Yohan Souffir

Je m’appelle Yohan Souffir. Passionné, depuis mes années de collège, par la politique internationale et intérieure, je me suis orienté vers le journalisme après une licence de sciences politiques et un master de journalisme.
Je suis actuellement pigiste et souhaite partager mon analyse et mon expertise au sein de la communauté juive.

Les articles de Yohan Souffir

Négociations avec l’Iran : Donald Trump est-il en train de lâcher Israël ?

Négociations avec l’Iran : Donald Trump est-il en train de lâcher Israël ?

Négociations avec l’Iran : Donald Trump est-il en train de lâcher
Israël ?

Après trois semaines de combats intenses, les États-Unis sont-ils arrivés au bout de leurs objectifs de guerre ? C’est en tout cas le message envoyé par Donald Trump, qui annonce des négociations « très fructueuses » avec Téhéran, que l’Iran nie dans la foulée. Sommes-nous face à un moment où Trump ne peut plus suivre financièrement, ou à une énième manœuvre de négociateur ?

À quel moment “Taco” (Trump always chickens out, comprenez : Trump se dégonfle toujours) assistons-nous ? Nous savons que Donald Trump ne tient pas des opérations militaires longues, la durée maximale observée depuis son retour au pouvoir ayant été d’environ un mois, notamment contre les Houthis. On savait très bien qu’il voulait créer une victoire dès les premières semaines, avant de passer à une autre séquence stratégique, notamment sur d’autres dossiers. La prise de contrôle de l’île de Kharg pourrait ainsi être retardée, voire annulée.

L’Iran nie complètement pour le moment. Après avoir annoncé que des négociations étaient en cours et très avancées, Donald Trump se heurte à un démenti immédiat. Un communiqué iranien affirme explicitement qu’aucune négociation n’est en cours et que Trump cherche à gagner du temps. Ce scénario est redouté par certains partisans de l’opération : que le président américain, sentant sa popularité baisser, signe un accord avec un régime affaibli mais encore debout.

De surcroît, une grande partie des responsables capables de négocier auraient déjà été éliminés par Tsahal, ce qui rend toute discussion encore plus incertaine. Le président américain chercherait peut-être une désescalade, afin d’éviter une escalade supplémentaire, notamment sur les infrastructures énergétiques, comprenant qu’il n’y aurait pas de retour en arrière possible en cas d’embrasement total.

Cela ressemble malgré tout à un immense écran de fumée. Même en cas de négociations sur le détroit d’Ormuz, les conditions exigées reviendraient à une forme de capitulation pour l’Iran, ce qui serait inacceptable pour le régime. Même les plus pragmatiques n’accepteraient pas un tel scénario, car il signerait leur fin politique. Si les États-Unis demandent un cessez-le-feu, l’Iran pourrait paradoxalement se retrouver en position de force, malgré les pertes subies.

De son côté, Israël reste en état d’alerte, et aucun communiqué clair du gouvernement israélien n’est venu préciser la situation depuis les annonces de Trump. Israël pourrait-il agir seul, ou se concentrer sur d’autres fronts comme le Hezbollah au Liban ? Il est sans doute encore trop tôt pour le dire, mais une chose est certaine : la population iranienne risque une nouvelle fois d’être la grande perdante de cette séquence.

À moins que Donald Trump ne cherche simplement à gagner du temps, mais là où le problème se pose, c’est que le camp d’en face semble avoir compris la méthode.

Nous sommes peut-être à un tournant du conflit, entre escalade militaire et tentative de sortie politique.

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Victoire de Bassi Konaté aux élections municipales à Sarcelles : la fin d’un monde

Victoire de Bassi Konaté aux élections municipales à Sarcelles : la fin d’un monde

Victoire de Bassi Konaté aux élections municipales à Sarcelles : la fin d’un monde

Ce dimanche 23 mars 2026, Bassi Konaté remporte les élections municipales avec 55 % des voix, à la tête d’une liste citoyenne et sans étiquette. L’homme ne cache pas être soutenu par La France insoumise et Europe Écologie Les Verts. Ce succès sonne le glas d’une période de relative cohabitation dans la “petite Jérusalem”.

C’était la semaine dernière, le 15 mars. Après avoir passé une journée comme assesseur dans un bureau de vote à Sarcelles, dans le quartier juif, et découvert les résultats des autres villes, je me trouve vers 22h45 à l’hôtel de ville pour signer quelques papiers, et je découvre l’impensable : Bassi Konaté, soutenu par LFI, arrive en tête avec 43 % des voix, et plus de 15 points d’avance sur ses deux concurrents, François-Xavier Valentin et le maire sortant Patrick Haddad.

L’une de mes collègues assesseures de la journée, présente avec moi, confie : « S’ils ne fusionnent pas, on est morts. »
En effet, c’est un monde qui s’effondre, car nous sommes alors à la veille du 22 mars 2026. Bassi Konaté, qui a reçu la visite de Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, dans les dernières heures de la campagne vendredi au marché de Sarcelles, apparaît déjà comme favori, et les médias nationaux et locaux n’ont pas manqué de souligner le soutien de la France insoumise à cette liste.

La fin de l’âge d’or

Hier soir, aux alentours de 22 heures, Bassi Konaté arrive triomphant à l’hôtel de ville, entouré de ses soutiens, et revendique la victoire après 29 % des bureaux de vote dépouillés, avec une avance qui se dessine nettement. Son adversaire François-Xavier Valentin lui concède la défaite quelques minutes après.

En réalité, ce résultat est tout sauf une surprise : il correspond à la nouvelle sociologie électorale de la ville. Sarcelles figurait parmi les cibles de Jean-Luc Mélenchon, qui y obtenait des scores dépassant les 47 %. Aujourd’hui, toute candidature associée à LFI obtient quasiment automatiquement ce score à Sarcelles en tout cas.

La communauté juive de Sarcelles n’a plus le poids électoral d’autrefois : elle pèse entre 15 et 20 %, mais vote de moins en moins. Pour la première fois depuis presque trois décennies, elle ne sera représentée qu’au conseil municipal, sans probablement de poste d’adjoint, un statut pourtant privilégié jusqu’ici.

Certains, dans l’entourage de Patrick Haddad que j’ai pu interroger, commencent à prendre conscience du retard stratégique, tandis que d’autres craignent que, par manque d’expérience de gestion, Bassi Konaté fasse appel à ses soutiens insoumis, qui administreraient alors de facto la ville.

Des questions se posent aussi sur la sécurité des événements religieux, ainsi que sur les commémorations d’attentats, notamment après certaines polémiques liées aux propos de Jean-Luc Mélenchon. Soit le candidat apaise la situation, soit il devra faire face à une partie de la communauté qui le rejette.

Les raisons du désastre

Elles sont multiples, mais déjà évoquées : le changement démographique à Sarcelles pèse dans la balance. Les départs internes ou vers Israël fragilisent la communauté.

Les divisions internes, ainsi que les guerres d’ego, ont conduit à cette situation ubuesque, où des membres d’une même majorité se sont déchirés, notamment en 2020 entre François Pupponi et Patrick Haddad.

La communauté elle aussi s’est divisée : la « liste bleue », censée représenter officiellement les Juifs de Sarcelles, s’est retrouvée derrière Patrick Haddad, tandis qu’une minorité est restée fidèle à François Pupponi.

Au-delà de cela, la question des alliances et de certaines décisions locales a provoqué de vives polémiques.

L’entrisme islamiste à Sarcelles est également évoqué par plusieurs observateurs. Ainsi, François Pupponi a accordé un terrain de plus de 374 m² à l’association Milli Görüş, organisation controversée et considérée comme problématique dans certains pays européens.

De son côté, des responsables communautaires ont également entretenu des liens avec cette structure, et Patrick Haddad a lui aussi dû composer avec cette réalité locale, notamment en rétrocédant un terrain plus petit à cette même organisation.

Ces choix politiques ont contribué à brouiller les repères et à alimenter les tensions locales.

Désormais, deux choix s’imposent

Il n’y a que deux options : soit l’affrontement, soit entrer dans une phase de dialogue avec le futur maire, qui sera officiellement élu la semaine prochaine lors du conseil municipal.

C’est déjà cette voie que semblent prendre certaines autorités religieuses, qui auraient pris contact avec Bassi Konaté. Certains espèrent que son statut d’enfant de Sarcelles, ayant grandi au contact de la communauté juive, le freinera dans certaines décisions.

L’homme a répété à plusieurs reprises vouloir être « le maire de tous les Sarcellois », rejetant toute logique de division.

Mais sans décisions claires, sa neutralité pourrait fragiliser encore davantage une communauté déjà affaiblie.

Reste une question centrale : quelle sera la place réelle de La France insoumise dans la gestion de la ville ?

En ce lundi 23 mars 2026, de nombreuses questions restent ouvertes, et les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir de Sarcelles.

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Soldats américains déployés : une opération terrestre sur l’île de Kharg imminente

Soldats américains déployés : une opération terrestre sur l’île de Kharg imminente

Soldats américains déployés : une opération terrestre sur l’île de Kharg imminente (Wall Street Journal)

Des milliers de soldats américains ont été déployés depuis vendredi, notamment depuis le Japon vers le Golfe persique, et prépareraient activement un raid sur l’île de Kharg. Cette opération viserait une prise de contrôle rapide, sur un modèle similaire à certaines interventions passées, comme celles évoquées au Venezuela.

Si Donald Trump continue de démentir toute intention d’engagement terrestre, plusieurs éléments laissent penser le contraire. En effet, selon diverses informations relayées par des médias américains, dont le Wall Street Journal, plus de 50 000 Marines auraient été mobilisés et redirigés vers la région. Une partie proviendrait de la base d’Okinawa, tandis que l’autre serait issue de San Diego.

Officiellement, ces troupes seraient envoyées en renfort. Mais pour plusieurs analystes, une opération terrestre ne serait plus qu’une question de temps.

Les derniers préparatifs avant l’assaut

Les opérations visant à sécuriser le détroit d’Ormuz auraient déjà commencé. L’objectif serait d’affaiblir les capacités navales iraniennes, afin de préparer une éventuelle offensive. L
’île de Kharg étant fortement protégée par des installations militaires et des navires, cette étape serait cruciale.

Les frappes menées ces derniers jours pourraient ainsi constituer la première phase d’une stratégie plus large d’invasion. Pourtant, Donald Trump a récemment déclaré que « les frappes allaient s’amoindrir » et que « la guerre était presque terminée », tout en affirmant que l’Iran serait totalement défait.

Ces déclarations contradictoires alimentent les spéculations : s’agit-il d’une stratégie de communication pour masquer une offensive imminente ?

Le quitte ou double pour Donald Trump

Si le président a déjà pris sa décision, il joue ici une partie importante de sa crédibilité politique. Une victoire rapide pourrait lui permettre de renforcer son image et d’imposer une domination stratégique dans la région, notamment en prenant le contrôle d’une zone clé pour les ressources pétrolières iraniennes.

En revanche, les risques sont considérables. L’île de Kharg est bien plus défendue que d’autres théâtres d’opérations récents, ce qui augmente fortement la probabilité de pertes humaines ou d’échec militaire.

D’après certaines sources, plusieurs soldats auraient déjà perdu la vie depuis le début du conflit, ce qui accentue la pression sur l’exécutif américain.

Ainsi, l’issue de cette opération pourrait soit marquer un tournant décisif, soit devenir un revers majeur pour l’administration Trump.

Des exercices militaires déjà en cours

Une fois arrivées dans la région, les forces de Marines auraient entamé des exercices intensifs, simulant une invasion de l’île. Cela suggère que l’opération pourrait être imminente, dans les jours ou semaines à venir.

Certains signes, bien que difficiles à confirmer, renforcent cette hypothèse :

  • une mobilisation logistique inhabituelle,
  • des mouvements de troupes massifs,
  • et des indices indirects liés aux préparatifs militaires.

Comme souvent dans ce type d’opérations, l’effet de surprise reste essentiel, ce qui explique les démentis officiels.

Cependant, un point semble clair : on ne mobilise pas autant de forces pour une simple mission de renfort.

Vers une escalade majeure au Moyen-Orient ?

Aujourd’hui, il est difficile de déterminer avec certitude quand cette opération pourrait débuter. Mais une chose semble évidente :

quelque chose de majeur est en train de se préparer au Proche-Orient.

Si cette offensive se confirme, elle pourrait marquer une nouvelle phase du conflit, avec des conséquences militaires, économiques et géopolitiques considérables à l’échelle mondiale.

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Frappes sur le site nucléaire de Natanz : Israël et les États-Unis passent à l’offensive

Frappes sur le site nucléaire de Natanz : Israël et les États-Unis passent à l’offensive

Frappes sur le site nucléaire de Natanz : Israël et les États-Unis passent à l’offensive

Ce vendredi 20 mars 2026, les États-Unis et Israël ont mené des frappes sur le site nucléaire de Natanz, en Iran. Il s’agit d’une première depuis le début de cette phase du conflit. Déjà considérablement endommagées en juin dernier, ces infrastructures avaient depuis été partiellement restaurées par le régime iranien.

Dans la nuit du 20 mars 2026, des F-35 israéliens ainsi que des bombardiers B-2 américains ont conduit des raids conjoints contre la centrale nucléaire de Natanz. Ce site, pourtant ciblé auparavant par des missiles Tomahawk, avait été reconstruit et renforcé. Les centrifugeuses ont notamment été enfouies encore plus profondément, rendant les 450 kilos d’uranium enrichi beaucoup plus difficiles à détruire que prévu.

Changer de méthode

L’un des trois objectifs majeurs de cette guerre est de mettre fin au programme nucléaire iranien. Cet objectif était censé être atteint lors des opérations menées en juin dernier. Cependant, bien que les installations aient été endommagées, elles n’ont pas été totalement détruites.

Le régime iranien a depuis pris des mesures importantes pour protéger ses infrastructures. Ainsi, de simples frappes aériennes pourraient désormais s’avérer insuffisantes pour éliminer définitivement les capacités nucléaires du pays. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran aurait déjà atteint 60 % d’enrichissement d’uranium, un niveau proche des 90 % nécessaires à la fabrication d’armes nucléaires, ce qui pourrait permettre la production de plusieurs bombes.

Une opération terrestre inévitable ?

Les bombardements récents, y compris l’utilisation de bombes anti-bunkers, pourraient ne pas suffire à mettre un terme définitif au programme nucléaire iranien. Pour cela, il faudrait également s’attaquer au savoir et aux capacités humaines : neutraliser les scientifiques impliqués, perturber les chaînes de production et cibler les installations complémentaires comme la centrale d’Arak.

Les services de renseignement, notamment le Mossad et la CIA, pourraient intensifier leurs opérations de cyberattaques et de sabotage afin de compromettre les données et les infrastructures liées au programme nucléaire.

Dans ce contexte, une opération commando terrestre israélo-américaine est évoquée par certains analystes comme étant potentiellement nécessaire pour porter un coup décisif et éliminer durablement la menace nucléaire iranienne.

La ligne rouge qui fait dérailler Téhéran

En réponse à ces frappes, l’Iran a visé la centrale nucléaire de Dimona, considérée comme un site stratégique du programme nucléaire israélien. Le pays a également intensifié ses attaques en lançant un missile hypersonique sur la ville d’Arad, faisant un nombre croissant de victimes.

Ces actions montrent que Téhéran semble franchir une ligne rouge, en s’attaquant directement à des infrastructures sensibles. Cette escalade est perçue par certains comme un signe de fébrilité du régime, mais elle laisse aussi craindre une intensification majeure du conflit.

Malgré l’éventualité d’un affaiblissement du régime iranien, la puissance de son arsenal militaire laisse présager des jours extrêmement difficiles. La situation exige donc discipline et prudence de la part des populations concernées, en particulier en Israël, face à une menace toujours plus imprévisible.

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La Syrie face à la guerre régionale : alliée ou ennemie d’Israël ?

La Syrie face à la guerre régionale : alliée ou ennemie d’Israël ?

La Syrie face à la guerre régionale : alliée ou ennemie d’Israël ?

Après des frappes ce matin contre des centres de commandement du régime syrien, faisant suite à des violences contre la communauté druze, Israël et la Syrie traversent, depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, une période de paradoxes dont ils devront bien clarifier leurs positions : alliés ou ennemis ?
Le régime d’al-Joulani devrait jouer un rôle important, comme tous les pays de la région.

S’il y a bien un pays dont on parle très peu, et qui est peu touché par le conflit Israël–États-Unis contre le régime islamique iranien, c’est bien la Syrie : un véritable paradoxe.
Depuis qu’Ahmed al-Shara a pris le pouvoir, les inquiétudes, plus que légitimes, liées à son passé djihadiste refont surface. Pourtant, dans le même temps, des négociations claires entre Israël et son gouvernement sont en cours, voire bien avancées. L’administration américaine y voit même un allié potentiel.

Néanmoins, tout est loin d’être idyllique : Tsahal garde toujours des positions dans le sud de la Syrie. Entre fin juillet et août, l’armée de l’air israélienne est venue en aide aux populations druzes, victimes de violences dans la ville de Soueïda. Ayant promis de toujours protéger les communautés druzes — notamment celles vivant en Israël, fidèles à l’État — le gouvernement a réitéré ce vendredi 20 mars son engagement en intervenant à nouveau.

Le message est clair : si le président al-Joulani n’est pas capable de contrôler ses hommes, Israël le fera à sa place, avec ou sans l’aval des Américains.

Le gouvernement syrien pris en étau entre deux feux

Le mouvement HTS d’al-Joulani doit son accession au pouvoir aussi bien à l’aide turque qu’aux frappes israéliennes : c’est là aussi le paradoxe de la situation.
Pour éviter qu’il ne passe complètement sous le giron turc et garder une chance de l’avoir dans sa sphère d’influence, Israël a entamé des négociations sous pression des États-Unis et sous le parrainage de la France.

À Paris, les deux parties ont signé un accord-cadre prévoyant une lutte mutuelle contre l’influence chiite en clair, une coopération et un accord de non-belligérance qui doit déboucher sur des négociations diplomatiques, avec notamment la question épineuse de la souveraineté sur le plateau du Golan.

Cependant, dans le même temps, le gouvernement ferme les yeux sur l’influence turque, laissant le régime d’Ankara installer des systèmes d’espionnage, détruits à plusieurs reprises par Tsahal.

La crainte d’un retour en arrière

Si la Syrie devient un proxy de la Turquie, un nouvel « axe terroriste » sunnite pourrait voir le jour.
Bachar el-Assad avait transformé la Syrie en base arrière du terrorisme en hébergeant le bureau politique du Jihad islamique palestinien ainsi que le Hamas, allié du Hezbollah.

Son successeur a décidé de garder ces deux premiers, tout en leur interdisant d’attaquer Israël, et aurait même accepté une présence des Houthis, à la recherche d’un nouveau soutien après une possible chute du régime iranien.

Le jihad sunnite pourrait ainsi se réorganiser autour de nouveaux alliés comme la Turquie et le Qatar.
Ancien membre de groupes liés à Daech et à Al-Qaïda, al-Joulani pourrait pratiquer la dissimulation stratégique. Une guerre avec la Syrie deviendrait alors inévitable pour Israël, comme l’a évoqué le ministre de la diaspora  Amichai Chikli.

Faire attention aux faux amis

Les États n’ont pas d’amis, seulement des intérêts.
Dans la situation actuelle, la Syrie peut apparaître comme un allié en luttant contre l’influence iranienne et ses milices, ainsi que contre le Hezbollah sur son sol.

Al-Joulani aurait même avancé l’idée d’une coordination militaire au Liban : Israël au sud, la Syrie au nord, afin de démanteler le Hezbollah. Mais il faut rester prudent.

Les alliances de circonstance peuvent se retourner très rapidement.
Le nouveau maître de Damas cherche une reconnaissance internationale et pourrait entrer en guerre officiellement aux côtés d’Israël dans certaines conditions.

L’histoire montre que la géopolitique de la région est bien plus complexe qu’il n’y paraît et impose de se méfier des retournements rapides.

Le ministre de la Défense israélien Israel Katz a déclaré récemment que « les opérations contre les infrastructures dans le sud de la Syrie s’intensifieront si les violences contre les Druzes se poursuivent ».

Pas à pas, Israël affirme son statut de puissance régionale et ne cède à aucune pression.

Guerre en Iran : Donald Trump n’exclut pas l’envoi de troupes en Iran

Guerre en Iran : Donald Trump n’exclut pas l’envoi de troupes en Iran

Donald Trump n’exclut pas l’envoi de troupes en Iran

D’après plusieurs informations de médias américains, notamment le New York Times et le site Axios, des discussions seraient même extrêmement avancées pour lancer une opération terrestre sur la fameuse île de Kharg. L’hypothèse, qui devient de plus en plus crédible, s’accompagnerait probablement d’une aide israélienne sur un autre front.

« Je n’exclus aucune option » : cette fois, c’est le président américain Donald Trump qui prononce cette phrase, après que son ministre de la Défense, Pete Hegseth, lui a emboîté le pas il y a presque deux semaines en refusant lui aussi de se prononcer « négativement ou positivement sur l’éventualité d’un envoi de troupes américaines au sol en Iran ».

Les frappes sur l’île de Kharg devraient d’ailleurs préparer le débarquement de la Delta Force sur place, avec comme objectif de s’emparer des stocks d’uranium enrichi et de prendre le contrôle des champs de pétrole et de gaz, comme les États-Unis l’ont fait au Venezuela.

Une répartition des tâches avec l’armée israélienne

Car dans le même temps, Tsahal pourrait venir à bout de l’enrichissement nucléaire en menant une opération commando contre les centrales nucléaires d’Ispahan et d’autres sites, en confisquant et en sécurisant les 450 kilos présents dans les centrifugeuses, bien enfouies.

Les bombardiers B-2 américains et les F-35 israéliens pourraient intervenir, non pas pour détruire les sites, mais bien pour préparer le terrain à un assaut inédit dans l’histoire militaire moderne. Ou bien alors, ce sera à l’armée israélienne de faire seule le travail.

Car les revirements du président américain pourraient faire perdre patience à toute la région. Bien que ce ne soit pas l’unique objectif, l’empêchement de l’obtention de l’arme atomique par la République islamique reste l’un des enjeux majeurs de cette guerre.

Le grand bluff de Trump ?

Malgré le volte-face du président Trump, ce jeudi 19 mars 2026 — « je ne déploie pas de soldats en Iran » — alors que des informations faisaient état dans la journée d’un déploiement déjà en cours de milliers de soldats, notamment dans la marine, l’ex-magnat de l’immobilier déclare dans le même temps :
« De toutes façons, si j’avais décidé d’envoyer des soldats en Iran, je ne vous aurais pas mis au courant. »

L’homme est connu pour ses revirements et ses contradictions, parfois dans le même discours, voire dans la même phrase, et d’un jour à l’autre pour adopter des positions complètement différentes.

Ce qui est certain, c’est que confirmer une telle opération nuirait à l’effet de surprise. Cela ne signifie donc pas que ce scénario soit totalement exclu.

Le prestige et la gloire au nom de Trump

Le président Donald Trump a déjà tenu des positions contradictoires depuis le début de la guerre :
« Elle est presque finie », puis « mais pas cette semaine », ou encore « les objectifs sont atteints quasiment depuis le premier jour ».

Le Pentagone, qui donne sa propre version des faits, déclarait ce 19 mars ne pas avoir de calendrier pour la fin de la guerre.

C’est peut-être une stratégie pour brouiller les pistes et rassurer sa base électorale, qui continue de le soutenir massivement (90 % selon un dernier sondage), mais rejette largement la guerre.

Néanmoins, cela pourrait faire oublier l’échec de l’opération « Marteau de minuit » de juin dernier.

Il y a deux boussoles dans le trumpisme : le mercantilisme et l’ego.
Si on lui démontre qu’il peut gagner de l’argent et/ou se présenter en sauveur (de l’humanité ou au moins d’Israël), Trump acceptera.

S’il n’a pas déjà accepté, en réalité, cette intervention au sol ne mettra pas fin à la guerre, mais elle pourrait mettre fin au programme d’enrichissement d’uranium — et ce, seulement si le régime venait à être changé pour plus d’une décennie.

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Élimination d’Esmaïl Khatib : Tsahal s’attaque maintenant au gouvernement iranien

Élimination d’Esmaïl Khatib : Tsahal s’attaque maintenant au gouvernement iranien

Élimination d’Esmaïl Khatib : Tsahal s’attaque maintenant au gouvernement iranien

Hier soir, l’armée israélienne a mené un nouveau raid aérien, au lendemain de la vague d’éliminations ciblées de la veille. Les opérations se poursuivent désormais et visent les derniers membres les plus influents du gouvernement, comme le ministre du renseignement Esmaïl Khatib. Après avoir éliminé son adjoint dès le premier jour de la guerre, Israël ne laisse plus aucun répit aux dernières figures d’expérience du régime.

Après le terrible drame survenu à Ramat Gan dans la nuit du 17 au 18 mars 2026, coûtant la vie à un couple de 70 ans, Yaron et Ilana Moshé, que leurs noms soient une source de bénédiction, et suite à la vague d’éliminations ciblées réussie hier, qui a mis hors d’état de nuire Ali Larijani, Gholamreza Soleimani et plus de 300 membres des Basij, Tsahal a monté d’un cran dans les assassinats ciblés en visant cette nuit le ministre du renseignement Esmaïl Khatib, ainsi que le chef de la milice Imam Hussein, alliée du Hezbollah au Liban, mais dont le chef se trouve à Téhéran.

L’armée israélienne a annoncé il y a quelques minutes la confirmation de la réussite de l’attaque aérienne concernant le ministre du renseignement. En revanche, aucune nouvelle du commandant de la milice. Méthodiquement, Tsahal est en train de saper toute tentative de réhabilitation des forces du régime.

Le renseignement est vital pour une théocratie dictatoriale

Cela peut paraître évident, mais il est toujours bon de le rappeler, tous les régimes autoritaires et totalitaires de l’histoire se sont appuyés sur un renseignement de haute qualité, en espionnant leur propre population. Si ce renseignement est coupé, il devient impossible de « mater » une révolution, et très difficile de débusquer les agents du Mossad et/ou de la CIA potentiellement présents sur le sol iranien.

Si, encore une fois, il est évident que le gouvernement de Téhéran a pris ses dispositions, on rappellera que Akbar Ghaffari, le vice-ministre du renseignement, avait été tué lors du premier jour de la guerre. On peut remplacer des hommes à l’infini, mais on ne remplace jamais l’expérience. Bien que conséquentes, les ressources humaines ne sont jamais inépuisables.

Le ciel iranien est aujourd’hui aussi ouvert aux frappes israéliennes que Gaza ou Beyrouth.

Avoir le pied sur la tête du démon constamment

Cette stratégie commence à porter ses fruits, car au rythme où les événements se produisent, dans deux semaines la réplique islamique d’Iran pourrait avoir perdu ses derniers dirigeants militaires, religieux et politiques.

Avec un nouveau guide suprême qui se cache et dont on ne connaît pas encore le sort, et des hauts gradés qui n’ont plus aucune protection et disparaissent chaque nuit depuis 48 heures maintenant, les derniers devront très vite apprendre à parler russe s’ils veulent survivre.

C’est pour cela qu’il faut à tout prix maintenir cette pression maximale. Par exemple, des Iraniens se sont filmés hier en train de célébrer la mort de leurs bourreaux sans aucune arrestation, et on voit les barrages routiers des Basij être menacés par des attaques de drones israéliens.

La peur est en train de changer de camp, mais il reste encore une banque de cibles gouvernementales.

Les dernières cibles politiques pour porter le coup de grâce

Il reste néanmoins encore des hommes forts dans le gouvernement iranien, comme le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni, nommé en 2024. Il est lui aussi responsable de la police du pays et des massacres de janvier dernier. Son rôle est ambigu, il est décrit comme modéré mais n’a jamais empêché les Basij de commettre des crimes, ni contesté l’emprise des Gardiens de la Révolution sur le système sécuritaire.

Si Israël l’épargne, c’est peut-être pour lui laisser une chance de collaborer.

On peut également citer Majid  Ebnelreza  le ministre de la Défense par intérim, pour donner suite au décès de son prédécesseur Aziz Nasirzadeh. Le régime n’a toujours pas nommé de remplaçant officiel, et son élimination marquerait la fin effective de ce ministère en tant que structure viable.

Le président Massoud Pezeshkian, bien que son rôle soit surtout symbolique, a déjà été la cible de plusieurs tentatives d’élimination. Sa disparition désorganiserait complètement un régime déjà à l’agonie.

Le chef du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, est également une cible clé, car c’est lui qui coordonne l’action parlementaire, la seule institution qui fonctionne encore normalement.

Enfin, l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad, ancien maire de Téhéran et ancien membre des Gardiens de la Révolution, négationniste notoire et responsable de la répression en 2009, serait l’un des derniers « durs » encore capables de reprendre la présidence.

Personne n’est à l’abri au Moyen-Orient, et les ennemis d’Israël et des États-Unis commencent à s’en rendre compte.

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Envoi de troupes russes en Iran : une menace crédible ?

Envoie des troupes russes en iran

Envoi de troupes russes en Iran : une menace crédible ?

L’Ukraine met en garde Israël contre la Russie, qui aiderait déjà le régime de Téhéran depuis le début de la guerre, et pourrait envoyer des soldats en soutien au Proche-Orient, embourbé dans son conflit avec son voisin. L’armée russe n’a pas les moyens de tenir sur deux fronts, mais Vladimir Poutine devra bien faire le minimum pour sauver son dernier allié dans la région depuis la chute de Bachar el-Assad en Syrie.

Si le président ukrainien est si catégorique, c’est qu’il possède probablement des informations dont seuls les services de renseignement de son pays disposent. En effet, l’intérêt pour Volodymyr Zelensky de bluffer est réduit à zéro lorsqu’il déclare : « la Russie aide déjà l’Iran et pourrait envoyer des troupes au sol ». Cela fait aussi référence à un scénario déjà observé, avec des soldats nord-coréens venus prêter main forte à la Russie en novembre 2024.

Néanmoins, il existe une différence majeure : les soldats israéliens ne sont pas en train d’envahir l’Iran. À moins qu’il ne s’agisse d’envoyer les Spetsnaz, les commandos d’élite de l’armée russe, pour empêcher une opération terrestre spéciale conjointe israélo-américaine contre le nucléaire iranien. Mais ce scénario reste peu probable. La Russie pourrait aussi mobiliser des Ukrainiens dans les territoires qu’elle occupe, après les avoir endoctrinés.

Pourquoi Vladimir Poutine aurait intérêt à prolonger le conflit

Vladimir Poutine a réellement intérêt à ce que le conflit dure des semaines, voire des mois.

Zelensky et Poutine apparaissent comme deux faces inversées d’une même pièce, comme un miroir déformant : l’un veut que la guerre au Proche-Orient se termine rapidement, l’autre souhaite qu’elle s’éternise. Le président ukrainien veut démontrer la capacité de son pays à intercepter les drones, tandis que son homologue russe veut prouver l’efficacité de ces mêmes drones Shahed, de conception russo-iranienne.

On pourrait multiplier les exemples. Vladimir Poutine a souvent eu besoin du conflit au Proche-Orient lorsqu’il est en difficulté en Ukraine. Son armée perd actuellement du terrain. En 2023, le président russe avait reçu Ismaïl Haniyeh à deux reprises, notamment autour du 7 octobre. Un article du Financial Times de février 2024 évoquait même des Houthis qui se seraient joints aux combats en Russie.

Moscou discute avec de nombreux acteurs dans la région et entretient des relations ambiguës avec l’axe chiite. Une autre raison avancée par les experts concerne le pétrole : visée par les frappes iraniennes dans toute la région, l’administration américaine a dû assouplir les sanctions sur le pétrole russe, malgré l’existence de la « flotte fantôme » qui les contournait déjà.

Un envoi de troupes au sol pour aider l’armée iranienne serait donc un moyen de prolonger le conflit, afin de laisser à l’économie de guerre russe le temps de se redresser, sans pour autant nourrir d’illusions sur une victoire iranienne. Mais cela poserait un problème stratégique majeur : la Russie risquerait de perdre son fournisseur de drones et de se retrouver encore plus isolée, dépendante de la Chine.

Quelles conséquences en cas de soldats russes tués en Iran ?

Si, d’après la Constitution, Poutine peut agir sans véritable opposition interne, la mort de soldats russes sur le sol iranien poserait un problème majeur. En cas de frappes israéliennes ou américaines touchant ces forces, la Russie serait contrainte de réagir.

Cependant, un affrontement direct entre la Russie et les États-Unis reste improbable. Moscou pourrait privilégier des actions hybrides : déstabilisation intérieure, ingérences électorales, cyberattaques. Une frappe balistique directe contre Israël serait peu réaliste, en raison de la distance et du coût.

