Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Ehud Barak presse Netanyahu d'accepter la création d'un Etat palestinien

JERUSALEM  — Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a pressé mercredi Benjamin Netanyahu d'accepter l'idée d'un Etat palestinien avant que le chef du gouvernement ne prononce dimanche un discours sur sa conception de la paix.

"Le gouvernement actuel a été formé en prenant l'engagement de respecter les accords conclus par les gouvernements précédents, y compris la Feuille de route qui stipule clairement que le conflit doit être résolu sur la base du principe de deux Etats pour deux peuples", a affirmé M. Barak à la radio publique.

"Si cette solution devait échouer, il y aurait comme seule entité politique s'étendant de la vallée du Jourdain à la Méditerranée: l'Etat d'Israël. Dans ce cas, si les Palestiniens ont le droit de voter, il ne s'agira plus d'un Etat juif, mais d'un Etat bi-national et s'ils n'ont pas de droit de vote, il s'agira d'un régime d'apartheid", a prévenu le ministre.

M. Barak, qui est également chef du parti travailliste, a rencontré mardi à Jérusalem l'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell, qui s'est prononcé pour une reprise et une conclusion rapides des négociations de paix.

M. Mitchell, qui s'est également entretenu avec M. Netanyahu, doit rencontrer mercredi la chef de l'opposition israélienne Tzipi Livni et le président de l'Autorité palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie.

Jusqu'à présent, M. Netanyahu a résisté aux demandes de l'administration américaine et du reste de la communauté internationale de geler la colonisation et d'accepter la solution d'un Etat palestinien.

Il a annoncé qu'il exposerait dimanche à l'université Bar Ilan à Tel-Aviv "les grandes lignes de sa politique pour obtenir la paix et la sécurité".

Selon les médias, le président américain Barack Obama doit présenter un plan de paix détaillé dans les semaines à venir. Au Caire, le 4 juin, il avait dit attendre d'Israël qu'il accepte la solution d'un Etat palestinien et gèle la colonisation.

Israël est engagé par la +Feuille de route+, un plan international de paix lancé en 2003 qui prévoit l'avènement par étapes d'un Etat palestinien, ainsi que la fin des violences et un gel de la colonisation.

Israël: l'édition de mercredi du quotidien Haaretz rédigée par des écrivains

JERUSALEM  — Des dizaines d'écrivains se sont transformés en journalistes pour rédiger l'édition de mercredi du Haaretz, un quotidien israélien de gauche, à l'occasion de l'ouverture de la semaine du Livre qui se déroule dans les grandes villes.

Parmi les écrivains journalistes d'un jour figure David Grossman, un des auteurs les plus connus du pays traduit dans plusieurs langues. Il a réalisé un reportage en une sur les 24 heures qu'il a passées dans un centre de réhabilitation de drogués à Jérusalem.

Etgar Keret, un autre écrivain, a pour sa part réalisé une interview d'Ehud Barak dans laquelle le ministre de la Défense affirme que "le gouvernement de Benjamin Netanyahu (le Premier ministre) va surprendre".

Une autre écrivain a écrit un papier sur la nouvelle tendance dans les zoos qui consiste à mélanger les animaux dans les enclos telles que les girafes et les antilopes.

Dans un article intitulé "les zèbres du Shabbat", un autre auteur prédit un "été très chaud" en raison des manifestations d'ultra-orthodoxes qui ont commencé samedi contre l'ouverture d'un parking municipal à Jérusalem durant le Shabbat, le jour de repos traditionnel du judaïsme.

A.B. Yehoshua, un célèbre auteur, a pour sa part rédigé un grand article historique dans la section magazine sur la question de savoir pourquoi en 1948 les pères fondateurs avaient décidé d'appeler le pays "Etat d'Israël" et non pas par exemple "Judée" ou "Etat juif". Cette question est redevenue d'actualité depuis que Benjamin Netanyahu exige que les Palestiniens reconnaissent Israël comme un "Etat juif".

La chronique météo a de son côté été réalisée par Ronny Someck, sous forme d'un poème. En revanche, les rubriques sports, économie et finances ainsi que les éditoriaux sont restés sous le contrôle de la rédaction habituelle.

Entretien Obama-Netanyahou dans un climat tendu

Article paru dans NOUVELOBS.COM

Le Premier ministre israélien s'est entretenu avec le président américain alors que des désaccords ont vu le jour entre les deux hommes. L'émissaire américain George Mitchell est attendu ce mardi en Israël. Benjamin Netanyahou doit prononcer dimanche son discours sur la paix.
Benjamin Netanyahou s'est entretenu lundi 8 juin par téléphone avec le président américain Barack Obama du grand discours sur la paix et la sécurité que doit prononcer dimanche le Premier ministre israélien, a annoncé lundi son cabinet. Cet entretien de 20 minutes, "constructif" selon la Maison Blanche, "positif" selon la présidence du conseil israélienne, a eu lieu en période de tensions inhabituelles entre les gouvernements alliés des Etats-Unis et d'Israël.
Benjamin Netanyahou avait annoncé la veille qu'il présenterait dimanche son projet politique pour la paix et la sécurité.

Discours du Caire

Barack Obama a réaffirmé lors de cette conversation les grandes lignes de son discours au Caire jeudi, y compris son engagement à assurer la sécurité d'Israël, a dit la Maison Blanche.
Dans ce discours au monde musulman, le président des Etats-Unis a appelé à l'arrêt des constructions dans les implantations juives et au soutien à la création d'un Etat palestinien. Mais les demandes de Barack Obama sont fermement rejetées par de nombreux membres du cabinet de droite de Benjamin Netanyahou, qui selon des analystes, risquerait de tomber si le Premier ministre cédait aux pressions américaines.

Emissaire spécial

Cet entretien a aussi eu lieu avant une nouvelle mission de l'émissaire spécial des Etats-Unis au Proche-Orient, George Mitchell, qui devait rencontrer mardi en Israël Benjamin Netanyahou, le président Shimon Peres, et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense Avigdor Lieberman et Ehoud Barak.
Le lendemain, George Mitchell doit s'entretenir à Ramallah, en Cisjordanie, avec des dirigeants de l'Autorité palestinienne, dont le président Mahmoud Abbas.

Obama tend la main aux musulmans, plus ou moins séduits

obaba.jpgBarack Obama a lancé du Caire son discours très attendu en faveur d'un "nouveau départ" entre l'Amérique et le monde musulman, lequel a été plus ou moins convaincu par ses propos empreints de bonne volonté mais assez généraux et sans grande surprise.

L'objectif affiché du nouveau président américain, qui avait peaufiné son intervention la veille à Ryad avec le roi Abdallah d'Arabie, était de resserrer les liens avec une communauté de plus d'un milliard d'individus que l'aventure irakienne, l'enlisement afghan et l'antagonisme avec l'Iran hérités de la présidence de George Bush ont braqués contre son pays.

