Nathalie Zadok

Nathalie ZADOK :
- Presse, Web «aufemimin.com »
Articles mode, Interview « dans le dressing d’une fashionistas »
- Presse Radio Chronique Mode « DATING RADIO » radio pour célibataires
- Radio Shalom chroniqueuse et journaliste (Interview d’invités) dans l’ émission "ça nous rendra pas Mike Brant "
Télévision :
- MAZAL TV émission TV de la communauté juive de France.
- FUN TV Présentatrice télé en direct sur une chaine du câble

Les articles de Nathalie Zadok

"Salafistes" le film qui fait peur à la France

Salafiste le film qui fait peur à la France

Le film "salafistes" montrant des images de propagande d'une violence extrême est en salle actuellement en province, à Grenoble.

Avant même sa sortie, le film crée déjà une polémique.Depuis mercredi dernier, "Salafistes" est sur les écrans, dans seulement quatre salles en France. Cette semaine, d'autres copies doivent être distribuées  : trois à Paris et une en province, à Grenoble, au "Club". 

Interdit aux mineurs, par le Centre National du Cinéma CNC et accompagné d'un avertissement du fait des interviews de chefs salafistes mauritaniens ou maliens. Leur discours est fondamentalement anti-occidental, anti-juif et anti-chrétien, aucun contrepoids.

Les images  du film sont des images d'exécutions et d'attentats d'une violence extrême. Oumar Ould Hamaha, dit "Barbe rousse", fondateur du groupe Ansar al-Charia au Mali, est l'un des chefs djihadistes qui apparaît dans le film. Il aurait été tué dans le cadre d'une intervention de l'opération "Serval" en 2014.  Tous les  entretiens, ont été tournés en 2012. C'est le journaliste Lemine Ould M. Salem, co-réalisateur, qui a pu filmer, notamment à Tombouctou, où la charia est en vigueur.

Oumar Ould Hamaha, dit "Barbe rousse", fondateur du groupe Ansar al-Charia au Ma - Aucun(e)

Oumar Ould Hamaha, dit "Barbe rousse", fondateur du groupe Ansar al-Charia au Ma - Aucun(e)

"Ce film qui donne de façon exclusive la parole à des responsables salafistes ne permet pas de façon claire de faire la critique des discours violemment anti occidentaux, anti démocratiques, de légitimation d'actes terroristes, d'appels aux meurtres d'infidèles présentés comme juifs ou chrétiens qui y sont tenus, explique l'avis de la commission de censure. Les images parfois insoutenables soutiennent ces propos en dépit de la volonté des réalisateurs de les utiliser en contre point."
"C'est une proposition" Patrick Ortega, directeur du cinéma Le Club

Les deux réalisateurs qui ont "tendu le micro à des terroristes,devraient avoir honte" décrit Patrick Ortega, le directeur du cinéma "Le Club" à Grenoble, "ce film-là, à le mérite d'interpeller l'intelligence du spectateur. Quand on voit l'application de la charia avec un voleur qui se fait couper la main, c'est beaucoup plus parlant d'entendre cet homme remercier ses bourreaux de l'avoir remis dans le droit chemin... Si le spectateur ne perçoit pas là un 'hic', en effet il y a alors un réel problème d'éducation à l'image, au sens critique du spectateur."

Pour le  programmateur, qui a une grande confiance en les spectateurs qui viennent voir le film " Je suis certain de leur bonne interprétation. De toute façon, s'il devait y avoir un spectateur qui adhère à un discours salafiste, extrémiste, il ne faut pas s'imaginer que ce soit ce film là qui ait déclenché son envie", poursuit-il.

Depuis sa sortie, à chaque séance, il y a au moins une vingtaine de spectateurs. Le film qui dure 1H10 est précédé d'un message d’avertissement . Les spectateurs se disent "ne pas vouloir rester dans l'ignorance" et souhaitent se "confronter directement" à un discours quotidiennement évoqué dans les médias.

"J'avais une grande appréhension pour savoir si on allait programmer "Salafistes", se souvient Patrick Ortega. Le déclic, ça a été cette agression d'un professeur juif à Marseille par un jeune adolescent. Je me suis posé la question de savoir comment on peut se radicaliser tout seul dans son coin."

"Salafiste" a été mal reçu par la critique, ce lundi soir, l'un des co-réalisateurs, François Margolin sera au cinéma Le Club pour assister à la projection et participer à un débat.

extrait du film : 

Nathalie ZADOK

France : Le mystère de l'étoile juive sur le clocher d'une église

de-la-route-en-venant-du-col-du-fut-d-avenas-impossible-de-rater-cette-eglise-photo

 

Lu sur le média le progrès. Dans le Haut Beaujolais, en France sur la toiture de l’église d’Ouroux se trouve une étoile juive. Ce mystère suscite la curiosité. du village et des touristes.
Cette inscription qui daterait du XIXe siècle, provoque des appels réguliers à la mairie du village, en particulier venant des touristes ce qui fait d'elle "un mystère".

Des recherches menées notamment auprès du musée du Compagnonnage de Tours, permettent d’échafauder une hypothèse : les concepteurs de l’époque entendaient très probablement célébrer ainsi l’union entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

À la paroisse de Monsols dans le Haut Beaujolais, une bénévole répond à la question : pourquoi la toiture de l’église d’Ouroux est-elle parée d’une immense étoile de David ? "la plupart des habitants du secteur n’en a pas la moindre idée : ce symbole fait depuis si longtemps partie du paysage, qu’ils n’y prêtent plus guère attention." dit-elle.

En arrivant par la route du col du Fût d’Avenas  il est impossible de rater l'inscription géante. Ce village, environné de collines aurait presque des airs de Jérusalem de poche.

L'étoile juive, d’une couleur dorée se détachant sur l’ardoise, doit bien mesurer 2 mètres de large et de haut.
Aucune information à l'intérieur de  l’église, ni prospectus pour expliquer ce symbole.

Le curé de la paroisse déclare « C’est insolite, comme inscription, c’est sûr. Mais on ne sait pas ce que cela signifie, non, désolé », s’excuse un couple de retraités. À la mairie, la secrétaire, jointe quelques jours plus tard au téléphone, confirme, à défaut là aussi de pouvoir fournir des explications certaines, l’intérêt suscité par ce clocher : « Nous recevons régulièrement des appels. Des gens qui ont traversé le village et qui veulent comprendre ».

    •  la mystérieuse étoile juive du clocher d’Ouroux

      la mystérieuse étoile juive du clocher d’Ouroux

      Il y a une dizaine d'année; Krystel Gilberton, archiviste a discuté avec un architecte de Villefranche-sur-Saône qui lui aurait confié qu’il s’agissait peut-être là d’un symbole utilisé par des compagnons couvreurs.

      Si les premières fondations de l’église, romane, remontent au XIIe siècle, cette étoile de David et l’ostensoir dateraient, eux, du XIXe siècle. Cependant, on ne retrouve aucune trace de ce chantier aux archives départementales du Rhône, ni même à celles de l’archevêché de Lyon. « Nous n’avons rien trouvé. Nous avons aussi cherché dans le fonds d’un érudit qui avait réalisé un historique complet des paroisses jusqu’au début du XXe siècle, mais pas un mot sur ces inscriptions. « C’est très étonnant! », souligne Krystel Gilberton, archiviste à l’archevêché.

      Plus étonnant, le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, n’avait, lui, pas connaissance de cet édifice. Rien non plus du côté des services territoriaux de l’architecture et du patrimoine STAP, dans le Rhône, comme en Saône-et-Loire.

      Pourtant, une église à Germolles-sur-Grosne, voisine de 6 kilomètres de celle d’Ouroux, comporte pourtant les mêmes motifs sur son clocher, avec, en prime, deux étoiles de David. « Nous n’avons aucun dossier sur cette église qui ne fait pas partie des monuments protégés », indique-t-on au STAP de Mâcon. Et chez les Compagnons du Devoir, l’une des trois fédérations compagnonniques, c’est le même point d’interrogation.

      Pour Laurent Bastard, le conservateur du musée du Compagnonnage, à Tours en Indre-et-Loire ,il ne s’agit « certainement pas de symboles compagnonniques » qui auraient été  laissés par les artisans de la toiture, en guise de signature.

      " Au XIXe siècle ", admet-il, "des compagnons ont pu se prétendre les bâtisseurs du Temple de Jérusalem, une pure mythologie apparue après la Révolution française : ils cherchaient alors à se recréer une identité malmenée notamment par la loi Le Chapelier qui avait supprimé les corporations.Mais ils n’ont jamais eu recours à l’ostensoir dans leur symbolique."

      Pour finir,  l'historien le décrypte  « L’ostensoir, qui renferme l’hostie consacrée, symbolise le Christ et l’étoile de David, les Juifs. De mon point de vue, l’alliance des deux sur la toiture signifie l’union entre l’Ancien et le Nouveau Testament. »

      « L’hypothèse formulée par Laurent Bastard est légitime et cohérente », juge l’historien François Icher, auteur du livre « Les Compagnons ou l’amour de la belle ouvrage » Gallimard.

      Nathalie ZADOK http://www.leprogres.fr/

       

Voyance, astrologie et Torah ou comment intégrer le Ein Mazal pour Israël ?

Astrologie juive

 

La Torah dit « j’ai mis devant toi la vie ou la mort, choisis la vie »  ce message de Dieu qui explique qu' aller vers ce qui est interdit nous mènera vers l'échec.

‘Hazal « ein mazal léIsraël », il n’y a pas de mazal à Israël, c'est-à-dire ,que bien que chacun de nous ait une destinée et un mazal, il peut cependant par l’application de Torah et mitsvot,s’en dégager et profiter d’une providence spéciale de D. bien au-dessus du mazal.

C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle la Torah interdit d’aller voir une voyante car elle ne voit que d’après le mazal et non d’après la providence de Dieu qui peut complètement changer le mazal.

De plus il faudra revenir en guilgoul (récincarnation), avec la même épreuve, et donc endurer la souffrance actuelle, et sera ajouter dans ce guilgoul des péchés supplémentaires.

La Torah nous interdit d’aller consulter de -vrais- voyants car grâce à nos actions nous pouvons changer notre destin à tout moment.

Pour Maïmonide, la voyance est dénuée de toute valeur et ne correspond a rien, d’où la raison de son interdiction. D’autres décisionnaires pensent que ces pratiques sont bien réelles.

A noter que la Michna, l'opinion et les conclusions des rabbins de l'époque,en parle : « La sorcellerie que punit la Tora, c’est celle qui consiste en un acte ‘réel’, et non celle qui ne procure qu’une illusion » .

Au départ, l'astronomie et astrologie étaient une même science. De nombreux personnages bibliques avaient des connaissances très précises dans ce domaine, qui tire ses sources du judaïsme.

Un exemple, les signes du zodiaque correspondent aux mois hébraïques : le premier mois de l’année est celui du jugement Roch Achana / Yom Kippour, Hochaana rabba et son signe zodiacal est balance.

Mais attention, « la formulation actuelle et profane de l’astrologie a dépouillé cette science de sa résonance éternelle en lui donnant une orientation matérialiste ». 

L’astrologie hébraïque avait pour objectif, entre autres, de guider le peuple et de fixer les mois et les fêtes. «Celui qui entre dans le mois de Adar, augmente sa joie». En aucun cas elle ne sert à dévoiler le futur.

L'interdiction de la voyance dans la Torah est définie par de nombreux commandements. Il est donc interdit d’aller consulter les astrologues, Interdiction de faire des incantations, évocations,interroger les défunts, sortilèges, nécromancie, interdiction du faux prophète. Ces actes étaient majoritairement punissables de mort à l’époque du Temple.

