Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Frappe iranienne sans alarme : 6 soldats américains tués, le Pentagone sous pression

Frappe iranienne sans alarme : 6 soldats américains tués, le Pentagone sous pression

6 soldats américains tués : une frappe iranienne sans alarme, le Pentagone face aux questions

La mort de six militaires américains dans une frappe iranienne au Moyen-Orient marque un tournant opérationnel. Mais au-delà du bilan humain, un élément inquiète les états-majors : aucune alarme ne s’est déclenchée avant l’impact.

Une frappe détectée trop tard – ou pas du tout

Selon les premières évaluations militaires, l’attaque n’aurait laissé qu’un délai de réaction extrêmement court. Si le projectile utilisé était un missile à trajectoire basse ou à phase terminale très rapide, le temps entre la détection radar et l’impact aurait pu se réduire à quelques secondes, insuffisant pour activer les sirènes et ordonner le confinement.

Autre hypothèse étudiée : un brouillage électronique ou une manœuvre de saturation.
L’Iran, via le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, a développé des capacités de guerre électronique capables de perturber la détection ou de retarder l’identification d’une menace réelle parmi des signaux leurres.

Les systèmes d’alerte américains dans le Golfe reposent sur un maillage combiné de radars régionaux, de satellites d’alerte avancée et de centres de coordination interarmées.
Une faille dans la transmission des données, une “fenêtre aveugle” radar ou un tir effectué depuis une position géographiquement proche pourraient également expliquer l’absence totale de signal sonore.

Une question stratégique majeure

Dans une base américaine, l’activation automatique des sirènes fait partie des protocoles élémentaires de survie. Qu’aucune alarme n’ait retenti signifie soit une défaillance technique grave, soit une surprise tactique majeure.

Au-delà du drame humain, la question est désormais stratégique : l’Iran a-t-il démontré une capacité nouvelle de pénétration des dispositifs de défense américains ?

Si tel est le cas, l’incident dépasse le cadre d’une frappe isolée. Il révèle une évolution inquiétante de l’équilibre technologique régional.

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Pourim 2026 : Une étudiante israélienne réinvente la Méguilat Esther en calligraphie persane

Pourim 2026 : Une étudiante israélienne réinvente la Méguilat Esther en calligraphie persane

Pourim, Iran et typographie : quand la Méguilat Esther renaît en calligraphie persane

À l’heure où l’Iran occupe le centre des tensions géopolitiques, une jeune graphiste israélienne revisite la Méguilat Esther en l’habillant d’une typographie inspirée de la calligraphie persane. Un projet artistique fort, à la croisée de l’histoire juive, de l’identité et d’une mémoire qui traverse les siècles.

Une Méguila qui semble étrangère… mais qui est bien hébraïque

Au premier regard, les versets paraissent écrits dans une langue inconnue. Les formes évoquent la calligraphie persane, ses courbes élégantes, ses prolongements fluides. Pourtant, il s’agit bien d’hébreu.

La graphiste a choisi de modeler l’alphabet sacré selon une esthétique inspirée de l’art scriptural iranien, créant ainsi un pont visuel entre le texte biblique et le cadre géographique dans lequel se déroule l’histoire d’Esther.

Hadasa Mashkowitz, 22 ans, et le projet « Ishtar »

À l’origine de cette initiative, Hadasa Mashkowitz, 22 ans, originaire de Mitzpe Yericho, étudiante en quatrième année de communication visuelle à l’Académie Emouna.

Son projet de fin d’études, intitulé « Ishtar », est encadré par le professeur Shachar Vitonski.

Elle explique que l’objectif n’était pas seulement esthétique mais narratif : revêtir la Méguila d’un « habillement visuel plus en phase avec le contexte géographique et culturel de son histoire » et inviter le lecteur à une lecture plus consciente, plus attentive.

Le nom « Ishtar » s’inspire du livre La Reine de Tamar Eilem Gindin et Maayan Eshkoly, qui ont nourri sa réflexion sur les racines perses du récit biblique.

Une dimension inattendue à l’ombre de la guerre

Interrogée sur la résonance particulière de son travail dans le contexte actuel des tensions entre Israël et l’Iran, Hadasa Mashkowitz répond sans détour :

« La vérité, c’est que je n’ai pas choisi ce thème à cause de la guerre avec l’Iran. Mais au fur et à mesure que le projet avançait, et que la situation aussi évoluait, j’ai compris qu’il se passait ici quelque chose de très fort, presque une forme de mission. J’ai vu un nouveau lien se créer : une jonction entre la Méguila, ses racines perses, et une reconnexion possible des Iraniens à leurs origines. Ce lien avec les jours de Pourim et cette histoire qui se répète a donné une dimension supplémentaire particulière à tout le projet. »

Une déclaration qui dépasse le simple cadre académique. Pourim n’est pas qu’une fête folklorique : c’est l’histoire d’un décret d’anéantissement, d’une menace perse contre le peuple juif, et d’un retournement stratégique.

Un projet né d’une rencontre avec la calligraphie

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la jeune créatrice n’a aucun lien familial avec l’Iran. Ses racines sont d’Europe de l’Est : Hongrie, Pologne, Lituanie.

L’idée du projet remonte à sa première année d’études, lors d’un cours de calligraphie dispensé par l’enseignante Kelt Ziv. Elle raconte avoir immédiatement ressenti une connexion profonde avec cet art. Lorsqu’est venu le moment de choisir un sujet de diplôme, elle savait qu’elle voulait travailler l’écriture. Le thème est né lors d’une conversation avec sa mère, qui a évoqué la Méguilat Esther.

Hadasa… comme Esther

Le lien est également personnel. Hadasa est l’autre nom de la reine Esther.

Elle confie : « En fait, je m’appelle Hadasa, d’après Esther la reine (Hadasa est Esther). Ma mère enseignait dans un établissement religieux et, avant ma naissance, elle s’était profondément identifiée à la figure d’Esther. Elle n’a toutefois pas pu me donner le nom d’Esther, car c’est le nom de ma grand-mère. Ils ont donc choisi Hadasa. »

Une coïncidence qui, dans le cadre de ce projet, prend un relief particulier.

Un travail salué par l’Académie Emouna

La Dr Efrat Grossman, directrice de l’académie et spécialiste de la typographie hébraïque, souligne :

« Le travail de Hadasa est émouvant et porte l’exploration typographique du département à son apogée. La conception de l’écriture dans cette Méguila ne se limite pas à un choix esthétique. Elle dialogue avec l’histoire de la communauté juive en Perse, qui a préservé sa judaïté et sa langue dans un autre cadre culturel. Ici, le signe n’est pas seulement un élément graphique fonctionnel, mais un vecteur d’identité, porteur de sens, racontant aussi une histoire à travers sa forme. »

L’œuvre n’est pas encore achevée. Elle sera présentée lors de l’exposition des diplômés de l’Académie Emouna au mois de juillet.

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Judée-Samarie : des débris de missiles vendus 300 shekels sur les marchés palestiniens-vidéo-

Judée-Samarie : des débris de missiles vendus 300 shekels sur les marchés palestiniens-vidéo-

Quand les éclats de missiles deviennent marchandise

300 shekels le fragment : la guerre transformée en commerce

Alors que la région reste sous tension après les tirs de missiles iraniens et leurs interceptions, une scène hallucinante a émergé des territoires palestiniens : des fragments de roquettes sont vendus sur les marchés locaux comme de simples pièces de ferraille.

Selon l’article publié par Ynet, des vidéos devenues virales montrent des habitants proposant à la vente des débris récupérés près de leurs habitations. À Maythalun, au sud de Jénine, des hommes ont été filmés en train de scier des morceaux de roquettes pour les revendre. Le prix évoqué dans une séquence largement diffusée atteint 300 shekels pour un fragment.

Dans l’une des vidéos, un homme, sourire aux lèvres, présente un morceau trouvé dans son jardin et déclare avec ironie : « Inch’Allah, la prochaine fois j’aurai un plus gros morceau. » L’image est brutale : la banalisation de la guerre transformée en opportunité commerciale.

Des scènes filmées à Jénine et près de Naplouse

Les images proviennent notamment de la localité de Maythalun ainsi que de Beita, près de Naplouse. Dans cette dernière, un homme a été filmé transportant des débris à l’aide d’un tracteur, comme s’il s’agissait d’un simple chargement agricole.

 

Ces fragments proviennent des interceptions ou des impacts liés aux récents tirs de missiles. Leur circulation sur les marchés n’est pas marginale : les vidéos montrent une forme d’organisation spontanée autour de cette « nouvelle marchandise ».

Avertissements officiels : danger immédiat

Face à ces comportements, les autorités palestiniennes ont publié des mises en garde fermes. La police et la défense civile en Cisjordanie ont rappelé que ces débris peuvent contenir des éléments explosifs non déclenchés ou des composants instables.

Les autorités insistent : manipuler ces fragments expose à un risque réel de blessures graves, voire mortelles. Elles recommandent de rester à distance de tout objet suspect et d’alerter immédiatement les services compétents.

Les consignes diffusées incluent l’évitement des toits, des balcons et des espaces ouverts en cas d’alerte, ainsi que l’interdiction formelle de toucher aux restes de missiles ou d’interceptions.

Une société sous tension, entre panique et normalisation

En parallèle, le ministère palestinien de l’Économie a tenu à rassurer la population en affirmant que les stocks de produits de base sont suffisants pour les six prochains mois, appelant à éviter les achats de panique.

Ce contraste est saisissant : d’un côté des autorités qui tentent d’imposer un minimum de discipline sécuritaire, de l’autre des civils qui monnayent des vestiges d’armes de guerre.

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Israël lance une indemnisation express pour les familles évacuées

Israël lance une indemnisation express pour les familles évacuées

Israël débloque une aide financière immédiate pour les habitants dont les logements ont été endommagés par la guerre

Un plan d’urgence validé par le gouvernement

Le gouvernement israélien a approuvé une aide financière immédiate destinée aux autorités locales afin de soutenir les résidents dont les habitations ont été endommagées dans le cadre de la guerre en cours avec l’Iran.

L’annonce a été faite conjointement par le bureau du Premier ministre, le ministère des Finances et le ministère de l’Intérieur.

Cette mesure s’ajoute au mécanisme déjà existant, qui comprend notamment le financement des municipalités et l’activation du Fonds de compensation de l’Autorité fiscale, chargé de traiter les demandes d’indemnisation pour dommages de guerre.

Des montants précis pour les familles évacuées

Le dispositif prévoit deux niveaux de versement immédiat :

Une allocation de 1 500 shekels versée aux autorités locales pour chaque résident vivant dans un logement endommagé.

Un paiement direct de 500 shekels pour couvrir les dépenses urgentes de chaque habitant concerné.

Ces aides sont destinées à tous les résidents dont le logement a été officiellement déclaré inhabitable. L’évacuation est coordonnée par les autorités locales et la division de la taxe foncière de l’Autorité fiscale.

350 évacués et 1 000 demandes d’indemnisation

Selon le ministère des Finances, 350 personnes ont déjà été évacuées de leur domicile à travers le pays.

Depuis le début des hostilités, 1 000 demandes d’indemnisation pour dommages matériels ont été enregistrées.

Ces chiffres illustrent l’impact direct des frappes sur le front civil et la pression croissante exercée sur les infrastructures municipales.

Réactivation du portail d’urgence gouvernemental

En parallèle, le gouvernement a réactivé le portail d’urgence national.

Ce site centralise toutes les informations essentielles en période de guerre et permet aux citoyens d’accéder aux mises à jour officielles, aux directives publiques, à l’état des services essentiels et aux informations sanitaires et sociales.

