Yohan Souffir

Je m’appelle Yohan Souffir. Passionné, depuis mes années de collège, par la politique internationale et intérieure, je me suis orienté vers le journalisme après une licence de sciences politiques et un master de journalisme.
Je suis actuellement pigiste et souhaite partager mon analyse et mon expertise au sein de la communauté juive.

Les articles de Yohan Souffir

Iran : la coalition américano-israélienne s’élargit, les mollahs menacés d’encerclement

Iran : la coalition américano-israélienne s’élargit, les mollahs menacés d’encerclement

Allemagne, Qatar, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis : qui va rejoindre la coalition américano-israélienne contre le régime des mollahs ?

Le conflit au Proche-Orient a touché pas moins de douze pays, au Moyen-Orient, dans le golfe Persique et en Europe méditerranéenne, poussant les dirigeants de ces États dans leurs retranchements. Certains hésiteraient même à rejoindre les frappes américaines et israéliennes. Bluff ou réelle volonté pour les monarchies du Golfe d’en finir avec ce régime ? Décryptage.

« Il faudrait une grande coalition contre le Hamas, du même type que ce que nous avions fait contre Daech », proposait le président Emmanuel Macron après les massacres du 7 octobre 2023.

Cette déclaration paraît aujourd’hui bien loin. Le président s’est peu à peu éloigné de cette position.

Une chose est sûre : la France participera à des missions de défense, mais pas à des frappes sur le sol iranien, notamment grâce au porte-avions Charles de Gaulle actuellement stationné en Méditerranée. En revanche, la grande coalition souhaitée par Macron en 2023 pourrait finalement voir le jour, car à l’inverse de la France, d’autres pays — y compris en Europe — semblent envisager une implication plus directe.

Le Royaume-Uni a évoqué mercredi 4 mars 2026 « la possibilité de frapper des batteries de missiles iraniennes ». De son côté, Berlin a évoqué plus tôt la possibilité de rejoindre la coalition.

Un pays membre de l’Union européenne en guerre contre l’Iran : une hypothèse incertaine

Les Gardiens de la révolution n’ont pas réellement la capacité d’attaquer directement les pays européens cités plus haut. Même s’ils considèrent certaines actions défensives comme des déclarations de guerre, leurs meilleures armes restent les cellules dormantes de la force Al-Qods, présentes sur le Vieux Continent.

Le risque d’attentats est relevé au niveau maximal en France. Si Berlin hésite, c’est peut-être parce que cette menace est bien présente dans l’esprit des dirigeants. Le gouvernement allemand mène déjà un important travail en interdisant des structures liées au Hezbollah ainsi qu’au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), comme l’association Samidoun.

La possibilité de voir un pays membre de l’Union européenne participer activement aux frappes américaines se précise de jour en jour. Peut-être qu’une fois le régime iranien agonisant, l’armée allemande voudra symboliquement mettre le dernier clou dans le cercueil des mollahs.

Bahreïn attendrait la fin du Ramadan pour se prononcer ?

Membre des accords d’Abraham, le petit État de Bahreïn fut logiquement l’une des premières cibles de l’Iran, car il est également allié des États-Unis.

Cependant, un facteur revient souvent dans les analyses : depuis plus de deux semaines, les musulmans sunnites et chiites sont en pleine période du Ramadan. Une intervention militaire pendant ce mois sacré serait vécue comme une humiliation et une trahison par certains.

Le pays reste toutefois trop faible pour se défendre seul et dépend largement de l’aide américaine. Là aussi, les chances d’une intervention directe en Iran semblent limitées.

Émirats arabes unis et Arabie saoudite : frappes préventives contre les Houthis ?

Après avoir réglé leurs désaccords en décembre dernier sur la guerre au Yémen, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite pourraient soutenir les milices séparatistes anti-houthis dans une offensive terrestre qui renverserait le régime de ces « pirates des mers ».

Cette éventualité avait déjà été évoquée en mars 2025 dans un article du Wall Street Journal.

Encore plus affaiblis par les frappes israéliennes, les Houthis pourraient décider d’attaquer ces deux pays, plus proches géographiquement. Une manière d’atteindre indirectement le régime des mollahs en lui faisant perdre l’un de ses principaux proxys régionaux.

Aujourd’hui, Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, a adressé cet avertissement à Téhéran :
« Évitez toute erreur de calcul. »

Les frappes iraniennes ayant déjà touché des sites pétroliers saoudiens, les lignes rouges semblent franchies et la patience de MBS semble avoir atteint ses limites.

Le Qatar aurait déjà fait cavalier seul ?

Ces informations ont été rapportées par plusieurs médias européens, mais elles restent pour l’instant sans confirmation, ni du côté de l’armée qatarie ni du côté iranien.

Le petit État du Golfe pourrait en effet voir ses usines de dessalement d’eau détruites, ce qui provoquerait rapidement de graves pénuries d’eau. Néanmoins, l’armée qatarie affirme avoir abattu deux avions ayant violé son espace aérien.

Il est donc possible que l’un de ces États décide d’entrer en guerre contre l’Iran. Mais de quelle manière et à quel moment ? Cela reste la grande interrogation.

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Azerbaïdjan : Bakou menace Téhéran, un nouveau front contre l’Iran est-il en train de s’ouvrir ?

Azerbaïdjan : Bakou menace Téhéran, un nouveau front contre l’Iran est-il en train de s’ouvrir ?

L’Azerbaïdjan a-t-il les moyens de riposter à l’Iran ?

Ce jeudi 5 mars 2026, deux drones Shahed iraniens ont atterri sur un aéroport en Azerbaïdjan, faisant plusieurs blessés. À la suite de cet incident, le gouvernement de Bakou a menacé de représailles.

Pays frontalier de l’Iran, réputé autant pour ses montagnes que pour sa fermeté face aux menaces, l’Azerbaïdjan a-t-il réellement les moyens militaires de ses ambitions ? Décryptage.

On l’a appris aujourd’hui, vendredi 6 mars 2026 : l’Azerbaïdjan a rappelé ses diplomates à Téhéran et fermé son consulat à Tabriz, marquant une forte dégradation des relations diplomatiques entre les deux pays. En géopolitique, la rupture des relations diplomatiques constitue souvent l’étape qui précède un conflit ouvert.

Le gouvernement de Bakou n’a pas exclu des représailles si l’attaque est confirmée. Le régime iranien des mollahs nie pour l’instant être à l’origine de l’envoi des drones, qui ont fait plusieurs blessés dans la région autonome du Nakhitchevan, une exclave azerbaïdjanaise située entre l’Azerbaïdjan, l’Iran et l’Arménie. Un aéroport aurait été touché.

À la suite de cet incident, le ministre de la Défense azerbaïdjanais, Zakir Hasanov, a déclaré que son pays « préparait des représailles ». Le régime dirigé d’une main de fer par Ilham Aliyev — parfois surnommé la « version caucasienne de Vladimir Poutine » — a tendance à répondre avec fermeté aux attaques contre son territoire.

Néanmoins, certains analystes évoquent la possibilité d’un coup de bluff diplomatique visant à dissuader de nouvelles attaques. À moins que l’Azerbaïdjan ne devienne le premier pays à rejoindre une coalition américano-israélienne contre l’Iran.

L’Azerbaïdjan, un pays complexe en Asie

L’Azerbaïdjan est un pays du Caucase, souvent considéré comme situé à la frontière entre l’Europe et l’Asie. Ancienne république soviétique, indépendante depuis 1991, il est majoritairement musulman et entouré de reliefs montagneux.

Ses frontières sont régulièrement une source de tensions, notamment dans la région du Haut-Karabakh, longtemps disputée avec l’Arménie.

Plusieurs communautés ethniques vivent dans le pays, notamment des Azéris et des Russes. Bien que la population soit majoritairement chiite, les relations avec l’Iran ont souvent été tendues.

En revanche, Bakou entretient une coopération militaire étroite avec la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan. Ankara a notamment soutenu l’armée azerbaïdjanaise lors de la guerre du Haut-Karabakh contre l’Arménie.

Dans cette région stratégique, Israël considère également l’Azerbaïdjan comme un allié important, notamment en lui fournissant des armes et des technologies militaires.

Un partenaire clé de la Turquie et d’Israël

Le régime de Bakou exporte aussi du pétrole vers Israël, renforçant leurs relations stratégiques.

Certains observateurs évoquent même une possible adhésion de l’Azerbaïdjan aux Accords d’Abraham, ce qui en ferait — après le Kazakhstan — l’un des premiers pays musulmans de l’ex-URSS à rejoindre cette dynamique diplomatique proche d’Israël.

La Turquie, membre de l’OTAN, possède l’une des armées les plus puissantes de l’alliance et constitue un soutien stratégique majeur pour l’Azerbaïdjan.

Par sa position géographique, le pays offre également un poste d’observation stratégique sur la Russie et l’Iran. Une intervention militaire azerbaïdjanaise pourrait donc modifier l’équilibre régional.

Montrer ses muscles : avertissement ou véritable menace ?

Des rumeurs évoquent une possible riposte militaire, mais rien n’a encore été confirmé. Si l’Azerbaïdjan met ses menaces à exécution, il pourrait devenir le premier État à frapper directement l’Iran dans ce contexte de tensions régionales.

Une intervention terrestre n’est pas exclue, compte tenu de la proximité des frontières. De plus, plusieurs millions d’Azéris vivent en Iran, ce qui pourrait accentuer les tensions internes.

La question reste donc l’ampleur des représailles si elles ont lieu. Les Gardiens de la Révolution iraniens pourraient considérer une telle action comme un acte de guerre.

La Turquie ne pourrait probablement pas intervenir directement en raison de son statut au sein de l’OTAN, mais elle pourrait apporter un soutien indirect.

Du côté américano-israélien, certains pourraient voir dans cette crise une opportunité stratégique : celle d’attirer un nouvel allié régional et de pousser les pays encore neutres à choisir un camp.

Seul, l’Azerbaïdjan ne possède pas les capacités militaires nécessaires pour faire vaciller l’Iran, puissance régionale majeure. Mais avec un soutien aérien américain ou israélien, la dynamique militaire pourrait changer rapidement.

Les jours et les heures à venir seront donc scrutés avec attention, alors qu’un nouveau front potentiel pourrait s’ouvrir au Caucase et au Moyen-Orient.

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Commandant Youd : l’ange derrière les ailes des avions de Tsahal

Commandant Youd : l’ange derrière les ailes des avions de Tsahal

Commandant Youd : l’ange derrière les ailes des avions de Tsahal

Dans une guerre, toutes les composantes sont importantes. Un homme se cache derrière les succès de Tsahal, notamment dans cette guerre contre l’Iran. Quelqu’un qui veille sur les avions de chasse comme si c’étaient ses propres enfants et dont vous n’avez probablement jamais entendu parler : nom de code, Commandant Youd.

Dans les guerres, il y a des hommes et des femmes de l’ombre.

Le petit renseignant qui donne des informations n’est pas moins important que le fantassin qui va au combat. Tsahal est une immense chaîne humaine où chaque maillon est important, voire littéralement vital. On l’a observé avec les tatzpitaniyot (les observatrices), qui n’avaient pas été suffisamment écoutées. Aujourd’hui, les succès de l’armée de l’air israélienne sont si impressionnants grâce, entre autres, à un homme dont la rigueur fait toute la différence… au sol.

Une rigueur qui sauve des vies

Revenons sur le parcours du Commandant Youd (son nom de code, puisque son identité ne peut être dévoilée). Israélien druze, il est commandant au sein d’une unité de techniciens de Tsahal. Il incarne à lui seul la rigueur nécessaire : sans lui, les avions ne décolleraient probablement pas et ne pourraient pas mener à bien leurs missions dans un rythme effréné.

Youd ne ménage pas ses efforts. Le risque de défaillance technique existe malheureusement, et ce héros de l’ombre en est parfaitement conscient :
« Nous savons que la moindre défaillance peut avoir des conséquences majeures. »

Malgré ce rythme, depuis samedi, le commandant décrit une atmosphère singulière dans les hangars, coupée des tensions extérieures :
« C’est la concentration et la fraternité. »

En effet, on y voit un Druze donner des ordres à des Juifs israéliens, avec aussi des haredim qui participent de plus en plus à la préparation des avions.

Une minutie exemplaire

Avec l’enchaînement des opérations et les pilotes qui se relaient, le Commandant Youd n’hésite pas à changer lui-même des pièces, à vérifier chaque boulon, à porter une attention minutieuse à chaque fil. Chaque avion qui décolle est pour lui et ses équipes une victoire.

Participer à la victoire

Ces petites mains de l’ombre, comme le Commandant Youd, nous montrent que chacun, à sa manière, peut influer sur la victoire. À sa façon, le patriotisme de ce technicien druze, dont la communauté est fidèle depuis longtemps à l’État d’Israël, force le respect et donne une leçon :

« Nous faisons quelque chose de plus grand que nous. Nous avons le sentiment d’écrire une page d’Histoire avec un grand H. »

Si ce sont les armées qui gagnent les batailles, ce sont les nations qui gagnent les guerres. Et avec des hommes comme le Commandant Youd, la victoire ne peut échapper à la nation d’Israël.

Iran : offensive terrestre kurde en cours – le premier front intérieur qui pourrait faire vaciller Téhéran

Iran : offensive terrestre kurde en cours – le premier front intérieur qui pourrait faire vaciller Téhéran

Offensive terrestre des forces kurdes en Iran en cours (médias américains)

D’après la chaîne américaine Fox News et le site d’information Axios, des milliers de combattants kurdes iraniens basés en Irak auraient franchi la frontière et mèneraient actuellement une offensive terrestre dans le nord-ouest de l’Iran.

Cette opération pourrait être appuyée par des frappes aériennes américaines et israéliennes, ce qui changerait considérablement la donne du conflit.

Si l’information est à prendre avec prudence, c’est parce qu’un démenti a été publié dans la soirée.

Cependant, plusieurs médias arabes font état d’opérations terrestres dans plusieurs bastions du nord de l’Iran, proches de la frontière avec l’Irak. Les frappes israéliennes intervenues dans l’après-midi pourraient s’inscrire dans l’optique d’une préparation à cette manœuvre.

Si l’objectif d’atteindre Téhéran paraît, à l’instant T, encore trop prématuré, il se pourrait que nous assistions au premier véritable “gamme changer” de cette guerre.
En effet, si le régime est perçu comme trop faible, plusieurs pays de la région pourraient voir une opportunité de s’introduire sur le territoire iranien et de défendre leurs propres intérêts stratégiques.

Une intervention militaire orchestrée par les services secrets israéliens et américains ?