"Je suis venu ici pour rechercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans du monde entier, fondé sur l'intérêt commun et le respect mutuel. L'Amérique et l'islam ne doivent pas s'exclure. Le cycle du soupçon et de la discorde doit prendre fin", a-t-il dit dans son allocution d'environ une heure à l'université du Caire.

Pour brouiller visiblement ce message très attendu de bonne volonté, la mouvance djihadiste sunnite d'Al Qaïda a diffusé simultanément sur internet un message d'Oussama ben Laden appelant les musulmans à une longue croisade contre "les infidèles du monde entier et leurs agents".

"Si un musulman devient l'allié des infidèles et soutient ceux-ci contre les musulmans, il perd sa foi et devient un apostat infidèle", y affirme à propos du Pakistan Ben Laden, dont le bras droit égyptien Aymane al Zaouahri avait qualifié l'avant-veille Obama de "criminel.

"UN PAS IMPORTANT"

Dans le camp musulman adverse chiite, l'ayatollah Ali Khamenei avait également anticipé dans la matinée les gestes d'ouverture du nouveau chef de la Maison blanche en rappelant que les Etats-Unis font l'objet d'une "haine profonde" au Moyen-Orient, que quelques "slogans" ne sauraient effacer. "Il faut des actes", a-t-il ajouté.

Barack Obama n'a pas annoncé de nouvelle initiative pour régler le conflit entre les Palestiniens et Israël, que le guide de la révolution islamique a qualifié de "tumeur cancéreuse au coeur" du monde musulman et que le président iranien sortant Mahmoud Ahmadinejad avait qualifié la veille de "plus grand régime criminel de l'histoire de l'humanité".

Evoquant la situation en Cisjordanie, Barack Obama a réaffirmé avec vigueur son opposition aux colonies juives et son engagement en faveur de la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, tout en demandant à tout les Palestiniens, donc au Hamas, de renoncer à la violence et de reconnaître le droit à l'existence de l'Etat juif.

La solution à deux Etats, que le nouveau Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, répugne à reprendre à son compte, tout comme il refuse de geler la colonisation, "est dans l'intérêt d'Israël, dans l'intérêt de la Palestine, dans l'intérêt de l'Amérique, dans l'intérêt du monde entier", a dit Barack Obama

"C'est pourquoi je compte poursuivre personnellement cet objectif, avec toute la patience que cette tâche exige", un engagement qui a été salué par le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, Nabil Abou Rdaïnah. "Le discours du président Obama est un bon début et un pas important vers une nouvelle politique américaine."

"LAISSER L'IRAK AUX IRAKIENS"

Israël a publié un communiqué disant partager "l'espoir d'Obama de voir les efforts américains ouvrir une ère nouvelle qui mette fin au conflit et conduise à une reconnaissance arabe d'Israël en tant que nation du peuple juif vivant en paix au Proche-Orient", dit un communiqué officiel.

"Israël est déterminé à faire la paix et fera tout pour élargir le cercle de la paix tout en préservant ses intérêts nationaux, au premier rang desquels figure la sécurité", a toutefois ajouté le gouvernement Netanyahu, dominé par la droite et en froid avec la nouvelle administration américaine.

Pour ce qui est de l'Irak et de l'Afghanistan, a dit le chef de la Maison blanche, l'objectif n'est pas d'y maintenir indéfiniment des troupes américaines. Il a notamment promis de "laisser l'Irak aux Irakiens".

"Le gouvernement irakien est satisfait que le président s'engage sans équivoque à respecter ses engagements envers l'Irak", a dit son porte-parole, Ali Al Dabbagh, parlant de "discours historique et important (qui) illustre l'approche positive de la nouvelle administration et marque un nouveau départ".

Sur l'Iran, le président américain a estimé qu'une course aux armements nucléaires au Proche-Orient entraînerait la région sur "une voie extrêmement dangereuse", tout en reconnaissant le droit de Téhéran à se doter du nucléaire civil "s'il assume ses responsabilités dans le cadre du traité de non-prolifération nucléaire".

"TRES INSPIRE"

Sur la question des droits de l'homme et de la démocratie dans le monde arabe, que de nombreux militants arabes voulaient voir abordée dans ce discours prononcé dans un pays arabe où la question est particulièrement sensible, Barack Obama ne s'est guère étendu.

"Il aurait dû parler haut et fort sur la démocratie et les principes universels des droits de l'homme", a déploré à Damas l'avocat syrien Mohannad al Hassani. Au Liban, un des chefs du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a estimé au contraire que les musulmans n'avaient "pas besoin de leçon de morale et de sermon politique.

"Le monde musulman a besoin d'un changement fondamental de la politique américaine, à commencer par l'arrêt complet du soutien à l'agression israélienne dans la région (...) le retrait américain d'Irak et d'Afghanistan et la fin de son ingérence dans les affaires des pays musulmans", a dit le cheikh Fadlallah."

Mais l'analyste égyptien Khalil al Anani a conclu : "Ce discours était très inspiré et beaucoup de gens l'auront bien accueilli, car Obama s'est efforcé d'être neutre, honnête et objectif".

Les colonies juives seront au centre de la réunion Abbas-Obama

Dix jours après la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Barack Obama reçoit jeudi à Washington le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour des discussions qui seront dominées par le dossier des colonies juives en Cisjordanie.

"Israël doit mettre fin à ses activités de colonisation, conformément aux engagements pris dans la 'feuille de route' de 2003, afin d'ouvrir la voie à des négociations sérieuses conduisant à des résultats significatifs", a souligné mardi Nabil Abou Rdainah, porte-parole d'Abbas.

"Cette question dominera l'ordre du jour de la rencontre avec le président Obama", a-t-il ajouté. "L'autre question, c'est qu'Israël accepte enfin la solution à deux Etats, afin que nous puissions reprendre les négociations."

Lors de sa visite aux Etats-Unis, Benjamin Netanyahu n'a pas accepté ces deux exigences, pourtant défendues par le président américain.

Pour se justifier, le dirigeant israélien a invoqué la prise de contrôle de la bande de Gaza par les islamistes du Hamas et l'incapacité du précédent gouvernement dirigé par Ehud Olmert à conclure la paix avec les Palestiniens.

Pour le nouveau chef du gouvernement israélien, il faut privilégier désormais dans les discussions les questions économiques, sécuritaires et politiques, et non plus se focaliser sur l'idée d'une solution à deux Etats, l'un israélien, l'autre palestinien, vivant côte à côte.

"Le président Abbas va dire (à Obama) que nous ne pouvons pas nous contenter de belles paroles et d'encouragements. Il nous faut du concret, des mesures sur le terrain et un plan d'action pour sauver la région de l'instabilité et de la violence", a souligné Abou Rdainah.

Mahmoud Abbas exclut une reprise des discussions de paix avec l'Etat juif tant que les autorités israéliennes ne se rallient pas à l'idée d'un Etat palestinien et ne mettent pas fin à la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

"SANS PRESSION AMÉRICAINE SUR ISRAËL, PAS DE PROGRÈS"

"Je suis vraiment convaincu que nous avons une bonne occasion de faire avancer les choses et de parvenir à la paix. On ne nous demande quand même pas de réinventer la roue", a dit Mahmoud Abbas lundi à Ottawa, après un entretien avec le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.

Un demi-million de Juifs vivent dans les colonies implantées dans les territoires arabes occupés depuis la guerre des Six-Jours en juin 1967. La communauté internationale juge ces implantations illégales.

"Nous espérons vraiment que les Etats-Unis vont faire évoluer leur politique. Ils nous parlent de ce qui est possible, nous leur parlons de ce qui est indispensable", a déclaré récemment le négociateur palestinien Saëb Erekat. "Ce qui est indispensable, c'est que l'idée de deux Etats se traduise par une démarche politique réaliste."

"Sans la pression américaine sur Israël, il ne peut pas y avoir de progrès vers la paix", a renchéri le député palestinien Moustafa Barghouthi.

La conférence d'Annapolis, en novembre 2007 dans le Maryland, avait confirmé la validité de la "feuille de route" mais lancé des négociations directes visant à la création d'un Etat palestinien indépendant et viable.

Olmert et Abbas avaient alors promis à George Bush de tout faire pour atteindre cet objectif avant la fin de son mandat, en janvier 2009.

Dimanche, Benjamin Netanyahu a clairement dit son refus d'un gel total de la colonisation. "Nous n'avons pas l'intention de construire de nouvelles implantations mais il ne serait pas équitable d'interdire les constructions répondant aux besoins d'expansion naturelle (de celles qui existent) et de bannir purement et simplement toute construction", a-t-il déclaré.

Barack Obama prévoit de prononcer le 4 juin au Caire un grand discours fondateur sur sa vision d'un règlement du conflit du Proche-Orient.

Le chef de la Maison blanche a promis avant son élection, et confirmé depuis, qu'il entendait s'attaquer au dossier "vigoureusement" - contrairement à son prédécesseur George Bush - et il prône avec insistance une solution "à deux Etats" que Benjamin Netanyahu refuse de reprendre à son compte.

Israël: Nétanyahou reporte ses visites

Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou qui devait se rendre la semaine prochaine en Italie et en France a décidé de reporter ces visites, a annoncé mardi Ynet, le site internet du quotidien israélien Yédiot Aharonot.

Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Nétanyahou, a indiqué qu'"à (sa) connaissance, aucune visite du Premier ministre en Europe n'est prévue la semaine prochaine".

"Dans la mesure où aucune date officielle n'avait été annoncée de notre côté, il ne peut pas y avoir de report", s'est-il borné à affirmer.
Selon Ynet citant des proches du premier ministre, M. Nétanyahou a pris cette décision afin de pouvoir achever les préparatifs pour l'adoption du budget 2009-2010.
L'Elysée avait annoncé la semaine dernière que le président français Nicolas Sarkozy devait recevoir Benjamin Nétanyahou le 3 juin à Paris pour la première fois depuis son retour au pouvoir.

La visite de M. Nétanyahou devait intervenir dans un contexte délicat.
La France a dénoncé vendredi dernier une déclaration faite la veille par M. Netanyahu sur Jérusalem "capitale d'Israël" qui "le restera pour toujours".
Le ministère français des Affaires étrangères a estimé que cette déclaration "préjuge du statut final" de la ville, un des enjeux du conflit israélo-palestinien, alors que selon lui, "il appartient aux parties de parvenir à un accord final et général sur le statut définitif, qui mette fin au conflit".

Esther Brandeau, le parcours fascinant de la première juive à résider en Nouvelle-France

Article paru dans tolerance.ca par Nathalie Ducharme

Le parcours fascinant de la première personne juive à avoir résidé en Nouvelle-France reste méconnu. Esther Brandeau est l’une de ces nombreuses femmes, répertoriées ou demeurées anonymes, qui ont emprunté une identité masculine afin de vivre plus librement. Le parcours fascinant de la première personne juive à avoir résidé en sol canadien reste méconnu.

Cette mémoire d’une aventurière en Nouvelle-France, bien que ténue, fait l’objet d’une évolution constante depuis trois siècles, à en juger par la perception qu’en ont des commentateurs, des historiens et des artistes. C’est donc ce changement d’attitude par rapport à une anecdote historique qu’il faut retracer ici, transformation des mentalités d’autant plus impressionnante qu’elle ne repose d’une époque à l’autre que sur une seule et même archive, celle des administrateurs coloniaux qui ont « réglé le cas » de cette immigrante illégale.

Rappelons avant tout que le décret émis par Colbert en 1685 fait de la Nouvelle-France une colonie exclusivement catholique. De fait, les Juifs et les Huguenots sont empêchés de s’y installer. Il y a bien, selon l’historien Benjamin Sack, une poignée de nouveaux chrétiens établis ici, mais Esther Brandeau serait la seule Juive à avoir séjourné en tant que telle en Nouvelle-France. Son aventure nord-américaine, qui dure une année en tout, nous est révélée dans une déposition d’un peu plus de 500 mots qui tient lieu d’unique source pour connaître ses origines. Elle l’a signée à Québec, devant le commissaire de la marine, Varin de la Mare, le 15 septembre 1738.

Esther se présente comme une jeune femme de 20 ans, fille de David Brandeau, négociant juif de Saint-Esprit, près de Bayonne. Il y a cinq ans de cela, elle est envoyée par ses parents à Amsterdam auprès de ses tantes, mais le navire fait naufrage et la rescapée trouve asile chez une veuve à Biaris. Elle en ressort habillée en homme et garde ce déguisement pendant cinq ans en exerçant divers métiers sous le nom de Pierre Alansiette : coq à bord d’un navire, garçon chez un tailleur, puis boulanger et domestique chez les Récollets. La maréchaussée l’arrête pour vol mais la relâche par la suite en croyant à une méprise. Elle se rend peu après à La Rochelle pour embarquer comme passager vers le Canada en prenant le nom de Jacques Lafargue. C’est durant la traversée que son véritable sexe est découvert par hasard, aussi est-elle interceptée dès son arrivée à Québec, puis envoyée à l’Hôpital général.

Un échange de lettres s’engage alors entre l’intendant Hoquart et le ministre de la marine en France. Même Louis XV intervient. Que faire de la jeune Juive dont David Brandeau nie la parenté ? On remarquera que seule la religion d’Esther est ici mise en cause et non son travestissement. Même si le fait d’emprunter les vêtements d’un autre sexe est punissable par la loi au XVIIIe siècle, la justice tend à se montrer indulgente envers les femmes qui le font dans le but d’échapper à la misère ou à la prostitution. Les autorités militaires de tous les pays sont au fait de cette pratique et elles choisissent souvent en temps de guerre de fermer les yeux sur les volontaires qui paraissent peu virils. Les administrateurs coloniaux espèrent que la jeune Brandeau se convertira, mais voici qu’elle s’y refuse. Hoquart écrit en octobre :

Elle est si volage qu’elle n’a pu s’accommoder, ni à l’Hôpital général, ni dans plusieurs autres maisons particulières où je l’avais fait mettre […] elle a tant de légèreté qu’elle a été en différents temps aussi docile que revêche aux instructions que les ecclésiastiques zélés ont voulu lui donner; je n’ai d’autre parti à prendre que la renvoyer.

C’est décidé, Esther Brandeau repart en France l’année suivante aux frais du roi et disparaît à jamais de l’histoire, nous laissant avec un témoignage des plus ambigus. Le ministre de la Mare avoue entretenir des doutes sur la véracité d’un tel récit. Lorsqu’interrogée sur les raisons qui l’ont poussée à se déguiser en homme, Esther répond qu’après son naufrage, la veuve qui l’a recueillie lui a fait manger du porc et autres viandes interdites aux Juifs, ce qui l’a incitée à vouloir vivre la liberté des Chrétiens. Pourquoi alors refuse-t-elle obstinément de renoncer à sa religion une fois parvenue à Québec ? Mais surtout, comment a-t-elle pu embarquer pour la Nouvelle-France sans preuve d’identité ni garantie sur son catholicisme ?

On verra que lorsqu’il s’agit de combler les trous de l’archive, personne ne manque d’imagination. Mais n’est-ce pas là la caractéristique principale de l’aventurier que de créer l’énigme autour de sa personne, de susciter les spéculations ? Selon Suzanne Roth et Alexandre Stroev, auteurs de travaux sur la question, les aventuriers du XVIIIe siècle peuvent être définis comme des marginaux, issus d’un milieu modeste ou répressif, qui défient les normes sociales et économiques pour atteindre la fortune, la reconnaissance ou la liberté que leur condition initiale leur refuse. Dans une société dominée par l’aristocratie, ils incarnent l’esprit même des Lumières; voici ce qui les rend aussi fascinants que dangereux pour leurs contemporains. Les changements d’identité, les constants déplacements et la séduction représentent leurs principaux atouts. Idéalistes ou égocentriques, les aventuriers vivent dans l’instant et s’adaptent aux circonstances en plus de profiter pleinement de la rumeur pour se réinventer constamment. Si Esther Brandeau avait voulu se forger une légende en brouillant les pistes, elle n’aurait guère agi autrement.

La machine à ragots se met en marche dès l’arrivée de la jeune femme. Sœur Duplessis de Sainte-Hélène, de l’Hôtel Dieu, rapporte l’événement à une amie. Monsieur l’intendant lui aurait rapporté que la fille juive lui aurait dit avoir fui de chez ses parents parce qu’elle était moins aimée qu’une de ses sœurs. Volage, légère, capricieuse; les premiers commentaires sur Esther Brandeau contribuent à dresser le portrait d’une femme psychologiquement instable, au comportement infantile, déterminée à faire tourner tout à chacun en bourrique. Cette image péjorative d’Esther perdure jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, faute d’historiens capables d’apprécier le courage de la voyageuse. Charlevoix et Garneau ne font pas mention d’Esther Brandeau dans leurs ouvrages sur l’histoire du Canada. En revanche, les archivistes amateurs du XIXe siècle, comme Édouard-Zotique Massicotte ou le romancier Joseph Marmette dans son rapport sur les archives canadiennes en 1886, s’intéressent à l’histoire d’Esther Brandeau. Sous leur plume, la Juive deviendra une sorte de curiosité historique, un détail destiné à surprendre et divertir le grand public. Prenons à témoin un texte de É-Z. Massicotte publié dans Le Monde illustré du 30 mai 1891 et dans le Bulletin des recherches historiques à la même période. L’article, qui accorde une grande place à la transcription de la déposition, s’intitule « Les frasques d’Esther Brandeau ». De fait, le chroniqueur avoue son penchant pour les historiettes et les commentaires qui dépeignent les femmes comme des êtres fantasques.

Un traitement plus sympathique est réservé à Esther dans une rubrique intitulée « la petite histoire », publiée dans La Presse en 1924. Brodant un véritable roman autour de l’archive, le correspondant du journal dépeint une jeune femme jolie et gaie, aux manières raffinées, mais au caractère rendu difficile par ses nombreuses épreuves. En somme, le cas Brandeau relève de l’insolite et du romantisme. Dans cette chronique, qu’on qualifierait volontiers aujourd’hui de machiste, le travestissement féminin apparaît comme un écart de conduite libertin qui confirme le caractère extravagant de certaines créatures. Mais, faut-il le rappeler, l’historiographie durant cette période en est encore à colliger des faits, grands ou petits. Pierre Georges Roy, par exemple, reprend mot à mot le rapport de l’archiviste Joseph Marmette dans son Histoire de la ville de Québec. L’historien et romancier n’en est pas à son premier contact avec les travesties. Dans La fiancée du rebelle, paru en 1875, son héroïne revêt l’habit d’homme pour fuir sa famille et rejoindre son amant dans l’armée américaine. En 1904, Marmette publie aussi un ouvrage relatant le procès d’une Canadienne du XVIIe siècle accusée de s’être habillée en homme et d’avoir répandu de fausses nouvelles. Pierre George Roy appartient à cette catégorie d’historiens archivistes dont la production monumentale de chroniques, de biographies et d’annales permettront aux historiens de la génération suivante de se livrer à de véritables études sociologiques.

C’est à partir des années 1960 qu’on commence à s’intéresser aux oubliés de l’histoire comme les femmes, les marginaux et les minorités religieuses. Plusieurs ouvrages sur l’histoire des Juifs au Canada sont d’ailleurs parus depuis cette période. Mentionnons entre autre celui de Denis Vaugeois, Les Juifs et la Nouvelle France, qui date de 1968. Il revient à l’historiographie de la communauté juive d’accorder à Esther Brandeau la place de pionnière qu’elle n’avait jamais eue auparavant dans la fondation du pays. Bien que les historiens comme Sack et Vaugeois citent encore l’archive coloniale comme l’ont fait tous les autres commentateurs avant eux, on assiste depuis les vingt dernières années à des tentatives pour l’interpréter, pour aller au-delà du procès verbal de l’interrogatoire et tenter d’en combler les vides. Ceci donne lieu à des théories intéressantes comme celle de Jean-Marie Gélinas. Le chercheur soupçonne Esther Brandeau d’avoir pris le navire pour la Nouvelle France avec la complicité de son capitaine, le sieur Michel de Salaberry. Ce fait expliquerait pourquoi Salaberry a cessé de commander un navire après l’événement et qu’il n’a jamais été appelé à livrer son témoignage, pourtant essentiel, dans cette affaire. De là à conclure à une histoire d’amour, il n’y a qu’un pas aisément franchi. Pierre Lasry, dans son roman Une Juive en Nouvelle France, présente une autre explication. Après son arrestation en France, Esther aurait été tout simplement enrôlée de force pour la colonie, d’où l’intérêt de l’intendant Hoquart à maquiller sa déposition et à se débarrasser de la travestie avant d’être accusé d’enrôlement illégal.

Une Juive en Nouvelle France, publié en l’an 2000, est à ma connaissance le premier récit romanesque sur la vie d’Esther Brandeau. Pierre Lasry y a insufflé son expérience d’auteur de films documentaires portant sur les personnes vulnérables en société, les pauvres, les malades mentaux et les victimes de cultes répressifs. Contrairement à ce que le titre de son roman indique, l’aventure canadienne d’Esther ne se dévoile que dans les quatre derniers chapitres du récit, lequel raconte avant tout la vie d’Esther en France. On la découvre, adolescente à Bayonne, travaillant dans la chocolaterie de son père. La trop jolie fille doit s’exiler pour échapper à la convoitise d’un marquis mais son navire fait naufrage et elle doit prendre des habits d’homme. Ses pérégrinations à travers la France sous divers déguisements sont autant d’occasions de décrire le quotidien des gens de métiers au 18e siècle. Paradoxalement, Esther Brandeau apparaît moins comme une aventurière que comme une victime ballottée par les événements. Elle est obligée de garder ses vêtements masculins dans une errance perpétuelle qui évoque celle de ses ancêtres portugais, dont l’auteur décrit les souffrances dans le prologue. Élevée au couvent comme plusieurs enfants convertis, Esther nie sa religion juive par crainte de l’enfer. Mais à Québec, elle accomplit sa téchouvah, son retour à l’identité juive, retour à la pureté de l’âme qui est près de Dieu. Les tentatives infructueuses de conversion par les ecclésiastiques « zélés » décrites dans la lettre d’Hoquart deviennent dans le roman un véritable débat sur la foi et la religion. Esther se libère progressivement de l’endoctrinement qu’elle a reçu et endosse son identité de femme juive. Nous la voyons retourner en France pour épouser un rabbin et avoir des enfants. Pierre Lasry lui fera dire en conclusion :

Cette honte ne venait pas d’une connaissance de ma propre culture, mais provenait d’une culture qui, en voulant remplacer Israël, en a fait un objet de mépris universel […] Que tu m’aies brûlée à York, assassinée à Barcelonne, réduite en cendres à Auschwitz, je suis revenue. C’est pour cela que je suis revenue, pour le dire tout haut.

Cette voix, on s’en doute, n’est pas celle d’Esther en propre mais celle de tous les Juifs d’hier à aujourd’hui. Par la fiction, Pierre Lasry pénètre dans la psyché de ce personnage historique pour nous faire vivre son expérience, mais seulement jusqu’à un certain point. En effet, Esther apparaît toujours dans le regard des autres personnages. De surcroît, elle perd son identité intérieure lorsqu’elle se travestit en homme et la narration la désigne alors par le pronom « il » et les alias « Pierre » et « Jacques ». Dans ce roman dénonçant l’obscurantisme catholique, la complexité de l’héroïne, c’est-à-dire le caractère indécis, voire « volage », que lui attribuaient les chroniqueurs de l’époque, doit plutôt représenter toutes les facettes de la réponse humaine face à l’oppression : le déni, la peur, la fuite et enfin la résistance. Femme, jeune et juive, Esther est un symbole intemporel de lutte contre toutes les contraintes, qu’elles soient politiques, culturelles ou familiales. À ce titre, elle a même investi la littérature jeunesse, par le roman de Sharon McKay, Esther, publié en 2004.

Jusqu’à récemment, la construction du personnage d’Esther Brandeau, que ce soit par l’archive, l’anecdote historique ou la fiction, a procédé d’un discours masculin. Conséquemment, il faut se demander comment l’aventurière trouve sa place dans la création des femmes. À cet effet, une recherche sur Esther Brandeau dans les revues féminines du XIXe siècle reste à faire. En ce qui concerne le collectif Clio, on ne retrouve pas de mention d’Esther dans L’histoire des femmes au Québec. En revanche, l’historiographie et la critique littéraire juives du Canada anglais assurent le relais avec des ouvrages qui présentent les destinées de célèbres femmes juives. Mentionnons notamment le collectif JPS Guide to Jewish Women. Le fantastique récit d’Esther Brandeau, mieux connu parce que diffusé dans les livres d’histoire des Juifs, a inspiré deux artistes de Vancouver, Sarah Leavitt et Wendy Oberlander, qui ont monté en 2001 une production amateure intitulée Sometimes Known as Esther. La pièce a été présentée durant le Purim, une célébration au cours de laquelle on honore entre autres la mémoire d’Esther, la reine perse qui a dissimulé son identité juive jusqu’au moment où il lui a fallu la révéler, au risque de mourir, pour sauver son peuple d’un massacre. En hébreux, Esther se dit Ha stair, ce qui qui signifie « quelque chose de caché. » L’analogie est heureuse. Tout comme son homonyme biblique, Esther Brandeau doit cacher son identité, qu’elle décide ensuite de défendre malgré la menace de punition. Wendy Oberlander et Sarah Leavitt m’ont permis de consulter la transcription de leur courte pièce. Le texte se veut une traduction anglaise du procès verbal qu’on retrouve dans toutes les reconstitutions de la vie d’Esther, mais l’intérêt repose ici sur les didascalies, comme, par exemple, les rôles de religieuses tenus par des hommes. On célèbre le purim en se déguisant et en échangeant cadeaux et gâteries, ce qui en fait un moment approprié pour rendre hommage à Esther Brandeau. À l’inverse de la jeune femme dépeinte par Pierre Lasry, qui retrouve la quiétude dans l’acceptation d’une vie parmi les siens, Esther, dans cette fiction, éprouve le véritable déchirement de la diaspora. Elle évoque la fuite de ses grands-parents du Portugal, la vie discrète de sa famille en France.

