Guerre au Moyen-Orient : les milices du Kataeb Hezbollah défient les États-Unis, Israël en alerte

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Guerre au Moyen-Orient : les milices du Kataeb Hezbollah défient les États-Unis, Israël en alerte

Le Kataeb Hezbollah serait prêt à un conflit de longue durée contre les États-Unis, Israël reste en embuscade

Depuis le début de la guerre, l’armée américaine riposte aux attaques des milices chiites contre ses bases en Irak. La plus puissante d’entre elles avait déjà fait savoir, avant le début du conflit, qu’elle se préparait à une guerre de longue durée contre les États-Unis.

Pour le moment, Israël n’est pas intervenu pour soutenir son allié, mais les choses pourraient rapidement évoluer sur ce front également.

Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, un pays traverse des difficultés qui passent relativement sous les radars : l’Irak. Le pays a à peine réussi à se reconstruire après des décennies de violences, de guerres et d’interventions occidentales, notamment américaines.

Bien que le gouvernement ait réussi à épargner au pays deux ans et demi de guerre, notamment en arrachant un accord avec les milices chiites pro-iraniennes qui contrôlent une partie de l’est du pays, la situation reste fragile. Cet arrangement, signé le 29 décembre 2024, mettait fin aux attaques de drones contre Israël.

Les autorités de Bagdad ont même empêché plusieurs tentatives d’attaques, à la fois par drones et par voie terrestre, contre les bases militaires américaines présentes dans le pays.

Mais malgré cette bonne volonté, ce qui devait arriver tôt ou tard s’est produit : la République islamique d’Iran a continué d’armer ces groupes en leur fournissant des missiles balistiques à longue portée, capables d’atteindre certaines régions de l’Europe, comme Chypre, la Grèce ou la Turquie.

Cependant, Téhéran ne semble pas encore prêt à dévoiler toutes ses cartes. Les attaques contre Israël n’ont pas repris. À l’heure où nous écrivons ces lignes, seule l’armée américaine est engagée contre les brigades du Hezbollah irakien (Kataeb Hezbollah), considérées comme la milice la plus puissante de ce que l’on appelle le Front de la résistance islamique en Irak.

Une préparation à un combat de longue durée

Avant le début de la guerre, le groupe avait annoncé, par la voix de son chef Abou al-Muhamadawi, que ses hommes se préparaient à une guerre de longue durée contre les États-Unis.

En revanche, il n’a pas évoqué un combat direct contre « l’ennemi sioniste », qui n’a pas été explicitement désigné comme cible immédiate.

L’objectif semble être, à très long terme, de contraindre les États-Unis à retirer leurs bases du territoire irakien. À moyen terme, la stratégie consisterait plutôt à infliger un maximum de pertes aux forces américaines.

Géographiquement proches, ces milices pro-iraniennes cherchent aussi à soutenir leur allié iranien et à venger la mort de leur chef religieux.

Un affrontement direct entre l’armée américaine et un groupe armé irakien lié à l’Iran aurait une portée symbolique considérable.

Un embourbement que le président voudra sûrement éviter

Le problème est que le camp américain semble évoquer plutôt une campagne courte et efficace. Le président Donald Trump répète depuis plusieurs jours que « la guerre est presque terminée ».

Connaissant la personnalité du locataire de la Maison-Blanche, il pourrait s’agir d’un bluff stratégique, mais aussi d’une volonté réelle de mettre rapidement fin au conflit, tout en pouvant annoncer une « mission accomplie ».

Même si les États-Unis ont réussi à éliminer un commandant du Hezbollah irakien, Ali Hussein Faji, les milices ont rapidement riposté en attaquant l’aéroport de Bagdad, preuve de leur détermination.

Militairement, l’US Army semble avoir l’avantage dans ce type de conflit asymétrique. Cependant, la force brute ne suffit pas toujours : dans ce type de guerre, la stratégie, la communication et l’image jouent un rôle déterminant.

Les images qui circulent actuellement dans le monde montrent des soldats américains revenant dans des cercueils recouverts du drapeau des États-Unis, ce qui pourrait peser lourd dans l’opinion publique américaine.

Pour éviter une guerre d’usure, Washington devra sans doute compter sur des alliés inattendus.

Les Kurdes, un allié indispensable mais pas indéfectible

L’un des drones interceptés à Erbil ne l’a pas été par l’armée irakienne, mais par les forces kurdes. Depuis le début du conflit, les États-Unis peuvent compter sur le soutien des Kurdes.

Certains combattants kurdes auraient même franchi la frontière pour combattre sur le territoire iranien. Néanmoins, cela pourrait rester insuffisant face à la cinquantaine de milices présentes dans la région, notamment le long de l’Euphrate.

De plus, l’administration américaine soutient le gouvernement syrien, qui a récemment abandonné ses alliés kurdes en Syrie. Les Kurdes pourraient ne pas avoir la mémoire courte.

Pour garantir leur soutien, Washington devra peut-être faire des concessions importantes, comme renforcer l’autonomie du Kurdistan irakien, voire reconnaître davantage son statut politique.

Cependant, malgré un ennemi commun, le soutien des Kurdes aux États-Unis est loin d’être totalement acquis. Leur proximité géographique avec l’Iran les rend également vulnérables aux frappes de missiles balistiques.

Même un missile de courte portée ou une roquette de type Qassam (comme celles utilisées par le Hamas) pourrait atteindre leurs camps d’entraînement.

La situation reste donc extrêmement complexe.

Et Israël dans tout cela ?

Si certains rapports évoquent des frappes israéliennes, l’État d’Israël n’a pour l’instant rien confirmé officiellement.

Selon la chaîne Al Arabiya, des chasseurs israéliens auraient survolé Bagdad en juin dernier, au troisième jour de l’opération « Am Kelavi ».

L’armée israélienne, Tsahal, disposerait d’une banque de cibles en Irak, comprenant notamment des infrastructures gouvernementales et financières.

Tant que les milices chiites n’attaquent pas directement le territoire israélien, l’État hébreu devrait probablement rester en retrait. Toutefois, si les États-Unis demandaient un soutien militaire, la situation pourrait rapidement évoluer.

Une chose est certaine : ce front est désormais ouvert, et son évolution dépendra des décisions prises par les différents acteurs régionaux et internationaux.

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