Yohan Souffir

Je m’appelle Yohan Souffir. Passionné, depuis mes années de collège, par la politique internationale et intérieure, je me suis orienté vers le journalisme après une licence de sciences politiques et un master de journalisme.
Je suis actuellement pigiste et souhaite partager mon analyse et mon expertise au sein de la communauté juive.

Les articles de Yohan Souffir

Israël frappe durement les Bassidji, y compris avec des drones

Israël frappe durement les Bassidji, y compris avec des drones

Israël frappe durement les Bassidji, y compris avec des drones

Véritable machine de répression du régime, les Bassidji sont la nouvelle cible de Tsahal, qui accomplit la promesse du président Donald Trump :
« Retenez le nom de vos bourreaux, l’aide arrive. »
L’affaiblissement de cette unité des Gardiens de la révolution islamique est indispensable à l’objectif de guerre : permettre les conditions du renversement de la dictature des mollahs.

En parallèle de viser les principaux quartiers généraux des Gardiens de la révolution, notamment les unités de drones, spatiales et aériennes, il y en a une qui devrait attirer plus l’attention que les autres dans les prochaines semaines : les Bassidji.

Cette police politique du régime, responsable de nombreuses répressions, recrute ses membres extrêmement jeunes (au lycée, voire, selon certains rapports, dès l’enfance). Ils sont notamment accusés d’avoir participé aux massacres de janvier dernier. Leur réputation sanguinaire n’est pas usurpée : ils sont aussi connus pour pratiquer des violences sexuelles, parfois présentées comme des « punitions pour les vierges ».

Il existait même un responsable au sein des Bassidji chargé de ces pratiques, éliminé par Tsahal en juin dernier, mais probablement remplacé depuis.

L’unité revendique plus de 90 000 membres actifs et plus d’un million de réservistes mobilisables en cas de crise. Certaines sources évoquent même 23 millions, mais il est probable qu’il s’agisse de propagande.

Véritable organisation paramilitaire, l’unité quadrille toute la société iranienne, telle une Gestapo ou une Stasi des temps modernes, avec des sections présentes dans tous les compartiments de la société : lycées, universités, entreprises, etc.

Leur mode de fonctionnement ressemble à celui d’une police fantôme. Bien qu’ils soient souvent en uniforme, certains se fondent dans la foule et patrouillent dans les rues de Téhéran, afin d’arrêter et de dissuader toute révolte.

Affaiblir les forces bassidji pour au moins redonner espoir

Le régime iranien n’a jamais été aussi affaibli, mais son dernier rempart pourrait empêcher sa chute complète. En effet, les Bassidji sont tellement nombreux et bien entraînés que, sauf en cas de défections massives, les bains de sang pourraient reprendre, avec des kalachnikovs semi-automatiques, ramenant la situation au même point.

Tsahal a donc décidé de frapper leurs postes de commandement, notamment dans l’ouest du pays, comme à Tabriz, éliminant plusieurs membres et commandants locaux. Des camps d’entraînement et des bases ont également été détruits.

Face à cela, la population iranienne pourrait voir son jour de gloire se rapprocher, après avoir attendu si longtemps.
Loin d’être vaincus, les Bassidji ne sont toutefois plus à l’abri.

Néanmoins, une intervention au sol serait sans doute nécessaire pour leur porter le coup de grâce (par exemple en armant les manifestants iraniens, ou par d’autres moyens).

Si le peuple juif a appris quelque chose au fil de son histoire, c’est que l’espoir est souvent la meilleure arme. Mais la lutte ne fait que commencer, et Israël adopte une stratégie audacieuse, déjà observée dans les guerres modernes de la région.

Anticiper la crainte d’une nouvelle répression et frapper l’ennemi avec ses armes

Le chef de la police iranienne, Ahmad Reza Radan, menace d’une « répression encore plus sanglante qu’en janvier dernier » et affirme que tout manifestant sera considéré comme un ennemi.

Sachant que la période de deuil de Ali Khamenei touche à son terme, ainsi que le mois de Ramadan, les forces de répression du régime tentent « d’étouffer dans l’œuf » toute tentative de mobilisation.

Mais c’est là que les renforts venus du ciel entrent en jeu : désormais, chaque fois que les Bassidji établiront un barrage routier, ils pourraient devenir la cible de drones israéliens et subir le même sort que les combattants du Hamas ou du Hezbollah, frappés par l’armée de l’air israélienne.

Dans les guerres modernes, les drones sont devenus un outil majeur, particulièrement au Moyen-Orient.

La seule ombre au tableau serait le missile iranien 358, un intercepteur de drones redoutable, même s’il n’a été utilisé que très rarement.

La population iranienne dispose peut-être enfin de l’aide qu’elle n’attendait plus.
Ses bourreaux commencent à tomber, et une fois affaiblis, elle pourrait reprendre son destin en main, y compris face aux Bassidji, qui restent la clé de voûte du régime.

C’est d’ailleurs l’objectif annoncé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu : « créer les conditions du renversement du régime ».

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Guerre au Moyen-Orient : les milices du Kataeb Hezbollah défient les États-Unis, Israël en alerte

Guerre au Moyen-Orient : les milices du Kataeb Hezbollah défient les États-Unis, Israël en alerte

Le Kataeb Hezbollah serait prêt à un conflit de longue durée contre les États-Unis, Israël reste en embuscade

Depuis le début de la guerre, l’armée américaine riposte aux attaques des milices chiites contre ses bases en Irak. La plus puissante d’entre elles avait déjà fait savoir, avant le début du conflit, qu’elle se préparait à une guerre de longue durée contre les États-Unis.

Pour le moment, Israël n’est pas intervenu pour soutenir son allié, mais les choses pourraient rapidement évoluer sur ce front également.

Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, un pays traverse des difficultés qui passent relativement sous les radars : l’Irak. Le pays a à peine réussi à se reconstruire après des décennies de violences, de guerres et d’interventions occidentales, notamment américaines.

Bien que le gouvernement ait réussi à épargner au pays deux ans et demi de guerre, notamment en arrachant un accord avec les milices chiites pro-iraniennes qui contrôlent une partie de l’est du pays, la situation reste fragile. Cet arrangement, signé le 29 décembre 2024, mettait fin aux attaques de drones contre Israël.

Les autorités de Bagdad ont même empêché plusieurs tentatives d’attaques, à la fois par drones et par voie terrestre, contre les bases militaires américaines présentes dans le pays.

Mais malgré cette bonne volonté, ce qui devait arriver tôt ou tard s’est produit : la République islamique d’Iran a continué d’armer ces groupes en leur fournissant des missiles balistiques à longue portée, capables d’atteindre certaines régions de l’Europe, comme Chypre, la Grèce ou la Turquie.

Cependant, Téhéran ne semble pas encore prêt à dévoiler toutes ses cartes. Les attaques contre Israël n’ont pas repris. À l’heure où nous écrivons ces lignes, seule l’armée américaine est engagée contre les brigades du Hezbollah irakien (Kataeb Hezbollah), considérées comme la milice la plus puissante de ce que l’on appelle le Front de la résistance islamique en Irak.

