Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Val-d’Oise : relaxés après leur appel à boycotter les produits d’Israel...

Sept militants écologistes et d’extrême gauche, parmi lesquels trois élus, ont été relaxés ce vendredi par le tribunal correctionnel de Pontoise. Ces prévenus pro-palestiniens comparaissaient pour « provocation publique à la discrimination à l’égard d’un groupe en raison de son appartenance à une nation ». En juin 2010, dans le cadre de la campagne BDS (Boycott - Désinvestissement - Sanctions), ils avaient appelé au boycott des produits israéliens en mettant en scène une parodie de procès, au milieu des rayons de l’hypermarché Carrefour de Montigny-lès-Cormeilles.

Laurent Alcini, conseiller municipal (FG) de Taverny, l’ex-sénatrice Alima Boumédienne-Thiery (Fase), Sylvette Amestoy, adjointe au maire (EELV) de Courdimanche, Sylvain de Smet conseiller régional (EELV) d’Ile-de-France, Serge Grossvak (Fase), Nicolas Shahshahani (Euro-Palestine) et Omar Slaouti (ex-NPA), encouraient à ce titre jusqu’à un an de prison et 45 000 € d’amende. «Nous exigeons désormais que la circulaire Michèle Alliot-Marie (NDLR : directive qui ordonnait aux procureurs de la République d’engager des poursuites pénales contre toute personne appelant à ne pas acheter les produits israéliens) soit abrogée», a réagi ce vendredi Omar Slaouti.

En Israël, Dieudonné en Prime Time à la TV: Quenelles et "Chaud Cacao".

dieudo_good.jpgArticle paru dans "IsraelValley"

Ce soir les israéliens ont pu découvrir le phénomène Dieudonné. La Chaine 10 a consacré en Prime Time une émission sur les “quenelles” de Dieudonné. Incroyable mais vrai : des photos de soldats de Tsahal faisant le signe de la quenelle ont été montrées.

Depuis la fin des années 2000, Dieudonné utilise une expression ordurière envers ceux qu’il vise « Je vais leur glisser une quenelle », « L’idée de glisser ma petite quenelle dans le fond du fion du sionisme est un projet qui me reste très cher », en somme une envie ou menace de sodomiser signifiée par le geste de la quenelle, compris également comme une esquisse de salut nazi inversé pour se faire discret.

Slate parle en juin 2013 de « dieudonnisation des esprits » au sujet de la diffusion de ce geste dont « la référence au salut hitlérien est évidemment volontaire ». Le geste en question est repris dans les médias et les réseaux sociaux par des personnes qui ne sont pas forcément conscientes de sa signification : la « quenelle » appartient ainsi à un ensemble de signes cryptés (gestes, symboles, citations de ses sketches…) via lesquels Dieudonné a formé une « petite contre-culture », une sorte de « petite contre-société » autour de lui. Le site relève que le public est jeune, composé de jeunes musulmans, de jeunes issus de l’immigration et de militants politiques d’extrême-droite, à propos desquels il s’interroge sur leur degré de conscience.

En septembre 2013, le ministre des armées Jean-Yves Le Drian réagit à l’image diffusée sur internet de deux militaires qui se sont photographiés en faisant ce geste devant une synagogue et l’armée envisage des sanctions après examen du cas car elle ne peut tolérer une éventuelle « apologie de doctrine interdite ».
Dieudonné répond au ministre par des propos orduriers.

Certains se demandent si ceux qui usent de ce geste, des groupes de candidats de télé réalité, de soldats, ont conscience de sa signification. Dieudonné utilise des célébrités en publiant leur photo, pourtant il semble que les adeptes de la gestuelle ignorent souvent sa signification cachée. « Difficile de dire que tous aient conscience de la portée de ce geste», estime Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite, mais leur vision du monde est celle d’un ordre mondial dominé par l’axe Washington-Tel-Aviv. Il y a la conviction qu’au fond, ce sont les Juifs qui tirent les ficelles. »

Pour l’avocate Anne-Sophie Laguens, intervenant sur la question d’éventuelles poursuites pénales pour incitation à la haine liées à ce geste, « la « quenelle » de Dieudonné, si elle appelle à l’imaginaire [du] salut [nazi], a une portée bien plus ambiguë, parfois signe de ralliement à l’humoriste et à sa pensée, parfois signe de désapprobation et d’insoumission, parfois encore simplement signe de victoire (on pense au joueur de foot qui l’avait fait après un but) […]. »

À l’instar de la quenelle ci-dessus, Dieudonné a imaginé des messages codés, chansons, mimiques, slogans, destinés à être diffusés sur les réseaux sociaux et dans les médias dont seuls les initiés comprendront la signification. L’ensemble de ces messages est agressif et dénigrant envers les juifs. Les commentateurs y voient souvent un « sous-texte antisémite », parfois les tribunaux, les considèrent comme clairement antisémites.

Une cérémonie des « Quenelles d’or » est organisée régulièrement par Dieudonné pour récompenser les personnalités s’étant opposées à Israël et à ses alliés.

Parmi les nominés ou les récipiendaires figurent Alain Soral, Laurent Louis, Salim Laïbi, Bernard Junod (pour une « plaisanterie » faite devant l’entrée du camp d’Auschwitz), Lars von Trier (pour ses propos sur Hitler au festival de Cannes 2011) ou encore Bachar el-Assad (récompensé par la Quenelle d’Or de « l’antisionisme et de l’anti-impérialisme »).

La chanson « shoananas », sur l’air du « Chaud Cacao » d’Annie Cordy, se moque des commémorations de la Shoah. Cette chanson a valu à Dieudonné une condamnation pour provocation à la haine; en 2012, Dieudonné est condamné en instance à 20 000 euros d’amende pour deux vidéos antisémites.

Le signe du doigt pointé vers le ciel après l’avoir embrassé avec une mimique faciale conforme aux caricatures antisémites d’avant guerre. Ceci associé au slogan « au-dessus c’est l’soleil » est censé représenter la domination juive sur le monde conforme au protocole des sages de sion.

Dieudonné et ses fans postent sur le net des photos de personnalités, des groupes de candidats de télé réalité, de soldats, en train de faire ces signes dont il est douteux que les intéressés connaissent la double signification, ce qui les amène à se désolidariser quand ils l’apprennent.

L’actualité est du reste riche en provocations de Dieudonné qui semble exister sur ce mode. La dernière étant une plainte pour injures antisémites et diffamation (sic) envers Sos-racisme et sa présidente, déposée conjointement par Dieudonné avec Robert Faurisson, Youssouf Fofana le chef du gang des barbares emprisonné pour assassinat et tortures, ainsi que huit autres détenus actuellement en prison qui sont associés à la plainte.

En octobre 2013, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch sont photographiés au parlement de Strasbourg en faisant le geste de la quenelle. Bruno Gollnisch a expliqué qu’il n’était pas au courant des sanctions décidés contre les deux militaires et qu’il ne regrettait pas son geste.

Le Bossu de Notre-Dame au Théâtre Antoine à Paris

BOSS.jpgLe Bossu de Notre-Dame ou l’immortel chef d’œuvre de la littérature française se joue actuellement au Théâtre Antoine à Paris. Il est difficile d’en raconter plus, sans priver le spectateur de son plaisir. Pourquoi ? Après des films tels que Shrek ou autre Chat Poté, voici une pièce de théâtre qui mise sur la parodie.

Avec cette version totalement déjantée, cette troupe -proche de la comedia dell arte- fait subir un traitement de choc tantôt à l’œuvre de Mr Hugo, tantôt aux enfants et adultes (restés enfants). Il nait comme un bouleversement, une anarchie presque, dans le monde enchanté des contes de fée ou autres. Les surprises ne restent pas cachées derrière les combles de Notre Dame.

Rappelez-vous, au milieu du XVème siècle, un malheureux bossu sonneur de cloches de Notre-Dame, va tomber fou amoureux de la bohémienne Esméralda, malgré les frayeurs de l’horrible Frolo… Aussi, l’histoire peut se raconter autrement, prendre des chemins différents. C’est justement ce que propose cette version décalée du Bossu de Notre-Dame, où l’on croise un Quasimodo, autant gourmand que sourd, un Frolo champion de bêtises, la jeune et jolie Esméralda avec plus d’un tour dans son sac, sans oublier Phoebus, un prince charmant charmant que les auteurs de Shrek seraient fiers de lui, imitant un Fabrice Luchini au poil !

Bref, la mise en scène d’Olivier Solivérès exploite à merveille, et avec brio, les quiproquos, petits intermèdes musicaux et surtout situations burlesques… et anachronismes, pour notre plus grand plaisir !  Attention, essayez d'arriver dix minutes avant le spectacle, des surprises vous attendront.

Théâtre Antoine
14 boulevard de Strasbourg, Paris 10ème
Réservations: 01 42 08 77 71

Laurent Bartoleschi

Google inaugure à Paris le "Lab" de son Institut culturel

googlemu.pngArticle paru dans "Le Nouvel Obs"

Le géant américain de l’internet a créé un espace de 340 m2 au sein de son siège français afin d’accueillir les professionnels de la culture et des nouvelles technologies. Inauguration du "Lab" de Google à Paris, le 10 décembre 2013 (Jacques Brinon/AP/SIPA).

173 musées, 31 monuments, 3 opéras, 208 théâtres et cabarets, 84 cinémas : Paris n'est pas en reste en terme d’offre culturelle. Mais Google a décidé d’enfoncer le clou. Le géant américain inaugure ce mardi soir le "Lab" à Paris, malgré l’absence remarquée de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Situé dans les locaux du siège français au 8 rue de Londres dans le IXe arrondissement, cet atelier est rattaché à l’Institut culturel, une plateforme en ligne ouverte en 2011.

Dirigé par Laurent Gaveau, précédemment chargé des nouvelles technologies au château de Versailles, ce nouvel espace de 340 m2 vise à associer les univers des nouvelles technologies et de la culture. A disposition des artistes, un atelier bien équipé : écran géant interactif, station de capture 3D, appareil photo gigapixel, imprimante 3D, découpe laser...
 
 

 

 L'écran géant interactif du "Lab" de Google (DR).

 

Mais qui en bénéficiera ? Les premiers artistes seront sélectionnés par Hans Ulrich Obrist et Simon Castets, dans le cadre de leur projet 89plus, qui rassemble les créateurs nés en 1989 ou après. Ils profiteront d’un programme de résidence allant de deux à trois mois.

Le "Lab" organisera un premier rendez-vous ouvert au public, intitulé "Femmes artistes / Femmes ingénieures - une esthétique de la rareté", mené par Camille Morineau, conservatrice du Patrimoine et commissaire de l’exposition Elles @ Centrepompidou réalisée en 2009.

 
5 nouveaux musées français en ligne

L’Institut culturel se divise en trois parties : "World Wonders", qui permet aux internautes d'avoir accès à des sites du patrimoine mondial grâce à Google Street View, "Evénements historiques", pour les expositions temporaires et surtout "Art Project", qui permet de flâner dans les musées et d’accéder à leurs collections numérisées. On peut y zoomer très précisément, jusqu’à voir les coups de couteau sur "La nuit étoilée" de Vincent Van Gogh ou les craquèlements sur "La naissance de Vénus" de Botticelli.

Six millions de documents sont désormais disponibles dans cette dernière partie, grâce à 400 partenaires dans 50 pays différents. 53.000 oeuvres sont disponibles, dont 67 en haute définition.

A l’heure du lancement du "Lab", l’Institut Culturel a d’ailleurs accueilli 34 nouveaux partenaires, dont cinq français : la Villa Ephrussi de Rothschild, le musée des Arts et Métiers, l’Institut du Monde Arabe, l’Institut Marie Curie et le site du Pont du Gard. Parallèlement, trois partenaires français existants ont ajouté de nouveaux contenus sur la plateforme : le musée d’Orsay, la Fondation France-Israël et le domaine national de Chambord.
La galerie pour tous

Le plus intéressant reste à venir : Google propose dès à présent à tout créateur, artiste, archiviste ou historien d’utiliser à son compte les technologies développées pour l’Institut culturel. Actuellement disponible sur invitation (à demander ici), Google Open Gallery sera bientôt ouvert à tous. Le site permet de créer des expositions virtuelles, avec autant d’images qu’on le souhaite. Il propose en outre d'utiliser son outil de zoom ultra-puissant.

L’artiste brésilien Vitor Rolim en donne un bon exemple : sur son site, on peut zoomer très précisément sur ses fresques murales. Plus près de nous, la galerie Itinérance a également utilisé les services de Google Open Gallery pour immortaliser son dernier projet en date : la Tour 13. Bientôt tous artistes ?

Centrafrique: une opération "beaucoup plus délicate que le Mali" selon Le Drian

Article paru dans "L'Express"

Des rebelles déterminés et prêts à tout, un vaste territoire, des moyens limités... La France a-t-elle les moyens de ses ambitions en Centrafrique, s'interroge la presse ce mercredi. Jean-Yves Le Drian admet que l'intervention de la France "prendre du temps". Le point sur une opération à risque.

Après la mort de deux soldats français à Bangui, les premières craintes d'un "bourbier" centrafricain apparaissent.

"Bourbier", "poudrière de Bangui", "chaos centrafricain"... Au lendemain de la mort de deux soldats français à Bangui, la presse s'inquiète de la tournure des opérations. Lors de son escale surprise dans la capitale centrafricaine, François Hollande a rappelé les objectifs d'une telle mission. "J'ai pris la décision d'intervenir pour sauver autant de vies que possible, a déclaré le chef de l'Etat. Votre objectif est de désarmer les milices. C'est une tâche périlleuse. Trop d'armes circulent. Il y a trop de haines et de vengeances accumulées. Nous avions l'obligation d'intervenir vite et fort". Mais ces objectifs sont-ils conciliables avec le temps imparti? 
Une mission qui "prendra du temps, de toutes façons"

Officiellement, l'opération Sangaris ne doit pas durer plus d'un an. Il s'agit dans un premier temps de désarmer les groupes qui sèment la terreur - principalement des ex-rebelles de la Séléka - puis de stabiliser le pays afin qu'y soit organisé des élections libres. La première étape est, selon l'Etat-major, en passe d'être atteinte. Les 1600 soldats français et leurs homologues de la force africaine (Misca), dont le contingent devrait atteindre 6000 hommes, doivent désormais éviter la généralisation des représailles menée par la population chrétienne, terrorisée pendant des mois par les violences, contre les civils musulmans. 

Mais moins d'une semaine après le début des combats, la crainte d'un enlisement plane déjà. "C'est une mission longue et difficile qui attend la France en Centrafrique", écrit ce mercredi Philippe Gélie dans Le Figaro. Dans Ouest-France, Laurent Marchand annonce d'ores et déjà "que l'opération ne sera pas aussi brève qu'annoncé samedi". 

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi, Jean-Yves Le Drian a admis qu'il ne s'agissait pas d'une mission éclair. Selon lui, la mission française devrait durer "au moins six mois". "Une opération militaire cela prend du temps de toutes façons. Il faut assurer le désarmement des systématique de toutes les milices, sauf les forces mandatées par les Nations unies. La responsabilité de la France est de faire en sorte que les forces africaines prennent le relais." 
Le risque de nouvelles pertes humaines

L'opération Sangaris a d'abord été présentée comme une intervention à but "humanitaire". Il s'agissait de rétablir l'ordre dans un pays en proie aux luttes raciales. Mais la situation sur place est "très tendue avec des relents d'affrontements confessionnels et aussi des pillages", souligne Jean-Yves Le Drian. La France a essuyé dans la nuit de lundi à mardi ses premières pertes, avec la mort de Nicolas Vokaer et d'Antoine Le Quinio. Ils ont été la cible de coups de feu alors qu'ils patrouillaient à pied près de l'aéroport. Sept autres soldats français sont morts cette année lors de la campagne malienne et un en Afghanistan (89 depuis 2001). 
Des marges de manoeuvre financières limitées

La France a-t-elle les moyens de ses ambitions? "L'opération centrafricaine est beaucoup moins onéreuse que le Mali, mais beaucoup plus délicate, a déclaré Jean-Yves Le Drian. Nous avons provisionné 450 millions d'euros". A titre de comparaison, la campagne malienne avait coûté 647 millions d'euros. Principaux postes d'économie: un dispositif militaire plus léger - aucun avion de chasse ne sera par exemple envoyé sur place - et moins de militaires sur le terrain, ils étaient 4000 au Mali. 

