Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Israël : une prof d’hébreu juive orthodoxe dans une école musulmane d'Umm al-Fahm

À 11 heures précises, la récréation à l'école élémentaire Kachawash à Umm al-Fahm prend fin. Après avoir gambadé dans la cour et joué les uns avec les autres, les élèves de 6ème4 entrent en cours d'hébreu. L'enseignante, Ital Levy, pénètre dans la classe à leur suite. "Bonjour les enfants", lance-t-elle. "Bonjour, maîtresse", répondent les élèves en s’asseyant. Le cours peut commencer.

Ital Levy, une résidente d'Afula qui mène un style de vie orthodoxe, est dans l'éducation depuis 12 ans et est la seule enseignante juive de cette école. Au cours des deux dernières années, elle a enseigné l'hébreu dans trois écoles à Umm al-Fahm, après avoir décidé de procéder à une reconversion professionnelle.

"J'ai décidé que c’était ce que je voulais faire", dit-elle dans la salle des professeurs. Son foulard est particulièrement visible parmi les hijabs, portés par les autres enseignantes. "J'ai interrogé notre Rav à ce sujet, lui ai envoyé un message et écrit que j'avais un entretien d'embauche qui m’ouvrait une fenêtre sur autre chose. Il m’a répondu:" Allez-y - et D. vous aidera ». C'est ce qui m'a convaincu. J'ai senti que c'était la bonne chose à  faire. "

Récemment, près de deux ans après son arrivée ici, on lui a proposé de devenir directrice adjointe d'une nouvelle école à Afula, mais elle a refusé. "Je reste à Umm al-Fahm", explique-t-elle.

Les parents ont posé des questions, les enseignants ont froncé les sourcils

Ital Levy est arrivée à Umm al-Fahm après une crise professionnelle, juste avant de songer à prendre une direction complètement différente. "Un jour, j'ai navigué sur l'un des sites Web et trouvé une offre d'emploi de l'organisation Yozmot Avraham adressée aux enseignants d'hébreu pour les écoles du secteur arabe", dit-elle. "Je me suis rendu compte que c'était une chose que je n'avais jamais fait et que c'était de l’éducation sous un angle différent."

Peu de temps après, elle s’est retrouvée dans un entretien d'embauche à Jatt. Ils l'imaginaient différemment mais elle n’en avait cure. "Après avoir vu à quoi je ressemblais, parce qu’ils ne pouvaient pas le savoir par téléphone ni par CV, ils m'ont demandé à plusieurs reprises au cours de l'entretien:" Comprenez-vous que vous allez travailler à Umm al-Fahm? " Cela ne m’a pas fait peur. Je ne peux pas expliquer pourquoi. C’est peut-être de l’intuition, mais j’ai senti que c’était en moi et aujourd’hui, je sais que c’était la bonne chose à faire. "

Ital Levy

Ital Levy

Au même moment, des rumeurs sur l'embauche de l'enseignante Haredi (orthodoxe) sont allées bon train et les réactions ne se sont pas faites attendre. "Les professeurs ont froncé les sourcils", dit Samaher Kusai Kabha Mahagna, directrice de l'école. "Nous n'avons jamais rencontré quelqu'un comme Ital, et avant qu’elle ne commence à travailler ici, je lui ai dit que ce serait un peu étrange pour elle, mais je lui ai clairement fait comprendre que je la soutenais."

La directrice dit que "les parents ont également posé des questions, certaines ont demandé pourquoi une enseignante religieuse. Ils voulaient savoir ce qu’elle allait enseigner, mais ils ne lui ont pas mis de bâton dans les roues.  Plus tard, ils se sont détendus, simplement parce qu'ils l'ont vue travailler.

Ital Levy n'ignore pas ce qu'elle appelle "la stigmatisation du secteur arabe, en particulier de cet endroit". Il faut replacer les choses : Umm al-Fahm et le terrorisme sont deux choses qui sont liées l'une à l'autre dans la conscience juive israélienne, et cette conscience est totalement erronée ».

« Beaucoup de gens me demandent si je me promène avec une arme ou avec une escorte. On me demande également ce que j'ai fait dans l'armée et si je suis sûr de pouvoir me débrouiller ici. Alors oui, je peux me débrouiller ici. Je n'ai pas besoin d'escorte militaire et je peux aller partout. Je me promène dans la ville avec ma voiture, j'achète des vêtements et je rends visite à des amies. "

Les autres questions qu'elle devait traiter étaient posées par ses nouveaux élèves. "Les enfants ont beaucoup posé de questions, en particulier sur la religion", dit-elle. "Parce que je suis juive et religieuse, le sujet de la religion a immédiatement été abordé. Ils m'ont demandé si je priais, en quel Dieu je croyais, si je pouvais dire 'Allah hou Akbar' ou non, si dans nos prières nous disons cela également, comment les Juifs prient, à quoi ressemble une synagogue, que sont les lanières que l’on enroule sur le bras, pourquoi je me couvre les cheveux, pourquoi Jérusalem est aussi importante pour nous que pour eux et pourquoi les Haredim détestent plus les Arabes que les autres Juifs. J'ai traité d'innombrables questions. "

Ital Levy

Ital Levy

Le défi majeur du système éducatif

Ital, diplômée du collège Oranim, prévoit de continuer à enseigner à Umm al-Fahm l'année prochaine, mais même l'organisation Yozmot Avraham admet que malgré les tentatives du ministère de l'Éducation d'augmenter le nombre d'enseignants juifs dans les écoles arabes, les heures allouées sont encore limitées. "Nous pensons que ceux qui parlent cette langue en tant que langue maternelle devraient aussi être ceux qui l'enseignent", a déclaré Mai Aro, directrice des langues à Abraham Initiatives, et qui a reçu Ital en entretien pour le poste.

Les éducateurs du secteur arabe reconnaissent que des heures d’enseignement supplémentaires sont nécessaires pour la langue parlée. "S'il y a des professeurs juifs qui entendent ou voient cela et qui pensent que cela leur convient, ils sont invités à nous rejoindre", a déclaré Ital. "Je pense que la valeur ici est bi-directionnelle, parce que vous apprenez à connaître un monde si proche de nous physiquement, mais si loin de nous mentalement. Je veux absolument rester ici ».