La présence d’opérateurs du Mossad et de la (CIA) sur le sol iranien est régulièrement évoquée par certains analystes et ne fais que très peu de doute.

Leur mission serait claire : collecter des renseignements et transmettre à leurs hiérarchies les informations permettant de localiser des cibles clés du régime.

Toutefois, affirmer que l’offensive de cette nuit — ou sa préparation imminente selon certaines sources — serait uniquement le fruit de ces services serait extrêmement réducteur et irrespectueux envers les combattants kurdes. Certes, Israël et les États-Unis ont tout intérêt à soutenir ces forces et peuvent les considérer comme des alliés naturels.

Mais affirmer qu’ils “tirent les ficelles en coulisses” relève d’une analyse quasi complotiste et excessivement simplificatrice, surtout lorsque Washington a publiquement nié armer les groupes kurdes.

Un début d’espoir concret pour le peuple iranien

Si cette incursion terrestre devait voir le jour, c’est parce qu’une « brèche » aurait été ouverte par les opérations américano-israéliennes depuis le samedi 28 février 2026, comme une forme de répétition générale de ce qui pourrait arriver en cas d’affaiblissement majeur du régime.

Les prochains jours pourraient être décisifs quant à la suite du conflit.
En théorie, l’armée régulière devrait se charger d’hypothétiques combats terrestres. Reste à voir si les Gardiens de la Révolution viendront prêter main-forte à leurs homologues, notamment si les groupes kurdes bénéficient d’un appui aérien israélien ou américain.

Le régime de Téhéran pourrait alors perdre quelque chose de bien plus important que du territoire : il pourrait perdre son image de puissance et son autorité intérieure.

Prendre possession de bastions dans le nord-ouest de l’Iran

L’objectif principal des Kurdes serait de conquérir certaines villes stratégiques du nord-ouest de l’Iran — pas nécessairement de renverser immédiatement le régime.

Mais s’ils parvenaient à s’imposer durablement dans ces bastions, il s’agirait de la première défaite territoriale visible du régime.
Car si celui-ci n’est plus capable de protéger la souveraineté nationale de l’Iran, il ne serait même plus en mesure d’accomplir l’une des premières missions d’un État souverain.

Il deviendrait alors un État fragilisé, voire défaillant, propice aux interventions extérieures, aux révoltes internes, voire aux révolutions et à un changement de régime politique.

La nature a horreur du vide : ce proverbe devrait être ancré dans l’esprit de la caste dirigeante qui règne encore — mais peut-être plus pour très longtemps — sur l’ancienne Perse.

Galilée menacée : Tsahal prend l’initiative au Liban avant l’offensive contre le Hezbollah

Galilée menacée : Tsahal prend l’initiative au Liban avant l’offensive contre le Hezbollah

Incursion au sud-Liban : Tsahal étend ses positions dans le pays du Cèdre

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2026, l’armée israélienne a renforcé sa présence au Liban, prenant position dans plusieurs villages dans cette zone, et ce pour protéger les villages du nord et prévenir une invasion sur son sol. Tsahal prend les devants mais reste sur la défensive pour le moment.

Ce matin de Pourim, le réveil fut particulier pour beaucoup d’Israéliens,

notamment ceux qui vivent dans le nord du pays près de la frontière libanaise. En effet, sur ordre du ministre de la Défense Israël Katz, l’armée a appelé des renforts et pris possession de zones supplémentaires au sud-Liban afin de préserver les communautés qui vivent dans cette partie du territoire israélien, qui cette fois-ci n’ont pas été évacuées contrairement à octobre 2023, et pour prévenir un deuxième 7 octobre, scénario envisagé par l’establishment sécuritaire à la fois dans le cadre du programme multi-fronts et de plusieurs exercices menés depuis le cessez-le-feu avec le Hamas.

Sur le front nord uniquement, le scénario se nomme même « plan conquérir la Galilée » selon les termes du Hezbollah, une invasion encore pire que celle du Hamas le 7 octobre. Bien que le groupe n’ait plus les moyens de mettre à mal ce sinistre projet, des informations collectées par les renseignements israéliens montrent que le groupe préparait une attaque contre des soldats, voire des villages. Le gouvernement israélien a donc pris les devants, comme en Syrie après la chute de Bachar el-Assad, faisant reculer de plusieurs kilomètres la Ligne bleue. D’ailleurs, l’armée libanaise, qui était sur ces positions, s’est retirée d’elle-même.

Pas d’opération terrestre pour le moment

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est la différence entre incursion, raid et invasion terrestre. Il ne s’agit que de créer un glacis protecteur, une zone tampon plus profonde en territoire libanais que les cinq collines. Comme l’a rappelé le porte-parole francophone de Tsahal, « il ne s’agit pas d’une manœuvre ». Il n’y a pas de combats à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Cela signifie en revanche que désormais les termes du cessez-le-feu signé entre Israël et le Hezbollah sont caducs, et la guerre reprend ses droits, d’autant que malgré toute la bonne volonté du monde, le gouvernement libanais a échoué dans sa mission de désarmement du groupe chiite, et au vu des derniers développements appelle peut-être même de ses vœux la suite.