Une alliance israélo-ukrainienne contre la coalition irano-russe se dessine

Une alliance israélo-ukrainienne contre une coalition irano-russe semble se dessiner. Si les services secrets ukrainiens et israéliens coopèrent déjà, notamment sur le plateau du Golan, et qu’Israël a livré des systèmes comme le Dôme de fer à l’Ukraine, la coopération pourrait s’intensifier.

Pour Kiev, l’objectif est clair : couper les livraisons de drones Shahed fabriqués en Iran. Pour Jérusalem, il s’agit d’affaiblir la Russie, qui participe à l’aide militaire et nucléaire iranienne.

Le président Zelensky a déclaré que ses relations avec l’Iran étaient « très mauvaises », traduisant une convergence d’intérêts. Le ministre israélien des Affaires étrangères a, à plusieurs reprises, condamné « l’agression russe ».

Affaiblis mais toujours engagés dans leurs guerres respectives, Moscou et Téhéran pourraient voir leur position se dégrader face à une alliance stratégique émergente. Le Moyen-Orient pourrait alors devenir un tournant décisif pour la  Russie de  poutine  si elle décidait d’envoyer des troupes au sol.

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Offensive terrestre de Tsahal au sud-Liban en cours : incursions ou invasion ?

Offensive terrestre de Tsahal au sud-Liban en cours : incursions ou invasion ?

Offensive terrestre de Tsahal au sud-Liban en cours : incursions ou invasion ?

Ce lundi 16 mars 2026, le ministre de la Défense israélien Israël Katz a officiellement annoncé le commencement d’une opération terrestre limitée au sud-Liban, avec l’objectif affiché de mettre fin à la menace qui pèse sur le nord d’Israël. Problème : ce type de manœuvre a déjà été mené en 2024 sans succès, car l’armée régulière libanaise a échoué dans la mission de désarmement du Hezbollah qui lui avait été confiée. Cette fois-ci, la dernière guerre du Liban devra se terminer par une victoire décisive.

Lundi 16 mars 2026 au matin, le ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé le « début d’une opération terrestre limitée au sud-Liban », comme son prédécesseur Yoav Gallant l’avait fait le 1er octobre 2024. Sans s’y méprendre, et bien que nous n’ayons pas encore le nom de cette opération, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à une « opération Flèche du Nord 2 », un bis repetita.

En novembre 2024, le Hezbollah avait déjà été chassé du sud-Liban, et les forces de Tsahal étaient arrivées jusqu’au Litani ainsi que dans la région montagneuse de Salouki. Puis le cessez-le-feu est intervenu, et l’armée israélienne a dû stopper sa progression, laissant à l’armée libanaise le soin de désarmer le Hezbollah ainsi que les autres groupes armés. Force est de constater qu’il s’agissait d’une erreur, car la menace est toujours là et bien présente.

Le véritable objectif de cette nouvelle manœuvre

Cette fois, le terme est clair : il s’agit bien d’une manœuvre terrestre. Après deux semaines de préparations intenses, avec des frappes et des raids terrestres ciblés, l’armée passe à l’offensive avec une incursion, si toutefois celle-ci en est encore à ses prémices.

Avec la brigade Golani, on s’attend à ce que les forces actuellement engagées dans la bande de Gaza cèdent la place à une force internationale et viennent rejoindre les combats dans le nord. Le ministre Eli Cohen annonce que l’objectif est de créer une zone tampon jusqu’au Litani.

Néanmoins, l’offensive pourrait aller au-delà, vers le centre voire le nord du Liban. Le Hezbollah possède en effet des bastions dans la vallée de la Bekaa, notamment dans la ville de Baalbek, son fief régional et siège de son quartier général politique. Dans cette zone, le désarmement de l’organisation chiite n’a pas du tout été réalisé, ni par Israël ni par le gouvernement de Beyrouth.

Conquête du sud-Liban ?

Pour mettre fin à une guérilla, il faut lui retirer son territoire. Bien que le Hezbollah ait été considéré comme une armée, après les coups qu’il a reçus, il est entré dans la clandestinité et reprend des méthodes proches de celles du Hamas.

Pour atteindre cet objectif, Tsahal pourrait capturer certains villages aux mains des milices chiites plutôt que de les détruire systématiquement. Une fois cette tâche terminée, des négociations avec les autorités libanaises pourraient enfin s’ouvrir, y compris sur l’épineuse question des frontières.

Ce n’est qu’une fois que le Hezbollah n’existera plus en tant que force armée que la situation pourra évoluer. La destruction de sa branche militaire est en bonne voie, et lors des prochaines élections (initialement prévues en mai, mais probablement reportées à cause de la guerre), les Libanais pourraient s’occuper de sa branche politique. Même au sein de la communauté chiite et chez son allié, le mouvement Amal, les activités du groupe commencent à susciter des tensions.

Une opération spéciale limitée ne sera pas suffisante

Le terme lui-même pose question. Selon Raphaël Jerusalmy, spécialiste sécuritaire et ancien officier de l’unité 8200, « déclarer une opération spéciale limitée ne sera pas suffisant, le Hezbollah est une machine ».

Se limiter à cela, c’est prendre le risque d’un retour en arrière. Après être passé des raids à l’incursion, serait-il possible qu’après la fin du front iranien, l’armée décide de passer à une invasion d’une grande partie du Liban ?

On pourrait alors voir des manœuvres stratégiques similaires à celles menées dans la bande de Gaza. Une chose est sûre : la guerre Israël–Hezbollah est peut-être un front bien plus important qu’il n’y paraît.

Les jours et les semaines à venir seront décisifs et marqués par un élargissements de ces opérations terrestre en cour au moment où nous Ecrivons ces lignes.

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Téhéran décapité : Israël élimine Ali Larijani, frappe les Pasdaran et le Jihad islamique dans une opération historique

Téhéran décapité : Israël élimine Ali Larijani, frappe les Pasdaran et le Jihad islamique dans une opération historique

Éliminations ciblées de haute qualité : le régime, les Basij et le Jihad islamique palestinien visés en plein cœur de Téhéran

Dans la nuit du 16 au 17 mars 2026, Tsahal a annoncé avoir mené une série de frappes ciblées de haute qualité contre des dirigeants iraniens, mais aussi contre des commandants militaires des Gardiens de la Révolution (notamment l’unité Basij). Pour l’une des premières fois, des membres du bureau politique du Jihad islamique palestinien ayant participé aux événements du 7 octobre 2023 aux côtés du Hamas ont également été visés.

Cela faisait longtemps que l’armée israélienne n’avait pas procédé à une telle opération. En effet, dès les premières minutes de la guerre, plus de 40 commandants et responsables du régime ont été éliminés. Israël a porté un coup majeur. Même si une confirmation officielle du camp iranien est attendue, des agents du Mossad, probablement présents sur place, confirment l’élimination de plusieurs cibles clés du régime, directement à Téhéran, la capitale iranienne.

Après avoir détruit systématiquement les infrastructures des Gardiens de la Révolution (quartiers généraux, unités navales et aérospatiales, entre autres), l’offensive israélienne se concentre désormais sur les dirigeants.

Ali Larijani, dernière pièce maîtresse du régime éliminée

Ali Larijani, chef du Conseil stratégique de défense, était devenu de facto un dirigeant intérimaire après l’élimination ciblée de Ali Khamenei. Selon plusieurs observateurs, il prenait déjà les décisions les plus importantes.

Son institution, qui n’avait pas été réunie pendant la guerre des douze jours en juin dernier, était redevenue opérationnelle. Architecte de la reconstruction des missiles balistiques et des lanceurs détruits lors du précédent conflit, Larijani était également très impliqué dans la restructuration du Hezbollah au Liban.

Son rôle consistait à construire une stratégie plus efficace et à la coordonner. Son élimination marque un tournant majeur dans la guerre, car il appartenait à la dernière génération de dirigeants iraniens de premier plan. Son remplacement est attendu, mais son expérience et son intelligence (il était diplômé en philosophie et maîtrisait bien le monde occidental) seront difficiles à remplacer à court terme.

Désormais, l’un des derniers responsables militaires de haut niveau est Ahmad Vahidi, nouveau numéro 1 des Gardiens de la Révolution, également connu pour son implication dans l’attentat de 1994 à Buenos Aires contre un centre culturel juif. Son tour pourrait venir.

Mort de Gholamreza Soleimani : les Basij affaiblis mais loin d’être vaincus

Le raid de cette nuit a également durement frappé Gholamreza Soleimani, commandant militaire de l’unité Basij, membre des Pasdaran (nom persan des Gardiens de la Révolution).

Cette unité est chargée de la répression intérieure. Soleimani était directement responsable des massacres de janvier dernier, où ses hommes ont tiré à l’arme semi-automatique sur des manifestants, dans un contexte de tensions remontant à 2019.

Tsahal annonce son élimination ainsi que celle de son principal adjoint. Il est évident que le régime avait anticipé ce type de scénario, mais désormais, chaque membre des Basij pourrait devenir une cible.

L’accélération de ces éliminations ciblées pourrait empêcher le régime de mener une répression coordonnée efficace. Toutefois, les Basij restent une force considérable : un grand nombre de jeunes hommes en âge de combattre sont mobilisables, formant une force paramilitaire structurée.

Mais ils n’ont jamais été autant ciblés par une armée étrangère aussi puissante et déterminée.

Le Jihad islamique palestinien également visé

En dehors des frappes ciblées dans la bande de Gaza, en Judée-Samarie, au Liban et en Syrie, Tsahal n’avait jamais visé des responsables du Jihad islamique palestinien à l’étranger à ce niveau.

Pour la première fois, c’est le bureau politique de l’organisation qui est visé, et non seulement des responsables militaires. Cette organisation est considérée comme un proxy direct de l’Iran dans les territoires palestiniens (contrairement au Hamas, historiquement plus lié au Qatar et désormais aussi à la Turquie).

Parmi les personnes tuées figureraient :

  • le chef de la branche armée (Brigades Al-Qods), Mohammed al-Hindi
  • le numéro 2 politique, Nafez Azzam

Après la chute de Bachar el-Assad, plusieurs membres du bureau politique s’étaient réfugiés en Iran. Le secrétaire général Ziyad al-Nakhalah se trouverait actuellement en Égypte, un pays pourtant allié d’Israël, mais qui pourrait malgré tout devenir une cible d’opérations du Mossad (comme l’élimination d’Ismaël Haniyeh en juillet 2024).

Reste à savoir si le groupe réagira en rejoignant le Hezbollah et l’Iran dans leurs attaques contre Israël. Depuis la Syrie, cela leur est interdit, ce qui laisse la bande de Gaza comme principale option.

Cependant, le Hamas, fortement affaibli, pourra difficilement empêcher une escalade. Le Jihad islamique prendra-t-il le risque d’accentuer l’embrasement régional, au risque de tout perdre ?

Une chose est sûre : la guerre est loin d’être terminée, mais les objectifs israélo-américains progressent.