Ukraine: manifestations massives, une statue de Lénine déboulonnée

leninedebou.jpgPlusieurs centaines de milliers d'Ukrainiens pro-européens ont réclamé dimanche à Kiev le départ du président Viktor Ianoukovitch, dans une nouvelle démonstration de force suivie de la chute très symbolique d'une statue de Lénine.

Drapeaux ukrainiens et européens en main, entre 250.000 et 300.000 manifestants ont investi la place de l'Indépendance et les rues voisines, scandant "démission!".

Les organisateurs ont affirmé que le nombre de manifestants avait "approché un million", tandis que la police a évalué le rassemblement à 100.000 personnes.

Dans un message lue par sa fille aux manifestants, l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko a demandé le départ "immédiat" de Ianoukovitch et a appelé l'opposition à ne pas négocier "avec ce pouvoir qui a le sang sur les mains".

L'opposition, mobilisée depuis le refus du pouvoir de signer un accord d'association avec l'UE, a ainsi confirmé la mobilisation de la semaine précédente, la plus forte dans le pays depuis la Révolution orange qui avait porté au pouvoir les forces pro-occidentales et qui avait déjà pour centre la même place, aussi appelée Maïdan.

Scènes de joie

Dans un acte de défi envers Moscou, une trentaine de manifestants a renversé une statue du leader de la révolution de 1917 Vladimir Lénine située également dans le centre et servant de point de rassemblement aux communistes locaux.

Le monument de plus de trois mètres a été remplacé par un drapeau ukrainien après sa chute la tête la première, après avoir été tiré pendant dix minutes par ses assaillants, masqués.

Plusieurs membres du parti ultra-nationaliste Svoboda (Liberté), qui voient dans Lénine un symbole de la soumission de l'Ukraine à Moscou sous l'URSS, se sont félicités de l'événement, qui a été suivi de scènes de joie.

"Après la chute de Lénine à Kiev, le régime de Ianoukovitch va aussi chuter", a prédit le député Igor Mirochnitchenko.

Les manifestants, forts de leur mobilisation, comptent continuer à mettre la pression sur le pouvoir et appelle à manifester de nouveau lundi. Ils ont installé des barricades dans le quartier abritant les grandes administrations, afin de bloquer les accès au siège du gouvernement.

lundi sera "déterminant"

"Il crucial de rassembler assez de monde lundi pour bloquer les bâtiments des autorités actuelles", a expliqué le leader du parti nationaliste Svoboda, Oleg Tyagnybok.

Un autre leader de l'opposition, Arseni Iatseniouk, a prévenu que "la nuit à venir et demain (lundi) seront déterminants".

L'opposition menace aussi de bloquer la résidence du président en banlieue de la capitale faute de changement de gouvernement.

Face à ces marques de fermeté, les services spéciaux ukrainiens (SBU) ont cependant annoncé l'ouverture d'une enquête pour tentative de "prise de pouvoir" suite "aux agissements illégaux de certains hommes politiques" non désignés. De tels actes sont passibles d'une peine allant jusqu'à dix ans de prison.

Près de 20.000 opposants au pouvoir se sont par ailleurs rassemblés à Lviv, dans l'ouest du pays traditionnellement pro-européen, tandis que des rassemblements plus modestes ont eu lieu dans plusieurs villes de l'est, économiquement et culturellement plus proche de la Russie.

"Nous voulons que la justice règne pour tout le monde et que le pouvoir cesse de voler", a expliqué à l'AFP Viktor Melnitchouk, un retraité de 52 ans, dans la capitale ukrainienne.

Fabius va recevoir Klitschko

La mobilisation s'est considérablement renforcée depuis la dispersion violente d'un campement d'étudiants, qui a fait des dizaines de blessés. Le lendemain, le 1er décembre, une manifestation monstre réunissant entre 200.000 et 500.000 personnes et émaillée d'affrontements faisant plusieurs dizaines de blessés s'était déroulée sur Maïdan.

La crise politique qui agite l'ex-république soviétique de 46 millions d'habitants est encore montée d'un cran après la visite vendredi du président Viktor Ianoukovitch en Russie où il a discuté avec son homologue Vladimir Poutine de "partenariat stratégique".

La Russie a été accusée par les Européens d'avoir exercé des pressions économiques et des menaces "inacceptables" sur l'Ukraine, qui traverse une crise économique et financière, pour qu'elle renonce à l'association avec l'UE.

La Commission européenne a annoncé une visite à Kiev dans la semaine de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué de son côté qu'il recevrait à Paris l'un des leaders de l'opposition, le champion de boxe Vitali Klitschko. Ce dernier a appelé dimanche à une grève générale visant à "faire tomber le pouvoir".

