La contrefaçon traquée sans relâche : la police israélienne resserre l'étau

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La contrefaçon traquée sans relâche : la police israélienne resserre l'étau

Des montres de luxe et des vêtements de grandes marques saisis lors d'un contrôle à Lod : la marchandise soupçonnée d'être contrefaite

Une opération de contrôle menée dans un commerce de la ville de Lod a mis au jour un stock impressionnant de montres de luxe et de centaines d'articles vestimentaires griffés, soupçonnés d'être des contrefaçons. Le préjudice est estimé à environ 900 000 shekels. Le propriétaire du commerce a été placé en garde à vue.

Une nouvelle affaire de contrefaçon secoue le secteur du commerce de luxe en Israël.
Dans le cadre d'une opération conjointe menée par l'unité de police municipale du commissariat de Lod et des représentants de la Fédération pour la propriété intellectuelle, une marchandise suspectée d'être contrefaite, dont la valeur est estimée à plus de 900 000 shekels, a été saisie dans un commerce de la ville.

Une perquisition qui révèle l'ampleur du trafic

Lors du contrôle, les enquêteurs ont mis la main sur des montres de luxe soupçonnées d'être des copies, ainsi que sur des centaines de pièces de vêtements arborant des marques reconnues, elles aussi suspectées de porter atteinte aux droits de propriété intellectuelle des maisons concernées. L'ensemble des produits a été saisi et placé sous scellés en vue de la poursuite des investigations.

Le propriétaire du commerce a été interpellé et conduit au commissariat de Lod pour y être interrogé. Du côté de la police, on confirme que l'enquête suit son cours, sans donner à ce stade davantage de précisions sur l'identité du commerçant ni sur l'origine exacte de la marchandise incriminée.

Un phénomène récurrent : le précédent de Jérusalem

Cette saisie n'est pas un cas isolé. Le mois dernier déjà, des enquêteurs du commissariat du centre de Jérusalem, épaulés par des combattants de la police des frontières et par des représentants de la même Fédération pour la propriété intellectuelle, avaient mis la main sur une marchandise suspectée d'être contrefaite dans une boutique du complexe commercial Cinema City, à Jérusalem. Le montant de cette saisie s'élevait alors à environ 250 000 shekels.

Cette opération avait, elle aussi, fait suite à des plaintes déposées concernant la vente de produits non authentiques. Les forces de l'ordre avaient investi la boutique et, au terme d'une fouille méthodique, avaient découvert une quantité considérable d'articles suspectés d'être contrefaits, aussitôt saisis pour les besoins de l'enquête.

Des poursuites civiles en perspective

Selon les estimations des experts de la Fédération pour la propriété intellectuelle, le propriétaire de la boutique de Jérusalem devrait faire face à des poursuites civiles engagées par les marques dont les droits auraient été bafoués. Le montant total de ces poursuites potentielles est évalué à environ 900 000 shekels, soit une somme qui donne la mesure du préjudice économique que ce type de trafic peut engendrer pour les maisons de luxe visées.

À l'issue de la perquisition, le propriétaire de la boutique de Jérusalem avait lui aussi été placé en garde à vue au commissariat du centre de la ville, et son dossier reste actif, l'enquête se poursuivant en coordination avec les différents organismes chargés de l'application de la loi.

Un marché parallèle qui prospère sur la demande de luxe accessible

Ces deux affaires, survenues à quelques semaines d'intervalle, illustrent un phénomène bien connu des autorités israéliennes : la contrefaçon de produits de luxe, des montres aux vêtements de marque, continue d'alimenter un marché parallèle particulièrement lucratif.
La demande pour des articles griffés à prix cassé, conjuguée à la sophistication croissante des copies, complique considérablement le travail des enquêteurs comme celui des ayants droit.

La collaboration entre les unités de police locales et la Fédération pour la propriété intellectuelle, qui dispose d'une expertise technique permettant d'authentifier rapidement les produits suspects, s'impose de plus en plus comme la méthode de référence pour démanteler ces réseaux. Les contrôles inopinés dans les commerces, souvent déclenchés par des plaintes de consommateurs ou des signalements de professionnels du secteur, permettent de mettre au jour des stocks entiers de marchandise contrefaite, parfois dissimulés derrière une devanture commerciale en apparence tout à fait légale.

Des conséquences lourdes pour les commerçants impliqués

Au-delà du volet pénal, qui expose les commerçants reconnus coupables à des sanctions pouvant aller jusqu'à des peines de prison, le volet civil constitue souvent la sanction la plus douloureuse sur le plan financier. Les marques lésées, dont l'image et le positionnement reposent en grande partie sur l'exclusivité et l'authenticité de leurs produits, n'hésitent plus à engager des procédures pour obtenir réparation, avec des montants de dommages et intérêts qui peuvent rapidement se chiffrer en centaines de milliers de shekels, comme l'illustre le cas de Jérusalem.

L'affaire de Lod, encore à ses débuts sur le plan judiciaire, devrait suivre un schéma similaire dans les prochaines semaines, à mesure que l'enquête policière avance et que les marques concernées évaluent l'ampleur du préjudice subi.

La police n'a pas exclu que d'autres commerces fassent l'objet de contrôles similaires dans les prochaines semaines, dans le cadre d'une intensification des opérations de lutte contre la contrefaçon sur l'ensemble du territoire.

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