Le bureau du Premier ministre, la Direction numérique nationale et l’Autorité nationale d’urgence ont souligné que la « réalité complexe » sur le front intérieur impose une coordination renforcée afin de fournir au public des informations fiables et accessibles.

Un outil déjà utilisé lors de l’opération “Rising Lion”

Le portail avait été lancé pour la première fois lors de l’opération “Rising Lion” en juin dernier.

Il sert de point d’accès unique aux services numériques de l’État et comprend désormais des ressources spécifiques pour les personnes dont les logements ont été endommagés, avec des liens et numéros dédiés pour déposer une réclamation ou solliciter une aide.

Une réponse civile face à une guerre qui touche les foyers

Ce plan d’assistance immédiate marque une reconnaissance officielle d’une réalité devenue centrale : la guerre ne se limite plus aux fronts militaires. Elle atteint désormais directement les habitations civiles.

L’État cherche ainsi à amortir le choc social et économique pour les familles déplacées, tout en assurant une continuité administrative dans un contexte sécuritaire instable.

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Iron Beam : Israël dévoile l’arme laser qui pourrait rendre les roquettes obsolètes

Iron Beam : Israël dévoile l’arme laser qui pourrait rendre les roquettes obsolètes

Le « Rayon de Fer » israélien : la bascule stratégique vers la guerre à énergie dirigée

Le terme spectaculaire de « rayon de la mort » relève du vocabulaire viral. Le nom réel du système est Iron Beam, appelé en hébreu Magen Or (« Bouclier de lumière »), développé par Rafael Advanced Defense Systems en coopération avec le ministère israélien de la Défense.
Il ne s’agit pas d’un gadget expérimental mais d’un programme officiellement intégré à l’architecture de défense aérienne israélienne.
La question n’est donc pas son existence, qui est avérée, mais son degré d’intégration opérationnelle et son emploi précis dans les événements récents.

Une rupture doctrinale : de la munition à l’électricité

Depuis 2011, le système Iron Dome intercepte les roquettes grâce à des missiles Tamir.
Chaque interception représente un coût significatif, estimé selon les sources ouvertes entre plusieurs dizaines et plus de cent mille dollars par projectile.
Cette logique repose sur une équation classique : un missile contre un missile. Iron Beam introduit un changement profond. Il transforme l’énergie électrique en arme.
Le coût marginal d’une interception devient essentiellement énergétique,  évalué à quelques dollars par tir. L’enjeu stratégique est considérable : dans un conflit d’attrition où l’adversaire mise sur la saturation à bas coût, réduire drastiquement le prix de l’interception modifie l’équilibre économique du champ de bataille.

Caractéristiques techniques confirmées

Les informations publiques issues des déclarations israéliennes et des présentations industrielles permettent d’esquisser un portrait technique crédible. Iron Beam est un laser haute énergie d’une puissance estimée supérieure à 100 kilowatts.

Sa portée opérationnelle annoncée se situe autour de sept à dix kilomètres. Il est destiné à intercepter des roquettes de courte portée, des obus de mortier et des drones, cibles relativement lentes et de faible dimension.
Le principe repose sur la concentration d’un faisceau laser sur une zone minuscule de la cible, de l’ordre d’une pièce de monnaie.
L’énergie thermique délivrée élève localement la température à plusieurs milliers de degrés, provoquant soit l’inflammation du propulseur, soit une défaillance structurelle. Contrairement à un missile, le laser n’explose pas la cible par onde de choc : il la brûle jusqu’à rupture.

Le facteur décisif : le temps de « dwell »

L’un des éléments techniques souvent mal compris concerne le temps de maintien du faisceau. Un missile intercepteur agit en une fraction de seconde lors de l’impact.
Un laser doit rester focalisé plusieurs secondes sur le même point pour transférer suffisamment d’énergie. Cette contrainte implique un système de poursuite extrêmement stable et précis. Si la cible manœuvre ou si le faisceau est perturbé, l’efficacité diminue.

Ce paramètre explique pourquoi Iron Beam est particulièrement adapté contre des roquettes ou drones plus lents, mais moins pertinent contre des missiles balistiques rapides, qui relèvent d’autres couches de défense comme Arrow.

Les limites physiques incontournables

La physique ne se négocie pas. Les armes à énergie dirigée sont sensibles aux conditions atmosphériques. La pluie, la poussière, l’humidité ou le brouillard dispersent et affaiblissent le faisceau.

Israël n’a jamais présenté Iron Beam comme un substitut complet à Iron Dome, mais comme un complément dans une architecture multicouche. En cas de météo défavorable ou de saturation massive, les intercepteurs cinétiques demeurent nécessaires. L’arme laser n’est donc pas une solution absolue, mais une optimisation contextuelle.

La question de l’utilisation opérationnelle

Plusieurs annonces officielles ont jalonné le développement du programme.
En 2022, le ministère israélien de la Défense a confirmé des essais réussis d’interception en conditions réelles.
En 2024 et 2025, des responsables ont indiqué une entrée progressive en service.
Toutefois, Israël communique rarement en détail sur ses capacités en temps réel.
L’affirmation selon laquelle le système aurait été utilisé « pour la première fois ce soir » ne peut être confirmée qu’à partir de déclarations officielles ou de preuves vérifiées.
À ce stade, ce qui est établi, c’est son intégration progressive dans le dispositif défensif israélien, pas nécessairement le détail d’un engagement précis rendu public immédiatement.

La stratégie des faisceaux multiples

Les ingénieurs de Rafael ont évoqué une capacité de gestion intelligente de l’énergie.
Le système peut utiliser plusieurs faisceaux concentrés, redirigeant l’énergie vers le point exact où la surface commence à céder.
Cette approche optimise la destruction thermique et réduit le temps nécessaire à la neutralisation. On est loin de l’image hollywoodienne d’un rayon continu flamboyant ; il s’agit d’une orchestration fine d’énergie contrôlée par des algorithmes de suivi et de stabilisation extrêmement avancés.

Ce que cela change pour la dissuasion régionale

L’introduction d’un système laser opérationnel dans un contexte de menaces permanentes modifie la logique d’escalade. L
es groupes armés misent sur la saturation pour épuiser financièrement et matériellement Israël.
Si l’interception devient quasi illimitée en coût énergétique, la stratégie d’usure perd une partie de son efficacité.

C’est un message stratégique : la défense israélienne cherche à neutraliser l’avantage économique de l’attaque asymétrique. Dans une région où la supériorité technologique joue un rôle central, Iron Beam représente une évolution majeure de la doctrine défensive.

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"Pourim 1946" : Le cri de Julius Streicher ce que personne n'avait compris depuis 80 ans

"Pourim 1946" : Le cri de Julius Streicher ce que personne n'avait compris depuis 80 ans

 

Pourim 1946, Pourim 2026 : quand l'Histoire bégaie et que le Livre d'Esther parle

Il y a des coïncidences que l'Histoire seule ne suffit pas à expliquer. Des résonances entre les siècles qui laissent l'observateur — qu'il soit croyant ou agnostique — dans un silence troublé. Nous vivons aujourd'hui l'une d'elles.

Le cri de Nuremberg

Le 16 octobre 1946, à deux heures du matin, deux soldats américains frappent à la porte de la cellule numéro 25 de la prison de Nuremberg. Julius Streicher, l'éditeur du journal antisémite Der Stürmer, l'un des propagandistes les plus virulents du IIIe Reich, est tiré de sa couchette. Il refuse de marcher. Il pleure, il supplie, il hurle. On le traîne jusqu'à l'échafaud en tricot de corps et caleçon long  seul parmi les dix condamnés à s'être comporté ainsi.

Sur le podium de la potence, face aux huit journalistes accrédités et aux quatre généraux américains présents comme témoins, quelque chose d'inhabituel se produit.
Le bourreau  dont on apprendra que son nom était Woods, bois en anglais, le même matériau que la potence de Haman dans le Livre d'Esther  aurait délibérément "raté" l'exécution de quinze minutes.
Une façon, selon les témoins, d'infliger davantage de souffrances à cet homme qui n'avait manifesté aucun remords depuis le début du procès.

Ces quinze minutes supplémentaires au pied de la potence, Streicher les mit à profit pour insulter copieusement l'assemblée. Les mains liées dans le dos, il se retourne vers l'assistance et lance une série d'injures mémorables. Parmi elles, celle qui allait traverser l'Histoire et intriguer le monde entier : "Fête de Pourim 1946 !" Puis son dernier cri : "Les bolcheviks vous pendront un jour !"

Tous les témoins se regardèrent, sans vraiment comprendre ce que cet ennemi du peuple juif venait de clamer. La scène est rapportée par le journaliste américain Kingsbury Smith et reprise dans le Newsweek du 28 octobre 1946. L'historien Andrew Nagorski commentera plus tard : "Ces cris ont parfaitement résumé son attitude durant tout le procès."

Ce même 16 octobre 1946, dix dignitaires nazis montent à la potence : Ribbentrop, Keitel, Kaltenbrunner, Rosenberg, Frank, Frick, Streicher, Seyss-Inquart, Sauckel et Jodl. Hermann Göring s'était suicidé quelques heures plus tôt ; Martin Bormann avait été condamné par contumace. Dix pendaisons. Exactement dix.

Pourquoi ce cri ? La clé que personne n'avait vue

La réponse se trouve dans la biographie intellectuelle de Streicher lui-même. Vingt-deux ans avant son exécution, il avait consacré un article virulent à ce qu'il appelait "Das Purimfest" — la fête de Pourim — comme exemple de prétendue dépravation juive.
Les nazis, pour mieux combattre leur ennemi, l'avaient étudié à fond. Streicher se vantait de posséder la plus grande bibliothèque judaïque du IIIe Reich. Il avait même appris le yiddish.

Il connaissait donc le Livre d'Esther dans ses moindres détails. Et sur le gibet, il venait de comprendre ou plutôt d'admettre ce qu'il lui arrivait.
En criant "Pourim 1946", Streicher s'identifiait lui-même à Haman mais avant tout il insultait une dernière fois le peuple juif puisqu'il associait Pourim a la dépravation du peuple juif.

Le dignitaire qui avait obtenu un décret d'extermination du peuple juif, et qui fut pendu avec ses dix fils après l'échec de son plan. Dix nazis pendus. Exactement comme les dix fils de Haman.

Ce cri n'était pas un accident ni un dernier souffle incontrôlé. C'était une déclaration consciente, délibérée, prononcée par un homme qui savait exactement ce qu'il disait  et ce qu'il reconnaissait malgré lui.

C'est précisément cette révélation  un antisémite fanatique qui, au seuil de la mort, valide lui-même la prophétie biblique  qui est au cœur du Code d'Esther, l'ouvrage remarquable des journalistes Bernard Benyamin et Yohan Perez, objet d'une interview exclusive dans Alliance en 2021.

"Streicher était un fanatique total en ce qui concernait les Juifs, c'est la raison pour laquelle il a été pendu à Nuremberg comme complice de meurtre, même s'il n'avait joué aucun rôle direct dans la planification de l'Holocauste", confirme l'historien Efraim Zuroff au Times of Israel. Condamné non pour des actes mais pour des mots pour avoir incité au meurtre et à l'extermination il rejoignait ainsi, dans une ironie vertigineuse, le destin de Haman.

Le Code d'Esther : une architecture textuelle stupéfiante

Les recherches de Bernard Benyamin et Yohan Perez révèlent une couche supplémentaire. Dans le texte hébreu massorétique du Livre d'Esther, au chapitre 9 décrivant la pendaison des fils de Haman, trois lettres sont écrites en petits caractères  le tav, le shin, le zayin dont la valeur numérique totale est 707. Ajoutée au millénaire hébraïque de 5000, on obtient l'année 5707 du calendrier juif, qui correspond à 1946-1947. Et le vav final, écrit en grand caractère, désigne à la fois le chiffre 6 et un millénaire.

Le 16 octobre tombait à Hoshana Rabba, jour associé dans la tradition rabbinique à la clôture du jugement divin. Le bourreau s'appelait Woods  bois en anglais or la Méguilah d'Esther insiste sur le mot bois pour désigner la potence d'Haman et de ses fils.
Le tribunal militaire international avait choisi la pendaison comme mode d'exécution, renvoyant directement à la scène perse antique.

Streicher, l'antisémite fanatique, aura été  malgré lui  le premier à prononcer à voix haute ce que des générations de lecteurs juifs avaient lu sans y voir une prophétie accomplie.

Pourim 5786 : de Suse à Téhéran

Quatre-vingts ans plus tard, dans le calendrier hébraïque, une séquence d'une densité historique comparable vient de se refermer — sans qu'il soit nécessaire d'établir un lien mécanique entre les deux événements. Le lien est ailleurs : il est dans la structure du récit.

Le 28 février 2026 — Chabbat Zachor, la lecture rituelle ordonnant de se souvenir d'Amalek — les États-Unis et Israël lancent une opération militaire conjointe. La résidence officielle du Guide de la Révolution islamique est détruite. Le 1er mars 2026, les médias d'État iraniens confirment la mort d'Ali Khamenei. Pourim 5786 débutait le 2 mars.

Pendant trente-sept ans, Khamenei avait structuré une stratégie régionale d'encerclement d'Israël : Hezbollah, Hamas, milices chiites en Irak, Houthis au Yémen, le tout enveloppé d'une rhétorique inscrivant la disparition d'Israël comme objectif idéologique central. Haman avait obtenu un décret royal. Khamenei avait construit un empire de mandataires. Dans les deux cas : la haine érigée en politique d'État. Dans les deux cas : venahafoch hou — et cela se retourna.

Le nom caché

Le Livre d'Esther est le seul texte biblique où le nom de Dieu n'apparaît pas explicitement. La tradition enseigne que c'est précisément pour signifier que la Providence agit de manière cachée, à travers des événements qui semblent naturels. Sether — le caché — est contenu dans le nom d'Esther lui-même.

Bernard Benyamin et Yohan Perez ont enquêté pendant des années pour restituer le sens de ce cri lancé depuis une potence allemande un soir d'octobre 1946. Ils ont découvert une architecture textuelle d'une précision qui dépasse la coïncidence, et une question qui demeure ouverte : comment un texte rédigé il y a deux millénaires peut-il encoder les dates d'événements futurs ?

La réponse appartient à chacun. Mais une chose est certaine : Streicher, lui, savait. Il avait lu Esther. Il avait compris qu'il était Haman. Et c'est pour cela qu'il a crié.

Sources : Times of Israel ; Newsweek, 28 octobre 1946 ; Bernard Benyamin & Yohan Perez, "Le Code d'Esther" (Alliance, 2021) ; Andrew Nagorski, historien ; Efraim Zuroff, Centre Simon Wiesenthal ; France 24, Euronews, Franceinfo (1er mars 2026).

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1946–2026 : Nuremberg, Téhéran et le retour stratégique de Pourim

1946–2026 : Nuremberg, Téhéran et le retour stratégique de Pourim

1946–2026 : De Nuremberg à Téhéran, la constante stratégique révélée par Pourim

Nuremberg 1946 : dix pendaisons et un mot chargé d’histoire

Le 16 octobre 1946, à l’issue du Procès de Nuremberg, dix hauts responsables du Reich sont exécutés par pendaison : Ribbentrop, Keitel, Kaltenbrunner, Rosenberg, Frank, Frick, Streicher, Seyss-Inquart, Sauckel et Jodl. Hermann Göring s’est suicidé quelques heures plus tôt ;

Martin Bormann a été condamné par contumace. Dix condamnés pendus.
Au moment de monter à l’échafaud, Julius Streicher crie « Purimfest 1946 », scène rapportée par le journaliste américain Kingsbury Smith.

Streicher, éditeur du journal antisémite Der Stürmer, possédait une vaste collection d’ouvrages juifs confisqués dans les communautés détruites.
Il connaissait le Livre d’Esther et le sort des dix fils de Haman.
Par son exclamation il établit lui-même le parallèle.
La date correspond à l’année juive 5707. Dans le texte massorétique d’Esther 9, trois lettres minuscules — tav, shin, zayin — totalisent 707 en valeur numérique. 5707 correspond à 1946-1947.
Le 16 octobre tombe à Hoshana Rabba, jour associé dans la tradition rabbinique à la clôture du jugement.
Le tribunal militaire international choisit la pendaison, forme d’exécution qui renvoie directement à la scène perse antique. Streicher identifie la dimension symbolique au moment même de sa mort.

Esther : le prototype de l’anéantissement administratif

Le Livre d’Esther situe son intrigue au cœur de l’Empire perse. Haman, dignitaire du roi Achashverosh, obtient un décret autorisant l’extermination des Juifs de l’empire.
La date est fixée par tirage au sort, le « pour », qui donnera son nom à Pourim.
Le projet est centralisé, validé par l’autorité impériale, structuré juridiquement.
La haine devient politique publique.
Le renversement survient par décision stratégique et mobilisation armée ; Haman est pendu, ses dix fils également. Le schéma apparaît avec netteté : projet d’éradication totale, contre-stratégie, chute spectaculaire des instigateurs.

1946 : la clôture d’un projet industriel

Le nazisme transforme ce modèle antique en machine industrielle.
L’extermination devient bureaucratique, planifiée à l’échelle continentale.
En 1946, la justice internationale met un terme à ce projet et clôt symboliquement un cycle. L’écho biblique ne relève pas d’une lecture tardive : il est invoqué par l’un des principaux responsables au moment de son exécution. L’image des dix pendaisons renvoie au texte perse antique avec une précision qui frappe l’observateur.