Mondial 2014 : le décolleté qui prive l'Iran de tirage au sort...

limafernanda.JPGArticle paru dans "Le Point.fr "

La poitrine trop avantageuse du top model Fernanda Lima a poussé la télévision iranienne à ne pas diffuser le tirage au sort vendredi, suscitant l'émoi en Iran.
Le top model Fernanda Lima a provoqué l'embarras de la télévision iranienne avec son décolleté plongeant. Le top model Fernanda Lima a provoqué l'embarras de la télévision iranienne avec son décolleté plongeant. © VANDERLEI ALMEIDA / AFP

L'Iran retient son souffle. Sept ans après sa dernière participation à la Coupe du monde, c'est tout un peuple qui était scotché vendredi soir à sa télévision pour découvrir les adversaires que la Team Melli (équipe nationale d'Iran) devrait affronter lors du Mondial au Brésil. Une occasion unique de redorer le blason d'un pays que huit ans de présidence de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad ont fini d'isoler. Un vrai ballon d'oxygène pour une jeunesse encore traumatisée par la répression du Mouvement vert de 2009.

Il est 20 h 30 quand sonne le début des hostilités. Pourvu que l'Iran ne tombe pas dans le groupe de la mort. Affronter le Brésil, les Iraniens en rêveraient. Eux qui se surnomment d'ailleurs volontiers les "Brésiliens de l'Asie". Parce qu'ils se sentent au moins aussi chaleureux que les Cariocas, mais également parce qu'ils revendiquent la même technique balle au pied. Toutefois, ils savent pertinemment quel serait le tirage synonyme d'élimination directe dès le premier tour. Pourquoi pas la France, qui n'est plus la terreur d'antan, sur le terrain en tout cas. Un pays aux relations étroites et tumultueuses avec l'Iran. Autant admirée pour ses philosophes, ardents défenseurs de la liberté, que détestée, notamment depuis que Laurent Fabius s'est montré encore plus dur que le "Grand Satan" américain sur le dossier nucléaire.
Censure

Pour couvrir l'événement, la richissime télévision iranienne d'État a tout prévu. Un plateau d'experts à Téhéran, façon Canal Football Club, pour analyser en temps réel l'évolution des groupes. Mais surtout l'intégralité de la cérémonie organisée depuis Costa do Sauípe, au Brésil. En direct ? Pas tout à fait. Comme d'habitude, l'événement est diffusé avec quelques secondes de délai afin de parer à tout imprévu.

Personne en régie n'a oublié les gros plans de supportrices mexicaines en 2006, dont les poitrines virevoltantes avaient mis le feu aux stades allemands, à défaut d'avoir fait vibrer les coeurs iraniens, privés du spectacle depuis leur télé. Autre interdit, cette fois lors du dernier sommet sur le nucléaire, la chaleureuse embrassade entre la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et le secrétaire d'État américain John Kerry. En dépit de l'âge plus qu'avancé des deux protagonistes, la scène avait été floutée.
Malaise

Pas de panique à la technique, il ne s'agit cette fois-ci que d'une cérémonie devant un parterre d'officiels en costume-cravate. La parole est donnée à Adel Ferdosipour, le Pierre Ménès iranien (en moins enveloppé), qui y va de sa petite blague. "Si on tombe contre l'Angleterre, je suis certain qu'on ne prendra pas une raclée", s'amuse-t-il. L'antenne est donnée à Costa do Sauípe. Or, tout ne se passe pas comme prévu. Pendant quelques secondes, les spectateurs peuvent admirer la salle, encore plongée dans la pénombre, alors que la scène, en préparation, est toujours vide.

La séquence paraît enregistrée. À Téhéran, le malaise est perceptible. "Ce serait vraiment très bien que cela reste toujours ainsi, on pourrait donc tranquillement tout diffuser", plaisante le présentateur, avant de poursuivre, plus sérieusement : "Nos amis en technique font tout ce qui est en leur pouvoir pour diffuser ce qui est possible, en fonction, vous savez, de certaines exigences." Que se passe-t-il au Brésil ?
Décolleté plongeant

La cause de tous les maux se nomme Fernanda Lima. Ce plantureux top model brésilien anime la cérémonie en compagnie du secrétaire général de la Fifa, le Français Jérôme Valcke. La télévision d'État en avait eu vent, mais elle ignorait que le mannequin serait présent tout au long de la soirée... et dans de tels atours. Vêtue d'une magnifique robe offrant une vue plongeante sur un envoûtant décolleté, la native de Porto Alegre crève l'écran. Coupures, floutages, les maîtres de la censure iraniens ne savent plus où donner de la tête. Ils ont beau retourner le problème dans tous les sens, ils ne parviennent pas à venir à bout de la plastique irréprochable de la bomba latina. La mort dans l'âme, ils doivent se résoudre à l'évidence : ils ne pourront diffuser le tirage au sort.

Malgré les excuses embarrassées du présentateur, les Iraniens comprennent vite l'objet du délit, nombre d'entre eux possédant une parabole, pourtant interdite en République islamique. En dépit de la censure qui s'abat également sur Internet, des centaines d'entre eux prennent d'assaut la page Facebook de la Brésilienne, qui se retrouve assaillie de commentaires assassins. Si certains regrettent que la présentatrice ait, à son corps défendant, empêché la diffusion de la cérémonie, d'autres n'hésitent pas à la traiter de "prostituée". Étonnant quand on sait que l'Iran est parmi le plus grand consommateur de sites pornographiques au Moyen-Orient. Le flot d'insultes est tel que d'autres internautes iraniens entrent bientôt en jeu pour dénoncer le "comportement inadmissible" de leurs compatriotes frustrés.
"Nous allons te dévorer"

C'est donc depuis le studio de Téhéran, et sans images, que les Iraniens apprennent le résultat du tirage au sort. Mauvaise pioche. Contrairement à la France, l'Iran tombe dans l'un des groupes les plus difficiles de la compétition, puisque la Team Melli sera opposée à l'Argentine, au Nigeria et à la Bosnie. Mais à peine le verdict est-il tombé que les internautes ont déjà abandonné Fernanda Lima pour s'attaquer à une autre icône sud-américaine.

Vendredi soir, sur la page Facebook de Lionel Messi, on pouvait lire : "Tu as beau être le meilleur joueur du monde, nous, les lions iraniens, héritiers de l'Empire perse, allons te dévorer."

Tel-Aviv : TELEVISION FRANCE -ISRAEL THE FRENCH CONNECTION à partir du 15 décembre 13

TELEVISION 7ème conférence annuelle de l’Association des producteurs israéliens de cinéma et TV

« THE FRENCH CONNECTION »Focus France-séries TV et formats

Le 15 décembre à l’hôtel Accadia d’Herzliya

Le 16 décembre à l’Institut français de Tel Aviv

 

Dans le cadre de la 7ème conférence annuelle de l’Association des producteurs israéliens de cinéma et TV, l’Ambassade de France et l’Institut français d’Israël organisent les 15 et 16 décembre 2013, et pour la 3ème année, des rencontres audiovisuelles consacrées cette année à la télévision et intitulées « The French Connection, Focus France-séries TV et formats ». 

 

Une délégation française de professionnels du secteur – institutionnels, directeurs de programme, diffuseurs, producteurs de séries TV ou de programmes de flux – rencontreront leurs homologues en Israël pendant deux jours. Au programme : pitchings, rencontres B2B, ateliers, panels… L’objectif est d’initier ou de renforcer des collaborations pertinentes entre les deux pays. 

 

Parmi les temps forts de cet événement, se tiendront plusieurs tables rondes permettant de faire un état des lieux des marchés français et israélien de la télévision et du flux. « The French connection » explorera également cette année les avancées possibles avec l’industrie de la télévision en France, au niveau des contenus et des coproductions, avec des panels sur la relation producteur-diffuseur, notamment dans un contexte international, la question des droits d’auteur et de la législation, ou des études pratiques sur l’exemple de cas concrets de coproductions réussies. 

 

Les rencontres seront ponctuées de séances de pitching de scénaristes israéliens sur des projets de création de séries TV et de programmes de flux afin de permettre de possibles productions et co-production (cf. programme précis ci-dessous). 

Parmi les invités de la délégation française : 

Jimmy Desmarais et Caroline Benjo, producteurs chez Haut et Court qui a entre autres produit le film de Laurent Cantet Entre les murs (Palme d’Or au Festival de Cannes en 2008) et la série Les revenants diffusée sur Canal+, récemment récompensée de l’Emmy Award 2013 de la meilleure série dramatique. La série Les revenants est aujourd’hui la série la plus regardée sur Canal+ en France et la série étrangère la plus vue au Royaume-Uni. 

Les droits de diffusion de la série ont été achetés par plus de 30 pays, dont Israël (la série est diffusée sur HOT). La société de production Haut et Court développe actuellement un projet de nouvelle série télévisée avec l’Allemagne et Israël. 

Takis Candilis, Directeur de Lagardere Entertainement, l’un des plus importants groupes de production de programmes télévisés (fictions, magazines et divertissements). Lagardere Entertainment a notamment produit les très populaires séries Julie Lescaut, Joséphine ange gardien, Borgia, le grand show de Céline Dion, Simplement pour un soir, ou encore le programme d’Yves Calvi, C dans l’air. 

Ludovic Attal, Responsable du développement de TF1 Productions. La première chaîne française achète des formats internationaux et produit également ses propres contenus originaux comme les émissions Danse avec les stars, The Bachelor, 50 mn inside, Petits secrets entre voisins, Téléfoot, etc. 

Boris Duchesnay, Directeur de programmes chez OCS – Orange Cinéma Séries, bouquet de chaînes dédiées au cinéma et aux séries télé. 

Pierre-Antoine Capton, Président de Troisième Œil Productions, première société indépendante productrice de contenus de divertissement et de nouveaux médias, comme C à vous (sur France 5) ou Zemmour et Naulleau (sur Paris Première). 

 

Seront également présents : Guillaume Blanchot, Directeur de l’Audiovisuel au CNC – Centre national du cinéma et de l’image animée, Simone Harari, Productrice chez Effervescence Productions, Laurence Herszberg, Directrice du Forum des Images - Paris, Yann Chapellon, Directeur de la Diversification et du développement des Recettes du Groupe France Télévisions, Aurélie Meimon, Productrice chez Mademoiselle films, Matthieu Viala, Producteur chez Making Prod, Harold Valentin, Directeur de Mother Prod, Samuel Kaminka, Producteur chez Samka Productions, Joey Faré, Productrice chez Scarlett, l’un des principaux producteurs de la série Kaboul Kitchen diffusée sur Canal+ et de la série Clash diffusée sur France Télévisions, et Vincent Gisbert, Directeur Exécutif du SPECT (Syndicat des Producteurs Et Créateurs de Télévision). 