Source : Ynet

Le mentaliste israélien Uri Geller veut utiliser ses pouvoirs pour stopper le Brexit

Dans une lettre au Premier ministre, Theresa May, publiée sur Facebook vendredi, Uri Geller a déclaré qu'il utilisera son pouvoir de contrôle de l'esprit pour empêcher le Brexit.

"J'ai le sentiment psychique très fort que la plupart des Britanniques ne veulent pas du Brexit ", a écrit Uri Geller à Mme May. "Je vous aime beaucoup, mais je ne vous laisserai pas conduire la Grande-Bretagne au Brexit. J’ai beaucoup d’admiration pour vous, mais je vous en empêcherai par télépathie - et croyez-moi, j’en suis capable."

Geller a dit qu'il avait rencontré Theresa May pour la première fois en mai il y a plus de 20 ans, peu après qu'elle soit devenue députée.

"Avant de prendre cette décision radicale, je vous demande d'arrêter le processus immédiatement, pendant qu'il vous reste encore une chance ", a-t-il poursuivi. "Bien que je vive actuellement en Israël, je suis toujours un citoyen britannique et je me passionne pour ce pays et ses habitants que j'ai appris à aimer."

"J’ai beaucoup d’admiration pour vous, mais je vous en empêcherai par télépathie"

"J’ai beaucoup d’admiration pour vous, mais je vous en empêcherai par télépathie"

Geller a également utilisé sa lettre ouverte pour prouver sa bonne foi, disant à Theresa May qu'il avait prédit avec succès qu'elle deviendrait premier ministre et que Donald Trump deviendrait le président des États-Unis. Il a également déclaré que plus tôt cette année, il avait juré d'utiliser ses pouvoirs pour empêcher le dirigeant travailliste Jeremy Corbyn de devenir Premier ministre. "Je veillerai à ce qu'il ne s'installe jamais [au 10 Downing Street] ", écrit Geller.

Il a ajouté que ses capacités paranormales sont "facilement vérifiables". Il suffit de regarder le site web officiel de la CIA."

Sur ce point, au moins, Geller a du renfort. E n 2016, la CIA a rendu publiques les expériences qu'elle a menées sur le mentaliste israélien en 1973. Après une série de tests, l’agence a conclu "qu'il a démontré sa capacité perceptive paranormale d'une manière convaincante et non ambiguë".

Uri Geller peut actuellement être considéré comme un juge pour Israel's Got Talent, et il travaille également à l'ouverture d'un musée plus tard cette année à Jaffa sur sa vie haute en couleurs. Avant l'ouverture du musée, il pourra peut-être ajouter "bloqueur de Brexit" à son curriculum vitae.

Source : Jpost

Israël : une roquette de Gaza détruit un foyer dans le centre d'Israël et fait 7 blessés

Au petit matin, (lundi) une roquette en provenance de la bande de Gaza a touché une maison dans le centre Israël. Une attaque qui pourrait déclencher une nouvelle vague de violence peu de temps avant les élections israéliennes.

Les sirènes ont réveillé les habitants de la zone résidentielle de Sharon, au nord-est de Tel-Aviv, à quelque 80 kilomètres de Gaza, les envoyant précipitamment aux abris. Un puissant bruit d'explosion a suivi.

Sept personnes, membres d'une même famille, parmi eux des enfants en bas âge, ont été blessées lors de l'attaque. Leur maison a été détruite. Les pompiers ont transféré quatre chiens trouvés à l'intérieur des maisons aux équipes de MDA afin de tenter de les sauver, mais les fidèles amis à quatre pattes de la famille sont morts de leurs blessures.

L'attaque survient 10 jours après des tirs de roquettes sur la capitale commerciale israélienne de Tel-Aviv, densément peuplée. L'armée israélienne a riposté à Gaza et les parties semblaient se diriger vers un autre affrontement. Cependant les dirigeants du Hamas à Gaza ont déclaré que la roquette avait été tirée accidentellement et le calme est rapidement revenu.

Bien qu'il n'y ait pas eu de revendication immédiate de responsabilité dans l'attaque de ce matin, elle survient quelques heures à peine après que plusieurs prisonniers du Hamas ont poignardé deux gardiens à la prison de Ketziot, dans le sud d'Israël, blessant modérément l'un d'eux. Pour tenter de maîtriser les prisonniers, au moins 11 d'entre eux ont été blessés, dont deux grièvement. Suite à l'incident, le groupe terroriste palestinien du Djihad islamique a lancé une menace, avertissant Israël des "conséquences de son agression qui seront ressenties par les soldats et les citoyens".

La maison détruite

La maison détruite

L'explosion survient à un moment délicat pour les deux parties. Israël organise des élections nationales dans 15 jours. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou est enfermé dans une lutte acharnée pour sa réélection et pourrait faire l'objet de vives critiques de la part de ses opposants s'il est considéré comme inefficace contre les militants.

Netanyahu, qui se trouve actuellement à Washington et doit rencontrer le président Donald Trump plus tard dans la journée, a annoncé son intention d'écourter sa visite à la lumière des tirs de roquettes "criminels".

"J'ai conclu une consultation téléphonique avec le chef d'état-major des FDI, le chef du Shin Bet et le président du Conseil de sécurité nationale. Il y a eu une attaque criminelle contre l'État d'Israël et nous répondrons avec force", a déclaré le Premier ministre. "À la lumière des événements sécuritaires, j'ai décidé d’écourter ma visite aux États-Unis. Dans quelques heures, je rencontrerai le président Trump; je reviendrai immédiatement après en Israël afin de gérer nos actions de près".

Son principal opposant, Benny Gantz, l'a appelé à rentrer immédiatement pour faire face à la crise.

"La réalité dans laquelle le Hamas prend Israël en otage est sans précédent et inimaginable", a-t-il écrit sur Twitter. "Netanyahu doit faire ses bagages maintenant et rentrer en Israël pour gérer cette grave escalade."