Une préparation à un combat de longue durée

Avant le début de la guerre, le groupe avait annoncé, par la voix de son chef Abou al-Muhamadawi, que ses hommes se préparaient à une guerre de longue durée contre les États-Unis.

En revanche, il n’a pas évoqué un combat direct contre « l’ennemi sioniste », qui n’a pas été explicitement désigné comme cible immédiate.

L’objectif semble être, à très long terme, de contraindre les États-Unis à retirer leurs bases du territoire irakien. À moyen terme, la stratégie consisterait plutôt à infliger un maximum de pertes aux forces américaines.

Géographiquement proches, ces milices pro-iraniennes cherchent aussi à soutenir leur allié iranien et à venger la mort de leur chef religieux.

Un affrontement direct entre l’armée américaine et un groupe armé irakien lié à l’Iran aurait une portée symbolique considérable.

Un embourbement que le président voudra sûrement éviter

Le problème est que le camp américain semble évoquer plutôt une campagne courte et efficace. Le président Donald Trump répète depuis plusieurs jours que « la guerre est presque terminée ».

Connaissant la personnalité du locataire de la Maison-Blanche, il pourrait s’agir d’un bluff stratégique, mais aussi d’une volonté réelle de mettre rapidement fin au conflit, tout en pouvant annoncer une « mission accomplie ».

Même si les États-Unis ont réussi à éliminer un commandant du Hezbollah irakien, Ali Hussein Faji, les milices ont rapidement riposté en attaquant l’aéroport de Bagdad, preuve de leur détermination.

Militairement, l’US Army semble avoir l’avantage dans ce type de conflit asymétrique. Cependant, la force brute ne suffit pas toujours : dans ce type de guerre, la stratégie, la communication et l’image jouent un rôle déterminant.

Les images qui circulent actuellement dans le monde montrent des soldats américains revenant dans des cercueils recouverts du drapeau des États-Unis, ce qui pourrait peser lourd dans l’opinion publique américaine.

Pour éviter une guerre d’usure, Washington devra sans doute compter sur des alliés inattendus.

Les Kurdes, un allié indispensable mais pas indéfectible

L’un des drones interceptés à Erbil ne l’a pas été par l’armée irakienne, mais par les forces kurdes. Depuis le début du conflit, les États-Unis peuvent compter sur le soutien des Kurdes.

Certains combattants kurdes auraient même franchi la frontière pour combattre sur le territoire iranien. Néanmoins, cela pourrait rester insuffisant face à la cinquantaine de milices présentes dans la région, notamment le long de l’Euphrate.

De plus, l’administration américaine soutient le gouvernement syrien, qui a récemment abandonné ses alliés kurdes en Syrie. Les Kurdes pourraient ne pas avoir la mémoire courte.

Pour garantir leur soutien, Washington devra peut-être faire des concessions importantes, comme renforcer l’autonomie du Kurdistan irakien, voire reconnaître davantage son statut politique.

Cependant, malgré un ennemi commun, le soutien des Kurdes aux États-Unis est loin d’être totalement acquis. Leur proximité géographique avec l’Iran les rend également vulnérables aux frappes de missiles balistiques.

Même un missile de courte portée ou une roquette de type Qassam (comme celles utilisées par le Hamas) pourrait atteindre leurs camps d’entraînement.

La situation reste donc extrêmement complexe.

Et Israël dans tout cela ?

Si certains rapports évoquent des frappes israéliennes, l’État d’Israël n’a pour l’instant rien confirmé officiellement.

Selon la chaîne Al Arabiya, des chasseurs israéliens auraient survolé Bagdad en juin dernier, au troisième jour de l’opération « Am Kelavi ».

L’armée israélienne, Tsahal, disposerait d’une banque de cibles en Irak, comprenant notamment des infrastructures gouvernementales et financières.

Tant que les milices chiites n’attaquent pas directement le territoire israélien, l’État hébreu devrait probablement rester en retrait. Toutefois, si les États-Unis demandaient un soutien militaire, la situation pourrait rapidement évoluer.

Une chose est certaine : ce front est désormais ouvert, et son évolution dépendra des décisions prises par les différents acteurs régionaux et internationaux.

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Californie en état d’alerte : une attaque de drones iraniens contre les États-Unis redoutée par le FBI

Drones iraniens vers la Californie : l’alerte du FBI révèle que la guerre mondiale des drones a déjà commencé

ABC News : le FBI révèle que l’Iran aurait tenté d’envoyer des drones vers la côte ouest des États-Unis

Si l’information paraît extrêmement farfelue, elle a pourtant bien été évoquée par les services de renseignement américains. Selon certaines révélations, un bateau transportant des drones aurait été repéré. Ces alertes démontrent surtout l’ingéniosité et l’audace stratégique du camp d’en face et suggèrent que la guerre moderne prend des proportions mondiales, où les distances géographiques comptent de moins en moins.

Imaginez : un drone iranien visant Los Angeles ou San Francisco. Impossible, me direz-vous ? Et pourtant, d’après le FBI, c’est ce qui aurait bien failli arriver en février dernier. La chaîne ABC News révèle que les services de renseignement ont intercepté un bateau suspect au large de l’Atlantique. Toujours selon la chaîne, citant le FBI, l’Iran tenterait d’envoyer des drones offensifs vers la côte ouest des États-Unis.

Si cette information reste à prendre au conditionnel, elle démontre au moins une chose : Donald Trump n’a peut-être pas totalement exagéré lorsqu’il parlait d’une menace quasi immédiate pour son pays. Même si la réalité opérationnelle reste incertaine, la simple possibilité d’une telle opération illustre la mutation des stratégies militaires contemporaines.

Tout le monde est désormais à portée de tir de tout le monde

Le temps où il fallait être proche des frontières pour être la cible de drones ou de roquettes semble révolu. Avec les progrès de la balistique, des drones longue portée et des missiles de croisière, presque personne n’est totalement épargné.

Un exemple frappant : l’information selon laquelle un missile de croisière venu du Yémen, revendiqué par les rebelles houthis, aurait pu atteindre Israël. En novembre 2023, cela paraissait presque impossible. Pourquoi un groupe au Yémen ferait-il une telle chose simplement pour soutenir le Hamas ? Aujourd’hui pourtant, ce type d’action fait désormais partie de la réalité stratégique du Moyen-Orient.

Ce genre de manœuvre coûte extrêmement cher, demande beaucoup de temps de préparation et n’a pas toujours de fortes chances d’aboutir. Mais dans la logique de la guerre asymétrique, l’objectif n’est pas seulement militaire : il est aussi psychologique et politique.

Un régime à bout de souffle qui n’a peut-être plus rien à perdre

Encore une fois, certains analystes estiment que l’on sous-estime le côté idéologique et radical du régime iranien, ainsi que sa détermination à affronter ce qu’il appelle le “Grand Satan” et le “Petit Satan”, c’est-à-dire les États-Unis et Israël.

Il ne s’agit pas uniquement de déclarations incendiaires, mais parfois de menaces bien réelles à prendre au sérieux. Pour l’instant, le terrorisme indirect, les milices alliées ou les groupes proxy restent les principaux outils de la République islamique d’Iran pour attaquer les intérêts américains.

Cependant, une opération directe contre le territoire américain représenterait une prouesse logistique et stratégique considérable. Certains observateurs estiment même qu’un succès dans une telle attaque dépasserait, en termes de choc symbolique, le prestige médiatique du 11 septembre — surtout si, par malheur, elle atteignait sa cible.

Une éventualité complètement inédite pour la sécurité américaine

En réalité, il s’agirait d’une opération d’une complexité jamais vue :
un bateau ne battant pas pavillon iranien s’approcherait discrètement des côtes américaines. S’il n’était pas intercepté, un membre de l’équipage pourrait alors activer le mécanisme de lancement des drones, qui utiliseraient leur portée opérationnelle pour viser la Californie.

Le problème est que les systèmes de défense américains ne sont pas totalement conçus pour ce type de scénario. Les États-Unis ne sont pas Israël ni l’Ukraine, où les populations sont habituées à vivre sous la menace permanente de missiles et de drones.

Bien sûr, la police locale, le FBI et les autorités fédérales restent extrêmement vigilants. Le gouverneur de Gavin Newsom aurait également pris ces menaces très au sérieux.

Cependant, la population américaine, notamment sur la côte ouest, n’est pas habituée à ce type de menace qu’elle voit surtout à la télévision. Par exemple, le pays ne possède pas, à grande échelle, d’abris anti-bombardement comparables à ceux que l’on trouve dans certains pays en guerre.

Le FBI précise qu’il ne connaît pas la nature exacte des cibles potentielles. On peut toutefois imaginer plusieurs scénarios : attaques contre des civils, infrastructures symboliques, ou éventuellement personnalités politiques, dans une logique de vengeance ou de démonstration de puissance.

Au final, rien ne sert de paniquer, mais une chose devient claire : dans un monde où les drones, les missiles et la guerre asymétrique se développent rapidement, la vigilance devient presque une seconde nature.

Le monde entre peut-être dans une nouvelle ère stratégique, où la distance géographique ne garantit plus la sécurité et où les conflits régionaux peuvent avoir des répercussions planétaires.

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Front nord : Tsahal prépare une offensive terrestre inédite contre le Hezbollah

Front nord : Tsahal prépare une offensive terrestre inédite contre le Hezbollah

Tsahal mobilise ses hommes sur le front nord en prévision d’une possible offensive terrestre de grande envergure

Loin d’être secondaire, le front nord occupe une place extrêmement importante dans la campagne que mène Tsahal, avec des frappes de précision sur tout Beyrouth, et plus seulement sur la Dahiyeh, le bastion du Hezbollah. En parallèle, une offensive terrestre à l’échelle du Liban se prépare.

L’armée israélienne a fait savoir, via un communiqué, qu’elle redéployait la brigade Golani, présente jusqu’alors dans la bande de Gaza, vers la frontière avec le Liban. En plus des opérations défensives qui se poursuivent depuis la semaine dernière au sud-Liban, il fait peu de doute que l’establishment israélien voudra profiter de cette « erreur » pour en finir définitivement avec la menace qui pèse sur les kibboutzim et les villes du nord d’Israël.

D’autant que le Hezbollah n’est pas le seul groupe implanté au pays du Cèdre. En effet, Tsahal avait notamment éliminé Wasim Atallah Ali, responsable de la formation et du recrutement de combattants pour la branche militaire du Hamas au Liban, lors d’une frappe menée par la marine israélienne.

De même, Adham Adnan Al-Othman, ancien chef de la branche armée du Jihad islamique palestinien au Liban, a été éliminé lors d’une frappe ciblée à Beyrouth.

Le nombre de camps de réfugiés palestiniens au Liban est de 12, dont trois dans le sud, proches de la frontière. L’urgence de remédier à cette situation s’amplifie chaque jour un peu plus et, sans l’intervention militaire d’Israël, la situation serait probablement déjà pire.

Les forces en présence et leurs capacités impressionnantes de régénération

Car bien qu’affaibli par l’opération « Flèche du Nord » et par les raids quasi quotidiens de l’armée de l’air israélienne depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, les groupes armés restent actifs.

Si pour le Hamas et le Jihad islamique, on sait de source sûre que leur popularité grandit parmi les réfugiés palestiniens, souvent considérés comme des « sous-citoyens », et qu’ils posséderaient plusieurs milliers de combattants, nous disposons en revanche de chiffres plus précis concernant le Hezbollah.

Le groupe disposerait aujourd’hui d’environ 25 000 roquettes de courte portée, de plus de 5 000 drones, d’environ 2 000 combattants actifs et de 50 000 réservistes (des civils ayant reçu une formation militaire et mobilisables par l’organisation).

L’unité d’élite Radwan, détruite à près de 75 % selon certains rapports lors de la dernière guerre, s’est quasiment reconstituée. Si l’organisation terroriste n’est pas redevenue l’immense machine militaire qu’elle était avant le 8 octobre 2023, elle est néanmoins revenue à un niveau comparable à celui d’avant la vague d’éliminations ciblées d’octobre 2024, notamment grâce à l’argent iranien et à son redéploiement au nord du fleuve Litani.

Le sud du fleuve reste la zone principale des combats, car proche de la frontière. L’objectif de la précédente confrontation était de repousser une éventuelle infiltration du groupe, ce qui avait été fait. Désormais, la stratégie du camp d’en face va devoir s’adapter.

Des raids ciblés à une incursion, voire une invasion

Entre le 8 octobre 2023 et le 28 septembre 2024, puis entre le 24 novembre 2024 et récemment, Tsahal a mené pas moins de 1 470 raids ciblés, répartis sur plusieurs nuits, parfois avec des chars Merkava, afin de détruire des tunnels et empêcher le plan appelé « Conquérir la Galilée ».

Paradoxalement, c’est pendant les périodes de cessez-le-feu que le Hezbollah est le plus affaibli par des opérations terrestres et aériennes ciblées. En position défensive, l’armée israélienne multiplie les raids furtifs : des soldats entrent dans une zone ou un village, détruisent les infrastructures, puis se replient sur leurs positions.

Cependant, cette stratégie devra évoluer, car le Hezbollah et les autres organisations terroristes l’ont désormais comprise, notamment parce qu’elle a déjà été utilisée dans la bande de Gaza.

Cette approche s’explique par une métaphore de l’ancien chef d’état-major Hertzi Halevi : le Hamas serait comme une tour, qui finirait par s’effondrer sous les coups répétés d’une boule de démolition.

Mais cette analyse est probablement incomplète. L’armée manque d’effectifs, et certains analystes estiment que la seule solution viable sur le long terme serait d’envahir le sud-Liban, puis de poursuivre l’offensive au-delà du Litani, voire jusqu’à Beyrouth, afin d’encercler la Dahiyeh, le bastion politique et militaire du Hezbollah.

Ensuite, une zone tampon à la frontière pourrait être négociée, et des pourparlers de paix entre Israël et le Liban pourraient légitimement voir le jour.

Car malgré toute la bonne volonté de la communauté internationale, ni le gouvernement libanais ni l’armée libanaise n’ont réussi à désarmer le Hezbollah ou les autres groupes palestiniens, et cet échec est dramatique pour l’ensemble de la région.

Affaiblir le Hezbollah en le privant de son pouvoir de nuisance et de ses ressources

En parallèle, Tsahal affaiblit les infrastructures du Hezbollah, pourtant jugées illégales par le gouvernement libanais, mais toujours actives. C’est notamment le cas de Hichat el Hichat, sa banque privée, ainsi que de son organe de propagande, la chaîne de télévision Al-Manar.

Ces cibles n’avaient plus été visées depuis 2006.

Si 20 % du trafic de drogue et les investissements iraniens (plus de 1  milliards  de dollars sur l’année civile écouler ) restent importants, plusieurs évolutions internationales pourraient affaiblir les revenus du Hezbollah.

La lutte mondiale contre le narcotrafic pourrait en effet réduire certaines de ses sources de financement indirectes. Par exemple :

  • la chute du régime de Maduro au Venezuela pourrait remettre en cause certaines routes de trafic en Amérique latine,
  • la nouvelle politique au Mexique visant à lutter plus fermement contre les cartels,
  • ou encore les pressions américaines sur Cuba.

À cela pourrait s’ajouter une évolution majeure au Moyen-Orient : si le régime iranien des mollahs venait à tomber, le Hezbollah perdrait son principal soutien financier et stratégique.

Le groupe a littéralement pris position dans le sud du Liban et s’est enraciné dans les institutions, notamment au Parlement et au gouvernement. Mais cette situation se retourne progressivement contre lui.

Alors que les élections législatives prévues en mai prochain devraient avoir lieu — sauf reprise majeure des hostilités —, le Hezbollah n’a jamais été aussi isolé au sein de la société libanaise, y compris chez une partie de la population chiite.

Son principal allié, le mouvement Amal, commence lui aussi à prendre ses distances.

Si certains analystes estiment qu’une offensive terrestre majeure est désormais inévitable, force est de constater que Tsahal a déjà réussi une première depuis 1982 : séparer politiquement le Hezbollah du reste du Liban.

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Moyen-Orient : l’Europe face aux répliques d’une guerre qui se rapproche

Moyen-Orient : l’Europe face aux répliques d’une guerre qui se rapproche

Moyen-Orient : l’Europe face aux répliques d’une guerre qui se rapproche

Sécurité intérieure, tensions énergétiques, menaces hybrides et marginalisation stratégique : l’escalade entre l’Iran et ses adversaires au Moyen-Orient pourrait entraîner des répercussions bien plus directes pour l’Europe que ne le laisse penser l’éloignement géographique.
Derrière l’apparente distance du conflit, c’est en réalité l’ensemble de l’équilibre stratégique européen qui pourrait être affecté dans les années à venir.

Une guerre lointaine… mais aux effets immédiats

L’Europe observe avec inquiétude la montée des tensions autour de l’Iran, et en particulier le rôle central joué par les Corps des Gardiens de la révolution islamique, pilier militaire, sécuritaire et idéologique du régime de Téhéran.

Si les combats se déroulent principalement au Moyen-Orient, leurs répercussions dépassent largement la région. Les infrastructures militaires et civiles européennes pourraient être exposées indirectement aux dynamiques de ce conflit.

L’île de Chypre, par exemple, constitue un point stratégique. Située à la frontière orientale de l’Union européenne et à proximité immédiate du Levant, elle a déjà été évoquée comme une cible potentielle par des acteurs liés à l’axe pro-iranien, notamment le Hezbollah. Certaines milices chiites en Irak disposent aujourd’hui d’arsenaux balistiques ou de drones capables d’atteindre des objectifs dans cette zone.

Le continent européen, déjà confronté aux conséquences de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, doit désormais composer avec un second foyer majeur d’instabilité à ses frontières élargies. Cette accumulation de crises met à l’épreuve la capacité stratégique de l’Europe à gérer simultanément plusieurs menaces.

La crainte d’une menace sur le sol européen

Si certains États européens, notamment la France et le Royaume-Uni, adoptent une position particulièrement prudente, c’est en grande partie en raison de la menace terroriste potentielle.

Au cœur de ces inquiétudes se trouve la force Al-Qods, unité d’élite des Gardiens de la révolution spécialisée dans les opérations extérieures clandestines. Cette organisation a déjà été impliquée dans plusieurs opérations clandestines et réseaux d’influence à l’étranger.

Les services de renseignement occidentaux redoutent notamment l’activation de cellules dormantes présentes dans plusieurs pays occidentaux.

Plusieurs incidents récents font actuellement l’objet d’enquêtes :

  • une explosion près d’une synagogue à Liège
  • une explosion à proximité de l’ambassade américaine à Oslo
  • une fusillade près du consulat américain à Toronto

Pour l’instant, aucun lien direct n’a été formellement établi entre ces événements et des structures liées à Téhéran. Mais ces incidents alimentent les inquiétudes des services de sécurité européens.

Dans ce contexte, l’objectif d’éventuelles actions hybrides serait moins militaire que psychologique et politique : montrer que, même affaibli ou sous pression internationale, le régime iranien conserverait la capacité de projeter de l’instabilité en Occident.

L’économie européenne sous pression

L’autre grande vulnérabilité du continent reste l’énergie.

Le Moyen-Orient demeure l’une des principales régions productrices de pétrole et de gaz au monde. Toute escalade impliquant l’Iran menace directement plusieurs routes énergétiques stratégiques, en particulier le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures.

Un blocage du détroit ou des attaques contre des infrastructures énergétiques pourraient entraîner :

  • une flambée des prix du pétrole
  • une hausse du prix du gaz
  • des perturbations du commerce maritime mondial

Ces évolutions auraient des conséquences immédiates sur les économies européennes. Après la crise énergétique provoquée par la guerre en Ukraine, les sociétés européennes restent fragiles face à une nouvelle hausse des prix de l’énergie.

Dans plusieurs pays, notamment en France, les tensions autour du pouvoir d’achat et du coût de la vie constituent déjà un facteur politique majeur. Une nouvelle crise énergétique pourrait accentuer les divisions politiques et sociales à l’intérieur de l’Union européenne.

L’Europe spectatrice d’un affrontement qui la concerne

La crise actuelle met également en lumière les limites de l’influence stratégique européenne dans les grandes confrontations internationales.

Dans la région, les décisions militaires restent largement dominées par les États-Unis, tandis que les pays européens tentent principalement de maintenir des canaux diplomatiques avec Téhéran afin d’éviter une escalade incontrôlable.

Certaines capitales européennes envisagent cependant une implication plus directe. Plusieurs sources indiquent notamment que l’Allemagne pourrait envisager de rejoindre une coalition internationale visant à contenir l’influence militaire du régime iranien.

Malgré cela, l’Union européenne peine encore à s’affirmer comme une puissance stratégique autonome, capable d’agir de manière coordonnée dans un environnement international de plus en plus conflictuel.

Une Europe exposée sur ses frontières élargies

La France a déployé le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, illustrant l’implication militaire européenne dans la stabilisation de la région. Toutefois, ces opérations restent principalement défensives.

De son côté, le Royaume-Uni se trouve dans une position particulièrement sensible. Ses bases militaires à Chypre ont été régulièrement visées par des attaques de groupes affiliés à l’axe pro-iranien depuis le début de la guerre.

Les services de sécurité britanniques considèrent également le territoire du Royaume-Uni comme l’un des pays occidentaux où les réseaux clandestins liés à l’Iran pourraient être les plus actifs.

L’histoire récente montre que la perception de faiblesse stratégique peut parfois encourager des acteurs hostiles. L’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël par le Hamas est souvent citée par certains analystes comme un exemple d’erreur d’appréciation stratégique dans un contexte de tensions prolongées.

Les nouveaux défis du continent

Face à ces évolutions, plusieurs priorités stratégiques émergent pour les États européens.

Renforcer la sécurité intérieure

Les services de renseignement et de contre-terrorisme devront renforcer la surveillance des réseaux étrangers susceptibles d’opérer sur le territoire européen.

Protéger les infrastructures critiques

Les ports, les réseaux énergétiques, les câbles sous-marins et les systèmes numériques sont devenus des cibles privilégiées dans les stratégies de guerre hybride.

Réduire la dépendance énergétique

La diversification des approvisionnements énergétiques constitue désormais un enjeu stratégique majeur pour la sécurité économique européenne.

Construire une véritable défense européenne

La multiplication des crises souligne la nécessité d’une coopération militaire plus approfondie entre les États membres de l’Union européenne.

Une Europe face à un tournant stratégique

Pour l’Europe, la crise actuelle rappelle une réalité fondamentale : dans un monde interdépendant, les conflits régionaux ne restent jamais confinés à leur zone d’origine.

Qu’il s’agisse de sécurité, d’économie, d’énergie ou de stabilité politique, les secousses du Moyen-Orient se répercutent désormais rapidement sur le continent européen.

Si l’Europe ne se trouve pas en première ligne militaire du conflit, elle en subit déjà les ondes de choc géopolitiques.

Plus que jamais, la question posée aux dirigeants européens est celle de la capacité du continent à redevenir un acteur stratégique, capable de protéger ses intérêts et d’influencer les grandes crises internationales.

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Guerre Iran : Quels rôles pourraient jouer les Houthis dans la guerre ?

Guerre Iran : Quels rôles pourraient jouer les Houthis dans la guerre ?

Quels rôles pourraient jouer les Houthis dans la guerre ?

Abdel-Malik al-Houthi, chef de la branche politique du groupe Ansar Allah, multiplie les déclarations laissant entendre une entrée en guerre imminente de son mouvement.
Loin d’être un simple coup de bluff, on peut légitimement se demander quelles sont les véritables options dont dispose encore cette organisation aujourd’hui fortement affaiblie.

« Nous avons le doigt sur la gâchette et nous allons bientôt entrer dans la guerre avec une force que les Américains et les sionistes n’ont jamais vue. »

Ces propos sont ceux du chef d’Ansar Allah, la branche politique des Houthis. Au vu de l’évolution du conflit, il y a fort à parier qu’il ne s’agit pas simplement de menaces en l’air. D’ailleurs, le groupe a déjà repris ses attaques contre des navires battant pavillon israélien ou occidental en mer Rouge, et ce malgré l’accord signé avec les Américains il y a près d’un an, après l’opération Rough Rider, qui s’est terminée en mai dernier.

Cependant, le groupe a été extrêmement affaibli par deux années de guerre. Dès lors, une question se pose : quelle puissance de frappe l’organisation possède-t-elle encore et quelles options lui restent-elles réellement ?

Frapper les bases américaines dans le golfe d’Aden et décréter un blocus maritime total

Dans un premier temps, les Houthis pourraient viser les bases américaines présentes dans le golfe d’Aden et intensifier leurs attaques maritimes.

Le groupe yéménite dispose encore d’un certain savoir-faire dans la guerre maritime asymétrique, ce qui lui a valu d’être parfois comparé à une forme de « pirates modernes ». Et ce malgré les opérations israéliennes et américaines de l’année dernière.

Une telle décision romprait l’accord signé avec l’administration américaine. Les États-Unis pourraient alors rediriger leurs forces vers ce front et frapper les ressources économiques des Houthis, par exemple en ciblant leurs dépôts de carburant ou leurs centrales électriques.

S’attaquer directement à l’armée américaine serait toutefois une erreur stratégique majeure, que les Houthis ne sont peut-être pas prêts à commettre.

Se joindre au Hezbollah et à l’Iran directement contre Israël

Si le conflit s’enlise, les Houthis pourraient choisir de participer plus directement à la guerre contre Israël.

Même amoindri, le groupe conserve encore quelques missiles balistiques et des drones, capables d’être tirés quotidiennement. En cas d’attaques coordonnées, une stratégie de saturation des défenses aériennes israéliennes (comme Iron Dome, Arrow ou Eitan) pourrait être envisagée.

Ce scénario avait jusqu’ici été écarté, mais il constitue probablement leur principal levier de nuisance militaire. Avec quelques missiles et des essaims de drones par jour, surtout si les milices chiites en Irak participent également aux attaques, cela pourrait créer :

  • une pression psychologique sur la population israélienne
  • un sentiment de lassitude face à une guerre prolongée

Cette option pourrait donc être la plus stratégique pour les dirigeants houthis. Elle permettrait de mener une guerre d’usure, causant davantage de dégâts psychologiques que matériels, tout en préservant leur arsenal.

S’attaquer aux Émirats arabes unis et à l’Arabie saoudite, des cibles beaucoup plus proches

En 2015, une guerre a éclaté entre l’Arabie saoudite et les Houthis. Malgré les frappes aériennes et les offensives terrestres, la coalition menée par Riyad n’est jamais parvenue à vaincre totalement la milice yéménite. Le conflit a fait des milliers de victimes civiles, principalement au Yémen.

Aujourd’hui, dans la logique de confrontation entre l’axe iranien et les alliés des États-Unis, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite pourraient redevenir des cibles.

Du fait de la proximité géographique, de simples roquettes ou missiles à courte portée peuvent atteindre ces deux pays. Cette option a d’ailleurs déjà été évoquée par les Houthis en juin dernier.

Si ces États devaient intervenir contre l’Iran, même indirectement, les Houthis pourraient chercher à soutenir leur allié régional en frappant leurs territoires.

Une incursion terrestre depuis le Yémen reste peu probable mais pas totalement impossible, tant les frontières et les intérêts stratégiques sont imbriqués dans la région.

Ouvrir un autre front sur la Corne de l’Afrique

Enfin, le conflit pourrait s’étendre au-delà du Moyen-Orient, notamment vers la Corne de l’Afrique.

Le groupe dirigé par Abdel-Malik al-Houthi pourrait s’attaquer à un nouvel allié d’Israël : le Somaliland, qui aurait été reconnu par Israël en décembre dernier.

Certains observateurs évoquent déjà la possibilité que cet État accueille une présence militaire ou des installations d’observation israéliennes, ce qui en ferait une cible potentielle pour les Houthis.

Dans un tel scénario, Israël n’aurait aucune obligation légale d’intervenir militairement, mais une réaction indirecte ou des frappes ciblées au Yémen ne seraient pas à exclure.

En conclusion Toutes ces options stratégiques restent possibles pour les Houthis. La véritable question n’est donc peut-être plus s’ils entreront dans la guerre, mais plutôt :

Quand comment avec quelle intensité

Et surtout quelle carte ils décideront de jouer dans un conflit régional déjà extrêmement complexe et instable.

Guerre contre l’Iran : le plan secret en quatre phases qui pourrait décider de l’issue du conflit

Guerre contre l’Iran : le plan secret en quatre phases qui pourrait décider de l’issue du conflit

Guerre contre l’Iran : le plan secret en quatre phases qui pourrait décider de l’issue du conflit

Combien de temps va vraiment durer cette guerre ?

Plus longtemps que l’opération Am Kelavi ? Entre deux et cinq semaines, un mois, ou moins jusqu’à Pessah ?

Les déclarations sur la durée de la guerre se contredisent chaque jour et sont souvent très paradoxales. On parle à la fois d’une campagne longue, mais qui avance plus vite que prévu.

Alors, entre intox et déclarations politiques, quelle réalité concrète se dessine chaque jour depuis maintenant 11 jours de guerre ?

« La guerre est pratiquement finie, c’est un succès. Ils n’ont plus de marine, plus de communications, plus d’aviation. »

Ces propos du président Donald Trump ont été prononcés sur CBS. Toujours triomphant, le 47ᵉ président cherche sans doute à rassurer l’opinion publique américaine, et ce après le décès du 7ᵉ soldat américain sur le sol saoudien, mais aussi à quelques mois des élections de mi-mandat aux États-Unis.

Si les succès israéliens et américains sont indéniables, le régime des mollahs est toujours en place. Le programme balistique est toujours là et pourrait se reconstituer rapidement. Quant au programme nucléaire, les 450 kilogrammes d’uranium enrichi seraient toujours enfouis encore plus profondément.

Mais tout cela ne serait-il pas en réalité un plan en plusieurs phases, qui se déroule sous nos yeux et dont l’avancée expliquerait cet optimisme de la coalition américano-israélienne ?

Remporter la bataille navale et mettre à mal le système de défense iranien

Si les éliminations ciblées dans les 60 premières secondes de la guerre, qui auraient inclus le Guide suprême Ali Khamenei, sont impressionnantes, le régime s’était préparé à cette éventualité.

La vraie guerre était peut-être ailleurs.

La marine américaine aurait coulé près de 50 navires de la flotte des Gardiens de la Révolution.

Et pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, un sous-marin de l’US Navy aurait détruit un navire ravitailleur au large du Sri Lanka, projetant des images que l’on croyait réservées aux documentaires historiques.

De surcroît, les Américains auraient également éliminé le commandant de la marine des Pasdaran.

Du côté israélien, Tsahal aurait neutralisé plusieurs systèmes de défense et le ciel iranien serait désormais quasi ouvert aux chasseurs israéliens et américains.

Isoler le Hezbollah des Gardiens de la Révolution et frapper les intérêts économiques de Téhéran

La deuxième phase est peut-être plus surprenante pour les observateurs.

Tsahal s’attendait à une entrée en guerre du Hezbollah, et pour en finir, il faut frapper très durement la galaxie des Gardiens de la Révolution présente au Liban.

Cela pourrait passer par des éliminations ciblées, comme celle de cinq responsables iraniens dans un hôtel de luxe du quartier de Raouché, en plein cœur de Beyrouth.

Une autre cible pourrait être l’ambassade iranienne au Liban, les ambassades étant souvent utilisées par la force Al-Qods comme cache logistique, selon les services de renseignement israéliens.

Parallèlement, et toujours en coordination avec les États-Unis, Israël frappe le cœur de la rente pétrolière du régime, qui constitue la principale ressource financière alimentant le train de vie de la caste dirigeante.

Terminer la phase d’éliminations ciblées et affaiblir l’Artesh

Ali Khamenei, 86 ans, ne dirigeait plus vraiment le pays et était très malade.

En menant cette frappe, les alliés auraient cherché à faire sortir de l’ombre ceux qui tirent réellement les ficelles.

Parmi eux :

son fils Mojtaba Khamenei

Ali Larijani, chef du Conseil stratégique de défense

D’autres cibles potentielles pourraient être :

Abbas Araghchi

le président Masoud Pezeshkian

le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf

Sans succession claire, l’appareil d’État iranien serait complètement déboussolé.

Deux scénarios seraient alors possibles :

Un coup d’État de l’Artesh (armée régulière iranienne) contre les mollahs et les Pasdaran

Ou une fidélité au régime, comme c’est le cas depuis le début

Dans ce second cas, Tsahal devrait continuer ses opérations.

Le porte-parole de l’armée israélienne Effie Defrin a annoncé ce lundi que plus de 19 000 soldats iraniens auraient été tués depuis le début de la guerre.

On rappelle que l’armée iranienne en est déjà à son troisième chef d’état-major depuis juin dernier.

Des raids terrestres spectaculaires pour en finir avec le programme nucléaire et balistique

Une fois affaiblie et désorganisée, l’Artesh ne pourrait plus riposter efficacement.

C’est alors que pourrait arriver le « bouquet final » : des opérations terrestres spéciales, menées par des commandos israéliens et américains.

Car cette fois-ci, les bombardiers comme le Northrop Grumman B-2 Spirit ne suffiraient pas.

Les frappes aériennes ont certes atteint de nombreux lanceurs et installations balistiques, mais ces infrastructures peuvent se reconstruire rapidement.

Quant aux sites nucléaires, ils sont encore plus profondément enfouis que celui de Fordo.

Il faudrait donc des opérateurs sur place pour :

sécuriser les sites nucléaires

détruire les recherches et capacités balistiques

coordonner une véritable révolution, et non une simple contestation

former les insurgés à utiliser les armes probablement introduites par les réseaux du Mossad et de la CIA

S’il est encore trop tôt pour affirmer que ce scénario est réellement le plan opérationnel en cours, il pourrait expliquer le calendrier actuel.

Car nous sommes peut-être déjà à mi-chemin entre la phase deux et la phase trois.

Encore une fois, « la prophétie a été donnée aux imbéciles », et nous sommes trop intelligents pour bâtir des plans sur la comète.

Mais nous pouvons observer ce qui se déroule sous nos yeux.

Et les heures et les jours à venir seront décisifs.

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Ron Arad : le mystère du navigateur israélien disparu depuis 1986 qui hante encore Israël

Ron Arad : le mystère du navigateur israélien disparu depuis 1986 qui hante encore Israël

Ron Arad : le mystère du navigateur israélien disparu depuis 1986 qui hante encore Israël

Qui était Ron Arad, le navigateur qu’Israël n’a jamais retrouvé ?

Dans la nuit du 6 au 7 mars, l’armée israélienne aurait tenté de rapatrier le corps de Ron Arad, navigateur israélien capturé en 1986 et devenu, au fil des décennies, une figure presque mythique en Israël.

Près de quarante ans après sa disparition, son nom reste associé à une promesse : celle de ne jamais abandonner un soldat disparu. Mais qui était réellement cet homme dont Israël n’a jamais cessé d’espérer pouvoir rapatrier les restes afin qu’il repose auprès de sa famille ?

Ron Arad : navigateur de l’armée de l’air israélienne

Ron Arad était un officier de l’armée de l’air israélienne, né en 1958 à Hod HaSharon.

Ingénieur de formation, il sert comme navigateur sur avion de combat, un rôle essentiel dans les missions aériennes. Le navigateur est chargé de la navigation, de la coordination de la mission et du guidage des systèmes d’armement.

Dans un pays où l’aviation militaire occupe une place centrale dans la stratégie de défense, cette fonction est particulièrement prestigieuse. Pour beaucoup d’Israéliens, Ron Arad incarne alors une génération d’officiers hautement qualifiés, à la fois militaires et ingénieurs.

Une mission au-dessus du Liban en 1986

Le 16 octobre 1986, lors d’une mission militaire au-dessus du Lebanon, l’avion de combat dans lequel il se trouve est gravement endommagé.

L’équipage est contraint de s’éjecter. Le pilote, Yishai Aviram, est rapidement secouru par les forces israéliennes.

Ron Arad, en revanche, est capturé au sol par des groupes chiites libanais, notamment le mouvement Amal Movement, alors que l’armée israélienne est engagée dans le sud du Liban contre l’Palestine Liberation Organization.

La captivité et les premières preuves de vie

Ron Arad est détenu par le mouvement Amal. Pendant plusieurs mois, Israël reçoit des lettres, des photographies et une vidéo confirmant qu’il est vivant en captivité.

Cependant, la situation évolue rapidement. Selon plusieurs sources, Arad aurait ensuite été transféré ou vendu à un autre groupe armé, le Hezbollah, alors un mouvement encore relativement jeune au Liban et soutenu par l’Iran.

La disparition et les zones d’ombre

En 1988, toute trace de Ron Arad disparaît. Les contacts cessent brusquement et aucune preuve de vie n’est plus transmise.

Plusieurs hypothèses apparaissent. Certaines évoquent un transfert vers l’Iran, possiblement organisé par les Islamic Revolutionary Guard Corps. D’autres avancent l’idée qu’il serait mort en captivité au Liban à la fin des années 1980.

Aucune version n’a jamais été confirmée. Toutefois, certaines informations apparues au fil des années semblent renforcer l’hypothèse d’un transfert hors du Liban, ce qui expliquerait pourquoi Israël continue de chercher sa trace dans plusieurs pays de la région. En 2008, Israël le déclare officiellement décédé.

Un symbole national en Israël

Avec les années, Ron Arad devient le symbole du soldat disparu. Son nom reste profondément ancré dans la mémoire collective israélienne et rappelle l’engagement de l’État à retrouver ses militaires capturés ou portés disparus.

Son portrait a longtemps été affiché dans l’espace public, accompagné d’appels à ne pas oublier son sort. Son histoire est régulièrement évoquée dans le débat public israélien lorsqu’il est question d’otages ou de soldats capturés.

Certains groupes armés, comme le Hamas, ont même utilisé son histoire comme référence symbolique en insinuant que des otages israéliens pourraient, eux aussi, disparaître sans laisser de trace.

Une énigme toujours ouverte mais dont l’élucidation n’a peut-être jamais été aussi proche

Près de quarante ans après sa disparition, le sort de Ron Arad reste l’un des plus grands mystères du conflit israélo-libanais.

Plusieurs soldats portés disparus ont été retrouvés et rapatriés au fil des années, comme Zachary Baumel ou Zvi Feldman. Mais Ron Arad demeure l’un des derniers soldats dont le sort reste inconnu.

Un autre nom revient souvent dans cette mémoire nationale : celui de Eli Cohen, espion israélien exécuté en Syria, dont le corps n’a lui non plus jamais été rapatrié.

Pour Israël, la question du retour des soldats disparus dépasse la seule dimension militaire. Elle touche à un principe moral et national : ramener les corps des soldats afin qu’ils puissent être enterrés dans leur pays.

Dans ce contexte, beaucoup estiment qu’Israël continuera à chercher Ron Arad aussi longtemps que nécessaire, afin qu’il puisse un jour retrouver sa terre et sa famille.

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L’héritage guerrier de Tsahal : Les généraux montent au combat-Tomer Bar dans le ciel d’Israël

L’héritage guerrier de Tsahal : généraux montent au combat-Tomer Bar dans le ciel d’Israël

Alors que Tsahal prépare les plans de frappes qui mettent aujourd’hui à mal le régime de la République islamique d’Iran et le Hezbollah au Liban, le général Tomer Bar, commandant de l’armée de l’air israélienne, est lui-même monté dans son avion le samedi 7 mars 2026 pour participer aux opérations.

Un fait rare, que l’on observe très peu dans les armées du monde.

Les images sont inhabituelles : le commandant Tomer Bar à bord de son F-35, survolant le pays.

Inhabituelles, car son rôle consiste normalement à préparer les plans d’attaque et à coordonner les opérations, non à participer lui-même aux missions.

Mais c’est précisément l’éthique qui fait la singularité de Tsahal : les hauts gradés peuvent se retrouver en première ligne.

C’est une maxime presque aussi ancienne que l’État d’Israël lui-même. Dans l’imaginaire et la tradition juive, les chefs ont souvent conduit eux-mêmes les combats, à l’image de figures bibliques comme Josué ou Gédéon. Cette longue tradition se retrouve aujourd’hui encore dans l’esprit de Tsahal.

Des exemples notamment sur le front sud

On pourrait imaginer le chef d’état-major de Tsahal en première ligne dans son char, menant des raids dans la bande de Gaza.

Pourtant, ce type de situation représente un risque immense : un chef militaire de ce rang pourrait devenir une cible privilégiée, être capturé ou utilisé comme trophée de guerre.

Un exemple récent s’est produit lors des Attaques du 7 octobre 2023 en Israël.

Ce jour-là, le général Yaron Finkelman, commandant du Commandement Sud de Tsahal, responsable de la zone frontalière avec Gaza, s’est rapidement rendu dans le sud du pays pour diriger la riposte.

Alors que les combattants du Hamas attaquaient plusieurs villes et kibboutz israéliens, il s’est déplacé entre différentes zones de combat afin de coordonner les forces et organiser la défense sur le terrain.

Dans les premières heures de l’attaque, marquées par un chaos total, plusieurs officiers supérieurs se sont retrouvés au plus près du front, dirigeant les opérations directement aux côtés de leurs soldats.

Yoni Netanyahou : au-delà de la légende

Un précédent illustre parfaitement cet esprit.

Le frère de l’actuel Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, était officier dans Sayeret Matkal, l’une des unités d’élite de Tsahal.

Il s’appelait Yonatan Netanyahu, souvent appelé Yoni Netanyahou.

C’est lui qui commandait l’assaut lors de l’Opération Entebbe, une mission spectaculaire menée en 1976 pour libérer des otages retenus à l’aéroport d’Entebbe, en Ouganda.

Comme souvent dans Tsahal, le commandant était au premier rang de l’assaut.

Il fut mortellement touché par des tirs ennemis, devenant le seul soldat israélien tué lors de l’opération.

Dans de nombreuses armées du monde, les hauts gradés restent à l’arrière, tandis que les simples soldats sont envoyés en première ligne.

Mais Tsahal a souvent fait le choix inverse : celui d’une armée où les chefs montrent l’exemple, parfois jusqu’au sacrifice.

Le sacrifice de Yoni Netanyahou a ainsi marqué plusieurs générations de jeunes Israéliens, hommes et femmes, qui voient dans cet exemple l’illustration d’un commandement fondé sur l’exemple et l’engagement personnel.

Iran : la coalition américano-israélienne s’élargit, les mollahs menacés d’encerclement

Iran : la coalition américano-israélienne s’élargit, les mollahs menacés d’encerclement

Allemagne, Qatar, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis : qui va rejoindre la coalition américano-israélienne contre le régime des mollahs ?

Le conflit au Proche-Orient a touché pas moins de douze pays, au Moyen-Orient, dans le golfe Persique et en Europe méditerranéenne, poussant les dirigeants de ces États dans leurs retranchements. Certains hésiteraient même à rejoindre les frappes américaines et israéliennes. Bluff ou réelle volonté pour les monarchies du Golfe d’en finir avec ce régime ? Décryptage.

« Il faudrait une grande coalition contre le Hamas, du même type que ce que nous avions fait contre Daech », proposait le président Emmanuel Macron après les massacres du 7 octobre 2023.

Cette déclaration paraît aujourd’hui bien loin. Le président s’est peu à peu éloigné de cette position.

Une chose est sûre : la France participera à des missions de défense, mais pas à des frappes sur le sol iranien, notamment grâce au porte-avions Charles de Gaulle actuellement stationné en Méditerranée. En revanche, la grande coalition souhaitée par Macron en 2023 pourrait finalement voir le jour, car à l’inverse de la France, d’autres pays — y compris en Europe — semblent envisager une implication plus directe.

Le Royaume-Uni a évoqué mercredi 4 mars 2026 « la possibilité de frapper des batteries de missiles iraniennes ». De son côté, Berlin a évoqué plus tôt la possibilité de rejoindre la coalition.

Un pays membre de l’Union européenne en guerre contre l’Iran : une hypothèse incertaine

Les Gardiens de la révolution n’ont pas réellement la capacité d’attaquer directement les pays européens cités plus haut. Même s’ils considèrent certaines actions défensives comme des déclarations de guerre, leurs meilleures armes restent les cellules dormantes de la force Al-Qods, présentes sur le Vieux Continent.

Le risque d’attentats est relevé au niveau maximal en France. Si Berlin hésite, c’est peut-être parce que cette menace est bien présente dans l’esprit des dirigeants. Le gouvernement allemand mène déjà un important travail en interdisant des structures liées au Hezbollah ainsi qu’au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), comme l’association Samidoun.

La possibilité de voir un pays membre de l’Union européenne participer activement aux frappes américaines se précise de jour en jour. Peut-être qu’une fois le régime iranien agonisant, l’armée allemande voudra symboliquement mettre le dernier clou dans le cercueil des mollahs.

Bahreïn attendrait la fin du Ramadan pour se prononcer ?

Membre des accords d’Abraham, le petit État de Bahreïn fut logiquement l’une des premières cibles de l’Iran, car il est également allié des États-Unis.

Cependant, un facteur revient souvent dans les analyses : depuis plus de deux semaines, les musulmans sunnites et chiites sont en pleine période du Ramadan. Une intervention militaire pendant ce mois sacré serait vécue comme une humiliation et une trahison par certains.

Le pays reste toutefois trop faible pour se défendre seul et dépend largement de l’aide américaine. Là aussi, les chances d’une intervention directe en Iran semblent limitées.

Émirats arabes unis et Arabie saoudite : frappes préventives contre les Houthis ?

Après avoir réglé leurs désaccords en décembre dernier sur la guerre au Yémen, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite pourraient soutenir les milices séparatistes anti-houthis dans une offensive terrestre qui renverserait le régime de ces « pirates des mers ».

Cette éventualité avait déjà été évoquée en mars 2025 dans un article du Wall Street Journal.

Encore plus affaiblis par les frappes israéliennes, les Houthis pourraient décider d’attaquer ces deux pays, plus proches géographiquement. Une manière d’atteindre indirectement le régime des mollahs en lui faisant perdre l’un de ses principaux proxys régionaux.

Aujourd’hui, Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, a adressé cet avertissement à Téhéran :
« Évitez toute erreur de calcul. »

Les frappes iraniennes ayant déjà touché des sites pétroliers saoudiens, les lignes rouges semblent franchies et la patience de MBS semble avoir atteint ses limites.

Le Qatar aurait déjà fait cavalier seul ?

Ces informations ont été rapportées par plusieurs médias européens, mais elles restent pour l’instant sans confirmation, ni du côté de l’armée qatarie ni du côté iranien.

Le petit État du Golfe pourrait en effet voir ses usines de dessalement d’eau détruites, ce qui provoquerait rapidement de graves pénuries d’eau. Néanmoins, l’armée qatarie affirme avoir abattu deux avions ayant violé son espace aérien.

Il est donc possible que l’un de ces États décide d’entrer en guerre contre l’Iran. Mais de quelle manière et à quel moment ? Cela reste la grande interrogation.

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