Nathalie Zadok

Nathalie ZADOK :
- Presse, Web «aufemimin.com »
Articles mode, Interview « dans le dressing d’une fashionistas »
- Presse Radio Chronique Mode « DATING RADIO » radio pour célibataires
- Radio Shalom chroniqueuse et journaliste (Interview d’invités) dans l’ émission "ça nous rendra pas Mike Brant "
Télévision :
- MAZAL TV émission TV de la communauté juive de France.
- FUN TV Présentatrice télé en direct sur une chaine du câble

Les articles de Nathalie Zadok

Yuli Edelstein dénonce « l’hypocrisie » de Hollande : "accueillir le président iranien le jour de commémoration de la shoa "

Yuli Edelstein dénonce « l’hypocrisie » de Hollande : "accueillir le président iranien le jour de commémoration de la shoa "

François Hollande reçoit aujourd'hui le président iranien, jeudi 28 janvier  Hassan Rohani, en visite officielle en France.

Le président de la République devait recevoir Hassan Rohani la veille , mercredi 27 janvier, et qui étaitla Journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

Le président du parlement israélien, Yuli Edelstein a dénoncé « l’hypocrisie » de François Hollande « Je ne trouve pas de mots pour décrire l’hypocrisie des présidents de pays comme le président français qui accueille le président iranien durant la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste », a affirmé Yuli Edelstein lors d’une intervention à la Knesset.

Ce jeudi, le président Hassan Rohani achèvera sa visite officielle en France après un entretien et la signature d'accords avec le président français François Hollande.

La première d'un chef de l'État iranien depuis 1999, avec la perspective de juteux contrats pour Paris et des échanges diplomatiques centrés sur la guerre en Syrie dans laquelle Téhéran est un acteur majeur.

Yuli Edelstein

Yuli Edelstein

Après des dizaines d'années d'isolement avec l'entrée en vigueur en janvier de l'accord nucléaire et la levée des sanctions internationales, l'Iran et ses 79 millions d'habitants s'ouvrent aux industriels occidentaux, et Paris compte bien y prendre sa part.

"Le contrat pour l'achat de 114 Airbus sera signé", déclare le ministre iranien des Transports Abbas Akhoundi  
Hassan Rohani était  à Rome,ce lundi voulant marquer le rapprochement entre l’Iran et les Européens depuis la levée des sanctions liées au nucléaire.

Yuli Edelstein ironise également sur le traitement réservé au président iranien lors de sa visite à Rome. « Nous avons appris mardi que le président iranien que nous pensions être un homme cruel et insensible (…) est en fait une personne très sensible à tel point que les statues à Rome ont été recouvertes en son honneur pour que sa sensibilité ne soit pas offensée ».

Au musée du Capitole de Rome lundi soir, les statues dénudées étaient cachées par des paravents, provoquant une polémique en Italie.
Hassan Rohani a assuré  n’avoir fait aucune demande auprès de ses hôtes italiens pour que les statues dénudées soient cachées par des paravents pour ne pas l’indisposer.
« C’est bien une question de journalistes ça », a-t-il d’abord affirmé, avec un sourire, lors d’une rencontre avec la presse étrangère mercredi matin. « Là dessus, je n’ai rien à dire », a-t-il poursuivi, avant de préciser « n’avoir eu aucun contact à ce sujet » au préalable avec les autorités italiennes.
Le président de la Knesset a également dénoncé l’invitation lancée par le siège de l’UNESCO à Paris, au président iranien,"pour  un homme qui ne respecte ni la science ni la culture », 

Nathalie ZADOK

Shoah : Rosette Wolczak 15 ans pensait être sauvée en ayant franchie la frontière ...

En 1943,Rosette Wolczak, une adolescente juive pensait avoir trouvé l’asile en Suisse. A cause de fonctionnaires genevois rigides, antisémites, elle fut refoulée et mourut à Auschwitz.

Le journaliste Claude Torracinta, retrace l'histoire de cette jeune fille et nous emmène à travers la route de Soral, dans le Jura, près de chez lui. Parsemé du blanc des neiges, le Salève devant, abrupt. «Difficile d’imaginer qu’ici dans les années quarante il y avait un mur de barbelés et des soldats allemands qui tentaient d’arrêter ceux qui fuyaient la barbarie nazie» dit-il.

