Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Menus sans viande dans les cantines scolaires à Lyon

                    Menus sans viande dans les cantines scolaires à Lyon

LYON , le 02/10/07 - Pour la première fois en France, des repas sans viande seront proposés dans les restaurants scolaires de la ville de Lyon à partir de la rentrée 2008 afin de satisfaire les parents d'enfants des différentes confessions religieuses.

Chaque jour, les 16.400 enfants qui fréquentent les cantines scolaires de Lyon auront le choix entre un repas standard et un repas où la viande sera remplacée par des oeufs ou du poisson, qui apporteront des protéines et permettront un apport nutritionnel équilibré.

Cette décision a été mise en place à la suite d'une longue concertation entre les représentants des différentes religions ou courants philosophiques (protestants, catholiques, musulmans, juifs, bouddhistes et catholiques arméniens), ainsi que les associations citoyennes laïques.

Tous sont finalement tombés d'accord pour considérer que cette solution était celle qui respectait le mieux la diversité.

"Attention, ce ne sont pas des menus confessionnels, précise Yves Fournel, adjoint au maire de Lyon chargé de la petite enfance, "mais une offre de menus sans viandes respectant à la fois les confessions et les directives de l'Éducation nationale. C'est une recherche de consensus respectant au mieux la diversité".

Les cantines lyonnaises servent déjà des menus sans porc à 30% des enfants, mais cette formule ne satisfaisait pas les familles musulmanes ni juives. "Ceci peut être source de conflit et de plus en plus de parents nous demandent de ne pas servir de viandes dans les assiettes", explique Yves Fournel pour retracer l'origine de la démarche.

Patrick Kahn, chargé de mission à la Licra, a suivi de très près ces discussions. Il se montre très satisfait de la solution trouvée : "Face à ce problème, on ne pouvait pas laisser la question sans réponse et en même temps, on ne peut pas demander à la collectivité d'assumer la charge de la Kacherout".

Cette expérience, qui sera effective à la rentrée 2008, est une première en France. Elle se fera sans surcoût pour la mairie de Lyon, ni pour les familles.

A l’aise dans la civilisation

                                           A l’aise dans la civilisation

Article paru dans "Libération", le 20/10/07

Serge Hefez. Ultramédiatique, il est un des rares psys à offrir une vision déculpabilisante du couple et de la famille.

D’un psychanalyste, on n’en attendait pas moins de lucidité. «C’est vrai, je suis toujours fourré dans les médias.» Difficile de louper Serge Hefez, figure tutélaire de la sphère psy-médiatique. Début septembre, il pose dans son cabinet d’analyste pour un article dans Elle sur divan et déco. Le 26, il démonte les rouages de l’homophobie pour Les tabous de, nouveau rendez-vous sociétal de France 2. Le 29, il parle sexualité féminine chez Yves Calvi pour C’est dans l’air, plateau qu’il fréquente assidûment avec ceux de LCI ou I-télé. Le 1er octobre, il réagit sur son blog de Libération à la campagne d’Oliviero Toscani contre l’anorexie. Le 5, il lance, en tant qu’animateur, une émission hebdomadaire sur Parenthèse, nouvelle radio FM consacrée à la famille. Le 15, il évoque son enfance et ses filles dans le magazine Famili. Ce qui ressemble à une tournée promotionnelle est un régime de croisière pour Serge Hefez. Son attachée de presse s’en mord les doigts. «On ne l’arrête plus», dit-elle, alors qu’il n’a, à ce moment-là, aucun livre à vendre. Consacré au désarroi masculin, son nouvel ouvrage, Dans le cœur des hommes, vient de sortir en librairie. Pourquoi cette surexposition ?
    
Psychiatre, psychanalyste, spécialiste des thérapies familiales et de couples, Serge Hefez est un client idéal pour les journalistes. Expert des recompositions sexuelles, il ne colloque ni ne pérore tel un vieux professeur à nœud pap’. Affable, souriant, le teint hâlé, le costume porté décontracté, il exprime sa pensée en langage télévisuel: une idée par phrase, un exemple concret pour la comprendre, aucun lexique jargonnant. L’autre avantage d’Hefez est qu’il est toujours disponible, malgré une vie professionnelle surchargée -outre sa clientèle privée, il consulte à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, dirige une association d’aide psychologique aux malades du sida qu’il a créée voilà quinze ans. «Parler dans les médias n’est pas qu’une question de narcissisme, se défend-il. Ce que j’aime, c’est intervenir dans les débats qui interrogent la société. Le défi est de montrer la complexité du psychisme avec des mots simples. Il ne s’agit pas de donner des leçons ou de plaquer des diagnostics sauvages sur des cas concrets. J’ai refusé, à l’époque, de participer au Loft.» Malgré cette vigilance, son entourage trouve qu’il se fourvoie parfois, comme dans Affaires de famille, émission de M6 en prime time où il joue les psys de service durant un an, en 2003. D’autres estiment, dans son milieu professionnel, qu’il franchit la ligne jaune thérapeutique quand il évoque sa vie privée. Serge Hefez en ferait-il trop ?

C’est dans les années 90 qu’il éclôt quand la parole psy envahit la société. S’il est particulièrement sollicité – il dit refuser moultes propositions– , c’est qu’il est un des rares de sa profession à afficher un propos relativement déculpabilisant. Quand nombre de ses confrères versent dans des discours catastrophistes, et le plus souvent normatifs, sur la famille ou les rapports hommes-femmes, lui ne fustige ni la surpuissance des mères ni l’influence des homosexuels. Il ne pleure pas la fin des hommes virils et ne s’alarme pas d’une supposée confusion des sexes. «Hommes et femmes ont tout à gagner psychiquement à l’évolution de la société vers plus d’égalité», dit-il. Réfutant les discours déclinistes sur la disparition de l’autorité masculine, il estime, dans son dernier livre, que le désarroi actuel des hommes s’explique, au contraire, par une rémanence de la toute puissance paternelle. «Le papa avec un petit p, ce père réel et charnel d’aujourd’hui, se heurte au spectre du pater familias. Pour cette génération de transition entre les Pères et les papas, chacun cherche sa place autour de l’enfant.» Avec plus ou moins de bonheur, de troubles et de confusion.

Cette vision raisonnablement optimiste du couple et de la vie en famille, il la tire de sa propre expérience. «C’est bizarre de dire cela pour un psy, mais je suis très content de mes parents et de l’enfance que j’ai eue.» Les débuts sont pourtant chaotiques. Né à Alexandrie de parents juifs, il est expulsé en 1957 avec toute sa famille après la crise de Suez. Il a 2 ans, ne garde aucun souvenir de la vie en Egypte, se souvient juste du camp de la Croix-Rouge à l’arrivée en France. Puis de l’installation dans un minuscule trois-pièces à Colombes, en région parisienne, avec les matelas dépliés le soir et les grands-mères lisant des histoires. «Mes parents ne m’ont jamais transmis une vision tragique de l’exil. Mon père avait tout perdu mais sa phrase fétiche restait: “Cela pourrait être pire”. Il était profondément joyeux et optimiste.» Cet homme, aujourd’hui âgé de 86 ans, autodidacte qui récitait les tragédies de Racine du premier au dernier vers, est un modèle. «Il nous adorait, mon frère et moi, mais il nous aimait à la bonne distance, sans développer chez nous un sentiment de culpabilité, respectant notre individualité. J’ai tenté d’être le même père pour mes filles. J’espère ne pas avoir trop pesé sur elles.»

Dans la famille psychanalytique, aux côtés des patriarches crispés sur les tables de la loi symbolique (Jean-Pierre Winter ou Michel Schneider), Serge Hefez incarnerait plutôt la figure du fils prodigue. «Un des problèmes de la psychanalyse en France est d’avoir gravé Freud dans le marbre et de s’être transformée en religion . Or, la vie psychique n’est pas immuable, elle est traversée par la société.» Il se prononce en faveur du Pacs et soutient les familles homoparentales quand la plupart de ses pairs prédisent l’apocalypse. Il n’appartient à aucune école de psychanalyse. «Quand la pensée devient dogmatique, j’ai un sentiment d’enfermement.»

Ne jamais cesser d’interroger la norme, décloisonner les rôles et les identités, Serge Hefez est resté fidèle aux idéaux de 68. «J’avais 16 ans et j’ai vécu cette période comme une déflagration. La vie intime, qui jusque-là était forclose, a jailli d’un coup dans la société.» Ne boudant pas son plaisir, le jeune Serge en profite. «Je préférais passer mes soirées chez Félix Guattari avec des travelos, des toxicos, des extrémistes en tout genre, plutôt qu’avec les carabins de l’école de médecine.» Méprisant le couple et ses fidélités, il vit en communauté. Et fréquente les milieux féministes. «Je me sentais libéré par cette promesse d’égalité entre les hommes et les femmes.» Etudiant en médecine, il pratique des avortements clandestins et milite pour le droit à l’IVG.

L’esprit de mai envolé, Serge Hefez range sa vie mais ne vire pas père la pudeur. Marié depuis vingt-deux ans à une psychologue devenue céramiste, il continue de croire que le féminisme et l’affirmation homosexuelle sont des «mouvements libérateurs». Pionnier de la thérapie familiale dans les années 80, il envisage toujours la famille comme lieu de «ressources et de compétences», non comme source de violence ou de dérèglements. «Je considère le lien comme un enrichissement, non comme une aliénation.» Parisien aisé, entre un appartement dans le IIIe arrondissement et des voyages en Inde avec ses enfants, il devient assez logiquement un pur bobo. «Au test du Nouvel Observateur, j’ai toutes les réponses positives, de la marque de café au lieu de vacances, mes filles en rigolent.» L’une d’elles est partie étudier aux Etats-Unis – lui avait quitté le domicile familial à 17 ans. Malgré l’éloignement, elle veille sur son père et sa boulimie télévisuelle. Aux amis proches, elle glisse : «Mais dites-lui, vous, de ne pas aller dans n’importe quelle émission.»

I had a nightmare

                                               I had a nightmare


Article paru "Nina Ruben Primo-Europe", 30 octobre 2007

Paraphraser le grand Martin Luther King en ces temps de doutes, de violence et de compromissions n'est pas chose aisée.

J'ai grandi dans un milieu ouvrier de gauche et les idéaux de mon père me furent martelés autant que les traditions juives. Ce qui était drôle parfois... Il arrivait que son amour du socialisme, (libérateur des Juifs entre autre) se confonde avec sa lecture de la Haggadah lors du Seder de Pâques... Mon père se laissait aller alors et trouvait même dans la
sémantique de la Sortie d'Egypte une raison de nous rappeler à l'ordre :
"Moïse s'adressa au Peuple" !
Le Peuple... Le citoyen n'était donc pas très loin, n'est ce pas ?

Ma jeunesse fut donc ponctuée par ces sorties et ces fièvres électorales... Il fallait gagner à tout prix afin que tous nous partagions les richesses et donnions un coup fatal au Capital qui asservissait les peuples...

Je demandai alors à mon père pourquoi nous n'étions pas comme nos amis du second étage "Communistes" ?
"Non ma fille... Staline n'aime pas les juifs et la liberté est un vain mot dans cette URSS..."

Qu'à cela ne tienne, je ferai comme mon père : "je serai socialiste" !

Il fallait cependant me faire violence car nous "roulions" pour Mitterrand... Je n'aimais pas Mitterrand... Je le trouvais fourbe, sournois, huguenot et l’allure un tantinet royaliste"... Mais je ne pouvais pas faire de peine à mon père ; alors, par ici les tracts et par là les collages d'affiches !

Sans m'investir au-delà dans ce militantisme qui soudait la famille accompagné d'un judaïsme traditionnel, je votais à gauche car... non... jamais à droite, j'aurais tué mon père et Jaurès bien sûr !

Je n'aimais pas du tout Mitterrand mais je m'en fichais puisque j'habitais aux Etats Unis et qu'au fond, je pouvais invoquer la distance et les tracasseries administratives pour ne pas aller voter pour cet homme... Je ne participais donc pas aux liesses populaires qui firent les beaux jours des caméras toutes aussi populaires voire populistes de Serge Moati...

Quel ne fut pas alors mon soulagement... Ces mises en scènes avaient un parfum de "déjà vu"... Quelque chose de Riefenstahl, des films de propagande stalinienne... Si ce Président était capable de mettre en scène avec Moati, le moindre détail de son accession au trône français, alors il pourrait être capable de compromissions ignobles dont nous n'aurons sans doute jamais les détails avant une bonne cinquantaine d'années...

Les amis de Mitterrand, cette gauche si semblable à la droite mais en plus méprisante, pourrait toujours alléguer qu'ils ne savaient pas... qu'ils ne se doutaient pas... qu'ils étaient quant à eux, sincères dans leur démarche et heureux de voir leur champion accéder à la magistrature suprême.... Rahhhh... que c'est drôle... que c'est intelligent... que c'est prévisible...!

Cette gauche si silencieuse alors durant la vague antisémite des années 2000 jusqu'en 2006 me fit l'effet d'une bombe... Où sont-ils les costards impeccables pour s'unir et dire que la France ne pouvait devenir un autre terrain d'intifada ?

Les écoles étaient devenues des cimetières d'inculture où les communautés arabo-africano-musulmanes, fortes de leurs statuts d'opprimés du colonialisme, pouvaient enfin se lâcher et jouer dans la cour de récré à "Mohamed Al Dura"...

Si un juif comme Enderlin avait pu dénoncer les crimes sionistes alors c'est que c'était vrai... Que toute cette fichue horreur qui s'étalait à longueur de JT était bien la preuve que les Juifs étaient des saigneurs d'enfants... Le crime rituel n'avait jamais cessé d'encombrer les esprits.

La gauche continuait à se taire... Des enfants étaient tabassés, des foules se tenaient derrière des leaders de gauche et d'extrême gauche et scandaient des slogans d'un autre âge, d'un âge qu'on croyait à jamais révolu... J'en fus le témoin douloureux... Me tenant derrière Besancenot, j'entendais des "Mort aux juifs ! Les juifs au four ! Hitler n'a pas fini le travail !"... La gauche n'a pas protesté... Les leaders, heureux d'avoir une horde d'opprimés derrière eux se sentaient ivres de joie :
la révolution qu'ils appelaient de leurs vœux depuis si longtemps semblait à nouveau poindre son nez...

Le prix de ce mouvement ? Les Juifs bien sûr ! Peu importe si la haine antisémite était le fondement de leur lutte, ils tenaient ces chers hommes et femmes de gauche, un potentiel de révolutionnaires et seul cela importait.

Au collège, les profs "comprenaient" ces élèves si opprimés depuis toujours... Ils comprenaient leur haine contre les Juifs... même si c'étaient des collégiens juifs... Ils comprenaient tant et si bien qu'il leur semblait nécessaire de ne pas intervenir lors de "molestages musclés"... Après tout... ces pauvres enfants devaient exprimer leur colère et leur frustration... Les tanks contre des pierres, n'était-ce-pas une bonne raison de laisser Mohamed et Abdel frapper tous les jours Benjamin et Ruben ?
Les profs se dédouanaient... Les repentants du colonialisme pouvaient bien faire des petites faveurs aux indigènes de la République ; si en plus ils cognaient sur des sionistes... ça faisait l'affaire !

Où est ma gauche ? Où sont ces hommes et femmes épris de justice sociale dont mon père nous faisait l'éloge ?

Les croix gammées refaisaient surface, bien en place, près du drapeau israélien... C'était normal et personne n'osait piper mot... La presse laissait libre cours à son pro-palestinisme en tronquant délibérément les infos, en adoptant une sémantique victimaire à l'égard des Palestiniens au détriment de la vérité journalistique... On suppute désormais... Une presse libre est d'abord une presse militante...
On vit le déchainement des Juifs de gauche... Ceux à qui l'on tend les micros, ceux à qui on offre des plateaux télé, ceux à qui on offre des colonnes de presse écrite : ils furent nombreux à laisser exprimer leur haine d'Israël, leur haine de leur ascendance, leur haine du judaïsme...

C'est dans une solitude extrême que nous vivions, nous Juifs de France.
Où trouver les mots pour se battre contre la haine ? Où trouver les moyens de défendre notre honneur et celui du pays de notre âme ? Nous sommes français et fiers de l'être... Nous sommes juifs et fiers de notre histoire et des valeurs humanistes que le judaïsme nous a transmis au long des millénaires... Que faire ?
Nous avons pleuré... Nous avons hurlé de douleur et de rage à chaque attentat-suicide en Israël... Nous avons vociféré lors de quelques manifestations contre la désinformation, la manipulation, l'antisémitisme...

Rien n'y a fait ! Le crime rituel est encore dans les esprits de nos concitoyens mais pas seulement... Il s'est à nouveau imposé dans toute l'Europe, dans les campus universitaires américains, dans une grande partie d'Amérique Latine et dans tous les pays musulmans.

Aujourd'hui, un pays comme l'Iran peut annoncer son intention de rayer Israël de la carte... Les nations font comme jadis, durant la seconde guerre mondiale : elles répondent par un silence de mort... "On verra bien..." "On va prendre des sanctions"... Et pendant que les Nations réfléchissent, le programme nucléaire iranien va bon train...

La Shoah n'est plus un tabou... Alors si même demain un négationniste comme David Irving est invité dans la prestigieuse Université d'Oxford, je dois en conclure que les millions de juifs morts dans les camps de concentration ainsi que ceux que l'on oublie de mentionner comme si c'était trop : les morts par balle" en Ukraine, en Pologne, en Roumanie, en Hongrie, n'auront jamais de repos.

Le cauchemar ne s'arrêtera jamais... Hier ce furent les nazis, les communistes et aujourd'hui les islamistes... Ce ne sont pas les réseaux dormants seulement dont il faut craindre le réveil mais bel et bien cette arme nouvelle et visible par tous : LES PARABOLES !
Les imams salafistes n'ont plus à venir en France et prêcher le Jihad, il leur suffit comme Karadawi de donner le change sur Al Djezira... Al Manar pour le Hezbollah !

Je connais le goût pour les fictions des peuples arabo-musulmans... Ne sont-ils pas persuadés que les "mille et une nuits" sont des contes musulmans ? Ne sont-ils pas persuadés que l'islam a d'abord pour mission d'instaurer ce dogme sur toute la planète ? C'est écrit dans le Coran...

Si avant, les musulmans ignoraient, pour la très grande majorité d'entre eux, les commandements inhumains du Coran, aujourd'hui, les imams se chargent de leur inculquer même de loin ce que le prophète Mahomet leur martelait : "L'Heure [de la Résurrection] n'adviendra pas avant que les Musulmans ne combattent les Juifs et ne les tuent. Et les Juifs se cacheront derrière le rocher et l'arbre dira : Ô Musulman, Ô Serviteur d'Allah, il y a un Juif derrière moi, viens le tuer !"
(Hadith 64 al Bukhari)

Le Hamas ne cesse de le répéter ainsi que tous les pays musulmans... C'est maintenant au tour de toutes les communautés musulmanes de France et d'Europe d'apprendre consciencieusement...

La gauche ne s'est pas rendue compte de sa complicité : soucieuse de repentance, d'auto-flagellation, de poids électoral, elle a ouvert toutes grandes les portes de la haine, du retour au moyen-âge... Elle a été, sans conteste, bien plus méprisante à l'égard de ces populations immigrées en les laissant croire qu'elles pouvaient importer le pire dans nos frontières sous prétexte que nos ancêtres avaient colonisé leurs pays... Ces hommes de gauche sont fiers de parler d'intégration alors que le modèle républicain n'a servi les intérêts que de minorités malades de leurs propres cultures. Les femmes revoilées, les femmes forcées au mariage, les femmes excisées, les enfants modelés dans l'islam... Aujourd'hui, il n'est pas rare d'entendre ces enfants parler "d'impurs" concernant leurs camarades de classe non-musulmans...IMPURS dites-vous ? Cela me rappelle quelque chose...

 

Une chaîne de télévision libanaise diffuse une émission sur le Protocole des sages de Sion

Une chaîne de télévision libanaise diffuse une émission sur le Protocole des sages de Sion

Le 31/10/07, Une chaîne de télévision libanaise affiliée au président du parlement Nabih Beri dans une émission sur le Protocole des sages de Sion : Les Juifs contrôlent le monde par le trafic de drogue et asservissent les autres nations. Ci-dessous des extraits d’un rapport de la télévision libanaise sur le Protocole des sages de Sion. L’émission est passée sur NBN le 22 octobre 2007.

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais : http://www.memritv.org/clip/en/1588.htm

Voir d’autres extraits vidéo relatifs au Protocole des sages de Sion : http://www.memritv.org/subject/en/363.htm

"Les Juifs prétendent avoir leur propre Dieu au ciel, qui leur a ordonné d’exterminer les peuples de la terre par la drogue"

Maria Maalouf : "Sur terre et au ciel, l’usage que réserve le sionisme américain et israélien à l’arme de la drogue - afin de contrecarrer les Intifadas et les révolutions - ne peut se justifier par l’intensification de la lutte sur terre, comme le prétendent les Américains, tant que les Juifs prétendent avoir leur propre Dieu au ciel, qui leur a ordonné d’exterminer les nations et les peuples du monde, au moyen de la drogue et en provoquant l’anxiété, en engourdissant les capacités mentales, psychologiques et physiques des non Juifs, comme il est écrit dans le Talmud et le Protocole des sages de Sion.

Ces complots juifs pour corrompre les peuples n’ont-ils pas été décrits par des ’casseurs de complots’ américains tels que Benjamin Franklin et Henry Ford, et même par certains Juifs, tels qu’Alfred Lilienthal ou même Karl Marx qui, il y a plus de 150 ans, dénonçait, dans son livre La question juive, l’instinct propre à l’individu juif qui le pousse à prendre le contrôle du monde, par des moyens financiers illégaux ˆ ce qui est connu aujourd’hui sous le nom de ’blanchissage d’argent’ ? ( ?)"

"Depuis l’occupation de la Palestine, la politique sioniste a soutenu et répandu l’utilisation abusive de drogue sur les terres saintes" Narrateur : "Le Coran dit d’eux : ’Ils s’efforcent de semer la corruption sur toute la terre.’ Répandre la corruption sur toute la terre est l’objectif déclaré des malfaisantes mains sionistes qui infiltrent le monde. Les sionistes ont résumé leurs principes destructeurs dans ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de "Protocole des sages de Sion", lequel contient leur plan secret pour assujettir le monde entier en répandant le chaos et la confusion parmi les nations, en imposant à l’esprit humain des idéologies corrompues et dépravées et en détruisant les fondements de la religion, du nationalisme et de la moralité.

Depuis l’occupation de la Palestine, la politique sioniste a encouragé et propagé l’utilisation abusive de drogue sur les terres saintes et a fait ce qu’il fallait pour se débarrasser des mesures légales visant à l’empêcher, à empêcher la poursuite en justice des trafiquants de drogue. La direction des prisons en Israël ignore délibérément la contrebande et va jusqu’à faciliter l’utilisation abusive de drogues chez les détenus arabes et exercer des pressions sur les ONG palestiniennes qui essaient d’endiguer le phénomène."

"En plus de provoquer des dissensions internes et d’empoisonner les esprits, les Juifs ont recours à l’empoisonnement physique."

"En plus de provoquer des dissensions internes et d’empoisonner les esprits, les Juifs ont recours à l’empoisonnement physique. Ils sont connus pour avoir empoisonné des puits. Ils sont aussi connus pour ajouter des substances nocives dans les médicaments et les boissons alcoolisés, dans la farine et les produits à base de farine, et dans les autres produits exportés par les Juifs, directement ou indirectement, aux peuples qui leur sont hostiles, si ce n’est à tous les peuples."

"La drogue était le moyen utilisé par les Juifs pour affaiblir le peuple allemand, ce qui a conduit à l’extrémisme nazi."

"La drogue était le moyen utilisé par les Juifs pour affaiblir le peuple allemand, ce qui a conduit à l’extrémisme nazi, auquel les Juifs eux-mêmes ont participé. Ils ont aussi été coupables de trafic de drogue à grande échelle au temps de la Russie tsariste, à partir du 17ème siècle. Cela était conforme au Talmud juif, selon lequel les Juifs doivent consacrer tous leurs efforts à empêcher les autres nations de dominer le pays, afin que le pouvoir demeure entre les mains des seuls Juifs.

"Dans le Protocole des sages de Sion, la fin justifie les moyens, et quand les forces de la société sont dans le désarroi, les Juifs dominent."

"En outre, le neuvième protocole sioniste établit le plus naturellement du monde que tout soulèvement contre les Juifs doit être rendu [aussi vain qu’]un chien aboyant face à un éléphant. Le troisième protocole sioniste affirme que les autres nations doivent être rendues malades, pauvres, sans détermination ni force. Naturellement, la drogue est le moyen le plus efficace pour accomplir cet objectif. Le penseur américain Benjamin Franklin, dans son célèbre manifeste de 1789, l’industriel américain Henry Ford, auteur du Juif international, et d’autres comme eux, ont mis en garde contre le danger présenté par les Juifs, qui ruinent les bonnes m ?urs. Faisant allusion à la drogue, Franklin a dit [des Juifs] : ’Ils détruisent les bonnes m ?urs dans tous les pays où ils s’installent.’ Il les a qualifiés de chauves-souris et de sangsues, précisant que s’ils n’étaient pas tenus à l’écart des enfants aux Etats-Unis, ces enfants, selon Franklin, se retrouveraient à travailler dans les champs pour nourrir les Juifs." ( ?)

"Nous devons prendre nos responsabilités ˆ réfléchir aux moyens de surmonter ce fléau, qui tue notre société."

Maria Maalouf : "J’ai encore une question concernant ce qui est écrit dans le Protocole des sages de Sion : ’Les Juifs ont le droit de traiter les autres peuples comme des animaux, de les corrompre, de diviser leurs pays, de détruire les autres nationalités, de répandre la confusion et le chaos.’ Certains pensent que la drogue est l’un des moyens de contrôle des peuples non juifs."

Hussein Al-Kheishan : "Je pense que c’est vrai et que nous devons prendre nos responsabilités ˆ réfléchir aux moyens de surmonter ce fléau, qui tue notre société."

Le zapping de la semaine

                                        Le zapping de la semaine

Article paru dans "Le NouvelObs",le 05/11/07

"Comme un juif en France" retrace un siècle de relations tumultueuses entre les juifs et la patrie des droits de l'Homme, laquelle, à leur égard, n'a pas toujours mérité ce titre. Ouvrant sur l'éclatement d'un antisémitisme rageur à la fin du XIXe siècle lors de l'affaire Dreyfus, le documentaire d'Yves Jeuland poursuit sur le patriotisme des membres de cette communauté religieuse, promptes à s'engager pour la France pendant la Première guerre mondiale et parmi les meilleurs élèves de l'intégration républicaine. Un bel élan qui rend d'autant plus incompréhensible le sort réservé à quelque 72.000 juifs déportés avec l'aide de Vichy. Dans le deuxième volet diffusé mercredi, le réalisateur revient sur l'intégration des séfarades parachutés brutalement d'Algérie en 1962, les relations avec le nouvel Etat d'Israël pour s'achever sur le regain ressenti et redouté de l'antisémitisme français depuis 2000.

Yves Jeuland remporte haut la main son pari audacieux avec ce brillant documentaire, au ton très personnel. Un peu lent au démarrage, le film parvient toutefois à éviter le piège du tout archives en intercalant des extraits de films, en plus des nombreux entretiens avec des personnalités juives et françaises. Fils ou petits-fils de "Pollacks", rescapés des camps de concentration ou Français d'Algérie, ceux-ci témoignent de leur vécu et de celui de leur famille avec beaucoup d'humanité mais sans sombrer dans le pathos. "Heureux comme un Juif en France", disaient en yiddish les Juifs de Pologne et de Russie à la fin du XIXe siècle. "Entre les Juifs et la France, c'est une histoire d'amour qui a mal tourné", préfère réciter Robert Badinter. Au final, c'est surtout l'espoir envers un pays dont les Juifs de France attendent beaucoup, malgré les déceptions, qui ressort de ce documentaire souvent poignant, au vrai parti pris.

- "Comme un juif en France", France 3, 1ère partie mardi à 23h05, 2e partie mercredi à 20h50

Du 10 au 14 septembre 2008 , LE MANDAT

lemandatok.jpgLa compagnie l’Omnibus a le plaisir de vous annoncer la reprise de : la comédie "Le Mandat" de Nikolaï Erdman .

Offre : Une place achetée, la seconde est offerte!!

Mise en scène Stéphane Douret

Assistant à la mise en scène : Olivier Fredj

AU THÉÂTRE DE L'ÉPÉE DE BOIS (grande Salle) - dans le cadre du festival "un automne à tisser"

- Mercredi 10 Septembre à 19h00
- Jeudi 11 Septembre à 21h00
- Vendredi 12 Septembre à 21h00

- Samedi 13 Septembre à 21h00
- Dimanche 14 Septembre à 20h00

Durée du spectacle 2h sans entracte
Réservations au 01 48 08 39 74 ou fnac - ou www.epeedebois.com

Avec Claire Nadeau, Gwendal Anglade ,Romain Cottard ou Fred Noaille ,Olivia
Dalric ,Julie Jacovella +,Paul Jeanson ou Benjamin Baclet , Yves Jego , Agnès Ramy ,Antoineclaire autel.jpg Rosenfeld et Françoise Lépine dans le rôle de Tamara

site du festival : http://www.unautomneatisser.com

Interdite jusqu’en 1994 et pratiquement jamais jouée en France, cette comédie politique éclaire, avec un humour acide, les dérives du pouvoir. Comment exister dans une société où l'on n'a plus sa place? Comment vivre lorsqu'on est totalement ignoré, jusque dans ses actions transgressives? Telles sont les interrogations des personnages du Mandat, petits fauteurs de trouble égoïstes et mesquins perdus dans un monde qui n'est plus le leur. Avec un humour salvateur et une lucidité presque prémonitoire, Erdman dénonce toutes les peurs, compromissions, lâchetés et opportunismes qui portent et maintiennent au pouvoir des hommes incapables de l'exercer .

groupemandat.jpgSynopsis

Confinée dans un appartement communautaire avec sa cuisinière et ses deux enfants, une ancienne commerçante ruinée par la révolution, manoeuvre pour marier sa fille au rejeton d'un
ancien tsariste encore riche. Mais celui-ci, persuadé que la présence d'un membre du Parti dans sa famille assurerait ses arrières, exige en dot... un communiste ! Le frère de la jeune fiancée, se trouve donc contraint par sa mère non seulement à s’inscrire au Parti, mais également à se trouver des parents qui puissent confirmer une prétendue origine prolétarienne. De ce point de départ déjà extravagant va naître une infinité de quiproquos et de situations improbables, vécues (ou plutôt subies) par une galerie de personnages étonnants. Les intrigues s’entremêlent, s’enrichissent , s’entrecroisent pour confluer vers un thème central : La faillite tragi-comique d’une grotesque conspiration contre le pouvoir soviétique et pour le rétablissement de l’Empire Russe.

Israël: élection du successeur d'Olmert

JERUSALEM,le 17/09/08 - Quelques 74.000 membres du parti Kadima en Israël étaient appelés mercredi à élire la femme ou l'homme chargé de diriger le pays après la démission promise du Premier ministre Ehud Olmert empêtré dans des affaires de corruption.

Le scrutin s'est ouvert à 07h00 GMT dans 114 bureaux de vote disséminés dans le pays. Les urnes fermeront à 19h00 GMT et le résultat final devrait être publié probablement dans la nuit de mercredi à jeudi.

La favorite, dans la course à la direction du parti centriste au pouvoir est la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, 50 ans, jugée pragmatique sur des dossiers comme le processus de paix et le nucléaire iranien.

Mme Livni, qui se présente comme "Mme Propre", promet de donner un nouveau souffle à un parti frappé par une série de scandales de corruption qui ont affecté sa direction.

Elle dispose de l'appui de l'entourage de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, le fondateur du parti en novembre 2005 et qui gît dans le coma depuis janvier 2006 à la suite d'une attaque cérébrale foudroyante.

Elle affronte le ministre des Transports Shaul Mofaz, 59 ans, qui s'est forgé une réputation d'adepte de la manière forte mais que ses adversaires accusent d'opportunisme compte tenu de ses volte-face passées.

Cet ancien chef d'état-major et ministre de la Défense a axé sa campagne des primaires sur le thème de son expérience en matière de sécurité.

Il prône l'option militaire contre l'Iran, rejette tout compromis avec la Syrie et préconise les liquidations ciblées contre les chefs du mouvement palestinien Hamas.

Les deux candidats ont écarté un accord avec l'Autorité palestinienne avant fin 2008, auquel M. Olmert tente de parvenir.

Mme Livni dispose d'une nette avance selon les sondages, mais dans le passé ces enquêtes d'opinion ce sont trompées concernant des primaires de parti, où le poids des appareils est déterminant.

Or si Mme Livni fait figure aujourd'hui de personnalité la plus populaire du Kadima, M. Mofaz dispose d'un fort soutien de la base et des élus locaux.

Pour être élu au premier tour, le futur chef du Kadima devra dépasser la barre des 40% des suffrages exprimés, faute de quoi un deuxième tour sera organisé le 24 septembre.

Pour ces primaires, les premières depuis la création du Kadima, deux autres candidats sont en lice mais ont peu de chances de faire un bon score: Meïr Shetreet, ministre de l'Intérieur, et Avi Dichter, ministre de la Sécurité intérieure.

Le vainqueur tentera de former un nouveau gouvernement et s'il échoue, devra affronter le chef de l'opposition de droite Benjamin Netanyahu, chef du parti Likoud, donné en tête dans l'ensemble des récents sondages d'opinion.

M. Olmert a d'ores et déjà promis de démissionner dès l'élection de son successeur au Kadima.

Mais cette démission pourrait ne pas être immédiate, vu qu'elle doit être annoncée auparavant en Conseil des ministres, réuni dimanche, puis présentée au chef de l'Etat Shimon Peres qui se rend à New York la semaine prochaine à New York pour la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU.

Selon des analystes, cette démission ne devrait entrer en vigueur qu'après la fin du Nouvel an juif (Rosh Hashanah) le 2 octobre.

M. Olmert restera cependant à la tête d'un cabinet de transition tant qu'un autre gouvernement n'aura pas été formé.

Après sa démission, M. Peres devrait accorder un délai de 42 jours au prochain chef du Kadima pour constituer une majorité parlementaire. En cas d'échec, il pourra confier cette tâche à un autre député pour 28 jours.

Si cette nouvelle tentative échouait, des élections anticipées auraient lieu début 2009. La législature actuelle s'achève normalement fin 2010.

Israël: Olmert démissionne, Livni espère lui succéder

olmert-demissionne.jpgJERUSALEM ,le 22/09/08 - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert, éclaboussé par des affaires de corruption, a démissionné dimanche et ouvert la voie à la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui espère pouvoir lui succéder le plus vite possible.

Si la nouvelle dirigeante du parti centriste Kadima de M. Olmert est la mieux placée pour former un nouveau gouvernement, elle n'a toutefois aucune assurance à ce stade d'obtenir l'appui indispensable d'une majorité de députés.

Ehud Olmert a lui remis sa démission dimanche soir au président Shimon Peres. Par cet acte, il a enclenché officiellement le processus de succession à la tête du gouvernement, qui devient automatiquement de transition.

Un tel gouvernement ne peut être renversé par la Knesset (Parlement) et aucun de ses ministres ne peut le quitter de par la loi.

Le Premier ministre est arrivé discrètement dans la soirée au bâtiment de la Présidence, à Jérusalem, et a remis une brève lettre à M. Peres annonçant que, "conformément à ses engagements, il remettait sa démission", a rapporté la présidence israélienne.

Peu après, le président Peres a lui-même annoncé à la presse la démission de M. Olmert, auquel il a rendu un vibrant hommage pour "son action en faveur du peuple et de l'Etat d'Israël".

Il a souligné qu'il allait consulter "tous les groupes parlementaires pour prendre au plus vite une décision" concernant la désignation d'un successeur possible à M. Olmert, qui doit rester en fonctions d'ici là.

Le président israélien a précisé que ces consultations "marathons" s'achèveraient avant son départ lundi soir pour New York, où il doit représenter Israël à la session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU.

M. Peres dispose de fait de sept jours pour consulter les différents partis représentés à la Knesset et désigner le député le mieux placé, selon lui, pour tenter de former un gouvernement.

Il a commencé dimanche soir par une rencontre avec les représentants du Kadima (29 députés sur 120) qui, sans surprise, ont proposé de confier à Mme Livni la charge de Premier ministre.

Il doit ensuite rencontrer ceux du parti travailliste (19 députés), profondément divisé et qui jusqu'à présent s'est refusé à soutenir la candidature de Tzipi Livni.

Puis le président israélien doit s'entretenir avec les représentants du Likoud (opposition de droite), qui sont contre la candidature Livni et proposent des élections anticipées, et ceux du parti Shass (12 députés).

Le parti ultra-orthodoxe, qui fait partie du gouvernement transitoire et pose des conditions à son soutien à une candidature Livni, réserve sa réponse.

Lundi, M. Peres doit rencontrer les autres formations, en particulier les listes représentatives de la population arabe (10 députés).

Tzipi Livni a succédé à Ehud Olmert à la tête du Kadima lors de primaires organisées mercredi dernier.

En tant que chef du parti au pouvoir, elle a toutes les chances d'être choisie par M. Peres. Dans ce cas, elle disposera de 42 jours pour présenter un gouvernement, faute de quoi des élections anticipées devraient être organisées dans les 90 jours.

La ministre des Affaires étrangères fait face à une possible alliance de deux anciens chefs de gouvernement, Ehud Barak (travailliste), actuel ministre de la Défense, et Benjamin Netanyahu (Likoud), qui se sont rencontrés samedi soir à Tel-Aviv.

Tous deux s'inquiètent de l'arrivée au pouvoir de Mme Livni, qui pourrait au gouvernement renforcer sa popularité, selon les médias.

Les deux hommes se sont déclarés favorables à un gouvernement "d'urgence nationale", a indiqué un communiqué du ministère de la Défense, en allusion à un cabinet qui regrouperait les travaillistes, le Likoud et Kadima.

Ehud Olmert, qui avait succédé à Ariel Sharon en janvier 2006, pourrait pour sa part être inculpé de corruption dans deux affaires ayant précipité sa démission.

Israël: Livni devrait former un cabinet

livni-devrait.jpgLe 22/09/08 - La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni devrait se voir confier lundi soir la tâche de former un nouveau gouvernement au lendemain de la démission du Premier ministre Ehud Olmert.

Au terme de consultations-marathon, le président Shimon Peres devrait charger Mme Livni d'obtenir la confiance de la Knesset (parlement) à un nouveau gouvernement qu'elle a 42 jours pour présenter.

"Je suis convaincu que le président va confier dès ce soir à Mme Livni la tâche de former un gouvernement", a déclaré à la radio le secrétaire général du parti travailliste, Eytan Kabel.

Nouvelle dirigeante du parti centriste Kadima, la plus grande formation de la Knesset avec 29 sièges sur 120, Tzipi Livni est la seule personnalité à pouvoir briguer le poste de Premier ministre dans la présente législature. Mais elle n'a à ce stade aucune assurance d'obtenir une investiture de la chambre unique, compte tenu de la faiblesse de la coalition actuelle et de ses profondes dissensions.

Mme Livni a été élue mercredi lors de primaires à la tête du Kadima pour succéder au Premier ministre Ehud Olmert, soupçonné de corruption.

Le Premier ministre a remis sa démission dimanche au président Shimon Peres qui doit se rendre lundi soir à New York pour représenter Israël à l'assemblée générale annuelle de l'ONU. M. Olmert a ainsi enclenché officiellement le processus de sa succession tout en continuant à diriger un cabinet devenu automatiquement gouvernement de transition.

Dans la course au pouvoir, Mme Livni souffre au départ d'un premier handicap pour n'avoir remporté les primaires qu'à l'arraché, à l'issue d'un scrutin déjà contesté au sein de son parti. Il va lui falloir surmonter aussi les réticences du parti ultra-orthodoxe Shass (12 députés), dont l'appui est indispensable pour obtenir une majorité stable à la Knesset. Or ce parti, dont la base penche fortement à droite, pose des conditions pour continuer de faire partie de la coalition.

Il exige un engagement formel de Mme Livni de s'abstenir de toute négociation sur l'avenir de Jérusalem-est, une question majeure dans tout règlement de paix avec les Palestiniens. Il réclame en outre une hausse substantielle des allocations familiales, ce à quoi Mme Livni et le ministère des Finances sont opposés.

La ministre des Affaires étrangères se trouve par ailleurs confrontée à des manoeuvres compliquées du parti travailliste (19 sièges), principal partenaire du Kadima dans le gouvernement sortant. Le parti s'est abstenu dimanche de soutenir la candidature Livni à la direction du pays, avançant pour la forme celle de son leader Ehud Barak, actuel ministre de la Défense. La loi exige qu'un Premier ministre soit député pour être désigné par le Parlement, ce qui n'est pas le cas de M. Barak.

Mme Livni a rencontré dimanche soir M. Barak pour un entretien qualifié de "positif et sérieux" par les parties. M. Peres a de son côté rencontré dimanche soir les représentants du Kadima qui, sans surprise, ont proposé Mme Livni. Il s'est entretenu ensuite avec ceux du parti travailliste qu'il doit recevoir à nouveau lundi.

Le président Peres a reçu ensuite les représentants du Likoud, l'opposition de droite, qui sont contre la candidature Livni et ont proposé des élections anticipées. Puis il a reçu ceux du Shass qui ont réservé leur réponse à ce stade.

Lundi, M. Peres doit rencontrer les autres formations, en particulier les listes représentatives de la population arabe (10 députés). Si Mme Livni échouait à réunir une majorité, des élections anticipées doivent se tenir dans les 90 jours. Le Likoud dirigé par l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu est donné favori par les sondages.

En attendant un scrutin, M. Olmert continuerait à diriger le gouvernement.

Rwanda: , Pierre Péan accusé de négationnisme

PARIS,le 25/09/08  - L'écrivain-enquêteur français Pierre Péan, poursuivi en justice pour son livre sur le génocide rwandais, a fondu en larmes, mercredi, au deuxième jour de son procès, après qu'un des témoins l'eut comparé à un négationniste.

C'est l'intervention de l'ancien président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), Benjamin Abtan, qui a déstabilisé le prévenu qui depuis mardi répond devant le tribunal de Paris de diffamation et d'incitation à la haine raciale pour son ouvrage sur le Rwanda "Noires fureurs, blancs menteurs", publié en novembre 2005 chez Fayard.

Evoquant des rescapés du génocide rwandais qu'il a rencontrés, M. Abtan a affirmé qu'ils "étaient saisis de peur à l'évocation" du nom de Pierre Péan, "une émotion qui dans les références qui sont les miennes ne peuvent que me rappeler l'effet du nom Faurisson sur les rescapés de la Shoah".

Condamné à de nombreuses reprises par la justice française, le négationniste Robert Faurisson conteste depuis plus de 30 ans la réalité de l'Holocauste.

Ayant tenté de remplacer le mot "tutsi" par "juif" dans l'ouvrage de Pierre Péan, l'ancien président de l'UEJF a avoué mercredi n'avoir pu s'empêcher de faire le lien avec Mein Kampf d'Hitler.

Tout en dénonçant "un amalgame intolérable", Pierre Péan a alors fondu en larmes, tandis que le président Philippe Jean-Draeher a suspendu les débats.

Après la suspension de séance, le défilé des témoins a repris. Après l'ancien ministre de la Coopération, Bernard Debré, c'est l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine qui est venu soutenir Pierre Péan.

"Je ne vois pas ce que vous lui reprochez", a déclaré M. Védrine, stigmatisant "le mauvais procès" fait à l'écrivain. Ces propos sont peut-être "un peu simplistes", mais ne constituent pas "un scandale horrible".

La publication de cet ouvrage de Pierre Péan consacré au génocide rwandais --qui en 1994 a fait selon l'ONU 800.000 morts, essentiellement issus de la minorité tutsie-- avait entraîné en octobre 2006 le dépôt d'une plainte de l'association SOS Racisme.

L'association et le ministère public reprochent à l'écrivain d'affirmer que les Tutsis recourent systématiquement au "mensonge" et à la "dissimulation".

Le procès doit s'achever jeudi soir et la décision être mise en délibéré.