Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israël: Barak refuse une participation au gouvernement Netanyahu

Le chef du parti travailliste et ministre de la Défense sortant Ehud Barak a rejeté dimanche toute participation à un prochain gouvernement israélien dirigé par le chef du Likoud Benjamin Netanyahu.

M. Barak a indiqué dans un entretien téléphonique avec le Premier ministre pressenti qu'il refusait de participer à un cabinet aux côtés de Avigdor Lieberman, le dirigeant de la formation d'extrême droite Israël Beiteinou, impliqué dans une affaire de corruption, selon un communiqué du bureau du ministre.

Il a rejeté une participation à un gouvernement dans lequel M. Lieberman aurait le pouvoir "de nommer les responsables chargés d'appliquer la loi", selon le texte.

"Il est inutile d'ouvrir une discussion sur la participation du parti travailliste à une coalition en raison de l'acceptation de la plupart des demandes" de Lieberman par Benjamin Netanyahu, a ajouté le communiqué.

Israël Beiteinou, qui a remporté 15 sièges lors des élections législatives du 10 février, doit participer au gouvernement de M. Netanyahu et réclame plusieurs portefeuilles, dont celui de la Justice.

M. Barak était apparu prêt à engager des discussions avec M. Netanyahu et, selon les médias, aurait souhaité conserver son poste de ministre de la Défense.

Il s'est toutefois heurté à l'opposion de la majorité des députés de son parti qui souhaitent rejoindre l'opposition.

Barak prêt à rejoindre un gouvernement d'union dirigé par Netanyahu

JERUSALEM — Le chef du parti travailliste israélien et ministre de la Défense sortant Ehud Barak a affirmé vendredi qu'il était pour un "large gouvernement d'union" sous la direction de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre pressenti.

"La majorité du peuple et des membres du parti travailliste exigent la constitution d'un large gouvernement d'union", a affirmé M. Barak à la deuxième chaîne de télévision privée.

Après les élections du 10 février et la défaite sans précédent des travaillistes qui n'ont fait élire que 13 députés sur 120 et ne sont plus que le quatrième parti israélien, M. Barack avait affirmé vouloir tirer les leçons de ce revers en rejoignant les bancs de l'opposition.

Mais depuis, il a fait volte-face et engagé des discussions avec M. Netanyahu, le dirigeant de la droite chargé de former le prochain gouvernement. Selon tous les médias, M. Barak, un ancien chef de gouvernement et chef d'état major, souhaite conserver son poste de ministre de la Défense.

"Israël, qui doit faire face à des défis pour sa sécurité et à une crise économique aiguë, a besoin d'un large gouvernement d'union, un gouvernement restreint de droite ne peut que provoquer des malheurs", a ajouté M. Barak.

Israël: Netanyahu et Lieberman ont parlé d'économie

Le Premier ministre pressenti Benjamin Netanyahu et le chef du parti d'extrême droite Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman, se sont rencontrés jeudi pour parler d'économie, a indiqué la radio publique israélienne.

Les deux dirigeants se sont entretenus pendant plusieurs heures à la Knesset et n'ont pas publié de communiqué à ce sujet.

Selon la radio, ils ont cependant indiqué aux journalistes avoir consacré leurs discussions aux questions économiques, notamment au budget de l'Etat pour l'exercice fiscal 2009, qui n'a pas encore été voté.

Avant cette rencontre, la radio avait affirmé que MM. Netanyahu et Lieberman devaient discuter de la répartition des portefeuilles ministériels au sein du prochain cabinet en voie de formation.

M. Lieberman, dont le parti a réalisé une percée en faisant élire 15 députés sur 120 lors des législatives du 10 février, est bien placé pour obtenir le ministère des Affaires étrangères.

Selon la radio, Israël Beiteinou, le plus important allié du Likoud, le parti de M. Netanyahu, devrait également obtenir le ministère de la Justice, celui de la Sécurité intérieure ainsi qu'un ministère économique, a ajouté la radio.

M. Lieberman a pour sa part affirmé récemment que sa préférence allait au ministère de la Défense.

Mais M. Netanyahu a refusé de lui accorder ce poste clé qu'il souhaite confier au chef du parti travailliste Ehud Barak qui exerce déjà ces fonctions ou, à défaut, au député du Likoud Moshé Yaalon, un ancien chef d'état-major.

Démission de l'ambassadeur d'Israël à Washington

JERUSALEM - L'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Sallai Meridor, a annoncé son intention de démissionner de son poste en prévision du changement de gouvernement attendu en Israël après les élections du 10 février, a indiqué jeudi un haut responsable.

M. Meridor a parlé ces derniers jours au chef du gouvernement sortant Ehud Olmert, à la chef de la diplomatie Tzipi Livni et au Premier ministre pressenti Benjamin Netanyahu pour leur faire connaître sa décision, a indiqué à l'AFP le responsable sous couvert d'anonymat.

Mme Livni a salué le travail de M. Meridor, estimant qu'il laissait des "fondations très solides à son successeur afin de permettre la poursuite de la coopération stratégique entre Israël et les Etats-Unis", a indiqué son bureau dans un communiqué.

Le diplomate a précisé qu'il quitterait son poste, qu'il occupe depuis 2006, lorsque M. Netanyahu, chef du parti Likoud, aura formé son gouvernement, qui devrait être le plus à droite dans l'histoire du pays.

L'annonce de la prochaine démission de M. Meridor survient après des informations de presse selon lesquelles il aurait été prié de quitter la pièce par M. Netanyahu lors de sa rencontre mardi à Jérusalem avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Rencontre Netanyahu-Lieberman pour la répartition des portefeuilles

Le Premier ministre pressenti Benjamin Netanyahu et le chef du parti d'extrême droite Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman, devaient se rencontrer jeudi pour discuter de la répartition des portefeuilles, a indiqué la radio publique.

M. Lieberman, dont le parti a réalisé une percée en faisant élire 15 députés sur 120 lors des législatives du 10 février, est bien placé pour obtenir le ministère des Affaires étrangères.

Selon la radio, Israël Beiteinou, le plus important allié du Likoud, le parti de M. Netanyahu, devrait également obtenir le ministère de la Justice, celui de la Sécurité intérieure ainsi qu'un ministère économique, a ajouté la radio.

M. Lieberman a pour sa part affirmé récemment que sa préférence allait au ministère de la Défense.

Mais M. Netanyahu a refusé de lui accorder ce poste clé qu'il souhaite confier au chef du parti travailliste Ehud Barak qui exerce déjà ces fonctions ou, à défaut au député du Likoud Moshé Yaalon, un ancien chef d'état-major.

Proche-Orient: Clinton souligne que Washington veut progresser vers la paix

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a déclaré mercredi que les Etats-Unis voulaient progresser rapidement sur la voie de la paix au Proche-Orient et annoncé le retour de l'émissaire américain dans la région après la formation d'un gouvernement en Israël.

Elle s'exprimait lors d'une conférence de presse à Ramallah en Cisjordanie avec le président palestinien Mahmoud Abbas qui a de son côté appelé l'Iran, un allié du mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle la bande de Gaza, à cesser de s'ingérer dans les affaires internes palestiniennes.

"Nous sommes déterminés à progresser. Le temps presse", a déclaré Mme Clinton après des entretiens avec M. Abbas et le Premier ministre palestinien Salam Fayyad.

Elle a annoncé que l'émissaire spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, reviendrait dans la région après la formation d'un nouveau gouvernement en Israël. "Dès que le gouvernement sera constitué, le sénateur Mitchell reviendra pour reprendre ses discussions avec ce gouvernement", a-t-elle dit.

Le chef du parti de droite Likoud Benjamin Netanyahu, hostile à la création d'un Etat palestinien avec une pleine souveraineté, a été chargé de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril, délai légal pour obtenir l'investiture au Parlement.