À Gaza, le Hamas a fait l’objet de rares critiques de la part du public pour les conditions difficiles qui règnent sur le territoire. Un blocus israélo-égyptien, combiné à des sanctions de l'Autorité palestinienne rivale et à une mauvaise gestion par le gouvernement du Hamas, a alimenté une crise économique sur le territoire. Les résidents ont peu envie d'une autre guerre avec Israël.

Source : Ynet – Jewish Press

La république islamiste aurait piraté les téléphones de la famille Netanyahu

L'ayatollah iranien conservateur Ahmad Alamolhoda, gardien du sanctuaire sacré de Mashhad, a confirmé vendredi que l'Iran avait réussi à pirater les téléphones de la famille du Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon Radio Farda.

"Ces derniers jours, les cyber-attaques iraniennes ont entraîné le piratage du téléphone portable d'un candidat aux élections israéliennes et l'accès à toutes les informations ", a déclaré M. Alamolhoda, ajoutant que l'Iran avait piraté les téléphones des membres de la famille de Benjamin Netanyahou.

Le site d'information saoudien Independent Arabic a publié son premier rapport sur le piratage des téléphones de Sara et Yair au début de la semaine dernière. Cependant, immédiatement après le rapport, son authenticité a été niée à la fois par le Shin Bet (Agence de sécurité israélienne) et par le Premier ministre.

Selon le rapport saoudien, l’infraction a été commise il y a plusieurs mois et la nature des informations qui ont été divulguées lors de la mise sur écoute de leurs téléphones n’est pas encore claire.

Les Saoudiens ont également relié le piratage des téléphones de la famille Netanyahou à la violation présumée du téléphone du chef du Parti "Bleu et Blanc" et ancien chef d'état-major des FDI, Benny Gantz, qui a été signalée pour la première fois par la chaîne israélienne Channel 12. Ce rapport a été confirmé par des responsables israéliens, mais a déclaré que le piratage avait eu lieu il y a plusieurs années et n'avait fait surface que maintenant dans le but de nuire à la campagne électorale de Gantz.

La république islamiste aurait piraté les téléphones de la famille Netanyahu

La république islamiste aurait piraté les téléphones de la famille Netanyahu

Le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti le reportage de Channel 12 selon lequel son service de renseignement aurait piraté le téléphone portable de Gantz, considéré comme le principal adversaire de Netanyahu.

L'information à propos du téléphone de Gantz a été exploitée par l'équipe de campagne de Netanyahu à plusieurs reprises afin de démontrer que Gantz est un candidat faible qui pourrait être vulnérable au chantage.

Gantz a confirmé que son téléphone a été piraté, mais qu'il ne contenait aucune information sensible. Il n'a pas accusé l'Iran.

"Les responsables du régime (israélien) ont l’habitude de répandre des mensonges ", a déclaré Bahram Qasemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, au sujet du rapport sur le piratage téléphonique de Benny Gantz, selon l'agence de presse gouvernementale IRNA. "Ils utilisent leurs outils de propagande pour relier n'importe quel événement du monde à l'Iran."

Qasemi a déclaré que les allégations faisaient partie d'une "guerre psychologique" israélienne visant à attiser l'hostilité.

Les deux ennemis jurés sont depuis longtemps enfermés dans une guerre de l'ombre. Israël et les États-Unis sont largement soupçonnés d'avoir déployé le logiciel malveillant Stuxnet, découvert en 2010, qui a saboté des éléments du programme nucléaire iranien.

Les pirates informatiques iraniens ont été à l'origine de plusieurs cyberattaques et campagnes de désinformation en ligne ces dernières années, alors que l'Iran tente de renforcer son influence au Moyen-Orient et au-delà, a rapporté Reuters en novembre.

L'agence de sécurité numérique de l'Union européenne a déclaré en janvier que l'Iran était susceptible d'étendre ses activités de cyberespionnage du fait de la détérioration de ses relations avec les puissances occidentales

Qasemi a également démenti les informations rapportées par les médias australiens en février selon lesquelles des tentatives de piratage du réseau informatique du parlement australien proviendraient d'Iran.

Spurce : Jpost

Israël : des trafiquants de drogue arrêtés par une licorne et un pirate

Avis aux trafiquants de drogue : la prochaine fois qu’une licorne voudra vous acheter de la drogue, même si cela se produit à Pourim, vous devrez savoir qu’elle peut porter deux déguisement et être en réalité… un policier.

Cette leçon a été apprise par quatre trafiquants de drogue qui participaient à une « fête de la nature » en l’honneur de Pourim, qui s'est tenue à la fin de la semaine à proximité de fermes isolées du conseil régional d'Eshkol. Des policiers en civil infiltrés parmi les fêtards étaient habillés dans l'esprit de Pourim.

Un bon conseil? Méfiez-vous des licornes

Un bon conseil? Méfiez-vous des licornes

La police infiltrée a arrêté quatre suspects pour trafic de substances illicites, parmi elles de la MDMA, du haschisch et de la marijuana. Les suspects, résidents du centre du pays, ont vendu de la drogue aux participants, parmi eux des policiers déguisés en licorne et en pirate. La police les a interpellés et la détention de certains d'entre eux a été prolongée jusqu'à aujourd'hui au palais de justice.

Source : Israel HaYom

Où manger de la cuisine iranienne cachère en Israël?

La cuisine persane combine des influences indiennes, turques et asiatiques, notamment afghanes. Les plats les plus courants sont le Ghormeh-sabzi - un plat à base d'herbes, de haricots et de citron persan ; le Bademjan plat de viande avec des aubergines et des haricots verts; le Seabalu qui comprend des fruits secs et du veau; et le Fesenjan, poulet aux arachides à la sauce à la grenade et au tamarin.

Le Gundi est un autre plat bien connu: des boulettes pouvant être préparées à partir de poulet avec de la farine de pois chiches ou de viande avec du riz et des pruneaux. À propos, bien que le riz indien n’ait été introduit en Iran qu’au XVIe siècle, c’est un ingrédient très important de chaque repas persan.

Les épices les plus courantes dans la cuisine persane sont le safran, la cardamome, la menthe et le basilic, ainsi que la grenade et les fruits secs, qui sont les stars de cette cuisine. La boisson persane la plus célèbre est le Floda, servi à moitié congelé avec de l'eau de rose et de minuscules nouilles de riz. Le kebab persan est également différent de tous les autres kebabs en raison de son assaisonnement spécial et également de la façon dont il est servi - sur du riz, des légumes grillés et une sauce Sub-zi gourmet.

Bien qu'il y ait en Israël pas mal de Juifs venus d'Iran, il n’existe que quelques restaurants persans. Ceux que nous avons trouvé sont accueillants et se feront un plaisir de cuisiner pour vous une variété de plats persans et un certain nombre d’autres restaurants (hummusia, café et même restaurants de chefs), où un menu persan spécial est servi.

Shimshiri

Dans ce restaurant, situé à Nahalat Binyamin, chaque repas commence par un plat comprenant des coupelles de salade de légumes, de persil et d’ail appelé "Sheva Shanim", cuite selon une recette familiale. En entrée, vous pouvez goûter le Gundi Nachodi (20 NIS). Pour le plat principal, il est recommandé de choisir des brochettes, en particulier les gigi-kebabs à base de poulet et assaisonnés de safran (25 NIS).

Le menu comprend également une sélection de plats persans tels que le Ghormeh-sabzi (50 NIS). Le mardi, ils servent un plat spécial appelé "Dizzy". Il s'agit en fait d'un plat d'agneau cuit lentement. Il existe également un plat de farcis, Escharsta -  fourré de légumes, de haricots et de nouilles, et du Sapta Berenji - des « boulettes hérisson » de poulet et de riz nommées en raison de leur apparence unique de hérisson.

Nachalat Binyamin 99 Tel Aviv, 03-6821018, dimanche au jeudi de 12h à 18h, Casher Lemehadrin

Hamitba’h Hakafoul

Une Hoummousiya, qui opère dans le quartier Nahalat Binyamin à Tel Aviv et appartient à Lassi Motahad, dont les parents ont immigré d’Iran avant sa naissance. À la différence d'autres houmoussiyot en Israël, vous trouverez ici un menu composé de plats à base de viande inspirés de la cuisine persane et, qui honore la dynastie iranienne des Motahad.

Entre autres choses, vous pouvez goûter le plat Gigi Taharani - un kebab avec du riz persan et du Ghormeh-sabzi (72 NIS), un plat de Ghormeh-sabzi (65 NIS), du Gondi de poulet avec de la farine de pois chiches rôtie (55 NIS) Il existe également un kebab persan servi avec du Sabzi et du riz (72 NIS).

Nachalat Binyamin 2 Tel Aviv, 03-5108408, dimanche au jeudi de 10h à minuit, le vendredi de 10h à 19h, casher

Floda Parsi

Le floda - une boisson persane sucrée à base d’eau de rose et de nouilles au riz - est l’une des boissons ou desserts préférés de la cuisine persane. Il n’est pas facile de trouver des endroits qui le préparent correctement en Israël, et celui ci, sur le marché d'Hatikvah, est l’un d’entre eux.

Dans ce petit stand, on vous servira cette boisson fraîche, avec des glaçons, depuis un récipient spécial en acier inoxydable, dans un petit ou un grand verre, selon votre choix (pour un petit verre, vous payerez deux shekels et un grand vous coûtera cinq shekels).

Ils proposent également du concentré de grenade, cuit selon une méthode ancienne.

Chanoch 54 Tel Aviv, du dimanche au vendredi de 16h00 à 20h00, cacher

Selimi

Un restaurant familial appartenant aux frères Rami et Kobi Selimi, qui servent un menu régulier toute la semaine. Le mardi et le vendredi, des plats spéciaux persans sont ajoutés et changent chaque semaine.

Ces jours-ci, avant chaque plat que vous commanderez au menu sera servi avec un bouquet de légumes, des radis frais et de la salsa épicée avec des pitas chaudes. Ensuite, vous pouvez choisir entre un plat de riz au sabzi et à la viande avec du Ghormeh-sabzi (50 NIS), un plat de brochettes et un kebab persan, ou bien du riz avec des boulettes Gundi (NIS 45) ou un sabzi végétarien (30 NIS avec du riz). Le vendredi, ils proposent également des plats cuisinés à emporter.

Où manger de la cuisine iranienne cachère en Israël?

Où manger de la cuisine iranienne cachère en Israël?

Nahalat Binyamin 80 Tel Aviv, 03-5188377, dimanche au vendredi de 11h30 à 17h00, casher

Ghormeh-sabzi

Un restaurant persan relativement nouveau qui opère dans la zone du marché Levinsky à Tel Aviv. Le restaurant, créé par Bijan Brakurdari, propose un menu du jour qui comprend des plats persans tels que l’ Ash e rechte, du poulet mariné au safran, des brochettes et trois types de riz et de la viande avec des abricots, du concentré de grenade et de nombreux légumes. Par temps froid, vous pouvez également trouver un plat d'agneau avec des légumineuses, des pois chiches, du citron persan et des tomates entières, que les Perses appellent simplement "Dizzy" (65NIS).

Il est recommandé de goûter ici les galettes de gundi servies dans une soupe fraîche et les plats végétariens qui coûtent entre 30 et 40 NIS. Les repas carnés vous coûteront entre 45 et 60 shekels, un plat de brochettes avec du riz vous coûtera 35 shekels et vous paierez 35 NIS pour un Ash e rechte (soupe de nouilles persane).

Levinsky 47 Tel Aviv, 03-5080709, dimanche au jeudi de 11h à 18h, le vendredi de 11h à 15h, casher

Gohar

Le restaurant "Gohar" opère depuis 18 ans dans la zone industrielle de Kfar Saba et propose des plats authentiques et classiques de la cuisine persane. Rachel Norellian, née à Ispahan (la troisième ville d'Iran), transmet la glorieuse tradition culinaire fascinante, à travers sa cuisine, pour les générations futures.

Au menu, vous trouverez des plats comme la soupe Gondi Barnji; "Dolma" – des farcis persans cuits avec des grenades, des citrons et des pruneaux; du Ghormeh-sabzi; des feuilles de bette farcies de viande et cuites dans une sauce aux raisins verts; du Fesenjan – des parguiot au safran et au citron; de la cuisse d’agneau avec des légumes racines et du vin rouge; du ragoût de bœuf aux betteraves, aux prunes et aux coings dans une sauce à la grenade et de nombreux autres mets persans. Le vendredi, il est également possible d’emporter des plats préparés à la maison pour le week-end.

Rue taass 26 Zone industrielle de Kfar Saba, 09-7664533, dimanche au jeudi de 11h30 à 16h00, le vendredi de 8h00 à 15h00, casher

Baba John

Un restaurant persan relativement nouveau qui a ouvert ses portes il y a quelques mois dans la rue Jaffa à Jérusalem. Le menu est composé de plats tels que le kebab persan et le kebab pakistanais  (29-35 NIS par portion en pita ou 60 NIS pour deux portions sur une assiette), du Gundi (20-30 NIS) et du Kupta Branji (29-35 NIS).

Vous pouvez également y trouver des plats comme le Ghormeh-sabzi (39 NIS), le Horeshte Bamaia (NIS 39), le Gondi et le Horeshte Musma.

Jaffa 220 Jérusalem, 02-6644477, dimanche au jeudi de 11h00 à minuit, casher

Source : Ynet

Israël : Shomer Shabbat, les restaurants cashers ouverts le Shabbat avec une vision sociale

Les restaurants " Shomer Shabbat " qui sont ouverts le jour du Shabbat sont en plein essor à Jérusalem. Leur objectif est d'offrir aux Juifs religieux et laïcs la possibilité de s'asseoir ensemble autour d'un repas de Shabbat en dehors de leur foyer.

Dans ces restaurants, le client paie à l'avance ou reçoit l’addition après Shabbat. La nourriture et les boissons sont préparées conformément aux lois du Shabbat et réchauffés sur des plaques chauffantes. L’eau chaude est préalablement bouillie et placée dans des bouilloires électriques, un peu comme dans les hôtels casher.

Les restaurateurs Yehonatan Vadai (Carousela et Bab al-Yemen), Hedai Offaim (café et bar Ofaimme Farm, Hadir) et Mark Leuria (Rouge et Blanc) ont récemment commencé à offrir des repas de Shabbat à leurs clients. De plus, ils partagent tous le désir ardent d'une nouvelle expérience de Shabbat qui, à leur avis, revitaliserait la vie juive à Jérusalem en tant que ville pluraliste et accessible à une population diversifiée.

L'été dernier, Yehonatan Vadai, juif d’origine yéménite natif de Jérusalem, a ouvert Bab al-Yemen (porte du Yémen en arabe) au 29, rue Aza. Le restaurant, qui sert des plats casher et yéménites traditionnels du Shabbat, a été inspiré par les racines et la culture de Vadai.

"Le restaurant est une porte d'entrée vers la culture yéménite ", a déclaré M. Vadai. Cependant, a-t-il soutenu, son objectif principal est de fournir une porte vers quelque chose de complètement différent - une porte vers le changement social au sein de la communauté juive : "l'idée simple de s'asseoir ensemble, religieux et laïcs, le jour du Shabbat."

Yehonatan Vadai croit que beaucoup de Juifs rebutés par les idées insulaires des institutions religieuses sur l'expérience juive "abandonnent la tradition".

"A notre époque, notre lien avec le judaïsme doit être plus souple et plus ouvert  ", a-t-il expliqué. "La morale juive dit qu'il y a une solution à tout dans la loi juive, si vous avez le courage de regarder vers l'avant. Nous pouvons respecter la casheroute et ne pas transgresser le Shabbat - tout faire dans les règles de l'art encore mieux que les hôtels -en offrant l'atmosphère et le service dont les clients religieux recherchent."

Jusqu'à présent, selon Yehonatan, c'est exactement ce que fait Bab al-Yémen, en accueillant des conférenciers l'après-midi du shabbat sur des sujets allant de la lecture hebdomadaire de la Torah à la culture, la poésie, l'histoire aux questions sociales en Israël, et en offrant un lieu où "amis et couples qui sont "mixtes" - où l'un est religieux et l'autre laïc - se sentent à la maison et sont réunis".

Contrairement aux hôtels, qui reçoivent sans problème des certifications de casheroute, les employés de Bab al-Yemen s'abstiennent de travailler sur les ordinateurs et les téléphones, a déclaré M. Vadai. L'utilisation d'un "goy shel Shabbat" - un terme que Vadai dit ne pas apprécier - se limite à écrire les noms et coordonnées des clients pour qu'ils puissent payer après Shabbat. En général, dit Yehonatan, les clients sont respectueux de ce modèle de confiance, 95 % d’entre eux paient à temps.

Yehonatan Vadai a critiqué le monopole du Grand Rabbinat sur la certification cachère, arguant que l'institution religieuse "porte préjudice au judaïsme" par sa corruption financière, son pouvoir monopolistique, sa rigidité et son incapacité à "faire son travail" de supervision adéquat.

Au fil des ans, l'autre restaurant de Mr Vadai, Carousela, a changé ses certifications de cacheroute – passant du rabbinat à l'organisation alternative Hashgacha Pratit et, plus tard, à Tzohar. Neanmoins, même les organisations alternatives de casheroute refusent de donner la certification aux restaurants qui sont ouverts le Shabbat. Malgré tout, Vadai a déclaré qu'il bénéficiait déjà d'un certain soutien de la part de rabbins renommés. Lorsqu'il a rencontré le grand rabbin ashkénaze de Jérusalem Aryeh Stern, ce dernier lui a dit qu'il "aimait l'idée et souhaitait recommander que le restaurant soit considéré comme casher", mais il a finalement déclaré qu’il avait  les mains liées par la décision du rabbinat.

Yehonatan Vadai a exprimé l'espoir que l'idée des restaurants de shabbat fasse son chemin, et il a l'intention de combattre le rabbinat devant la Cour suprême pour permettre aux restaurants "shomer shabbat" qui ouvrent le shabbat de recevoir des certifications casher. Si cela se produit, ajoute M. Vadai, il est sûr qu'un plus grand nombre de restaurateurs qui ont peur d'ouvrir le restaurant le jour du Shabbat le feront.

D'autres restaurateurs font déjà de même en ouvrant le Shabbat, avec des modifications qui permettent aux juifs religieux d'y participer.

Offaim, copropriétaire de la Ferme Ofaimme pour une agriculture durable, a ouvert Hadir - The Bar à Hansen (Hansen House, 14 Gdalyahu Alon Street) en été 2018, quelques mois après Bab al-Yemen.

Ofaimme Farm, une entreprise "de la graine à la table", s'approvisionne en légumes et en produits laitiers pour le café et le bar dans ses fermes de l'Arava et de la vallée de l'Eila. Selon Offaim, son café et son bar " font partie d'une vision plus large d'une ferme environnementale, durable et sociale avec des accords de commerce équitable ".

Le Red and White à Jérusalem

Le Red and White à Jérusalem

A cette fin, les activités d'Offaim respectent des normes environnementales et sociales strictes, y compris l'utilisation de l'agriculture biologique et de l'énergie solaire, des systèmes d'eau recyclée et des cercles écologiques du bétail et des plantes dans l'exploitation.

Tous les employés des fermes et des bars, y compris les serveurs, gagnent plus que le salaire minimum, avec des salaires et des retraites complets, et leur centre de formation dans l'Arava forme des agriculteurs des pays du tiers monde.

Il n'y a pas de conservateurs ou d'additifs dans les aliments, et la ferme est également impliquée dans l'entrepreneuriat social, en partenariat avec la Fondation Leichtag, qui, dans le cadre de son initiative Jerusalem Model, accueille divers projets civils à Hadir, allant de l'autonomisation des femmes haredi par l'éducation à l'enseignement technologique dans la jeunesse du secteur arabe.

Un troisième partenaire, la Yeshiva laïque de Jérusalem, offre des programmes culturels gratuits plusieurs fois par semaine au bar, notamment des conférences, des concerts, des services de Kabbalat Shabbat et des soirées DJ.

"Hadir n'est pas seulement un endroit pour prendre une bière à la fin de la journée," a déclaré Offaim.  "C'est un endroit qui permet à la communauté de trouver un foyer."

Tzohar certifie que le café est casher, mais le bar n'a pas de certification casher, car il y a une sélection de vins et spiritueux non casher. Néanmoins, souligne Offaim, la nourriture est casher et le cuisinier du bar est un mashgiah (superviseur de casheroute) religieux.

Offaim a décidé d'ouvrir le bar le jour du Shabbat pour ses "nombreux amis qui respectent la casheroute et le Shabbat". Le repas de shabbat comprend du vin et de la halla, du poisson fumé et salé, du kugel, des pâtisseries, des sandwiches et des fromages fermiers. Contrairement à Bab al-Yemen, il y a de la musique le shabbat à l'intérieur du bar (mais pas à l'extérieur), et les clients ont le choix de payer sur place, à l'avance ou après le shabbat. Offaim fait également état de bons résultats en termes de système d'honneur, à ce jour, les clients ont toujours payé.

Offaim pense qu'à Jérusalem, il est bon d'offrir différentes options pour le Shabbat, mais il faut admettre qu'être réceptif aux restaurants du Shabbat exige "transparence et inclusion". Quand il a annoncé l'ouverture de Hadir le Shabbat, certains amis religieux lui ont dit : "Super, je te verrai Shabbat," tandis que d'autres ont répliqué : "Je ne pourrai pas être là Shabbat, mais je te verrai mardi".

Pendant la semaine, a dit Offaim, on peut témoigner de la grande diversité que représente Jérusalem, avec "des haredim assis au côté de jeunes hipsters et de professeurs plus âgés de l'Université hébraïque, ou encore d'Arabes de Jérusalem-Est".

"Et le jour du Shabbat, c’est la même chose," dit-il. "Vous pouvez trouver des gens religieux et non religieux assis ensemble, l'un payant avec une carte de crédit, prenant un café au lait de la machine à café, et l'autre buvant du café noir et payant après Shabbat."

Offaim considère ce système comme le reflet de la génération de ses grands-parents. "Ma grand-mère respectait la casheroute, et toute personne religieuse qui mangeait chez elle savait que c’était casher. Si c'était assez bien pour toi, super. Sinon, ce n'était pas grave."

Le propriétaire du WINE BAR Leuria a également parlé de son désir d'un environnement de Shabbat plus inclusif lorsqu'il a décrit ses objectifs en ouvrant son bar à vin, Red and White (8 rue Shlomo Hamelech), pour des dîners de Shabbat payés d'avance.

"L'ouverture de Red and White a vu le jour car je suis un nouvel immigrant à Jérusalem et je voulais une place pour l’auto-réflexion et une connectivité sociale significative ", a-t-il dit.

Offrir aux invités un dîner de shabbat dans son bar à vin était une extension de cet objectif. "Jérusalem est une belle ville, mais sa société est souvent perçue comme fracturée ; c'est pourquoi il y a des personnes qui passent entre les mailles du filet. Red and White attire ceux qui n'ont pas leur place dans les lieux existants."

" Je pense qu’il est nécessaire de créer un lieu spacieux, abordable et de qualité pour permettre aux clients de socialiser et de se sentir à l’aise le jour du shabbat. Tout le monde n'aime pas être invité chez des étrangers ou assister à des repas communautaires rigides et structurés ", a-t-il ajouté.

Leuria a également mentionné une vision allant plus loin que la cuisine et le vin. "Il ne s'agit pas seulement de vin, mais d'expérimenter un lieu qui est un conduit vers l'être humain. J'ai créé le lieu de l'intimité, de la conversation, de l'hospitalité et de l'esthétique, où les convives peuvent réfléchir et avoir de vraies conversations."

Comme Vadai et Offaim, Leuria décrit ses clients comme étant ouverts d'esprit. Alors que son bar possédait la certification cachère du rabbinat, il a décidé de l'abandonner "au moment où ils n'ont pas pu m'aider à atteindre mes objectifs d'élargir mon projet pour le Shabbat".

"L'hospitalité est au cœur de notre religion, mais d'après ce que je vois, la véritable hospitalité est rare ", a-t-il expliqué. "Ironiquement, nombres d'invités se sentent exclus de la communauté le jour du Shabbat alors qu'ils se trouvent au milieu d'une pratique sociale spécifiquement conçue pour être inclusive et enrichissante ".

Bien que les trois restaurants ouverts le jour du Shabbat comptent une clientèle importante et encourageante, certains Israéliens tant traditionalistes que religieux sont sceptiques quant à savoir si ces restaurants suivent réellement l'esprit et les lois du Shabbat.

Zev Shochet, bien que s'identifiant comme juif laïc, soutient que s'il y a des employés - Juifs ou non juifs - ce n'est pas conforme à l'esprit ou aux lois du Shabbat, et appeler l'endroit casher n'est qu'une "combina israélienne [pratique commerciale louche]".

D'autres soulignent que le concept n'est pas différent de celui du pré-paiement des repas de shabbat dans les hôtels.

Réfléchissant sur la vision sociale de la tendance qu'il est en train de lancer, Vadai a exprimé sa gratitude pour l'opportunité d'offrir quelque chose de nouveau au public de Jérusalem. Après plusieurs mois d’activité, on lui rappelle encore chaque semaine sa nouveauté et son importance.

"J'ai la chance d'avoir l'occasion de changer quelque chose dans notre façon de penser ", a déclaré Vadai. "Je vois que le public religieux en a besoin. Ils veulent quelque chose de plus que ce que les institutions religieuses fournissent, et comprennent que nous pouvons rester religieux et aller dans un restaurant le Shabbat."

Source : Jpost

Des gâteaux au gingembre pour Pourim dans le ghetto de Varsovie

Soixante-dix-sept ans plus tard, une note rare jointe à un paquet de Mishloach Manot distribué dans le ghetto de Varsovie en mars 1942 a été découverte, attestant de la dévotion avec laquelle les Juifs conservaient leurs traditions même en temps de famine et de privations inhumaines.

Cette note qui fait frémir, et qui était jointe à un paquet de Mishloach Manot qui est passée entre les Juifs du ghetto de Varsovie, illustre la réalité inconcevable de la vie dans le ghetto. Le cachet de l'expéditeur est gravé au verso: "The Jewish Quarter Supply Company". En dessous, "Purim 1942" en hébreu - et au-dessus d'eux l'ordre de :  "vérifier le poids!"

Ces mots illustrent l’importance accordée dans le ghetto à chaque once de nourriture, de peur que quelqu'un reçoive moins que la quantité inscrite sur l'envoi. Ils témoignent également du désir des Juifs de continuer à observer la mitsva de Michloah Manot. La note emballait un sachet de 100 grammes de biscuits au gingembre.

Ce billet est tombé entre les mains d'un Polonais qui l'a trouvé chez lui après la guerre, sans en connaître le sens. Huit décennies plus tard, il a contacté les émissaires du Centre international Shem Olam, qui l’ont transmis aux Archives centrales.

Nos michlokhe manot d'aujourd'hui ont d'un coup une saveur particulièrement fade

Nos mishloche manot d'aujourd'hui ont d'un coup une saveur particulièrement fade...

"Une organisation qui mettait la vie en danger"

Les Juifs des ghettos travaillaient et effectuaient des tâches sisyphéennes. En retour, ils recevaient un régime de 500 calories par jour. Chaque tranche de pain ou bol de soupe était mesuré et essentiel à la survie et au maintien d'une santé physique raisonnable. Et malgré tout, ils ont pris soin de préserver la tradition et l'esprit juifs même au péril de leur vie.

Le rabbin Avraham Krieger, président du Centre international Shem Shem Olam, a déclaré que le caractère unique de cette trouvaille est qu'elle "reflète le désir de préserver les traditions du mishloach manot dans le ghetto, dans le chaos et la famine, même si une telle organisation mettait en danger la vie des Juifs".

Selon lui, "La fête de Pourim avait une signification puissante dans le ghetto, parce que les Juifs considéraient Hitler comme le" Haman "de leur époque et priaient pour sa chute. La quantité de biscuits était minime, mais il y avait beaucoup plus que cela. C'était un symbole de la guerre des Juifs pour la foi - au côté d'un cadre social social préservé malgré tout ".

Source : Ynet

Ce couple parcourt le monde pour photographier tous les survivants de l'Holocauste

Tout d’abord, il semble que John et Amy Israel Pregulman aient trouvé un style de vie "nomade numérique" idéal. Ce couple très amoureux parcourt le pays et le monde entier côte à côte pour travailler au sein d'une organisation qu'ils ont bâtie ensemble à partir de rien.

« Tous les jours, nous nous réveillons et nous nous disons : "Nous n'arrivons pas à croire que nous allons faire ça ", me dit Amy depuis le siège passager de la voiture alors que le couple se dirige vers Boulder, au Colorado, depuis sa maison à Denver.

Ils ne sont pas influents sur les médias sociaux. Au lieu de cela, leur projet les emmène chez des personnes qui sont souvent négligées : des survivants de l'Holocauste.

KAVOD, l'organisation fondée par le couple, a une double mission impressionnante. La première est de photographier tous les survivants vivants de l'Holocauste avant leur mort. La seconde : aider les survivants vivant dans la pauvreté en leur fournissant une aide d'urgence qui leur permet notamment de se procurer de la nourriture et les médicaments dont ils ont besoin.

"C'est un travail très privilégié ", dit Amy, 49 ans, unique salariée de l'organisation. "C'est un privilège de les rencontrer, c'est un privilège d'entendre leurs histoires et d'être témoin, et c'est un privilège de pouvoir avoir un petit impact dans leur vie. Et travailler ensemble pour pouvoir le faire - c'est tellement unique."

John, 61 ans, a photographié près de 800 survivants et KAVOD en a aidé plus de 1 000 avec des dons. En février, le travail du couple les avait amenés dans 37 villes, dont Prague, Cracovie et Tokyo.

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KAVOD est un mot hébreu qui signifie "respect", et cette valeur est profondément ancrée dans tout ce que fait l'organisation, de la manière dont John prend les photos à celle dont les dons sont distribués.

"Vous rencontrez ces personnes incroyables, positives, heureuses et accomplies qui ont surmonté des expériences horribles pendant la plus grande partie de leur enfance ou de leur adolescence. Au début, je prenais les photos en noir et blanc ", dit John. "Et ils me disaient : "C'est vraiment dur, cela nous fait paraître tristes. Cela ne nous représente pas fidèlement."

