Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Lieberman s'oppose à tout préalable avant d'éventuels pourparlers avec Damas

Le nouveau chef de la diplomatie israélienne, le dirigeant extrémiste Avigdor Lieberman, s'est dit dimanche prêt à entamer dès à présent des pourparlers de paix avec la Syrie, mais uniquement si Damas n'y pose pas de conditions préalables.

La Syrie s'était il y a peu dite d'accord pour reprendre des discussions indirectes avec le nouveau gouvernment israélien, si elles portent sur un retrait total du plateau du Golan, qu'Israël a capturé en juin 1967 et annexé depuis.

"Je serais ravi de négocier avec la Syrie, ce soir même, mais sans préconditions", a déclaré Avigdor Lieberman à la radio d'Israël.

"Ils disent, revenez d'abord aux lignes de 67 et renoncez au Golan. Si nous acceptons, que resterait-t-il à négocier?", a-t-il lancé.

Le nouveau Premier ministre Benjamin Nétanyahou et son ministre des Affaires étrangères sont actuellement en train de formuler la politique étrangère du nouveau gouvernement israélien.

L'Etat hébreu avait tenu plusieurs rounds de pourparlers avec les Syriens, dont le dernier, indirect, via la médiation de la Turquie, l'année dernière, a été suspendu en raison des élections anticipées en Israël. En 2000, les pourparlers avaient échoué sur l'ampleur d'un retrait israélien, et l'année dernière, l'Etat hébreu réclamait également à Damas de mettre un terme à son soutien au Hezbollah libanais et au Hamas palestinien.

Dans un entretien publié ce week-end par le journal autrichien "Kleine Zeitung", Lieberman disait en outre "ne pas voir la Syrie comme partenaire sincère dans quelque sorte d'accord que ce soit", en raison de ses liens avec l'Iran et de son soutien à ces mouvements.

Au chapitre palestinien, Lieberman a déclaré qu'il ne voyait pas pourquoi entamer des négociations sur un accord final avec les Palestiniens: "je ne crois pas qu'il faille accepter immédiatement des négociations sur un accord final. Le processus politique doit commencer au commencement, pas à la fin", a-t-il déclaré sur les ondes de la radio de l'armée.

Lieberman n'ira pas en Égypte

Le président égyptien Hosni Moubarak a confirmé jeudi qu'une invitation à se rendre en Egypte avait été adressée au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, mais qu'il ne serait pas accompagné de son ministre des Affaires étrangères, le dirigeant d'extrême droite Avigdor Lieberman. Un haut responsable israélien des Affaires étrangères avait affirmé jeudi que Avigdor Lieberman avait été invité en Egypte par le chef des renseignements égyptiens, Omar Souleimane, en visite à Jérusalem.
Le dirigeant du parti d'extrême droite Israel Beiteinou, qui était alors dans l'opposition, avait provoqué une polémique avec Le Caire en affirmant que le président Moubarak pouvait "aller au diable" en raison de son refus d'effectuer une visite officielle en Israël.

Obama invite séparément Netanyahu, Moubarak et Abbas aux USA

Barack Obama a invité aux Etats-Unis le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président égyptien Hosni Moubarak et le président palestinien Mahmoud Abbas pour des entretiens séparés sur la paix au Proche-Orient d'ici le début juin.

Auparavant, recevant à la Maison blanche le roi Abdallah de Jordanie, le président américain a appelé Israéliens et Palestiniens "à s'éloigner de l'abîme" en espérant que les deux camps feront des gestes de bonne volonté pour relancer la dynamique de la paix au Proche-Orient.

Le porte-parole de la présidence, Roberts Gibbs, a précisé que la Maison blanche était en train de finaliser les dates exactes de ces visites qui, selon lui, devraient intervenir avant le déplacement du chef de l'exécutif américain en France en juin.

"Avec chacun de ses hôtes, le président discutera de la façon dont les Etats-Unis pourraient renforcer et approfondir nos partenariats avec eux, ainsi que des mesures que toutes les parties doivent prendre pour parvenir à la paix entre Israël et les Palestiniens, entre Israël et les Etats arabes", a dit Gibbs lors d'une conférence de presse.

Obama a tenté de rassurer le souverain hachémite en réaffirmant son engagement en faveur d'"une solution à deux Etats" prévoyant la coexistence pacifique d'un Etat indépendant palestinien avec Israël.

Sur ce point, les Etats-Unis et l'Etat hébreu ne sont pas sur la même longueur d'ondes étant donné les fortes réserves du nouveau Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu face une telle perspective.

Son ministre des Affaires étrangères, l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, a même déclaré qu'Israël ne se sentait pas lié par les engagements pris lors du processus d'Annapolis de 2007.

"Il convient de s'éloigner de l'abîme", a déclaré Obama après sa rencontre avec Abdallah. "Il faut que nous assistions à des gestes de bonne volonté de part et d'autre."

"On ne peut pas négocier indéfiniment. A un certain moment, des mesures doivent être prises", a-t-il poursuivi.

Mettant la pression sur "Bibi" Netanyahu, le chef de l'exécutif américain a ajouté:

"Je suis un fervent partisan d'une solution à deux Etats. Je l'ai dit clairement en public, et je ferai de même en privé. Et je pense qu'il existe de nombreux Israéliens qui croient eux-aussi à cette solution à deux Etats".

Obama a répété que la question du processus de paix au Proche-Orient constituait une priorité de son administration, contrastant avec la position détachée de son prédécesseur George W. Bush.

Netanyahu félicite les pays qui ont boycotté Durban II

NOUVELOBS.COM
Le Premier ministre israélien estime que ces pays "ont ramené de la raison dans un monde où une conférence sur le racisme devient une tribune pour le chef d'un régime négationniste".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité mardi 22 avril pour leur décision les Etats qui ont boycotté la Conférence de l'ONU sur le racisme, selon un communiqué de la Présidence du Conseil.
Il a aussi exprimé son "appréciation" envers les "représentants des Etats qui ont quitté la salle" au moment du discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Tribune controversée

Dans une lettre adressée aux dirigeants des pays qui ont boycotté la conférence, le Premier ministre estime "qu'ils ont ramené de la raison dans un monde où une conférence sur le racisme devient une tribune pour le chef d'un régime négationniste et qui annonce son intention de rayer Israël de la carte".
Lors du discours lundi du président iranien qui a une nouvelle fois qualifié Israël de "gouvernement raciste", les 23 ambassadeurs de l'UE présents se sont levés et ont quitté la salle en signe de protestation.
Les Etats-Unis, le Canada ainsi qu'Israël, tout comme l'Allemagne, l'Italie, la Pologne et les Pays-Bas avaient renoncé de se rendre à la conférence de crainte de déclarations virulentes anti-israéliennes du chef de l'Etat iranien.

Ban Ki-Moon satisfait

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est félicité de l'adoption de la Déclaration finale sur le racisme à la Conférence de l'ONU "Durban II" mardi à Genève, affirmant qu'elle donnait espoir à des millions de victimes de par le monde.
Ban Ki-moon est "encouragé" par le fait que tous les Etats membres présents ont adopté le document final par consensus, déclare un communiqué de son service de presse.
"Ce faisant, la communauté internationale a revigoré son engagement pour la mise en oeuvre de la Déclaration et du programme d'action de Durban (DDPA), donnant ainsi espoir aux millions de victimes du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance dans le monde", ajoute le communiqué.
"La lutte contre le racisme est un processus continu". Ban Ki-moon "espère par conséquent que les Etats membres qui n'ont pas participé rejoindront bientôt la communauté internationale dans le combat contre les fléaux du racisme et de la discrimination raciale", conclut-il.
Le texte adopté, fruit de longues et âpres négociations, réaffirme la DDPA de 2001 mais a été nettoyé de tous les sujets de discorde.
En particulier, les mentions d'Israël et de diffamation des religions, considérés comme des "lignes rouges" par les Occidentaux en ont été retirées tandis que le paragraphe sur la mémoire de l'Holocauste était maintenu, contre l'avis de l'Iran.
La Conférence, qui dure jusqu'à vendredi et doit assurer le suivi de celle de Durban, avait démarré lundi dans une ambiance houleuse, un discours incendiaire du président iranien Mahmoud Ahmadinejad contre Israël provoquant le départ de la salle des 23 pays européens présents.
Elle a été boycottée par plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis et Israël.

Le chef du Renseignement égyptien en Israël

JERUSALEM — Le chef des services de renseignements égyptiens Omar Souleimane est arrivé mercredi en Israël, où il devait rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, pour la première fois depuis son entrée en fonction début avril, a-t-on appris de sources officielles.

M. Souleimane, en charge des dossiers israélien et palestinien en Egypte, a entamé ses discussions par des entretiens avec le ministre travailliste de la Défense, Ehud Barak, dans un hôtel de Jérusalem, a indiqué le ministère de la Défense.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères n'était pas en mesure de confirmer à l'AFP une éventuelle rencontre de M. Souleimane avec le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou.

0 Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, avait assuré dimanche à la radio militaire qu'une telle rencontre aurait lieu.

Le 2 avril, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, avait déclaré qu'il ne serrerait pas la main d'Avigdor Lieberman s'il le rencontrait.

M. Lieberman avait provoqué une polémique avec l'Egypte en affirmant en octobre que le président Hosni Moubarak pouvait "aller au diable" en raison de son refus d'effectuer une visite officielle en Israël.

Il avait par ailleurs avancé par le passé la possibilité de bombarder le barrage d'Assouan, sur le Nil, dans l'hypothèse d'une guerre avec l'Egypte.

Dans un apparent souci d'apaisement, M. Lieberman a affirmé récemment que l'Egypte était un "partenaire important" et un "élément stabilisateur dans la région".

Le général Souleimane est le principal intermédiaire entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas en vue de la libération d'un soldat israélien détenu à Gaza contre des centaines de prisonniers palestiniens.

A ce titre, M. Netanyahu a nommé mercredi le chef du Shin Bet, les services de sécurité intérieurs israéliens, comme son envoyé spécial en charge des négociations sur les prisonniers en remplacement d'Ofer Dekel, qui a démissionné mardi de ce poste.

Israël et le Hamas se sont rejeté en mars la responsabilité de l'échec du dernier round de négociations sous les auspices de l'Egypte sur un tel échange.

Netanyahu n'a pas fixé de condition préalable au processus

Benjamin Netanyahu fait savoir qu'il n'a pas fait de la reconnaissance par les Palestiniens du caractère d'Etat juif d'Israël une condition préalable à une reprise des négociations de paix.

La semaine dernière, de nombreux médias en Israël avaient interprétés en ce sens les propos tenus par un haut responsable du cabinet du Premier ministre israélien.

L'entourage du président palestinien Mahmoud Abbas avait estimé alors que Netanyahu posait cette nouvelle exigence pour se soustraire à l'ouverture d'un véritable processus de paix.

Dans un nouveau communiqué, les services de Netanyahu précisent lundi que pour le Premier ministre israélien, il est impossible de penser parvenir à un accord de paix sans reconnaître à Israël son caractère d'Etat juif.

Mais contrairement aux analyses des médias, poursuit le communique, "le Premier ministre n'en a jamais fait une condition préalable à l'ouverture de négociations et d'un dialogue avec les Palestiniens".

Côté palestinien, on redoute que la reconnaissance du caractère juif d'Israël ne devienne un obstacle au retour des réfugiés palestiniens qui ont fui leurs foyers lors de la guerre de 1948.

Israël rappelle son ambassadeur en Suisse

Israël a rappelé lundi son ambassadeur en Suisse pour protester contre la rencontre, la veille à Genève, entre le président de la Confédération helvétique Hans-Rudolf Merz et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman ont décidé de rappeler à Jérusalem pour "consultation" l'ambassadeur en Suisse. Par ailleurs, la chargée d'affaires de l'ambassade suisse à Tel Aviv a été conviée à une réunion, où les autorités israéliennes comptaient faire part de leur mécontentement.

L'incident est aggravé par le fait qu'il a eu lieu la veille de la Journée de commémoration annuelle de l'Holocauste. Par le passé, Mahmoud Ahmadinejad a exprimé des doutes quant à l'existence de l'Holocauste et appelé à la destruction de l'Etat hébreu.

La deuxième conférence des Nations unies sur le racisme s'est ouverte lundi à Genève dans un climat tendu, lié notamment à la présence de Mahmoud Ahmadinejad.

