La justice ordonne la fermeture du site du leader de la tribu Ka

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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Le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a ordonné lundi à Kemi Seba, le leader de la tribu Ka, groupuscule noir extrémiste dissous fin juillet, de rendre inaccessible son site internet en raison du caractère antisémite de son contenu.

La fermeture de ce site doit être effective dans les 48 heures, précise l'ordonnance du juge des référés qui avait notamment été saisi le 18 septembre par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF). S'il ne se soumet pas à cette ordonnance, Stellio Capochichi alias Kemi Seba, leader de la tribu Ka, devra payer une astreinte de 1.500 euros par infraction constatée et jour de retard.

 

Le juge Emmanuel Binoche a estimé que M. Seba a "d'évidence excédé les nécessaires limites de la liberté d'expression en stigmatisant les juifs présentés comme responsables de la traite des noirs, de telle manière qu'il puisse en résulter troubles et violences". "En évoquant la nécessité d'éradiquer cette mafia sioniste, le fait que la pieuvre sioniste détruit tout sur son passage en asphyxiant toute trace de dignité humaine, le défendeur (Kemi Seba, ndlr), en reprenant la thèse imaginaire du complot, ne peut sérieusement pas contester qu'il entend bien stigmatiser un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une confession, et aussi une race", ajoute la décision. Dans un communiqué, l'UEJF s'est félicitée de la décision du juge des référés. "Nous ne laisserons pas faire ceux qui, sur les traces de Dieudonné, exhortent à la haine et encouragent l'opposition entre deux communautés qui ont tout pour dialoguer", écrit Benjamin Abtan, président de l'UEJF. "Kemi Seba et la tribu Ka sont des menaces pour la République et la Démocratie. L'UEJF se réserve le droit de s'associer aux poursuites engagées par le parquet de Paris contre Kemi Seba", ajoute-t-il.

 

La tribu Ka a été dissoute par décret le 29 juillet à la suite d'incidents à caractère antisémite ayant impliqué ses membres le 28 mai, rue des Rosiers à Paris. Présent devant les grilles du Palais de Justice de Paris, au milieu d'un petit groupe de supporteurs et face à quelques caméras, Kemi Seba, veste noire sur chemise blanche, a réitéré ses attaques contre "les sionistes qui contrôlent tous les organes mondiaux" et indiqué qu'il comptait ouvrir un nouveau site internet.

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