John a donc commencé à prendre des photos en couleur. Comme il pensait qu'un grand appareil photo professionnel intimiderait ses sujets, il a décidé d'utiliser un simple appareil numérique Sony. Il opte également pour que ses sujets soient confortablement assis, éclairés par la lumière naturelle.

KAVOD a vu le jour il y a cinq ans lorsqu'un ami a demandé à John, originaire de Chattanooga (Tennessee), de photographier des survivants au musée de l'Holocauste à Skokie, dans l’Illinois. Pour cet ancien photographe professionnel, le lien avec ses sujets a été immédiat : Il a photographié 65 survivants en trois jours. Il a décidé d'en faire un projet passionnant, parcourant le pays et prenant des photos.

Mais l'histoire de KAVOD est aussi, assez merveilleusement, une histoire d'amour. C'est grâce à ce projet que John et Amy se sont rencontrés et sont tombés amoureux.

Un jour, John a été contacté par des amis qui vivaient à Memphis. Leur père était un survivant de l'Holocauste, et bien qu'il n'ait jamais parlé de son expérience à personne, y compris à sa famille, il voulait que John tire son portrait.

"Tout d'un coup, il s'est ouvert à ses enfants à propos de tout ", dit John.

Les amis de John étaient aussi des amis d'Amy et ont pris des dispositions pour qu'ils se rencontrent. "Nous avons lancé KAVOD en novembre 2015, nous nous sommes mariés en septembre 2016 ", dit John. "Ça a été une chose merveilleuse de développer cette organisation, et en même temps de grandir ensemble en tant que couple."

Le couple a six enfants issus de relations antérieures, qui sont très favorables au travail de leurs parents.

L'aspect caritatif de l'organisme était une conséquence naturelle du projet photographique.

"Au début, nous allions surtout chez les gens pour prendre des photos ", dit John. "Inévitablement, lorsque vous vous trouvez chez une vieille dame, après la photo, elle veut vous servir quelque chose à manger, comme votre grand-mère le ferait."

Une fois, ils ont rendu visite à une survivante à Orlando. "Lorsque je me suis retrouvé devant son réfrigérateur, j’ai constaté qu’il était complètement vide ", dit-il. "Elle m'a dit : "J'ai dû réparer mon climatiseur, alors j'ai utilisé mon argent de l’épicerie pour ça et je m'en passe."

Pour John et Amy, l'idée était inacceptable. Ils ont vite découvert qu'un tiers des survivants de l'Holocauste vivaient dans la pauvreté. En fait, 61 % des 100 000 survivants aux États-Unis disposent moins de 23 000 $ par an.

Beaucoup de survivants reçoivent un paiement mensuel, de la Conférence des réclamations ou de la Sécurité sociale, mais lorsqu'ils ont une dépense d’urgence, leur budget s'en ressent et ils n'ont plus rien sur quoi compter. Ils finissent donc par utiliser l'argent qu'ils utiliseraient normalement pour acheter des médicaments ou de la nourriture.

"Nous avons donc décidé que pour KAVOD, nous voulions donner une aide d'urgence et confidentielle aux survivants dans l'urgence", dit John.

Ils ont décidé de distribuer l'argent par le biais de cartes-cadeaux chez Target et d'autres magasins " parce que n'importe qui peut entrer dans une épicerie avec une carte-cadeau et personne ne leur donnera l’impression d’être différents ", selon Amy.

Il n'y a que trois choses que John et Amy doivent savoir avant d'envoyer de l'aide : quelle est la situation, si la personne est une survivante de la Shoah et combien d'argent il lui faut. Le conseil d'administration de l'organisation envoie généralement l'argent dans les trois jours.

«Nous avons compris que le processus d'obtention de financement et d'aide à tous les niveaux était très compliqué pour eux», déclare Amy. «Nous voulions donc que ce soit simple.»

Bien qu'ils aient rationalisé le processus d'aide, cela ne leur facilite pas nécessairement la tâche car les témoignages de leurs sujets sont poignants.

Amy souligne que les relations de John avec ses sujets vont bien au-delà de la séance photo. "Il reste en contact avec beaucoup de survivants", dit-elle.

Avec la montée récente du nationalisme et de l'antisémitisme dans le monde, John et Amy ont le sentiment que leur travail est plus important que jamais. Le couple - qui visite un endroit différent presque chaque semaine pour son travail - n'a pas l'intention de ralentir. Ils prévoient une visite en Israël cet été pour prendre des photos des survivants.

Israël : un Pourim tout blanc pour les soldats de Tsahal sur le mont Hermon

Tandis que les Juifs d’Israël lisaient hier soir la Méguila dans la synagogue et commençaient les célébrations de Pourim dans une atmosphère printanière, les soldats du bataillon de réserve "Eitan" (9307) célébraient la fête sous un froid glacial, par un temps glacial et dans la neige, dans le cadre de la mission de protection de la frontière avec la Syrie dans la région du Hermon.

Le bataillon, qui a la responsabilité de l'extrême nord du pays, protège les habitants d'Israël et les maintient en sécurité et bien au chaud jour après jour et même pour Pourim, avec leurs divers déguisements.

Pourim Samea'h de la part du bataillon Eitan!

Pourim Samea'h de la part du bataillon Eitan!

Malgré les difficultés, les combattants ont décidé de ne pas abandonner la lecture traditionnelle de la Meguilat Esther. Tandis que leurs proches se rendaient dans les synagogues de tout le pays, les réservistes ont trouvé le temps, se sont réunis et ont lu le rouleau d’Esther dans la brume et l’immensité immaculée de la plus haute montagne du pays.

"La réserve naturelle sauvage du mont Hermon rencontre actuellement la magnifique réserve naturelle humaine du bataillon Eitan", a déclaré le commandant du bataillon, le colonel Haim Snir. "C'est un privilège et une belle occasion de célébrer ici la fête de Pourim.

"Nous, soldats et commandants du bataillon, nous nous souvenons bien du lourd tribut payé par le peuple juif lors des batailles du Hermon, et nous sommes fiers de faire partie de la chaîne qui le protège. "

Source : Israel HaYom