Une invasion à grande échelle plus qu’imminente

Avec les tirs revendiqués du Hezbollah sur le centre du pays et sur Tel-Aviv pour la première fois depuis novembre 2024, une certitude s’éclaire : le groupe possède toujours un arsenal sophistiqué et a repris ses productions d’armes au nord du Litani, ce qui signifie que l’offensive israélienne, qui ne fait plus de doute, ne se contentera pas uniquement du sud-Liban comme ce fut le cas pour l’opération « Flèche du Nord », mais pourrait viser l’ensemble du territoire, dans la vallée de la Bekaa par exemple où la milice a retranché la majorité de ses forces non touchées par la dernière confrontation.

Cette fois, les États-Unis pourraient prêter main forte. Les frappes sur les institutions du Hezbollah (la chaîne de télévision Al-Manar et la banque Hichet el Fam), ainsi que les éliminations ciblées (Hussian Malkad et Raza Kalmi), sont des préparatifs à ce passage du défensif à l’offensif, qui devrait intervenir dans les prochains jours. Preuve en est : la présence à la frontière est cette fois renforcée.

Seule question : combien de temps durera cette nouvelle guerre ? On apprend que les combats au Liban pourraient durer même après la chute du régime des mollahs en Iran, et cela risque de mettre à mal les nerfs de la population civile israélienne, qui encore une fois fait preuve d’une résilience d’un peuple « roi lion ».

Site nucléaire d’Ispahan endommagé : la signature du Mossad derrière l’incendie ?

Site nucléaire d’Ispahan endommagé : la signature du Mossad derrière l’incendie ?

Site nucléaire d’Ispahan endommagé : le Mossad et Tsahal derrière ?

Lundi 2 mars 2026, un incendie a été signalé près du site nucléaire d’Ispahan. Les dommages ont été confirmés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Pour l’instant, aucune revendication, ni israélienne ni américaine, n’est parvenue. On peut légitimement se demander s’il ne s’agit pas de la signature du Mossad, d’autant que, d’après des médias arabes, il y aurait eu du mouvement cette nuit.

D’après le média saoudien Al Arabiya, le Mossad, accompagné d’unités d’élite de Tsahal, aurait mené des opérations sur le territoire iranien. À l’heure actuelle, personne ne confirme cette information, dont seule la chaîne de télévision dispose et qui a été reprise par certains médias israéliens, notamment le quotidien Maariv, sans en connaître les détails ni la véracité de cette éventuelle manœuvre militaire de Tsahal.

On peut supposer que les services extérieurs du Mossad possèdent non seulement des informateurs au sein même des Gardiens de la Révolution, très haut placés comme Esmail Qaani, chef de la Force Al-Qods chargée des opérations extérieures, mais surtout des agents israéliens sur place qui opèrent depuis le début de l’opération « Rugissement du Lion ».

Un sabotage des installations nucléaires ?

Encore une fois, sans tirer de conclusion hâtive ni échafauder de scénario définitif, il est possible que des agents du Mossad préparent le terrain en amont de frappes américano-israéliennes sur les sites d’installations nucléaires. Si des soldats peuvent poser un détonateur, pénétrer dans un bâtiment et faire exploser ces infrastructures de l’intérieur, le Mossad peut déjà préparer le terrain.

En effet, plusieurs jours avant l’escalade, des explosions ont déjà eu lieu dans plusieurs sites clés, notamment à Téhéran. Le régime ne connaît peut-être pas lui-même le niveau d’infiltration de ses structures. Des opérateurs sur place mènent probablement des missions extrêmement complexes. Les incidents d’hier ne sont sans doute pas un accident : c’est, à ce stade, la seule affirmation que l’on puisse avancer. Les prochaines heures seront, une fois encore, décisives.

Des commandos pour organiser la révolution et coordonner les combats contre les Bassidji ?

Lors de la dernière opération, en juin dernier, le chef d’état-major de Tsahal, le général Eyal Zamir, avait reconnu que des forces terrestres avaient opéré en Iran et au Yémen, sans préciser leurs missions.

L’hypothèse de soldats israéliens, notamment des commandos de la Sayeret Matkal, est évoquée. Selon Raphaël Jerusalmy, ancien officier de renseignement de l’Unité 8200, « une révolution ne pourra pas se faire sans aide extérieure ».

Les forces de Tsahal — éventuellement rejointes par des Marines américains — pourraient porter main forte, fournir des armes, coordonner les contestataires en formation et indiquer les principaux sites du pouvoir à prendre en priorité. Toujours selon l’expert, « les bombardements sur les site de radiocommunications du régime est les QG des gardains de la révolution  sont très efficaces, mais ils sont inutiles s’ils ne sont pas suivis d’effets au sol ».

