Nathalie Zadok

Nathalie ZADOK :
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- Radio Shalom chroniqueuse et journaliste (Interview d’invités) dans l’ émission "ça nous rendra pas Mike Brant "
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Les articles de Nathalie Zadok

Maurice Lévy :"Romy Brauman a un problème avec lui-même"

Ce lundi, Maurice Levy, le président du directoire du groupe Publicis a réagi aux propos de l'ancien président de Médecins sans Frontières, Romy Brauman, qui estimait que le port de la kippa est "un signe d’allégeance à la politique de l'Etat d'Israël".

Interrogé dans la Matinale d'Europe 1 autour du port de la Kippa, Maurice Lévy, de confession juive , souligne que le gouvernement a pris "toutes les mesures" contre l'antisémitisme, malgré "une espèce d'indifférence dans un premier temps"."Il faut lutter contre tous les racismes quels qu’ils soient", déclare t-il.Il n'est cependant pas d'accord avec les propos de Romy Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et professeur à l'université de Manchester, qui affirmait ce lundi sur Europe 1 que le port de la kippa est "un signe d’allégeance à la politique de l'Etat d'Israël". Revenant sur les propos de Romy Brauman, Maurice Lévy a jugé que l’ancien président de Médecins sans Frontières "a un problème avec lui-même".

En expliquant que pour lui, le port de la kippa n'est qu'une affaire de religion et que seul "les Juifs les plus religieux se tournent vers Israël quand ils se sentent mal à l'aise en France"

Pour lui, le port de la Kippa est assez marginale : "Il y a à peu près 2 ou 3% de juifs qui portent la kippa". "Cela fait une vingtaine d’années que l’on voit la montée de l’antisémitisme.

Rony Brauman

Rony Brauman

L'homme d'affaires ne voit aucun problème à porter la Kippa et indique qu'il va sûrement "finir" par le faire.

Selon lui, Israël n’est pas un pays religieux : "il doit y avoir la même proportion de gens qui portent la kippa qu’en France. Donc l'adhésion à Israël n’a rien à voir avec la kippa", a-t-il conclu.  

Nathalie ZADOK

Alerte à la bombe train Paris/Granville : "j'ai une bombe dans mon sac"

Ce lundi 18 janvier,un passager du train Paris-Granville a été appréhendé par les policiers de Flers. L'homme se disait porteur d'une bombe.  Il s'agirait d'un canular.
L'homme se serait confié  à son jeune voisin en lui livrant : « T'inquiète pas, on ne va rien sentir, j'ai une bombe dans mon sac. »

Un homme aurait menacé de se faire "sauter" dans un train Paris-Granville, lundi 18 janvier 2016, vers 10h (DR)

Un homme aurait menacé de se faire "sauter" dans un train Paris-Granville, lundi 18 janvier 2016, vers 10h

L'adolescent a alors prévenu ses parents par téléphone qui lui ont conseillé d'alerter le contrôleur du train. Le suspect actuellement en garde à vue au commissariat. a été interpellé par les policiers en gare de Flers.

Huit policiers flériens ont inspecté le train et n'ont pas trouvé d'engin explosif. Le train Paris-Granville est arrêté depuis plus d'une heure à Flers. La gare de Vire a également été évacuée de 10 h 15 à 10 h 35 par précaution. D'importants retards sont à prévoir sur la ligne ce lundi.

L'homme était toujours en garde à vue ce lundi après-midi. Il s'agirait d'un mauvais canular, d'après le procureur de la République à Argentan, Hugues de Phily.

Nathalie ZADOK

Sarcelles : ville pionnière sur la prévention de la radicalisation

Sarcelles, ville du Val-d’Oise, initie un programme de prévention de la radicalisation. L'objectif : repérer dès le plus jeune âge des cas de jeunes susceptibles de glisser vers la radicalisation. Une « priorité nationale » pour le ministre de la Ville, Patrick Kanner.

Ce lundi 18 janvier, le ministre de la Ville, Patrick Kanner a annoncé l'ouverture dans les prochaines semaines d'un centre de prévention de la radicalisation. Une première pour une collectivité locale.

« Il existe en France des centaines, peut-être même des milliers de jeunes qui ont besoin d’être repérés, puis accompagnés, a expliqué le ministre. Notre objectif, c’est d’intervenir le plus tôt possible. » Patrick Kanner a rappelé la mise en place d’un numéro vert* « Stop djihadisme » depuis avril 2014, où plus de 7 000 signalements ont été enregistrés.

Désireux d'aller plus loin , « François Pupponi ,député-maire (PS) de Sarcelles fait partie des rares élus à avoir demandé il y a un an et demi à ce que la prévention de la radicalisation soit intégrée aux contrats de ville, a-t-il indiqué. Je vais m’appuyer sur l’exemple de Sarcelles pour demander à tous les préfets de l’intégrer dans chaque contrat partout en France. » Ce qui ne signifie pas, d’après le ministre, que tous les habitants de ces quartiers seraient des djihadistes potentiels. « Il n’y a pas d’amalgame, mais pas d’angélisme non plus, car nous savons que les difficultés sociales dans ces quartiers sont des sources de dérapages potentiels, même si rien ne peut justifier le passage à l’acte terroriste. »

Sarcelles, ville du Val-d’Oise, initie un programme de prévention de la radicalisation

Sarcelles, ville du Val-d’Oise, initie un programme de prévention de la radicalisation

S'appuyant sur un exemple concret, le maire de Sarcelles décrit un habitant de la ville  « qui a commencé à déraper à l’âge de 7 ans. » « Il était très perturbateur à l’école. On lui a fait la morale, puis il a peu à peu été mis de côté par tout le monde. Aujourd’hui, quinze ans plus tard, il est fiché S et radicalisé.

Un constat d’échec et surtout une fatalité dans laquelle le maire refuse de tomber. « On ne va peut-être pas tout réussir, et il faut être très humble sur ce sujet. Mais l’idée, c’est d’au minimum essayer, et d’apporter une réponse pour chacun de ces enfants. »

Il souhaite travailler sur des questions fondamentales :  À l’école, dans la rue… combattre les dérives avec une prise en charge adaptée

Comment parler à un enfant qui cautionne un acte terroriste ? Quel discours adopter face à un jeune tenant des propos conspirationnistes, face à un habitant qui ne croit plus en l’État ni en ses valeurs, ou qui rejette la laïcité ? Le centre de prévention de la radicalisation d’ici quelques semaines sera en mesure d'y répondre. 

Un lieu qui travaillera bien en amont que le cas d’habitants sur le point de rejoindre les rangs de Daech ou déjà très radicalisés. Face, par exemple, à des jeunes dont le discours permet de soupçonner un endoctrinement en cours. Après un signalement, des professionnels seront chargés de diagnostiquer le plus précisément possible son profil pour mettre en place une prise en charge adaptée.

Des formations seront mises en place pour ces agents qui se sentent souvent démunis. Ils travailleront également avec les acteurs confrontés à des jeunes susceptibles de se radicaliser sur la façon dont ils peuvent élaborer des contre-discours, avec des arguments pour leur répondre.

Cette initiative novatrice de la ville de Sarcelles répond à la volonté du ministre de compléter, cette année, les contrats de ville par un plan d’actions sur la prévention de la radicalisation. « L’investissement des collectivités est décisif pour prévenir la radicalisation », a souligné Patrick Kanner.

L'emplacement et la composition du centre ne sont pas encore dévoilés. Un appel à projet sera lancé d’ici début février. On pourrait y trouver parmi les professionnels intervenants,des psychiatres, des intervenants de la protection judiciaire de la jeunesse, mais aussi des ex-policiers ayant travaillé dans le renseignement.

Nathalie ZADOK

Rony Brauman : la Kippa une exhibition religieuse

Rony Brauman  s'exprime sur Europe 1. Le port de la Kippa, une exhibition religieuse.   

Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières et professeur à l'université de Manchester était l'invité de David Abiker, ce samedi dans C'est arrivé cette semaine, sur Europe 1.

A Marseille, un adolescent de 15 ans frappait un enseignant Juif  "Quand on agresse une personne au nom des signes d’appartenance religieuse, c'est indiscutablement un acte d'hostilité envers la religion. Donc on retrouve bien la question de l’antisémitisme", commente Rony Brauman.

Exhibition de signe religieux. S'il ne "prête pas à cet ado une analyse politique", le spécialiste s'étonne "que la République, dans sa vision laïcarde, qui refoule les signes religieux hors de l'espace public, exhibe cette fois ce signe. Quand une femme voilée se fait attaquer, il s'agit d'écarter ces signes religieux. C'est différent quand c'est un homme avec kippa qui se fait agresser. 

 Il s’interroge sur la signification sociale du port de la Kippa : " non pas pour la personne qui la porte – parce que je n’ai aucun soupçon à mettre sur elle -, mais socialement, est-ce qu’on affirme simplement une affiliation religieuse ou autre chose ? Moi, mon impression, c’est que l’on affirme autre chose, à savoir une affiliation politique. Il y a une double signification aujourd’hui qui est attachée au port de la kippa ».

Rony Brauman

Rony Brauman

"Une affiliation politique", mais à quoi ? "On affirme une affiliation politique, un signe de fidélité à l'Etat d'Israël - après tout pourquoi pas -, mais aussi, et c'est plus problématique, un signe allégeance à la politique de l'Etat d'Israël", pense Rony Brauman.

Nathalie ZADOK

Les Juifs de Belgique se font plus rares

Avec 40.000 Juifs, la petite communauté de Belgique, située principalement à Anvers, Bruxelles ou Liège et dans une moindre mesure à Gand, Arlon et Charleroi se fait plus rare.

 

Juifs de Belgique

Juifs de Belgique

En effet, de plus en plus font leur Alya, montée vers Israël, une augmentation qui résulte d’un « antisémitisme importé », selon Betty Dan, présidente de l’Organisation sioniste de Belgique OSB et Henri Benkoski, vice-président du Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique ,CCOJB.

Quelques heures après la double attaque terroriste perpétrée à Copenhague, en 2015,
Benyamin Nétanyahou appelait les juifs d’Europe à rejoindre Israël. "Nous disons aux juifs, à nos frères et à nos sœurs : Israël est votre maison". 

En 2015, 285 Juifs de Belgique, sur environ 35 000, sont partis s’installer en Israël,d’après les données de l’Agence juive.

Selon Betty Dan et Henri Benkoski « Cela fait des années que l’Alya «retour vers Israël » connaît une augmentation, le phénomène s’accentue depuis quatre ou cinq ans et l’affaire Nemmouche a rendu l’urgence de certains plus aiguë ».

Le départ annuel en moyenne, selon les chiffres de l’Agence juive, se situait autour de 100 dans les années 1990 pour atteindre les 150 au cours de la décennie suivante. Une augmentation fulgurante en 2010, avec 247 départs, qui est restée stable jusqu’en 2014, 250 départs.

En 2015, un salon de l’Alya avait même été organisé pour la première fois en Belgique à l’hôtel Thon Stéphanie de Bruxelles.

La première présence de quelques familles juives dans nos régions au XIIIe siècle des migrants venus de Rhénanie, d’Angleterre ou de France sera vite chassée sous les coups de la Croisade de 1309, de la peste noire ou de l’accusation de profanation d’hosties.

Ce n'est qu'au  XVIIe que la présence juive en Belgique devient, alors, plus importante et régulière. A l’époque, attirés par le calme de nos contrées, ils s’y installent pour maintenir leurs commerces, alors que les Pays-Bas sont en guerre.

Pour Betty Dan, "l’inquiétude est la même pour tout le monde », faisant allusion aux attentats du 13 novembre 2015 qui ont endeuillé une nouvelle fois la France. 

Nathalie ZADOK

Un juif orthodoxe ukrainien engagé dans les combats

La guerre, dans l'est de l'Ukraine, a changé la vie d'Acher Tcherkasski. Alors que sa vie se résumait à observer les traditions des juifs orthodoxes et à élever ses trois enfants dans le respect de ces traditions, Acher s'est engagé dès le début du conflit dans un bataillon de volontaires pro-ukrainiens affrontant les rebelles pro-russes.

Sa longue barbe et ses lunettes, lui ont rapidement permis de gagner en popularité et d'entrer en politique.
Originaire de Féodossia, cité historique du sud-est de la Crimée, cet homme de 45 ans qui gagnait sa vie en faisant des menus travaux n'a pas hésité une seule seconde à abandonner la péninsule ukrainienne après son annexion par Moscou en mars 2014, estimant que le nouveau statut de la Crimée n'était "pas en accord" avec ses convictions.
Il a alors rejoint Dnipropetrovsk, bastion de la communauté juive dans le centre-est de l'Ukraine, où il est entré dans les rangs du bataillon Dnipro qui, dès avril 2014, s'est engagé dans la lutte contre les séparatistes.

Le bataillon Dnipro fut créé par Igor Kolomoïski, oligarque ukrainien à la réputation sulfureuse et aux méthodes douteuses. Kolomoïski, lui aussi juif, fut un temps gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, au cœur de son empire financier.
"Je devais protéger mes enfants", explique sobrement Acher pour commenter son engagement. "Si l'intégrité territoriale de votre pays est en jeu, vous devez le défendre".
Et, allant à l'encontre des dires des séparatistes prorusses selon lesquels les bataillons de volontaires pro-ukrainiens sont composés de "fascistes", il affirme ne jamais avoir subi d'antisémitisme au sein de son unité.
"Nous agissions comme une seule unité, sans aucun soupçon les uns envers les autres", déclare-t-il , admettant juste que respecter ses traditions et manger casher était difficile sur le champ de bataille.
"La Russie a attaqué l'Ukraine. C'est une véritable guerre", affirme encore Acher Tcherkasski, évoquant le conflit dans l'est du pays qui a fait plus de 9.000 morts.
- 'lien entre les nations' -
Acher Tcherkasski est devenu célèbre en Ukraine après la diffusion d'une photo, fin 2014, le montrant en tenue de camouflage sur la ligne de front. Avec sa très longue barbe, il détonnait alors par rapport aux autres combattants.

Acher Tcherkasski dans une synagogue de Dnipropetrovsk en Ukraine, le 11 novembre 2015

Acher Tcherkasski dans une synagogue de Dnipropetrovsk en Ukraine, le 11 novembre 2015

"Tcherkasski est l'un des symboles de la nouvelle Ukraine, il est un lien entre les nations qui considèrent l'Ukraine comme leur mère patrie", estime un journaliste local, Dmytro Rozmeritsa.
Selon les dirigeants des communautés juives d'Ukraine, celles-ci ont en effet principalement soutenu leur pays face à l'insurrection prorusse.
"Nous sommes tous des citoyens ukrainiens et nous devons nous battre pour notre pays", déclare ainsi Iossif Zissels, président de l'association des organisations et communautés juives d'Ukraine.
Toutefois, "la position d'Acher Tcherkasski n'est pas vraiment typique", reconnaît-il.
Peu de juifs orthodoxes se sont en effet engagés dans les combats, nombre d'entre eux évitant, partout dans le monde, tout service militaire qui pourrait venir entraver leurs pratiques religieuses.

Après l'entrée en vigueur de plusieurs cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine, les combats ont nettement baissé en intensité, même si des incidents sporadiques se produisent encore régulièrement tout au long de la ligne de front.
Et Acher Tcherkasski a abandonné les combats. Son engagement et la renommée acquise lui ont permis de remporter un siège d'élu au conseil municipal de Dnipropetrovsk, battant lors des élections de puissants hommes d'affaires et politiques locaux.
Il combat depuis un autre ennemi: la corruption. "Nous pouvons arrêter ces choses", dit-il.
"L'argent ne va pas aller dans la poche des bureaucrates mais dans les programmes sociaux de la ville afin d'améliorer la qualité de vie", ajoute-t-il.
S'il reste toujours membre du bataillon Dnipro, cette nouvelle mission est désormais sa priorité.
"Si je sens que le service militaire m'empêche d'être un conseiller municipal efficace, je préférerais rester élu car je pense que je peux faire plus dans ce travail", conclut-il.

L’alya en provenance d’Ukraine mais aussi de Russie est en hausse constante. La majorité des Olim sont originaires de France et d'Ukraine. Depuis octobre ,deux-cent trente olim en provenance d’Ukraine sont arrivés mardi en Israël. 

Nathalie ZADOK

Ces chanteurs qui évoquent leur judéité dans leurs chansons

Comment Serge Gainsbourg, Barbara,  Jean-Jacques Goldman, Enrico Macias ou Georges  Moustaki évoquent leur judéité dans leurs chansons

Qu’ils aient vécu ou non la Seconde Guerre mondiale, que leur famille ait été touchée ou non par les persécutions nazies et le statut des juifs édicté par le pouvoir de Vichy, cette période est au cœur de la mémoire des juifs de France.Et la chanson est au cœur de la mémoire collective de la Shoah et du sort fait aux juifs sous l’Occupation.

Serge Gainsbourg , "Yellow Star", 1975  Je suis né sous une bonne étoile jaune », dira Serge Gainsbourg pour rappeler sa jeunesse, il avait 12 ans en 1940.

Serge Gainsbourg

Serge Gainsbourg

Lucien Ginzburg , son vrai nom à l’état-civil  porta l’étoile jaune de 1941 à 1943, jusqu’à ce qu’il rejoigne le Limousin, en zone « libre », en janvier 1944. Avec ses parents et ses sœurs, sa cadette Jacqueline, et sa jumelle Liliane, ils seront cachés dans une institution religieuse catholique.Toute la famille a de faux papiers sous le nom de Guimbard, et « Lulu » sera inscrit dans un collège jésuite à Saint-Léonard-de-Noblat où il devra apprendre le latin.
Pour échapper aux rafles, il lui faudra se cacher dans les bois après une descente de la Gestapo, un soir. Il y passera toute une nuit, la peur au ventre. Il confiera avoir vécu, par la suite, comme un " rescapé " de cette époque.En 1975, pour son album " Rock Around the Bunker " il composa cette chanson, " The Yellow star "

Jean-Jacques Goldman, "Né en 17 à Leidenstadt", 1990 ."Mais qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps  d'avoir à choisir un camp" Dans cette chanson, l'auteur, Jean-Jacques Goldman qui est d'origine Juive Polonaise et mère allemande, se pose la question de savoir quelle aurait été sa position pendant la reconstruction de l'Allemagne et pendant la montée du nazisme, les années suivant la Première Guerre mondiale.

Jean-Jacques Goldman

Jean-Jacques Goldman

Barbara, L'Aigle noir, 1970.  De son bec, il a touché ma joue. / Dans ma main, il a glissé son cou. / C'est alors que je l'ai reconnu: Surgissant du passé, /Il m'était revenu.» Barbara évoque-t-elle une histoire d'amour ou un souvenir douloureux? Patrick Bruel, qui reprend actuellement les titres de la chanteuse, révèle  qu'avant de connaître l'histoire du viol de Barbara par son père, "L'Aigle noir" aurait pu faire référence à l'emblème du IIIe Reich. Une explication possible puisque Barbara, issue d'une famille juive alsacienne, était âgée d'une dizaine d'années pendant l'Occupation. Ses parents ont fui sous le régime de Vichy, et la famille s'est réfugiée en Isère pendant les deux dernières années de la guerre.

BARBARA

BARBARA

Enrico Macias, "Juif espagnol",  1987.  Enrico Macias, né Gaston Ghrenassia à Constantine en Algérie . "Moi je suis un juif arabe,Je suis noir américain,je suis un fils de nomade ou d'indien" il est tous les Juifs, une chanson de paix et d'amour.   

Enrico Macias

Enrico Macias

Georges Moustaki, Le Métèque, 1969 Né à Alexandrie, en Egypte, de parents grecs de religion juive et de langue Italienne, originaires de l'île de Corfou. dans cette chanson:   "Avec ma gueule de métèque, de Juif errant, de pâtre grec, et mes cheveux aux quatre vents..." cette chanson décrit les étapes de la relation amoureuse sous la forme d'un fleuve. Écrite au départ pour le film le temps de vivre, cette chanson aura plus de succès que le film . Georges Moustaki, pendant de longues années, ouvrira ses concerts avec elle. la chanson sera traduite dans de nombreuses langues.

Georges Moustaki

Georges Moustaki

Nathalie ZADOK

Belgique : une adolescente agressée "Vous les Juifs vous êtes des mauvais!"

 

Une jeune fille habitant en Wallonie,région de Belgique a été agressée à l'école car elle est juive. L'équipe de l'émission "C'est pas tous les jours dimanche", sur RTL, a recueilli son témoignage.

La jeune fille avait  seize ans lorsque les faits se sont déroulés. Elle confie alors à ses camarades de classe qu'elle est juive : "C'était durant un cours de science commerciale, le professeur explique que les commerces de la rue principale de la ville sont principalement tenus par des Juifs, sous-entendu, qu'ils prendraient les commerces des non Juifs".

La jeune fille qui souhaite garder l'anonymat poursuit : "J'entends ça et mon sang ne fait qu'un tour, je me dévoile et je prends la défense de ma communauté".

Quelques jours après avoir révélé qu'elle était de confession Juive,elle a été victime d'une agression très violente.

C'est pendant le cours de gymnastique que l'attaque s'est passée."Alors que le professeur s'absente cinq minutes", explique la jeune fille.,en quelques secondes, elle se retrouve à terre."Je reçois des coups de pied, on m'a écrasé une cigarette dans le dos. Je me suis débattue, face à environ cinq ou six filles, et je me suis enfuie de l'école" confie l'adolescente.

Terrorisée, elle ne veut voir personne, "je ne pense qu'à une chose, c'est de rentrer chez moi".

La jeune adolescente en est certaine, l' agression est antisémite: "Pendant le reste de l'année scolaire, j'ai eu droit à des paroles comme  : "vous les Juifs, vous êtes des mauvais", et d'autres phrases similaires ",souligne-t-elle.  

Etablissement scolaire ,Belgique

Etablissement scolaire ,Belgique

Le directeur de l'école a alors confronté la jeune fille et ses agresseurs  "Ils ont dit que c'était moi qui les avait agressé, j'ai eu deux jours de colle".ajoute-t-elle pour conclure son récit.

Albert Guigui, le Grand Rabbin de Bruxelles estime qu'il s'agit d'une situation inadmissible."Je trouve cela dramatique, dans un pays démocratique comme le nôtre, que l'on soit Juif ou musulman, on doive se cacher".

Il rappelle que la liberté de culte est un droit inscrit constitutionnel qu'il est impératif de préserver "Cette façon d'agir ne touche pas que la communauté juive, mais touche la société dans sa totalité" explique-t-il.

Nathalie ZADOK

Yann Moix sur twitter :Une kippa par solidarité le théâtre

 Ce samedi, dans "on n'est pas couché", sur France 2, Yann Moix a décidé de revêtir une kippa par solidarité avec la communauté juive. Une action qui a divisé les internautes sur Twitter. 

L'agression antisémite du 11 Janvier, à coup de manchette,d’un enseignant juif à Marseille, par un jeune élève de 15 ans, qui s’est radicalisé sur internet, a ému la France.

"Ce qu’il voulait, c’est me tuer, il n’y a pas de doute là-dessus. Avant d’arriver chez les policiers, j’avais déjà cette conviction. J’ai vu son regard. A la force des coups qu’il me portait, je n’ai eu aucun doute qu’il voulait me tuer. Son regard, c’était de la haine, de la haine", a expliqué Benjamin Amsellem, la victime.

Devant cet acte de haine , le consistoire de Marseille incite les Juifs à ne plus porter la Kippa. Une annonce qui a provoqué de nombreuses réactions de solidarité et notamment sur les réseaux sociaux avec les hashtag #Touchepasamakippa ou encore#Tousavecunekippa.

Le 20 janvier prochain pour le match de 16e de finale de la Coupe de France, contre Montpellier, les supporters de l’Olympique de Marseille ont répondu favorablement à l’appel du grand rabbin de France, Haïm Korsia, de revêtir un "couvre-chef".

Manuel Valls, était l'invité de la célèbre émission sur France 2. Face au premier ministre, Yann Moix tient alors à revêtir une Kippa, par solidarité avec la communauté juive, "Pour vous poser ma question, monsieur le Premier ministre, je vais revêtir une kippa par solidarité. Non pas, car je choisis un camp contre un autre, cette vision du monde est abjecte. Tout simplement parce que, il y a eu un évènement dramatique d’un jeune élève qui à coups de machette a voulu tuer un professeur juif qui s’est défendu et qui a été sauvé, ironie du sort, physiquement par sa Torah".

Puis, il a posé sa question en demandant à Manuel Valls si on pouvait être juif et se promener aujourd’hui en France tranquillement dans la rue avec une kippa.

Manuel Valls

Manuel Valls

Le chef du gouvernement a répondu que "sans les juifs de France, la France n’est pas tout à fait la France".

Mais cette action a divisé Twitter et a vu s’affronter ceux qui étaient d’accord avec le chroniqueur et ceux qui n’ont pas compris son geste.

"Pas de signe ostentatoire @Yann_MOIX

"Ha c'est une kippa? Bon alors ça compte pas. Heureusement que @LeaSalame n'a pas sorti le voile "

"La Kippa lui va si bien à Yann Moix . "

"Mdr,mort de rire,Yann Moix qui enfile sa Kippa "par solidarité" le temps d'une question... Rolala le théâtre! On est où là?"

Nathalie ZADOK

Le son de notre voix influence notre humeur

Une étude française montre que notre humeur peut être modifiée à notre insu par la conscience de nos expressions émotionnelles. Le son de notre voix influencerait donc nos émotions.

A l'écoute de votre voix manipulée, le résultat d'une étude montre que l'état émotionnel des participants change dans le sens de la modification apportée, gaie, triste ou effrayée.
Un étrange outil qui modifie l'émotion dans la voix.

Jean-Julien Aucouturier, récemment recruté au CNRS comme chargé de recherche et affecté à l'équipe "Perception et design sonores" a cherché à comprendre les différents mécanismes de production d'émotions dans notre cerveau en réponse à différents types de stimuli sonores :

"De précédentes recherches ont suggéré que les personnes essaient de contrôler la façon dont elles expriment leurs émotions, par exemple en essayant de ne pas paraître affectées par un événement, ou en se forçant à sourire même si ce n'est pas sincère. Nous voulions étudier à quel point les personnes ont conscience de leurs propres expressions émotionnelles".

Pour les besoins de l’expérience, une plate-forme audio numérique a été créée pouvant modifier le ton émotionnel de la voix de participants pendant qu'ils parlent, pour la rendre plus gaie, triste ou effrayée. Les participants ont lu un court texte à voix haute tout en écoutant avec un casque leur voix, modifiée à leur insu.

En modifiant votre voix, vous pouvez influencer votre humeur.

A l'écoute de leur voix manipulée, l'état émotionnel des participants change mais aussi, ils n'ont pas perçu cette modification et n'ont pas pris conscience non plus qu'elle avait influencé leur humeur.

Le son de notre voix a une influence sur notre humeur

Le son de notre voix a une influence sur notre humeur

"Jusqu'à aujourd'hui, ce type de manipulation émotionnelle de la voix n'avait jamais été réalisé sur de la parole en temps-réel, mais seulement sur des segments audio enregistrés", explique Jean-Julien Aucouturier. Les chercheurs estiment que ce nouvel outil de transformation de voix ouvre de nombreuses pistes de recherche.

Katsumi Watanabe, l'un des co-auteurs japonais de l'étude à l'université Waseda et à l'université de Tokyo au Japon, avance l'idée selon laquelle la plate-forme pourrait être utilisée à des fins thérapeutiques, pour des troubles de l'humeur pour induire un changement d'attitude positive en racontant des événements chargés émotionnellement avec un ton de voix artificiellement modifié. Ou encore pour contrôler l'atmosphère émotionnelle des conversations lors de réunions ou de jeux vidéo en ligne.

Une expérience accessible à tous :  http://cream.ircam.fr/?p=44

Nathalie ZADOK