Judée-Samarie : des débris de missiles vendus 300 shekels sur les marchés palestiniens-vidéo-

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Judée-Samarie : des débris de missiles vendus 300 shekels sur les marchés palestiniens-vidéo-

Quand les éclats de missiles deviennent marchandise

300 shekels le fragment : la guerre transformée en commerce

Alors que la région reste sous tension après les tirs de missiles iraniens et leurs interceptions, une scène hallucinante a émergé des territoires palestiniens : des fragments de roquettes sont vendus sur les marchés locaux comme de simples pièces de ferraille.

Selon l’article publié par Ynet, des vidéos devenues virales montrent des habitants proposant à la vente des débris récupérés près de leurs habitations. À Maythalun, au sud de Jénine, des hommes ont été filmés en train de scier des morceaux de roquettes pour les revendre. Le prix évoqué dans une séquence largement diffusée atteint 300 shekels pour un fragment.

Dans l’une des vidéos, un homme, sourire aux lèvres, présente un morceau trouvé dans son jardin et déclare avec ironie : « Inch’Allah, la prochaine fois j’aurai un plus gros morceau. » L’image est brutale : la banalisation de la guerre transformée en opportunité commerciale.

Des scènes filmées à Jénine et près de Naplouse

Les images proviennent notamment de la localité de Maythalun ainsi que de Beita, près de Naplouse. Dans cette dernière, un homme a été filmé transportant des débris à l’aide d’un tracteur, comme s’il s’agissait d’un simple chargement agricole.

 

Ces fragments proviennent des interceptions ou des impacts liés aux récents tirs de missiles. Leur circulation sur les marchés n’est pas marginale : les vidéos montrent une forme d’organisation spontanée autour de cette « nouvelle marchandise ».

Avertissements officiels : danger immédiat

Face à ces comportements, les autorités palestiniennes ont publié des mises en garde fermes. La police et la défense civile en Cisjordanie ont rappelé que ces débris peuvent contenir des éléments explosifs non déclenchés ou des composants instables.

Les autorités insistent : manipuler ces fragments expose à un risque réel de blessures graves, voire mortelles. Elles recommandent de rester à distance de tout objet suspect et d’alerter immédiatement les services compétents.

Les consignes diffusées incluent l’évitement des toits, des balcons et des espaces ouverts en cas d’alerte, ainsi que l’interdiction formelle de toucher aux restes de missiles ou d’interceptions.

Une société sous tension, entre panique et normalisation

En parallèle, le ministère palestinien de l’Économie a tenu à rassurer la population en affirmant que les stocks de produits de base sont suffisants pour les six prochains mois, appelant à éviter les achats de panique.

Ce contraste est saisissant : d’un côté des autorités qui tentent d’imposer un minimum de discipline sécuritaire, de l’autre des civils qui monnayent des vestiges d’armes de guerre.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi