Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israël: Gilad Shalit détenu depuis 3 ans

Une centaine d'Israéliens se sont rassemblés aujourd'hui près de deux points de passage entre Israël et la bande de Gaza pour marquer les trois ans de la détention du soldat Gilad Shalit dans ce territoire, selon un journaliste de l'AFP.A Erez, une cinquantaine de manifestants ont brandi de grandes bannières bleu et blanc avec le portrait du soldat enlevé à la lisière de la bande de Gaza le 25 juin 2006 et détenu depuis dans le territoire sous contrôle du mouvement islamiste Hamas.Ils ont empêché trois véhicules des Nations unies de pénétrer dans la bande de Gaza par ce point de passage.

A Kerem Shalom, une autre entrée plus destinée au transit de marchandises, une cinquantaine de manifestants ont également bloqué avec un tracteur des dizaines de camions, notamment de vivres, les empêchant de pénétrer dans Gaza, a indiqué un photographe de l'AFP."Nous ne baisserons pas les bras tant que Gilad ne sera pas libéré", ont scandé à Erez les manifestants encadrés par un cordon de policiers.
"Trois ans à Gaza, pour un soldat, c'est trop long. Il n'y a aucun progrès" dans les pourparlers entre Israël et le Hamas, menés par l'entremise de l'Egypte pour un échange de prisonniers, a déploré Haïm Blair, un manifestant venu à Erez de la ville voisine d'Ashdod (sud).

"Notre gouvernement ne fait rien et je ne crois pas qu'un pays au monde se soucie d'Israël", a-t-il ajouté en appelant à la libération immédiate du soldat.Sagi Yossef, un ingénieur informatique, a espéré que le gouvernement de Benjamin Netanyahu sera plus efficace que son prédécesseur Ehud Olmert."Il est possible que ce gouvernement soit plus déterminé et saura affronter l'opinion internationale si nous empêchons l'aide destinée à Gaza de passer, même pour une courte période", a-t-il affirmé à Erez.

La semaine dernière, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé une nouvelle fois le Hamas à permettre à Shalit un contact "régulier" avec sa famille.
Mardi dernier, l'ex-président américain Jimmy Carter avait annoncé avoir remis au Hamas un lettre de Noam Shalit, le père du soldat.Gilad Shalit, qui détient aussi la nationalité française, a été capturé par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, qui avaient mené une opération de commando en territoire israélien.Depuis, Israël et le Hamas se sont rejeté la responsabilité de l'échec des négociations menées ensuite par l'intermédiaire de l'Egypte pour une libération de Shalit en échange de centaines de prisonniers palestiniens.La dernière série de discussions s'était tenue en mars, avant l'entrée en fonction du gouvernement israélien de droite de Benjamin Netanyahu le 1er avril.

Déportation: un magistrat demande la non-condamnation de la SNCF

BORDEAUX, le 31/01/07 - Le commissaire du gouvernement a demandé à la Cour administrative d'appel de Bordeaux d'annuler la condamnation de la SNCF pour son rôle dans la déportation de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

La condamnation a été prononcée le 6 juin dernier par le tribunal administratif de Toulouse (Haute-Garonne). Ce dossier porte spécifiquement sur quatre membres de la famille du député européen des Verts Alain Lipietz.

La cour a mis sa décision en délibéré à deux semaines.

Pour le commissaire du gouvernement, Didier Péano, la SNCF, qui avait fait appel, "a apporté son concours à des actes qui relèvent de la police administrative".

Ceci implique, a-t-il fait valoir, que c'est à l'Etat, condamné en première instance pour les mêmes faits et qui n'a pas fait appel, que revient la réparation du préjudice.

Il n'a pas relevé une "faute distinctive de la SNCF" qui aurait selon lui pu justifier sa condamnation.

Sur la prescription des faits avancés par les avocats de la SNCF, il a laissé à la cour le soin de déterminer la date à laquelle elle démarre en fonction de la connaissance des faits et du préjudice. Il a écarté l'imprescriptibilité qui s'attache aux crimes contre l'Humanité qui relève de "la juridiction pénale".

Me Rémy Rouquette a, au nom de la famille Lipietz, dénoncé la rôle des dirigeants de la SNCF de l'époque, estimant qu'en facturant les transports à l'Etat après la Libération puis en le menaçant d'appliquer des intérêts de retard, elle avait prouvé sa "collaboration active".

"La facture balaie l'argument de la contrainte", a-t-il dit en réponse aux avocats de la SNCF qui avaient indiqué qu'elle avait agi sur réquisition. Il a souligné le fait que la société de transports avait "par cupidité" fourni des wagons à bestiaux et n'avait pas daigné offrir de l'eau aux déportés.

"La SNCF n'avait aucune marge de manoeuvre", a expliqué son avocat, Me Yves Baudelot, estimant qu'en tout état de cause, c'était à l'Etat et à lui seul de payer.

Depuis le jugement de Toulouse, a-t-il dit, la SNCF a été saisie de près de 1.800 demandes semblables d'indemnisation de familles de victimes.

Après l'audience, Alain Lipietz a exprimé devant la presse sa "profonde déception" mais a souligné que le commissaire du gouvernement n'avait pas remis en cause la condamnation de l'Etat.

L'Etat français et la SNCF avaient été condamnés en juin, pour la première fois, en raison de leur rôle dans la déportation de Juifs sous l'occupation allemande.

L'Etat avait été condamné à verser 25.000 euros à l'oncle d'Alain Lipietz, 15.000 euros au député européen et à sa soeur. Le tribunal avait en outre condamné la SNCF à verser 12.500 euros à l'oncle d'Alain Lipietz, 7.500 euros à l'eurodéputé et à sa soeur. L'Etat et la SNCF avaient à verser 1.000 euros à chacun des plaignants au titre des frais judiciaires.

Hommage à Ilan Halimi à Sainte-Geneviève-des-Bois un an après sa mort

Hilan.jpgSAINTE-GENEVIÈVE-DES-BOIS  - Un an après la mort d'Ilan Halimi, un hommage a été rendu mardi au jeune Français de confession juive à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), à l'endroit où il avait été retrouvé agonisant après avoir été torturé pendant trois semaines.

Cette cérémonie, décidée la veille, s'est déroulée en présence du maire de Sainte-Geneviève-des-Bois Olivier Léonhardt (PS), qui a assuré de son soutien la famille d'Ilan Halimi, qui n'était pas présente. De nombreux journalistes et quelques personnes ont assisté à cet hommage.Le président de SOS Racisme Dominique Sopo a pris la parole pour rappeler "la nature antisémite" de ce crime, rappelant la polémique soulevée à l'époque et soulignant "le grand danger à banaliser les dérives".

Après avoir été attiré par une jeune femme, Ilan Halimi avait été kidnappé, séquestré et torturé dans une cave à Bagneux-sur-Seine (Hauts-de-Seine) par des membres du gang dit des "Barbares". Les organisateurs du rapt avaient demandé une rançon à sa famille et avaient proféré des menaces de mort. A ce jour, trente personnes, dont des jeunes femmes, ont été mises en examen. Parmi elles vingt, dont le chef présumé du groupe Youssouf Fofana, sont incarcérées. "Ceux qui ont participé à cette équipée particulièrement sauvage et sanglante auront à répondre de leurs motivations" lors du procès, a ajouté M. Sopo. "Lorsqu'il y a des failles dans le +vivre ensemble+, personne n'est jamais gagnant", a déclaré M. Sopo, qui a ajouté: "Les valeurs de la République ne peuvent pas s'accomoder de tels actes (...)

Il y a un "manque de clarté et de fermeté de la société française" face aux "préjugés" antisémites. M. Sopo a appelé les candidats à la présidentielle à prendre "des actes forts, notamment sur l'éducation au +vivre ensemble+ au sein de l'école". "On ne peut pas se permettre de perdre la bataille de la fraternité (...) au sein des jeunes générations". Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy s'était fait représenter par sa conseillère pour la justice.

 L'ancien président de SOS Racisme Malek Boutih représentait quant à lui la candidate du PS Ségolène Royal. Il a appelé à "faire le serment de ne jamais oublier". L'écrivain Marek Halter a quant à lui évoqué sa peur de "l'apathie": "les voisins qui voyaient qu'il se passait quelque chose n'ont rien dit, n'ont pas appelé la police", a-t-il dénoncé. "Quand une société est malade, tous les microbes, fascistes, nazis, se développent", et a souhaité "un sursaut de la France". Benjamin Abtan, président de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France), a pour sa part dénoncé une progression de l'antisémitisme "invisible", des préjugés, qui "appelle moins à la mobilisation mais n'en est pas moins dangereux", contre cet antisémitisme qui ne se voit pas dans les statistiques. Il a ainsi plaidé pour des programmes d'éducation de prévention pour "déconstruire les stéréotypes et les préjugés", qui sont en "nette progression" selon lui.

