Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Madonna devant le Mur des Lamentations

madonna.jpgArticle paru dans " people.excite.fr "

Madonna est de retour en Israël pour une série de concerts qui doivent se tenir mardi et mercredi à Tel Aviv. Mais c'est la présence de la chanteuse ce week-end sur le site du Mur des Lamentations qui déchaîne la polémique.

Au programme de la visite de Madonna en Israël une rencontre avec des célébrités politiques comme Benjamin Netanyahu, Premier Ministre et Tzipi Livni, ancienne Ministre des Affaires Etrangères. Mais ce qui semble déranger l'opinion publique israëlienne c'est le déplacement de la star et l'heure qu'elle aurait passée devant le Mur des Lamentations peu après son arrivée.
La chanteuse est en effet une adepte de la Kabbale, texte extrait d'un livre judaïque dont l'étude serait réservée aux hommes juifs mariés, âgés de plus de quarante ans et qui auraient, au préalable, étudié le Talmud durant de nombreuses années. Or, Madonna ne répond à aucun de ces critères, même si elle a adopté le nom hébreu d'Esther lors d'une retraite mystique en Israël en 2004.

La Madone devrait également participer à un symposium, toujours au sujet de la Kabbale en compagnie de deux autres célébrités de ses amis Ashton Kutcher et Demi Moore. On murmure également que Justin Timberlake pourrait y assister.

Pour les Juifs orthodoxes, ces différentes démarches constitueraient un quasi-sacrilège alors que la chanteuse n'est même pas juive...

Ted Kennedy: Israël perd "un grand ami"

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a loué aujourd'hui "un grand ami d'Israël" en la personne du sénateur américain Ted Kennedy, décédé hier soir. "Kennedy est un ami depuis trente ans, un grand patriote américain, un grand champion d'un monde meilleur, un grand ami d'Israël", a déclaré le dirigeant israélien à Londres, où il est en déplacement. "Il va cruellement nous manquer", a-t-il ajouté, cité par son porte-parole Mark Regev.

Israël: progrès dans les contacts pour la libération du soldat Shalit

JERUSALEM — Les medias israéliens font état mercredi de progrès liés à une intervention allemande dans les négociations indirectes entre Israël et le Hamas pour la libération du soldat Gilad Shalit enlevé en 2006 en lisière de la bande de Gaza.

Sans annoncer une percée, les radios et les journaux relèvent à ce propos la visite qu'effectue en Egypte un des principaux dirigeants du mouvement islamiste Hamas, Mahmoud Zahar. Les autorités quant à elles observent le mutisme.

De son côté le Hamas a confirmé cette visite dans un communiqué, se bornant à indiquer que M. Zahar s'est rendu cette semaine en Egypte pour y rencontrer des "responsables de sécurité".

Selon la radio publique israélienne, un haut responsable allemand s'est rendu récemment en Israël et en Egypte pour débloquer les négociations en vue d'un échange de prisonniers avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

L'Allemagne avait joué en 2004 le rôle d'intermédiaire dans les négociations qui avaient abouti à un spectaculaire échange de prisonniers: le Hezbollah avait libéré un homme d'affaires israélien et rendu les restes de trois soldats, en échange de la libération par Israël de plus de 400 prisonniers arabes.

Elle avait de nouveau joué un rôle important dans les négociations qui ont permis en 2008 la restitution des corps de deux soldats israéliens en échange de prisonniers libanais.

"Le fait que les Allemands soient entrés dans la danse est un signe encourageant", a déclaré à la radio publique l'oncle de Gilad Shalit, Betzalel Raz.

Gilad Shalit, qui a également la nationalité française, a été capturé le 25 juin 2006 par trois groupes palestiniens, dont le bras armé du Hamas, à la lisière de la bande de Gaza.

Israël et le Hamas se sont rejetés jusqu'à présent la responsabilité de l'échec des négociations menées par l'intermédiaire de l'Egypte pour sa libération en échange de centaines de prisonniers palestiniens.

Israël s'oppose notamment à relâcher en Cisjordanie des Palestiniens impliqués dans des attentats meurtriers dans le passé.

La dernière série de discussions s'était tenue en mars, avant l'entrée en fonction du gouvernement israélien de droite de Benjamin Netanyahu le 31 mars. M. Netanyahu effectuait mercredi une visite en Allemagne.

Le ton monte entre Israël et la Suède après un article polémique

Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a appelé dimanche le gouvernement suédois à condamner l'article paru en début de semaine dans un quotidien de Stockholm laissant entendre que des soldats israéliens tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes.

Selon un responsable gouvernemental présent au Conseil des ministres israélien, Benjamin Nétanyahou a dit ne pas attendre des excuses, mais au moins une condamnation de la part de Stockholm.

"Nous ne demandons pas des excuses de la part du gouvernement suédois, nous demandons une condamnation", a déclaré ce responsable ayant requis l'anonymat, citant le Premier ministre.

L'article concerné est paru lundi dans l'"Aftonbladet", principal quotidien suédois. Intitulé "Les organes de nos fils pillés", il se base sur des témoignages de Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza affirmant que les organes de Palestiniens tués par Tsahal sont vendus.

L'article a déclenché la polémique en Israël, où on a dénoncé le retour à d'anciens clichés antisémites. Mais le ministre suédois des affaires étrangères Carl Bildt a déjà rejeté l'idée d'une condamnation.

A ce sujet, le ministre israélien des Finances Yuval Steinitz a affirmé dimanche que si la position de Stockholm ne variait pas, Israël pourrait annuler une visite de Carl Bildt prévue le mois prochain. "Ceux qui ne se distancent pas de ce genre diffamation ne peuvent pas être bienvenus en Israël à l'heure actuelle", a déclaré Yuval Steinitz à la radio.

L'office de presse du gouvernement israélien, qui gère les accréditations de journalistes étrangers, a par ailleurs indiqué qu'il retardait l'autorisation pour un journaliste et un photographe de l'"Aftonbladet" d'entrer dans la Bande de Gaza.

Israël: départ de Benjamin Netanyahu pour l'Europe

TEL-AVIV — Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quitté Tel-Aviv lundi après-midi pour une nouvelle tournée en Europe durant laquelle il fera successivement étape à Londres et Berlin, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon son programme, M. Netanyahu doit rencontrer mardi matin à Londres les représentants de la communauté juive, puis son homologue britannique Gordon Brown dans l'après-midi.

Le lendemain, toujours dans la capitale britannique, il doit s'entretenir avec l'émissaire américain Georges Mitchell pour tenter de conclure un compromis sur un moratoire concernant la construction de logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

"Lors de sa réunion avec George Mitchell, le Premier ministre s'attend à quelques progrès mais pas de percée", a indiqué un responsable israélien.

"Le Premier ministre va clairement indiquer que durant le processus (de paix), Israël ne permettra aucune limitation ou restriction de sa souveraineté sur Jérusalem et qu'il doit y avoir des garanties pour que les colons puissent vivre une vie normale", a ajouté ce responsable.

M. Netanyahu avait lui-même indiqué dimanche que sa rencontre avec M. Mitchell ne serait "pas (la) dernière avant le lancement du plan de paix américain pour la reprise des négociations".

Lors de son étape à Berlin, jeudi, M. Netanyahu aura des discussions avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Israël espère reprendre les discussions de paix d'ici deux mois

TEL AVIV - Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, espère que les discussions de paix avec les Palestiniens pourront reprendre d'ici deux mois, déclare l'un de ses porte-parole, Nir Hefetz.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, espère que les discussions de paix avec les Palestiniens pourront reprendre d'ici deux mois. (Reuters/Sebastian Scheiner/Pool)

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, espère que les discussions de paix avec les Palestiniens pourront reprendre d'ici deux mois. (Reuters/Sebastian Scheiner/Pool)

Celui-ci a cependant ajouté que le chef du gouvernement israélien n'attendait pas d'avancée majeure lors de ses entretiens mercredi à Londres avec l'émissaire américain George Mitchell.

"Le Premier ministre s'attend à ce qu'il y ait certains progrès mais pas de véritable percée", a dit Nir Hefetz.

Il a ajouté que Benjamin Netanyahu, qui rencontrera aussi lors de sa visite cette semaine en Europe le Premier ministre britannique, Gordon Brown, et la chancelière allemande Angela Merkel, insistera sur la nécessité pour l'Etat juif "de répondre aux besoins normaux" des colons installés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, tout en menant "un processus politique qui sera lancé dans environ deux mois."

Les appels occidentaux au gel de la colonisation juive en Cisjordanie vont dominer les entretiens du Premier ministre israélien à Londres et à Berlin.

A la veille de son départ pour la Grande-Bretagne, le groupe israélien "La Paix maintenant", hostile à la politique de colonisation, a affirmé dimanche que plus de 40.000 unités de logement allaient être construites dans le cadre de projets déjà validés - et ce malgré le moratoire annoncé la semaine dernière.

