Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Le Café Renoma, antisémite?

email reçu par Yves Kamany Paris, le 10 Janvier 2004
Je vous fait passer la lettre d'indignation d'une amie. Yves.

Cher tous,

Je voudrais vous informer d,un événement très grave qui s,est passé samedi soir 9 janvier 2005 au café Renoma dans le 8ème à Paris, et qui est très fréquenté en plus par notre communauté. C,est une histoire qui m,est arrivée personnellement, et qui m,a fait comprendre que les actes antisémites continuent de se produire sans gène.
Pour vous raconter brièvement, j,étais assise avec mon ami, et au moment de commander, la serveuse se penche à son oreille et lui murmure qu,il faut qu,il enlève son signe ostentatoire religieux, en l,occurrence sa kippa. Après lui avoir demandé quelles en sont ses raisons, elle nous dit seulement que ce sont ses consignes et que ça va pour cette fois mais pas la prochaine. (Pour simple information la serveuse portait une croix en métal énorme qui faisait tout son torse). Et elle est partie.

Etant choqué qu'on puisse nous faire sortir car on porte une kippa , nous avons décidé de partir et de ne pas attendre cette prochaine fois. A la sortie, je dis très fort à la serveuse que j,allais faire passer le message concernant la tendance de son café (après réflexion, j,aurai plutôt du appeler la police sur place). Voilà que le patron et une dame s,approchent avec la même serveuse et nous expliquent d,une manière sèche et avec un ton assez élevé que c,est une question de respect pour les autres, que c,est leur café et qu,ils font ce qu,ils veulent, et que nous les juifs on veut toujours avoir raison. Nous leur avons demandé en quoi le fait de porter une kippa dérangeait les autres et si nous étions au lycée pour devoir retirer un signe ostentatoire religieux ? ? ? Quel est le rapport ? ? ? Je crois en effet qu,il n,y avait aucun rapport et que cette nouvelle loi était un très bon prétexte pour nous jeter dehors.
Nous sommes sortis, assez choqués de ce qui venait de nous arriver et nous nous sommes arrêtés au commissariat pour déposer une main courante, car n,ayant pas eu d,insultes ni de délit du fait qu,ils acceptaient de nous servir pour cette fois, il y avait donc juste délit moral.
Si malgré tout la prochaine fois, le café refuse de faire entrer quelqu,un avec une kippa ou un tchador, la police nous a recommandé de les appeler sur place, et aussi si il refuse de nous servir pour cause de port de signe ostentatoire religieux ou nous refont passer un message de ce genre, la police pourra intervenir ayant déjà en possession une main courante.

Actuellement, une main courante est à l,encontre de ce café mais cela n,est pas suffisant pour un café aussi fréquenté situé en plein Paris. Il faut le déserter et faire absolument passer ce message car ce qui s,est passé est très grave. Si nous devons encore nous cacher de nos jours de peur de montrer notre appartenance religieuse c,est très grave. Si on ne peut plus s,asseoir tranquillement dans un café pour prendre un verre, où va-t-on ? Le commissariat du 8ème arrondissement va également mener une enquête contre ce café. Enfin, j,ai prévenu l,ensemble des associations telles que le CRIF, l'UEJF, l'AUJF etcpour qu,elles dénoncent ce genre de discrimination à la République française.
Merci

J S

L'Etat et la SNCF condamnés pour leur rôle dans la déportation de Juifs

L'Etat et la SNCF ont été condamnés mardi pour la première fois en raison de leur rôle dans la déportation de Juifs, dans une procédure engagée devant le tribunal administratif de Toulouse par des membres de la famille du député Vert européen Alain Lipietz, transférés en mai 1944 vers le camp de Drancy.

zz.jpgLe tribunal les a condamnés à verser une somme totale de 62.000 euros aux requérants, l'oncle du député et les ayants-droit du père de M. Lipietz et de sa soeur Hélène, conseillère régionale Verts d'Ile-de-France. La SNCF a décidé de faire appel de la décision, a indiqué l'avocat de la société nationale, Me Yves Baudelot. "La SNCF a agi sous le régime de la réquisition sans marge de manoeuvre", a-t-il expliqué. "C'est la première fois dans l'Histoire que l'Etat et la SNCF, en tant que tels, ont été condamnés", a pour sa part déclaré M. Lipietz à l'AFP qualifiant la décision d'"historique". Si le tribunal a suivi les recommandations du commissaire du gouvernement (NDLR: chargé de dire le droit), qui à l'audience du 16 mai avait requis la condamnation, il n'a pas évoqué la notion de complicité de crime contre l'humanité qui figurait dans la requête des plaignants. Il a en revanche repoussé les exceptions de prescription évoqués par l'Etat et l'avocat de la SNCF estimant que les victimes "n'ont disposé d'informations suffisantes sur leur créance qu'à partir du milieu des années 1990", "plus précisément lorsqu'a été rendu accessible au public le rapport documentaire (...) établi en 1996 par M. Bachelier, chercheur au CNRS, à la demande de la SNCF", sur le rôle de l'entreprise dans le transport des Juifs. "Ce n'est qu'à partir de 2001, avec l'arrêt Papon et la déclaration du président Chirac, que les victimes des agissements de l'Etat, comme mon père et mon oncle, ont compris qu'elles étaient en droit de réclamer réparation", a rappelé M. Lipietz.

L'élu Vert a rejeté les critiques de Me Arno Klarsfeld, défenseur de la SNCF dans le cadre d'une plainte d'enfants de déportés aux Etats-Unis, qui s'étonnait d'une réaction "aussi tardive". "Ils arrivent en 2006 alors que tout a été fait auparavant", avait déclaré l'avocat après l'audience du 16 mai. Dans son jugement de mardi, le tribunal administratif a pris en compte le préjudice subi par les victimes: "leur enfermement dans les locaux de l'administration pénitientiaire de Toulouse à la suite de leur arrestation par la Gestapo le 8 mai 1944 à Pau, leur acheminement par la SNCF (...) de leur internement au camp de Drancy du 11 mai au 17 août 1944". Les juges ont estimé qu'il s'agissait d'"une faute de service qui engage la responsabilité de l'Etat", car "l'administration française ne pouvait manifestement ignorer que leur transfert (...) a facilité une opération qui devait normalement être le prélude à la déportation des personnes concernées". "Le tribunal a reconnu que l'Etat et la SNCF ont fait plus que ce que leur demandaient les Allemands" concernant la déportation "non seulement des Juifs mais également des tziganes ou des homosexuels", a remarqué Alain Lipietz.

Contre la SNCF, qui facturait ces prestations au tarif de 3e classe alors que les personnes étaient transportées dans des wagons à bestiaux, la juridiction administrative a considéré que "la société nationale n'a jamais émis ni objection ni protestation sur l'exécution de ces transports". Elle a même souligné que celle-ci avait "continué à réclamer le paiement de telles factures après la Libération". Rejetant l'exception d'incompétence, le tribunal a estimé que la société de transport "agissait pour le compte de l'Etat français lorsqu'elle assurait le transport de Juifs à destination de camps situés sur le territoire national". "Ces transports ne sauraient être regardés comme ayant été assurés dans le cadre de l'exploitation du service public ferroviaire industriel et commercial", souligne le jugement.

 

La justice ordonne la fermeture du site du leader de la tribu Ka

Le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a ordonné lundi à Kemi Seba, le leader de la tribu Ka, groupuscule noir extrémiste dissous fin juillet, de rendre inaccessible son site internet en raison du caractère antisémite de son contenu.

La fermeture de ce site doit être effective dans les 48 heures, précise l'ordonnance du juge des référés qui avait notamment été saisi le 18 septembre par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF). S'il ne se soumet pas à cette ordonnance, Stellio Capochichi alias Kemi Seba, leader de la tribu Ka, devra payer une astreinte de 1.500 euros par infraction constatée et jour de retard.

 

Le juge Emmanuel Binoche a estimé que M. Seba a "d'évidence excédé les nécessaires limites de la liberté d'expression en stigmatisant les juifs présentés comme responsables de la traite des noirs, de telle manière qu'il puisse en résulter troubles et violences". "En évoquant la nécessité d'éradiquer cette mafia sioniste, le fait que la pieuvre sioniste détruit tout sur son passage en asphyxiant toute trace de dignité humaine, le défendeur (Kemi Seba, ndlr), en reprenant la thèse imaginaire du complot, ne peut sérieusement pas contester qu'il entend bien stigmatiser un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une confession, et aussi une race", ajoute la décision. Dans un communiqué, l'UEJF s'est félicitée de la décision du juge des référés. "Nous ne laisserons pas faire ceux qui, sur les traces de Dieudonné, exhortent à la haine et encouragent l'opposition entre deux communautés qui ont tout pour dialoguer", écrit Benjamin Abtan, président de l'UEJF. "Kemi Seba et la tribu Ka sont des menaces pour la République et la Démocratie. L'UEJF se réserve le droit de s'associer aux poursuites engagées par le parquet de Paris contre Kemi Seba", ajoute-t-il.

 

La tribu Ka a été dissoute par décret le 29 juillet à la suite d'incidents à caractère antisémite ayant impliqué ses membres le 28 mai, rue des Rosiers à Paris. Présent devant les grilles du Palais de Justice de Paris, au milieu d'un petit groupe de supporteurs et face à quelques caméras, Kemi Seba, veste noire sur chemise blanche, a réitéré ses attaques contre "les sionistes qui contrôlent tous les organes mondiaux" et indiqué qu'il comptait ouvrir un nouveau site internet.

Israël refuse de prendre parti sur les manifestations en Iran

JERUSALEM - Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a affirmé mardi que son pays n'avait pas l'intention de prendre parti dans le conflit politique qui a éclaté en Iran après les élections présidentielles.

"Il s'agit d'une question intérieure iranienne. De toute façon, il y a deux points de consensus au sein de l'élité politique iranienne, c'est la haine d'Israël et la volonté de poursuivre le programme nucléaire. C'est pourquoi nous ne plaçons aucun d'espoir dans ce qui se passe", a affirmé M. Lieberman à la radio militaire.

Sept civils, selon la radio officielle iranienne, ont été tués lundi à Téhéran, en marge d'une manifestation de masse de soutien à Mir Hossein Moussavi, le candidat modéré à la présidentielle iranienne qui conteste la régularité de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Le quotidien Yédiot Aharonot (populaire) cite pour se part des "sources parmi les services de renseignements israéliens", qui estiment que "le régime des Ayatollah est stable et n'est pas pas menacé à court terme, à la suite des mesures répressives très dures que le régime a prise contre le mouvement de protestation".

Un responsable, qui a requis l'anonymat, a pour sa part indiqué à l'AFP, qu'Israël redoutait que le "pouvoir iranien cherche des boucs émissaires pour détourner l'attentation et s'en prenne à la communauté juive iranienne".

Selon ce responsable, "le régime islamiste peut également tenter d'utiliser Israël comme dérivatif en se livrant à des provocations sous forme d'attentats à l'étranger ou en encourageant le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien à tirer des roquettes vers le territoire israélien".

Par ailleurs, M. Lieberman qui était interrogé de Luxembourg a par ailleurs réaffirmé qu'Israël attendait de la communauté internationale des "décisions contre le programme nucléaire iranien comme celles qui ont été imposées à la Corée du Nord".

Le conseil de sécurité de l'ONU a décidé vendredi dernier à l'unanimité d'agraver ses sanctions contre la Corée du Nord en réponse à son essai nucléaire du 25 mai.

Lundi, M. Lieberman avait appelé le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer à prendre des mesures pour "neutraliser" le programme nucléaire de l'Iran lors d'une rencontre à Bruxelles.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait pour sa part affirmé dimanche que l'Iran doté de l'arme nucléaire "constituerait la plus grande menace pour Israël et le monde".

A l'instar des puissances occidentales, Israël soupçonne Téhéran de vouloir se doter d'un arsenal nucléaire sous couvert d'un programme civil, ce que Téhéran dément.

Les Iraniens de leur côté ne manquent pas une occasion de rappeler que l'Etat hébreu est la seule puissance nucléaire au Proche-Orient.

Obama bute sur des obstacles imprévus

De la réélection contestée d'Ahmadinejad en Iran à la résistance de Netanyahu en Israël et aux bravades persistantes de la Corée du Nord, la politique d'ouverture du Président américain, Barack Obama se heurte à des obstacles plus importants qu'il ne le prévoyait.

Alors que la France et l'Allemagne ont convoqué l'ambassadeur d'Iran dans leurs capitales pour exprimer des doutes sur la validité du scrutin présidentiel qui s'est soldé par la réélection de l'ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad par 63% des voix, alors que l'UE a, officiellement, demandé une enquête à l'Iran, M. Obama a pris garde de ne pas mêler les Etats-Unis à la crise politique en disant que c'était aux Iraniens qu'il appartenait de décider de leur Président.

"Nous respectons la souveraineté iranienne et nous voulons éviter que ce soient les Etats-Unis qui deviennent le problème en Iran", a-t-il dit lundi soir, exprimant la préoccupation qu'une éventuelle intervention américaine ne soit exploitée par les ultra-conservateurs iraniens.

Tout en se disant "profondément troublé par la violence" qui a émaillé la manifestation de centaines de milliers de personnes à Téhéran pour protester contre la tenue du scrutin, M. Obama a dit refuser que les Etats-Unis ne deviennent un "ballon de football politique" en Iran.

"Les Etats-Unis et l'Europe ont une influence totalement différente sur la politique iranienne", explique à l'AFP Karim Sadjadpour, du Carnegie Endowment for International Peace.

"Si nous intervenions de façon prématurée dans le débat politique iranien, nous risquerions de porter involontairement tort à ceux que nous voulons aider", ajoute cet expert de l'Iran, qui recommande à l'administration de continuer à dire qu'elle observe les événements en Iran avec "intérêt et inquiétude".

D'autant que plusieurs voix se sont élevées lundi à Washington pour souligner que M. Ahmadinejad pourrait bien avoir effectivement gagné le scrutin, notamment une ONG spécialisée dans l'étude des opinions publiques, Terror Free Tomorrow.

Selon ce groupe qui a effectué un sondage téléphonique auprès de 1.001 Iraniens entre le 11 et le 20 mai dans les 30 provinces du pays, M. Ahmadinejad disposait de deux fois plus d'intentions de vote que ses opposants.

Autre écueil à la politique d'ouverture de Washington, Israël n'accepte toujours pas de geler la colonisation, un des principaux obstacles à la création d'un Etat palestinien.

Dix jours après le grand discours de réconciliation de M. Obama avec le monde musulman au Caire, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exclu dimanche un gel de la colonisation, un retrait de la partie arabe occupée d'Al-Qods et un retour des réfugiés palestiniens poussés à l'exode lors de la création d'Israël en 1948.

Il a posé comme condition à un futur Etat palestinien sa démilitarisation et la reconnaissance par la direction palestinienne d'Israël comme Etat du peuple juif.

M. Obama a dit lundi voir un "mouvement positif" dans le discours de M. Netanyahu au cours duquel celui-ci a accepté pour la première fois la création d'un Etat palestinien, tout en reconnaissant que le Premier ministre israélien avait assorti cette acceptation de "beaucoup de conditions".

Quant à la Corée du Nord, troisième épine dans le pied de Barack Obama, elle a réagi samedi avec une extrême virulence à sa condamnation la veille par l'Onu pour son récent essai nucléaire, menaçant de ne pas abdiquer ses ambitions atomiques et d'utiliser son plutonium à des fins militaires.

"Nous avons vu les informations à ce sujet", a commenté sobrement le porte-parole du département d'Etat Ian Kelly. "C'est tout ce que je suis prêt à dire pour le moment".

Obama salue "un pas en avant" après le discours de Netanyahu

Barack Obama s'est félicité que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ait accepté le principe de la création d'un Etat palestinien.

"Le président salue un important pas en avant dans le discours du Premier ministre Netanyahu", a déclaré dimanche Robert Gibbs, porte-parole de la Maison blanche.

"Le président s'est engagé en faveur de deux Etats, un Etat juif d'Israël et une Palestine indépendante dans le berceau historique de chacun des deux peuples.

"Il pense que cette solution peut et doit garantir la sécurité d'Israël et l'accomplissement des aspirations légitimes des Palestiniens à un Etat viable et il salue l'acceptation de ce principe de la part du Premier ministre Netanyahu", a-t-il ajouté.

Youssouf Fofana refuse à nouveau de comparaître à son procès

Article paru dans "le Point"

L'accusé suit le procès depuis la "souricière" du palais de justice de Paris, cellule où sont placés les détenus en attendant leur comparution.
Youssouf Fofana, assassin présumé d'Ilan Halimi en 2006, a de nouveau refusé de se présenter lundi devant la cour d'assises de Paris, comme il l'avait fait vendredi. Il avait été exclu la veille pour un lancer de chaussures, en direction des parties civiles. "Il y a tous les juifs du monde dans le box (des parties civiles), ce sont mes ennemis. C'est un attentat arabe à la chaussure piégée", avait affirmé Fofana pour ponctuer son geste, selon ses propos rapportés par trois avocats. L'accusé suit le procès depuis la "souricière" du palais de justice de Paris, cellule où sont placés les détenus en attendant leur comparution.

L'accusé ayant récusé tous ses avocats, deux nouveaux défenseurs lui ont été commis d'office : Mes François-Pascal Géry et Pierre de Combles de Nayves. Le procès se déroule à huis clos depuis le 29 avril devant la cour d'assises des mineurs de Paris.

Ilan Halimi, 23 ans, séquestré dans le but d'obtenir une rançon et torturé pendant trois semaines dans une cité HLM de Bagneux dans les Hauts-de-Seine, avait été abandonné au bord d'une voie ferrée dans l'Essonne le 13 février 2006. Il est mort lors de son transfert à l'hôpital. Le procès doit durer jusqu'au 10 juillet.

En tournée au Proche-Orient, Solana voit des chances de progrès

Plusieurs événements récents au Proche-Orient pourraient favoriser la reprise de négociations de paix à condition que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fixe un bon cap dans le discours de politique étrangère qu'il doit prononcer dimanche, estime le porte-parole de la diplomatie européenne Javier Solana.

"Beaucoup de choses importantes se mettent en place", a déclaré Solana jeudi à Jérusalem, première étape d'une tournée régionale au cours de laquelle il s'entretiendra avec des responsables israéliens, palestiniens, libanais et égyptiens.

Javier Solana a d'abord cité le discours de Barack Obama jeudi dernier au Caire à l'adresse du monde musulman. Le président américain y a entre autres souligné la nécessité d'un règlement du conflit proche-oriental.

Le haut représentant pour la politique étrangère de l'Union européenne s'est également félicité du résultat des élections législatives dimanche au Liban, où le Hezbollah chiite pro-iranien a été battu par la coalition antisyrienne.

Javier Solana attend encore deux échéances, celle de l'élection présidentielle en Iran, où le président sortant Mahmoud Ahmadinejad est défié par un candidat plus modéré, Mirhossein Moussavi, et celle du discours de Netanyahu.

Le porte-parole de la diplomatie européenne espère que le Premier ministre israélien s'engagera clairement sur une solution à deux Etats, israélien et palestinien, que soutient fermement l'administration Obama, et sur un gel des colonies juives en Cisjordanie, également réclamé par Washington.

"C'est ce que nous comptons entendre et je suis certain que quelque chose de cette nature se produira", a déclaré Solana.

Jusqu'ici, Netanyahu, arrivé au pouvoir en mars à la tête d'un gouvernement soutenu par l'extrême droite, a refusé de s'engager sur ces deux points.

"Si nous continuons à travailler dans cette direction et que nous bénéficions d'une impulsion de la part du Premier ministre Netanyahu, nous pourrions être en mesure d'entamer des discussions", a encore souligné Javier Solana.

Israël met en garde le Hamas contre toute attaque

JERUSALEM  — Le cabinet israélien de sécurité a averti mercredi le Hamas islamique qu'il le tiendrait pour responsable de toute attaque depuis la bande de Gaza, où le blocus israélien est pour l'instant maintenu.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni le cabinet de sécurité pour examiner un allègement éventuel du blocus afin de répondre aux pressions en ce sens exercées par l'administration américaine.

Le blocus a été imposé au territoire de Gaza à la suite du coup de force il y a deux ans qui a permis au Hamas --une organisation ayant pour objectif déclaré de détruire Israël-- d'en prendre le contrôle.

"Le cabinet (de sécurité) a décidé qu'Israël tenait le Hamas pour responsable de toute attaque menée à partir de la bande de Gaza", a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre.

"Le cabinet a donné pour consigne aux Forces de défense d'Israël de riposter à toute attaque depuis Gaza", a-t-il ajouté.

Lundi, quatre activistes palestiniens ont été tués dans des échanges de tirs avec des militaires israéliens près de la barrière de sécurité séparant la bande de Gaza du territoire israélien.

Une organisation jusqu'alors inconnue, "Les soldats d'Allah", a revendiqué la responsabilité de l'attaque.

"Le cabinet envisage par ailleurs des moyens supplémentaires de faciliter la vie quotidienne de la population palestinienne à Gaza tout en préservant les intérêts sécuritaires d'Israël", a encore dit le communiqué en allusion au sévère blocus imposé à ce territoire pauvre, exigu et surpeuplé.

Les ministres israéliens ont d'autre part fait le point sur le dossier de Gilad Shalit, un soldat israélien détenu par le Hamas depuis juin 2006.

"Le cabinet a ordonné aux autorités qui s'occupent de ce dossier de faire tout leur possible pour obtenir la libération de Gilad Shalit", a encore indiqué le communiqué.

Israël et le Hamas ont mené sans succès des négociations indirectes par l'intermédiaire de l'Egypte en vue d'un échange de Shalit contre des centaines de prisonniers palestiniens.

Ehud Barak presse Netanyahu d'accepter la création d'un Etat palestinien

JERUSALEM  — Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a pressé mercredi Benjamin Netanyahu d'accepter l'idée d'un Etat palestinien avant que le chef du gouvernement ne prononce dimanche un discours sur sa conception de la paix.

"Le gouvernement actuel a été formé en prenant l'engagement de respecter les accords conclus par les gouvernements précédents, y compris la Feuille de route qui stipule clairement que le conflit doit être résolu sur la base du principe de deux Etats pour deux peuples", a affirmé M. Barak à la radio publique.

"Si cette solution devait échouer, il y aurait comme seule entité politique s'étendant de la vallée du Jourdain à la Méditerranée: l'Etat d'Israël. Dans ce cas, si les Palestiniens ont le droit de voter, il ne s'agira plus d'un Etat juif, mais d'un Etat bi-national et s'ils n'ont pas de droit de vote, il s'agira d'un régime d'apartheid", a prévenu le ministre.

M. Barak, qui est également chef du parti travailliste, a rencontré mardi à Jérusalem l'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell, qui s'est prononcé pour une reprise et une conclusion rapides des négociations de paix.

M. Mitchell, qui s'est également entretenu avec M. Netanyahu, doit rencontrer mercredi la chef de l'opposition israélienne Tzipi Livni et le président de l'Autorité palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie.

Jusqu'à présent, M. Netanyahu a résisté aux demandes de l'administration américaine et du reste de la communauté internationale de geler la colonisation et d'accepter la solution d'un Etat palestinien.

Il a annoncé qu'il exposerait dimanche à l'université Bar Ilan à Tel-Aviv "les grandes lignes de sa politique pour obtenir la paix et la sécurité".

Selon les médias, le président américain Barack Obama doit présenter un plan de paix détaillé dans les semaines à venir. Au Caire, le 4 juin, il avait dit attendre d'Israël qu'il accepte la solution d'un Etat palestinien et gèle la colonisation.

Israël est engagé par la +Feuille de route+, un plan international de paix lancé en 2003 qui prévoit l'avènement par étapes d'un Etat palestinien, ainsi que la fin des violences et un gel de la colonisation.