2026 : retour à la Perse contemporaine

Le 28 février 2026 correspond à Shabbat Zachor, lecture du passage biblique ordonnant de se souvenir d’Amalek.
Une frappe israélienne vise un complexe stratégique à Téhéran.
Le 1er mars, la mort d’Ali Khamenei est confirmée.
Pourim 5786 débute le 2 mars 2026. Pendant trente-sept ans, Khamenei a structuré une stratégie régionale d’encerclement d’Israël : financement et armement du Hezbollah au Liban, soutien au Hamas à Gaza, assistance aux milices chiites en Irak et aux Houthis au Yémen, rhétorique inscrivant la disparition d’Israël dans une continuité idéologique assumée.
Le récit d’Esther se déroule en Perse ; l’Iran contemporain occupe ce même espace civilisationnel. La superposition géographique et symbolique s’impose.

La constante stratégique du renversement

Le point commun entre Haman, les hiérarques nazis et le régime iranien réside dans la formulation explicite d’un objectif d’anéantissement.

Dès qu’un pouvoir inscrit l’éradication totale d’un peuple ou de sa souveraineté dans sa doctrine, le conflit change d’échelle et devient existentiel.

Il appelle une réponse proportionnelle et transforme le rapport de forces.
En 1946, la tentative industrielle d’extermination s’achève sur l’échafaud de Nuremberg.
En 2026, la stratégie d’encerclement iranienne conduit à la neutralisation de son centre décisionnel.

Pourim célèbre le « venahafoch hou », le retournement.

En 1946, le mot est crié depuis la potence. En 2026, la séquence militaire s’inscrit entre Shabbat Zachor et Pourim.

La répétition révèle une constante politique : les régimes fondés sur l’annonce d’une destruction totale déclenchent des dynamiques qui accélèrent leur propre chute.
De la Perse antique à l’Europe du Reich et à l’Iran contemporain, le même schéma réapparaît : projet d’éradication, montée en puissance, renversement stratégique.

Interview exclusive avec Bernard Benyamin et Yohan Perez, Le code d'Esther et Le secret de la menorah

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l’IA “Claude” au cœur du paradoxe militaire américain : interdit à Washington, autorisé contre l’Iran

l’IA “Claude” au cœur du paradoxe militaire américain : interdit à Washington, autorisé contre l’Iran

Alors que la Maison-Blanche venait de suspendre l’usage des modèles d’Anthropic pour raisons de sécurité nationale, l’IA “Claude” aurait été utilisée dans un contexte opérationnel lié à une frappe américaine contre l’Iran.

Cette séquence révèle une fracture spectaculaire entre décision politique et réalité militaire : à l’ère de la guerre algorithmique, les interdictions idéologiques peuvent-elles vraiment suivre la cadence technologique ?

CLAUDE D’ANTHROPIC A CONTRIBUÉ À L’ATTAQUE AMÉRICAINE EN IRAN

Analyse techno-géostratégique

Quelques heures après que le président des États-Unis a qualifié la société d’intelligence artificielle Anthropic de « risque pour la sécurité nationale » et ordonné l’arrêt immédiat de l’utilisation de ses modèles, une contradiction frappante est apparue : les systèmes opérationnels du Commandement central des forces américaines (CENTCOM) auraient utilisé précisément Claude, l’agent d’IA développé par Anthropic, pour des activités de renseignement et d’identification de cibles en temps réel lors d’un vaste raid contre l’Iran. 

L’ironie historique de la situation est saisissante : alors que l’administration Trump a formellement désavoué l’entreprise, la machine qu’elle a construite a été embarquée dans un exercice militaire majeur. 

UN CHOC ENTRE DÉCISION POLITIQUE ET OPÉRATIONS MILITAIRES

D’après des sources des médias américains, le conflit entre le gouvernement et Anthropic reflète une fracture profonde sur l’usage éthique et stratégique de l’intelligence artificielle. Quelques jours avant l’opération, le président avait signé une directive exigeant l’arrêt de l’utilisation des modèles d’Anthropic par toutes les agences fédérales.

La justification officielle : refus d’autoriser leur usage pour des fonctions considérées comme potentiellement dangereuses ou incontrôlables. 

Mais, selon des responsables impliqués dans l’opération, au moment même où le décret n’était pas encore effectif, les systèmes de commandement et de contrôle américains auraient intégré Claude pour analyser des données, repérer des objectifs et simuler des scénarios de combat en temps réel. 

Cette pratique choque les cercles politiques et technologiques : l’interdiction politique la plus stricte a été ignorée dans un contexte opérationnel jugé urgent. 

LE PARADOXE D’UNE IA « CONSTITUTIONNELLE » DANS UN CONTEXTE DE GUERRE

Anthropic se présente, dans sa philosophie de développement, comme l’un des rares acteurs majeurs à défendre une approche dite de “Constitutional AI” : des garde-fous éthiques et démocratiques seraient intégrés à même l’architecture du modèle afin d’empêcher son usage pour des décisions létales autonomes ou des dispositifs de surveillance massive. 

C’est précisément ce refus d’ouverture totale que les autorités américaines ont interprété comme une obstruction aux besoins de la défense nationale. Le secrétaire à la Défense a même déclaré que la société constituait un risque pour les chaînes d’approvisionnement stratégique, qualificatif que Washington réserve habituellement à des entreprises étrangères jugées hostiles. 

Pour Anthropic, ce positionnement moral est central : l’entreprise avait posé comme condition l’intervention humaine obligatoire pour tout usage sensible de ses modèles, excluant les décisions purement autonomes. 

UNE RUPTURE PARTIELLE… MAIS DES DÉPENDANCES TECHNIQUES DURABLES

Malgré cet antagonisme, les réalités techniques pèsent lourd. Claude est profondément intégré dans des plateformes comme Palantir, utilisées par le Pentagone pour le traitement de vastes ensembles de données. Remplacer ces systèmes et reconstruire des chaînes d’outils critiques pourrait prendre au moins six mois, selon plusieurs experts. Cela explique pourquoi l’armée continue, du moins temporairement, à s’appuyer sur un outil qu’elle a pourtant qualifié de dangereux. 

CONCURRENTES ET NOUVELLES ALLIANCES DANS L’IA DÉFENSIVE

Pendant ce temps, les rivaux d’Anthropic — notamment OpenAI et xAI, la société d’Elon Musk — auraient signé de nouveaux accords avec des entités gouvernementales américaines pour des environnements de travail classifiés. Ces plateformes sont jugées plus flexibles du point de vue opérationnel, parfois au prix de contraintes éthiques plus faibles. 

OpenAI elle-même aurait récemment assoupli certaines restrictions sur l’usage militaire de son modèle GPT-4o afin de devenir un fournisseur d’infrastructure clé pour le ministère de la Défense. 

UNE QUESTION DE VALEURS, PLUS QUE DE TECHNOLOGIE

L’usage de l’IA dans les opérations militaires n’est pas nouveau : dès les années 1990, des systèmes assistés par IA étaient employés pour des tâches logistiques. Mais l’intégration actuelle dépasse de loin ces applications, soulevant un débat fondamental : Ce sont les valeurs incorporées dans ces architectures numériques qui finiront par déterminer quand et contre qui des décisions de vie ou de mort sont prises. 

Alors que l’Europe cherche à réglementer sévèrement ces technologies et que la Chine déploie des modèles linguistiques pour des opérations d’influence, les États-Unis se trouvent au cœur d’une relance technologique qui pose un dilemme inédit : qui décide dans le « cerveau » numérique de la guerre ?

 

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De Suse à Téhéran : Pourim 2026 et le renversement historique face à la menace iranienne

De Suse à Téhéran : Pourim 2026 et le renversement historique face à la menace iranienne

Pourim 2026 : de Suse à Téhéran, le retour du renversement

Comparer un événement géopolitique contemporain à une fête vieille de vingt-cinq siècles pourrait sembler artificiel. Pourtant, lorsqu’on relit le Livre d’Esther dans son contexte historique perse et que l’on observe la rhétorique iranienne moderne à l’égard d’Israël, le parallèle cesse d’être décoratif. Il révèle une constante : lorsqu’une menace est formulée comme totale, la réponse juive n’est jamais seulement moraleelle est stratégique.

Pourim : un décret d’extermination, pas une légende

Pourim naît d’un acte administratif. Sous le règne d’Assuérus  généralement identifié à Xerxès Ier, souverain de l’Empire achéménide au Ve siècle avant notre ère un décret officiel autorise l’anéantissement de « tous les Juifs, jeunes et vieux, femmes et enfants, en un seul jour ».

Il ne s’agit ni d’une émeute ni d’un pogrom spontané. C’est une décision d’État, scellée par l’appareil d’une superpuissance organisée, centralisée, dont les lois sont irrévocables. Une fois promulgué, le décret ne peut être annulé. Il ne peut qu’être contourné.

La solution trouvée par Esther et Mardochée n’efface pas la loi : elle autorise la défense. Le droit à la survie remplace la passivité programmée. C’est un basculement juridique, et surtout un basculement de rapport de force.

La Perse d’hier, l’Iran d’aujourd’hui

L’Iran contemporain revendique l’héritage perse. Les références à Cyrus, Darius ou Xerxès irriguent son récit national. Suse, théâtre de l’intrigue biblique, se situe toujours sur son territoire.

Depuis des décennies, la rhétorique officielle iranienne à l’égard d’Israël a employé un vocabulaire existentiel, évoquant la disparition programmée de l’État hébreu. Le parallèle historique n’implique pas une assimilation simpliste entre personnages, mais il met en lumière une similitude de structure : une puissance régionale formule une menace absolue ; l’entité visée la perçoit comme existentielle.

C’est cette architecture du conflit qui résonne avec Pourim.

Pas de miracle : une stratégie

Le Livre d’Esther se distingue par un fait unique : le nom de Dieu n’y apparaît pas. Aucune mer ne s’ouvre, aucune armée ne tombe du ciel. Tout repose sur l’action humaine.

Esther dissimule son identité. Elle infiltre le centre du pouvoir. Elle attend. Elle choisit le moment. Elle retourne la situation non par la force immédiate, mais par l’intelligence du timing.

Pourim n’est pas un récit mystique. C’est une opération d’influence réussie.

La délivrance naît d’une décision risquée, prise dans le secret, au cœur même du système hostile. C’est cette dimension — discrète, calculée — qui donne au récit sa modernité troublante.

Le renversement : “Vénahafokh hou”

Le verset clé du texte affirme : « le sort fut renversé ».

Tout est contenu dans cette formule.

Un décret de mort devient autorisation de défense.

Une potence destinée à Mardochée devient celle d’Aman.

Une minorité condamnée devient victorieuse.

La victoire n’est pas symbolique : elle se matérialise par un affrontement réel. Le bilan de cette journée de défense autorisée est de 75 000 adversaires neutralisés à travers l’empire. Le texte insiste sur un point : aucun butin n’est pris. Il ne s’agit ni d’expansion ni de pillage, mais de survie.

Pourim n’est pas un conte édulcoré. C’est un récit où la légitimité de la défense passe par l’usage assumé de la force.

Une mémoire longue

Ce qui rend le parallèle contemporain saisissant n’est pas une coïncidence de calendrier. C’est la mémoire historique.

Israël est un État moderne dont l’imaginaire collectif s’ancre dans des textes antiques. Lorsqu’une confrontation avec l’Iran surgit à l’approche de Pourim, la grille de lecture biblique s’impose naturellement.

Ce n’est pas mystique. C’est culturel. Les nations interprètent le présent à travers leurs récits fondateurs. Or Pourim est l’un des rares récits où l’ennemi est explicitement perse et où la menace d’anéantissement est renversée de manière spectaculaire.

Ce que Pourim enseigne réellement

Pourim ne dit pas que l’histoire se répète mécaniquement. Il dit autre chose : lorsqu’une menace est formulée comme absolue, la réponse ne peut être naïve.

La survie ne repose ni sur l’attente ni sur l’indignation morale. Elle repose sur la lucidité, la préparation, l’audace et le moment choisi.

Entre Suse et Téhéran, vingt-cinq siècles se sont écoulés. Les empires ont changé. Les technologies aussi. Mais la question demeure intacte : que fait un peuple lorsqu’un pouvoir affirme qu’il doit disparaître ?

Pourim répond depuis 2 500 ans :

il ne disparaît pas.

Il renverse le sort.

Et il reste.

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Assassinat d’Ali Khamenei : quand l’Europe parle d’« érudit religieux » et choque l’opinion

Après l’assassinat d’Ali Khamenei, des titres de presse choquants déroutent l’opinion

MONDE – Après l’assassinat d’Ali Khamenei, des titres de presse choquants déroutent l’opinion

Le monde est encore sous le choc après l’annonce de la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué dans des frappes conjointes israélo-américaines en Iran à la fin de la semaine dernière. Alors que l’onde politique, militaire et diplomatique continue de se propager, une autre polémique émerge : les titres de la presse internationale face à la disparition d’un dirigeant considéré comme l’un des principaux architectes du régime iranien et de son influence régionale.

La couverture médiatique adoptée par plusieurs grands titres occidentaux a suscité une vague d’indignation inédite sur les réseaux sociaux, y compris parmi des commentateurs et observateurs critiques de l’Iran, pour ce qu’ils perçoivent comme une minimisation du rôle politique et répressif que Khamenei a exercé pendant plus de trois décennies.

La presse occidentale qualifie un leader autoritaire de « religieux austère »

Aux États-Unis, le New York Times, dans un article biographique, a retenu pour titre une expression traduite littéralement comme « religieux austère » pour désigner Khamenei, terme qui, dans le contexte anglo-saxon, ne reflète ni la longévité ni l’ampleur de l’emprise politique du Guide suprême.

Aux yeux de nombreux lecteurs, cette formulation aurait édulcoré l’image d’un dirigeant responsable de sanctions internes, de répression politique et de sponsoring de réseaux armés régionaux, en le réduisant à une description presque neutre de son rôle religieux. 

Sur The Washington Post, le même personnage est décrit sur les réseaux sociaux comme doté d’une « barbe blanche fournie » et d’un « léger sourire » – détails esthétiques qui, pour ses détracteurs, font diversion par rapport à le poids politique de son action et aux conséquences humaines de sa politique, selon les critiques accumulées sur X par des observateurs médias. 

Le traitement des faits : un problème qui dépasse les frontières

La critique ne s’est pas limitée à un seul journal : sur Instagram, la page officielle de la BBC a évoqué le « répression parfois violente » des protestations contre Khamenei, une formulation qui, aux yeux des utilisateurs, minimise l’ampleur du contrôle sécuritaire mis en place par son régime.
Pour beaucoup, le contraste avec le traitement réservé à d’autres personnalités controversées – voire à des figures de la pop culture – souligne une inertie ou une hésitation de grandes rédactions à qualifier clairement la responsabilité politique d’un décideur qu’elles n’apprécient pas nécessairement politiquement dans d’autres contextes. 

Aux États-Unis, ces choix éditoriaux ont déclenché des réactions vives de commentateurs conservateurs, comme Sean Davis, fondateur du média The Federalist, qui a ironisé sur le fait que « le New York Times ne déçoit jamais » dans ses formulations jugées indulgentes.

Certains ont même comparé la description de Khamenei à celles utilisées pour d’autres figures controversées, arguant que le savoir-faire journalistique devrait être plus rigoureux face à des acteurs géopolitiques de cette ampleur.

Des unes internationales qui parlent d’« érudit religieux » et de « figure spirituelle »

Au-delà de la presse américaine, plusieurs grands médias internationaux ont adopté des formulations qui ont stupéfié une partie de l’opinion.

En Europe, certains titres ont évoqué la disparition d’« un érudit religieux influent » ou d’« une figure spirituelle majeure du chiisme contemporain », quand d’autres ont insisté sur « l’homme qui aura dirigé l’Iran pendant plus de trente ans » en reléguant au second plan la répression des manifestations de 2009, 2019 et 2022, les exécutions massives, ou le soutien structurel aux milices régionales.

Des chaînes internationales ont parlé d’« assassinat ciblé du guide religieux iranien », formulation qui, volontairement ou non, place d’abord l’accent sur le statut théologique avant la responsabilité politique.

Ce choix lexical n’est pas neutre. Il façonne la mémoire immédiate.
Car qualifier Ali Khamenei d’« érudit » ou de « guide spirituel » sans rappeler simultanément qu’il fut l’architecte d’un appareil sécuritaire redouté et le superviseur ultime des Gardiens de la Révolution revient à produire une narration incomplète.
Or, dans les heures qui suivent un événement historique, ce sont précisément les titres qui figent la première lecture du monde.

Ce que disent les critiques : le langage compte autant que les faits

Pour les observateurs les plus critiques, ce débat n’est pas seulement une querelle de mots : il illustre une difficulté des médias à articuler une lecture des faits qui soit à la fois factuelle, historique et sans ambiguïté morale, surtout lorsqu’il s’agit de crimes d’État, de sponsoring du terrorisme ou de répression interne. Le choix des mots – « religieux austère », « barbe », « sourire » – apparaît alors comme un outil discursif qui peut orienter la perception du public, volontairement ou non, en atténuant les responsabilités politiques.

Ce questionnement sur les titres n’est pas anodin : il s’inscrit dans un climat de polarisation accrue de l’information, où la représentation médiatique d’un événement international majeur devient en elle-même un élément de débat politique et idéologique.

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