Benjamin Netanyahu verra à Londres mardi Gordon Brown, puis mercredi l'émissaire au Proche-Orient du président américain Barack Obama, George Mitchell.

Il se rendra ensuite à Berlin, où il s'entretiendra jeudi avec Angela Merkel, qui a comme Gordon Brown critiqué la politique d'implantations juives dans les territoires occupés.

Ce dossier est à l'origine d'un différend d'une gravité sans précédent depuis dix ans entre Israël et les Etats-Unis, le président Barack Obama voulant relancer les pourparlers de paix, au point mort depuis l'offensive israélienne de décembre et janvier derniers dans la bande de Gaza.

RESPECT DE LA FEUILLE DE ROUTE

Depuis plusieurs semaines, George Mitchell tente d'obtenir le gel des activités de colonisation en Cisjordanie, comme l'exige la "feuille de route" acceptée en 2003 par l'Etat juif et les Palestiniens.

Israël défend son droit à construire de nouveaux logements au nom de la croissance démographique "naturelle" de la population juive des colonies.

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a assuré dimanche qu'Israël menait "des efforts sincères et sérieux" pour parvenir à un "ensemble d'accords" avec Washington sur cette question.

Mais les deux parties semblent encore bien loin de s'entendre.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se refuse à reprendre les pourparlers de paix avec Israël tant que la colonisation n'aura pas été suspendue.

Quelque 500.000 Juifs vivent aux côtés de deux millions et demi de Palestiniens dans des enclaves en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, partie arabe de la ville sainte que les deux parties revendiquent comme capitale légitime.

Selon des informations publiées dans la presse israélienne avant le voyage de Benjamin Netanyahu, les positions d'Israël et des Etats-Unis demeurent éloignées.

Le Premier ministre israélien est prêt à geler les activités de colonisation durant six mois - à l'exception des projets déjà lancés, et sous réserve que ce geste s'accompagne de progrès vers une normalisation des relations avec les pays arabes. Washington réclamerait une suspension d'au moins deux ans.

Nabil Abou Rdainah, conseiller de Mahmoud Abbas, a dit espérer que les discussions entre Mitchell et Netanyahu mèneraient à un gel de la colonisation et "conduiraient au lancement de négociations" pour l'établissement d'un Etat palestinien.

Selon La Paix maintenant, le gouvernement Netanyahu aurait cependant approuvé la construction de plus de 40.000 unités de logements dans les colonies de Cisjordanie.

Depuis le début de l'année, 596 projets ont été lancés, précise le groupe dans un rapport fondé sur les chiffres du ministère de la Défense.

Israël: Netanyahu convoque un ministre qui veut défier Obama

JERUSALEM — Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a convoqué jeudi un de ses ministres qui a pressé le gouvernement de s'opposer à la demande de Washington en faveur d'un gel total de la colonisation, a indiqué la radio publique.

"Je n'ai pas peur des Américains, mais dans le gouvernement il y en a qui ont peur d'Obama. Il faut dire: +Ca suffit+!", a affirmé Moshé Yaalon, un faucon, ministre des Affaires stratégiques et membre de l'aile droite du Likoud, le parti de M. Netanyahu.

M. Yaalon, également suppléant du Premier ministre et membre d'un groupe de six ministres chargés des dossiers politiquement les plus sensibles, a fait ses déclarations, retransmises mercredi soir par les médias, lors d'une réunion organisée dimanche par Moshé Feiglin, chef d'une faction d'extrême-droite au sein du Likoud.

Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, "les propos de M. Yaalon ne sont pas acceptables, ni sur le fond ni sur la forme, et ne reflètent pas la position du gouvernement".

Interrogé sur la centaine de colonies sauvages disséminées en Cisjordanie qu'Israël s'est engagé régulièrement auprès des Etats-Unis à démanteler, M. Yaalon a estimé que les "juifs peuvent et doivent s'installer dans tout Eretz Israël (l'Israël aux frontières bibliques) pour l'éternité".

Il a donné comme exemple le sort d'un kibboutz (village collectiviste), Lehavot-Haviva, qui avait été créé sans autorisation en 1949 mais dont l'existence a été ensuite reconnue en 1980.

"Personne n'a songé à évacuer ce kibboutz", a plaidé M. Yaalon, laissant entendre qu'il fallait laisser en place les colonies sauvages avant de les légaliser après coup.

