Marseille : “Sale juif je vais revenir”

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Le 18 novembre 2015 au soir, un enseignant de l’école Yavné de Marseille. a été victime d'une agression  au couteau par trois individus, proférant des propos antisémites et faisant l’apologie du terrorisme. L'un d'entre eux aurait montré à sa victime des photos de Mohamed Merah, qui avait assassiné en 2012 plusieurs membres de la communauté juive à Toulouse. Un autre a "exhibé un t-shirt à l'effigie de Daesh", précise Brice Robin, le procureur de Marseille.

Des témoins décrivent des insultes antisémite “Le juif, je vais le brûler”. “On n’est pas en Israël sale juif je vais revenir”. L'affaire est jugée cette semaine. 

Les individus en voiture et scooter arrivent devant l'école  « C’est presque tout bête, le gars a failli nous rentrer dedans, il aurait juste du faire attention. On s’est écarté, on a fait demi tour, il est sorti avec une matraque, il nous a frappé. J’ai donné aucun coup » assure Azi Y., 32 ans, déjà condamné et qui donnera un faux nom aux policiers.

Son collègue Nabil M. 31 ans, qui pilote le scooter s’est montré le plus violent face à Anthony A. sorti de sa BMW qui lui a sorti une matraque. « Le temps que j’enlève mon casque il m’a frappé dessus. L’antivol c’est vrai je l’ai utilisé mais ils sont venus à deux sur moi » raconte Nabil M., entraîneur de foot au club de la Busserine. Le deuxième individu qu’il évoque, c’est un surveillant de l’école Yavné qui est intervenu avec une matraque télescopique.

« Tout est faux ! » réplique Anthony A., 23 ans, agent municipal.  Relaxe pour les menaces de mort réitérées et même peine pour tous : 100 jours amende à 10 euros et non inscription de la condamnation au casier pour ceux l’ayant demandé.fendu Me Pascal Luongo. « Je rentrais du travail. Je les vois monter sur le trottoir en scooter, je continue et je les entends crier. Je sors de la voiture, il me dit “tu aurais du freiner” alors que je roulais pas vite. »

La matraque ? « Je l’ai toujours dans la voiture pour me défendre, vu ce qui se passe à Marseille. Je m’étais fait racketter quand j’étais jeune. Quand ils me disent “on va te crever”, je sens ma vie en danger, je leur dis de ne pas s’approcher, je les tiens en joue, il retire son casque et c’est là que je donne des coups. »

Marseille agression antisémite

Marseille agression antisémite

A l’arrivée des policiers, un attroupement s’est déjà formé devant l’école judaïque.

« Tous sont auteurs de violences volontaires sans légitime défense », constate d’abord le substitut avant d’aborder le « caractère détestable du dossier, les menaces de mort sur l’agent de sécurité » ce qui « colore le caractère complètement débile de cette rixe entre coqs de la route ». « Je suis solidaire des décisions prises par mes collègues » précise, la nature antisémite des propos ni l’apologie de terrorisme n’ayant été visées dans la saisine.

Nathalie ZADOK

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