Reprise des hostilités à Gaza : le compte à rebours est lancé

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Ce que beaucoup considèrent comme inévitable pourrait bel et bien se produire : une reprise de la guerre entre le Hamas et Tsahal dans la bande de Gaza. D’après le média saoudien Al Arabiya, cette éventualité serait désormais imminente. Alors que le Moyen-Orient ne semble pas se stabiliser, une question se pose : les illusions américaines sont-elles en train de s’effondrer ?

« Gaza doit devenir une ville juive » : c’est par ces propos que le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a relancé l’idée d’une reprise des hostilités contre le Hamas et les autres organisations terroristes dans l’enclave palestinienne.

Malgré les incertitudes entourant les trêves au Liban et les tensions avec l’Iran, plusieurs sources indiquent qu’Israël pourrait profiter de cette période pour achever définitivement le conflit ouvert depuis le 7 octobre 2023. En effet, la semaine dernière, le Hamas a refusé un désarmement lors d’une réunion au Caire, ce qui renforce les tensions.

La balle est dans le camp du Hamas et du Jihad islamique

Le lundi 20 avril, dans un communiqué, le Hamas a indiqué envisager un « désarmement partiel » : abandon des missiles à longue portée, mais conservation des armes légères comme les kalachnikovs et les fusils. Une capacité suffisante pour mener de futures incursions sur le territoire israélien, même si celles-ci ne seraient pas comparables à l’attaque du 7 octobre à court terme.

Par ailleurs, les différents groupes armés n’ont jamais renoncé explicitement à la « moqawama » (résistance). Si certaines organisations palestiniennes laïques comme le FPLP ou le FDLP ont perdu en influence, le Jihad islamique reste actif et relativement intact. Son bureau politique a été peu touché depuis le début du conflit.

Considéré comme le principal proxy de l’Iran dans la bande de Gaza, le groupe ne semble pas avoir participé aux négociations du Caire et gagne en autonomie vis-à-vis du Hamas, tout en restant lié à Téhéran. L’Iran pourrait chercher à préserver ce dernier levier d’influence, en poussant à un désarmement de façade pour éviter une confrontation directe avec Israël.

Cependant, le réarmement reste difficile, notamment en raison de la présence de Tsahal sur l’axe de Philadelphie, limitant les flux d’armes (hors usage de drones).

Une nécessité politique et sécuritaire

La situation régionale, notamment avec l’Iran et le Liban, demeure complexe et bloquée, ce qui pourrait temporairement retarder une reprise des combats. Les tensions persistent, mais ni les États-Unis ni l’Iran ne semblent vouloir une escalade immédiate, laissant le conflit se concentrer, pour l’instant, autour du détroit d’Ormuz.

Du côté du Liban, le gouvernement a demandé un prolongement de la trêve, dans un contexte politique sensible à l’approche des élections législatives.

En Israël, le Premier ministre Benyamin Netanyahou fait face à une pression politique croissante. À l’approche d’éventuelles élections anticipées, une victoire militaire pourrait devenir un enjeu central de campagne. De plus, en l’absence de nouveaux otages et face à l’intransigeance du Hamas, Tsahal pourrait difficilement rester en position défensive si les menaces aux frontières augmentent.

Plus que jamais, une reprise de la guerre dans la bande de Gaza apparaît comme une possibilité concrète et proche.

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