Des bougies ont été allumées, et une gerbe de fleurs déposée au pied d'un arbre planté en hommage à Ilan Halimi (dont le prénom signifie arbre en hébreu), en bordure de la voie ferrée où il avait été retrouvé.Marek Halter a évoqué son souvenir du ghetto de Varsovie, où "l'on déposait les cadavres le long des voies ferrées". "La symbolique est là".



Déportation: jugement en appel dans l'affaire opposant la SNCF à la famille Lipietz

BORDEAUX, le 27/03/07 - La cour administrative d'appel de Bordeaux rendra mardi sa décision dans l'affaire opposant la SNCF à la famille Lipietz, qui avait abouti à la condamnation en première instance du transporteur pour son rôle dans le transfert de membres cette famille vers le camp de Drancy. La famille du député européen Verts Alain Lipietz avait obtenu en juin 2006, devant le tribunal administratif de Toulouse, la condamnation de l'Etat et de la SNCF pour leur rôle dans le transfert de juifs en France. Seule l'entreprise ferroviaire avait fait appel de sa condamnation solidaire (avec l'Etat) à verser une somme totale de 62.000 euros aux requérants, l'oncle du député européen et les ayants droit du père de M. Lipietz, Georges Lipietz.

 

Lors d'une première audience en appel, le 30 janvier à Bordeaux, le commissaire du gouvernement, Didier Péano, avait estimé dans ses conclusions que seul l'Etat était "fautif", et considéré qu'il n'y avait "pas de faute distincte" de la part de la SNCF quand elle avait transféré dans des wagons à bestiaux Georges Lipietz et son frère vers le camp de Drancy en mai 1944. Des conclusions réitérées par M. Péano, qui n'est pas le représentant du gouvernement mais est chargé de dire le droit, lors d'une audience plénière réunissant neuf magistrats le 21 mars. Cette nouvelle audience, réunissant les présidents des six chambres de la cour d'appel, le magistrat instructeur, le président de la cour d'appel et un neuvième magistrat, avait été décidée car à la suite de celle du 30 janvier, aucune "solution n'a pu apparaître" en cours de délibéré, selon le greffe.

 

Ce type de procédure est utilisé de manière ponctuelle "quand il faut régler une question de droit nouvelle", a-ton ajouté de même source. Pour Hélène Lipietz, l'un des enfants de Georges Lipietz, également conseillère régionale Verts d'Ile-de-France, c'était aussi "une façon de marquer le caractère solennel de la décision". Par ailleurs, l'avocat de la SNCF, Me Yves Baudelot, avait particulièrement insisté sur l'"importance considérable" que prendrait la décision de la cour d'appel, précisant que l'entreprise avait déjà été "saisie de 1.800 demandes semblables" d'indemnisations, après le jugement de première instance.

 

En mai 1944, arrêtés après avoir été dénoncés par des voisins comme juifs, Georges Lipietz, son demi-frère et leurs deux parents avaient été transférés en train vers le camp de Drancy, antichambre des camps d'extermination. Depuis la disparition le 18 avril 2003 de Georges Lipietz, son combat a été repris par sa famille: sa femme Colette et ses trois enfants, le député Verts, Alain, la conseillère régionale, Hélène, et la neurologue, Catherine. Ceux-ci ont d'ores et déjà fait part de leur volonté de saisir le Conseil d'Etat si la décision rendue mardi était favorable à la SNCF.

La condamnation de la SNCF pour la déportation de Juifs annulée

 

BORDEAUX,le 28/03/07 - La condamnation de la SNCF pour son rôle supposé dans la déportation de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, prononcée en première instance, a été annulée par la cour administrative d'appel de Bordeaux.

La cour se déclare juridiquement incompétente pour traiter ce dossier. Elle ne ferme pas totalement la porte à d'autres procédures devant la justice pénale ou la justice civile, mais leur succès devient très improbable compte tenu des attendus de la décision, qui dédouanent la SNCF.