Le soutien appuyé à un Etat palestinien par Washington pourrait générer des tensions avec le futur gouvernement Netanyahu.

Pour sa part, M. Abbas, le chef du mouvement Fatah, a appelé l'Iran à cesser ses "ingérences". "Nous envoyons un message à l'Iran: arrêtez de vous ingérer dans nos affaires", a-t-il dit accusant ce pays "d'intervenir uniquement pour approfondir la division entre les Palestiniens".

Il a en outre appelé le prochain gouvernement israélien à cesser la colonisation juive en Cisjordanie occupée et à ouvrir les points de passage avec la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien depuis que le Hamas y a pris le contrôle en juin 2007 après en avoir chassé les forces fidèles au Fatah.

"Nous respectons le choix du peuple israélien et nous respectons les élections (israéliennes) mais nous demandons aussi que le prochain gouvernement respecte la feuille de route et la vision de deux Etats", a-t-il dit.

"Israël doit cesser la colonisation", a-t-il ajouté.

Il a également souligné sur la "nécessité d'ouvrir la bande de Gaza" pour "mettre fin à la souffrance du peuple palestinien" et permettre la reconstruction du territoire dévasté par une offensive militaire israélienne en décembre-janvier qui a coûté la vie à plus de 1.300 Palestiniens.

Mme Clinton, qui effectue sa première visite au Proche-Orient depuis l'entrée en fonction de la nouvelle administration du président Barack Obama en janvier, a dit soutenir la création d'un Etat palestinien, seule solution selon elle à un règlement durable du conflit avec Israël.

"Au final, oeuvrer à une solution à deux Etats est inévitable", avait-elle dit la veille à Jérusalem.

Clinton vient parler paix à des Israéliens préoccupés par l'Iran

clin.jpgLa secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton rencontrait mardi les dirigeants israéliens dans le cadre de sa première tournée au Proche-Orient durant laquelle elle veut parler de paix à des interlocuteurs plus préoccupés par l'Iran.

L'ancienne "First Lady", qui arrive d'Egypte où elle a participé à une conférence internationale sur la reconstruction de Gaza après la récente offensive israélienne, est considérée par les Israéliens comme une alliée de premier plan.

Sa visite s'inscrit dans l'esprit de coopération manifesté par la nouvelle administration du président Barack Obama, ouvertement soucieuse de progresser vers un règlement pacifique dans la région et d'engager un dialogue avec l'Iran.

Elle intervient aussi au lendemain de la promesse de la communauté internationale de consacrer 4,5 milliards de dollars à la reconstruction de Gaza et à la relance de l'économie dans ce territoire asphyxié par le blocus israélien.

"Il est important que les Etats-Unis soulignent toujours leur soutien inébranlable et durable pour l'Etat d'Israël" et leur "engagement indéfectible envers la sécurité d'Israël", a déclaré Mme Clinton après un entretien avec le président israélien Shimon Peres.

"Les attaques incessantes de roquettes contre Israël doivent s'arrêter. Il ne fait pas de doute qu'aucune nation, y compris Israël, ne peut rester les bras croisés lorsque sa population est soumise à des tirs de roquettes", a-t-elle ajouté.

La veille, elle avait affirmé que les Etats-Unis étaient prêts à mettre en oeuvre une diplomatie agressive avec toutes les parties afin de parvenir à un arrangement global qui amènera la paix et la sécurité à Israël et à ses voisins arabes".

Mais en l'absence de gouvernement israélien et au moment où les Palestiniens paraissent en voie de former un mouvement d'union, personne n'attend d'avancée majeure du processus de paix.

"Nous oeuvrerons avec le gouvernement d'Israël qui représente la volonté démocratique du peuple d'Israël", a déclaré Mme Clinton.

Shimon Peres de son côté lui a fait part de la volonté des Israéliens de "reprendre immédiatement les discussions de paix. Je pense qu'il n'y a personne dans ce pays, ni à droite ni à gauche, qui veuille contrôler la vie des Palestiniens".

M. Peres a fait part à son interlocutrice des inquiétudes israéliennes concernant l'Iran nucléaire, tout en soulignant que ce pays "n'est pas seulement un problème israélien, mais un problème pour le monde entier".

Selon le quotidien Haaretz, les dirigeants israéliens entendent présenter à Mme Clinton un document explicitant leurs réserves sur le dialogue que Washington veut engager avec l'Iran à propos de son programme nucléaire.

Il recommande au gouvernement israélien d'adopter "une attitude positive envers le dialogue Washington-Téhéran" tout en soulignant les risques inhérents à un tel dialogue.

La visite de Mme Clinton sera aussi "l'occasion de rencontrer les prochains dirigeants israéliens et de faire l'état des lieux des négociations avec les Palestiniens avec le gouvernement sortant", selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Yigal Palmor.

Mme Clinton doit également rencontrer le Premier ministre sortant Ehud Olmert et son successeur pressenti, le chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu.

Mercredi, elle se rendra en Cisjordanie où elle s'entretiendra notamment avec le président palestinien Mahmoud Abbas.

Israël: les tractations pour la formation d'un gouvernement s'intensifient

Les tractations en vue de la formation d'un cabinet de droite dirigé par le leader du Likoud, Benjamin Netanyahu, se sont intensifiées en début de semaine après l'échec vendredi des tentatives de création d'une coalition élargie avec le parti centriste Kadima.

M. Netanyahu, qui n'a pas renoncé à faire entrer le parti travailliste dans son gouvernement, a eu dimanche soir un nouvel entretien avec le numéro un de ce parti, le ministre de la Défense sortant Ehud Barak.

A l'issue de l'entretien, M. Barak n'a pas fermé la porte à son entrée au gouvernement bien que les travaillistes aient rejeté en principe cette possibilité, en se disant prêts à jouer leur rôle dans l'opposition.

Les deux dirigeants ont souligné dans un communiqué à l'issue de l'entretien la "gravité" des défis en matière de sécurité auxquels Israël est confronté en citant la "menace iranienne". Ils ont annoncé qu'ils poursuivraient leurs contacts.

M. Barak a été accusé au sein du parti travailliste de vouloir continuer à assumer ses fonctions à la Défense au sein d'un gouvernement de droite.

Le chef du principal allié du Likoud, Israël Beiteinou (15 sièges), Avigdor Lieberman, doit rencontrer pour sa part lundi les représentants des quatre partis religieux appelés à faire partie de la coalition au pouvoir, a-t-on appris de source parlementaire.

L'objectif est de surmonter des divergences entre Israël Beiteinou, une formation laïque ultra nationaliste et les partis religieux, qui retardent la création d'un nouveau gouvernement.

Elles portent principalement sur la demande d'Israël Beiteinou d'instaurer une forme de contrat de mariage civil.

M. Lieberman brigue le ministère des Affaires étrangères, s'efforçant de corriger son image de populiste d'extrême droite, que lui ont valu une série de déclarations fracassantes et sa campagne électorale contre la minorité arabe derrière le slogan "pas de citoyenneté sans loyauté" envers l'Etat.

Netanyahu a été officiellement chargé le 20 février par le président Shimon Peres de former le prochain cabinet au plus tard d'ici le 3 avril, délai légal pour obtenir l'investiture au Parlement.

Il s'appuie sur une coalition de 65 députés sur 120, constituée de 27 députés du Likoud, 15 d'Israël Beiteinou et 23 députés des listes religieuses dont deux sont également ultra nationalistes.

Israël: Clinton attendue pour prendre contact avec le futur Premier ministre

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est attendue lundi soir en Israël où elle aura une première prise de contact avec le chef de la droite, Benjamin Netanyahu, désigné pour obtenir l'investiture du Parlement.

La venue de Mme Clinton dans la région "sera l'occasion de rencontrer la future direction d'Israël et de faire un tour d'horizon avec le gouvernement sortant sur l'état des négociations de paix avec les Palestiniens", a déclaré à l'AFP le porte-parole des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

Lors des entretiens, "Israël soulignera la gravité de la menace nucléaire iranienne" et réaffirmera son opposition à toute négociation avec le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

Avant de se rendre au Proche-Orient, Mme Clinton, accompagnée par son émissaire pour le Proche-Orient, George Mitchell, a réaffirmé l'engagement de Washington en faveur de la création d'un Etat palestinien indépendant alors que M. Netanyahu refuse cette option, au moins à ce stade, et n'envisage qu'une autonomie pour les Palestiniens.

Elle a souligné qu'elle allait "travailler avec l'émissaire spécial pour tenter de progresser vers un accord négocié pour mettre fin au conflit entre Israël et les Palestiniens, pour créer un Etat indépendant et viable à la fois en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et pour accorder à Israël la paix et la sécurité".

Elle doit rencontrer mardi successivement le président de l'Etat Shimon Peres, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui dirige le parti Kadima et M. Netanyahu, avant de dîner avec le Premier ministre sortant Ehud Olmert.

Mercredi, elle doit se rendre à Ramallah, en Cisjordanie, pour rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas.

Mme Clinton est arrivée dimanche à Charm el-Cheikh (Egypte) pour participer à une conférence internationale de donateurs sur la reconstruction de Gaza, première étape de sa tournée.

Obama "intéressé" par les idées de Netanyahu

obamaisrael.jpgArticle paru dnas le "Nouvel Obs"

Selon le Premier ministre israélien pressenti, le président américain aurait offert une oreille attentive à ses idées pour le processus de paix au Proche-Orient.

Le Premier ministre israélien pressenti Benjamin Netanyahu a déclaré, dans un entretien publié samedi 28 février dans le quotidien The Washington Post et dans l'hebdomadaire Newsweek, que le président américain Barack Obama était "intéressé" par ses idées pour faire progresser le processus de paix au Proche-Orient.

"Ouvert aux nouvelles idées"

Chargé par le président israélien de former le prochain cabinet, Benjamin Netanyahu a indiqué avoir eu "deux très bonnes rencontres" avec Barack Obama. "Je l'ai trouvé ouvert aux nouvelles idées et à la recherche de nouvelles idées et d'une nouvelle voie pour parvenir à la réussite des négociations israélo-palestiniennes et plus globalement au Proche-Orient", a-t-il déclaré.
"Il était très intéressé par les idées dont je lui ai fait part sur une nouvelle voie pour la paix", a-t-il ajouté dans cette interview publiée en ligne.
 
Nucléaire iranien

Il s'est dit rassuré par les propos de Barack Obama sur le programme nucléaire iranien.
"Un Iran doté d'armes nucléaires serait une grande menace non seulement pour la sécurité d'Israël mais aussi pour la stabilité de chaque gouvernement arabe du Moyen-Orient", a poursuivi Benjamin Netanyahu. "Nombre de gouvernements arabes entreraient alors dans une course à l'armement nucléaire et cela va à l'encontre des intérêts de ceux qui sont en quête de paix et de sécurité".. "Aucune des sanctions ou des autres mesures (prises contre l'Iran) n'auront d'effet si les Iraniens pensent que l'option militaire n'est plus sur la table", a-t-il dit.
Il a estimé qu'empêcher l'Iran de se doter d'armes nucléaires était "indiscutablement lié" aux éventuelles avancées avec les Palestiniens.

Etat palestinien

Benjamin Netanyahu est hostile à la création d'un Etat palestinien, au moins dans un avenir proche.
"Je pense qu'il y a un large consensus en Israël et à l'étranger pour dire que les Palestiniens doivent avoir la capacité de gouverner leurs vies sans menacer les nôtres", a-t-il dit, appelant les Palestiniens à Gaza "à changer de régime" car le mouvement radical palestinien "Hamas est incompatible avec la paix".