Guerre contre l’Iran : le plan secret en quatre phases qui pourrait décider de l’issue du conflit
Combien de temps va vraiment durer cette guerre ?
Plus longtemps que l’opération Am Kelavi ? Entre deux et cinq semaines, un mois, ou moins jusqu’à Pessah ?
Les déclarations sur la durée de la guerre se contredisent chaque jour et sont souvent très paradoxales. On parle à la fois d’une campagne longue, mais qui avance plus vite que prévu.
Alors, entre intox et déclarations politiques, quelle réalité concrète se dessine chaque jour depuis maintenant 11 jours de guerre ?
« La guerre est pratiquement finie, c’est un succès. Ils n’ont plus de marine, plus de communications, plus d’aviation. »
Ces propos du président Donald Trump ont été prononcés sur CBS. Toujours triomphant, le 47ᵉ président cherche sans doute à rassurer l’opinion publique américaine, et ce après le décès du 7ᵉ soldat américain sur le sol saoudien, mais aussi à quelques mois des élections de mi-mandat aux États-Unis.
Si les succès israéliens et américains sont indéniables, le régime des mollahs est toujours en place. Le programme balistique est toujours là et pourrait se reconstituer rapidement. Quant au programme nucléaire, les 450 kilogrammes d’uranium enrichi seraient toujours enfouis encore plus profondément.
Mais tout cela ne serait-il pas en réalité un plan en plusieurs phases, qui se déroule sous nos yeux et dont l’avancée expliquerait cet optimisme de la coalition américano-israélienne ?
Remporter la bataille navale et mettre à mal le système de défense iranien
Si les éliminations ciblées dans les 60 premières secondes de la guerre, qui auraient inclus le Guide suprême Ali Khamenei, sont impressionnantes, le régime s’était préparé à cette éventualité.
La vraie guerre était peut-être ailleurs.
La marine américaine aurait coulé près de 50 navires de la flotte des Gardiens de la Révolution.
Et pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, un sous-marin de l’US Navy aurait détruit un navire ravitailleur au large du Sri Lanka, projetant des images que l’on croyait réservées aux documentaires historiques.
De surcroît, les Américains auraient également éliminé le commandant de la marine des Pasdaran.
Du côté israélien, Tsahal aurait neutralisé plusieurs systèmes de défense et le ciel iranien serait désormais quasi ouvert aux chasseurs israéliens et américains.
Isoler le Hezbollah des Gardiens de la Révolution et frapper les intérêts économiques de Téhéran
La deuxième phase est peut-être plus surprenante pour les observateurs.
Tsahal s’attendait à une entrée en guerre du Hezbollah, et pour en finir, il faut frapper très durement la galaxie des Gardiens de la Révolution présente au Liban.
Cela pourrait passer par des éliminations ciblées, comme celle de cinq responsables iraniens dans un hôtel de luxe du quartier de Raouché, en plein cœur de Beyrouth.
Une autre cible pourrait être l’ambassade iranienne au Liban, les ambassades étant souvent utilisées par la force Al-Qods comme cache logistique, selon les services de renseignement israéliens.
Parallèlement, et toujours en coordination avec les États-Unis, Israël frappe le cœur de la rente pétrolière du régime, qui constitue la principale ressource financière alimentant le train de vie de la caste dirigeante.
Terminer la phase d’éliminations ciblées et affaiblir l’Artesh
Ali Khamenei, 86 ans, ne dirigeait plus vraiment le pays et était très malade.
En menant cette frappe, les alliés auraient cherché à faire sortir de l’ombre ceux qui tirent réellement les ficelles.
Parmi eux :
son fils Mojtaba Khamenei
Ali Larijani, chef du Conseil stratégique de défense
D’autres cibles potentielles pourraient être :
Abbas Araghchi
le président Masoud Pezeshkian
le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf
Sans succession claire, l’appareil d’État iranien serait complètement déboussolé.
Deux scénarios seraient alors possibles :
Un coup d’État de l’Artesh (armée régulière iranienne) contre les mollahs et les Pasdaran
Ou une fidélité au régime, comme c’est le cas depuis le début
Dans ce second cas, Tsahal devrait continuer ses opérations.
Le porte-parole de l’armée israélienne Effie Defrin a annoncé ce lundi que plus de 19 000 soldats iraniens auraient été tués depuis le début de la guerre.
On rappelle que l’armée iranienne en est déjà à son troisième chef d’état-major depuis juin dernier.
Des raids terrestres spectaculaires pour en finir avec le programme nucléaire et balistique
Une fois affaiblie et désorganisée, l’Artesh ne pourrait plus riposter efficacement.
C’est alors que pourrait arriver le « bouquet final » : des opérations terrestres spéciales, menées par des commandos israéliens et américains.
Car cette fois-ci, les bombardiers comme le Northrop Grumman B-2 Spirit ne suffiraient pas.
Les frappes aériennes ont certes atteint de nombreux lanceurs et installations balistiques, mais ces infrastructures peuvent se reconstruire rapidement.
Quant aux sites nucléaires, ils sont encore plus profondément enfouis que celui de Fordo.
Il faudrait donc des opérateurs sur place pour :
sécuriser les sites nucléaires
détruire les recherches et capacités balistiques
coordonner une véritable révolution, et non une simple contestation
former les insurgés à utiliser les armes probablement introduites par les réseaux du Mossad et de la CIA
S’il est encore trop tôt pour affirmer que ce scénario est réellement le plan opérationnel en cours, il pourrait expliquer le calendrier actuel.
Car nous sommes peut-être déjà à mi-chemin entre la phase deux et la phase trois.
Encore une fois, « la prophétie a été donnée aux imbéciles », et nous sommes trop intelligents pour bâtir des plans sur la comète.
Mais nous pouvons observer ce qui se déroule sous nos yeux.
Et les heures et les jours à venir seront décisifs.
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