En dernier recours, l’armée israélienne pourrait se joindre aux combats contre les Bassidji, la milice du régime. Il s’agirait de préparatifs de longue date et d’une application sur un temps long. Tsahal a communiqué ce jour de Pourim qu’elle « se prépare à une campagne qui pourrait durer au moins jusqu’à Pessa’h », soit environ un mois. De quoi tempérer les ardeurs de ceux qui pensent que l’opération sera terminée dès lundi prochain.

La victoire totale, cette fois-ci, ne serait donc pas immédiate, mais s’inscrirait dans la durée.

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USA : Pete Hegseth secrétaire d'état de la guerre ouvre la porte à une intervention terrestre en Iran

USA : Pete Hegseth secrétaire d'état de la guerre ouvre la porte à une intervention terrestre en Iran

Envoi de troupes américaines au sol : Pete Hegseth ne nie pas l’éventualité d’une opération terrestre en Iran

Alors que la marine américaine vient de perdre son quatrième soldat depuis le début de l’opération « Epic Fury », le Pentagone laisse planer le doute quant à l’envoi de troupes terrestres.
Dans un message ambigu, le secrétaire d’État à la Guerre, Pete Hegseth, ne nie pas cette option sans pour autant l’affirmer
.

« Il n’y a pas de soldats américains en Iran actuellement, mais cela peut changer. Exclure publiquement cette option donnerait des informations à l’ennemi. »

Quatre soldats de l’US Marine ont déjà péri dans des combats maritimes contre les Gardiens de la Révolution. Si Donald Trump avait promis de ne pas déclencher de nouvelles guerres durant son mandat, il est aujourd’hui accusé de raviver les traumatismes du Moyen-Orient dans l’opinion américaine.

L’opinion publique américaine, démocrate comme républicaine, pourrait difficilement accepter un enlisement militaire dans un conflit lointain où les intérêts stratégiques des États-Unis ne sont pas clairement perçus.

Une option sur la table depuis longtemps

Selon le New York Times, une incursion terrestre aurait déjà été évoquée en février dernier. Donald Trump aurait demandé à ses généraux des plans décisifs contre le régime iranien, sans qu’une décision officielle ne soit annoncée.

Le président parle désormais d’un conflit pouvant « durer quatre à six semaines, voire plus », évoquant « le grand coup » à venir. L’offensive américaine ne serait donc qu’à son introduction.

Une pilule difficile à avaler pour l’Américain moyen

Les électeurs de base du président ne recherchent ni grandeur militaire ni exploits guerriers. L’embrasement régional, la possible fermeture du détroit d’Ormuz, et les tensions sur les marchés pétroliers du Moyen-Orient pourraient peser lourdement sur le moral et le portefeuille du contribuable.

À l’approche des midterms, des manifestations et un mécontentement croissant ne sont pas à exclure. Les images de pilotes s’éjectant au-dessus du Koweït ne suscitent, pour l’instant, aucun élan patriotique.

Un discours stratégique dans les médias

L’administration Trump met en avant la menace de missiles iraniens capables de viser l’Europe et les États-Unis, présentant le conflit comme un danger quasi existentiel.

Pete Hegseth évoque un régime appelant à « la mort de l’Amérique ». Marco Rubio parle d’un Iran affaibli mais dangereux pour la région.

Les communicants de Washington devront convaincre du bien-fondé d’une guerre de longue durée et d’un éventuel déploiement de troupes au sol. Une opération terrestre viserait notamment les infrastructures nucléaires enfouies, malgré l’usage récent de bombes anti-bunker.

La question centrale demeure : quel est l’objectif stratégique réel de cette manœuvre, et le président de la Maison-Blanche est-il certain de sa décision ?

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Hezbollah décapité : Tsahal élimine le chef du renseignement en pleine entrée en guerre

Hezbollah décapité : Tsahal élimine le chef du renseignement en pleine entrée en guerre

Élimination ciblée : Tsahal confirme avoir tué Hussein Malkit, chef du renseignement du Hezbollah

Suite à la revendication du Hezbollah annonçant hier soir son entrée officielle dans le conflit, Tsahal (armée israélienne) a immédiatement déclenché une série d’éliminations ciblées, menées dès la nuit avec une précision stratégique assumée. La première cible majeure : le responsable du renseignement du mouvement chiite.

Une escalade majeure dans la nuit du 1er au 2 mars 2026

Dans la nuit du 1er au 2 mars 2026, la guerre au Moyen-Orient a pris une tournure encore plus dramatique. Le Hezbollah, allié de la République islamique d’Iran, est officiellement entré dans le conflit, considérant la disparition du Guide suprême Ali Khamenei comme une ligne rouge absolue.

Cette intervention était largement anticipée par les services israéliens. Selon plusieurs sources sécuritaires, Tsahal disposait déjà d’une banque de cibles préétablie, prête à être activée en cas d’escalade officielle.

Après avoir frappé plusieurs positions stratégiques au Liban, l’aviation israélienne aurait éliminé Hussein Malkit, présenté comme le chef du renseignement du Hezbollah, lors d’une frappe visant son fief de Beyrouth, dans le secteur de Dahiyeh.

Cette opération envoie un message clair : Israël ne laissera plus aucune marge de manœuvre à l’appareil militaire du Hezbollah. Bien que les actions du mouvement soient officiellement déclarées illégales par le gouvernement libanais, ce dernier semble ne pas disposer des moyens nécessaires pour contenir son arsenal ni ses décisions stratégiques.

Une pièce maîtresse qui tombe

Après l’attaque des bipeurs et talkies-walkies en septembre 2024, puis l’élimination de l’ancien secrétaire général Hassan Nasrallah, le Hezbollah avait engagé une vaste restructuration interne.

Le mouvement, convaincu d’être profondément infiltré par le Mossad, avait entrepris un remaniement de son dispositif sécuritaire et nommé des cadres expérimentés et réputés loyaux.

Dans ce nouveau dispositif mis en place depuis novembre 2024, Hussein Malkit occupait un rôle central :

  • Supervision du contre-espionnage
  • Formation de futurs agents
  • Collecte et analyse du renseignement
  • Protection des nouvelles infrastructures sécuritaires

Sa disparition représente donc une perte stratégique majeure, difficilement remplaçable à court terme.

Vers un retour de la paranoïa au sein de l’appareil politique du Hezbollah ?

Des informations non confirmées évoquent également une possible élimination ciblée de Mohammad Raad ce lundi 2 mars 2026 au matin. Si cela venait à se confirmer, le Hezbollah aurait perdu en moins de 24 heures :

  • L’un de ses cadres politiques les plus expérimentés en la personne de Raad
  • Un potentiel successeur au secrétaire général Naim Qassem
  • L’une de ces pièces maitresse ( Hussain malkit )

Une telle série de frappes pourrait provoquer un climat de suspicion et de paranoïa interne, fragilisant davantage la structure déjà éprouvée du mouvement chiite.

À moins d’un changement stratégique majeur — voire d’un dépôt des armes — les principaux dirigeants restants pourraient désormais figurer parmi les prochaines cibles. Sans être prophètes le hezbollah à surement signer son arrêt de mort en ce mois d’adar/ mars

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Dahieh en flammes : Tsahal vise Mohamed Raad, le Hezbollah entre dans sa phase terminale

Dahieh en flammes : Tsahal vise Mohamed Raad, le Hezbollah entre dans sa phase terminale

Frappes sur la Dahieh : Mohamed Raad visé

Suite à l’entrée en guerre officielle du Hezbollah, Tsahal a décidé de passer à l’offensive et de frapper très fort en attaquant le Liban sur l’ensemble du territoire, dans plusieurs régions, tout en reprenant, dès ce matin, les éliminations ciblées.

Le Hezbollah a assuré le service minimum, mais en paie déjà le prix. Il a visé le nord d’Israël dans la nuit du 1er au 2 mars 2026. La riposte de l’armée israélienne ne s’est pas fait attendre et, pour la première fois depuis novembre 2024, le front nord est officiellement rouvert. Le groupe chiite a cependant probablement signé son arrêt de mort, car Israël dispose désormais du prétexte pour désarmer complètement le mouvement.

Les éliminations ciblées repartent de plus belle

Conséquence directe : l’armée est officiellement entrée en guerre. Même si l’on ne connaît pas encore le nom de l’opération, elle semble s’inscrire dans le même modèle que l’opération « Flèche du Nord », à savoir des frappes puissantes en plusieurs vagues contre les infrastructures, combinées à des éliminations ciblées de hauts responsables du Hezbollah se terrant dans le quartier de la Dahieh, à Beyrouth.

Dès ce matin, une frappe a eu lieu. Pour l’heure, l’identité de la cible n’est pas confirmée. Plusieurs médias, dont la chaîne saoudienne Al Arabiya, estiment qu’il pourrait s’agir de Mohamed Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah et secrétaire général adjoint (numéro deux de la branche politique). Si cela est confirmé, cela signifierait qu’il ne peut plus y avoir de retour en arrière possible.

Mohamed Raad, un visage consensuel à l’étranger

Car l’homme n’était pas qu’un « simple dirigeant ». Élu au Parlement libanais, il devait remettre son siège en jeu lors du scrutin de mai. Il organisait la vie parlementaire sans prendre part officiellement aux actions armées du groupe.

Sa tenue, toujours soignée, contrastait avec l’image traditionnelle du mouvement : barbe taillée, absence de turban (contrairement à la tradition chiite), costume occidental. L’homme a même rencontré Jean-Yves Le Drian, envoyé spécial du président Emmanuel Macron, le jour de l’élection du président du Liban, le 9 janvier 2024.

Raad avait réussi à instaurer une forme de « respectabilité », réalisant l’exploit d’introduire dans certains cercles occidentaux une distinction entre « branche armée » et « branche politique ». Pourtant, il a appelé à plusieurs reprises à la destruction d’Israël, notamment dans ses discours en arabe, loin du ton plus policé adopté à l’international.