Entre la Suisse et la France, Claude Torrracinta randonne souvent, parfois en Haute-Savoie, parfois à Genève. Le hasard l’amène a emprunter «dans la nuit et l’effroi» les mêmes chemins que Rosette qui  avait franchi la frontière le 24 septembre 1943. «Sans doute par là» montre Claude Torracinta du bras. Puis ,des douaniers l’ont conduite au poste de douane de la Feuillée,  le bâtiment existe toujours, puis au centre d’accueil des Cropettes.

Faux espoir pour Rosette, la petite juive de 15 ans qui se croit alors sauvée. Refoulée trois semaines plus tard et arrêtée par les Allemands à peine après avoir franchie la frontière. L'adolescente est envoyée au camp de Drancy puis déportée à Auschwitz le 20 novembre avec le convoi 62, elle y sera gazée dès son arrivée le 23 novembre 1943. «Par la faute de fonctionnaires suisses très rigides ou ouvertement antisémites» juge Claude Torracinta.

"Rosette, pour l’exemple" est un récit que Claude Torracinta a écrit afin, dit-il, «de redonner vie à l’enfant», mais aussi tenter de comprendre la décision arbitraire prise par les autorités genevoises de l’époque.

En 2002, il avait réalisé avec Bernard Romy le documentaire Mémoires de la frontière qui traitait déjà de l’attitude de Genève face à ceux qui cherchaient l’asile en Suisse pendant la seconde guerre mondiale.

«J’avais à l’époque lu beaucoup de témoignages. Je suis allé en Allemagne pour me documenter, en Israël, au mémorial de la Shoah à Paris. Mais l’histoire de Rosette m’a bouleversé. Je voulais écrire sur cette tragédie et la part de responsabilité de mon pays même si celui-ci a été de manière générale accueillant envers les personnes persécutées pendant cette période noire. Mais des choses très troubles se sont passées».

Claude Torrancinta

Claude Torrancinta

Qui est Claude Torrancinta ? Grand reporter dans ses jeunes années, journaliste d’enquête il reprend "le terrain" et part à la rencontre de Nathan dans un kibboutz israélien.

Nathan,81 ans est le frère de Rosette,lui, a survécu à l’holocauste, tout comme ses parents. «Nathan m’a dit combien ses parents se sont sentis toute leur vie coupables de la mort de leur fille car c’est eux qui l’avaient envoyée trouver refuge à Genève où habitait un cousin de la famille» explique Claude Torracinta.

En 1944, la famille Wolczak qui se cachaient en Isère regagnent Paris libéré où ils habitaient avant-guerre. C'est alors qu'ils sont à la recherche de Rosette, leur fille, leur sœur. Ils contactent le cousin qui leur dit ne l’avoir jamais vue. Puis le Comité de recherche des enfants sans adresse, sans résultat. Ils apprennent le 18 juillet 1945, que Rosette a été refoulée de la  Suisse et assassinée dans une chambre à gaz.

En 1943, Genève a vu passer 42% des réfugiés juifs accueillis en Suisse. Il fallait franchir la frontière pour survivre, mais beaucoup seront renvoyés car une directive fédérale de 1942 stipulant que «les Juifs français doivent être refoulés sans exception étant donné qu’ils ne courent pas de danger dans leur pays, sauf les personnes non accompagnées de moins de 16 ans». Rosette a 15 ans, elle peut passer. Des filières d’enfants venant de Lyon, Marseille, Paris sont organisées. Ils sont regroupés à Aix-les-Bains ou Annecy et rejoignent par petits groupes les frontières de Douvaine ou Saint Julien-en-Genevois.

«Pour le plus grand malheur de Rosette, elle a eu à faire à Daniel Odier, un officier de police responsable à Genève de la politique d’asile de Berne, un antisémite qui juge qu’une fois passée la frontière les réfugiés israélites se croient en pays conquis» relate Claude Torracinta. L’officier "balance" aux Allemands quels sont les lieux de renvoi de Juifs afin qu’ils soient arrêtés. Rosette sera victime d’un refoulement disciplinaire, ce qui signifiait déportation car l’existence des camps de concentration était déjà connu.

Rosette est «accusée» d’avoir eu des relations sexuelles avec un réfugié et de conduite indécente avec des soldats chargés de la garde du camp lors de la fête de Roch Hashana, le Nouvel an juif. Elle sera transférée au camp des Plantaporrêts.

 

Nathalie ZADOK

Barack Obama : Nous sommes tous Juifs !

Mercredi 27 janvier, se tenait la journée internationale à la mémoire des victimes de l'Holocauste. Une journée afin de prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n’est pas compatible avec les valeurs de la République. 

Dans une histoire qu'il convient d'approcher avec méthode, il est bien de rappeler que l'horreur s'y est inscrite.

Voulant approcher la jeunesse et rappeler qu'il faut être attentif au monde qui nous entoure et actif pour défendre ses valeurs, Barak Obama a tenu à l'occasion de la journée internationale des victimes de l'Holocauste de mettre  en garde la jeunesse  contre la montée de l'antisémitisme dans le monde en rappelant les liens "indestructibles qui unissent son pays à Israël.

Le Mémorial de la Shoah

Le Mémorial de la Shoah

A  la question sensible  sur l'antisémitisme Brack Obame déclare "Nous sommes tous Juifs"

"Nous devons affronter une réalité : il y une hausse de l'antisémitisme à travers le monde, c'est indéniable", a-t-il déclaré lors d'une allocution à l'ambassade d'Israël. "Une attaque contre une religion est une attaque contre toutes les religions", ajoute-t-il.

Les Etats-unis sont déterminés à lutter contre ce fléau. Barack Obama confirme également les liens solides entre son pays et l'Etat hébreu. "L'engagement de l'Amérique envers la sécurité d'Israël reste et restera toujours inébranlable", a-t-il affirmé.

Les relations qui ont toujours été difficiles avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou  n'ont pas été en s'améliorant. En effet,avec les négociations puis l'application de l'accord sur le nucléaire iranien, les deux hommes sont encore entrés en conflit.

Le programme commémoratif initié en 2012 avec le Mémorial de la Shoah sur le thème des rafles et de la déportation en 1942 se poursuit cette année avec plusieurs manifestations publiques ,expositions, cérémonies et rencontres.

 

Nathalie ZADOK

Benyamin Nétanyahou : Ban Ki-moon encourage le terrorisme

Face à la critique sur l'expansion des implantations israéliennes en Cisjordanie du secrétaire général de l'ONU ,Ban Ki-moon , le Premier ministre de l'État hébreu, Benjamin Netanyahou, a immédiatement réagi. 

Ce mardi 26 janvier,Benjamin Netanyahou a accusé,le secrétaire général de l'ONU, "d'encourager le terrorisme". Celui-ci avait critiqué Israël lors d'un débat du Conseil de sécurité sur les enfants blessés dans les conflits armés.

"Je suis très inquiet des souffrances subies par tant d'enfants en raison des opérations militaires israéliennes à Gaza l'an dernier" a déclaré Ban Ki-moon  "Israël doit prendre des mesures concrètes, y compris en révisant les pratiques et les politiques en vigueur, pour éviter que des enfants soient tués ou blessés, et pour respecter les protections spéciales accordées aux écoles et aux hôpitaux".

Les propos sévères du diplomate ont entraîné une réaction ferme de la part du gouvernement israélien.

Ban ki Moon

Ban ki Moon

Dans son discours,le secrétaire général de l'ONU est à peine passé sur le sujet des exactions commises en Syrie par toutes les parties impliquées dans  les combats ainsi qu'en Afrique.

A noter que l'ONU a accusé dans un rapport que l'armée israélienne d'être responsable de tirs contre des écoles de l'ONU à Gaza qui servaient de refuges à des civils palestiniens.

« Les mesures de sécurité seules n’arrêteront pas la violence. Ils ne peuvent répondre au sens profond d’aliénation et de désespoir qui meut certains Palestiniens, surtout des jeunes. Toute la force de la loi doit être mise à profit contre ceux qui commettent ces crimes, avec un système judiciaire s’appliquant de façon égale pour les Israéliens et les Palestiniens. La frustration palestinienne grandit sous le poids d’un demi siècle d’occupation et la paralysie du processus de paix. »

Nathalie ZADOK

Soral et Gollnisch copains comme cochons !

Ce dimanche 24 Janvier,, à Onzain,Bruno Gollnisch, le député non inscrit du Front National était invité à l'occasion de la galette des rois des vœux 2016 par les élus FN du Loir-et-Cher.

Quelques jours plus tôt,dans le cadre de l’association d’Alain Soral, Égalité&Réconciliation, l'ancien numéro deux du FN donnait à Reims une conférence « privée » sur le thème : "l’Occident, Orient, craintes et espoirs".   

Bruno Gollnish est membre du FN et cadre historique du parti d’extrême droite. Il a accepté l’invitation de Alain Soral, antisémite notoire et condamné. Cherchait-t-il à provoquer Marine Le Pen ?

Les deux hommes partagent la même vision du négationnisme.

Alain Soral le dit : « Je ne suis pas d’extrême droite, je suis national-socialiste » « Je ne suis pas antisémite, je suis judéophobe ».

Ce proche de Jean-Marie Le Pen qui a été jusqu’à gérer, pour une bonne part, sa campagne électorale de 2007 et a été nommé « conseiller spécial » du président du FN.¨

Pour Loiuis Aliot, à propos de la présidentielle de 2007,« Soral, on le voit peu mais il arrive à convaincre Le Pen que les banlieues allaient voter pour lui, pour remplacer l’électorat de Sarkozy ». Des résultats négatifs pour le FN, à cette présidentielle avec 10,44 % des voix.

Alain Soral a été nommé en 2007 au congrés de Bordeaux par le président du FN et sera pressenti pour conduire la liste FN, en Île-de-France, aux élections européennes de 2009. Cependant, son désir de se rapprocher des musulmans est compromettante.

En effet, Marine Le Pen  ne partageant pas cette idée, il quitte le FN et se retrouve sur la liste « antisioniste » de Dieudonné M'Bala M'Bala avec qui il créé le parti Réconciliation nationale. Son idée,  être « contre l'importation en France du choc des civilisations » . Il se dissocie alors « totalement »du FN, rejetant les prises de position « pro-israéliennes » du conseiller international de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade.

Alain SOral a été condamné récemment à une amende de 10 000 euros,pour avoir publié une photo le montrant au Mémorial de l'Holocauste, à Berlin, en train de faire
une « quenelle »un geste popularisé par Dieudonné M'Bala M'Bala .

Il demande une relaxe en appel de sa condamnation. Dans l'histoire de l'extrême droite française, à plusieurs reprises, ont retrouve les noms Soral et Gollnisch. Ils assisteront même,côte à côte, à un spectacle de Dieudonné  le 18 décembre 2006. 

Alain Soral

Alain Soral

Bruno Gollnisch a fait preuve d'une évolution quasi-exemplaire. L'héritier politique de Jean-Marie Le Pen n'a de cesse de critiquer la « dédiabolisation » du FN.

En 2014,Bruno Gollnisch, fait plusieurs déclarations légitimant le négationnisme, tenues lors d’une conférence de presse consécutive à la sortie du rapport Rousso, sur le négationnisme à l’université Lyon III. Des propos  qui, selon lui, ne sont pas négationnistes mais  pour lesquels il sera suspendu de ses fonctions de professeur d’université en 2005.

Condamné par le tribunal correctionnel de Lyon le 18 janvier 2007, Bruno Gollnisch fera trois mois de prison avec sursis assortis de  5 000 euros d’amende pour contestation de crimes contre l’humanité.

Le 28 février 2008, la cour d’appel de Lyon confirme le jugement. Bruno Gollnisch se pourvoit en cassation. En juin 2009, la Cour de cassation annule la condamnation.