Israël n'entend pas bombarder les installations nucléaires iraniennes, selon Shimon Peres

Les rumeurs selon lesquelles Israël compterait attaquer les installations nucléaires iraniennes sont "infondées" et il n'y a pas de solution militaire à la menace que représente le programme nucléaire de Téhéran, a fait savoir jeudi le président Shimon Peres à l'émissaire américain pour le Proche-Orient.

Selon les services de la présidence israélienne, M. Peres a expliqué à George Mitchell que tout progrès éventuel avec l'Iran reposait sur la coopération internationale.

L'émissaire de Barack Obama est arrivé mercredi soir en Israël, après une tournée au Maghreb.

En Algérie mardi, il avait réaffirmé que la seule solution pour régler le conflit israélo-palestinien était celle de deux Etats indépendants, vivant côte à côte.

Et ce alors qu'il va rencontrer, pour la première fois, un nouveau gouvernement israélien "faucon", qui n'a pas apporté son soutien à cette solution. Mitchell devait voir jeudi le Premier ministre Benjamin Nétanyahou, ainsi que son ministre des Affaires étrangères, le chef de l'extrême droite Avigdor Lieberman, lequel a déclaré qu'il ne se sentait aucunement lié par les précédentes avancées du processus de paix.

Mercredi soir, Michel avait rencontré le ministre de la Défense, le travailliste Ehoud Barak. A l'issue de l'entretien, les services de ce dernier ont publié un communiqué selon lequel Barak a dit à son invité qu'il était "possible et nécessaire" pour Israël et les Etats-Unis de "se coordonner et de se comprendre".

George Mitchell devait aussi s'entretenir avec la cheffe de l'opposition et ex-cheffe de la diplomatie Tzipi Livni, avant de se rendre vendredi en Cisjordanie. Il y rencontrera le président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad.

Jeudi aussi, le chef de la diplomatie espagnole Miguel Moratinos, également en tournée dans la région et qui rencontrera Nétanyahou et Lieberman, a lui aussi jugé que la solution des deux Etats était "la seule option".

L'émissaire américain est au Proche-Orient pour promouvoir l'idée de deux Etats

liberusa.jpgJERUSALEM  — L'émissaire spécial américain George Mitchell tentait jeudi de faire avancer l'idée d'une solution à deux Etats, palestinien et israélien, à l'occasion de sa première mission au Proche-Orient depuis la formation en Israël du gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu.

"La politique des Etats-Unis se concentre sur une solution à deux Etats coexistant en paix", a déclaré aux journalistes M. Mitchell à l'issue d'une rencontre à Jérusalem avec le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

"Il s'agit d'une première rencontre. Nous avons discuté de notre coopération étroite et de l'harmonisation de nos positions sur la question palestinienne", a de son côté indiqué M. Lieberman.

L'approche des Etats-Unis se heurte aux réticences du cabinet israélien, investi le 31 mars, qui écarte en fait l'option de deux Etats tout en se disant prêt à parler de paix avec les Palestiniens sur la base d'un plan privilégiant leur développement économique.

Dès sa prise de fonctions le 1er avril, M. Lieberman a déclenché des remous en Israël et à l'étranger en affirmant qu'Israël n'était plus lié par le processus d'Annapolis ayant relancé en novembre 2007 les négociations de paix avec les Palestiniens dont la finalité est la création de leur Etat.

"Dans les circonstances actuelles, il faut oeuvrer non pas à deux Etats pour deux peuples, mais à deux économies pour deux peuples, et M. Mitchell sait que contraindre la région à un dialogue virtuel peut avoir des résultats inverses" à ceux escomptés, a déclaré le ministre israélien de l'Intérieur, Elie Yishaï.

Lors d'une rencontre séparée avec Miguel Angel Moratinos, son homologue espagnol, M. Lieberman a précisé que le gouvernement israélien travaillait toujours à la mise au point de sa politique, selon un communiqué de ses services.

Selon le texte, cette politique doit s'attacher à préserver la sécurité d'Israël, face aux tirs de roquettes de Gaza sous contrôle du Hamas, à la menace que représente le programme nucléaire iranien qu'Israël, les Etats-Unis et l'UE soupçonnent d'avoir des fins militaires, et enfin à soutenir l'économie palestinienne.

M. Mitchell devait rencontrer le Premier ministre israélien à 18H30 (15H30 GMT) à Tel-Aviv.

Le matin, l'émissaire américain s'est entretenu à Jérusalem avec le président Shimon Peres auquel il a rappelé "l'engagement des Américains à assurer la sécurité d'Israël et à oeuvrer à la solution de deux Etats", selon un communiqué de la présidence.

Dans la foulée, M. Mitchell devait aussi rencontrer le chef d'état-major Gaby Ashkenazi, la chef de l'opposition Tzipi Livni, du parti centriste Kadima, et le ministre de la Défense Ehud Barak (du parti travailliste) avec lequel il s'est déjà entretenu la veille après son arrivée en Israël.

Selon le département d'Etat américain, l'objectif de la mission de M. Mitchell est "de faire progresser l'objectif d'une solution à deux Etats (...)".

Mais pour le principal quotidien israélien, Yédiot Aharonot, "le ton monte" entre l'administration américaine et le cabinet israélien en raison des divergences d'approche sur le conflit, alors que la date d'une visite de M. Netanyahu à la Maison-Blanche n'est toujours pas arrêtée.

Vendredi, M. Mitchell doit se rendre à Ramallah (Cisjordanie) pour rencontrer les dirigeants palestiniens avant de s'envoler pour l'Egypte.

Sa tournée est la troisième depuis qu'il a été chargé en janvier par M. Obama de relancer le processus de paix, mais sa première depuis la formation du gouvernement Netanyahu issu des élections anticipées du 10 février.

Avigdor Lieberman à nouveau entendu pour corruption en Israël

avigord.JPGJERUSALEM - Pour la troisième fois depuis sa prise de fonctions comme ministre des Affaires étrangères, il y a une semaine, la police israélienne a interrogé mardi Avigdor Lieberman, qu'elle soupçonne de corruption, blanchiment d'argent et abus de confiance.

Micky Rosenfeld, porte-parole de la police, a précisé que le chef du parti d'extrême droite Yisraël Beïtenu avait été interrogé pendant cinq heures dans le cadre d'une enquête en cours depuis 13 ans sur laquelle les policiers se montrent très discrets.

Depuis une semaine, l'allié politique controversé du nouveau Premier ministre Benjamin Netanyahu a été entendu plus de dix-sept heures par les policiers, qui l'avaient déjà interrogé ainsi que sa fille avant les élections du 10 février, qui ont ramené la droite au pouvoir.

La presse israélienne croit notamment savoir que Lierbeman aurait reçu des pots-de-vin via une firme de consultants dirigée par sa fille Michal et la police israélienne a sollicité la coopération de la cellule de lutte contre le blanchiment de Chypre sur certaines de ses transactions financières.

Avigdor Lieberman, qui proteste de son innocence et s'affirme victime d'une campagne de dénigrement systématique, a demandé à la justice d'ordonner la clôture rapide de l'enquête, arguant qu'elle porte atteinte à son image d'homme public.

De fait, cette enquête jette une ombre sur ses nouvelles fonctions, qu'il a inaugurées avec fracas mercredi dernier en reniant l'engagement pris par Israël en novembre 2007 à Annapolis d'oeuvrer à la création rapide d'un Etat palestinien.

Après avoir immigré en 1978 de Moldavie à l'âge de 20 ans et s'être hissé au grade de caporal au sein de Tsahal, Avigdor Lieberman a entamé sa carrière politique au Likoud de Menachem Begin, dont il prend la direction administrative en 1993.

Après avoir dirigé le premier cabinet dirigé par Netanyahu, il fonde en 1999 Yisraël Beïtenu (Israël, notre foyer) et prône un échange de territoires entre les localités de Galilée peuplées de 1,5 million d'Arabes Israéliens, dont il doute de la loyauté, et les colonies juives de Cisjordanie.

Il occupe des fonctions ministérielles à partir de 2001 mais, en janvier 2008, il rompt avec la coalition d'Ehud Olmert pour protester contre la conférence internationale d'Annapolis.

Avigdor Lieberman vit dans la colonie juive de Nokdim, en Cisjordanie, depuis 1988.