Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Netanyahu met la touche finale à son cabinet, investiture mardi

Le Premier ministre israélien pressenti de droite, Benjamin Netanyahu, attribuait lundi à des membres de son parti les derniers portefeuilles de son cabinet, dont l'investiture mardi suscite des inquiétudes pour la poursuite des négociations de paix avec les Palestiniens.
"M. Netanyahu présentera mardi soir son cabinet à l'investiture de la Knesset", le Parlement israélien, a indiqué à l'AFP un responsable du Likoud, le parti de M. Netanyahu, sous couvert d'anonymat.

Entretemps, M. Netanyahu, confronté à une certaine grogne des siens, se livrait à un exercice de haute voltige en répartissant à des membres du Likoud (27 députés) les postes ministériels encore vacants ou en créant d'autres.

"Nous ignorons encore la part exacte qui nous sera réservée dans ce gouvernement, mais l'important est qu'il commence à fonctionner", a déclaré à l'AFP Gilad Erdan, député du Likoud pressenti pour une fonction ministérielle.

Le gouvernement, le 32e de l'histoire d'Israël, comptera une trentaine de ministres et une demi-douzaine de vice-ministres.

Le Likoud devait se contenter de la portion congrue --une douzaine de portefeuilles au mieux--, notamment les Finances, l'Education, les Transports, les Télécommunications, l'Environnement, la Culture et les Sports.

"De toute évidence, il y a beaucoup de déceptions au sein du parti, mais c'est le prix d'une coalition large, solide et stable", a indiqué un haut responsable du Likoud cité lundi par le quotidien Haaretz.

La coalition formée par M. Netanyahu réunit, outre le Likoud, Israël Beiteinou (extrême droite nationaliste, 15 députés), les travaillistes (gauche, 13), le Shass (orthodoxe sépharade, 11) et le Foyer Juif (colons, 3).

Le ministère des Affaires étrangères a été attribué à Avigdor Lieberman, chef d'Israël Beiteinou, la Défense au numéro un travailliste, Ehud Barak, déjà titulaire du poste au gouvernement sortant, et l'Intérieur au chef du Shass, Eli Yishaï.

M. Netanyahu affirme vouloir mener avec l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas des négociations en vue d'"une paix économique", mais récuse la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël et le gel de la colonisation juive en Cisjordanie.

Mais il a payé le prix fort pour ne pas être l'otage de ses alliés naturels d'extrême droite aux exigences radicales, en ralliant le parti travailliste à sa coalition.

Ce faisant, il s'est donné les coudées franches pour mener une politique pragmatique lui épargnant une confrontation avec l'administration américaine et l'Union européenne qui veulent relancer le processus de paix au Proche Orient.

Le président israélien Shimon Peres a décidé d'écourter sa visite en République Tchèque, qu'il a entamée lundi, afin de participer à la cérémonie d'investiture à la Knesset.

Il a cherché dimanche à rassurer l'Union européenne et la communauté internationale en affirmant que le prochain gouvernement poursuivrait le processus de paix avec les Palestiniens.

L'Union européenne a en effet lancé vendredi une mise en garde à M. Netanyahu, le pressant d'accepter l'idée de "deux Etats pour deux peuples", autrement dit la création d'un Etat palestinien, faute de quoi l'UE a menacé d'en "tirer les conséquences".

Le président américain Barack Obama a lui aussi estimé que le statu quo dans le conflit israélo-palestinien était "intenable", jugeant "crucial" des progrès "vers une solution à deux Etats où Israéliens et Palestiniens puissent vivre en paix côte à côte, dans leurs Etats, en paix et en sécurité".

Le chef des renseignements israélien met en garde contrel’arme nucléaire en Iran

Le chef des renseignements israéliens, Amos Yadlin, a prévenu mercredi que l’Iran a maîtrisé les technologies d’enrichissement de l’uranium et peut développer des capacités nucléaires militaires.

"Les Iraniens ont fini le développement d’un missile sol-sol capable de transporter une ogive nucléaire," a indiqué Yadlin à la Commission des Affaires étrangères de la Knesset (parlement).

"La stratégie iranienne est de ne pas avoir une bombe nucléaire aussitôt qu’ils le peuvent, afin de ne pas donner de raison au monde d’agir contre eux," a indiqué Yadlin. "Ils cherchent à obtenir une bombe en une courte durée et ils enrichissent l’uranium à un rythme destiné à rendre difficile de les incriminer, " a-t-il ajouté.

Selon Yadlin, le taux d’enrichissement d’uranium de Téhéran se situe à 4,5%, en deça du niveau requis pour une arme nucléaire, alors que le goulet d’étranglement du programme d’armes nucléaires de l’Iran est l’obtention du matériau fissible.

Le chef des renseignements militaires a appelé la communauté internationale à utiliser "une combinaison appropriée de la diplomatie et de la politique du baton et de la carotte" contre le programme nucléaire iranien.

"La menace iranienne est une menace à l’ordre mondial et pas seulement pour Israël," a-t-il souligné.

Les officiels ont identifié depuis longtemps un Iran nucléaire comme la plus sérieuse menace à l’Etat juif.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a sans cesse appelé à la destruction d’Israël. La République islamique a aussi testé des missiles de longue portée susceptibles d’atteindre Israël.

Le futur Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a indiqué que l’Iran représente une menace existentielle à l’Etat juif, avait soulevé la préoccupation au sujet du programme nucléaire iranien à la nouvelle administration américaine de Barack Obama.

Zalman Shoval, ancien ambassadeur à Washington et chef des relations extérieures du Likud de Netanyahu, a indiqué au début de ce mois que Netanyahu et Obama se sont accordés sur le fait qu’empêcher l’Iran d’obtenir la bombe atomique est une priorité première.

Israël: les travaillistes approuvent l'entrée dans le gouvernement Netanyahu

Les travaillistes israéliens ont approuvé mardi, à la demande de leur chef Ehud Barak, l'entrée du parti dans une coalition gouvernementale ancrée à droite, un succès indéniable pour le prochain Premier ministre Benjamin Netanyahu.

M. Netanyahu n'avait pas ménagé ses efforts pour élargir sa coalition après le refus du parti centriste Kadima, dirigé par la ministre sortante des Affaires étrangères, Tzipi Livni. Le prochain gouvernement qu'il devrait constituer ces prochains jours s'appuiera toutefois sur le parti ultranationaliste laïc Israël Beiteinou et des formations religieuses.

La motion défendue par M. Barak a été adoptée par une nette majorité de 59% des votants du congrès travailliste à l'issue d'une réunion extraordinaire à Tel-Aviv, selon les résultats officiels.

Après le vote, Benjamin Netanyahu a félicité M. Barak pour l'appui de son parti "à l'entrée dans un gouvernement d'union à une heure cruciale pour Israël".

Il dispose désormais d'une majorité de 66 députés sur 120, grâce aux 27 sièges de son parti, le Likoud, aux 15 sièges d'Israël Beiteinou, aux 13 élus du parti travailliste et aux 11 du parti ultra-orthodoxe Shass.

Un député opposé à la motion Barak, Ofir Pinès, a menacé de ne pas participer à la coalition, lançant au leader travailliste: "Vous avez obtenu un mandat pour nous mener et non pas pour jeter le parti dans la poubelle de l'Histoire".

Après le vote toutefois, plusieurs des élus opposés à l'accord de coalition, dont l'ancien ministre de la Défense Amir Peretz, ont annoncé qu'ils respecteraient la décision de la majorité.

De son côté, le chef de la centrale syndicale Histadrout, Ofer Eini, qui avait plaidé pour l'entrée au gouvernement, a estimé que le vote "permettra la mise en oeuvre d'un programme gouvernemental contre le chômage".

Ehud Barak a mis tout son poids dans la balance pour défendre l'alliance avec le Likoud, qu'il rejetait encore il y a quelques semaines.

"Je n'ai pas peur de Benjamin Netanyahu, nous ne serons pas son cache-sexe. Nous serons un contrepoids qui fera en sorte que le cabinet ne soit pas (exclusivement) de droite", a-t-il déclaré dans une allocution accueillie par des acclamations et des huées.

M. Barak a justifié sa motion par "l'intérêt supérieur de l'Etat" confronté à de graves problèmes économiques et de sécurité, et assuré vouloir "faire contrepoids à l'extrême droite" qui a déjà signé un accord avec M. Netanyahu.

MM. Barak et Netanyahu avaient paraphé un accord de coalition dans la matinée. Cet accord donne au parti travailliste cinq portefeuilles ministériels, dont celui de la Défense destiné à Ehud Barak.

En revanche, l'accord est très vague sur une relance du processus de paix israélo-palestinien, en principe voulue par les travaillistes.

Il ne fait aucune mention d'un règlement basé sur la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël et se borne à indiquer que le futur gouvernement ¨respectera les accords signés" par ses prédécesseurs.

M. Netanyahu est hostile à la création d'un Etat palestinien souverain et envisage uniquement pour les Palestiniens une autonomie élargie, alors que la colonisation israélienne se poursuivrait en Cisjordanie occupée.

Le négociateur palestinien Saëb Erakat a affirmé que tout gouvernement israélien "doit s'engager à oeuvrer pour une solution basée sur deux Etats pour être un partenaire dans de futures négociations" de paix.

Selon la loi, M. Netanyahu doit former son gouvernement d'ici le 3 avril pour obtenir l'aval du Parlement.

Obama: les Etats-Unis feront pression en faveur d'un Etat palestinien

Le président américain Barack Obama a reconnu mardi que la nouvelle donne gouvernementale israélienne n'allait pas rendre "plus simple" la paix avec les Palestiniens, tout en affirmant son engagement à essayer de mettre fin à un conflit vieux de 60 ans.

"Ce n'est pas plus simple que cela n'était, mais je pense que c'est tout aussi nécessaire", a dit M. Obama, interrogé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche sur le risque que représente pour la paix l'arrivée probable au pouvoir en Israël du chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu, un "faucon" opposé à la création d'un Etat palestinien.

M. Obama a relevé que le gouvernement israélien n'était pas encore constitué, et qu'on ignorait à quoi ressemblerait la direction des Palestiniens à l'avenir.

"Mais ce que nous savons, c'est que le statu quo est intenable", a-t-il ajouté. "Il est crucial que nous progressions vers une solution à deux Etats où Israéliens et Palestiniens puissent vivre en paix côte à côte, dans leurs Etats, en paix et en sécurité".

Avec la nomination de l'émissaire spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell, "ce que nous avons signifié, c'est que nous prendrions l'affaire au sérieux dès le premier jour et que nous essaierions de pousser les deux parties dans une direction qui reconnaisse cette réalité", a-t-il dit, prévenant M. Netanyahu que les Etats-Unis feraient pression en faveur d'un Etat palestinien, que le gouvernement israélien le veuille ou pas.

Contrairement à son prédécesseur George W. Bush qui avait promis de parvenir à un accord sur la création d'un Etat palestinien avant la fin 2008, M. Obama s'est abstenu de se fixer des échéances.

"Quant à l'efficacité de ces négociations, je pense qu'il va falloir attendre pour voir", a-t-il dit.

Mais il a appelé l'opinion à ne pas se décourager, rappelant que la paix en Irlande du Nord, dont George Mitchell a justement été un des principaux négociateurs, paraissait hors de portée il y dix ans.

M. Obama s'est engagé à faire preuve de la même "persistance" avec l'Iran, après avoir adressé un message historique aux dirigeants de la République islamique.

"Certaines personnes ont dit: ils (les Iraniens) n'ont pas annoncé immédiatement qu'ils abandonnaient les armes nucléaires et arrêtaient de financer le terrorisme", a dit M. Obama lors d'une conférence de presse.

"Ce n'est pas ce à quoi nous nous attendions. Nous nous attendons à faire des progrès réguliers sur ce front", a expliqué le président américain.

La semaine dernière, le président Obama a pris l'initiative sans précédent de s'adresser directement aux dirigeants iraniens, à qui il a offert de surmonter trente années de relations hostiles dans un message diffusé pour le nouvel an iranien.

Mais les dirigeants iraniens ont accueilli prudemment ce message, le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, répondant samedi à M. Obama qu'il était prêt à changer de politique si les Etats-Unis modifiaient dans les faits et non seulement en paroles leur attitude à l'égard de l'Iran.

Israël/gouvernement: négociations entre le Likoud et un parti de colons

Le parti Likoud du Premier ministre israélien pressenti Benjamin Netanyahu a entamé mercredi des négociations avec le Foyer juif, un parti d'extrême droite proche des colons, en vue de son ralliement au cabinet, a indiqué un responsable du Likoud.
"Le Likoud a entamé des négociations avec le Foyer juif (3 députés) en vue de son ralliement à la coalition gouvernementale", a indiqué à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Le Likoud (27 élus) a déjà conclu des accords de coalition avec Israël Beiteinou (extrême droite nationaliste - 15), le parti travailliste (13) et le Shass (orthodoxe sépharade - 11) et peut en conséquence déjà s'appuyer sur une assise de 66 députés sur les 120 de la Knesset.

M. Netanyahu doit en principe présenter son gouvernement à l'approbation du parlement, en principe au début de la semaine prochaine.

Selon les médias israéliens, ce cabinet, un des plus larges dans l'histoire d'Israël, devrait compter 27 ministres, y compris le chef du gouvernement.

Israël: Netanyahu boucle un cabinet moins radical, parle de paix

JERUSALEM— Le prochain Premier ministre israélien de droite Benjamin Netanyahu parachevait mercredi la formation d'un cabinet à coloration moins extrémiste après le ralliement des travaillistes, se disant d'emblée prêt à parler paix avec les Palestiniens.

"Pour tous les gouvernements israéliens, y compris le mien, la paix est un objectif. Cela signifie que je négocierai avec l'Autorité palestinienne pour la paix", a affirmé M. Netanyahu lors d'une conférence économique à Jérusalem.

"Je pense que les Palestiniens devraient comprendre qu'ils ont avec notre gouvernement un partenaire pour la paix, la sécurité et le développement rapide de leur économie", a-t-il ajouté.

M. Netanyahu a jusqu'ici affiché son refus d'oeuvrer à la création d'un Etat palestinien.

Fort du ralliement des travaillistes, M. Netanyahu dispose d'ores et déjà d'une assise de 66 députés sur 120 au Parlement, où il pourra présenter son cabinet en principe au début de la semaine prochaine.

A Washington, le président Barack Obama a estimé que la nouvelle donne gouvernementale israélienne n'allait pas rendre "plus simple" la paix avec les Palestiniens, tout en affirmant son engagement à essayer de mettre fin au conflit.

Yitzhak Herzog, ministre travailliste des Affaires sociales, a assuré, à la radio militaire, que "Netanyahu est conscient des positions d'Obama et comprend qu'il faut régler le conflit israélo-palestinien qui est au coeur d'un arrangement régional de paix".

"Ce ne sera pas facile de siéger au gouvernement aux côtés des représentants de la droite, mais nous voulons les attirer vers le centre", a convenu à la radio publique le vice-ministre travailliste de la Défense Matan Vilnaï.

Interrogés par l'AFP, des élus du Likoud ont cependant d'emblée tempéré cet optimisme par une douche froide.

"Le respect des accords signés est une règle internationale incontournable, mais il est regrettable que nous devions assumer les erreurs commises par les gouvernements précédents", a affirmé l'un d'eux, Youli Edelstein.

Les paragraphes de l'accord de coalition avec les travaillistes sur les négociations de paix "sont formulés en termes très larges", a renchéri Israël Katz en se félicitant que son parti "n'a renoncé ni au Golan, ni à Jérusalem, et n'a pas non plus accepté un Etat palestinien".

Israël a conquis et annexé en 1967 la partie orientale arabe de Jérusalem ainsi que le plateau syrien du Golan, annexé en 1981.

L'accord de coalition entre les travaillistes et le Likoud stipule que des efforts en vue d'une paix globale au Proche Orient seront poursuivis, mais ne mentionne ni l'Etat palestinien, ni la +Feuille de route+, un plan international de paix, ni la relance des négociations à la conférence internationale d'Annapolis (Etats-Unis) de novembre 2007.

Le Likoud (27 députés) tentait mercredi de rallier au gouvernement le Foyer juif (3 élus), un parti d'extrême droite proche des colons, après avoir conclu des accords de coalition avec Israël Beiteinou (extrême droite nationaliste - 15), le parti travailliste (13) et Shass (orthodoxe sépharade - 11).

"Le prix que nous avons payé pour les accords de coalition est excessif. Il ne nous reste plus de portefeuilles ministériels et le cabinet ressemble à un puzzle", a indiqué à l'AFP un responsable du Likoud.

Selon les médias israéliens, le prochain cabinet, un des plus larges dans l'histoire d'Israël, devrait compter 27 ministres, y compris le chef du gouvernement

Israël: Netanyahu annonce qu'il présentera son cabinet la semaine prochaine

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien pressenti Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi qu'il présenterait son gouvernement devant le parlement, pour un vote d'investiture, la semaine prochaine.

"J'ai l'intention de présenter devant la Knesset un gouvernement d'union nationale la semaine prochaine", a déclaré le chef de file de la droite israélienne lors d'une réunion du groupe parlementaire de son parti, le Likoud.

Il a de nouveau félicité le parti travailliste pour avoir voté la veille l'entrée dans son gouvernement, estimant que cette décision permettra de constituer un "gouvernement stable et fort, exprimant la volonté d'union nationale" en Israël.

Par ailleurs, le négociateur en chef du Likoud, chargé des accords de coalition, Gidon Saar, a indiqué qu'un accord avec le parti religieux ultra nationaliste du "Foyer juif" (3 députés sur 120) avait été "finalisé" et devait être signé mercredi.

Suite à cet accord, le nouveau gouvernement Netanyahu issu des législatives du 10 février dispose en principe de la majorité absolue au parlement avec une assise parlementaire de 69 députés.

Un haut responsable du Likoud a estimé que le vote d'investiture, suivi de la prestation de serment des ministres, se déroulerait lundi ou mardi de la semaine prochaine.

Israël: Barak et Netanyahu ont conclu un accord de coalition

Le Premier ministre israélien pressenti Benjamin Netanyahu (droite) et le numéro un travailliste Ehud Barak ont paraphé mardi un accord de coalition, qui doit être soumis à l'approbation du congrès du parti de centre-gauche dans la journée, a indiqué la radio militaire.

Selon cet accord, le parti Likoud de M. Netanyahu s'engage à poursuivre les négociations de paix avec les Palestiniens et à respecter les accords signés avec eux dans le passé, a précisé la radio.

L'accord conclu par MM. Netanyahu et Barak prévoit aussi qu'Israël continuera d'oeuvrer contre les constructions illégales et la colonisation sauvage en Cisjordanie, a encore indiqué la radio.

Cet accord doit être soumis dans l'après-midi à l'approbation du Congrès du parti travailliste lors d'une réunion qui s'annonce houleuse en raison de l'opposition d'au mois sept de ses 13 élus à tout ralliement à un gouvernement Netanyahu.

Cette session extraordinaire est prévue à Tel-Aviv à partir de 15h30 (13h30 GMT). Après les discours, le congrès doit procéder à compter de 17h30 à un vote à bulletins secrets dont les résultats sont attendus en principe vers 20h00 (18h00 GMT).

En cas de feu vert pour rallier la coalition de droite, M. Barak entend nommer lui-même les ministres travaillistes sans réunir à nouveau à cet effet le congrès.

Avant l'aube mardi, Benjamin Netanyahu et Ehud Barak avaient eux-mêmes supervisé personnellement les efforts en vue de parvenir à l'accord de coalition, selon la radio publique israélienne.

Ces discussions avaient jusqu'alors été menées par des équipes de négociateurs des deux bords.

M. Barak avait désigné à cet effet un de ses proches, le ministre de l'Agriculture sortant Shalom Simhon, et le chef de la centrale syndicale Histadrout Ofer Eini, sans attendre le feu vert de son parti.

Ministre sortant de la Défense, M. Barak exhorte depuis quelques jours sa formation à y entrer, ce qui lui permettrait notamment de conserver son portefeuille.

Selon lui, il y va de "l'intérêt supérieur de l'Etat" en raison des problèmes économiques et de sécurité auxquels Israël est confronté, et il assure vouloir aussi "faire contrepoids à l'extrême droite".

A l'issue des législatives du 10 février, le parti travailliste n'a obtenu que 13 sièges sur 120, son pire score historique, et M. Barak avait alors affirmé vouloir tirer les leçons de ce revers en rejoignant l'opposition.

M. Netanyahu dispose d'ores et déjà de la majorité absolue à la Knesset (Parlement) grâce à l'appui des formations religieuses et d'extrême droite, mais préfère un gouvernement élargi incluant au moins les travaillistes.

Selon le délai imparti par la loi, M. Netanyahu doit former son gouvernement d'ici le 3 avril, pour obtenir l'aval du Parlement après avoir épuisé un premier délai de 28 jours.

Israël: accord de coalition entre Netanyahu et un parti religieux

net.jpgLe Likoud, le parti de droite du Premier ministre israélien pressenti, Benjamin Netanyahu, a conclu dans la nuit de dimanche à lundi un accord de coalition avec le parti ultra orthodoxe sépharade Shass, a-t-on indiqué auprès de cette formation.
Le Shass s'est vu promettre quatre portefeuilles ministériels dont l'Intérieur, l'Habitat et les Cultes.

Le parti religieux (11 députés sur 120) a en outre obtenu une hausse sensible des allocations familiales en trois ans qu'il réclamait.

Il s'agit du second accord de coalition signé par le Likoud après celui conclu avec le parti d'extrême droite laïc Israël Beiteinou.

Aux termes de ce premier accord, Israël Beitenou (15 sièges) s'est vu promettre le ministère des Affaires étrangères, qui doit revenir au chef de ce parti Avigdor Lieberman, ainsi que les portefeuilles de la Sécurité intérieure, des Infrastructures, du Tourisme et de l'Intégration (des nouveaux immigrants).

Dans le même temps le Likoud intensifie ses efforts en vue d'obtenir l'entrée des Travaillistes (centre gauche) dans le futur gouvernement Netanyahu.

Une délégation du parti travailliste désignée par le numéro un du parti Ehud Barak, partisan de l'entrée au gouvernement, doit rencontrer à cet effet lundi les représentants du Likoud, avant même que le parti travailliste n'ait donné son feu vert à cette démarche.

L'objectif est de conclure avant mardi un accord de participation au futur gouvernement Netanyahu pour qu'il soit présenté devant le congrès du parti censé se réunir mardi après midi.

Ce congrès composé de 1.460 membres, est très divisé sur la question. Il doit trancher lors d'une session extraordinaire, les opposants à la participation accusant M. Barak d'agir par intérêt personnel et de miner la crédibilité du parti.

Après les élections du 10 février et la défaite sans précédent des travaillistes qui n'ont obtenu que 13 sièges M. Barak avait affirmé vouloir tirer les leçons de ce revers en rejoignant l'opposition, pour faire volte face par la suite.

M. Netanyahu dispose d'ores et déjà de la majorité absolue au Parlement grâce à l'appui des formations religieuses et d'extrême droite, mais préfère un gouvernement élargi comprenant au moins les Travaillistes.

Selon le délai imparti par la loi, M. Netanyahu doit former son gouvernement d'ici le 3 avril, pour obtenir l'aval du Parlement après avoir épuisé un premier délai de 28 jours.

Olmert met en garde contre le risque d'isolement d'Israël

Le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert a mis en garde contre le risque d'isolement international d'Israël si son successeur pressenti, Benjamin Netanyahu, persiste à refuser la formule de "deux Etats pour deux peuples", selon la presse israélienne lundi.

Lors de la réunion du conseil des ministres dimanche, il a rappelé que la négociation avec les Palestiniens partait du principe de la création future d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, avertissant que tout gouvernement israélien qui y renoncerait "perdrait son soutien international", rapporte la presse.

"Le véritable choix est entre deux Etats (israélien et palestinien) pour deux peuples ou un Etat pour deux peuples. Ceux qui ne le voient pas trompent leur monde et risquent de causer le plus grand tort à Israël", a encore averti M. Olmert.

"L'histoire ne leur pardonnera pas", a-t-il martelé, dans une allusion à peine voilée au leader du parti travailliste et ministre de la Défense Ehud Barak qui négocie sa participation au futur gouvernement de droite, bien que son parti soit en principe favorable à la création d'un Etat palestinien.

M. Barak a répliqué lundi en affirmant dans un communiqué qu'il "ne réagirait pas aux propos pathétiques d'Olmert".

Le Premier ministre pressenti, Benjamin Netanyahu, chef de file de la droite, a promis de poursuivre les négociations avec les Palestiniens tout en s'engageant à intensifier la colonisation en Cisjordanie occupée et refusant d'adopter le principe de "deux Etats pour deux peuples".