Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Inquiétude en Israël sur un froid avec Washington

Les propos émis par B.Netanyahu à B.Obama déplaisent à certains partis israéliens.
Les divergences affichées par Benjamin Netanyahu et Barack Obama durant leur première rencontre lundi à la Maison-Blanche font craindre en Israël un refroidissement avec le grand allié américain.

"Ils sont d'accord pour ne pas être d'accord (...) Après trois heures d'entretiens, ils ne se sont pratiquement entendus sur rien", a résumé en Une mardi le Yédiot Aharonot, principal quotidien populaire israélien.

"Je n'ai jamais vu une rencontre officielle à Washington à l'issue de laquelle autant de divergences ont été publiquement exprimées", affirme Akiva Eldar, politologue et éditorialiste du journal Haaretz, longtemps en poste dans la capitale fédérale. "On peut deviner ce que les deux dirigeants se sont dit entre quatre yeux pendant une heure et demie", a-t-il ajouté.

Brièvement interrogé mardi à la radio militaire, Ehud Barak, ministre travailliste israélien de la Défense, se montre lui positif, estimant que la rencontre de Washington "marque le début d'un dialogue".
Des buts divergents

Le président Obama, qui veut promouvoir une paix régionale globale au Proche-Orient, cherche le rapprochement avec les pays arabes, appelle à la création d'un Etat palestinien et veut engager un dialogue avec l'Iran pour le convaincre de renoncer à son programme nucléaire.

Ces projets se heurtent aux positions du Premier ministre israélien de droite, qui refuse l'Etat palestinien, veut poursuivre la construction dans les colonies juives et considère le nucléaire iranien comme "une menace existentielle" à lever prioritairement.
Netanyahu critiqué par les partis

La classe politique en Israël est cependant assez partagée sur ce sommet. Zeev Boïm, député du parti d'opposition Kadima (centriste), estime ainsi que B.Netanyahu a "échoué dans sa mission en manquant l'occasion de créer des liens de confiance avec le président américain".

Pour la députée travailliste Youli Tamir, "en ignorant la solution de +deux Etats pour deux peuples+ considérée par les Américains comme clef du conflit avec les Palestiniens, B.Netanyahu compromet les intérêts fondamentaux d'Israël".

Son collègue de l'Union nationale (extrême droite), Arié Eldad, avertit même qu'"il y a de vraies raisons de s'inquiéter, car les Américains s'écartent de leur engagement traditionnel à assurer la sécurité d'Israël".

L'Autorité palestinienne a de son côté jugé "encourageantes" les déclarations de B.Obama sur la nécessité d'un Etat palestinien. Mais, le mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza a affirmé qu'il s'agit de "voeux pieux sur lesquels nous ne comptons pas beaucoup".

Israël met en garde contre l’utilisation de Facebook

Article paru dnas "Silicon.fr" par Olivier Robillart

Les services de renseignements israéliens lancent des messages d’avertissement au public sur l’utilisation de Facebook. Trop communiquer pourrait revenir à dévoiler des informations ou à recruter des espions.
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Le Shin Bet, l’agence de sécurité Intérieure israélienne se méfie de Facebook. Elle le fait savoir en demandant instamment au public de faire attention aux messages et autres informations qu’ils posteraient. Autant de données publiques qui pourraient servir à des fins d’espionnage.

Alors que le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou est en visite à Washington, les services de l’Intelligence du pays méditerranéen tient à prévenir ses concitoyens des attaques via les messages électroniques non-sollicités ou encore le partage de numéros de téléphones par le Net.

Le Shin Bet explique à l’appui de sa thèse que nombre d’israéliens ont déjà été recrutés grâce aux réseaux sociaux notamment le cas d’un pseudo agent libanais qui aurait contacté un israélien afin de lui demander contre argent des informations sur son Etat. Dès lors Facebook pourrait servir à organiser de faux rendez-vous afin de kidnapper voire tuer les personnes qui s’y rendraient.

Le Shin Bet explique que "des organisations terroristes utilisent ce types de sites (2.0, ndlr) pour rencontrer des personnes afin de les soumettre, de les tuer ou des les recruter en tant qu’espions", rapporte l'Associated Press. Les services de sécurité citent alors le cas d’un adolescent tué voilà huit ans (une époque où les réseaux sociaux tels qu’on les connaît ne faisaient pourtant pas florès…) après un faux rendez-vous avec un jeune fille en Cisjordanie.

Les alertes du Shin Bet s’inscrit dans une optique de mise en garde des israéliens face à une menace qu’ils ne peuvent totalement maîtriser. D’un autre côté, il est vrai que certaines organisations utilisent les outils du Web pour perpétrer des actes de natures terroristes comme Google Earth ou Twitter pour les attentats de Bombay, l’an dernier.

Reste que ce type de mise en garde de la population israélienne est courant dans le pays. Le services de sécurité n’hésitent en général pas à mettre en avant des cas de personnes kidnappées par des militants de la cause palestinienne.

Le nucléaire iranien, priorité absolue de la CIA, selon Panetta

WASHINGTON  - Leon Panetta, le directeur de la CIA, a déclaré lundi soir que "la menace posée par l'Iran mobilisait toute l'attention" des Etats-Unis.

"L'Iran continue à développer sa technologie d'enrichissement de l'uranium et sa technologie nucléaire appliquée aux missiles balistiques, ce qui représente une menace pour l'avenir", a déclaré Panetta qui s'exprimait à Los Angeles.

Il s'agissait de la première intervention publique du patron de la CIA depuis sa nomination au mois de février.

Le chef du renseignement américain a indiqué que la collecte d'informations sur les intentions de l'Iran constitue une priorité absolue pour la CIA, mais il a reconnu que cela constituait "une tâche difficile".

"Nous devons poursuivre nos efforts pour disposer d'une image aussi exacte que possible de ce qu'il se passe et des capacités de l'Iran", a dit Panetta.

L'Iran a occupé une large part des deux heures d'entretiens qu'ont eues le président Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le Bureau ovale lundi.

En cas d'échec de la diplomatie pour convaincre l'Iran de cesser ses activités nucléaires, Israël n'a pas écarté de mener des frappes militaires sur le territoire de la République islamique.

"Il s'agit d'une menace existentielle en ce qui concerne la sécurité d'Israël, mais aussi parce que l'Iran fait des progrès constants vers la capacité nucléaire militaire", expliquait dimanche soir le conseiller à la sécurité nationale de Netanyahu, Uzi Arad.

Obama, qui a adopté une approche diamétralement opposé à celle que suivait l'administration Bush, a dit ne pas voir de justification à fixer un "calendrier artificiel" à la politique d'engagement qu'il tente de mettre en oeuvre avec Téhéran.

Il a indiqué toutefois son souhait d'enregistrer des progrès avant la fin de l'année et précisé qu'il ne se priverait pas d'une "gamme de mesures", y compris des sanctions, si Téhéran poursuivait son programme nucléaire, dont Américains et Israéliens sont persuadés qu'il vise à doter la république islamique de l'arme atomique.

"L'important est de faire en sorte qu'il y ait un calendrier clair. D'ici la fin de l'année, nous devrions percevoir si ces discussions (avec l'Iran) commencent à produire des bénéfices significatifs", a dit Obama.

USA: première rencontre Obama-Netanyahu à Washington

WASHINGTON — Le président américain Barack Obama reçoit lundi à Washington le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour une première rencontre entre les deux dirigeants depuis leur prise de fonction sur fond de désaccords sur le Proche-Orient et l'Iran.

M. Obama et son administration insistent sur une "solution à deux Etats" pour résoudre le conflit israélo-palestinien, alors que le chef du gouvernement israélien refuse d'endosser la création d'un Etat palestinien souverain.

M. Netanyahu, arrivé dimanche matin à Washington, apporte dans ses valises une "nouvelle approche" du problème palestinien.

"Si nous mettons en avant un nouveau plan, les Américains ne vont pas le rejeter, s'ils pensent qu'il peut aider leur politique", a déclaré dimanche un haut-conseiller israélien.

M. Netanyahu a appelé ce mois-ci à une "nouvelle approche" du processus de paix au Proche-Orient fondée sur des discussions, de la coopération en matière de sécurité et le développement de l'économie palestinienne.

Il a également dit qu'il souhaitait renouveler les discussions avec le président palestinien Mahmoud Abbas dans les prochaines semaines.

Mais cela pourrait ne pas suffire à M. Obama et son administration.

L'administration américaine voudrait par ailleurs voir M. Netanyahu mettre fin aux constructions dans les colonies juives de Cisjordanie occupée, conformément à la Feuille de route, le dernier plan international exigeant un gel de la colonisation.

M. Netanyahu entend pour sa part poursuivre la politique d'agrandissement des implantations existantes, particulièrement à Jérusalem-est annexée après sa conquête en 1967, et des grands blocs de colonies en Cisjordanie.

En outre, un autre désaccord porte sur la décision de Barack Obama d'ouvrir le dialogue avec l'Iran pour tenter de le dissuader de poursuivre ses ambitions nucléaires et veut laisser le temps à sa diplomatie d'ouverture.

Cette nouvelle approche inquiète Israël, qui se réserve l'option d'un recours à la force et préconise de limiter ce dialogue. Pour M. Netanyahu, la menace que représente le programme nucléaire iranien est prioritaire et compte plus que la résolution du conflit israélo-palestinien.

Préhistoire de l'Etat d'Israël

Prehi.jpgL'Etat d'Israël a été proclamé en 1948. Mais sa préhistoire remonte à près de deux mille ans.
Leur Temple ayant été détruit par les armées de Titus en l'an 70 de notre ère, les descendants des Judéens n'ont cessé d'aspirer à retourner chez eux, et traduire en réalité politique l'antique appel "  L'an prochain à Jérusalem !
" Des envahisseurs étrangers se sont succédé en Erets-Israël : Babyloniens, Perses, Grecs, Romains Arabes Croisés, Ottomans. Mais le pays d'Israël a toujours compté une population juive et toujours des juifs y ont immigré.
Rêveurs, utopistes, faux messies, philosophes, hommes d'Etat juifs et non juifs ont esquissé des projets de reconstitution d'un Etat juif, parfois ont tenté de les réaliser. Baruch Spinoza, lord Byron, Benjamin Disraeli, Chateaubriand ; Napoléon Bonaparte, Henry Dunant, l'empereur Guillaume II et d'innombrables autres ont participé à ce mouvement précurseur.
 
Au XIX siècle enfin, "les Amants de Sion "  ont commencé la reconstruction moderne de la Palestine juive, tandis que Theodor Herzl réunissait le premier Congrès sioniste en 1897, expriment dans le langage politique de son époque une tradition religieuse et nationale d'indéfectible attachement à Sion, invariée depuis Abraham, c'est-à-dire depuis l'origine du peuple hébreu.
Préhistoire de l'Etat d'Israël raconte les tentative, les échecs et les réussites de vingt siècles de sionisme.
Leur récit infirme les thèses des ennemis de l'Etat d'Israël, qui nient le droit des Juifs à vivre libre dans leur pays.
Paul Giniewski fait aussi incursion, brièvement, dans l'avenir :au-delà du conflit israélo-arabe, dans quelles conditions peut-on espérer, un jour, un déboucher sur une véritable paix, voir les épées transformées en hoyaux ?
Historien, Paul Giniewski a publié plusieurs ouvrages sur Israël et sur le conflit israélo-arabe, notamment :
Le Bouclier de David (une préhistoire de l'armée d'Israël), Berger-Levrault.
De Massada à Beyrouth ( quelques épisodes mystérieux de l'histoire des juifs), Presses universitaires de France.
Etre Israël ( correspondant de guerre)Stock.
La Croix des Juifs (aux sources de l'antisémitismes), M.J.R., etc.
Journaliste, il a collaboré et collabore, en France et à l'étranger, à de nombreux journaux et périodiques de vulgarisation historique et d'étude des problèmes contemporains de politique internationale.

Paul GINIEWSKI

   1. Stock, 1938, 1994.
   2. Grasset, 1936.
   3. Julliard, 1983.
   4. Rutgers University Press, New Brunswick, New Jersey, 1973.
   5. Cassell et Collier Macmillan, 35 Red Lion square, London WCIR 4SG, 1973.
   6. Perrin, 1972.
   7. Calmann-Levy, 1998.
   8. Denoël, 1999.
   9. Le Seuil, 1999.
  10. Feral House, 2532, Lincoln Boulevard, Suite 359, Venice CA 90291, USA.

"Le paradoxe juif "de Hirsh Goldberg

livre1.gifTOUTE LA VERITE SUR LES JUIFS
 
Une loi bizarre gouverne l'existence juive à travers le temps : "Tout ce qu'on peut dire de faux sur les Juifs l'a été ou le sera un jour". L'histoire ancienne et contemporaine des Juifs, le. traitement de l'Etat juif dans l'arène internationale, l'expérience quotidienne le vérifient aisément : toute perception des Juifs repose sur des mythes, des stéréotypes et des mensonges. Exemple le plus trivial qui soit, le "nez juif". Il ne correspond à aucune réalité. Près de 60 % des Juifs ont des nez droits ou "grecs". 31 %o des Bavarois ont des nez aquilins 1 Mais la légende du nez juif colle, si l'on peut dire, au visage des "sémites"...
 
Un chercheur américain, Hirsh Goldbergg rapporte dans Le paradoxe juif (1) "ce qu'il y a de bizarre,, d'ironique, d'amusant, d'inimaginable et de provocateur dans l'image qu'on se fait des Juifs" et de tragique, puisque les préjugés n'ont pas simplement conduit à leur prg*er des nez qu'ils n'ont pas, mais droit à Auschwitz.
 
 
L'auteur démonte tous les préjugés, toutes les fausses vérités,
 
Il n'y a pas de "race" juive. Les Juifs ont les caractères ethniques des peuples parmi lesquels ils vivent. Il y a des Juifs blancs, noirs, jaunes et présentant tous les mélanges, car les Juifs sont la pseudo-race la plus métissée.
Ce qu'on colporte sur leur religion est faux. Ils n'ont évidemment commis ni le déicide de Jésus, ni de profanations d'hosties ni de meurtres rituels. La "loi du Talion" n'est pas une loi de vengeance, mais une règle humanisée de réparation, qui a marqué "un progrès sur les anciennes pratiques de la revanche brutale". Les grandes idées morales et éthîques de la Bible hébraïque ont été annexées par d'autres civilisations, et l'on a accolé au "Testament originel" des juifs 'l'adjectif 'ancien' avec ses connotations de "dépassé" et . "révolu" " archaïque" tandis que "nouveau" suggère évidemment "fraîcheur", " modernité", "dynamisme", 'jeunesse'.Or "tu aimeras ton prochain" provient de 'l'ancien". Etc...
La connaissance du judaisme est donc entachée d'ïnnombrables erreurs. Le regard posé sur les Juifs aussi. On tient par exemple pour axiomatique que les Juifs ne brillaient pas sur les champs de bataille. Le contraire est vraï. "West Point , l' école ' militaire des Etats-Unis", affiche les neuf plus célèbres guerriers de l'hïstoires on y voit Josué, David et Juda Maccabée". Lors de la Première Guerre mondiale, 250 000 Juifs servirent dans les forces armées américaines, soit 5 % de la population juive, contre 3% des non-Juifs. On tient pour évident que les Juifs ne brillent pas dans les sports. Les palmarès disent également le contraire. Il n'existe pas de domaine de l'activité humaine où les chiffres, les faits, la vérité ne soient pas à l'opposé de la "vérité" professée sur les Juifs.
 
Les boucs-émissaires
 
La question se pose évidemments pourquoi ? Hïrsh Goldberg tente d'élucider les causes.

 
Les Juifs sont minoritaires partout, dominants nulle part, sauf aujourd'hui en Israël. "Considérés longtemps comme les adversaires du christianisme et du Coran (...) les Juifs et leur religion ont suscité les racontars, les insinuations, les calomnïes et les mensonges que l'on emploie toujours contre un adversaire". Groupe minoritaire, ils récoltent "la méfiance que l'on ressent souvent à l'égard de chaque membre d'une minorité". Goldberg rejoint là les historiens, tels Yves Chevalier, qui voient dans les Juifs 1'autre par excellence, qui ne peut ou ne veut pas s'assimiler, le bouc-émissaire idéal qui permet de focaliser et de dériver sur ce souffre-douleur les mécontentements populaires (2).
 
La prise de conscience de ces réalités permet-elle de les contrer ?
 

L'antisémitisme sévit à deux niveaux. Les meneurs s'en servent tout en connaissant souvent la fausseté des accusations qu'ils profèrent contre les Juifs. Tenter de les dissuader de les haîr ne sert a rien, "tout au plus obtiendra-t-on d'eux un éclat de rïre. Mais Goldberg croit que la masse abusée "peut être influencée dans un sens ou dans un autre" et qu' "au niveau des gens ordinaires (...) la bataille livrée contre 1 'antisémitisme peut produire des effets. Il faut donc dire la vérité, la redire inlassablement, remplacer l'ignorance par l'information.
 
Thèse optimiste. Effort herculéen, en tout cas de très,très longue haleine, que tout Juif, tout homme de bonne volonté devrait évidemment produire. En étant conscient de l'énorme épaisseur de préjugé, de haine, d'aveuglement et de désir de nuire à traverser. Un exemple entre milles dans le cadre de l'agression arabe contre l'Etat juif, fonctionne un boycott que l'on dit dirigé contre Israël mais qui s'attaque a tous les Juifs, partout dans le monde, à tout ce qui peut sembler juif de près ou de loin. Blanche Neige et les sept nains a été interdit dans les pays arabes pour la simple raison qu'on y voit un cheval nommé Samson...
 
Victoire ou échec du sionisme
 
Ce qui introduit l'existence israélienne au coeur du combat contre l'antisémitisme, qui s'affuble d'un nouveau visage, d'un nouveau masques l'antisionisme.
 
On l'a notés les Juifs sont majoritaires en un seul point du globe, Israël, mais l'aspect le plus paradoxal du paradoxe juif, c'est que le lieu le moins sûr du globe, pour un Juif, est l'Etat juif. Goldberg n'entame pas l'analyse de ce phénomême, mais son livre le suggère. L'Etat juif, dans la pensée de Theodor Herzl et dans l'espoir des sionistes, devait mettre fin à l'antisémitîsme. Manifestement, le but n'a pas été atteint.
 
Encore une fois pourquoi ?

 
Les aviateurs israéliens qui ont écrasé les armées de l'air arabes en 1967 avaient, comme le suggère Goldbergg une arme secrète le souvenir de la shoah. Mais est-ce encore le cas en 1999 ? Cette arme ne s'est-elle pas émoussée n'est-elle pas tombée des mains des successeurs des Maccabées 7
 
Le post-sionisme"les "nouveaux historiens" israéliens qui colportent les mensonges de la propagande des ennemis de leur pays, l'idéologie, l'illusion de "la paix maintenant" (et à tout prix), font retomber Israël dans une ancienne, morbide et mortifère ornière. Goldberg nous explique que l'un des facteurs de la. shoah a été paradoxalement encore - la capacité de survivre des Juifs. "Minoritaires pendant des siècles" ils avaient appris à pratiquer une politique consistant à éviter la confrontation et le conflit (...) à adopter la position conciliante qui avait permis à leurs ancêres de survivre si longtemps à leur exil". Habitués à la persécution ils n'ont pas perçu à temps la nouveauté radicale de la persécution nazies l'extermination totale.
 
Pour endormir leur vigilance, les nazis agissaient "à petits pas" serrant la vis progressivement, de sorte que les Juifs subissant la persécutaient imaginaient à chaque étape, qu'elle s'arreterait là. Meme dans les trains de la mort, beaucoup de Juifs croyaient qu'en arrivant dans un camp, où les attendaient une douche chaude et une savonnette, ce serait la fin des souffrances. Ce fut la fin. Mais telle que l'avaient imaginée les nazis.
 
N'est-ce pas exactement ce qui se répète maintenant dans le vis-à-vis d'Israël et de ses ennemis ? Une partie de la population israélienne cherche l'impossible accomodement avec un ennemi dont elle ne perçoit pas les desseins, ou les nie,ou les bagat ellise, parce que qu'elle se croit toujours, irrationnellement, comme les générations juives qui l'ont précédée, la championne de la survie. Les ennemis d'Israël pratiquent eux aussi la politique des "petits pas". C'est même ainsi que l'a appelée elle-méme l' OLP. Elle consiste aussi à progresser par étapes, à endormir la vigilance des israèliens "encaisser" des portions d'Israël en attendant la récupération du reste de la Palestine. Les Juifs ont toujours cru qu'ils retomberaient toujours sur leurs pieds. Que Dieu les tirerait toujours des mauvais pas. Mais six millions de fois, Dieu n'a pas arrété le bras brandissant le couteau de l'holocauste. Cela ne doit-ils pas nous~faire réfléchir ?
 
La psychologie nous apprend que la peur de l'inconnu paralyse nos réflexes; la peur du connu les mobilise. Le livre de Ilirsh Goldberg est mobilisateur., si ses lecteurs en tirent les conclusions correctes. Les milliers de fusées arabes dotées d>45 d'ogives chimiques et bactériologiques sont un péril mortel pour Israël. Mais un péril encore plus grave serait d'oublier la leçon dtAuschwitz et de ne pas faire front tant qu'il est encore temps.
 
Paul GINIEWSKI


(1) Hirsh Goldberg . Le -paradoxe juif -Editions MJR 1 6 route de Compois, 1245 Collonge-Bellerive, Genève, 1999.
 
(2) Yves Chevalier, L'antisémitïsme, Le Cerf, 1988.

Rencontre Obama-Netanyahu lundi: tout ira bien, selon des responsables israéliens

JERUSALEM  — Les responsables israéliens minimisaient dimanche les divergences éventuelles entre le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la veille d'une rencontre très attendue à Washington.

Moins optimistes, l'opposition et les médias mettaient en garde contre le risque --même s'il n'est pas imminent-- d'une crise de confiance sur fond de désaccords sur le Proche-Orient et l'Iran.

"Il va de soi que la rencontre ne débouchera pas sur une confrontation, à cause des liens d'amitié profonds entre nos deux pays et compte tenu de leurs intérêts politiques et sécuritaires communs", a déclaré à la radio publique le ministre de l'Environnement Gilad Erdan.

"Les divergences sont d'ordre sémantique. Je ne crois pas qu'elles portent sur le fond", a soutenu ce dirigeant du parti Likoud (droite) de M. Netanyahu dont il est considéré comme proche.

Selon lui, "la rencontre portera principalement sur la manière d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire".

Il a réaffirmé le refus du gouvernement de droite d'accepter dans l'état actuel des choses la création d'un Etat palestinien souverain, exigeant "au préalable que les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat du peuple juif".

"Il est évident par ailleurs que nous n'accepterons pas la présence d'une armée à l'ouest du Jourdain", a t-il ajouté en référence à la Cisjordanie.

Il a éludé tout gel de la colonisation tout en réaffirmant qu'Israël "ne voulait pas gouverner les Palestiniens" et confirmant l'intention du chef du gouvernement de proposer la "création de groupes de travail" pour améliorer la vie quotidienne des Palestiniens.

Un autre proche de Benjamin Netanyahu, le député du Likoud Ophir Akunis, a assuré samedi que le Premier ministre "ne s'engagera pas à Washington à la création un Etat palestinien qui sera voué à devenir un 'Hamastan'".

Il faisait référence au mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza et prône la poursuite de la lutte armée contre Israël.

En revanche, un dirigeant du parti centriste Kadima (opposition), Haïm Ramon, a mis en garde contre un risque de "crise politique majeure à terme entre Israël et les Etats Unis et l'Europe" si M. Netanyahu "s'obstine à refuser une solution du conflit basée sur deux Etats".

La presse israélienne s'inquiétait pour sa part de l'étendue des désaccords entre le gouvernement Netanyahu et l'administration Obama.

"La lune de miel entre Israël et les Etats-Unis est bien finie", estime le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot, selon lequel "il faut être sourd et aveugle pour ne pas saisir la portée des messages qui proviennent de Washington".

Pour le quotidien Maariv (populaire), "jamais depuis qu'Yitzhak Shamir était chef du gouvernement un Premier ministre israélien n'est arrivé à Washington dans un climat aussi lourd", une référence aux rapports tendus du chef du Gouvernement de droite en Israël au début des années 1990 avec Washington.

Alors que l'actuel chef du gouvernement israélien refuse d'endosser la création d'un Etat palestinien souverain, M. Obama insiste sur une "solution à deux Etats" pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Et M. Netanyahu entend poursuivre la politique d'agrandissement des implantations existantes quand l'administration Obama voudrait le voir mettre fin aux constructions dans les colonies juives de Cisjordanie occupée.

Enfin, Barack Obama a pris la décision d'ouvrir le dialogue avec l'Iran pour tenter de dissuader Téhéran de poursuivre ses ambitions nucléaires et veut laisser le temps à sa diplomatie d'ouverture.

Netanyahu en Jordanie pour discuter avec le roi Abdallah II

JERUSALEM - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se trouvait jeudi en Jordanie pour des discussions avec le roi Abdallah II, ont indiqué à l'AFP des responsables israéliens.

M. Netanyahu s'est envolé par surprise pour la Jordanie jeudi matin pour s'y entretenir avec le souverain hachémite en préalable à son voyage prévu la semaine prochaine à Washington pour y rencontrer le président Barack Obama, a-t-on précisé de mêmes sources.

Il s'agit d'une première prise de contact entre le roi Abdallah et le Premier ministre israélien depuis son entrée en fonction le 31 mars.

M. Netanyahu s'est rendu lundi en Egypte pour des discussions avec le président égyptien Hosni Moubarak.

Le Premier ministre israélien se refuse à ce stade à soutenir publiquement la création d'un Etat palestinien.

Il souhaite d'abord régler la question du nucléaire iranien et estime que les Palestiniens ne sont pas prêts pour une solution à deux Etats prônée par la grande majorité de la communauté internationale.

Le président Obama doit recevoir les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu, égyptien Hosni Moubarak et palestinien Mahmoud Abbas les 18, 26 et 28 mai respectivement, a indiqué mardi la Maison Blanche.

Rencontre secrète du chef de la CIA avec les Israéliens

Le patron de la CIA Leon Panetta a récemment eu des discussions secrètes sur l'Iran avec les principaux responsables israéliens, qui l'ont assuré que l'Etat hébreu ne lancerait pas d'attaque surprise contre Téhéran, a rapporté jeudi la radio publique israélienne.

Cette visite a eu lieu il y a deux semaines, précise la radio, qui ajoute que Leon Panetta a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Ehud Barak et d'autres responsables israéliens de haut rang. Les discussions ont porté sur le programme nucléaire de la République islamique, que l'Occident et Israël soupçonnent de vouloir se doter de l'arme atomique sous le couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément, selon la même source.

Les responsables israéliens ont assuré leur interlocuteur américain qu'«Israël n'a pas l'intention de prendre les Etats-Unis par surprise sur l'Iran», a indiqué la radio.

Les Israéliens sont préoccupés par l'ouverture diplomatique américaine à l'égard de l'Iran à propos de son programme nucléaire. Ils souhaitent que le dialogue de la communauté internationale avec Téhéran soit limité dans le temps, faute de quoi «des mesures pratiques» devrait être prises, selon les termes du chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman.

Pour autant, Israël ne renonce pas à l'option militaire contre le programme nucléaire iranien.
M. Netanyahu a affirmé que l'Iran constitue une «menace existentielle» pour l'Etat hébreu.

Une émission télévisée trouble le procès du "gang des barbares"

L'apparition dans une émission de télévision lundi de deux avocats du procès des 27 membres présumés du "gang des barbares", mis en cause pour l'enlèvement et l'assassinat d'Ilan Halimi en février 2006, a provoqué un nouvel incident au procès ouvert le 7 mai à Paris.

Une vingtaine d'avocats de la défense ont demandé mercredi à la justice de faire respecter le huis clos, sans public et sans presse, ordonné par la cour d'assises conformément à la loi, parce que deux accusés étaient mineurs au moment des faits.

Ils ont déploré le fait que, fait exceptionnel pour un procès en cours, Francis Szpiner, avocat de la famille d'Ilan Halimi, et Emmanuel Ludot, celui du principal accusé Youssouf Fofana, aient débattu de l'affaire lors de l'émission de France 2 "Mots croisés" diffusée lundi soir.

L'audience était alors en cours au palais de justice et Youssouf Fofana n'avait aucun avocat pour le représenter.

Cette émission et toutes les autres publications sur l'affaire depuis le début du procès "portent gravement atteinte à l'indépendance de la justice et à la présomption d'innocence", estiment les avocats des autres accusés dans un communiqué.

Ils parlent de "tentative de pression inadmissibles exercées sur l'opinion et les juges par médias interposés".

L'émission de télévision a eu une première conséquence, la présidente de la cour désignant d'office deux nouveaux avocats pour Youssouf Fofana, afin d'éviter qu'il se retrouve seul, a dit le parquet général.

Elle pourrait en avoir d'autres, la défense s'étonnant que Patrice Ribeiro, syndicaliste policier également invité dans l'émission, ait évoqué l'intervention des services secrets dans l'enquête sur Youssouf Fofana, ce qui ne figure pas au dossier.

La semaine dernière, le procès avait déjà été suspendu pendant une journée en raison d'incidents provoqués par le blocage des prisons par les surveillants. Des accusés avaient été ballottés une partie de la nuit à bord de camions cellulaires, sans pouvoir ni dormir ni manger.

Ce procès est très sensible en raison des accusations d'antisémitisme soutenues par l'accusation contre Youssouf Fofana, accusé d'avoir tué Ilan Halimi après avoir organisé son rapt et sa séquestration émaillée de violents sévices.

L'accusé s'est livré à plusieurs provocations lors des premières audiences, lançant "Allah Akbar!" ("Dieu est grand!") au public, déclarant comme date de sa naissance le jour de la mort d'Ilan Halimi ou menaçant les jurés. Le procès doit en principe se prolonger jusqu'au 10 juillet.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse