Nathalie Zadok

Nathalie ZADOK :
- Presse, Web «aufemimin.com »
Articles mode, Interview « dans le dressing d’une fashionistas »
- Presse Radio Chronique Mode « DATING RADIO » radio pour célibataires
- Radio Shalom chroniqueuse et journaliste (Interview d’invités) dans l’ émission "ça nous rendra pas Mike Brant "
Télévision :
- MAZAL TV émission TV de la communauté juive de France.
- FUN TV Présentatrice télé en direct sur une chaine du câble

Les articles de Nathalie Zadok

France : Les dons pour les synagogues en chute libre

Aujourd'hui, certaines synagogues parisiennes sont en grande difficulté financière. En effet, l'économie juive s'est vue chuter après les événements tragiques en France et les départs pour Israël, l'alya. Rappelons que les synagogues ne vivent que des dons des fidèles.   

En 2015, la synagogue de la Roquette fait le bilan des dons « Je crois qu'avec un chiffre qui chute de 32 % on peut dire que les dons sont largement en baisse ! Les dépenses, elles, en revanche n'ont pas diminué » souligne Yves Krief ,le trésorier de la synagogue.

Yves Krief  souligne " 32 % de dons en moins, cela ne veut pas dire 32 % d'alya. La fréquentation est en baisse d'environ 5 à 7 % mais ce sont les plus gros donateurs qui partent ». 

Pour le rabbin Michel Serfaty,dans sa synagogue de Ris-Orangis dans l'Essonne, Kippour a été plus que révélateur « C'est impensable. D'habitude, les fidèles s'inscrivent des mois à l'avance. Là, les synagogues ont eu entre 5 et 10 % de réservations en moins. Les deniers du culte sont impactés », réagit le responsable religieux.

A La Roquette, bien que la synagogue soit pleine à craquer tous les jours pour les offices , les 70 places pour Kippour facturées jusqu'à 300 € n'ont pas été réservées cette année. Yves Krief décrit c'est une « véritable hémorragie ».

Certaines synagogues pratiquent l'enchère ouverte pour des Brakhot ou des montées à la Torah, et ce, même le jour saint de Yom Kippour. Le Choul'han 'Aroukh Hilkhot, Chabbath 306,6 permet explicitement de faire des dons pour une synagogue durant Chabbath, car il s'agit d'argent utilisé pour "le ciel", c'est-à-dire à des fins spirituelles.

De même, il est permis de faire les comptes, réaliser des enchères, à partir du moment où la destination de cet argent est une Mitsva synagogue, Tsédaka, Yéchiva.

Cela est permis pendant le  Shabbat  à plus forte raison le jour de Kippour.
Il faut rappeler que la sainteté de Kippour est moins grande que celle de Chabbath.

Fait d'une manière ostentatoire, le fait de "publier" ces dons permet d'encourager les autres personnes à donner. L'importance des dons est vitale pour ce lieu culte.    

En effet, une synagogue doit payer son loyer et ses impôts locaux comme n’importe quelle entreprise. Mais aussi ses charges sociales sur les salaires versés, les livres de prières pour les offices, des manuels scolaires pour les enfants du Talmud Torah, des livres d’études pour les cours, des accessoires religieux pour toutes les occasions, des produits alimentaires et des boissons pour les Quiddouchim et les activités chabbatiques.

Elle a également une vocation sociale, importante, auprès des familles défavorisées qui viennent demander un soutien occasionnel ou plus régulier, auprès des malades qu’il faut assister, auprès des enfants nécessiteux qu’il faut aider dans leurs études.

La Synagogue Don Isaac Abravanel, plus connue sous le nom de Synagogue de la Roquette,

La Synagogue Don Isaac Abravanel, plus connue sous le nom de Synagogue de la Roquette,

Pour la Grande Synagogue de la Victoire, à Paris, outre les mariages qui représentent environ 20% des recettes totales d’une année, équivalent aux dépenses, le reste des recettes provient à 30% des réservations des places pour les fêtes et à 50% des dons accordés par les fidèles pendant les offices religieux.

Mais depuis 3 ans le budget n'a plus d'équilibre. La cause : financement du redéploiement des  activités de jeunesse, Talmud Torah, groupes d’étudiants, lancement des travaux importants de mise en conformité technique des installations, et soutien d'un nombre croissant de familles en difficulté.

 

 

Nathalie ZADOK

 

Marseille : “Sale juif je vais revenir”

Le 18 novembre 2015 au soir, un enseignant de l’école Yavné de Marseille. a été victime d'une agression  au couteau par trois individus, proférant des propos antisémites et faisant l’apologie du terrorisme. L'un d'entre eux aurait montré à sa victime des photos de Mohamed Merah, qui avait assassiné en 2012 plusieurs membres de la communauté juive à Toulouse. Un autre a "exhibé un t-shirt à l'effigie de Daesh", précise Brice Robin, le procureur de Marseille.

Des témoins décrivent des insultes antisémite “Le juif, je vais le brûler”. “On n’est pas en Israël sale juif je vais revenir”. L'affaire est jugée cette semaine. 

Les individus en voiture et scooter arrivent devant l'école  « C’est presque tout bête, le gars a failli nous rentrer dedans, il aurait juste du faire attention. On s’est écarté, on a fait demi tour, il est sorti avec une matraque, il nous a frappé. J’ai donné aucun coup » assure Azi Y., 32 ans, déjà condamné et qui donnera un faux nom aux policiers.

Son collègue Nabil M. 31 ans, qui pilote le scooter s’est montré le plus violent face à Anthony A. sorti de sa BMW qui lui a sorti une matraque. « Le temps que j’enlève mon casque il m’a frappé dessus. L’antivol c’est vrai je l’ai utilisé mais ils sont venus à deux sur moi » raconte Nabil M., entraîneur de foot au club de la Busserine. Le deuxième individu qu’il évoque, c’est un surveillant de l’école Yavné qui est intervenu avec une matraque télescopique.

« Tout est faux ! » réplique Anthony A., 23 ans, agent municipal.  Relaxe pour les menaces de mort réitérées et même peine pour tous : 100 jours amende à 10 euros et non inscription de la condamnation au casier pour ceux l’ayant demandé.fendu Me Pascal Luongo. « Je rentrais du travail. Je les vois monter sur le trottoir en scooter, je continue et je les entends crier. Je sors de la voiture, il me dit “tu aurais du freiner” alors que je roulais pas vite. »

La matraque ? « Je l’ai toujours dans la voiture pour me défendre, vu ce qui se passe à Marseille. Je m’étais fait racketter quand j’étais jeune. Quand ils me disent “on va te crever”, je sens ma vie en danger, je leur dis de ne pas s’approcher, je les tiens en joue, il retire son casque et c’est là que je donne des coups. »

Marseille agression antisémite

Marseille agression antisémite

A l’arrivée des policiers, un attroupement s’est déjà formé devant l’école judaïque.

« Tous sont auteurs de violences volontaires sans légitime défense », constate d’abord le substitut avant d’aborder le « caractère détestable du dossier, les menaces de mort sur l’agent de sécurité » ce qui « colore le caractère complètement débile de cette rixe entre coqs de la route ». « Je suis solidaire des décisions prises par mes collègues » précise, la nature antisémite des propos ni l’apologie de terrorisme n’ayant été visées dans la saisine.

Nathalie ZADOK

A Saint-Avold on porte la Kippa sans crainte

Le Talmud dans la religion Juive nous apprend que le port de la Kippa a pour but de nous rappeler que D.ieu est l'Autorité suprême ," au-dessus de nous " Kiddouchin 31a et donc  renforcer l'idée qu'il nous observe en permanence. La Kippa est un moyen d'exprimer notre sens profond de respect pour D.ieu.

A la synagogue ou assis à la table de Chabbat, il nous est facile de penser à D.ieu. Mais, idéalement, la conscience de notre identité juive doit dominer chacun des aspects de notre vie, nos relations avec les autres, la manière dont nous conduisons nos affaires et notre vision du monde.

 

Une polémique autour de ce couvre-chef, qui pourtant n'est pas ressenti de la même façon par tous. À Saint-Avold, aucune forme d'antisémitisme n'est constatée. Claude ROSENFELD, le Rabbin de Saint-Avold souligne : « Pas du tout et bien au contraire. Dans la rue, les gens me connaissent, me saluent amicalement et avec déférence. Les Naboriens savent qui je suis et notre communauté organise régulièrement des rencontres interconfessionnelles. Il y a eu, en fin d’année dernière, une journée autour de la musique juive, la synagogue était bondée de spectateurs de toutes religions."

Lors des commémorations des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, nous nous sommes retrouvés à la synagogue avec l’archiprêtre, le pasteur et l’imam de Farébersviller. Chacun a prononcé un discours et ensemble priés pour les victimes du terrorisme.

KIppa

Kippa

À Saint-Avold, nous autres les juifs ne sommes pas communautaristes. Nous sommes depuis toujours intégrés dans la population »

« Les participants viennent de tout le Grand Est. Il y a des juifs, mais aussi des catholiques. Nous voulons leur faire découvrir la Terre Sainte, les hauts lieux de culte, mais aussi la civilisation israélienne et l’Histoire de notre peuple qui a été opprimé. La Shoah en est l’un des exemples.

À travers toutes les fêtes que nous célébrons, nous retournons vers nos racines. Et c’est de ces racines que nous tirons les enseignements d’avenir. Israël est le plus bel exemple du renouveau du peuple juif. »rappel le Rabbin

Rappelons que la loi du 15 mars 2004  avait interdit le port de tenues et de signes religieux « ostensibles » à l'école. Interdisant le voile, plus ou moins couvrant hidjab, tchador, khimâr, la kippa,les grandes croix chrétiennes catholique, orthodoxe,le dastaar, turban avec lequel les Sikhs cachent leurs cheveux, le bandana s'il est revendiqué comme signe religieux et couvre la tête.

Le Saint-Père porte "calotte", assez proche esthétiquement de la "Kippa" pour rappeler que le christianisme est issu du judaïsme. 

Nathalie ZADOK

Les Juifs de France seraient-ils condamnés à "l'Alyah Boeing" ?

Dans quel état d'esprit se trouvent aujourd'hui les Juifs de France secoués par les actes antisémites et récemment l’agression d’un enseignant juif à Marseille qui relance du coup  le débat sur le port de la kippa en public.
"L’alyah n’est pas si simple à réussir " alors faute de parler l’hébreu ou de trouver du travail en Israël, certains optent ainsi pour l’« alya Boeing » qui consiste à habiter en Israël et travailler, la semaine, en France.

Le principe est simple ils conservent leur travail en France, en général ces adeptes sont déjà à leur propre compte ou en profession libérale et vivent en Israël avec leur famille, femme et enfants le week-end et pendant leurs congés

On ne connait pas encore les chiffres de cette "Alya" qui permet d'allier la vie à l’israélienne avec la concrétisation d'un idéal sioniste et celui de conserver ses revenus, parfois confortables, de la France avec son métier.

Certes, il est  difficile de tout quitter du jour au lendemain, notamment son travail avec une sécurité d'emploi, les fameuses 5 semaines de vacances à la clé et une garantie de revenus pour la famille avant tout.

En  Israël il n'y a aucune garantie d'emploi et les  congés payés ne sont seulement que de 10 jours par an. Encore plus difficile de trouver un travail si on ne parle pas la langue , l'hébreu.
"l'Alya boeing" devient donc une alternative intéressante.

Salomon et Victor Malka qui ont rencontrés des Juifs de France, décrivent "Le grand désarroi" et soulignent  "une détresse, le sentiment d’incompréhension et la sensation d’abandon" . 

C'est à Toulouse, Lyon et Nice , qu'ils remarquent que depuis 2012  plusieurs familles ont décidé de quitter la France pour rejoindre Israël . À Strasbourg, en revanche, « rien ne bouge », tout est calme. A Marseille, le fameux vivre ensemble semble ne plus être qu'un concept de plus en plus éloigné de la réalité après l'agression de l'enseignant .

Les réactions différent, certes,mais les interrogations restent les mêmes .
Quel avenir, pour nous, les Juifs ? Quel avenir pour celui de notre République, la France ? .

Un état d’esprit corroboré par le livre L’an prochain à Jérusalem, ouvrage qui s’appuie sur un sondage réalisé par l’IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès.

La communauté juive continue d'être victime de plus grand nombre d’attaques racistes et antisémites.
63 % des Juifs de France déclarent s’être déjà fait insulter parce que juif, 51 % menacés et 43 % agressés

Pratiquants ou non, près de sept membres de la communauté sur dix ne se sentent ainsi en sécurité nulle part.

« Ces inquiétudes n’ont cessé de croître depuis une trentaine d’années », relève Michel Wierviorka, l’auteur de la préface de l'ouvrage.

Après un « âge d’or pour les juifs de France » entre 1967 et 1982, un nouvel antisémitisme est né, nourri notamment par le conflit israélo-palestinien. Aujourd’hui, ces inquiétudes se traduisent par une droitisation des votes et des départs à l’étranger.

Six personnes sur dix assurent avoir des proches famille ou amis qui ont quitté la France ces dernières années, pour s’installer principalement en Israël 38 % ou au Canada, aux États-Unis, en Grande-Bretagne 31 %.TOPSHOTS A board reading

Avec 450 000 à 550 000 membres, la France, est la première communauté juive d’Europe et elle est devenue le premier foyer d’émigration vers Israël, devant les États-Unis.

En 2014, 7 231 juifs ont fait leur l'Alyah, ainsi  est nommé le départ vers Israël, c’est deux fois plus qu’en 2013 et ils devraient être 8 000 en 2015, selon l’Agence juive de France..

Environ 5 % des juifs émigrés seraient de retour au bout d’un an, d'après les chiffres de l’Agence juive de France. Quand d’autres associations non gouvernementales l’estiment entre 20 à 30 % au bout de cinq ans le soucis des équivalences des diplômes accentuent la mauvaise intégration des Juifs diplômés.

En effet, médecins, dentistes, radiologues se doivent d'obtenir une équivalence de leur diplômes en Israël pour pouvoir pratiquer et cela après, parfois, plus de 25 ans de pratique en France.

Une épreuve parfois dure à supporter et qui obligent des familles entières à retourner en France.

Dans ce cas précis, c'est un échec pour les Juifs mais surtout pour Israël qui d'un côté demande aux Juifs de quitter la France pour cause d'antisémitisme mais de l'autre n'assure pas leur sécurité au quotidien en leur refusant la possibilité de pouvoir travailler en pratiquant leur métier.

Repartir en France après avoir tout vendu c'est briser des familles dans bien des cas.

On ne ressort pas indemne d'un tel échec.
Ainsi, certains vont jusqu'à accepter n'importe quel métier plutôt que de revenir en France, il n'est pas rare de trouver des médecins, des chirurgiens dentistes dans des calls center, jusqu'à l'obtention de leur équivalence de diplômes qui parfois tarde à venir...

La crainte de la corporation médicale composée en grande majorité par les Russes est de voir les médecins et dentistes français prendre leur place.
Ce serait  la principale cause de cette "lenteur administrative"  .
Un lobby, en quelque sorte,  qui freinerait volontairement la possibilité à ces médecins reconnus pourtant dans leur pays de pouvoir pratiquer en Israël.

L'alyah Boeing devient l'alternative celle qui permet d'éviter de perdre leur pratique de maintenir le train de vie et  d'éviter de se retrouver dans un call center à vendre du FOREX !

Selon le sondage de l’IFOP, 51 % des personnes interrogées ont déjà envisagé de quitter la France.

Dans un entretien accordé au quotidien La Croix, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a révélé les chiffres des actes commis contre les croyants l’an passé.

Selon ces chiffres, les actes antisémites ont baissé de 5 % en 2015, tandis que ceux commis contre les musulmans ont crû de 223 % 400 actes dont 178 après les attentats en janvier,
de 80 % pour ceux commis contre les catholiques essentiellement contre les lieux de cultes ou les cimetières

Cependant, malgré la baisse, les actes antisémites restent les plus nombreux avec 806 actes, ils avaient doublé de façon à ce que cette situation avait été jugée «préoccupante».

Alors Alyah ou Alyah Boeing le constat est simple les Juifs de France partent !

Nathalie ZADOK

L'aide humanitaire israélienne occultée par le système

C’est un sujet occulté par les médias du système, et pourtant il est important de souligner que les immigrés ou migrants reçoivent l’aide d’IsraAid, une ONG israélienne financée par le Comité Juif Américain.

Le Forum israélien en faveur de l'aide humanitaire internationale IsraAid est un organisme humanitaire israélien qui répond aux situations d'urgences dans le monde par des aides ciblées et qui propose notamment leur aide médicale.israaid.

IsraAID

IsraAID

En Septembre, 2015, des immigrés arrivent sur l’île grecque de Lesbos et sont fréquemment abordés par des membres d’IsraAid,les médias n'en font aucune "une".

En relation partout avec l'ONU, on retrouve encore des membres d’IsraAid sur l’île de Rhodes, en Gréce, en Croatie ainsi qu’en Hongrie, le long des routes frontalières empruntées par les immigrés. Là, ils distribuent des sacs de couchage aux clandestins.

Plus d'une décennie,qu' IsraAID a aidé les gens partout dans le monde, à surmonter des crises extrêmes et a fournir des millions de médicaments,  avec le soutien vital nécessaire pour passer de la destruction à la reconstruction, et, finalement, à la vie durable et possible.

IsraAID a répondu à des crises dans 31 pays, qui ont atteint plus de 1.000.000 de personnes, distribué plus de 1.000 tonnes de secours et des fournitures médicales. Mais aussi,formé plus de 5000 professionnels locaux,mobilisés plus de 750 employés, les bénévoles et les professionnels parmi lesquels 156 médecins et infirmières et 100 thérapeutes et travailleurs sociaux.

IsraAid est notamment financé par le gouvernement israélien et le Comité Juif Américain AJC.

Nathalie ZADOK

BDS à Montpellier mais que fait donc l'état français ?

Ce samedi, à Montpellier dans un supermarché discount du quartier de Cévennes, le  Comité pro-palestinien BDS a appelé les clients à boycotter certains fruits et légumes en provenance d'Israël. Des tracts et une pétition ont circulé.

Alors que l'appel à boycotter des produits israéliens est totalement illégal et sévèrement puni, une enseigne de supermarché discount a été pris pour cible depuis début 2015 par le BDS . La raison : ils importent des fruits et légumes d’Israël. Vendus sous la marque "Mehadrin" sous le label "made in Israël", le BDS  affirme que c'est "illégal".  

La France  est l’un des rares pays du monde et la seule démocratie, où l’appel au boycott par un mouvement associatif ou citoyen pour critiquer la politique d’un Etat tiers est interdit.

14 militants du BDS ont été condamnés à 28 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles et chacun à une amende de 1 000 euros avec sursis pour avoir  le 26 septembre  2009 pour les uns et le 22 mai  2010 pour les autres participé à une manifestation dans un magasin Carrefour à Illzach, près de Mulhouse Haut-Rhin, «  appelant au boycott des produits en provenance d’Israël  ».

Vêtus de tee-shirts avec le slogan « Palestine vivra, boycott Israël  » et distribuant des tracts aux clients sur lesquels était écrit   : «  Acheter les produits importés d’Israël, c’est légitimer les crimes à Gaza, c’est approuver la politique menée par le gouvernement israélien.  »

BDS

BDS

Mais aussi à Toulouse, quatre militants du BDS ont été poursuivis pour un appel au boycott de produits israéliens. Quatre militants de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction comparaîtront le 30 juin pour deux actions de boycott contre Israël menées à Toulouse.Les faits reprochés à ces quatre militants remontent tout d’abord au 19 décembre 2014. Une dizaine d’activistes avait alors distribué des tracts devant la boutique Orange de la place Wilson puis de Séphora, deux entreprises visées par la campagne BDS pour commercialiser des produits d’entreprises israéliennes. 

La campagne BDS lancée par des militants pro-palestiniens en 2005 à travers le monde  fait l’objet depuis 2010 de poursuites systématiques dans l’Hexagone. Une circulaire aux procureurs datant de février 2010 – Michèle Alliot-Marie était alors ministre de la justice visait spécifiquement les «  appels au boycott de produits israéliens  » et recommandait aux parquets d’apporter « une réponse ferme  ».

Pour Pascal Markowicz, avocat, membre du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF, la Cour de cassation «  se contente d’appliquer la loi  ». Si la France est isolée sur cette voie, «  c’est que beaucoup de pays n’ont pas de lois aussi poussées en matière de lutte contre les discriminations », analyse-t-il. « Le problème est que derrière BDS il n’y a pas que la volonté de critiquer un Etat ou de défendre une cause.» Certaines actions du BDS ont parfois donné lieu à des propos antisémites.

Dans leur arrêt, les juges constatent que cet appel au boycott discrimine «  à raison de l’origine et de l’appartenance nationale des producteurs et des distributeurs israéliens  ». Ils concluent que la liberté d’expression peut être soumise à « des restrictions ou sanctions qui constituent (…) des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la défense de l’ordre et à la protection des droits d’autrui  ».

Rappelons, que le but officieux de cette campagne BDS  selon son porte-parole, Omar Barghouti : "Il ne s’agit pas de remettre en cause l’occupation militaire israélienne ou le déni du droit des réfugiés, mais tout le système d’exclusivisme raciste du sionisme...C’est une nouvelle étape dans la lutte centenaire des palestiniens contre la conquête coloniale sioniste, puis l’occupation, l’exploitation et le régime d’apartheid institués par Israël...Le boycott des produits des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés n’est pas une fin en soi, mais un temps tactique. Le but étant le boycott de tous les produits en provenance d'Israël".

Nathalie ZADOK

 

Salades de shabbat faites en un rien de temps

Shabbat est un des principes fondamentaux du judaïsme. C'est aussi l'occasion de se réjouir en famille, de vider son esprit des soucis et des devoirs matériels. Et l'occasion de se réunir et déguster un bon repas.

Voici de délicieuses recettes de salades pour Shabbat :

SALADE DE COURGETTES AU VINAIGRE

Salades courgette au vinaigre

Salades courgette au vinaigre 

Ingrédients : 1 oignon ,2 courgettes, sel et poivre 1 cuillère à café de harissa et 3 cuillère à soupe de  vinaigre

Préparation : Éplucher les légumes, râper l'oignon et couper les courgettes en bâtonnets. A froid, mettre de l'huile dans une petite casserole, disposer l'oignon, saler et poivrer. Ajouter l'harissa puis les bâtonnets de courgettes. Couvrir et poser sur feu très doux pendant 10 minutes. Surveiller la cuisson. Si besoin, ajouter très peu d'eau. En fin de cuisson, arroser la salade encore chaude de vinaigre. Laisser refroidir. Déguster...

Salade d'avocats aux œufs

SALADE D'AVOCATS AUX OEUFS

Salade d'avocats aux œufs

Il n'y rien de plus facile pour un shabbat réussi que cette délicieuse recette .

Ingrédients : 2 avocats mûrs à point ,2 œufs durs ,sel et poivre, jus de citron, 2 pincées de paprika piquant ou piment d’Espelette, 1/2 oignon rouge (facultatif)

Préparation : Écaler les œufs et éplucher les avocats puis couper le tout en morceaux pas trop petit. Émincer l'oignon rouge. Assaisonner la salade avec le reste des ingrédients et mélanger le tout très délicatement. Servir frais.

Salade de chou blanc et carottes à l'ail

SALADE DE CHOU BLANC ET CAROTTES À L'AIL

Salade de chou blanc et carottes à l'ail

Ingrédients : 1 quartier de chou blanc ,10 cm, 2 carottes sel et poivre , 1 cuillère à café de paprika, 2 gousses d'ail , jus de citron 1 filet d'huile.

Préparation : Éplucher et râper les carottes puis couper le chou en très fines lamelles. Passer les gousses d'ail au presse-ail puis assaisonner avec le reste des ingrédients. bien mélanger.On peut ajouter 1 cuillère à café d'harissa dans cette recette.

La Mekouba ou la Mermouma

La Mekouba ou la Mermouma

La Mekouba ou la Mermouma

Ingrédients : 1/2 poivron vert ,1/2 poivron rouge, ou un poivron rouge) 5 tomates moyenne 2 gousses d`ail sel et poivre 1/3 verre d`huile végétale.

Préparation : Dans une casserole, mettre l`huile, les poivrons coupes en lanières de 1 cm, etles tomates coupées en quartiers d`1 cm. Assaisonner de sel et poivre, ajouter les gousses d`ail dégermées ainsi qu`un demi verre d`eau. Mijoter sur feu doux a couvert pendant 15 minute, puis a découvert jusqu'a évaporation de l`eau, en remuant de temps en temps.
Shabbat shalom !
Nathalie ZADOK

Les Juifs des Buttes-Chaumont : "nous ne céderons pas à la peur"

Aux Buttes-Chaumont, les juifs ne veulent pas céder à la peur

L’agression d’un enseignant juif, lundi 11 janvier, à Marseille, a provoqué de nombreuses polémiques concernant le port de la Kippa. La communauté juive des Buttes-Chaumont se refuse de céder à la peur.

Dans le 19eme arrondissement de Paris, trois jeunes hommes discutent du drame de Marseille et de l'actualité israélienne : « cela ne va pas nous empêcher de porter la kippa ! s’exclament-ils. Nous en avons vu d’autres, et nous en verrons encore… Que voulez-vous qu’on y fasse ? » 

Ce quartier où la proportion de personnes de confession juive, toutes tendances confondues, est l’une des plus élevées d’Europe est rythmé par les boucheries et épiceries où se pressent orthodoxe et plus religieux plus modérés.

« Ce qui s’est passé à Marseille n’a rien de nouveau », affirme Haïm Nisenbaum, rabbin de la communauté loubavitch, un mouvement religieux qui compte plusieurs milliers de membres dans ce quartier populaire. « Nous sommes habitués… La nouveauté, c’est la réaction nationale de solidarité qui s’est ensuivi, car les juifs en France se sont sentis bien seuls ces dernières années »,souligne-t-il .

Même si des familles doutent aujourd'hui « Certaines se demandent si elles ont encore leur place ici », explique-t-il

« Mais de toute façon, nous ne devons pas reculer, ni quitter la France sous le coup de la peur », tranche ce responsable.

À ses yeux, les tensions entre communautés se sont cristallisées au début des années 2000, avec la deuxième Intifada dans les territoires palestiniens. « Il y a eu une transposition du conflit israélo-arabe en France, avec des heurts ponctuels dans le quartier et des insultes de plus en plus fréquentes de la part de jeunes Maghrébins mal intégrés », se souvient-il.

Il y eut aussi la « bande des Buttes-Chaumont », qui envoyait des jeunes se battre en Irak. Parmi ses membres figurait Chérif Kouachi, l’un des deux frères impliqués dans l’attaque de l’hebdomadaire Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

« L’attaque de l’Hyper Cacher, ça aurait pu être nous, souffle-t-il. Il aurait pu revenir frapper dans son ancien quartier, mais il ne l’a pas fait : peut-être parce que, malgré tout, ici, c’était chez lui. »

Rue Petit, le complexe scolaire Beth-Hanna qui rythme la vie d’une importante communauté juive, accueille plus de 1 600 filles, de la maternelle à la terminale. La plus grande école loubavitch de Paris s’inquiète : « Depuis quelque temps, on vit en pensant : quand sera le prochain attentat ? »

Dans ce quartier populaire et mixte, les différentes communautés se côtoient dans les commerces et sur les terrains de sport. Mais l’identité juive orthodoxe, très visible, en intrigue certains. « Il y a beaucoup d’enfants, forcément cela fait du bruit. C’est un style de vie particulier, un peu hermétique », commente Blandine, qui vit avec son mari à proximité du parc des Buttes-Chaumont.

« Beaucoup de juifs ne veulent plus mettre leurs enfants à l’école publique pour des questions de sécurité, explique André Touboul. Il y a trop de prises à partie, d’insultes. » Récemment, une des élèves a été agressée verbalement dans le métro. « Il n’est pas rare non plus de se faire traiter de “sale juif”, relève le directeur, même si c’est uniquement le fait de quelques jeunes mal intégrés. »

« Nous avons conscience que les gens ne nous connaissent pas bien, c’est une vraie difficulté, reconnaît le rabbin Nisenbaum. Notre look ne nous aide pas : pour beaucoup, avec nos longues barbes, nous sommes les “intégristes” du judaïsme. »

Parc des Buttes-Chaumont

Parc des Buttes-Chaumont

Certes, des rencontres ont parfois lieu entre les responsables religieux du quartier. « Les événements officiels se passent toujours bien mais derrière, il n’y a pas grand-chose », estime-t-il. S’il reconnaît le rôle positif du curé de la paroisse voisine, ses relations avec la mosquée sont visiblement au point mort.

« Pourquoi vouloir changer notre image ? On ne nous aime pas et c’est tout », décrète avec la certitude de son âge l’une des lycéennes. « Nous sommes persécutés depuis des millénaires, et cela continue aujourd’hui. Mais je ne suis pas inquiète, quand ce sera mon heure, ce sera mon heure »,  Sara T., institutrice de CP.

Contre une forme de résignation, certains voudraient faire bouger les lignes. Mahor Chiche, adjoint au maire du 19e arrondissement, veut contribuer à créer des espaces de dialogue. « Ici, reconnaît-il, on constate un échec de l’école républicaine pour le brassage des populations, mais il serait faux de dire que tout va mal. Des initiatives sont menées. Nous essayons de trouver des relais pertinents, y compris religieux : dans un arrondissement comme le nôtre, la laïcité doit prendre davantage en compte cette dimension. »

Pour Annie-Paule Derczansky, présidente fondatrice des Bâtisseuses de paix, une association basée sur le modèle d’une organisation israélienne de femmes juives et arabes engagées pour la paix, il s’agit de « recréer du lien citoyen entre le monde juif et le monde musulman », dans un contexte de « rupture » depuis quelques années. « Les femmes sont plus réceptives au message éducatif et capables de le transmettre dans leurs familles », assure-t-elle.

Des « actions pédagogiques », en lien notamment avec des établissements scolaires, ont été lancées, avec la projection d’un documentaire sur la résistance au nazisme de la Grande Mosquée de Paris, suivie d’un débat. L’école Beth-Hanna s’est volontiers impliquée. Ses élèves ont rencontré ceux d’un collège public du quartier.

En 2009, les « bâtisseuses » ont aussi organisé le premier pique-nique « République et citoyenneté » au parc des Buttes-Chaumont. Et des Journées de la mémoire partagée vont prochainement avoir lieu. « C’est un travail de longue haleine et, sans moyens humains et financiers, cela reste un saupoudrage, regrette Annie-Paule Derczansky. Il faut une prise de conscience à tous les niveaux de la nécessité absolue de mener de telles actions à une échelle plus importante. » 

Sur l’avenue Jean-Jaurès, parallèle à la rue Petit, les magasins africains et les kebabs voient défiler les habitants de ce quartier éclectique. En équilibre fragile.

Selon différentes estimations, les juifs de France seraient entre 480 000 et 520 000. D’après une enquête Ifop de septembre 2015, 40 % se sont déclarés d’origine séfarade (majoritairement d’Afrique du Nord), 26 % ashkénaze Europe centrale et orientale, et 14 % issus des deux communautés. Le reste ne s'est pas prononcé.

En 2014, le Service de protection de la communauté juive SPCJ, en coopération avec le ministère de l’intérieur, a recensé 851 actes antisémites, soit le double par rapport à 2013 . Pour 2015, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a donné le chiffre de 806, hier.

Une baisse croissante du nombre de juifs est à noter depuis les années 1980, pour deux raisons : les mariages mixtes, ainsi que la lente mais constante émigration vers Israël.

Selon les chiffres de l’Agence juive, 7 900 personnes ont quitté la France en 2015, dont la moitié avait moins de 35 ans. En 2014, elles étaient environ 7 300, tandis que moins de 2 000 personnes émigraient en moyenne annuellement pendant les années 2000. La France est devenue depuis deux ans le premier pays d’émigration vers Israël dans le monde.

Nathalie ZADOK

Orange,rouge ou blanche : votre vaisselle influence le goût des aliments

D'après une étude menée par des chercheurs britanniques et espagnols la couleur de notre vaisselle change la perception du goût de ce que l'on consomme.

Déguster son chocolat chaud dans une tasse orange, rouge ou blanche, le rendrait meilleur

D'après une étude de l’université d’Oxford et de l’université Polytechnique de Valence, cette question a du sens. Mieux, elle a une réponse.

C'est confirmé, la couleur de la vaisselle a une réelle influence sur le goût des aliments. L’expérience démontre que la couleur les rendent plus sucrés, plus copieux ou, tout simplement, plus alléchants.

Clinquantes sept  volontaires ont été choisis afin de noter sur une échelle de un à dix le "même" chocolat chaud qu’ils buvaient dans des tasses blanches, rouges, crème, ou orange.

À chaque nouvelle tasse, ils devaient noter leur breuvage en fonction de différents critères : douceur, goût du chocolat, arôme, et appréciation générale de la boisson. Le chocolat chaud servi dans des tasses orange et crèmes a eu des meilleures notes au niveau du goût, et dans des tasses blanches, les moins bonnes notes.

D’autres études avaient déjà démontré qu’un même plat ou une même boisson était apprécié de façon différente en fonction de l’aspect de l’assiette ou du verre. 

Nos papilles réagissent-elles différemment selon l’aspect de ce que l'on boit ou mange ?Pour le moment la science ne l'explique pas.

Mais voilà, manger n’est pas qu’une question de goût. Lorsque l’on mâche un aliment, le goût n’est pas le seul sens stimulé, loin de là, la vue et l'odorat sont également sollicités durant cette action.

Ce que l’on désigne comme le « goût » d’un aliment correspond en fait à une saveur déjà identifiée par votre langue, et à un arôme détecté par votre nez. Pour marier ces deux principes, les scientifiques préfèrent même utiliser le terme « flaveur » qui couvre à la fois la saveur et l’arôme.

La couleur dans vos assiettes

La couleur dans vos assiettes

C’est à l’aide des papilles gustatives situées sur votre langue que vous percevez la variété des saveurs, de l’acide au salé, de l’amer au sucré.
En général, les goûts trop intenses sont déplaisants. En fonction des papilles, une orange peut paraître amère pour l’un et acide pour l’autre. Par conséquent, on ne peut pas réellement dire si un aliment a bon ou mauvais goût.

Si notre langue ne nous permet de distinguer que quelques saveurs, notre nez peut lui détecter entre 4 000 et 10 000 odeurs ! Quand vous mâchez un aliment, vous percevez sa saveur avec votre langue, mais aussi des arômes, libérés dans votre bouche, qui stimulent votre odorat. Pour tester votre odorat : pincez puis relâchez votre nez durant une dégustation, vous vous rendrez sûrement compte de la différence entre ce qui est perçu par votre bouche et ce qui l’est par votre nez.

Enfin, la présentation d’un plat et l’aspect des aliments qui le composent influent sur notre décision de le manger ou non. En effet, la vue intervient en amont de la dégustation pour nous guider dans nos choix. Ainsi, elle nous évite de consommer des produits avariés. Elle nous induit aussi parfois en erreur en nous donnant une idée du goût qui n’est pas confirmée à la dégustation. Ce premier jugement, issu de la vue, doit donc être validé (ou non) par l’utilisation de tous nos autres sens. LZ

 

Nathalie ZADOK

Roubaix: un chauffeur de bus se moque d'une cancéreuse "il l'a prise pour une juive"

A Roubaix,une femme a été humiliée en prenant son bus . Le chauffeur s'est moqué ouvertement d'elle car celle-ci, atteinte d'un cancer, portait la perruque.

La vieille dame tend un billet de 5 euros pour régler son titre de transport, quand le conducteur du bus, de type arabe, selon elle, la regarde étrangement et se met à rire et  lui rend la monnaie en petites pièces de 1 centime. Elle lui demande alors que celui-ci pouvait lui donner des pièces de plus grande valeur, d'un air toujours moqueur, il lui répondu qu'il avait le droit d'agir ainsi.

Devant l'humiliation qu'elle venait de subir devant tous les passagers du bus, la dame qui se rendait chez son médecin,s'est mise à pleurer, lui racontant les faits.

Le médecin a alors tout de suite compris qu'avec sa perruque et son style vestimentaire,le chauffeur de bus l'a certainement prise pour une juive.  

La femme du médecin a alors immédiatement envoyé une alerte internet au site  « Campaign Against Antisemitism ». Elle déclare : 

Roubaix,bus

Roubaix,bus

« Mon mari est médecin à Roubaix, en France, où vivent très peu de Juifs. Vendredi, il est entré dans sa salle d’attente afin de recevoir le prochain malade, quand il a vu une femme âgée portant une perruque et habillée de manière discrète. Il a compris qu’elle portait la perruque à cause du traitement chimiothérapique qu’elle reçoit. Quand elle est entrée dans son bureau, elle a fondu en larmes et a continué à pleurer en racontant son histoire: elle était montée dans un bus urbain et avait donné cinq euros au chauffeur, qu’elle a décrit comme ayant un aspect arabe. Celui-ci lui a rendu la monnaie en pièces d’un centime tout en riant. Elle a demandé si elle pouvait recevoir des pièces de plus grande valeur, et il n’a fait que rire et lui a répondu qu’il avait le droit d’agir ainsi. Elle a dit qu’elle ne s’était jamais sentie aussi humiliée, devant tous les autres passagers du bus, et elle n’a pas arrêté de pleurer. Mon mari n’est pas juif mais il a tout de suite compris. Il lui a expliqué qu’avec sa perruque et la manière particulière dont elle était vêtue, le conducteur de bus l’a probablement prise pour une Juive. Selon l’un des fréquents stéréotypes antisémites, les Juifs sont avares et  « aiment les petites pièces ».

Une plainte a été déposée à la direction de la compagnie d’autobus afin d’identifier le conducteur. A ce jour, la réaction de la compagnie des transports urbains de la ville n'est pas encore connue. 

Nathalie ZADOK