Les plaignants ont annoncé leur intention de déposer un recours en Conseil d'Etat. Les avocats de la SNCF estiment que la décision établit clairement qu'elle n'est pas responsable.

La décision de la cour administrative était très attendue car, depuis le jugement de première instance au mois de juin dernier, environ 2.000 anciens déportés ou membres de familles de déportés ont engagé des procédures similaires.

L'enjeu financier potentiel était donc lourd pour la SNCF, qui nie toute responsabilité dans ce dossier et rappelle que de nombreux cheminots se sont illustrés dans la Résistance.

La SNCF pourra aussi s'appuyer sur cette décision dans la procédure engagée en mars à New York contre elle et la Caisse de dépôts par des déportés et des enfants de déportés.

Les juges de Bordeaux soulignent que la société n'avait aucune autonomie de décision pour les déportations, décidées par les Nazis avec la complicité du régime de Vichy.

La SNCF agissait sous le régime de la demande de "mise à disposition" ou de la "réquisition d'une autorité administrative", à savoir le gouvernement français, rappelle la cour dans son arrêt.

PAS DE CONVENTION SPECIALE

Il n'y a pas eu de convention spéciale organisant les transports de déportés et ce sont les Nazis et les autorités de Vichy qui fixaient jusqu'aux conditions de transport, ajoute-t-elle.

"La SNCF ne peut être regardée comme ayant, par les prestations requises, assuré l'exécution d'un service public administratif ni davantage comme ayant disposé de prérogatives de puissance publique", précise la cour.

Pour Me Yves Baudelot, avocat de la SNCF, "cette décision montre que la SNCF agissait sous la contrainte et n'avait pas de marge de manoeuvre".

"Je pense que cette décision est extraordinairement importante et pèsera lourd", a-t-il dit à Reuters.

Le 6 juin, le tribunal administratif de Toulouse (Haute-Garonne) avait condamné l'Etat et la SNCF à verser 62.000 euros de dommages et de frais de justice à quatre membres de la famille du député européen des Verts Alain Lipietz. Son père fut transféré le 10 mai 1944 de Toulouse au camp de Drancy, en région parisienne, avant d'être libéré en août 1944.

Pour Hélène Lipietz, qui était partie civile au procès de sa famille contre la SNCF, la cour "a botté en touche".

"Mais nous irons devant le Conseil d'Etat auquel la cour laisse le soin de se prononcer sur la compétence mais aussi la prescription des faits sur laquelle elle ne dit rien et sur le fond du dossier", a-t-elle dit à Reuters.

L'Etat français, dont la co-responsabilité dans l'Holocauste a été reconnue par d'autres décisions de la justice pénale et administrative, n'avait pas fait appel de la décision de juin.

La condamnation de la SNCF, qui s'appuyait notamment sur les factures envoyées par la SNCF à l'Etat pour certains trains de déportation, avait suscité de vives critiques, y compris dans le camp des associations d'anciens déportés.

Environ 75.000 Juifs de France ont été déportés pendant l'Occupation et seuls 2.500 sont revenus vivants des camps de la mort nazis.

Aux Etats-Unis, la compagnie ferroviaire a pris comme avocat Arno Klarsfeld, fils du "chasseur de nazis" Serge Klarsfeld.

 

 

Soliste

thibeaudet1.jpgD'héritage allemand et Français, Jean-Yves Thibaudet est né à Lyon en France, où il a commencé ses études de piano à l'âge de cinq ans. Il a donné son premier concert public à l'âge de sept ans. A douze ans, Jean-Yves Thibaudet entrait au Conservatoire National de Paris où il étudia avec Aldo Ciccolini et Lucette Descaves, une amie et collaboratrice de Ravel. A l'âge de quinze ans il gagna le premier prix du conservatoire et emporta, trois ans après, Le Prix "Young Concert Artists Audition" de New York. En 2001, Jean-Yves Thibaudet était décoré Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres. Véritable maître du piano, prisé pour l’élégance de son jeu et la poésie de ses interprétations, Jean-Yves Thibaudet donnera un concert unique au « Festival de Piano du Philharmonique », sous la direction de Ludovic Morlot.

Jean Yves Thibaudet en concert le mercredi 24 juin, à 20 heures 30, à l’Auditorium Mann, 1, rue Huberman, Tel Aviv.
Informations et réservations : 1-700703030

Ehud Barak fait part de son optimisme à Hosni Moubarak

barakmoubarak.jpgLe ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a déclaré dimanche au Caire apercevoir des possibilités de faire progresser les négociations de paix avec les Palestiniens, dans la foulée du discours de politique étrangère de son Premier ministre Benjamin Netanyahu dans lequel il voit "un grand pas en avant".

Dans ce discours prononcé voici une semaine, Netanyahu avait accepté, à de strictes conditions, la création d'un Etat palestinien démilitarisé, mais les autorités égyptiennes avaient jugé que sa proposition était en deçà de l'Etat palestinien voulu par le monde arabe.

"Il (Netanyahu) a déclaré que l'objectif de tout le processus était de parvenir à une situation où les deux peuples, palestinien et israélien, vivront côte à côte dans deux Etats, en bon voisinage, dans la paix et la sécurité", a dit Barak au cours d'une conférence de presse, à l'issue d'un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak.

"C'est vraiment une occasion unique pour le processus de paix, parce que l'intérêt commun est si évident, en ce qui concerne la lutte contre un Iran hégémonique, contre le terrorisme extrémiste, contre la prolifération des armes nucléaires", a-t-il développé.

Pour Netanyahu, qui s'est exprimé le 14 juin, les Palestiniens doivent reconnaître Israël en tant qu'Etat juif et renoncer au droit au retour des réfugiés. Il n'a pas en revanche pris d'engagements sur un arrêt de l'expansion des colonies juives en Cisjordanie occupée.

Le président égyptien Hosni Moubarak a estimé que l'appel du Premier ministre israélien à reconnaître comme Etat juif Israël, dont la population est arabe pour un cinquième, sapait les efforts en vue de parvenir à la paix.

Mais, pour Barak, "le fait qu'il (le discours de Netanyahu) ait été bien accepté par la Maison blanche signifie que les Américains le lisent de la même façon".

"Il est clair pour autant qu'il reste certaines divergences sur la façon de mettre en oeuvre certains aspects pratiques (du discours), mais je crois que dans les semaines à venir nous allons tenter de les aplanir et faire en sorte d'avancer".

Les ministres des Affaires étrangères des pays arabes se réuniront mercredi pour débattre du discours prononcé le 4 juin au Caire par le président américain Barack Obama, qui a appelé à relancer les négociations de paix israélo-palestiniennes, et la réponse de Benjamin Netanyahu.

Ehud Barak: Israël doit être respecté en tant qu'Etat juif

LE CAIRE  — Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a déclaré dimanche, lors d'une brève visite au Caire, que davantage devait être fait pour aboutir à la création d'un Etat palestinien, dont la nécessité pour les Arabes de reconnaître Israël comme Etat juif.

M. Barak s'exprimait à l'issue de discussions avec le président égyptien Hosni Moubarak, son homologue égyptien Hussein Tantaoui et le chef des services de Renseignements Omar Souleimane qui mène la médiation entre Israël et le Hamas, mouvement islamiste contrôlant la bande de Gaza, notamment sur la question d'un échange de prisonniers.

"Davantage doit être fait pour parvenir à une situation où il est possible pour Israéliens et Palestiniens de vivre dans deux Etat côte à côte en paix et dans le respect mutuel", a déclaré M. Barack à la presse.

"Des efforts intenses doivent être déployés lors des prochaines semaines pour aller de l'avant", a-t-il ajouté.

Mais le ministre israélien a souligné que tout accord final sur la question palestinienne devait inclure un "respect de la nature d'Israël comme un Etat pour le peuple juif".

Il s'est en revanche refusé à s'exprimer sur le sort du soldat israélien Gilad Shalit, enlevé il y a trois ans par des groupes palestiniens de Gaza.

Il a indiqué que des dossiers comme la libération de M. Shalit devaient être gérés dans "le secret et loin des médias".

Citant une source israélienne, le quotidien panarabe Asharq Al-Awsat a indiqué qu'"un nouveau développement a conduit à des progrès tangibles", sans donner davantage de détails.

"Le plus important sujet qui doit être discuté (dimanche) est l'échange de prisonniers", a ajouté cette source.

"Le Hamas réalise que le gouvernement de (Benjamin) Netanyahu n'acceptera rien qui n'ait pas été accepté par le gouvernement de (son prédécesseur Ehud) Olmert", a-t-elle dit.