Marine Le Pen depuis 2010, décide de se couper définitivement des groupuscules radicaux et de l’obédience Gollnisch. Récemment, Aymeric Chauprade qui a quitté le FN en novembre 2015 expliquait que « l’influence d’Alain Soral sur une partie du Front National a été l’une des raisons de fond qui (l)’ont poussé à quitter ce mouvement ».

Alors que la présence de Bruno Gollnisch à Reims avait été critiquée par Gilbert Collard qualifiant le déplacement  d'« idiot, absurde et déplacé ». « l

Nathalie ZADOK

Arthur : les insultes antisémites, je ne m'y habituerai jamais

Arthur, l'animateur vedette de sa génération était l'invité sur le plateau du Grand Journal ce mardi 26 janvier. il a tenu à s'exprimer sur l’antisémitisme auquel il fait  face au quotidien

La vidéo : http://dai.ly/x3ols6y

En 2014,les actes antisémites en France ont doublés

En 2014,les actes antisémites en France ont doublés

Alors que Christophe Willem  invité également de l'émission avoue s'être retiré de tous les réseaux sociaux "Trop d'insultes quotidiennes" dit-il.
C'est
 devant des millions de téléspectateurs et devant la présentatrice de l'émission, Maïtena Biraben qu'Arthur parle des propos antisémites « Je dois faire partie de ceux qui sont les plus insultés. Mais on ne s'habitue pas par contre ettje ne m'y habituerai jamais.

Avec 1.5 million d'abonnés au compte d'Arthur, celui-ci a décidé de ne plus lire ses messages sur Twitter,"allez voir ces messages de haine"."Je vous le dit,pour moi ce ne sont pas des insultes, mais de l'antisémitisme. En plus à présent on voit même leur visage." 

"J'ai dû être le Juif le plus vu à la télévision. J'ai cumulé les mandats : belle réussite, belles femmes. Je suis un provocateur", souligne Arthur lors d'une précédente interview pour Paris Match. 

Dany Boon est né d’un père musulman et d’une mère catholique mais par amour pour sa femme Yael, il s’est converti au judaïsme, il y a 13 ans.

Depuis, il confie que "les gens font des raccourcis, des amalgames, j'entends souvent 'maintenant que vous êtes juif vous êtes devenu très riche'. Ce à quoi je réponds : 'd'abord j'étais déjà très riche quand j'étais catholique, ensuite, rassurez-vous, je connais aussi des juifs pauvres'."

Pour l'humoriste Elie Semoun, les propos antisémites sont sa pire angoisse. Il en est régulièrement victime.

L'antisémitisme a un nouveau visage depuis plus de dix ans, il se veut plus violent.
Avec plus de  400 actes antisémites par an sans compter les drames des assassinats par le Gang des barbares d'Ilan Halimi , la tuerie de l'école Ozar Hatora en 2012 et plus récemment l'hypercasher de la porte de Vincennes, à Paris.

Nathalie ZADOK

Shoa :Lucie Dauch a caché des Juifs à Paris en 1941

Lucie Dauch  a caché des Juifs à Paris en 1941

Gérard et Alain Andrieux sont fiers de leur lointaine grand-mère,Lucie Dauch. Cette femme qui a caché des Juifs en région parisienne en 1941 avant de les aider à passer en Espagne.

C'est au cours d'un mariage en Pologne,à Cracovie non loin des camps de concentration d'Auschwitz et de Birkenau que ses petits fils ont pu, avec émotion ,visiter ces lieux et c'est bouleversés qu'Alain et Gérard Andrieu ont pu se souvenir que Lucie Dauch a sauvé des Juifs de l'horreur.

Cette habitante de Gramont, en France faisait la joie de ses amis et de sa famille. Dans son modeste café-épicerie, elle faisait danser les Gramontois et les habitants des communes proches dans la salle de bal attenante, au son d'un piano mécanique et d'un petit orchestre amateur.

Son frère, Georges, âgé alors de 17 ans, ne faisait pas comme tout le monde et écoutait "Radio Londres" sur un antique poste à galène dans la grange voisine.

Décédée aujourd'hui, Lucie Dauch reste dans toutes les mémoires. Son petit-fils, Gérard Andrieux restaure petit à petit la demeure où elle a vécu, à une époque où le courant électrique n'est arrivé dans la commune que le jour de ses funérailles, en janvier 1949.

Adolf Hitler, nommé chancelier en 1933 décide de mettre en place des mesures d’exclusion, de ségrégation envers les juifs. Puis, en 1935 sont votées les lois de Nuremberg leur retirant la nationalité allemande et leurs droits civiques. En plus de persécuter les juifs, Hitler souhaitait les chasser du territoire allemand et agrandir celui-ci en envahissant l’Est de l’Europe.

Entrée du camp Auschwitz II-Birkenau

Entrée du camp Auschwitz II-Birkenau

Ainsi, le 28 septembre 1939, l’Union soviétique et l’Allemagne se partagent le territoire polonais. En Pologne, les nazis entassent les populations juives dans des Ghettos les plus importants sont ceux de Varsovie, Lodz et de Cracovie entre 1940 et 1941, la faim et les épidémies entraînent la mort de milliers de personnes.

Cette étape est la première du processus de la Solution finale. La "Solution finale" consista exclusivement à exterminer les Juifs d'Europe par fusillades puis par gazage. Cette méthode était pratiquée dans des camps en Pologne.

Parmi eux, l’un des plus tristement célèbre, est le complexe concentrationnaire d’Auschwitz bâtit par l’Allemagne nazie en Pologne. Quelques survivants ont fait part de leur histoire à travers des témoignages telle qu’Ida Grinspan, née de parents Polonais à Paris et rescapée du camp d'extermination d'Auschwitz où elle a été déportée en 1944.  

Nathalie ZADOK

Fontenay-Sous-Bois : un couple mixte victime d'agressions en série

A Fontenay-sous-Bois, en région parisienne, dans la nuit de jeudi à vendredi, un début d'incendie a été provoqué par le jet d'un pétard devant l'entrée de Patrick Jaoui et sa compagne musulmane. Ce couple mixte vit depuis un an, une série d'agressions.  

En effet, depuis janvier 2015, ce jeune couple reçoit des lettres de menaces de mort suivie du dépôt de colorant rouge imitant le sang tout autour de leur porte d’entrée.

La série continue par un homme qui frappe contre le velux en pleine nuit. Puis sa compagne, enceinte  est assainie  d'un coup de couteau à la gorge par un motard  alors qu'elle sortait les poubelles. Des agressions régulières allant jusqu'à la tête de poulet déposée sur le paillasson.

Le cauchemar continue, à minuit ce jeudi ,avec le jet d’un gros pétard sur la porte d’entrée,provoquant un début d’incendie et une épaisse fumée noire dans leur domicile.

Une angoisse permante depuis un an pour Patrick Jaoui et sa petite amie musulmane "Quelqu’un ne supporte pas qu’un juif soit en couple avec une jeune et jolie musulmane et essaye de nous le faire payer », affirme l’homme de 59 ans.

Aucune interpellation n'a été pour le moment faite.  Pour la petite amie de Patrick Jaoui, il  lui est impossible de rester seule dans l'appartement "Certains nous conseillent de partir, mais ce serait leur donner gain de cause" dit-elle.

Patrick Jaoui

Patrick Jaoui

"A chaque agression, on reste des nuits sans dormir. On a peur que ça empire. Si le feu avait vraiment pris cette dernière fois, que se serait-il passé pour nous et notre fille ? " souligne-t-elle.

Pour l’avocat du couple, Axel Metzker, "Il ne faut pas sous-estimer tous ces avertissements" . "Cette affaire rappelle de façon inquiétante ce qui était arrivé au DJ Sébastien Sélam, assassiné par un musulman à Paris, en 2003. » déclare inquiet l'avocat.

Pour le moment, le caractère religieux de ces attaques n'est pas affirmé. L’enquête est confiée au commissariat de Fontenay. 