La plupart des décisionnaires estiment que celui qui interroge les astres enfreint également le commandement positif : «Sois entier/intègre vis-à-vis de l’Eternel ton D.ieu» . Si l’on est sûr qu’Il est Celui qui dirige le monde et que tout ce qu’Il fait est pour notre bien, pourquoi aurions-nous besoin de nous « rassurer » ?

Rachi explique sur ce verset : « Marche avec lui entièrement, aie confiance en Lui, n’interroge pas l’avenir, mais accepte tout ce qui t’advient d’un cœur entier, alors tu seras avec Lui, tu seras Son héritage.»

Les paroles d’un voyant transforment une probabilité de la vie en une certitude, et il est d’autant plus difficile de s’en sortir ne serait-ce que psychologiquement. Par ces ‘prédictions’, la personne ,son mazal  et sa destinée s’en trouvent bloqués.

Il faut également savoir qu’il existe un danger sur l’interprétation d’une vision. Il y a plusieurs cas dans la Torah où ont eu lieu de mauvaises interprétations, qui ont souvent menées à des catastrophes humaines.

Selon Rav Yéhouda Ashkénazi, «Cette ‘religion’ de l’astrologie qui a été radicalement refusée par la Torah, c’est elle qu’elle appelle l’idolâtrie. C’est-à-dire, s’adonner à ces déterminismes-là, y consentir, les adorer, en faire sa religion, s’y soumettre, c’est cela le paganisme.» 

Le Talmud donne plusieurs définitions du non-Juif. L’une d’elle est ’Oved Kokhavim Oumazaloth’ (7) / adorateurs des astres et des constellations…

Ein mazal le Israel ;  Il n’y a pas de prédestination astrale pour Israël , Avram *dit à l’Eternel : j’ai consulté mon influence astrale et j’ai vu que je n’aurai pas d'enfant.
Dieu lui répond  : « Sors de ton astrologie, car il n’y a pas de prédestination astrale pour Israël. » (9)

*Dieu modifia également le nom Avraam en Avraham père de tous les peuples  d'Avraham tout comme celui de Saraï -ma princesse- en Sarah  qui veut dire princesse.

La Guématria explique que l'ajout de cette lettre le Hé,  était nécessaire, puisqu'elle est celle de la fécondité.

Selon Nahmanide , le Juif, par son libre-arbitre ainsi que par son engagement dans la voie de la Torah et des commandements divins, peut s’élever au dessus de la prédestination astrale.

Ainsi, le monde et ses habitants auraient bien une destinée. Selon la Kabbale, cette prédestination est régie par l’attribut de rigueur (Din) de D.ieu Elokim : Berechit bara Elokim – La nature a été créée par l’attribut de rigueur de D.ieu. Lorsqu’un « vrai » voyant prédit quelque chose, il constate ce que la nature a prévu.

La force de celui qui fait téchouva ,un repentir sincère ou qui intensifie ses bonnes actions fait passer son mazal – sa destinée au niveau de l’attribut de miséricorde de D.ieu ,Achem, qui se situe au-dessus de la nature. A partir de la  il peut briser les mauvais décrets et sortira ainsi de son mazal personnel et se hissera au niveau de la collectivité d’Israël. Il y intègrera le niveau du ‘Ein mazal le Israel’.

C’est pour ces raisons qu’il est écrit : « Israel est au dessus des forces de la nature, elle n’a pas prise sur lui, et il n’est déterminé par aucune étoile, aucune conjonction». 

Bien sûr, il ne suffit pas d’être Juif pour échapper à son destin !

Le Zohar précise (13) que depuis la Révélation au mont Sinaï, Israël n’est plus assujetti à la loi des astres et des étoiles mais que celui qui ne s’engage pas véritablement dans l’univers de la Torah redevient soumis aux influences astrales…

Le Rav Yéhouda Askénazi a même enseigné que d’après le témoignage d’astrologues sérieux, l’astrologie est sans portée pour les Juifs observant la Torah et les mitzvoth !

“Chéein leha ben-horim, ela mi she’osek betalmud Torah” – N’est libre que celui qui étudie la Torah.

Pour le Rav Sitruk, entres autres, cela signifie que le peuple d’Israël, en s’attachant à sa Torah, se libère du déterminisme des nations. Il sort des statistiques et des prévisions possibles.

Effectivement, le pays d’Israel n’existerait plus depuis longtemps si les soldats avaient écouté leur raison. Le peuple d’Israël lui même serait déjà englouti dans les poussiéreux livres d’Histoire. 

Le Talmud enseigne que « Abraham était un grand astrologue , et tous les rois de l’Est et de l’Ouest affluaient devant sa porte ». Il s’installa à Haran où, lorsqu'il fut âgé de soixante-quinze ans, D.ieu lui parla en personne pour la première fois et lui ordonna de quitter sa terre natale pour rejoindre la Terre Sainte voir la paracha Lech Lecha (pars pour toi )

Il était pleinement conscient des utilisations magiques et idolâtres qui pourraient être développées à partir de ces mystères. Le Talmud enseigne à ce propos qu'Avbaham avait un traité sur l’idolâtrie constitué de 400 chapitres.

Ces présents consistaient en des  mystères occultes, qui se répandirent dès lors en Extrême-Orient. Il n’est donc pas étonnant de trouver, dans de nombreuses religions orientales, des similitudes avec la Kabbale.

L’un des exemples les plus simples et les plus frappants de la transmission de la science occulte est le terme employé dans des séances de magicien pour les enfants le fameux  « Abracadabra ».

Cette expression magique n’est autre que l’extension araméenne de l’hébreu abra : je vais créer, k’adabra : lorsque je vais parler, évoquant la science de la création au moyen de lettres et de noms telle que décrite dans le Sefer Yétsira.

Lorsqu’Il se révéla à Abraham, une des premières choses que D.ieu lui dit fut que son destin, de même que celui de ses descendants, transcenderaient l'influence des constellations.

Abraham ne devait plus se soucier des prédictions astrologiques.

 

Nathalie ZADOK

Kidoushin le premier site de rencontres juif sur mesure

Le Rav Taieb de la communauté francophone de Jérusalem et  son épouse, Yaelle, ont donné naissance, il y a trois semaine au site de rencontre juif,  Kidoushin, pour rencontrer dans un esprit de construction, fonder un foyer avec les valeurs juives du Shabbat, de la Cacherout, de la pureté familiale  .Un site sur-mesure, élégant et raffiné.

Tous deux, déjà très présent en Israël et sur internet, notamment connus pour leur cours dans le domaine du couple juif .
En effet, beaucoup de jeunes non mariés ou  divorcés ce sont tournés vers eux, en disant :
« il faut nous trouver des shidurim  ».

Un problème qui se pose pour beaucoup de francophones. Les divorcés ont bien souvent du mal  à repartir dans la vie et les célibataires ne réussissent pas à trouver l’âme sœur.

Une sélection très fine, partant du physique, jusqu’au  niveau social avec des test de personnalités, très pointus.

Image site Kidoushin

Image site Kidoushin

Le Rav Taieb nous explique que  "Pour trouver la bonne personne il faut brasser plusieurs  centaines".

Rencontre avec le Rav Taieb une interview dédiée à Alliance

Nathalie ZADOK : Bonjour Rav, pensez-vous que chez les orthodoxe, le problème du divorce se pose aussi ?

Rav Taieb : Les religieux ne sont pas à l’abri d’un divorce , aujourd' hui c'est un problème que l'on rencontre partout.

Nathalie ZADOK : Parlez-nous de votre site de rencontre " Kidoushim" en quoi est il différent de ceux déjà connu sur la toile ?

Rav Taieb : On a toute une équipe derrière, marketing, développement informatique, c'est un site de rencontre pour tous les juifs francophones, du moins religieux au plus pratiquant !

Kidoushin

Kidoushin On a  développé un algorithme de recherche extrêmement puissant d’abord sur la personnalité de l’individu, origine, son milieu social,converti .Tout les point important de la vie sont recensés. le système met en relation deux profils  qui se correspondent entre 70% à 100% ,par un système de séquentielle indépendant, de balayage et de confrontation des profils.

On a  développé un algorithme de recherche extrêmement puissant d’abord sur la personnalité de l’individu, origine, son milieu social,converti .Tout les points importants de la vie sont recensés. le système met en relation deux profils qui se correspondent entre 70% à 100% ,par un système de séquentielle indépendant, de balayage et de confrontation des profils.

Nathalie ZADOK: Pensez-vous que les orthodoxes vont aller sur ce site ?

Rav Taieb : Ceux qui utilisent la toile pour leurs projets professionnesl et de façon régulière oui bien-sur cela leur correspond tout à fait !

Nathalie ZADOK :  Tout est informatisé ?  Comment être sûr de la qualité des personnes et si elles sont vraiment  juives  ?

Rav Taieb : Justement il y a des personnes humaines aussi  derrières, des rabanit, des chatranit des gens qui sont professionnels et qui vont intervenir.
Une enquête est faite, lorsque la personne a rempli sa fiche,  elle reçoit un mail, puis un autre formulaire, plus détaillé et à partir de là, elle recevra un coup de fil  un chatran ou une chatranit et qui passe près d'une heure  pour vérifier la véracité du formulaire. .

Nathalie ZADOK : le respect de la halakha est appliqué ? 

Rav Taieb : Tout à fait ! et dans les moindres détails, par exemple, un Cohen ne se mariera jamais avec une convertie, le système le sait,et ne les mettra jamais en relation. Autre exemple, un converti libérale ne pourra pas s inscrire sur notre site, un mail lui sera envoyé
« votre candidature ne pourra pas être retenu »

Nathalie ZADOKK : Y a-t-il un suivi au moment du chiddoukh ? 

Rav Taieb : Dès que le chiddoukh va se réaliser,un Rav ou une chatranit va appeler  les personnes et  vérifier que celui-ci se réalisera dans les règles de l'art.

Merci Rav Taieb, et  on vous souhaite de faire mille mitzvot de mariage !! Amen

le site : http://www.kidoushin.com/

Nathalie ZADOK

False Flag : bientôt le remake américain de la série israélienne de Canal+

Après huit épisodes palpitants, il est temps de dire aurevoir à la saison 1 de la série "False Flag". Mais bonne nouvelle, la saison 2 devrait voir le jour prochainement.

l'histoire : Deux semaines après l'enlèvement du ministre de la Défense iranien dans un hôtel de Moscou, les autorités russes accusent le Mossad d'être derrière l'opération et désignent cinq Israéliens comme étant les auteurs du kidnapping.

C'est alors que le Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, hérite de l'affaire doit établir si les cinq Israéliens mis en cause par les Russes sont liés ou non à l'enlèvement. Un jeu avec les suspects est en train de se profiler.

Tous résident à Tel-Aviv et découvrent avec effarement leurs visages dans les journaux télévisés. Pressés par leurs proches de s'expliquer, chacun réagit différemment. En apparence parfaitement innocents, des détails de leur comportement trahissent pourtant, si ce n'est leur implication, quelques dissimulations. Mais sont-elles seulement en lien avec l'affaire ? Eytan Koppel, l'inspecteur en chef du Shin Bet, a carte blanche pour déterminer les responsabilités de chacun."

Avec des moyens de production plutôt limitées, la série, créée par Amit Cohen et Maria Feldman, a convaincu par la gestion du suspense et l’exploitation habile de la part d’ombre de chacun des protagonistes. False Flag avait d'ailleurs reçu le prix du public au festival Séries Mania, à Paris, en avril 2015.

En octobre dernier, la Fox, par l’intermédiaire de son satellite Fox International Channels, annonçait avoir acheté les droits de la série en vue d’un remake en langue anglaise. En revanche, à ce jour, aucun nom associé au projet n’a encore filtré.

la star israélienne Ania Bukstein

la star israélienne Ania Bukstein

Une nouvelle qui met en avant encore plus le dynamisme de la production télé en Israël,

A noter, que ces dernières années, plusieurs séries israéliennes ont fait l’objet de remakes en langue anglaise. Hatufim, dont les deux saisons ont été diffusées sur Arte, en est l’exemple le plus probant .

La série de Gideon Raff est à l’origine de Homeland, production multi-récompensée, dont la saison 5 est actuellement en diffusion sur Canal+.

La série Betipul , "En thérapie",a fait l’objet d’une dizaine d’adaptations dans le monde. Mais c'est de loin la série  In Treatment qui est la plus remarquée, la version américaine 2008-2010, avec Gabriel Byrne dans le rôle du docteur Paul Weston, diffusée sur HBO aux États-Unis et sur Série Club en France. Ses 108 épisodes ont été écrits par Hagaï Levi, auteur de la série originale israélienne, auquel on doit aussi le plus récent The Affair.

Nathalie ZADOK

En route vers le mariage Juif

Vous allez vous unir selon la tradition juive, voici les explications qui vous permettront de bien vous préparer à ce rituel.

Dans la religion juive, certaines conditions sont requises pour le mariage. La transmission de la judaïcité est très importante. Si l'un des deux n'est pas juif, la conversion est envisageable à la seule condition qu'elle soit un acte de foi et non pas une formalité afin de permettre le mariage.

En revanche, ce sera une démarche longue et complexe,qui peut prendre plusieurs années d’apprentissage et de pratique religieuse. Elle devra être certifiée par une preuve de circoncision pour l'homme et un acte de mikvé, bain purificateur pour l'homme et la femme. Le consistoire délivrera alors une attestation de conversion officielle. 

Vous êtes divorcé? Vous souhaitez vous remarier ? Vous devrez fournir des pièces justificatives de votre acte de divorce religieux ,le Guet et attendre un délai de 91 jours le délai de viduité, pour la femme. Avoir pris un bain purificateur, le mikvé, pour la femme.

Pour organiser le plus beau jour de votre vie, il faut au minimum vous y prendre un mois à l'avance.  Le mariage civil doit précéder le mariage religieux, qui lui , se déroule en règle général le dimanche.  Tous les jours seront acceptés, à l’exception du vendredi du samedi, jours du Shabbat, les fêtes religieuses, les périodes de jeûnes ou de deuil.

Mariage Juif

Mariage Juif

Pour préserver sa pureté totale, la femme ne pourra pas se marier pendant son cycle mensuel , ni pendant les sept jours suivants.

Si la plupart des mariages se déroulent à la synagogue, de plus en plus font le choix de se marier hors synagogue, sous une Houppa,un simple dais nuptial,en extérieur ou dans la salle où aura lieu la soirée.

Le consistoire vous fournira une liste des lieux de culte avec leurs tarifs respectifs. Vous contacterez alors le rabbin de la synagogue retenue. Si vous et votre conjoint, appartenez à deux rites différents, sachez qu'il est d’usage d’adopter celui du fiancé.

Votre date de mariage est arrêtée. C'est le moment de prendre le premier rendez-vous au consistoire.Rendez-vous au service des mariages du consistoire pour obtenir un premier rendez-vous.Un dossier vous sera envoyé, qu’il vous faudra remplir. Une fois signé et validé par le rabbin, il sera alors retourné et enregistré au service mariage du consistoire. Une redevance consistoriale devra être réglée. 

Voici les pièces à fournir :
- un extrait d’acte de naissance
- l’acte de mariage religieux, la Ketouba, de vos parents ou vos grands-parents maternelles, la religion juive étant transmise par la mère, seule la filiation maternelle confirmera la judaïcité d'une personne.  
- les livrets de famille de vos familles respectives
- un certificat de célibat pour les étrangers

Pour le mariage religieux, vous devrez choisir deux témoins , l'un pour la femme,l'autre pour l'homme. Ils seront de sexe masculin et  devront être juifs pratiquants et n’appartenir à aucune de vos deux familles. A noter que le rabbin et le ministre officiant peuvent assumer ce rôle.

Le mariage est un acte fondamental qui  permet l’épanouissement du couple. Son but est de créer un foyer juif, dans le bonheur et la fidélité, fondé sur l'omniprésence de D.ieu.

Dans la religion juive, le divorce est admis. La contraception , elle, est envisageable, mais assortie de conditions risque de handicap, problèmes de santé liés à la maternité.

Les préparatifs "religieux" se succéderont de plusieurs rencontres avec le rabbin et permettra de comprendre le sens de l’union judaïque. Pour les futures "Madame",le consistoire organise des cours données par une femme mariée. Seront abordés,divers thèmes : le sens du foyer juif, les lois de pureté familiale, le respect des coutumes, l’éducation des enfants, l’observation des fêtes...

Pour la cérémonie religieuse, moins de 48h avant son mariage, la future mariée devra se rendre au mikvé,pour être immergée dans un bain purificateur d'eau naturelle. Elle pourra y aller seule. Aucun corps extérieur ne doit venir troubler la pureté de l’eau et le moindre bijou est proscrit. Des dragées sont parfois offerts à la future épouse, au sortir du bain. La responsable du mikvé lui remettra un certificat. Cette immersion, qui peut se répéter plusieurs fois de suite, n’est pas exigée pour l’homme.

La veille du mariage : Les parents et les futurs époux se rendent ensemble à la synagogue, pour le Shabbat. Le fiancé est appelé à lire la Torah et le rabbin appelle la bénédiction divine sur le futur foyer.

Ce qui est coutume de faire le jour de la Houppa : 

Dans certaines communautés, le couple devra jeûner avant la cérémonie. Ce sera accompagné de sa mère,que le fiancé entre le premier dans la synagogue et se place sous le dais nuptial, la houppa. Il se couvre du tallith, une écharpe de soie frangée et récite des prières. Sa promise, voilée et accompagnée de son père ou bien ses deux parents, le rejoint.  

Les fiancés sont placés côte à côte, face au rabbin. La mère soulève alors le voile de la future mariée. Dans certains rites hassidique, ashkénaze et orthodoxe , la mariée tourne sept fois autour de son conjoint. L’homme prie, recouvert de la kippa et du tallith, dont il recouvre sa femme. 

Le rabbin donne sa bénédiction nuptiale avec deux coupes de vin que le fiancé et sa promise boivent tour à tour.

L'acte de mariage, la Ketouba sera lu par le rabbin .Il stipule les obligations de l’époux envers sa femme : affection, entretien et protection.

Le fiancé glisse l’alliance à l’index de sa future épouse, en prononçant cette parole : “ par cette bague, tu m’es consacrée selon la loi de Moïse et d’Israël ”. Suit le chant des sept bénédictions.

La signature de la ketouba par les mariés et les témoins. Ce parchemin décoré de lettres d'or sera conservé pendant toute la durée de l'union au sein du foyer.

Pour rappeler la destruction du temple d’Israël,le fiancé brise un verre. L'assemblée clame un “ Mazal Tov ” ,bonne chance.

Après le mariage religieux, il est d’usage que pendant les sept jours les jeunes mariés soient fêtés : ils ne doivent exécuter aucune tâche, mais simplement répondre aux invitations de leurs familles et amis, les sheva brahot.

« Si tu veux rencontrer une princesse, fais de toi un prince. » Rabbin Dov Heller

Nathalie ZADOK

Le dessert parvé de Shabbat : le tiramisu

Savez-vous que veut dire Tiramisu "tirer vers le haut" c'est le dessert idéal pour remonter notre moral !

Le tiramisu est une recette très pratique, facile et rapide à faire puisqu'elle ne nécessite pas de cuisson au four ce qui est parfait pour shabbat
. 

Vous pouvez utiliser de la crème fleurette à la place de la crème parvée mais dans ce cas il faut augmenter les quantités de sucre dans la recette puisque la crème whip est sucrée.

INGRÉDIENTS
- 2 gros œufs
- 30 + 30 g de sucre en poudre
- 300 g de boudoirs
- 20 cl de café froid très fort, non sucré
- 25 cl de crème parvé type Nutriwhip ou de crème fleurette*
- Extrait de vanille
- 5 cl de rhum ou de liqueur de café
- 2 cuillerées à soupe de cacao pur

* avec de la crème fleurette il faut mettre 100 g de sucre en poudre à la place des 60 g et rajouter 2 cuillères à soupe de crème fraîche

Réalisation 

Copyright Piroulie photo Tiramisu

Copyright Piroulie photo Tiramisu

Séparez les blancs des jaunes d’œufs.
Dans un bol, montez en neige très ferme les blancs puis ajouter 30 g de sucre en poudre pour les durcir .
Puis dans un autre bol, battez vivement les jaunes avec 30 g sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Fouetter la crème nutrifill jusqu’à ce qu’elle triple de volume et soit très très ferme. Prévoir un grand bol, ajoutez l’extrait de vanille Incorporez à la crème fouettée les jaunes puis les blancs en neige en remuant délicatement pour ne pas les « casser ».
Mélangez 20 cl d’eau avec 2 cuillères à café de café en poudre ou préparez 20 cl de café très fort et ajoutez-y le rhum ou la liqueur de café.
Trempez les boudoirs dans le mélange café-rhum en le  faisant assez rapidement pour ne pas que les boudoirs soient trop mouillés mais ils ne doivent pas non plus rester secs ! et posez les au fur et à mesure sur le plat sur lequel vous allez monter le tiramisu.
Recouvrez cette couche de boudoirs de la moitié de la crème puis saupoudrez légèrement de cacao.
Etalez une deuxième couche de boudoirs trempés dans le café sur la crème.
Recouvrir de nouveau les boudoirs de crème en utilisant une poche à douille pour finir la déco. Saupoudrez de cacao.

Mettre au frais au moins 1/2 journée avant de consommer ,je préfère le préparer la veille.

Si vous voulez la faire avec de la mascarponne 

Crème
- 3 oeufs
- 40g + 40g de sucre glace
- 250 g de mascarpone

- 20 cl de café
- 1 paquet de boudoirs
- 2 à 3 cuillères à soupe de cacao pur

Puis procéder comme dans la recette ci dessus

Nathalie ZADOK source : http://piroulie.canalblog.com/

Ces "nazis" qui ont sauvé des Juifs

Même au coeur de l'horreur, il y a eu des nazis qui ont sauvé des Juifs, au risque de leur propre vie. À Jérusalem, le mémorial de Yad Vashem a déjà reconnu 321 Allemands et 80 Autrichiens comme "justes".

Albert Göring,le frère du numéro deux d’Hitler,Hermann Göring, haissait le régime nazi et aurait sauvé des juifs. En Israël, le mémorial de la Shoah Yad Vashem mène l’enquête pour savoir si cet homme d’affaires et ingénieur mérite le titre de "Juste parmi les nations".

Albert Göring

Albert Göring

Dans les années 20, Albert Göring s'est opposé à son frère, un nazi notoire .
Albert Goring,qui décrit Adolf Hitler comme "Ce salopard" , quitte l’Allemagne pour l’Autriche au moment de l’arrivée au pouvoir du dictateur. "J’ai un frère en Allemagne qui s’est acoquiné avec ce salopard de Hitler et, s’il continue comme ça, cela finira mal pour lui", disait-il à l’époque, selon son biographe, William Hastings Burke.

Sa rencontre à Vienne, avec une femme juive qui portait autour du coup "je suis une sale juive" a été pour lui un effet déclencheur. Il arrache alors la pancarte et permet à cette femme de s’échapper, sous le nez des nazis. Son nom, Goering, permettra de lui sauver la vie .

C'est en Tchécoslovaquie, où il dirige une usine Skoda qu'il accomplira son plus grand "coup". Avec huit camions, il débarque au camp de concentration de Theresienstadt pour réquisitionner des juifs. Officiellement, il s’agit de faire tourner sa société. Albert Göring libérera des Juifs et n'hésitera pas à imiter la signature de son puissant frère.

Pourtant, ce sera  alcoolique et seul qui finira sa vie.
Arrêté par les Américains en 1945, Albert Göring n’est libéré que deux ans plus tard.
En effet,avec son patronyme, il a du mal à convaincre de la réalité de ses actes de résistance. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître,sur la liste des 34 personnes qu’il assure avoir sauvées figure la tante de l’un des enquêteurs américains, qui vérifie l’information.

Il sera confié  aux autorités tchécoslovaques, et libèré qu’après avoir entendu des témoignages d’anciens employés de Skoda. Revenu à Munich, Albert Göring refuse de changer de nom et vit dans la misère et l’alcoolisme, sans reconnaissance, jusqu’à sa mort, en 1966.

Son frère, Hermann Göring, lui, s'est suicidé en 1946.  Hermann Göring

Hermann Göring

Cependant, "Il faut des preuves". Le mémorial de la Shoah Yad Vashem mène une enquête depuis plusieurs années pour savoir si Albert Göring a bien sauvé des juifs au péril de sa vie et mérite donc le titre de "Juste parmi les nations". "Si Göring est reconnu, ce ne sera pas une reconnaissance de la famille Göring mais une reconnaissance d’Albert Göring", prévient Irina Steinfeld, qui travaille sur le dossier. "Pour le moment, nous n’en sommes pas là : il faut en effet avoir des témoignages" nuance-t-elle.

Hugo Armann

Hugo Armann

D'autres nazis,eux aussi ont sauvé des juifs. Le sergent Hugo Armann, en poste à Baranowice en Pologne orientale, a aidé de nombreux Juifs à s'enfuir du ghetto et leur a fourni des armes, ce qui leur a permis de gagner les forêts où ils ont rejoint les partisans.

Eberhard Helmrich

Eberhard Helmrich

Mais aussi,le commandant Eberhard Helmrich, directeur d'une station agricole à Drohobycz, en Pologne, a aidé un grand nombre de femmes juives en leur procurant des faux papiers d'identité en tant que Polonaises et Ukrainiennes ;ce qui leur permettra de gagner Berlin où son épouse Donata ,leur assura un emploi dans des maisons allemandes qui ignoraient tout de leur origine.

Max Liedtke

Max Liedtke

En Pologne, à Przemysl le commandant Max Liedtke  a empêcher les SS d'effectuer une rafle des Juifs de la ville en ordonnant à ses soldats de s'opposer à ce qu'ils franchissent un pont. Révoqué de son poste et envoyé au front,il meurt en captivité chez les Russes.

Oskar Schindler

Oskar Schindler

L'homme d'affaire Allemand ,Oskar Schindler, travaille à Cracovie en Pologne, à lui seul,il sauva près de 1200 Juifs.

 Anton Schmid,

Anton Schmid,

Le sergent Anton Schmid, stationné à Vilna en Lithuanie, a aidé des Juifs à l'intérieur et à l'extérieur du ghetto de la ville. Pour son geste,il fut exécuté en avril 1942.

Nathalie ZADOK

Rafi, un papa trans, juif et heureux

Rafi et son fils

Rafi et sa fille

On peut être papa et accoucher. La phrase peut sonner étrangement pour certains et pourtant c'est une réalité vécue par les trans.
Rafi est un homme, trans, de 33 ans. Il a dû alerter les équipes médicales qui allaient le prendre en charge pour son accouchement.
Sur la porte de sa chambre il avait inscrit :
« Je suis un homme célibataire, trans qui va avoir son premier enfant. J'utilise les pronoms il/lui et je serai appelé Abba (père en hébreux) par le bébé. Papa, père sont aussi ok »

 

Car ce n'est pas facile, encore en 2016, de faire entendre ce que l'on est. Si Rafi se défini comme un homme, c'est qu'il est un homme. Ça ne se discute même pas. La peur de Rafi c'était d'être assigné comme une femme parce qu'il allait donner naissance à un enfant.

Quand il était petit, Rafi priait D.ieu de lui donner la possibilité de s'afficher comme le garçon qu'il était. Et c'est quand il a eu 21 ans après des épisodes d'alcoolisme et de toxicomanie que Rafi a rencontré un trans à New York. A cette époque, même s'il prend conscience que ses vœux pourraient être exaucés, il culpabilise. Il se dit que D.ieu l'a créé comme ça et qu'Il ne se trompe jamais.

A 25 ans, finalement, Rafi se fait renommer officiellement dans une synagogue LGBTQ à Manhattan. C'est aussi à la même époque qu'il a pris de la testostérone et qu'il s'est fait faire une ablation de la poitrine.

La seule chose qu'il n'a pas voulu toucher, c'est sa capacité à créer la vie. Il a donc mis de côté l'hystérectomie (ablation de l'utérus).

Si cette transition s'est opérée avec beaucoup de bonheur pour Rafi, pour son entourage ce n'était pas forcément le cas. Sa famille a eu énormément de mal à accepter que Rafi était un homme.

Aujourd'hui, après 3 ans difficiles, sa maman indique être la plus heureuse des grands-mères tout en précisant qu'elle priait pour que Rafi « redevienne une femme » (sic).