"Il existe une nouvelle liste de prisonniers que le Hamas veut voir libérer".

"Le gouvernement Netanyahu réalise également qu'il doit mettre un terme au blocus de Gaza et cessé de l'utiliser comme un moyen de renverser le Hamas", a ajouté la source israélienne, citée par le journal.

La visite de M. Barack en Egypte a été précédée en mai par celle de Benjamin Netanyahu à Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, où il avait rencontré le président Moubarak.

A cette occasion, Israël et l'Egypte s'étaient mis d'accord pour reprendre les contacts en vue d'un échange de prisonniers, selon une source officielle israélienne.

Ce déplacement intervient également après le discours, en juin, du président américain Barack Obama aux musulmans et celui de M. Netanyahu, chef d'un gouvernement dominé par la droite, qui a notamment refusé le gel de la colonisation en Cisjordanie.

Ce dernier discours avait été critiqué par Le Caire.

L'Egypte est, avec la Jordanie, le seul pays de la région à avoir signé un traité de paix avec Israël (en 1979).

Netanyahu sera en France pour une visite officielle le 24 juin 2009

Article paru dans "israelValley"

La date semble définitive : le Premier ministre israélien sera à Paris pour sa visite officielle le 24 Juin et va rencontrer Nicolas Sarkozy.

Benjamin Netanyahu avait l’intention de se rendre en France après avoir fait son allocution de Bar Ilan. Lors de sa venue il va faire “le service après-vente” de son discours.

Ce matin sur les radio juives (94.8FM) le représentant du CRIF a lancé une invitation publique et a même donné un numéro de téléphone pour s’inscrire à une manifestation communautaire qui aura lieu le 24 Juin en présence de Bibi Netanyahu.

C’est vraiment une première. Les Premiers ministres israéliens de passage à Paris jouent assez rarement la politique de la porte ouverte.

La justice ordonne la fermeture du site du leader de la tribu Ka

Le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a ordonné lundi à Kemi Seba, le leader de la tribu Ka, groupuscule noir extrémiste dissous fin juillet, de rendre inaccessible son site internet en raison du caractère antisémite de son contenu.

La fermeture de ce site doit être effective dans les 48 heures, précise l'ordonnance du juge des référés qui avait notamment été saisi le 18 septembre par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF). S'il ne se soumet pas à cette ordonnance, Stellio Capochichi alias Kemi Seba, leader de la tribu Ka, devra payer une astreinte de 1.500 euros par infraction constatée et jour de retard.

 

Le juge Emmanuel Binoche a estimé que M. Seba a "d'évidence excédé les nécessaires limites de la liberté d'expression en stigmatisant les juifs présentés comme responsables de la traite des noirs, de telle manière qu'il puisse en résulter troubles et violences". "En évoquant la nécessité d'éradiquer cette mafia sioniste, le fait que la pieuvre sioniste détruit tout sur son passage en asphyxiant toute trace de dignité humaine, le défendeur (Kemi Seba, ndlr), en reprenant la thèse imaginaire du complot, ne peut sérieusement pas contester qu'il entend bien stigmatiser un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une confession, et aussi une race", ajoute la décision. Dans un communiqué, l'UEJF s'est félicitée de la décision du juge des référés. "Nous ne laisserons pas faire ceux qui, sur les traces de Dieudonné, exhortent à la haine et encouragent l'opposition entre deux communautés qui ont tout pour dialoguer", écrit Benjamin Abtan, président de l'UEJF. "Kemi Seba et la tribu Ka sont des menaces pour la République et la Démocratie. L'UEJF se réserve le droit de s'associer aux poursuites engagées par le parquet de Paris contre Kemi Seba", ajoute-t-il.

 

La tribu Ka a été dissoute par décret le 29 juillet à la suite d'incidents à caractère antisémite ayant impliqué ses membres le 28 mai, rue des Rosiers à Paris. Présent devant les grilles du Palais de Justice de Paris, au milieu d'un petit groupe de supporteurs et face à quelques caméras, Kemi Seba, veste noire sur chemise blanche, a réitéré ses attaques contre "les sionistes qui contrôlent tous les organes mondiaux" et indiqué qu'il comptait ouvrir un nouveau site internet.