Son élimination ciblée, si elle est confirmée, marquerait la volonté de Tsahal d’en finir avec la direction du Hezbollah. Le ministre de la Défense Israel Katz a d’ailleurs menacé le chef du mouvement, Naïm Qassem, le qualifiant de « cible ».

Il n’y aurait donc plus de retour en arrière possible. Le Hezbollah vivrait ses dernières heures. Reste désormais à connaître la position exacte de la diplomatie française, le ministre des affaires étranger jean noël barrot ayant décrit comme une « erurre les tirs de roquette et de drone du Hezbollah » .  appelant à un   cessez   le feu immédiate  « entre Israël l’Iran et le Hezbollah » au vu de la situation on peut comprendre la France ne condamne pas clairement le groupe chiite

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Guerre Iran : Le Hezbollah devient le premier proxy à entrer en guerre aux côtés de l’Iran

Guerre Iran : Le Hezbollah devient le premier proxy à entrer en guerre aux côtés de l’Iran

Le Hezbollah devient le premier proxy à entrer en guerre aux côtés de l’Iran

Comme attendu, la milice chiite libanaise est officiellement entrée en guerre en lançant des drones et des missiles contre la ville de Haïfa et la Galilée, entrant un peu plus dans une escalade régionale de plus en plus incontrôlable.

Le gouvernement israélien avait pourtant prévenu ses homologues libanais qu’en cas d’intervention du Hezbollah, il viserait des sites civils et militaires, ce qui briserait tout effort de normalisation et entraînerait le pays du Cèdre dans un chaos encore plus profond.

Aux alentours d’une heure du matin (heure israélienne), après un déluge de missiles balistiques iraniens visant le plateau du Golan et la région de la mer Morte, des roquettes de courte portée ainsi que des drones en provenance du Liban ont été détectés par Tsahal, une première depuis novembre 2024.

Le groupe dirigé par Naïm Qassem n’a pas revendiqué l’attaque, bien que la chaîne Al-Manar ait évoqué des missiles et drones provenant d’Iran. Il ne fait toutefois guère de doute que l’organisation libanaise est à l’origine de cette salve.

Vers un retour des éliminations ciblées 

Tsahal avait anticipé qu’une élimination d’Ali Khamenei constituerait une ligne rouge pour le Hezbollah, déjà sous influence des Gardiens de la Révolution.

L’armée israélienne pourrait lancer des frappes massives sur 120 cibles à travers le pays, suivies d’éliminations ciblées des derniers dirigeants du groupe, à l’image de l’opération Flèche du Nord.

Le niveau de préparation militaire et de renseignement serait déjà avancé au sein de l’establishment sécuritaire israélien.

L’ambiguïté du Hezbollah

Tous les signaux indiquent une possible ambiguïté stratégique du Hezbollah.

En ne revendiquant pas clairement l’attaque, le groupe semble vouloir éviter une guerre ouverte impliquant directement l’Iran. La branche politique, engagée dans les élections de mai, fait face à une impopularité croissante, y compris chez les chiites libanais.

En réagissant, y compris après l’élimination ciblée d’Hayatem Ali Tabatabaï, le « parti de Dieu » entend violer le cessez-le-feu sur le terrain tout en laissant Israël l’attaquer pour se donner le beau rôle.

Pris en étau, le groupe ne peut ni désobéir totalement  a son maitre ni s’engager frontalement dans un conflit ouvert.

Une opération terrestre inévitable ?

Si elle n’est pas encore officiellement envisagée, plusieurs informations indiquent que, depuis novembre, un plan inclurait une invasion du Sud-Liban ainsi qu’une incursion terrestre allant jusqu’au fleuve Litani afin de se débarrasser complètement des infrastructures restantes du Hezbollah.

Néanmoins, aucun scénario n’est à exclure. Si le régime des mollahs venait à tomber ou si le groupe décidait finalement de déposer les armes, cette opération deviendrait inutile et permettrait de préserver la vie de nombreux soldats.

En revanche, si la situation ne redevient pas un minimum contrôlable et que le camp d’en face pousse la surenchère régionale jusqu’à mettre toute la région à feu et à sang — dans une logique de « après eux le déluge » — il faudra alors envisager l’inévitable.

Ce que l’armée libanaise n’a pas réussi à accomplir, Tsahal devra peut-être s’en charger.

Pour le moment, la République islamique d’Iran chercherait à entraîner les pays du Golfe ainsi qu’une partie de l’Europe dans une chute qui semble de plus en plus inévitable, chaque minute un peu plus depuis ces derniers jours.

Il semblait presque inéluctable que son plus fidèle allié, présenté comme le « joyau de la couronne », financé à hauteur de plusieurs milliards de dollars ces dernières années, finisse par la rejoindre dans ce qui est présenté comme une « bataille finale ».

La question centrale n’est donc pas de savoir si le Hezbollah aidera l’Iran, mais bien jusqu’où il est prêt à aller.

Les heures à venir donneront un premier élément de réponse.

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