Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

New York: 720.000 coccinelles pour se débarrasser d'insectes nuisibles

NEW YORK, le 22/10/07 - Quelque 720.000 coccinelles viennent d'être lâchées dans un des quartiers de Manhattan, à New York, pour contribuer à la protection d'un des plus gros complexes d'appartements de la ville d'insectes nuisibles.

Dans les prochaines jours et les prochaines semaines, les coccinelles vont aller dans les plantes, les fleurs et les arbustes entourant le complexe résidentiel Stuyvesant Town-Peter Cooper Village pour rechercher des insectes dont l'odeur les attire, notamment des pucerons et des mites.

En achetant les coccinelles -2.000 au prix de 16,50 dollars (11,50 euros)-, le propriétaire du complexe, Tishman Speyer, espère éviter d'utiliser des insecticides chimiques.

"Dans la plupart des cas, on prend un bidon de pesticides, et on ne tue pas que les mauvais éléments, mais aussi les bons éléments", a expliqué Eric Vinje, propriétaire de Planet Natural, qui a fourni les "tueurs" d'insectes nuisibles. "Tout ce que nous faisons, c'est mettre plus de bons éléments pour contrôler la population d'insectes nuisibles".

D'après lui, une coccinelle peut manger jusqu'à 50 insectes nuisibles par jour, ainsi que les oeufs de ces insectes.

Netanyahu espère des "arrangements" avec Obama sur les colonies

Benjamin Netanyahu a dit espérer, mercredi, parvenir à des "arrangements" avec les Etats-Unis pour mettre un terme aux fortes divergences entre le gouvernement israélien et Washington à propos de la croissance des colonies de peuplement en Cisjordanie occupée.

Un haut responsable accompagnant Benjamin Netanyahu à Paris, où le chef du gouvernement israélien a rencontré le président Nicolas Sarkozy, a indiqué que de gros efforts seraient nécessaires pour surmonter ces désaccords, en jugeant peu probable un déblocage rapide.

Le président américain Barack Obama attend de "Bibi" Netanyahu qu'il décrète un gel total des implantations.

Benjamin Netanyahu, lui, entend développer les blocs existants à l'intérieur de leurs périmètres pour faire place à la "croissance naturelle" des familles de colons.

S'exprimant à l'issue de son entretien avec Nicolas Sarkozy, Netanyahu a déclaré aux journalistes que des divergences pouvaient émerger "entre les meilleurs amis" et assuré qu'Israël était en train de clarifier sa politique de colonisation auprès de Washington.

Des diplomates occidentaux notent que la brusque annulation de la rencontre qui était prévue jeudi à Paris entre le Premier ministre israélien et l'émissaire du président Obama au Proche-Orient, George Mitchell, met en évidence les difficultés qu'éprouvent les deux parties à rapprocher leurs points de vue.

George Mitchell rencontrera en fin de compte le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, lundi à Washington.

ÉCLAIRCIR PLUSIEURS POINTS

"J'ai demandé l'annulation de cette rencontre", a affirmé Benjamin Netanyahu. "M. Mitchell a accepté immédiatement. Nous sommes convaincus qu'il nous faut éclaircir plusieurs questions et les statistiques. Le ministre de la Défense s'en occupera lundi aux Etats-Unis", a ajouté le Premier ministre israélien.

"Nous allons poursuivre les contacts, avec de la bonne volonté et l'intention de parvenir à des arrangements qui feront avancer le processus de paix - un processus diplomatique entre nous et les Palestiniens, et j'espère entre nous et le reste du monde arabe", a encore déclaré Benjamin Netanyahu.

Selon des responsables israéliens qui ont demandé à garder l'anonymat, ces "arrangements" avec l'administration Obama autoriseraient la poursuite des constructions déjà en cours.

Ehud Barak s'est efforcé mercredi à Jérusalem de minimiser l'importance du contentieux sur les colonies en soulignant que Benjamin Netanyahu était prêt à "s'engager dans une initiative de paix régionale", l'un des objectifs de Barack Obama.

Plutôt qu'un gel complet des implantations, Benjamin Netanyahu propose de ne pas créer de nouvelles enclaves dans le territoire conquis en 1967, que les Palestiniens revendiquent pour leur futur Etat.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a cependant exclu de reprendre des pourparlers de paix avec Israël avant que Benjamin Netanyahu gèle totalement les implantations juives - y compris ce qui est censé relever de la "croissance naturelle" -, comme le prévoit la "feuille de route" pour la paix lancée en 2003.

Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, qui habite une colonie de Cisjordanie, a réclamé un assouplissement de la position américaine.

"Nous parlons (d'autoriser) une 'croissance naturelle' dans les frontières existantes des colonies existantes. Je crois qu'il faut respecter le fait que le gouvernement se montre prêt à prendre des mesures compliquées. Nous comptons voir l'autre partie apprécier cette souplesse", a dit Avigdor Lieberman.

Le Premier ministre israélien termine à Paris sa tournée européenne

netsarko.jpgPARIS — Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, termine sa tournée européenne par un entretien ce jeudi à Paris avec le Premier ministre François Fillon et une nouvelle rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, avant de regagner Israël.

Le président français Nicolas Sarkozy a joint mercredi sa voix à celle de Barack Obama pour exiger de Benjamin Netanyahu, un "gel total" de la colonisation en Cisjordanie, ce que le Premier ministre israélien de droite continue de refuser.

M. Sarkozy "a appelé Israël à prendre, sans attendre, toutes les mesures possibles pour encourager la confiance" avec les Palestiniens, "à commencer par le gel total des activités de colonisation", a indiqué la présidence dans un communiqué publié après une entretien de plus d'une heure entre les deux hommes, au Palais de l'Elysée.

Il s'agit de la première tournée européenne de M. Netanyahu, depuis son retour au pouvoir en avril, et sa première prise de contact avec les autorités françaises, qui ont toujours l'ambition de peser sur le processus de paix. Déjà soumis à de fortes pressions de l'administration de Barack Obama sur ce dossier, M. Netanyahu a tenté de minimiser la position française.

"Ce n'est pas nouveau, c'est un rappel de position qu'il (Nicolas Sarkozy) a déjà prise dans le passé", a-t-il déclaré aux journalistes. Et le Premier ministre israélien de camper sur ses positions: "Nous nous sommes engagés - et je le répète ici - à ne pas construire de nouvelles colonies et à ne pas essayer de grappiller plus de terres pour la construction de telles colonies", a-t-il répété.

"Mais les Israéliens qui vivent dans ces colonies ont besoin de vivre décemment", a-t-il ajouté. Le gouvernement israélien entend poursuivre la construction dans les colonies existantes sous motif "d'expansion naturelle", compte tenu de leur démographie.

L'annulation au dernier moment d'une rencontre prévue à Paris jeudi entre M. Netanyahu et l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell laissait entrevoir une tension accrue entre les deux alliés autour de cette question centrale de la colonisation. D'après le quotidien israélien Yediot Aharonot, c'est Washington qui a pris cette décision, en signe de mécontentement. M. Netanyahu a lui affirmé que c'était lui qui avait "demandé le report" de la rencontre. "J'ai pensé qu'il fallait éclaircir quelques sujets", a-t-il dit.

Il a ajouté que son ministre de la Défense Ehud Barak serait à Washington "lundi", laissant entendre qu'une rencontre entre MM. Barak et Mitchell pourrait avoir lieu à ce moment-là.

Un haut responsable de sa délégation avait auparavant expliqué que le Premier ministre espérait trouver "un terrain commun avec les Etats-Unis sur la question des colonies".

Sur l'Iran, autre question cruciale de cette tournée, M. Netanyahu a de nouveau appelé la communauté internationale à plus de fermeté.

"Jusqu'à quand faudra-t-il attendre pour que la communauté internationale prenne des sanctions contre ce régime afin de l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire ?", a dit M. Netanyahu, lors d'une rencontre dans la soirée avec des membres de la communauté juive.

M. Sarkozy avait auparavant tenu à "rappeler" que "la France ne transigera jamais sur la sécurité d'Israël" et a "de nouveau marqué clairement que la perspective d'un Iran nucléaire est inacceptable".

Un avis partagé par le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, qui s'est rallié à la plupart des vues du Premier ministre de l'Etat hébreu sur les questions palestiniennes et iraniennes, la veille à Rome. L'Italie est l'un des premiers partenaires européens de l'Iran.

Le CICR doit avoir accès à Shalit (HRW)

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a exhorté aujourd'hui le Hamas à autoriser le comité international de la Croix-Rouge (CICR) à visiter le soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza et de lui permettre de communiquer avec sa famille.