 

« J’espère que ces rencontres aboutiront à la mise en place de collaborations concrètes », souhaite Amir Assaf, Président de l’Association des producteurs israéliens de cinéma et TV, « qu’il y aura des co-productions et des créations de contenus interculturelles à proposer au marché international. L’industrie du cinéma a déjà réussi de très belles coopérations, c’est à présent au secteur de la télévision de copier ce succès ». 

« Ces rencontres professionnelles France-Israël sont une excellente occasion pour les scénaristes, producteurs, diffuseurs et distributeurs d’initier des partenariats professionnels qui permettront la progression des paysages audiovisuels français et israélien sur la scène internationale. Au-delà de l’intérêt purement économique, il faut voir l’intérêt artistique dans la production commune de fictions interculturelles ». Patrick Maisonnave, Ambassadeur de France en Israël. 

Les rencontres professionnelles « The French Connection » ont été mises en place en partenariat avec la 2nd Authority for Television and Radio, le ministère israélien des Affaires étrangères, l'Institut israélien des exportations, l'Israel Film Fund, le Nouveau Fond, le Fonds Source, le Fond pour le cinéma israélien, l'Académie israélienne de cinéma et de télévision, et la Writers Guild. 

PROGRAMME PREVISIONNEL DES RENCONTRES AUDIOVISUELLES

« The French Connection », Focus France-sériesTV et formats

Susceptible de modification

Dimanche 15 décembre

Session plénière toute la journée au Dan Accadia (Herzliya Beach 46851)

09h00 : Mots de bienvenue par S. E Patrick Maisonnave, Ambassadeur de France en Israël 

Ilan Avisar, Président de la « 2nd Authority for Television and Radio » 

Assaf Amir, Président de l’Association des Producteurs Israéliens de cinéma et TV

09h30 : Introduction de la délégation française

10h00 : Les marchés français et israéliens de la télévision : état des lieux 

Assaf Amir, producteur, Président de l’Association des Producteurs israéliens de cinéma et TV 

Guillaume Blanchot, Directeur de l’Audiovisuel au CNC

Yann Chapellon, Directeur de la Diversification et du développement des Recettes du Groupe France Télévisions

10h45 : PITCH SERIES TV

Présentation de 4 projets de séries TV en développement 

11h15 : Panel : Séries TV 

Les enjeux de la relation producteur-diffuseur, les contenus, le contexte international  

Chaim Sharir, Yezira Ivrit

Mosh Danon, Inosan Production  

Samuel  Kaminka, Producteur, Samka Films 

Harold Valentin, Producteur, Mother Prod

Boris Duchesnay, OCS

Jimmy Desmarais, Haut et Court

12h00 : PITCH SERIES TV

Présentation de 4 projets de séries TV en développement 

12h45 : Déjeuner 

14h00 : Panel : Programmes de flux 

Etat des lieux des marchés du flux en France et en Israël 

Tmira Yardeni, Tedy Productions

Lisa Shiloach Uzrad, July August Production

Pierre-Antoine Capton, Producteur, 3e Œil Productions

Takis Candilis, Lagardère Entertainment

Ludovic Attal, TF1 Prod

14h45: PITCH PROGRAMMES DE FLUX

Présentation de 4 formats TV en développement

15h30 : Panel : Droits d’auteur et Législation 

Assaf Amir, Président de l’Association des Producteurs Israéliens de cinéma et TV

Vincent Gisbert, Délégué général du SPECT

Simone Harari, Effervescence Production

16h30 : Présentation  du Festival Séries-Mania au Forum des Images & du Forum de coproduction de séries TV

Avi Armoza, Armoza Formats

Laurence Herszberg, Directrice du Forum des Images - Paris

17h00 : Bilan des rencontres – En présence de toute la délégation française

17h30 : Drink

Lundi 16 décembre 

Journée à l’Institut français de Tel-Aviv (7 boulevard Rothschild)

 

09h00 : Atelier 1 : Etude de cas : Coproduire une série entre la France et Israël  

Jimmy Desmarais, Caroline Benjo, Haut et Court 

Mosh Danon, Inosan Production

David Akerman, scénariste

 

10h00 : Q&A – Conversation : les attentes des producteurs français

Samuel Kaminka, Samka Films 

Harold Valentin, Mother Prod 

Joey Fare, Scarlett Production

Takis Candilis, Lagardère Entertainment

 

SIMULTANEMENT :

 

09h00 : Atelier 2 : Les programmes de flux : développement de projets et vente à l’international 

Avi Armoza, Armoza Formats 

Ludovic Attal, TF1 Productions

Pierre-Antoine Capton, 3e Œil Production

Simone Harari, Effervescence Production

 

11h00 : PITCH PROGRAMMES DE FLUX ET SERIES TV

 

13h00 : Déjeuner 

 

14h30 : Rendez-vous One-on-One, Institut français de Tel Aviv

 

20h30 : Soirée de clôture 

 

 

Informations pratiques :

 

7ème conférence annuelle de l’Association des producteurs israéliens de cinéma et TV

 « THE FRENCH CONNECTION »

Focus France-séries TV et formats

 

Le 15 décembre à l’hôtel Accadia, Herzliya 

A partir de 9h

 

Le 16 décembre à l’Institut français de Tel Aviv, Rothschild 7

A partir de 9h

 

En anglais, traduction simultanée en hébreu

 

Les séances du 15/12 à 9h (« Mots de bienvenue ») et à 10h seront en français ou en hébreu, traduction simultanée en hébreu. 