Nathalie ZADOK

Scandale sur le silence de Najat Vallaud-Belkacem face à Idriss Sihamedi

"le suppplément" : Najat Vallaud-Belkacem reste silencieuse face à Idriss Sihamedi

Après la réaction gênante de la ministre Najat Vallaud-Belkacem face au salafiste Idriss Sihamedi qui a été vivement critiquée, les réseaux sociaux se déchaînent .

Ce dimanche 24 janvier, Najat Vallaud-Belkacem était l’invitée de l'émission hebdomadaire du supplément de canal+. Après son interview, la ministre de l'Education a assisté à la diffusion d'un reportage sur une association humanitaire islamique, Barakacity qui oeuvre en Syrie.

Celle-ci appartenant à  Moussa Ibn Yacoub, de son vrai nom Puemo Maxime Tchantchuing, un jeune Français converti à l'islam et détenu au Bangladesh pour des motifs encore obscurs. La ministre s'est alors montré très gênée.  

Quand Idriss Sihamedi le président de l'ONG musulmane Baraka city, lui aussi invité sur le plateau s’exprime après la diffusion du sujet, un malaise s'installe entre la ministre et lui. 

En effet, celui-ci a donné une vision très personnelle de l'islam  se considérant, lui, comme un "musulman normal". La ministre est alors très silencieuse,  jusqu'à en oublier de rappeler les fondamentaux de la République.

Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem  répond au strict minimum face aux propos polémiques du président de l'ONG musulmane Baraka city.

A la question Idriss Sihamedi  peine à condamner clairement l'Etat islamique?  la ministre répond «Non», puis se reprend «Je crois que c'est une association qui porte une façon de voir les choses qui n'est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met aussi mal à l'aise, honnêtement, sur votre plateau, et donc je n'ajouterai rien».

C'est devant une ministre silencieuse qu'Idriss Sihamedi, se vante face à la caméra  «Comme certains rabbins, je ne serre pas la main aux femmes», .

Le journaliste  lui demande alors de condamner l'Etat islamique et se dit «est gêné par la question». «Ce n'est pas qu'on ne condamne pas l'Etat islamique, c'est qu'on essaye d'avoir une certaine pédagogie pour essayer de discuter avec les jeunes et pour leur faire comprendre qu'on est une alternative qui est bien, qui est pacifique», ajoutera-t-il ensuite. Dans le reportage qui lui était consacré, il faisait l'éloge d'un «djihad pacifique et humanitaire» souligne-t-il. 

Dans un premier temps, la ministre de l'Éducation refuse de réagir et finalement désigne Baraka City comme une association «qui porte une manière de voir les choses qui n'est pas la mienne, à laquelle je ne souscris pas et qui me met mal à l'aise.»

Réaction faible ?  «Non», répond-elle au Parisien. «Car cela aurait été reconnaître une valeur à sa parole, lui donner beaucoup d'importance.»

En ce qui concerne le refus d'Idriss Sihamedi de serrer la main des femmes, l'ex-ministre du Droit des femmes assure qu'elle «fulminait» et se demande si  «Un commentaire était nécessaire?». Najat Vallaud-Belkacem estime que face à tant de «bêtise» et de «sectarisme», les téléspectateurs «n'avaient pas besoin d'une explication de texte».

Pour les difficultés à condamner les atrocités de Daech, elle tranche: «Il ne peut y avoir aucune ambiguïté dans cette période où c'est la nation toute entière qui combat le terrorisme.»

Elle se défend de "sa mollesse"« car je refuse de me prêter à ce petit jeu nauséabond consistant à inviter des gens infréquentables pour faire du buzz. J'étais indignée de la tribune que l'on venait de lui donner. Le reste de ma réponse a été un rejet en bloc des propos tenus ». 

Et pose la question : « Aurais-je dû m'engager dans un débat avec cet individu, aller au clash dans les trente secondes de temps de parole qui m'étaient offertes à la fin de son interview ? Je rappelle qu'il ne s'agissait pas d'un débat entre lui et moi, mais d'une séquence de l'émission qui lui était consacrée »
Cliquez-ici pour voir la vidéo

Pour le porte parole des Républicains,Guillaume Peltier sa défense est «insuffisante et complètement décalée», «Najat Vallaud-Belkacem savait pertinemment qui serait sur le plateau. Il fallait se poser la question en amont si elle ne souhaitait pas cautionner ce personnage», justifie-t-il .

