Intensification des opérations terrestres de Tsahal au sud du Liban

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Intensification des opérations terrestres de Tsahal au sud du Liban

Tsahal se préparait à intensifier ses opérations terrestres au sud-Liban dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures.

Le chef d’état-major, Eyal Zamir, l’a annoncé ce dimanche 5 avril 2026 : Tsahal se prépare à intensifier ses opérations terrestres contre le Hezbollah au Liban, profitant d’un possible cessez-le-feu avec l’Iran pour parachever la conquête du sud-Liban.

Le gouvernement israélien affiche clairement ses ambitions. Le Premier ministre Netanyahou, ainsi que le ministre de la Défense, parlent de créer « une zone de sécurité jusqu’au fleuve Litani ». Même son de cloche du côté militaire : le lieutenant-général Eyal Zamir a déclaré que Tsahal ne quittera pas le sud-Liban avant que la sécurité du nord d’Israël ne soit rétablie. D’autant que les troupes israéliennes au sol ont déjà capturé certains villages et s’approchent des bastions du Hezbollah.

Une avancée sur le terrain qui se concrétise

D’après plusieurs informations, Tsahal aurait déjà le contrôle d’une douzaine de villages à environ 8 kilomètres de la frontière. Selon le média francophone libanais L’Orient-Le Jour, les Israéliens auraient revendiqué la prise du village de Khiam, mais de violents combats y ont encore lieu, ce qui nuance cette affirmation.

Toujours d’après ce même média, les forces israéliennes auraient commencé l’encerclement de deux villes majeures, Naqoura et Nabatiyé, avec des blindés s’approchant de Tyr et de Bint Jbeil, deux bastions du groupe chiite. Bint Jbeil est notamment connue comme « la capitale du Hezbollah » et ancien fief de Hassan Nasrallah.

Le sérieux des combats devrait donc commencer dans les prochains jours, voire dans les prochaines heures. C’est probablement là que se concentrent les forces de la milice chiite, d’où sont tirées les roquettes vers le nord d’Israël, et où se trouvent les réseaux de tunnels.

Les batailles à venir pourraient être très dures et éprouvantes, d’autant plus que les informations proviennent principalement de médias arabes, dont Al-Manar, la chaîne de propagande du Hezbollah.

Un manque d’hommes pour mener à bien la mission ?

Néanmoins, le chef d’état-major a alerté sur un manque d’effectifs. Cela signifie qu’une nouvelle vague de convocations pourrait être lancée, ce qui pèserait encore davantage sur les réservistes.

En cas de cessez-le-feu imposé prochainement par Donald Trump sur le front iranien, l’armée de l’air serait entièrement disponible pour le front libanais. Mais l’équation risque d’être compliquée, et les casse-têtes opérationnels pour l’état-major israélien commencent dès cette semaine.

D’autant que la manœuvre pourrait s’étendre jusqu’au nord du Litani, où le Hezbollah aurait accéléré son réarmement pendant le cessez-le-feu, notamment dans la région de la Bekaa. Cela pourrait même se transformer en « invasion de grande envergure à l’échelle du Liban ».

Encore beaucoup de questions subsistent, mais une chose est sûre : la bataille pour le sud-Liban ne fait que commencer. Le premier bilan est pour l’instant relativement satisfaisant, malgré les pertes humaines qui restent, comme toujours, un drame.

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