 

Réservation et renseignements :

03-5606229

 

Présence journalistique sur l’ensemble des rencontres sur demande. 

Merci de confirmer votre présence. 

 

 

 

 

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Contact presse :

 

Anne-Sophie Trouillard

Institut Français d’Israël

Rothschild 7, Tel Aviv

03-796 80 28

052 396 4467

Cinéma: Les garçons et Guillaume, à table ! par Laurent Bartoleschi

guillaume.jpgChronique cinéma 

 

Les garçons et Guillaume, à table ! ou le premier film en tant que réalisateur de Guillaume Gallienne, sort enfin en salles ; après un passage fort remarqué aux derniers festivals de Cannes et de Deauville, où il récolta divers récompenses dont le Prix Michel D’Ornano. Pour débuter sa carrière derrière la caméra, le comédien –sociétaire de la Comédie Française, depuis 2005 (et disciple de Daniel Mesguich- a choisi d’adapter au cinéma son spectacle autobiographique crée en 2008. Cinq ans plus tard, cet objet oublié, comme posé sur une étagère, débarque. 

Guillaume Gallienne revient donc, avec humour, finesse et tendresse sur son enfance et l'éducation qu'il a reçu, tant par ses parents- surtout sa mère- que durant sa période scolaire. Sa grande difficulté venant d’exister en tant que garçon dans sa famille. 

Enfant, sa part de de féminité dérangeait; petit et jusqu'aujourd’hui, il vouait une fascination extrême pour sa mère, en l'imitant sans fausses notes, tant dans les gestes que dans la voix : jusqu’à ce que sa grand-mère, voire son propre père arrivent à les confondre les deux! Guillaume a dû en souffrir ? Pas tant que ça finalement ! A partir du postulat où, un garçon efféminé aime nécessairement les hommes plutôt que le sexe opposé, sa famille proche croit bien deviner son orientation. 

Ce refus catégorique de faire du sport, de vouloir échapper coûte que coûte au service militaire ou bien d’avoir simplement une attitude virile, convaincrait qu’il soit homosexuel. Cliché à revoir en somme. Mais, les Garçons et Guillaume,… peut prendre une autre tournure, celle d’une (belle) déclaration (d’amour) faite à la mère du réalisateur (dont il interprète lui-même le personnage féminin). Gallienne dit d’ailleurs que cette dernière lui a permis d’apprendre sur les femmes, les regarder attentivement, etc. Mais l’amour de la mère, les séances de psy répétées, cela ne rappelle rien ? 

Laurent Bartoleschi,

Un élu demande l'interdiction d'une manifestation juive

genevehanoucca.jpgArticle paru dans "TDG"

Le conseiller municipal Pierre Gauthier conteste la tenue de la fête de Hanouka sur la place du Molard. L'élu d'Ensemble à Gauche invoque une violation de la loi sur le culte extérieur.

Genève, le 11 décembre 2012 sur la place du Molard où plus de 1000 personnes avaient célébré Hanouka, la fête juive des lumières,avec l'allumage de la Ménorah géante. Image: Laurent Guiraud

Alors que la communauté juive s'apprête à célébrer Hanouka, l'élu d'Ensemble à Gauche Pierre Gauthier demande aux autorités municipales d'annuler l'autorisation délivrée pour la tenue de cette fête des Lumières, qui consistera à allumer une Ménorah géante sur la place du Molard le 3 décembre. Selon celui qui est également secrétaire de la Coordination laïque genevoise, la manifestation violerait la loi sur le culte extérieur, qui stipule que «toute célébration de culte, procession ou cérémonie religieuse quelconque est interdite sur la voie publique».

«Je n'ai pas peur de me faire taxer abusivement d'antisémite parce que mon propos n'est pas dirigé contre une communauté religieuse! tranche d'emblée Pierre Gauthier se défendant d'une démarche agressive. Mais il existe une loi. Je m'étonne donc que les autorités ne la respectent pas en délivrant une autorisation à cette manifestation. Comment voulez-vous qu'on exige des citoyens qu'ils respectent les lois eux aussi.»

Pour l'élu, il n'y a pas à délivrer de «passe-droits» à la vue du caractère «éminemment cultuel» de la fête des Lumières. «Cette autorisation est illégale, elle pourrait donc être ressentie comme discriminante pour d'autres religions qui se seraient vues interdire des pratiques similaires dans l'espace public», argumente ce dernier.

Contacté, le rabbin Mendel Pevzner se dit étonné de la démarche. «Si cet élu avait pris le temps de me contacter, je lui aurai expliqué qu'il ne s'agit pas d'une manifestation cultuelle mais d'un moment de partage, ouvert à toutes les confessions. Depuis 1991, nous n'avons jamais rencontré de problème. A l'époque, le Conseil d'Etat avait même salué cet événement.» Et à l'organisateur de rappeler qu'«un sapin illuminé pendant tout l'hiver ne dérange personne. Je ne vois pas en quoi un candélabre allumé pendant 45 minutes devrait être plus dérangeant.»