Pour lui, «Cette absence de réaction d'une ministre de la République sur des questions dont elle se prétend avoir été l'égérie montre tout le discrédit des valeurs qu'elle prétend défendre»,

«Relancé par les chroniqueurs qui lui demandent s'il soutient l'EI, l'humanitaire utilise le conditionnel: «S'ils tuent, s'ils brûlent des gens dans des cages etc, je ne vais pas vous dire oui. S'ils tirent sur des femmes enceintes, je ne vais pas vous dire “non je ne condamne pas”».

Du négatif pour la ministre, en effet, sur Twitter les réaction se font vives .@najatvb vous êtes ministre. Vous deviez répondre et non pas offrir ce spectacle honteux de lâcheté.

Cependant plusieurs twittos ont commencé à la défendre, présentant son invitation comme un « piège » Najat Vallaud Belkacem s'est légitimement sentie piégée par Canal plus en quête de "clash"... @LeParisien

En attendant que la polémique se calme, Idriss Sihamedi, a fermé son compte Twitter.

Nathalie ZADOK

Blindspot : l'application venue d’Israël qui fait peur

Blindspot : l'application venue d’Israël qui fait peur

Lancée en décembre en Israël, le succès sans précédent de l'appli Blindspot qui rend possible l'envoi de messages anonymes, va bientôt arriver en Europe et aux Etats-Unis.  Accusée de favoriser le harcèlement, les politiques ont décidé de s'en mêler. Une application très controversée. 

Financée par Will.I.Am, Nicki Minaj et Roman Abramovich, l'application Blindspot est l'un des produits de l'entreprise israélienne Shellanoo.  Elle fonctionne comme Whatsapp sauf que ses utilisateurs ne peuvent pas identifier l'expéditeur et ne seront jamais inquiétés de voir leur identité révélée.  

Avec un demi million de téléchargements, Blindspot, est devenue la "star".Cependant, elle favoriserait le harcèlement en ligne sur tel ou tel internaute, ou le troll, c'est-à-dire la diffusion de messages sans autre objet que d'exciter les passions. Le Parlement israélien réuni en commission a totalement désapprouvé  cette application. 

Attendue dans les prochains mois, Blindspot débarquera aux Etats-Unis et en Europe. "La mise sur le marché de Blindspot a donné lieu à la plus grande campagne de publicité jamais montée pour une application en Israël", dit Moran Bar, directeur du blog israélien Geektime consacré aux technologies. A Tel-Aviv, et sur les grandes routes du pays, sur des immenses panneaux, on ne voit plus que le smiley jaune avec un œil recouvert d'un bandeau.  

Blindspot

Blindspot

Attractive,mais dangereuse, beaucoup de harcèlements ont été constatés avec cette application : "Je vais te tuer" mais aussi, "harcèlement sexuel, sur des choses qu'"ils" voudraient faire avec "elles"".    

La société se veut cependant rassurante et affirme qu'il y a suffisamment de moyens de se protéger et de bloquer des contacts, les messages trop menaçants étant par ailleurs envoyés à la police.

Inquiète pour les plus jeunes, la députée travailliste Merav ben Ari prévient que certains pourraient être poussés au suicide et souligne  "Une personne qui a des choses gentilles à dire n'a pas besoin de le faire anonymement".  

Récemment,lors d'un voyage en Europe, une femme a reçu un message sur Blindspot lui disant que son mari la trompait. Le mari a nié ces accusations mais la gravité de ce genre de messages peut amener à détruire un mariage.  

Avec 300 mails reçus du mari furieux, il est difficile de se défendre. Et pourtant  David Strauss, un des porte-parole de la société de Blindspot se défend "nous ne sommes qu'une plateforme". 

A la commission parlementaire, il n'y avait pas une seule chose positive sur cette application pendant les deux heures de la réunion. Pour David Strauss. "L'anonymat en ligne est une évolution, que ça plaise ou pas".

Nathalie ZADOK