Mettre de  l’huile sur les talons et les coudes pour les assouplir.
- Un massage crânien à effectuer du bout des doigts en mobilisant le cuir chevelu, mais sans le frictionner.
- Une tisane ou au verre d’eau à température ambiante pour réhydrater le corps.

Down et à ne pas faire :

- Le gommage des talons. Ce soin des pieds est plus adapté au moment de la douche.
- Le soin capillaire volumateur car les actifs gainants prennent moins bien sur le cheveu.
-  La pose de vernis. L’ongle gonfle dans l’eau et se retracte en séchant. Trop sollicité, le vernis risque alors d’atteindre les limites de son seuil d’élasticité et de s’écailler.
- Le shampooing repigmentant qui va, en même temps, colorer l’eau du bain.

Fillette violée : des évêques français contre l'excommunication d'une Brésilienne

Plusieurs évêques et fidèles catholiques en France expriment leur incompréhension après l'excommunication d'une Brésilienne qui avait fait avorter sa fille de 9 ans enceinte à la suite d'un viol.
Mgr Norbert Turini, évêque de Cahors, dit "comprendre" l'émotion suscitée par cette excommunication. "Pourquoi ajouter de la sévérité à tant de souffrance?", écrit-il dans un communiqué.

"Je défends et défendrai toujours la dignité et le respect de la vie de son origine à son terme", ajoute-t-il, tout en rappelant cependant que "l'amour et la miséricorde parlent toujours plus fort, dans les Evangiles, que la condamnation et l'exclusion". Il assure à cette femme et à cette fillette "qu'elles sont et seront toujours aimées par le Dieu de Jésus-Christ que nous appelons Notre Père".

De son côté, Mgr Yves Patenôtre, au nom de la Mission de France, juge "inacceptable cette décision abrupte d'excommunier".

"Bien sûr l'avortement est un acte de mort; il inscrit dans la chair de celles qui l'ont vécu des blessures qui ne se fermeront peut-être jamais. Mais comment se peut-il que devant un tel drame, l'Église se soit manifestée pour juger et condamner plutôt que pour entrer en compassion et reconduire vers la vie?", écrit-il dans un communiqué.

Cette excommunication "ne tient compte ni du drame vécu, ni du danger physique et moral encouru par cette enfant. (...) Nous le disons fermement à tous ceux qui sont troublés, nous ne nous reconnaissons pas dans cette mesure et nous demandons qu'elle soit levée le plus vite possible".

Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail épiscopal sur la bioéthique, dit dans La Croix que "c'est toujours la bonté qui doit se manifester".

En outre La Croix publie plusieurs lettres de lecteurs qui disent leur incompréhension. "Pourquoi l'Eglise ne parle-t-elle que d'excommunication et jamais de compassion?", écrit l'un d'eux.

Samedi, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation des évêques, avait justifié cette excommunication prononcée par l'évêque de Recife car les jumeaux que portait cette enfant de 9 ans "avaient le droit de vivre".

"Il faut toujours protéger la vie, l'attaque contre l'Eglise brésilienne est injustifiée", avait-il ajouté.