Le refus du mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, "de permettre au soldat Shalit de communiquer avec l'extérieur est cruel, inhumain et peut être assimilé à une torture", s'indigne HRW dans un communiqué à l'occasion du 3e anniversaire de l'enlèvement du sergent Shalit."Les autorités du Hamas sont tenues de par les lois de la guerre de permettre à Shalit de correspondre avec sa famille.

Mais durant ses trois ans de captivité, elles n'ont transmis que trois lettres et un enregistrement vocal, interdisant des visites du CICR ou des proches", souligne-t-elle.

"Elles n'ont aucune excuse pour avoir coupé Shalit de sa famille et du monde extérieur", a estimé la responsable pour le Moyen-Orient de HRW, Sarah Whitson.
Le CICR avait appelé, le 18 juin, et encore une fois en vain, le Hamas à permettre à Gilad Shalit, 22 ans, d'avoir un contact "régulier" avec sa famille. Il a demandé à plusieurs reprises et "au plus haut niveau" l'échange de messages entre Shalit et ses proches, mais ces demandes sont "restées lettre morte".

Par ailleurs, un sondage publié jeudi révèle que plus des deux-tiers des juifs israéliens sont d'accord pour libérer des Palestiniens, même s'ils ont commis des attentats meurtriers, en échange du soldat.69% des personnes interrogées sont d'accord pour un tel échange, 28% sont contre et 8% sans opinion, selon cette enquête d'opinion publiée sur le site Ynet du quotidien à grand tirage Yediot Aharonot.
Gilad Shalit, qui détient aussi la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, qui avaient mené une opération de commando en territoire israélien, en bordure de Gaza.

Israël et le Hamas se sont rejetés la responsabilité de l'échec des négociations menées par l'intermédiaire de l'Egypte pour un échange de Shalit contre des centaines de prisonniers palestiniens.Le dernier round de discussions s'était tenu en mars, avant l'entrée en fonction du gouvernement israélien de droite de Benjamin Netanyahu le 1er avril.Bien qu'Israël refuse le statut de prisonnier de guerre à des activistes palestiniens arrêtés, le CICR est autorisé à les visiter en prison et ils peuvent en principe recevoir les visites de proches parents.Toutefois ces visites sont pratiquement impossibles pour des résidents de la Gaza, coupée totalement d'Israël et soumise à un blocus.

Report de la rencontre entre Nétanyahou et Mitchell, prévue jeudi à Paris

La rencontre entre le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell, prévue jeudi à Paris, a été reportée, a annoncé mardi l'entourage de l'Israélien.

Cette rencontre était censée être l'un des temps forts de la tournée européenne de Nétanyahou, actuellement à Rome.

Mais selon les services du Premier ministre israélien, le ministre travailliste de la Défense Ehoud Barak va se rendre la semaine prochaine à Washington pour voir Mitchell afin "d'éclaircir certaines questions" avant une rencontre Nétanyahou-Mitchell.

Netanyahu reçu à l'Elysée pour sa tournée en Europe

Article paru dans le NOUVELOBS.COM

Après Rome, le Premier ministre israélien poursuit sa mini-tournée européenne. L'un des objectifs de ce voyage est de convaincre Rome et Paris de durcir les sanctions anti-nucléaires contre l'Iran.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu poursuit sa tournée en Europe, la première de son mandat, avec la France, mercredi 24 juin. Le Premier ministre sera reçu à l'Elysée dans l'après-midi, où il s'entretiendra avec Nicolas Sarkozy.
Benjamin Netanyahu a débuté sa tournée européenne mardi, à Rome, où il a rencontré le chef du gouvernement Silvio Berlusconi. Les discussions ont principalement tourné autour de l'Iran.
Selon son entourage, Benjamin Netanyahu doit presser Rome et Paris de durcir les sanctions anti-nucléaires contre l'Iran, actuellement en proie à une très grave crise à la suite de l'élection présidentielle.

Pas de rencontre avec Mitchell

Par ailleurs, la rencontre prévue jeudi à Paris avec l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a été annulée. " A sa place aura lieu lundi à Washington une rencontre entre le ministre de la Défense (Ehud Barak) et l'envoyé spécial américain", indique un membre de la délégation israélienne en visite en Italie.
"Ce délai permettra d'éclaircir les questions d'actualité en suspens", a-t-il ajouté, sans préciser davantage.
Cette rencontre devait se dérouler sur fond de divergences de plus en plus marquées entre Israël et les Etats-Unis sur la question de la colonisation qu'Israël entend poursuivre en Cisjordanie alors que Washington en exige le gel.
Dans le même temps, il avait assorti son accord à des conditions telles (démilitarisation de cet Etat, renoncement au contrôle sur son espace aérien, reconnaissance préalable par les Palestiniens du caractère juif d'Israël) qu'elles étaient assimilées par les Palestiniens et les pays arabes à un refus d'une Etat palestinien souverain.

Le Sprite Extra Lemon : Nouveauté uniquement en Israël.

Coca Cola Israël vient de découvrir une nouvelle saveur pour la marque Sprite . Coca Cola Israël a lancé un nouveau goût de la limonade Sprite. Cette nouvelle boisson a été développée en Israël et n’existe pour le moment dans aucun autre pays à travers le monde.

‘Sprite Extra Lemon’ renforce le goût citronné de la version existante du Sprite et a été lancée pour une édition spéciale cet été dans des canettes de petites tailles au design inédit.

Selon un journaliste d’Israël Valley qui s’est rendu dans plusieurs supermarchés de Jérusalem, la boisson est déjà en vente. Interrogé sur ses impressions, Benjamin, touriste français en vacances dans la région, a affirmé que « le nouveau Sprite est finalement assez proche du Fanta citron, mais la présentation de la canette est plus attirante car elle fait penser aux boissons énergétiques.»

Le développeur de la boisson, Dov Landmann à la tête du département technologique de Coca Cola en Israël, a expliqué à la presse que la saveur de citron a été atteinte à partir de l’acide citrique, qui se mélange avec le goût aigre-doux du Sprite.

Le siège mondial de Coca Cola a été impliqué dans le processus de création de la nouvelle boisson et devrait suivre de près son entrée sur le marché israélien avant de décider ou non de la lancer dans le reste du monde.

A noter que le Sprite était apparu en Israël il y maintenant 28 ans et que sa nouvelle version a obtenu, lors des tests des consommateurs, une note très élevée.

Sources : Israël Valley

L'hommage d'un homme à sa mère

Article paru dans "LeMonde",le 14/10/07

Jérôme Clément relate l'histoire de cette femme dont les parents sont morts à Auschwitz    
En 1996, Jérôme Clément, président d'Arte France, est en deuil. Sa mère, Raymonde, vient de mourir.
En hommage à celle qui répondait toujours « plus tard, tu comprendras » à ses questions, le fils commence une recherche qui aboutira, entre autres, à l'écriture d'un livre. Dans Plus tard, tu comprendras (Grasset, 2005), dont il a confié l'adaptation au petit écran au cinéaste israélien Amos Gitai, Jérôme Clément relate l'histoire de sa mère.

Les parents de Raymonde sont des juifs originaires d'Odessa, réfugiés en France après les pogroms de 1905. Installés à Paris, ils travaillent comme fourreurs et développent une entreprise assez florissante. Raymonde étudie au lycée, devient pharmacienne et épouse un catholique français, Yves Clément. Arrêtés pendant la seconde guerre mondiale, les parents de Raymonde sont déportés et gazés à Auschwitz.

Sur l'histoire de cette partie juive de la famille, l'auteur n'a jamais obtenu les réponses qu'il espérait de la part de sa mère. Quelques mots, quelques signes par-ci par-là, comme cette étoile jaune offerte par Raymonde au fils de Jérôme Clément, en souvenir de la période sombre. C'est en triant les papiers et en vidant l'appartement après sa mort que l'auteur reconstituera peu à peu les morceaux du puzzle familial.

Un dirigeant flamand récuse les excuses d'Anvers aux juifs

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Article paru dans "Le Monde", le 01/11/07

Patrick Janssens, bourgmestre (maire) socialiste d'Anvers, a, dimanche 28 octobre, présenté des excuses officielles à la communauté juive de Belgique pour l'attitude de l'administration et de la police de sa ville durant la seconde guerre mondiale.

M. Janssens a délivré son message lors d'une réunion du Forum des organisations juives consacrée aux enfants de la Shoah. Ce geste, longtemps attendu, a été unanimement salué. Sauf par Bart De Wever, dirigeant du parti séparatiste Nouvelle Alliance flamande (NVA), une formation étroitement liée au chrétien démocrate flamand Yves Leterme, chargé de former le gouvernement belge.

"INSTRUMENTALISER"

M. De Wever a reproché à M. Janssens un acte "gratuit", destiné, selon lui, à discréditer l'extrême droite, qui réalise 30 % des suffrages à Anvers. Le dirigeant nationaliste a estimé que la communauté juive avait tendance à "instrumentaliser" l'Holocauste. Ces commentaires ont scandalisé.

D'autant plus que M. De Wever est associé aux actuelles discussions sur la formation du gouvernement fédéral. Ses rivaux, mais aussi l'ex-premier ministre chrétien-démocrate flamand Mark Eyskens, ont dénoncé un comportement "déplorable", "inqualifiable". La direction du parti chrétien-démocrate flamand a exigé des explications. Son président, M. Leterme, a cependant préféré ne rien dire, pour ne pas compromettre sa mission : l'appui du parti de M. De Wever lui est indispensable.

Bart De Wever a fini par présenter ses excuses mardi aux représentants des milieux juifs anversois. Mais l'affaire est vécue douloureusement par cette communauté victime en 1942 de trois rafles. Mille deux cents personnes, dont des enfants et des vieillards, furent arrêtées. C'était plus que ce que demandait la Gestapo, qui en réclamait 1 000. Anvers était, durant la guerre, dirigée par un maire membre du parti catholique. Jusqu'à sa mort, en 1978, celui-ci avait écarté toute idée d'excuses officielles. Ses successeurs, dont des socialistes, n'avaient pas jugé plus utile de le faire.
Au niveau national, un rapport d'historiens commandé par le Sénat a mis en cause en février la collaboration, "indigne d'une démocratie", apportée par l'administration, la justice et la police à la déportation. Le premier ministre sortant, le libéral Guy Verhofstadt, avait, en 2001, présenté officiellement ses excuses au peuple juif.

A Rome et Paris, Benjamin Netanyahu souhaite évoquer l'Iran

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, entame ce mardi une tournée en Europe, où il devrait demander à ses hôtes plus de fermeté à l'encontre de l'Iran et essuyer des critiques en raison de son refus de geler la colonisation juive en Cisjordanie occupée.

Son voyage, qui le conduira à Rome puis à Paris, fait suite à son acceptation, sous la pression des Américains, du principe de la création d'un Etat palestinien - un changement de cap qui ne satisfait pour autant pas les Palestiniens car il veut encadrer l'avènement d'un tel Etat de conditions très strictes.

Benjamin Netanyahu, déclaraient lundi des responsables israéliens, souhaite évoquer avant tout l'affaire du nucléaire iranien, tout d'abord mardi à Rome avec le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, puis mercredi à Paris avec le président Nicolas Sarkozy.

"Les mots, à eux seuls, ne régleront pas le problème, et des actes s'imposent", a déclaré l'un de ces responsables, préfigurant ce que le chef du gouvernement israélien compte dire aux deux dirigeants.

Benjamin Netanyahu, qui est arrivé aux affaires en mars à la tête d'un gouvernement de large coalition dominé par la droite et l'extrême droite, cherche à tirer profit des troubles post-électoraux en Iran pour défendre l'idée d'un durcissement des sanctions internationales contre Téhéran.

ENTRETIEN À PARIS AVEC MITCHELL

"Pouvons-nous permettre à un tel régime de se doter d'armes nucléaires? La réponse que nous recevons, un peu partout dans le monde, c'est non", a déclaré le chef du gouvernement israélien, interrogé dimanche sur la chaîne américaine NBC.

L'Iran, en proie à des troubles post-électoraux, dément enrichir de l'uranium à des fins militaires, affirmant développer l'énergie nucléaire seulement à des fins de production d'électricité.

Israël, dont les experts estiment qu'il possède le plus important arsenal nucléaire du Proche-Orient, juge qu'un Iran équipé de la bombe atomique serait une menace pour son existence, et relève que le président Mahmoud Ahmadinejad appelle à la destruction de l'Etat d'Israël.

Mais l'Iran ne sera pas le seul sujet au menu des entretiens européens de Benjamin Netanyahu. Il risque fort d'être interpellé sur la question de la colonisation juive en Cisjordanie, comme cela fut le cas au cours de sa visite à Washington en mai, quand le président Barack Obama lui a demandé de geler la construction de nouvelles implantations.

Benjamin Netanyahu a l'intention de poursuivre les constructions dans les enclaves existantes, et invoque pour cela le besoin de loger une population de colons en plein accroissement naturel.

Il aura jeudi à Paris un entretien avec l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, sur l'objectif de Washington d'une reprise des négociations israélo-palestiniennes, actuellement dans l'impasse.