Trump : « L'Iran est mort » : Washington frappe et menace une riposte massive

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Trump : « L'Iran est mort » — Washington frappe et menace une riposte massive

 

"L'Iran est officiellement une nation en faillite. Elle est morte". C'est par ces mots que Donald Trump a choisi, ce lundi, de qualifier la République islamique, dans un message publié sur son réseau Truth Social au moment même où les tensions militaires reprennent dans la région.

Un réquisitoire sans concession sur Truth Social

Le président américain n'a pas mâché ses mots. Dans son message, il affirme que l'Iran n'a plus ni marine ni armée de l'air, plus de monnaie stable, et qu'il ne parvient même plus à payer ses soldats et ses policiers.
Il évoque une inflation ayant atteint 300 %, chiffre qu'il avance sans le sourcer précisément, et une direction politique qu'il décrit comme totalement désorganisée et incapable de représenter le pays.
Trump va plus loin encore, accusant le régime de ne produire que de la désinformation et de réprimer ses propres manifestants dans le sang, avec un bilan qu'il évalue à plus de cent mille morts. Il conclut en réclamant que les dirigeants iraniens soient jugés pour crimes contre l'humanité.

Ce n'est pas la première fois que Trump utilise ce registre. Dès le 29 mai dernier, il qualifiait déjà l'Iran de « nation en faillite » incapable de financer sa propre armée, dans le cadre d'une stratégie de blocus économique plutôt que d'une confrontation aérienne directe. La publication de ce lundi s'inscrit donc dans la continuité d'une escalade verbale qui dure depuis des mois, mais elle intervient dans un contexte particulièrement tendu.

Frappes américaines sur l'île de Larak

Le même jour, les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens situés sur l'île de Larak, à environ 660 kilomètres à l'est de Kharg. Selon les autorités américaines, cette frappe répondait à une menace jugée imminente : les Gardiens de la révolution s'apprêtaient à déployer des roquettes équipées de mines marines dans le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial.

Peu avant cette frappe, Trump avait publié une vidéo générée par intelligence artificielle montrant des explosions spectaculaires sur l'île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien, laissant entendre que l'infrastructure venait d'être détruite. Un responsable énergétique iranien a rapidement démenti, qualifiant la publication de « risible » et assurant que la situation sur l'île restait calme, avec des opérations pétrolières qui se poursuivaient normalement.

« Nous allons les frapper fort », prévient Trump sur Fox News

Interrogé par le journaliste Trey Yingst sur Fox News, le président américain a promis une riposte à l'attaque iranienne menée contre des forces américaines stationnées en Jordanie. Sa formule a été sans détour : nous allons les frapper fort, il y aura une réponse.

Cette déclaration confirme que Washington entend répondre militairement à l'escalade initiée par Téhéran, dans un climat où chaque camp accuse l'autre de faire monter les enchères. Du côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a averti que ses forces n'hésiteraient pas à exercer leur droit à la légitime défense et répondraient de manière décisive à toute nouvelle agression américaine, rejetant sur Washington l'entière responsabilité des conséquences du blocus naval et de la guerre économique en cours.

Les Gardiens de la révolution revendiquent la destruction d'un drone américain

Dans la nuit, les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir abattu un drone américain MQ-9 au-dessus du détroit d'Ormuz.
Le porte-parole des Gardiens de la révolution, Hossein Mohebi, a qualifié la frappe américaine sur l'île de Larak d'erreur stratégique et fatale de l'administration Trump, promettant que l'ennemi paierait les conséquences économiques et militaires de cette erreur d'appréciation.

Autre développement de la nuit, l'armée iranienne aurait attaqué à l'aide de drones la base aérienne d'Al-Minhad, aux Émirats arabes unis. Une information rapidement démentie par le ministère émirati de la Défense, qui affirme qu'aucune attaque de ce type n'a eu lieu sur cette installation.

Washington cherche aussi à limiter l'escalade, selon le Wall Street Journal

Un élément notable vient nuancer le tableau martial dressé par les déclarations publiques. Selon le Wall Street Journal, l'administration Trump s'efforce en coulisses d'éviter une reprise d'une guerre à grande échelle avec l'Iran, en raison de pénuries de munitions offensives et défensives. Cette information suggère un décalage entre la rhétorique présidentielle, particulièrement offensive sur les réseaux sociaux, et les contraintes opérationnelles réelles auxquelles fait face l'armée américaine.

Une escalade qui s'inscrit dans un conflit de plusieurs mois

Depuis le 28 février dernier, date du lancement de l'opération Epic Fury par le Commandement central américain, Trump a publié plus de 4 000 messages sur Truth Social évoquant l'Iran, soit une moyenne de 24 publications par jour selon une analyse détaillée de ses prises de position. Cette guerre des mots accompagne un conflit qui a connu plusieurs phases : frappes aériennes contre les sites nucléaires iraniens, cessez-le-feu annoncé puis rompu, blocus économique baptisé Opération Economic Fury, et désormais reprise des hostilités autour du détroit d'Ormuz.

Sur le terrain diplomatique, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait déjà rejeté les menaces économiques américaines qualifiées de Economic D-Day, les présentant comme une manœuvre de diversion face à la dette croissante des États-Unis, tout en accusant Washington de terrorisme économique.

À ce stade, aucune frappe directe et massive sur le territoire iranien n'a été confirmée en réponse à l'attaque jordanienne. Les prochaines heures diront si les mots de Trump se traduisent en actes militaires d'ampleur.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi