Lamine Benmaa, ex-LFI Marseille, poursuivi pour apologie du terrorisme après le 7 octobre

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Un ex-collaborateur de Sébastien Delogu pour apologie du terrorisme après le 7 octobre

 

Un ancien collaborateur parlementaire du député LFI Sébastien Delogu fait l'objet d'une enquête de la police judiciaire de Marseille pour apologie publique d'un acte de terrorisme. Deux tweets publiés en 2023, dont l'un le jour même de l'attaque du Hamas contre Israël, sont au cœur de la procédure.

Lamine Benmaa devra comparaître le 5 décembre 2026 à 14 heures, devant la 11e chambre, section A, à Marseille,.

Un collaborateur parlementaire LFI visé par une plainte pour apologie du terrorisme

Un ancien collaborateur parlementaire de Sébastien Delogu, également connu comme animateur des jeunes insoumis de Marseille, fait l'objet d'une enquête de la police judiciaire de Marseille pour apologie publique d'un acte de terrorisme. La procédure, ouverte à la suite d'une plainte déposée en juin 2024, vise Lamine Benmaa, dont deux publications sur le réseau social X ont été signalées à la justice.

Deux tweets horodatés le jour et le mois de l'attaque du 7 octobre

Le premier tweet incriminé a été publié le 7 octobre 2023 à 12h26, alors que l'attaque du Hamas contre Israël était encore en cours et avait déjà fait plus de mille victimes. Le message, accompagné d'une photographie prise sur le terrain, célèbre les "résistants Palestiniens" qui "brisent les barrières des forces d'occupation" et appelle à leur "assurer toute notre solidarité", sous le mot-dièse FreePalestine.

Le second tweet, publié le 1er novembre 2023 à 15h03, établit un parallèle entre la lutte de décolonisation algérienne et l'action du Hamas. Le texte évoque "la violence de l'État colonial français" et qualifie de "héros" ceux qui "se soulèvent contre la tyrannie coloniale", en associant le drapeau palestinien au drapeau algérien. Une image jointe reprend une citation attribuée à Gandhi, apposée sur une fresque murale.

 

Un ex-collaborateur de Sébastien Delogu pour apologie du terrorisme après le 7 octobre

Un ex-collaborateur de Sébastien Delogu pour apologie du terrorisme après le 7 octobre

 

Une plainte déposée sous anonymat, puis levée un an plus tard

Selon le procès-verbal d'audition daté du 17 mars 2026, le plaignant explique avoir saisi la procureure de la République de Paris dès le 28 juin 2024, en choisissant à l'époque de conserver l'anonymat en raison de sa confession juive et de la dangerosité qu'il attribuait aux personnes visées. Sa plainte avait alors été classée sans suite par le procureur de la République de Marseille.

Le plaignant indique avoir révisé sa position le 11 août 2025 pour que l'affaire soit menée à son terme. Le 27 août 2025, le procureur général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence l'a informé que l'enquête était reprise à la suite de la levée de son anonymat, et le parquet de Marseille lui a demandé de se tenir à disposition des enquêteurs.

L'identité de l'auteur des tweets établie par voie de presse

Interrogé sur la manière dont il avait identifié l'auteur des publications, le plaignant a précisé avoir appris par la presse et par internet que Lamine Benmaa était, à l'époque des tweets, collaborateur parlementaire de Sébastien Delogu, député de la France Insoumise.
Il a également indiqué avoir eu connaissance, par une publication du compte des jeunes insoumis de Marseille datée du 20 octobre 2024, du rôle d'animation que Lamine Benmaa exerçait au sein de ce mouvement, avant d'être remplacé par un dénommé Ayoub Layche.

Une enquête toujours en cours

À ce stade de la procédure, aucune décision judiciaire n'a été rendue sur la qualification pénale des faits reprochés à Lamine Benmaa. L'enquête préliminaire, menée par la division de la criminalité territoriale des Bouches-du-Rhône, se poursuit sur la base des articles 75 et suivants du code de procédure pénale, et l'URL ayant permis la publication des deux tweets a été communiquée aux enquêteurs par le plaignant.
Un autre élu LFI également poursuivi pour apologie du terrorisme

Cette affaire intervient alors qu'une autre figure de la France Insoumise doit elle aussi répondre de faits similaires devant la justice. L'eurodéputée Rima Hassan sera jugée les 19 et 20 octobre 2026 à Paris pour apologie du terrorisme, après le renvoi de son procès initialement prévu le 7 juillet.
La justice lui reproche un message publié fin mars 2026 sur son compte X, depuis supprimé, dans lequel elle évoquait le Japonais Kōzō Okamoto, auteur de l'attentat de l'aéroport de Tel-Aviv en 1972 qui avait fait 26 morts.
Rima Hassan doit par ailleurs comparaître dans deux autres procédures distinctes pour "apologie publique de crime ou délit" et "provocation publique et directe non suivie d'effet à commettre un crime ou un délit".

 

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER D'ALLIANCE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI :https://alliance-magazine.com/?p=subscribe&id=1

 

 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi