Yohan Souffir

Je m’appelle Yohan Souffir. Passionné, depuis mes années de collège, par la politique internationale et intérieure, je me suis orienté vers le journalisme après une licence de sciences politiques et un master de journalisme.
Je suis actuellement pigiste et souhaite partager mon analyse et mon expertise au sein de la communauté juive.

Les articles de Yohan Souffir

Israël–Liban : négocier sous les bombes face au Hezbollah, le pari à haut risque de Washington

Israël–Liban : négocier sous les bombes face au Hezbollah, le pari à haut risque de Washington

Des négociations historiques entre Israël et le Liban s’ouvrent ce soir sur fond de guerre avec le Hezbollah

Ce mardi 14 avril 2026, jour de Yom HaShoah, est à marquer d’une pierre blanche, car des négociations officielles entre Israël et le Liban s’ouvrent aujourd’hui à Washington, en parallèle des combats au sud du Liban. De nombreux attentats ont lieu, ainsi que des obstacles importants qui attendent les négociateurs.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les négociations qui s’ouvrent ce soir ne sont pas en odeur de sainteté au sein du Hezbollah. Son secrétaire général, Naïm Qassem, a demandé au gouvernement de Beyrouth d’annuler les négociations, les qualifiant de « trahison ». Le mouvement conserve pourtant une participation au sein du gouvernement.

Sous le parrainage américain, ces pourparlers directs entre Jérusalem et Beyrouth sont historiques : c’est la première fois depuis des décennies, depuis 1983, que de telles discussions ont lieu. Si la paix est encore loin, il est question d’un cessez-le-feu préalable.

Marco Rubio sera présent ce soir. Israël sera représenté par Yechiel Leiter, son ambassadeur aux États-Unis, et le Liban par son homologue Nadia Mouawad. Pour le moment, Tsahal a suspendu ses frappes sur Dahiyeh, la banlieue sud de Beyrouth, pour donner une chance à un accord, mais les obstacles semblent nombreux.

Les points de désaccord

Les gouvernements du Liban et d’Israël ont tous deux intérêt à se débarrasser du Hezbollah. Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Sa’ar, a d’ailleurs déclaré : « Nous n’avons aucun différend majeur avec le Liban, le problème, c’est le Hezbollah. »

Mais selon les observateurs, les points de blocage sont importants. Beyrouth souhaite un arrêt des hostilités, tandis que Jérusalem veut continuer à négocier sous le feu.

La question du Hezbollah est centrale. Un plan de désarmement était censé entrer en vigueur en novembre 2024, mais ce fut un échec complet, obligeant à revenir quasiment à zéro dans le sud du Liban.

Israël demandera sans doute des garanties plus solides, ainsi que le maintien d’une zone tampon au-delà du Litani, afin de s’assurer que la milice chiite ne représente plus une menace.

D’ailleurs, l’opération au Liban porte désormais un nom : « Sécurité éternelle ».

Les différents scénarios qui se profilent

Plusieurs scénarios sont possibles, mais aucune des deux parties n’a l’intention de quitter les discussions dès ce soir.

Le gouvernement libanais pourrait renvoyer les ministres du Hezbollah, déclarer son activité politique illégale et se débarrasser de l’ambassadeur iranien à Beyrouth. En contrepartie, les Libanais pourraient exiger un arrêt définitif des combats et un retrait des territoires conquis.

Cependant, il est possible que le pouvoir en place n’ait pas cette marge de manœuvre, le spectre d’une guerre civile étant trop préoccupant.

De son côté, Israël pourrait exiger des concessions territoriales douloureuses pour le Liban afin d’assurer sa sécurité et celle des habitants du nord de la Galilée.

Même affaibli, le Hezbollah conserve un pouvoir de nuisance important sur la société libanaise. En réalité, c’est aussi Tsahal qui contribue à transformer profondément le pays du Cèdre.

L’équation est donc extrêmement complexe pour parvenir à un accord viable, capable d’empêcher un retour des combats à court terme.

Début de réponse ce soir, heure de Washington.

Le Hamas refuse de désarmer et se prépare à une reprise des combats

Le Hamas refuse de désarmer et se prépare à une reprise des combats

Le Hamas refuse de désarmer et se prépare à une reprise des combats

Avant-hier, dimanche 13 avril 2026, lors d’une réunion au Caire, le Hamas aurait confirmé sa volonté de ne pas désarmer et donc de ne pas passer à la deuxième phase du plan, qui en comporte 21. De surcroît, le groupe aurait déjà commencé son réarmement de façon active.