Après l’expérience de Sometimes Known as Esther, Wendy Oberlander a poursuivi son exploration de ce fascinant destin en présentant en 2003 une exposition multimedia nommée «Translating Esther » à la Koffler Gallery de Toronto. L’exposition regroupait un ensemble d’éléments audio-visuels et sculpturaux restituant la traversée d’Esther sur l’océan. S’y retrouvait entre autres éléments une jupe vide composée de centaines de mouchoirs blancs. L’essai de Betsy Warland accompagnant l’exposition explique la signification du tissu blanc. Le mouchoir, accessoire androgyne, symbole de coutume sociale : épancher les fluides, effacer, recommencer à neuf, un moyen de lancer un adieu, le drapeau de la reddition, la voile d’un navire, la page blanche d’une histoire qu’elle n’a jamais écrite. C’est cela, traduire Esther Brandeau : remplir une page blanche et déterminer si le travestissement est un signe d’immaturité spirituelle, voire de lâcheté, ou une stratégie brillante pour évoluer dans un monde où il est impossible d’être soi.

Esther a tour à tour été jugée et absoute, en passant du statut de fille mauvaise à celui d’héroïne. Mais, au bout du compte, elle reste sans voix et sans aboutissement, donc, sans version définitive. Plusieurs auront écrit sur elle mais Esther Brandeau n’a rien laissé de sa main. Elle est une aventurière sans lettres, une Juive errante.

Les finances d'Arafat (1ère partie)

A l'heure où Bill Clinton offre de renflouer les finances de Yasser Arafat, il nous a paru important de rappeller l'historique de ces finances, à la fois dans la partie visible de l'iceberg,c'est-à-dire en montrant que ces finances ont toujours subi des malverssations connues de l'Europe, mais aussi en montrant qu'une partie de ces fonds alimentait un réarmement palestinien qui porte aujourd'hui à plus de dix fois le nombre autorisé par les accords de paix le compte réel des armes à Gaza.
Arafat en Audit : 40% du budget envolé
Les problèmes de relations publiques de Yasser Arafat
Armes et Détournements de Fonds
International Herald tribune
Détournement de fond en Palestine

Nous aborderons le problème des détournements de fonds européens par l'Autorité palestinienne par le biais de plusieurs articles d'origines différentes.

L'article suivant de Amiel Ungar fut publié en Juillet 1997 dans le Yesha Report. Cet article démontre la corruption du gouvernement de Yasser Arafat, du point de vue financier avec la disparition quasi magique de fonds versés par la communauté européene, mais aussi dans la gestion politique plus générale de l'Autorité palestinienne.

Ligne 5, l'auteur remarque ainsi : Donor nation look askance at the rampant corruption in the Palestinian authority, and Yassir scratches his head and exclaims, "Don't these guys know that this is how thing are done in the middle east?" the corruption was apparent for everyone to see. Les nations donatrices (il s'agit essentiellement de La communauté européene, de la France et de l'Allemagne) tournent la tête pour ne pas voir la corruption de l'Autorité Palestinienne, et Yasser Arafat s'en gratte la tête en disant, "Mais est-ce qu'ils ne savent pas que c'est ainsi que les choses se font au Moyen Orient".

Cet article est certes publié dans un journal de Judée Samarie, mais il est corroboré par des informations de sources internationales diverses, comme nous le verrons par ailleurs.

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Yassir Arafat's PR Woes

(les problèmes de relations publiques de Yasser Arafat)

Amiel Ungar

Pity Yassir Arafat. He has recently run into public relations problems for doing what come naturally. Donor nation look askance at the rampant corruption in the Palestinian authority, and Yassir scratches his head and exclaims, "Don't these guys know that this is how thing are done in the middle east?" the corruption was apparent for everyone to see. It did not require the vaunted spy satellites which could identify vacant houses in Yesha from beyond the stratosphere. One simply had to read the papers on a daily basis to learn that any major deal requires the approval of Arafat and his retinue of functionaries. Transactions could of course be expedited by an appropriate donation to these worthies. On everything imported into the autonomy they took their cut. How else could the Authority's largest employers, the security services, meet their payroll (although the sixty thousand policemen were also expected to live off the land and its inhabitants)? When someone cried foul, Arafat would announce one of his patented anti-corruption drives, shuffle a few posts and haul in a few minnows.

All this was known and ignored for two reasons. Arafat's patrons from the Israeli left, the Europeans and even the Clinton Administration had a vested interest in embellishing Arafat's credentials as a statesman rather than as the ranking kleptocrat. Secondly, our benevolent liberals are frequently covert racists. They are essentially persuaded that Arabs are incapable of handling democracy and decent government. Pseudo-liberalism extends to a single distinction. If repression is imposed from without, for example by Israel, then it is bad. If the extortionists and torturers are local talent then it can be condoned because boys will be boys (or persons will be persons). thousands of demonstrators took to the streets when the U.S. invaded Cambodia. There was merely stunned silence when it was revealed that the Chamber Rouge had exterminated a million and half of their countrymen in the killing fields of Cambodia.

Arafat therefore had every reason to expect continued leniency towards his corrupt practices. Why therefore the current fuss? Unfortunately for Arafat, a handful of "trouble/makers" both in the United States and in Europe refuse to be suckers. They have the strange notion that funds earmarked for economic development should not end up in numbered accounts. Secondly, the contrast between Arafat & Co.'s seafront villas in Gaza and the plight of the population may lead to unrest. Even Sese Seiko Citizen Mobuto overdid it in Zaire.

Timing was also important, as bad publicity begets bad publicity. The corruption charges erupted in the midst of furore over the Arab land dealers tortured to death at the hand of Arafat's minions. To give murder the cloak of legality, Arafat's council prepared a law legitimating such practices. Arafat's "justice minister" Freikh abu Medein didn't help matters either when he advised those suspected of land dealings with Israel to commit suicide in order to spare the Palestinians the fuss and bother of murdering them.

Here too Arafat was taken aback. The murders of the land dealers were heinous, but to Israel's discredit the murder of Arabs by Arafat's security services has already been shrugged off as a natural phenomenon, something on the order of car thefts, by Israeli opinion leaders. This attitude was previously evinced when Israeli stood by and watched the Palestinian Security Services slaughter or "turn" those Arabs who had assisted Israeli intelligence. A few days' furore was worth the price of crippling Israeli's security services.

the fear of Allah would now be put into the hearts of land dealers. Benjamin Netanyahu did threaten that the Palestinians would pay for the murders, but in the very next breath Defence Minister Yitzhak Mordechai announced that despite the murders Israeli would have to reach an accord with the Palestinians. This took the sting out of Netanyahu's threat. Veteran apologists for Arafat compared the murders with the activity of the Jewish National Fund. If the Saudis and Kuwaitis could put money into red green and black "pushkas" of the PNF, Arafat could afford to call off his murderers.

What was nearly overlooked in the entire affair was the temerity of Arafat not only to abduct the victims from Jerusalem, but to threaten according to the "new law" Palestinians and their descendants resident in Palestine from 1947 - meaning that jurisdiction is extended to Arabs within the old border. If Israeli Arab citizens sell land to Jews, their lives as well are forfeit to the Palestine security forces who enjoy the right to travel through Israel courtesy of their VIP passes. hat this and other actions by the authority clearly demonstrate is that Arafat will not be content with a retreat to the June 4, 1967 boundaries' he insists on UN resolution 181 calling for return to the UN partition boundaries (for a start).

When Israeli left is confronted with Arafat's violations and outspoken aspiration, their answer is to gloat in their "realism". We, argues the left, have never confused Arafat with Mother Theresa, but his is the real world and Arafat is all we have got. Both the murders and the corruption have again revealed the gaping hole in the Oslo strategy. Arafat is not a tough rival who can be accommodated, but rather an implacable antagonist. Neither will he produce the economic prosperity which for the left constituted a necessary and ultimately a sufficient cause for regional stability.

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Dès Août 1996 un reportage de la BBC donnait la parole au représentant de l'Union européene aux affaires financières qui mettait en garde la communauté quant aux détournements de fonds de l'aide donnée aux Palestiniens.

A la suite de cette mise en garde, la communauté demanda une commission de vérifications des comptes. La mise en place de cette commission se fit sous contrôle de Yasser Arafat comme pré-condition à la continuation de l'aide européene, ce qui est déjà discutable dans la mesure où aucune instance ne peut selon la loi commune être juge et partie comme ce fut le cas pour ce problème. Le rapport fut publié en 1997 et malgré la censure palestinienne, dévoila une disparition inexpliquée de milliards de dollars.

Le journal El Mundo publiait le Mardi 1er Juillet 1997 un article donnant le chiffre de 45 OOO millions de pesetes de fonds disparus des caisses palestiniennes (2 milliards de francs)

Nous ne citerons que les passages concernés de l'article

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El Mundo
El "agujero negro" del presupuesto palestinoLa mitad del gasto de la Autoritad Nacional ne figura en ningun balance
Ramy Wurgaft

"El desorden en las arcas de Palestina ha llegado a limites insopechados. Mas de 45.000 millones de pesetas desparecieron del balance presupuestario de 1996, sin dejar rastro. Asi lo denuncio un informe del tribunal de Cuentas, que ha salido a luz gracias a la presion ejercida por la opinion publica."

Nabil Shaat, ministre palestinien de la coopération attribua cette disparition à une erreur de compte due à la jeunesse des structures administratives de l'Autorite palestinienne.

Mais le journaliste poursuit en montrant en particulier comment les hauts fonctionnaires palestiniens ont mis au point un système leur permettant de toucher des salaires dans les diverses enclaves palestiniennes et de doubler ainsi leurs revenus

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"Una comision que no solo debera esclarecer los fallos en la contabilidad, sino que tambien hurgara en la forma de vida que han adoptado los hombres que rodean a Arafat. Para muchos Palestinos aqui no hay grandes misterios que resolver. "Los ayudantes del rais se han estado dando la gran vida a costa del pueblo" declaraba Fares Samir, un profesor de Gaza. [...]

Segun el informe del Tribunal de Cuentas, que preside el auditor Yerar Al Kadua, algunos empleados de la ANP reciben salario doble, con o sin el conocimiento de sus superiores. La estratagema funciona gracias a que la ANP maintiene dos administraciones paralelas : una en Gaza y otra en Cisjordania. El procedimiento es la mar de sencillo : el inescrupuloso funcioario se apunta en la plantilla de las dos comarcas autonomas, las que le abonan su salario a dos cuentas separadas de banco."

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L'article montre ensuite les dépenses extravagantes en budget de fonctionnement des ministres palestiniens, Nabil Shaat en tête, avec plus de 140 millions (de pésetes) en articles de bureau

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Personne ne mit en rapport ces disparitions de fonds avec l'apport continu d'armes dans la bande de Gaza. Paradoxalement, l'aide financière européen pour la paix servait ainsi la guerre.

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Armes et Détournements de Fonds

Le 12.11.97, notre revue de presse internationale nous révélait la tentative de l'Autorité Palestinienne d'introduire des armes dans la bande de Gaza par voie navale. Les armes apprtenaient selon le Herald Tribune aux potentiels successeurs d'Arafat. Cette hypothèse n'était cependant pas prouvée, et cet événement succédait à la découverte en Juillet et Août 1997 de cinq tunnels creusés par les Palestiniens entre l'Egypte et Gaza et permettant une importation continue et massive d'armes à Gaza. Personne ne posa la question à ce moment -là de l'origine des fonds nécessaires à l'achat de ces armes.

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International Herald tribune

"Security Chiefs Are Reported Maneuvering to Succeed Arafat"

Le journal américain reprend ici le problème de la succession d'Arafat, de la concentration de pouvoir entre ses mains rendant sa succession encore plus difficile, des apparitions télévisés du leader montrant un homme fatigué et tremblant. La guerre de succession a déjà commencé selon l'I.H.T. Le journal arabe Al Hayat parle actuellement ouvertement de cette guerre qui était il y a encore peu de temps un sujet tabou. On cite ici le maire de Naplus M. Rajub, le dirigeant des services de sécurité M. Jibril Rajub, et M. Mohamed Dahlan, ainsi que le chef de la police M. Jabali, et M. Abbas, secrétaire général de l'OLP.

Par ailleurs cet article mentionne qu'une grande cargaison de 40.000 dolars d'armes vient d'être interceptée au large de Ramalah, où ces armes devaient être distribuées à des supporters de M. Rajub.

M. Rajub a rendu une visite officielle à Washington fin Octobre où il a été pressenti par le gouvernement américain.

Le journal Al Hayat a accusé Israël d'aider ces contreverses pour réintégrer la bande de Gaza.

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Le 4.11.97, notre revue de presse rapportait un article d'un journal allemand concernant le détournement par Yasser Arafat des fonds de pensions palestiniens payés par Israël dans le cadre des accords de paix. Yasser Arafat, disait l'article, aurait réinvesti à perte ces fonds dans l'hôtellerie de Gaza. La construction des hôtels n'ayant jamais été terminée, on est en droit de se demander si ces détournement n'ont pas à nouveau servi à l'achat d'armes :

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Détournement de fond en Palestine

Der Spiegel

"Geheimgelder für Gaza"

L'article du Spiegel décrit de façon extrémement précise et technique comment le fond de pension des Palestiniens, constitué lors des accords d'Oslo par des fonds versés par Ytshak Rabin au nom d'Israel pour compensation des années d'Intifada et s'élevant alors à 430 Millions de Shekels, a transité depuis son versement par la banque américaine Morgan-Stanley vers la France -Yasser Arafat craignait que ces fonds ne puissent être gelés par les Etats Unis en représailles- puis vers la Suisse où ils furent déposés sur un compte du crédit Suisse, rapportant jusqu'à 18%.

