Iran : la coalition américano-israélienne s’élargit, les mollahs menacés d’encerclement

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Iran : la coalition américano-israélienne s’élargit, les mollahs menacés d’encerclement

Allemagne, Qatar, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis : qui va rejoindre la coalition américano-israélienne contre le régime des mollahs ?

Le conflit au Proche-Orient a touché pas moins de douze pays, au Moyen-Orient, dans le golfe Persique et en Europe méditerranéenne, poussant les dirigeants de ces États dans leurs retranchements. Certains hésiteraient même à rejoindre les frappes américaines et israéliennes. Bluff ou réelle volonté pour les monarchies du Golfe d’en finir avec ce régime ? Décryptage.

« Il faudrait une grande coalition contre le Hamas, du même type que ce que nous avions fait contre Daech », proposait le président Emmanuel Macron après les massacres du 7 octobre 2023.

Cette déclaration paraît aujourd’hui bien loin. Le président s’est peu à peu éloigné de cette position.

Une chose est sûre : la France participera à des missions de défense, mais pas à des frappes sur le sol iranien, notamment grâce au porte-avions Charles de Gaulle actuellement stationné en Méditerranée. En revanche, la grande coalition souhaitée par Macron en 2023 pourrait finalement voir le jour, car à l’inverse de la France, d’autres pays — y compris en Europe — semblent envisager une implication plus directe.

Le Royaume-Uni a évoqué mercredi 4 mars 2026 « la possibilité de frapper des batteries de missiles iraniennes ». De son côté, Berlin a évoqué plus tôt la possibilité de rejoindre la coalition.

Un pays membre de l’Union européenne en guerre contre l’Iran : une hypothèse incertaine

Les Gardiens de la révolution n’ont pas réellement la capacité d’attaquer directement les pays européens cités plus haut. Même s’ils considèrent certaines actions défensives comme des déclarations de guerre, leurs meilleures armes restent les cellules dormantes de la force Al-Qods, présentes sur le Vieux Continent.

Le risque d’attentats est relevé au niveau maximal en France. Si Berlin hésite, c’est peut-être parce que cette menace est bien présente dans l’esprit des dirigeants. Le gouvernement allemand mène déjà un important travail en interdisant des structures liées au Hezbollah ainsi qu’au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), comme l’association Samidoun.

La possibilité de voir un pays membre de l’Union européenne participer activement aux frappes américaines se précise de jour en jour. Peut-être qu’une fois le régime iranien agonisant, l’armée allemande voudra symboliquement mettre le dernier clou dans le cercueil des mollahs.

Bahreïn attendrait la fin du Ramadan pour se prononcer ?

Membre des accords d’Abraham, le petit État de Bahreïn fut logiquement l’une des premières cibles de l’Iran, car il est également allié des États-Unis.

Cependant, un facteur revient souvent dans les analyses : depuis plus de deux semaines, les musulmans sunnites et chiites sont en pleine période du Ramadan. Une intervention militaire pendant ce mois sacré serait vécue comme une humiliation et une trahison par certains.

Le pays reste toutefois trop faible pour se défendre seul et dépend largement de l’aide américaine. Là aussi, les chances d’une intervention directe en Iran semblent limitées.

Émirats arabes unis et Arabie saoudite : frappes préventives contre les Houthis ?

Après avoir réglé leurs désaccords en décembre dernier sur la guerre au Yémen, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite pourraient soutenir les milices séparatistes anti-houthis dans une offensive terrestre qui renverserait le régime de ces « pirates des mers ».

Cette éventualité avait déjà été évoquée en mars 2025 dans un article du Wall Street Journal.

Encore plus affaiblis par les frappes israéliennes, les Houthis pourraient décider d’attaquer ces deux pays, plus proches géographiquement. Une manière d’atteindre indirectement le régime des mollahs en lui faisant perdre l’un de ses principaux proxys régionaux.

Aujourd’hui, Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, a adressé cet avertissement à Téhéran :
« Évitez toute erreur de calcul. »

Les frappes iraniennes ayant déjà touché des sites pétroliers saoudiens, les lignes rouges semblent franchies et la patience de MBS semble avoir atteint ses limites.

Le Qatar aurait déjà fait cavalier seul ?

Ces informations ont été rapportées par plusieurs médias européens, mais elles restent pour l’instant sans confirmation, ni du côté de l’armée qatarie ni du côté iranien.

Le petit État du Golfe pourrait en effet voir ses usines de dessalement d’eau détruites, ce qui provoquerait rapidement de graves pénuries d’eau. Néanmoins, l’armée qatarie affirme avoir abattu deux avions ayant violé son espace aérien.

Il est donc possible que l’un de ces États décide d’entrer en guerre contre l’Iran. Mais de quelle manière et à quel moment ? Cela reste la grande interrogation.

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