"A chaque fois que les politiciens brandissent une colombe de la paix, l'armée doit faire le ménage derrière", a argué M. Yaalon, un ancien chef d'état-major. Il a également qualifié la "Paix Maintenant", le mouvement opposé à la colonisation, de "virus qui provoque de gros dégâts".

Lundi, M. Yaalon, accompagné par le ministre de l'Intérieur Eli Yishaï, le chef du parti ultra-orthodoxe Shass, ainsi que le ministre de l'Information Youli Edelstein, du Likoud, s'étaient rendus dans plusieurs colonies sauvages pour s'opposer à l'intention déclarée de M. Netanyahu d'évacuer une partie d'entre elles.

Selon le commentateur politique de la radio publique, Hanan Cristal, M. Yaalon tente de former un groupe de pression d'extrême-droite au sein du Likoud pour succéder un jour à Ehud Barak, le chef travailliste au poste de ministre de la Défense. "A plus long terme, Yaalon aspire à devenir Premier ministre", a analysé le commentateur.

Israël accuse l'AIEA de cacher des preuves sur le programme iranien

Des responsables israéliens et des diplomates occidentaux ont accusé l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) d'avoir dissimulé des données sur le programme nucléaire iranien, rapporte mercredi le quotidien Haaretz.

Le directeur sortant de l'Agence Mohamed ElBaradei a empêché ces derniers mois la publication de données collectées par les inspecteurs de l'AIEA sur le terrain qui tendaient à prouver que l'Iran, malgré ses dénégations, poursuivait son programme nucléaire militaire, affirme le journal en citant des responsables israéliens et des diplomates qui se sont exprimés sous couvert de l'anonymat. M. ElBaradei qui doit quitter en décembre son poste, a affirmé que l'AIEA ne disposait pas de preuves que l'Iran mettait au point un armement nucléaire.

Mais selon les responsables mentionnés par Haaretz, de nouvelles preuves ont été présentées ces derniers mois à l'Agence dans le cadre d'une annexe rédigée par des inspecteurs qui s'étaient rendus en Iran. Ce document a été signé par le chef de l'équipe des inspecteurs, mais n'a pas été intégré dans le rapport final, a ajouté le quotidien. Cette décision que le journal qualifie de "censure" a été prise par des hauts responsables de l'AIEA, qui siège à Vienne.

Des hauts responsables américains, français, britanniques et allemands ont récemment fait pression sur M. ElBaradei pour qu'il rende publiques ces informations le mois prochain lors de l'assemblée générale annuelle de l'Agence. Le directeur général de l'Agence israélienne pour l'Energie Atomique, Shaul Horev et le ministère israélien des Affaires étrangères ont lancé une campagne pour obtenir la publication de ce document resté confidentiel.

Dans le passé, Israël a critiqué à de multiples reprises M. ElBaradei accusé de complaisance envers l'Iran. En 2007 l'Etat hébreu avait même demandé sa destitution. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a affirmé que l'Iran doté de l'arme nucléaire constituerait "la plus grande menace pour Israël" et le monde, tandis que son ministre de la Défense Ehud Barak a déclaré qu'Israël n'écartait "aucune option de la table" faisant ainsi allusion à une possible attaque contre les installations nucléaires iraniennes.

Israël - Un meurtre gratuit relance la psychose de la criminalité

Les autorités sont plus que jamais confrontées à un net regain de la violence meurtrière. Au lendemain de l’assassinat d’un père de famille, à Tel-Aviv, les médias et l’opinion appellent le gouvernement et ses 5.000 policiers à davantage d’efficacité.

L’horreur le dispute à la stupéfaction. Tel-Aviv est comme groggy au lendemain du meurtre d’un quinquagénaire, tué par une bande de jeunes avinés, dans un quartier chic de la capitale, alors qu’il se promenait en bord de mer avec sa femme et sa fille. Médusés, médias et autorités évoquent dans un élan indigné autant qu’apeuré le scénario d’Orange mécanique, le fameux film de Stanley Kubrik, pour déplorer l’état d’impuissance dans lequel se trouve, selon eux, le pays face à une violence croissante. L’affaire a été révélée, hier, par les autorités qui ont mis sous les verrous les présumés coupables, tandis que la radio publique n’hésite plus à comparer Israël au « Chicago » d’Al Capone…

Les faits se sont déroulés, vendredi 14 août, au soir, dans un quartier huppé de Tel-Aviv. Aryeh Karp, la victime, 59 ans, prend place sur un banc d’une promenade du bord de mer, en compagnie de Sarah, son épouse, 52 ans, et Hila, leur fille, 24 ans. Subitement, un jeune homme s’exprimant en hébreu avec un accent arabe prononcé agresse verbalement cette dernière.