Le bébé a été conçu par insémination artificielle, Rafi quant à lui est clairement dénommé comme père de l'enfant dans tous les documents administratifs.

Après 7 heures de travail, dans un hôpital du Colorado, Rafi a donné naissance à une petite fille en pleine forme. Nommée dans la tradition juive (avec les prénoms de ses grands-mères), l'enfant s'appelle Ettie Rose.

Aujourd'hui, Ettie a 5 mois et elle se porte à merveille. Son papa indique qu'il est chaleureusement accueilli par la communauté juive progressive de sa région. Des cérémonies ont été organisées pour fêter non seulement l'accouchement mais aussi pour souhaiter la bienvenue à Ettie Rose.

 

Lors de l'une de ces cérémonies, le papa a déclaré : « Depuis que je suis un petit enfant, je rêvais d'être un parent. C'est quelque chose qui fait partie de moi aussi loin que je me souvienne. Je me souviens de moi portant mes poupées et rêvant qu'un jour elles seraient réelles ».

Rafi dit que lorsqu'on lui demande si sa fille a été adoptée ou s'il a une femme à la maison, il répond simplement qu'il a donné naissance à Ettie, qu'il est un trans célibataire. Ainsi rien n'est caché à l'enfant et tout est fait en sorte que pour elle ça soit une normalité aucunement embarrassante.

Détail amusant : Ettie collectionne les peluches hippocampes. Parce que c'est bien connu, chez les hippocampes, c'est le papa qui porte et expulse ses bébés !

Nathalie ZADOK Source: http://bebe.doctissimo.fr/blog/

Léon Blum un judaïsme revendiqué

L’historien Pierre Birnbaum retrace le judaïsme revendiqué de Léon Blum, leader du Front populaire. "il le conjugua toujours avec une foi républicaine absolue" dit-t-il.
Portrait de Léon Blum par l'historien Pierre Birnbaum, qui fût longtemps professeur de sciences politiques, analyste subtil du socialisme, de la République et du judaïsme.

Vivant et dynamique, appuyée sur un travail d’archives qu’atteste la richesse des notes de bas de page, cette biographie à la fois rapide et érudite montre ce que l’itinéraire exemplaire du leader du Front populaire peut apporter aux débats contemporains.

Léon Blum,normalien, critique littéraire, ami de Proust, de Barrès, de Jaurès s’engage tôt aux côtés des dreyfusards et apporta à la cause commune sa compétence juridique et sa finesse à la défense du capitaine faussement accusé.

Son compagnonnage avec Jaurès, assassiné en 1914, le porta après la Première Guerre à la tête de la SFIO, et c’est à ce titre qu’il dirigea, en 1936, le premier gouvernement socialiste de l’histoire française, promoteur de réformes qui forment encore le patrimoine commun du mouvement ouvrier.

Arrêté par Vichy, il bravera avec brio l’épreuve du procès honteux de Riom, pour être ensuite déporté à Buchenwald par les nazis qui voulaient se servir de lui comme d’une monnaie d’échange. Il était un soutien pour le  général de Gaulle dès l’origine, et  gouverna brièvement après la Libération, avant de décédé en 1950.

Léon Blum

Léon Blum

Pour Pierre Birnbaum, il ne s'agit pas seulement de retracer cette vie droite semée de drames et d’épreuves, rappelant que les biographies classiques de Serge Berstein, d’Ilan Greilsammer ou de Jean Lacouture y suffiraient.

Non, Pierre Birnbaum, lui met l’accent sur les paradoxes du personnage qui en font un héros d’aujourd’hui. On fustige mécaniquement, y compris dans le camp progressiste, la «gauche caviar» ou les «bobos», auxquels on reproche leur «bien-pensance» professée dans une situation matériellement confortable.

Léon Blum fut de ceux-là. Dandy proustien à l’orée du XXe siècle, il conjuguait un mode de vie plutôt bourgeois de haut fonctionnaire littéraire avec un engagement sans faille. Il se fit connaître par un essai sulfureux sur le mariage où il réfutait les présupposés de la morale de son temps et prêchait pour une vie sexuelle libre, qui libérerait la femme de la sujétion prude en vigueur à l’époque. Comme quoi l’engagement «sociétal» n’est pas forcément contradictoire avec la foi égalitaire et sociale qu’il affichera comme émule de Jaurès et leader du socialisme français.

Pierre Birnbaum cite longuement le discours historique de Blum au congrès de Tours, quand la majorité des socialistes français, se détournant des enseignements de Jaurès, se rallia à la IIIe Internationale de Lénine.

Pour lui, tout y est, de la dénonciation du dogmatisme marxiste à l’éloge de l’individu dans la République, de l’hymne à la démocratie «bourgeoise» qu’on continue de moquer aujourd’hui, jusqu’à la description clinique, plus de vingt ans avant Orwell, de la future nuit totalitaire en germe dans les premiers pas du communisme soviétique.

Et pendant que les successeurs de Lénine défiguraient la cause du socialisme par la terreur et l’ineptie économique, le Blum de 1936 présidait à des avancées décisives dans l’amélioration de la condition ouvrière, qui ont survécu alors que le stalinisme s’est effondré dans l’opprobre général.

Il insiste sur le judaïsme revendiqué de Léon  Blum, et rappelle, des documents effrayants à l’appui, à quel degré de violence et d’ignominie antisémite ses adversaires de droite et d’extrême droite se sont adonnés.

Léon Blum ne laissait jamais sans réponse les attaques infâmes par une rigoureuse dignité, même quand il faillit y laisser sa vie, en butte à la tentative de lynchage que lui infligèrent les militants de l’Action française.

Léon Blum était un militant sioniste dès l’origine, soutien de l’Etat d’Israël naissant, attaché, quoique peu croyant, aux traditions de sa communauté, mais se sentant profondément juif.

Nathalie ZADOK