Cet argent, géré sur place par M. Gilon, citoyen juif suisse de Zürich, vient d'être transféré sur ordre d'Arafat contresigné par Abu Middein vers un compte PNA2 à Gaza : seuls Arafat et Abbu Middein savent à présent où se trouve l'argent des pensions palestiniennes. Abbu Middein aurait conclu un accord avec Arafat de crainte que celui-ci ne touche à ces fonds. 28 Millions de dollars auraient été transférés selon Abbu Middein. Arafat aurait utilisé cet argent pour payer des employés, alors qu'entretemps l'argent gelé auprès du gouvernement israelien aurait été libéré. Arafat, nous dit le Spiegel, aurait cependant pris goüt à cet argent entretemps, et aurait décidé d'investir cet argent "à Gaza". Des investissements hasardeux furent alors discutés, dont la construction d'un hôtel dans la ville peu attractive de Gaza, mais Abbu Middein aurait décidé d'investir cet argent de façon tout à fait conservatrice.

Arafat quant à lui favorise deux objectifs : la construction et les communications télécom. Abbu Middein s'accorde avec lui sur ce point : "ce sont des investissement rapportant beaucoup à court terme et rien ne peut tourner mal."

Les Palestiniens ne savent rien ou très peu de toute cette affaire. Jusqu'à la fin Octobre, aucune information n'avait filtré du déplacement de fonds en Suisse. Il avait fallu 20 signataires pour obtenir que la question soit discutée au parlement.

Le processus de paix, nous dit le Spiegel rend tout investissement à Gaza hasardeux.

Les Palestiniens ont aussi appris à se méfier de l'Autorité palestinienne qui a déjà détourné des centaines de milliers de dollars depuis quatre ans, et un Palrmentaire palestinien a déclaré au journal allemand qu'il leur fallait tout faire pour s'assurer que l'argent des retraites ne disparaisse pas lui aussi.

Israël prêt à négocier "immédiatement" avec les Palestiniens et Damas

Article paru dans le "NOUVELOBS.COM"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé, mercredi 20 mai, avoir fait part au président américain Barack Obama de sa volonté de "lancer immédiatement" des pourparlers de paix avec les Palestiniens et la Syrie.
"J'ai dit que j'étais prêt à lancer immédiatement des négociations de paix avec les Palestiniens et la Syrie" a-t-il déclaré aux journalistes à son retour de sa visite à Washington.
Mais il a réaffirmé que tout règlement de paix "devrait répondre aux besoins sécuritaires d'Israël".

Après l'offensive militaire israélienne à Gaza, en décembre, les pourparlers indirects de paix entre la Syrie et Israël avaient été suspendus. Damas réclame qu'Israël se retire totalement du plateau du Golan conquis en 1967, ce que l'Etat hébreu refuse.

Entente avec Obama sur "des sujets importants"

Le Premier ministre israélien a estimé être parvenu à s'"entendre avec le président Obama sur des sujets importants", en dépit des divergences étalées aux yeux de tous lors de leur entretien lundi.
Il a ainsi relevé que les Etats-Unis et Israël étaient "tombés d'accord sur la nécessité d'étendre le processus de paix (avec les Palestiniens) aux Etats arabes".
Mais Benjamin Netanyahu y met une condition : que ces Etats fassent "des concessions concrètes dès le début" des négociations.
Les deux dirigeants sont également "d'accord pour avoir une politique commune destinée à empêcher l'Iran d'acquérir une capacité nucléaire militaire", a-t-il dit.
"Le président Obama a signifié sans ambages que le dialogue (entre Washington et Téhéran) ne serait pas sans limite de temps" et il a reconnu "le droit d'Israël à l'autodéfense" face à l'Iran, a-t-il expliqué.
Lundi, le Premier ministre israélien avait résisté aux appels de Barack Obama en faveur de la création d'un Etat palestinien et d'un gel de la colonisation en Cisjordanie, tout en disant pouvoir envisager un "arrangement" dans lequel Israéliens et Palestiniens vivraient côte-à-côte.

Israël met en garde contre l’utilisation de Facebook

Article paru dnas "Silicon.fr" par Olivier Robillart

Les services de renseignements israéliens lancent des messages d’avertissement au public sur l’utilisation de Facebook. Trop communiquer pourrait revenir à dévoiler des informations ou à recruter des espions.
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Le Shin Bet, l’agence de sécurité Intérieure israélienne se méfie de Facebook. Elle le fait savoir en demandant instamment au public de faire attention aux messages et autres informations qu’ils posteraient. Autant de données publiques qui pourraient servir à des fins d’espionnage.

Alors que le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou est en visite à Washington, les services de l’Intelligence du pays méditerranéen tient à prévenir ses concitoyens des attaques via les messages électroniques non-sollicités ou encore le partage de numéros de téléphones par le Net.

Le Shin Bet explique à l’appui de sa thèse que nombre d’israéliens ont déjà été recrutés grâce aux réseaux sociaux notamment le cas d’un pseudo agent libanais qui aurait contacté un israélien afin de lui demander contre argent des informations sur son Etat. Dès lors Facebook pourrait servir à organiser de faux rendez-vous afin de kidnapper voire tuer les personnes qui s’y rendraient.

Le Shin Bet explique que "des organisations terroristes utilisent ce types de sites (2.0, ndlr) pour rencontrer des personnes afin de les soumettre, de les tuer ou des les recruter en tant qu’espions", rapporte l'Associated Press. Les services de sécurité citent alors le cas d’un adolescent tué voilà huit ans (une époque où les réseaux sociaux tels qu’on les connaît ne faisaient pourtant pas florès…) après un faux rendez-vous avec un jeune fille en Cisjordanie.

Les alertes du Shin Bet s’inscrit dans une optique de mise en garde des israéliens face à une menace qu’ils ne peuvent totalement maîtriser. D’un autre côté, il est vrai que certaines organisations utilisent les outils du Web pour perpétrer des actes de natures terroristes comme Google Earth ou Twitter pour les attentats de Bombay, l’an dernier.

Reste que ce type de mise en garde de la population israélienne est courant dans le pays. Le services de sécurité n’hésitent en général pas à mettre en avant des cas de personnes kidnappées par des militants de la cause palestinienne.