Une réunion a effectivement eu lieu au Caire, réunissant le Hamas et les médiateurs, censée accélérer la poursuite du cessez-le-feu avec Israël. Au contraire, le groupe aurait clairement fait part, une fois de plus, de son refus de désarmer. Pire, il se préparerait dans l’ombre à reprendre les combats contre Israël.

Pour ce faire, il disposerait d’un plan extrêmement bien structuré. Toutefois, sachant qu’un cessez-le-feu reste possible au Liban et que les hostilités avec l’Iran n’ont pas repris, Tsahal pourrait lancer une frappe préventive contre la bande de Gaza.

Un réarmement et un recrutement qui fonctionnent

Si les éliminations ciblées ont quasiment décapité les brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas (les frères Sinwar, Mohammed Deif, etc.), il resterait un survivant : Ezzedine al-Haddad, le dernier chef de la brigade de Gaza et du secteur nord, actuellement à la tête de cette branche militaire.

Il serait le dernier dirigeant expérimenté issu de la génération fondatrice. Négociant même en hébreu, il serait « plus pragmatique » et rappellerait le profil de Yahya Sinwar : quelqu’un de patient, qui prend son temps.

Son recrutement fonctionnerait, et le Hamas recruterait par milliers dans l’ombre. Le groupe aurait déjà reconstitué des brigades, repris la réparation des tunnels endommagés, ainsi que la production de roquettes et de missiles de courte portée.

Les milices anti-groupes islamistes soutenues par Israël ont échoué, et l’état-major militaire serait prêt à conquérir le reste de la bande de Gaza encore hors de son contrôle.

De plus, il n’y aurait plus aucun otage israélien dans le territoire, ce qui enlèverait une immense contrainte pour les combattants.

La stratégie du Hamas pour obliger Tsahal à reprendre les combats

Depuis octobre 2025, des terroristes tenteraient de kidnapper des soldats israéliens présents sur la « ligne jaune ». Il s’agit d’une technique classique, mais pour le moment peu concluante.

Ensuite, des drones seraient utilisés pour livrer des armes depuis l’Égypte, problème pris très au sérieux puisqu’une brigade entière aurait été dédiée à la lutte contre la contrebande à la frontière.

Enfin, il y aurait des provocations et des violations répétées du cessez-le-feu, régulièrement sanctionnées par l’armée israélienne (comme avec l’élimination, le 25 décembre dernier, de Raed Saad, commandant opérationnel et architecte du « mur de Jéricho »).

La dynamique actuelle arriverait à son terme, puisque les groupes terroristes devraient remettre leurs armes dans un délai de huit mois.

Si l’optimisme prédomine du côté américain, certains semblent oublier que la région est souvent extrêmement dure avec la naïveté. Sans tomber dans l’irrédentisme ou le pessimisme, beaucoup redoutent un nouveau cycle d’affrontements tous les six à huit mois.

Le cas du sud-Liban devrait servir d’exemple quant à la difficulté de désarmer un groupe terroriste avec une force extérieure. L’État d’Israël ne peut, lui, se permettre de déléguer sa sécurité.

Guerre en Iran : La bataille du détroit d’Ormuz a commencé

Les mines iraniennes dans le détroit d'Ormuz

Le blocage maritime du détroit d’Ormuz aurait déjà commencé

Suite à l’échec des négociations américano-iraniennes à Islamabad, la patience de Donald Trump a été mise à rude épreuve. Ainsi que la fierté et la crédibilité de son équipe de négociation, humiliant l’administration américaine, qui aurait décidé le blocage maritime du fameux détroit d’Ormuz et envisagerait la reprise de frappes limitées sur l’Iran.

Comme un air de déjà-vu

L’armée israélienne est en alerte maximale, les négociations patinent sur le nucléaire, et Trump envisage officiellement des « frappes limitées contre le régime iranien ».
Si ce scénario vous rappelle quelque chose, c’est normal : c’est celui en vigueur tout le mois de février, à un détail près.
Cette fois, les États-Unis souhaitent mettre la pression pour forcer les mollahs à revenir à la table des négociations avant une reprise imminente des combats.

Une carte dans la manche de l’armée américaine : le blocage maritime du détroit d’Ormuz, qui aurait déjà commencé à 18h10 (heure de Paris).

Tout sauf un coup de bluff

Donald Trump a horreur qu’on le prenne pour un imbécile et a répété à plusieurs reprises que
« l’Iran n’aurait pas d’arme nucléaire ». Les négociateurs iraniens ayant affirmé « qu’ils n’abandonneraient jamais l’enrichissement d’uranium », le président prend les devants et répète qu’il fera tout pour empêcher cela d’arriver.

On peut reprocher bien des choses à l’ex-magnat de l’immobilier, mais pour lui, l’honneur est extrêmement important, et il tient ses promesses.

Alors qu’en cette nuit de Yom HaShoah tout le monde retient son souffle en Israël, l’armée la plus puissante du monde est en train de créer un passage sécurisé pour les navires et assure que ceux de la marine des Gardiens de la révolution seront attaqués et détruits.

Une manière aussi de rassurer les marchés, les armateurs, les compagnies privées de navigation et les assureurs.

Les opérations de déminage auraient même déjà commencé depuis dimanche 12 avril (avec l’aide de drones sous-marins), une façon de laisser une seconde — et dernière — chance, et de ne plus permettre aux pasdarans d’utiliser le détroit d’Ormuz comme moyen de pression.

« Ils ne l’ont toujours pas débloqué alors que l’accord le prévoyait », rappelle Trump, évoquant encore une promesse non tenue.

Les moyens de mettre en œuvre ce blocus

Si les Gardiens de la révolution n’ont clairement pas les moyens de mener à bien leurs projets, la seule armée capable militairement de réaliser un tel blocage est bien la marine américaine, de l’avis quasi unanime des observateurs, avec ses destroyers et ses porte-avions déployés dans la région.

Il reste donc très peu de temps. Les négociations ne sont que suspendues, et le blocus en cours devrait s’intensifier et porter ses fruits dans les prochaines heures, au plus tard dans les prochains jours.

La marine iranienne ne pouvant remporter cette confrontation navale, il faudra prendre une décision du côté de Téhéran : abandonner tout ce qui a été construit (le soutien aux proxies, le programme balistique et l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires) durant plus de 40 ans par les négociations, ou reprendre les combats.

Le temps s’écoule, et la bataille du détroit d’Ormuz a commencé.

Tsahal commence l’assaut final sur le fief du Hezbollah au sud-Liban

Tsahal commence l’assaut final sur le fief du Hezbollah au sud-Liban

Tsahal termine l’encerclement de Bint Jbeil et commence l’assaut final sur le fief du Hezbollah au sud-Liban

Ce lundi 13 avril 2026, l’armée israélienne annonce avoir terminé l’encerclement de la ville de Bint Jbeil et aurait commencé l’assaut sur cette ville, considérée comme la capitale du Hezbollah au sud-Liban, avec déjà des résultats faisant état de violents combats à venir.

Un premier tournant dans l’opération terrestre au sud-Liban après presque un mois depuis son lancement. Après avoir rapidement capturé plusieurs villages où les combats se poursuivent, et éliminé plus de 200 cellules terroristes liées au Hezbollah qui avaient pris le contrôle de villages chrétiens, le plus dur commence désormais. Le gros des combats se concentre sur les villes, et surtout sur les bastions du Hezbollah comme Tyr et Bint Jbeil, fief de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

L’armée israélienne a annoncé ce lundi 13 avril au matin l’achèvement de l’encerclement de cette ville et le début de l’assaut, affirmant avoir éliminé plus de 130 combattants, dont une majorité appartenant à la force Radwan (unité d’élite du Hezbollah).

Le symbole de Bint Jbeil

Tsahal a annoncé avoir pris le stade, lieu d’un discours de Hassan Nasrallah en 2000 après le retrait israélien. Bint Jbeil est un symbole historique : elle n’avait jamais été prise, y compris lors de la dernière offensive en 2024, et encore moins en 2006.

L’armée commence enfin à communiquer sur ses combats terrestres au sud-Liban, sur un modèle similaire à celui de la bande de Gaza. À mesure que les combats évoluent, ils commencent à prendre une forme comparable. Le chef d’état-major, Eyal Zamir, a d’ailleurs précisé hier, dimanche 12 avril, que « le front principal était désormais au Liban », preuve que malgré les négociations en cours avec le gouvernement de Beyrouth, la guerre est loin d’être terminée. La conquête en cours de Bint Jbeil en est un exemple.

Un bastion stratégique également

Au-delà de sa portée symbolique, Bint Jbeil revêt une importance stratégique majeure, voire décisive, pour la conquête du sud-Liban. La ville abrite des réseaux souterrains et des tunnels que Tsahal a déjà commencé à détruire.

C’est probablement dans cette commune que le Hezbollah cache une grande partie de ce qui reste de son arsenal dans la région. Sa perte constituerait un revers potentiellement irréversible pour le groupe (sauf en cas de négociations imposant un retrait des troupes israéliennes).

Dans le cas contraire, le coup porté au Hezbollah serait majeur et pourrait permettre un retour au calme dans le nord du pays. Toutefois, les combats devraient encore être longs et particulièrement difficiles, comme à Khan Younès.

Il reste encore plusieurs zones à traiter, notamment des villes comme Tyr ou des camps de réfugiés palestiniens comme Saïda, considérés comme des bastions du Hamas et du Jihad islamique palestinien au sud-Liban.

Enfin, le volet politique reste également une cible, avec des figures importantes encore en place. Le temps reste un facteur déterminant pour Tsahal.

Il s’agit d’un tournant important (« game changer ») qui se déroule actuellement sous nos yeux.

Hongrie : la défaite de Viktor Orbán est-elle une si mauvaise nouvelle pour Israël ?

Hongrie : la défaite de Viktor Orbán est-elle une si mauvaise nouvelle pour Israël ?

Résultat des élections législatives en Hongrie : la défaite de Viktor Orbán est-elle une si mauvaise nouvelle pour Israël ?

Ce dimanche 12 avril ont eu lieu les élections législatives en Hongrie, qui ont conduit à la fin du règne de 16 ans de Viktor Orbán, allié d’Israël au sein de l’Union européenne, ouvrant une période d’incertitude quant à la politique étrangère de son successeur, Péter Magyar, que l’on dit plus proche des idéaux de Bruxelles.

Aux alentours de 21h29 à Budapest, Viktor Orbán concède officiellement « sa douloureuse défaite ». À 60 % des bulletins dépouillés, son parti, le Fidesz, est clairement perdant avec 41 %, tandis que le parti Tisza de son adversaire et ancien collaborateur Péter Magyar atteint 52 %.
Une large défaite sans doute due à l’usure du pouvoir, après 16 ans de règne sans partage sur la Hongrie.

Une nouvelle jeunesse, désireuse de changement, a balayé le système instauré par Orbán au fil de ses mandats. Mais quid de la politique internationale et des relations Budapest-Jérusalem, jusqu’ici au beau fixe ?

Un nouveau Premier ministre vraiment anti-israélien et inféodé à l’UE ?

Si Orbán et Netanyahou entretenaient une excellente relation, on peut légitimement se demander s’il en sera de même avec Péter Magyar.
En effet, la Hongrie était le pays le plus pro-israélien de l’Union européenne, bloquant certaines décisions, comme la suspension d’accords avec Israël, ou en se retirant de la Cour pénale internationale (ou, plus anecdotiquement, en accueillant les matchs de la sélection israélienne sur son sol).

Mais on sait que « Bibi » peut s’entendre avec tout type de dirigeants grâce à ses qualités de diplomate. Néanmoins, on dit que Magyar serait plus pro-européen et jouerait « le jeu » de Bruxelles, étant donc potentiellement plus critique de la politique israélienne.

Cependant, les États n’ont pas d’amis, seulement des intérêts.
Le futur Premier ministre hongrois est un conservateur, donc plutôt proche idéologiquement de la droite israélienne, et n’a pas forcément intérêt à couper complètement les relations avec Israël.

Il devra toutefois donner des gages de « respectabilité » à l’Union européenne. S’éloigner trop de Jérusalem, c’est se priver d’un allié au Proche-Orient et, indirectement, des États-Unis. Comme le dit très justement le géopolitologue Frédéric Encel :
« Les pays d’Europe de l’Est fantasment sur une aide américaine conditionnée à de bonnes relations avec Israël. »
C’est donc une équation beaucoup plus complexe que par le passé dans les relations israélo-hongroises, mais elles n’ont pas pour autant disparu.

Les vrais perdants de cette soirée : Trump et Poutine

En revanche, le tableau est bien plus sombre pour Washington et Moscou. Vladimir Poutine et Donald Trump avaient fortement misé sur une réélection de Viktor Orbán.
La Russie perd ainsi son “proxy” en Europe, une véritable enclave au sein de l’Union européenne.

Là où Péter Magyar devra se montrer intransigeant, c’est sur le prêt à l’Ukraine, bloqué par son prédécesseur. Quant à Donald Trump, il voit disparaître le seul dirigeant européen avec qui il partageait un programme commun.

Le nouveau chef du gouvernement de Budapest sera également ferme sur l’OTAN et sur les velléités américaines concernant le Groenland ou d’autres territoires.
En clair, la situation n’est certes pas idéale, mais elle aurait pu être pire pour Israël.

Israël conserve malgré tout un allié sur le Vieux Continent : l’Allemagne. Il y aura sans doute davantage de « bras de fer » avec le nouveau gouvernement hongrois qu’avec le précédent.
Il faudra simplement s’habituer à ce changement de leadership.

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Israël et les États-Unis s’attaquent au programme pétrochimique du régime

régime

Israël et les États-Unis s’attaquent au programme pétrochimique du régime

Après le nucléaire, l’uranium et le plutonium enrichis, et avant éventuellement les infrastructures vitales du pays, la coalition israélo-américaine s’en prend aux centrales pétrochimiques iraniennes, cœur battant du régime, afin de porter des coups à ses moyens financiers.

Après le site pétrochimique de Boucher la semaine dernière, Israël s’attaque ce lundi 6 avril à la plus grande centrale pétrochimique d’Iran, à Asaloueyeh, dans le centre du pays, mais cette fois-ci seul. Jusqu’à présent, il s’agissait d’attaques conjointes avec l’armée américaine, dont les bombes sont utiles pour perforer les sites enfouis en profondeur.
Ce programme constitue une rente financière majeure, car les exportations de ces deux sites représentent environ 85 % de celles du pays et rapportent des dizaines de milliers de dollars aux Gardiens de la Révolution.

Endommagés mais pas détruits

Bien qu’endommagés, les sites ne sont pas détruits. De plus, les installations ne sont pas totalement hors service et les Gardiens de la Révolution disposent sûrement d’autres sites pour compenser ces attaques.
Les exportations devraient être considérablement ralenties, rendant très difficile une reprise rapide après les pertes financières.

Cependant, il faudra maintenir la pression, car après le pétrole et le gaz, la pétrochimie constitue la principale ressource financière du régime. Elle permet d’alimenter la fabrication d’armes, d’assurer le train de vie des pasdarans et de maintenir des liens avec le reste du monde.
Sans exportations de pétrole, le régime des mollahs s’isole de plus en plus.

Cette méthode semble plus efficace que des sanctions internationales facilement contournables.
Les frappes sur les sites constituant la principale manne financière représentent un véritable « game changer », rapprochant le régime du point où il ne pourra plus s’autofinancer.

Une stratégie longuement réfléchie

Loin d’être une simple opération isolée, les frappes sur les sites pétrochimiques s’inscrivent dans une stratégie globale israélienne visant à atteindre l’objectif de « créer les conditions de la chute du régime ».

La Chine et la Russie ne pourront pas soutenir indéfiniment l’Iran, et privé de ses ressources financières, le régime sera à bout de souffle.

Même si cela implique de s’en prendre à des infrastructures civiles, comme le ferroviaire évoqué récemment, et jusqu’au « train de 21 heures » selon les avertissements du porte-parole de Tsahal en langue persane.
Dans le même temps, l’armée américaine a de nouveau frappé l’île de Kharge et ses sites pétroliers.

Une stratégie pensée depuis des mois vise à asphyxier les Gardiens de la Révolution, désormais pierre angulaire du régime et seuls maîtres à bord.

Intensification des opérations terrestres de Tsahal au sud du Liban

Intensification des opérations terrestres de Tsahal au sud du Liban

Tsahal se préparait à intensifier ses opérations terrestres au sud-Liban dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures.

Le chef d’état-major, Eyal Zamir, l’a annoncé ce dimanche 5 avril 2026 : Tsahal se prépare à intensifier ses opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban, profitant d’un possible cessez-le-feu avec l’Iran pour parachever la conquête du sud-Liban.

Le gouvernement israélien affiche clairement ses ambitions. Le Premier ministre Netanyahou, ainsi que le ministre de la Défense, parlent de créer « une zone de sécurité jusqu’au fleuve Litani ». Même son de cloche du côté militaire : le lieutenant-général Eyal Zamir a déclaré que Tsahal ne quittera pas le sud-Liban avant que la sécurité du nord d’Israël ne soit rétablie. D’autant que les troupes israéliennes au sol ont déjà capturé certains villages et s’approchent des bastions du Hezbollah.

Une avancée sur le terrain qui se concrétise

D’après plusieurs informations, Tsahal aurait déjà le contrôle d’une douzaine de villages à environ 8 kilomètres de la frontière. Selon le média francophone libanais L’Orient-Le Jour, les Israéliens auraient revendiqué la prise du village de Khiam, mais de violents combats y ont encore lieu, ce qui nuance cette affirmation.

Toujours d’après ce même média, les forces israéliennes auraient commencé l’encerclement de deux villes majeures, Naqoura et Nabatiyé, avec des blindés s’approchant de Tyr et de Bint Jbeil, deux bastions du groupe chiite. Bint Jbeil est notamment connue comme « la capitale du Hezbollah » et ancien fief de Hassan Nasrallah.

Le sérieux des combats devrait donc commencer dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures. C’est probablement là que se concentrent les forces de la milice chiite, d’où sont tirées les roquettes vers le nord d’Israël, et où se trouvent les réseaux de tunnels.

Les batailles à venir pourraient être très dures et éprouvantes, d’autant plus que les informations proviennent principalement de médias arabes, dont Al-Manar, la chaîne de propagande du Hezbollah.

Un manque d’hommes pour mener à bien la mission ?

Néanmoins, le chef d’état-major a alerté sur un manque d’effectifs. Cela signifie qu’une nouvelle vague de convocations pourrait être lancée, ce qui pèserait encore davantage sur les réservistes.

En cas de cessez-le-feu imposé prochainement par Donald Trump sur le front iranien, l’armée de l’air serait entièrement disponible pour le front libanais. Mais l’équation risque d’être compliquée, et les casse-têtes opérationnels pour l’état-major israélien commencent dès cette semaine.

D’autant que la manœuvre pourrait s’étendre jusqu’au nord du Litani, où le Hezbollah aurait accéléré son réarmement pendant le cessez-le-feu, notamment dans la région de la Bekaa. Cela pourrait même se transformer en « invasion de grande envergure à l’échelle du Liban ».

Encore beaucoup de questions subsistent, mais une chose est sûre : la bataille pour le sud-Liban ne fait que commencer. Le premier bilan est pour l’instant relativement satisfaisant, malgré les pertes humaines qui restent, comme toujours, un drame.

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Téhéran frappée au cœur : Israël décapite le renseignement iranien et la Force Al-Qods

Téhéran frappée au cœur : Israël décapite le renseignement iranien et la Force Al-Qods

Élimination ciblée du chef du renseignement des Gardiens de la révolution ainsi que d’un cadre de la force Al-Qods

Tsahal poursuit les éliminations ciblées de cadres des Gardiens de la révolution, avec Majid Khadami, le chef du renseignement, ainsi que le chef de la section 840 de l’unité Force Al-Qods, chargée des opérations extérieures. Une preuve que la guerre continue malgré les rumeurs persistantes d’un cessez-le-feu imminent.

Cela fait à peu près deux semaines que Donald Trump annonce une fin « imminente » à la guerre et décale chaque jour « l’ultimatum » pour la réouverture du détroit d’Ormuz. En attendant les gesticulations du 47e président, l’armée israélienne s’active sur tous les fronts et poursuit ses éliminations ciblées.

Aujourd’hui, lundi 6 avril 2026, on assiste à un nouveau strike dont seul Tsahal a le secret : Majid Khadami, chef du renseignement, ainsi que Sadar Begheri (responsable des attentats contre les intérêts israéliens et les communautés juives dans le monde au sein de la Force Al-Qods), ainsi que Kamal Malham (chef de l’artillerie de la milice Imam Hussain) ont été tués dans une frappe aérienne sur Téhéran.

Ne laisser aucun répit ni aucune chance de survie.

Loin de se préparer à un arrêt des combats, le gouvernement israélien applique sa politique et met ses menaces à exécution. « Nous les traquerons tous », a déclaré le ministre de la Défense Israël Katz. La stratégie d’étouffement maximal tourne à plein régime. Bien que le nombre de successeurs potentiels ne manque pas, ils seront obligés de redoubler d’efforts pour se cacher et seront éliminés dans tous les cas.

Cela signifie que les Gardiens de la révolution ont pris un énorme coup et continueront d’en prendre dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures.

La Force Al-Qods durement atteinte

Si l’on ignore encore si Esmail Qaani, le chef de l’unité Force Al-Qods, est réellement un indic du Mossad protégé et donc à l’abri de toute frappe, les autres membres de cette unité ainsi que leurs adjoints ne sont, eux, pas à l’abri.

La milice Imam Hussain, extrêmement liée à la Force Al-Qods, a perdu son chef d’artillerie. Responsable d’attentats à travers l’histoire contre les communautés juives, elle vient de perdre Kamal Malham, celui qui en était l’un des principaux responsables.

Limitant ainsi les menaces qui pèsent sur les juifs du monde entier.

L’unité revendique près de 800 cellules à l’étranger et commet des attentats sous « faux drapeau ». Elle teste aussi la résistance des pays occidentaux avec des escarmouches (comme la bombe près de la Bank of America à Paris ou d’autres incidents depuis le début de la guerre).

Si l’unité est trop forte et trop organisée pour être complètement détruite, son affaiblissement systématique est une excellente chose, non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi pour le reste de la planète.

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Les commandos israéliens ont participé à la mission de sauvetage du navigateur américain

Les commandos israéliens ont participé à la mission de sauvetage du navigateur américain

Les commandos israéliens ont participé à la mission de sauvetage du navigateur américain (Channel 12)

D’après une source sécuritaire de la chaîne israélienne Channel 12, les commandos de la Sayeret Matkal ainsi que de Shaldag auraient participé à l’opération de sauvetage du navigateur américain, une preuve que la coopération américano-israélienne fonctionne à merveille.

Une entente que l’on a rarement vue depuis la Seconde Guerre mondiale, peut-être même jamais. Les armées israélienne et américaine travaillent en équipe de manière exceptionnelle. D’après plusieurs informations non confirmées par Tsahal pour cause de censure militaire, des commandos d’élite auraient aidé leurs homologues américains à retrouver le pilote dont l’avion a été abattu.

Il est extrêmement rare de voir un pays, même allié, participer à ce genre d’opérations pour un militaire qui n’est pas le sien, à moins que la collaboration ne soit telle que l’on se considère comme des membres d’une même famille.

L'acte héroïque du navigateur américain : comment il a été secouru au cœur de l'Iran

Héroïsme en territoire ennemi : de nouveaux détails sont révélés sur le sauvetage du navigateur américain dont l'avion a été abattu vendredi dernier. Selon un article du Wall Street Journal, le navigateur a survécu seul pendant plus de 36 heures sur le sol iranien, blessé lors de la destruction de son avion de chasse.

Des responsables américains ont déclaré que, durant ces heures critiques, le navigateur a fait preuve d'un courage exceptionnel en contactant les forces de secours et en les guidant jusqu'à lui.

Des frères malgré les divergences

Si des divergences entre alliés existent, il s’agit ici de plus qu’une simple coopération, mais d’une véritable preuve de « fraternité ».
Bien qu’en relations internationales on parle généralement de realpolitik, préférant citer Thomas Hobbes — « les États n’ont pas d’amis, seulement des intérêts » —, des soldats israéliens ont sans doute risqué leur vie sur le territoire iranien, risquant eux aussi d’être capturés pour retrouver un militaire américain.

Bien que le président Trump ait vanté une mission de sauvetage héroïque, il parle également de « grand et de petit frère ». Si, dans la bouche du président, il ne fait aucun doute sur l’identité de chacun, on peut se demander si ce n’est pas l’armée israélienne qui fait tout de même la plus grande partie du travail au Moyen-Orient.

Les États-Unis et Israël prêts à une guerre totale contre l’Iran, ses proxys et ses alliés

Si le leurre qui a permis le succès de cette mission de sauvetage (consistant à faire croire à une opération maritime afin d’induire en erreur les Gardiens de la Révolution) a pu voir le jour, c’est aussi grâce au concours de Tsahal. L’US Army et cette dernière ont prouvé qu’elles étaient capables d’opérer sur place pour des missions spéciales réservées aux unités commandos.

Reste à savoir quelle décision sera prise et quand. Donald Trump a donné un nouvel ultimatum de plus de 24 heures (« 20 heures de l’Est »), mais les Gardiens de la Révolution ont rejeté, il y a deux jours, le plan de paix discuté.

Leurs exigences pour la réouverture du détroit d’Ormuz constituent des lignes rouges infranchissables, notamment des réparations financières et des dédommagements.

Il ne fait que très peu de doute que nous allons bientôt passer à la deuxième étape de ce conflit, toujours dans un cadre de coopération, alors que les derniers proxys tentent de jeter leurs dernières forces dans la bataille. La Chine et la Russie intensifient leur aide apportée à l’Iran.

Les milices chiites irakiennes auraient rejoint les combats en Iran

Les milices chiites irakiennes auraient rejoint les combats en Iran

Les milices chiites irakiennes auraient rejoint les combats en Iran

Des milliers de combattants issus de milices chiites irakiennes auraient rejoint les combats en Iran, selon des informations rapportées par Al Arabiya ainsi que des sources proches du Pentagone. Ces groupes, parfois regroupés sous l’appellation de « résistance islamique en Irak », auraient traversé la frontière pour soutenir les forces iraniennes dans leur confrontation avec les États-Unis.

Cette mobilisation pourrait marquer un tournant majeur dans l’évolution du conflit, avec un risque croissant d’extension à l’ensemble de la région. Les milices pro-iraniennes, déjà actives en Irak et en Syrie, pourraient à terme ouvrir un nouveau front, notamment contre Israël.

Un appel de Téhéran à ses alliés

Dès le mois de juin dernier, la République islamique d’Iran aurait fait appel à plusieurs milices chiites irakiennes afin de renforcer ses capacités militaires. Certaines factions proches du Hezbollah irakien auraient répondu à cet appel.

Malgré la pression exercée par l’armée américaine, ces combattants auraient réussi à franchir la frontière et participeraient à des missions de soutien logistique et militaire, notamment dans la reconstruction d’infrastructures ou la mise en place de systèmes de lancement.

Leur nombre important et leur structuration en de multiples groupes armés rendent leur neutralisation particulièrement complexe.

Une confrontation indirecte avec les États-Unis

L’armée américaine mène régulièrement des frappes ciblées contre ces milices, en particulier à l’aide de drones. Ces opérations ont connu des succès contrastés, certaines figures ayant été visées sans pour autant désorganiser durablement ces groupes.

Malgré cela, ces milices ne seraient pas encore pleinement engagées dans le conflit, ce qui laisse entrevoir une possible montée en puissance.

Par ailleurs, la porosité de la frontière entre l’Irak et l’Iran complique fortement toute tentative de contrôle, rendant les déplacements de combattants difficiles à empêcher à court terme.

Venir en aide dans la répression

L’une des raisons principales de la présence de ces milices pourrait être le soutien au régime iranien face à des troubles internes. En effet, les autorités auraient besoin de renforts pour faire face à d’éventuelles manifestations.

Les forces locales, notamment les milices comme les Basij, auraient été fragilisées, ce qui limiterait leur capacité à contrôler la situation sur le terrain. Dans ce contexte, le recours à des combattants étrangers, plus expérimentés et aguerris, apparaîtrait comme une solution pour maintenir l’ordre.

Le recrutement de profils très jeunes au sein des forces de sécurité ne suffirait pas à contenir une contestation d’ampleur, ce qui renforcerait la nécessité d’un appui extérieur.

Par ailleurs, des images circulent montrant des actes de violence, parfois attribués à des groupes non iraniens, bien que ces informations restent difficiles à vérifier de manière indépendante.

L’objectif serait ainsi de renforcer le contrôle du territoire et d’empêcher toute déstabilisation du régime, dans un contexte déjà marqué par une forte pression extérieure.

Frapper Bagdad ?

La scène remonterait au mois de juin dernier : des avions de combat israéliens auraient survolé la capitale irakienne, Bagdad, selon plusieurs médias. Peu après les premières révélations, l’armée israélienne aurait laissé entendre que des milices chiites avaient déjà rejoint les combats aux côtés de l’Iran, sans confirmation officielle détaillée.

Si, pour le moment, ces groupes n’ont pas attaqué directement Israël, ils représentent une menace constante, comparable à une épée de Damoclès au-dessus de la région.

Le scénario le plus préoccupant serait celui d’une escalade totale, dans lequel le régime iranien, même affaibli, mobiliserait l’ensemble de ses proxys et utiliserait ses derniers  moyens militaires dans une logique de dernier recours.

Dans cette hypothèse, Israël pourrait être contraint de frapper beaucoup plus fortement, y compris en dehors des zones habituelles d’opérations, et Bagdad pourrait devenir une cible stratégique en raison de la présence d’infrastructures liées à ces milices.

Le temps joue un rôle crucial dans ce conflit, et chaque jour qui passe semble renforcer le risque d’un embrasement régional durable dans une zone déjà profondément instable.

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