Le couple et leur fille tentent aussitôt de s’éloigner. Ils sont alors encerclés par un groupe de jeunes gens en sérieux état d’ébriété. Ils n’ont pas le temps de parlementer qu’ils sont aussi sec roués de coups. La mère se fait casser le bras, le père, battu à mort, décède quelques instants plus tard. Les assaillants se débarrassent du corps qu’ils jettent illico à la mer. Après une rapide enquête, la police a appréhendé les huit suspects du lynchage, tous originaires de Jaljuliyal, une ville arabe israélienne. Deux jeunes juives – une mineure et une soldate liées au groupe – ont également été interpellées.
« Terrorisme intérieur »

Pris de court par les réactions indignées des médias et de l’opinion, les plus hautes autorités de l’Etat ont été sommées de réagir. Face à ce net regain de violences criminelles, les autorités locales veulent aujourd’hui promouvoir le modèle dit de « tolérance zéro », slogan naguère popularisé par Rudolph Giuliani, ancien maire de New York et ex-candidat à la Maison-Blanche. Interrogé à la radio militaire, Benjamin Netanyahou, le Premier ministre, s’est dit « choqué ».

Il a préconisé le déploiement d’unités de police municipale « pour renforcer le sentiment de sécurité » en Israël, un thème qui ne cesse de se développer dans le pays. Sonné par les faits, le chef du gouvernement israélien n’a pas craint de parler de « terrorisme intérieur ». Shimon Peres, le chef de l’Etat hébreux a, de son côté, fustigé une société en perte de repères.

« Tout le système doit être réexaminé. Il faut accroître les effectifs de la police, revoir le traitement des informations sur la violence, l’éducation et le système pénal trop laxiste ». Kadima, la formation centriste d’opposition dirigée par Tzipi Livni, a en outre réclamé un débat extraordinaire sur la criminalité à la Knesset, en congés parlementaires.

La thématique de la criminalité s’est développée de manière exponentielle ces dernières semaines en Israël. Depuis deux semaines, la police a recensé dix assassinats dont certains demeurent toujours inexpliqués à ce jour. Surtout, plusieurs cas font apparaître des victimes ayant été mutilées, jetées à la poubelle, voire incendiées… Sans aucun élément tangible sur l’identité du ou des tueurs, les enquêteurs craignent désormais d’être aux prises avec un tueur en série…

Les services de police sont d’autant plus sur les dents qu’ils ne sont toujours pas parvenus à mettre la main sur l’auteur de la tuerie intervenue, à Tel-Aviv, voilà quinze jours, dans un centre d’aide psychologique pour les jeunes homosexuels soldée par deux morts, ainsi qu’une douzaine de blessés. Les statistiques nationales n’ont en outre pas de quoi rassurer la police et ses effectifs – seulement 5.000 hommes – 204 meurtres ayant été recensés l’an dernier.

Vol de rabbins pour protéger Israël de la grippe H1N1

flying_rabbi.jpgArticle paru dans "Crash aerien"
 
Jérusalem (Israël) - Un avion de la compagnie aérienne israélienne Arkia a pris l'air ces jours-ci avec comme seuls passagers plusieurs rabbins et religieux juifs afin de survoler le territoire israélien et de le protéger des effets de la grippe H1N1 grace à des prières.

C'est le quotidien Yediot Ahronot qui a révélé l'histoire, indiquant dans un article qu'une cinquantaine de personnes avaient survolé le pays, chantant des chants rituels et soufflant dans la traditionnelle 'corne de bélier' afin de stopper le virus de la grippe avant qu'il n'entre dans le pays. Les rabbins ont affrété ce vol afin de répandre les prières plus rapidement au-dessus du pays et de protéger ainsi tous ses habitants plus efficacement. Les responsables de la compagnie aérienne n'ont pas souhaité faire de commentaires.

Le Ministre de la Santé israélien a reconnu récemment que 2.000 cas de grippe H1N1 avait été enregistrés dans le pays, donc cinq mortels. L'inquiétude est, comme dans le reste du monde, que le virus se propage à une vitesse foudroyante dès l'automne et fasse plus de victimes. Le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de trouver suffisamment de vaccins pour vacciner tous les habitants d'Israël.